- il y a 3 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00J'assumerai mes responsabilités. Je déférerai aux convocations de la justice. Et s'ils veulent absolument que je dorme en prison, je dormirai en prison. Mais la tête haute.
00:16La tête haute, Nicolas Sarkozy passera sa première nuit en prison demain. On a appris tout à l'heure qu'Emmanuel Macron, 4 jours avant son incarcération, l'avait reçu à l'Elysée.
00:28C'était vendredi, Marie Chantret. Et le président Macron s'est expliqué qu'il était en déplacement en Slovénie. Il a été interrogé sur cette visite.
00:37Sur Nicolas Sarkozy, j'ai eu des propos publics toujours très clairs sur l'indépendance de l'autorité judiciaire, dans le rôle qui est le mien.
00:45Mais il était normal que, sur le plan humain, je reçois 20 de mes prédécesseurs dans ce contexte.
00:51Je reçois Nicolas Sarkozy sur le plan humain. Voilà l'explication du chef de l'État.
00:56Absolument. C'était vendredi, à l'Elysée. Information de nos confrères du Figaro, que l'entourage du chef de l'État nous a confirmé à BFMTV un peu plus tard dans la journée.
01:06On a peu de détails sur la durée de cet entretien. Mais on sait que les deux hommes se voient assez régulièrement.
01:11Ils se connaissent bien.
01:12Ils se connaissent bien. Nicolas Sarkozy est régulièrement reçu à l'Élysée.
01:15Mais pas seulement. Au fort de Brégançon, vous le savez aussi, la résidence d'été du chef de l'État.
01:20Il y était d'ailleurs l'été passé. Ils se sont vus à de nombreuses reprises.
01:27Emmanuel Macron, pas forcément, finalement, trop... J'ai envie de dire, il ne se souvient pas trop des critiques acerbes de Nicolas Sarkozy à son nom contre,
01:35qui n'est pas allé de main morte ces dernières semaines, concernant la situation politique.
01:40On a aussi en tête, je ne sais pas si vous vous en souvenez, de cette conférence qu'il avait pu donner à Bruxelles,
01:45où il singeait un peu Emmanuel Macron, critiquant le fait que, finalement, il n'écoutait aucun de ses conseils
01:51et que s'il lui donnait un conseil, il ferait tout l'inverse.
01:53Mais on sait qu'il y a cette proximité entre les deux hommes.
01:56Et donc, pour Emmanuel Macron, il était normal, sur le plan humain, de recevoir Nicolas Sarkozy
02:01à la veille, ou en tout cas à cinq jours, de cette incarcération historique.
02:04C'est du jamais vu dans l'histoire de France qu'un ancien chef de l'État passe des jours sous les barreaux et sous les verrous.
02:11Et vous, Laurent Saillet, bonsoir.
02:13Bonsoir.
02:14Je peux vous présenter comme une sarkoziste ?
02:17Ah oui, tout à fait.
02:18Ancienne députée européenne LR.
02:20Vous serez demain matin à l'appel des fils de Nicolas Sarkozy à ce rassemblement de soutien
02:26qui se tient vers 8h30 près du domicile de l'ancien président.
02:31C'est pour manifester contre la justice ?
02:33Alors, surtout pas.
02:34Ce n'est pas une manifestation, j'entends que parfois le terme est utilisé.
02:38C'est l'occasion pour des Français qui ont soutenu Nicolas Sarkozy, il a reçu des milliers de soutiens,
02:42de se retrouver en cette journée qui va être difficile pour nous, même si lui est très préparé,
02:49et de le soutenir et de lui apporter de l'affection.
02:52C'est tout.
02:53On n'est pas à manifester contre la justice, ce n'est pas du tout l'idée, on n'est pas dans quelque chose de négatif.
02:58D'ailleurs, ce n'est même pas l'esprit de Nicolas Sarkozy.
03:00Vous savez, il a un esprit, il n'est pas dans la haine, il n'est pas dans le ressentiment.
03:07Ça, je vous le dis clairement, pour avoir échangé avec lui.
03:10Vous l'avez vu au téléphone ?
03:11On a échangé par écrit.
03:12Qu'est-ce qu'il dit alors ?
03:13Justement, qu'il n'est pas dans la haine, il n'est pas dans le ressentiment,
03:17il est, si vous voulez, dans la détermination et dans le calme, comme il dit, de ceux qui se savent innocents.
03:23C'est exactement ça.
03:25Il ne faut pas penser que Nicolas Sarkozy part en guerre contre un système.
03:30C'est totalement faux.
03:31Il est déterminé, il s'est conditionné, je pense, ça me fait penser un peu,
03:36je ne sais pas si la comparaison est heureuse, mais comme un sportif de haut niveau,
03:39il est concentré, il va passer cette étape, il va se battre pour justement démontrer son innocence,
03:47laver son honneur, il est persuadé d'y arriver,
03:49qu'il parviendra à démontrer qu'il est innocent,
03:52et moi je le crois innocent, je le sais innocent.
03:55Et vous dites qu'il est préparé.
03:56On sait aussi, il a vu le chef de l'État vendredi,
03:59mais il a eu beaucoup de monde au téléphone, beaucoup de personnalités politiques.
04:02Ça aussi, vous en avez la confirmation ?
04:04Il a eu des personnalités, d'ailleurs c'est sorti dans la presse au téléphone.
04:06Il a reçu la visite d'aujourd'hui d'Edouard Balladur.
04:08On a peut-être d'ailleurs quelques images.
04:10Vous savez, c'est quelqu'un, vous avez vu quand il s'est exprimé juste à la sortie ?
04:14Pardon, je vous montre, parce qu'on ne le voit plus,
04:16Edouard Balladur, l'ancien Premier ministre,
04:18il a été très important dans la carrière de Nicolas Sarkozy.
04:20Nicolas Sarkozy a été son ministre du budget, son porte-parole.
04:24Il a d'ailleurs été aussi celui qui a milité pour la candidature d'Edouard Balladur à la présidentielle.
04:30Et on voit donc cet homme qui a aujourd'hui 96 ans,
04:32qui rend visite aujourd'hui même au domicile de l'ancien président de la République.
04:39Mais il n'y a pas simplement Edouard Balladur, il a reçu qui aussi ? François Baroin ?
04:43Oui, on sait qu'il a eu au téléphone, ça ce sont les informations de la tribune,
04:47François Fillon, son ancien Premier ministre.
04:50La tribune raconte même, je parle sous ton compte,
04:52votre contrôle, Anthony Lebos, Marine Le Pen également, au téléphone, par téléphone.
04:56Donc c'est vrai que ce sont des derniers jours de liberté
04:59où l'ancien chef de l'État, Nicolas Sarkozy, s'est beaucoup entretenu.
05:04Et en écho à ce que vous dites, Laurent Saillet, préparé aussi à ses mois, ses semaines,
05:09parce qu'on ignore encore la durée de sa détente.
05:12Il avait aussi reçu l'ensemble de ses soutiens le 8 octobre dernier,
05:17durant une sorte de peau, dans un coin de bois de Boulogne,
05:23où il avait justement eu cette formule qui ensuite a été reprise
05:26dans la vidéo de soutien qu'avait postée Louis Sarkozy sur les réseaux sociaux.
05:31Il avait dit ceci, la fin de l'histoire n'est pas écrite.
05:34Et c'est ensuite devenu un hashtag, un modélisme.
05:37C'est l'état d'esprit.
05:37– Alors je voudrais qu'on donne la parole à un homme qui ne partage pas,
05:43Laurent Saillet, cet enthousiasme à soutenir Nicolas Sarkozy,
05:46puisqu'il était parti civil dans le procès Sarkozy.
05:50C'est maître Vincent Braingart qui est avec nous.
05:52Bonsoir pour l'association Sherpa, vous étiez parti civil.
05:55Ça vous agace, finalement ces politiques, alors pas tous,
06:00mais ces politiques et le premier d'entre eux, le chef de l'État,
06:03qui font bloc autour de Nicolas Sarkozy ?
06:05– Il y a évidemment des soutiens qui peuvent s'entendre,
06:09parce que déjà il faut rappeler évidemment que Nicolas Sarkozy est présumé innocent,
06:13et qu'il dispose d'un certain nombre d'amitiés politiques
06:16qui peuvent expliquer aujourd'hui ces gestes d'amitié.
06:21Maintenant, moi, là où je suis totalement abasourdi,
06:25c'est lorsque j'entends des expressions de personnes
06:28qui remettent en cause un processus judiciaire,
06:31qui remettent en cause un processus judiciaire qui est aujourd'hui en cours,
06:35et qui viennent finalement, parfois même, jeter un discrédit
06:38sur la manière dont la justice a été rendue.
06:41Il n'y a pas forcément besoin de citer des exemples,
06:44mais lorsque, eh bien, on donne le sentiment,
06:47Nicolas Sarkozy devrait se voir reconnaître une forme de statut de victime
06:54du système judiciaire, eh bien là, moi, je m'inscris en faux
06:57par rapport à ce qui s'est passé.
06:58Et c'est autant plus que ce qui est totalement surprenant dans cette affaire,
07:02c'est que vous avez des personnes qui, aujourd'hui, expriment leur soutien,
07:04mais moi, je n'ai pas vu, en fait, assister au débat,
07:07je n'ai pas vu ces personnes assister à l'audience,
07:10éventuellement, eh bien, rendre compte de ce qu'elles savent
07:14du fond de cette procédure.
07:16Notamment un ministre qui indique qu'il va rendre visite
07:20à l'administration en détention,
07:22moi, je trouve que démocratiquement, ça doit nous préoccuper.
07:25– Vous parlez de Gérald Darmanin, le garde des Sceaux,
07:28qui va effectivement rendre visite, en tant que ministre de la Justice,
07:31à Nicolas Sarkozy, pour vérifier, dit-il,
07:34les conditions de sécurité de l'ancien président, on l'écoute.
07:38– J'irai voir les détenus en général, et Nicolas Sarkozy,
07:42pour m'assurer de sa sécurité, évidemment, c'est mon rôle.
07:45Incontestablement, Nicolas Sarkozy est un détenu extrêmement sensible
07:48à l'administration pénitentiaire, le travail de protection doit être important.
07:51Donc, je remercie le travail, sous l'autorité de la procureure générale de Paris,
07:56le travail de l'administration pénitentiaire,
07:59que nous sommes en train de terminer, de finaliser,
08:02pour que l'incarcération et le temps que passera Nicolas Sarkozy
08:05à la prison de la Santé garantissent la totale sécurité.
08:10– Vous comprenez les arguments avancés par le garde des Sceaux ?
08:13– Je comprends parfaitement qu'on veille à la sécurité de Nicolas Sarkozy en détention,
08:17comme on devrait veiller à la sécurité de n'importe quel détenu
08:21aux conditions de détention dans n'importe quel détenu.
08:23Maintenant, je ne pense pas que la visite du garde des Sceaux
08:27soit indispensable pour s'assurer de ces conditions de détention.
08:30– Ce n'est pas détenu comme les autres ?
08:32– Non seulement, elle ne me paraît absolument pas indispensable,
08:35et surtout, en fait, il y a un risque de brouiller le message.
08:37Et ce risque de brouiller le message, c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
08:40même si Nicolas Sarkozy est présumé innocent,
08:42il était condamné pour des faits qui sont graves,
08:45et pour lesquels la juridiction a estimé en première instance
08:47qu'il est nécessaire de procéder à un mandat de dépôt différé.
08:50Et donc, il faut véritablement avoir la plus grande vigilance
08:54à l'égard d'expressions qui, parfois, peuvent donner le sentiment
08:57d'empainter aussi sur une valeur qui est une valeur fondamentale,
09:00un principe fondamental, qui est celui de la séparation des pouvoirs.
09:04Je crois qu'il faut surtout se concentrer sur le fond du dossier
09:08avant, encore une fois, d'avoir des soutiens politiques,
09:12mais qui dévaluent la réalité des faits pour lesquels
09:16Nicolas Sarkozy a été condamné par le tribunal correctionnel,
09:19et qui ont parfois aussi pour effet, en fait, de décaler le débat.
09:22Parce que le débat le plus important, il est sur les faits.
09:26Il est avant tout sur les raisons pour lesquelles cette condamnation...
09:29– Mais si le garde des Sceaux se prononçait sur les faits,
09:31vous seriez le premier à le dénoncer.
09:33Du coup, il ne dit rien du dossier sur le fond.
09:35Il dit simplement qu'il veut voir l'ancien président
09:38et les conditions de sécurité.
09:39Il ne remet pas en cause le procès en lui-même.
09:42– Mais lorsqu'il va rendre visite,
09:44parce que c'est ce qu'il a l'intention de faire,
09:46à une personne détenue, on n'a pas besoin...
09:50– Mais ce n'est pas n'importe quelle personne.
09:52Enfin, Vincent Magarde, c'est le président de la République,
09:54c'est la première fois que ça arrive sous notre République.
09:57On ne peut pas faire comme s'ils étaient un détenu comme les autres.
09:59Ça ne tient pas à ça.
10:00– Mais la difficulté qui est liée à cette visite,
10:04c'est l'ambiguïté.
10:05C'est l'ambiguïté par rapport, encore une fois,
10:08à un processus...
10:09– En quoi c'est ambiguï ?
10:10Avez-vous vu d'autres détenus recevoir la visite ?
10:14– Mais parce que c'est la première fois que c'est un président de la République
10:16qui va en prison, enfin...
10:17– Mais en fait, c'est de reconnaître...
10:20– C'est hors norme, on n'a jamais vécu ça.
10:23On n'a jamais vécu ça.
10:25– Mais en fait, je veux dire, ce qui est...
10:26– Vous trouvez ça normal ?
10:28– Beaucoup de gens quand même s'étonnent.
10:30– Moi, ce que je considère comme étant normal,
10:33c'est de rappeler un principe qui me semble être une évidence,
10:36c'est que tout un chacun est soumis à l'égalité des lois.
10:38– C'est le cas avec Nicolas Sarkozy.
10:41On ne peut pas dire qu'il a bénéficié d'une clémence.
10:44– Mais il n'a pas bénéficié d'une clémence,
10:46mais il n'a pas non plus bénéficié d'un régime particulièrement dur
10:48par rapport au régime qui peut être réservé à d'autres personnes
10:51condamnées pour des faits qui sont proches.
10:55Et moi, c'est effectivement le sens de l'intention aujourd'hui
10:58et surtout du sentiment que je peux avoir,
11:00c'est que j'ai le sentiment que nous vivons dans une réalité parallèle.
11:03Réalité parallèle parce que vous avez une personne
11:04qui a été condamnée pour des faits graves devant un tribunal...
11:07– Mais qui va en prison demain ?
11:08C'est ce que vous voulez de plus ?
11:11Alors qu'il est pris du minocent puisqu'il a fait appel.
11:14D'ailleurs, en tant qu'avocat, vous devriez vous interroger
11:16sur le fait qu'aujourd'hui, l'appel finalement est moins respecté qu'avant
11:20puisqu'on est incarcéré avant même l'appel.
11:22– Le débat ne porte pas, et je peux dire un mot sur l'incarcération,
11:25mais là, le débat ne porte pas sur l'incarcération elle-même,
11:28elle porte sur la question de soutien politique
11:31à une personne qui a été condamnée par un tribunal correctionnel
11:34pour des faits qui, encore une fois, selon le raisonnement...
11:37– Donc tous ces gens-là devraient se taire, c'est ce que vous dites ?
11:39– En tout cas, devraient soit s'abstenir, soit de rappeler
11:42qu'il y a un processus judiciaire qui est en cours
11:44et de la nécessité de rappeler l'indépendance de la justice.
11:48Maintenant, s'agissant de l'incarcération...
11:49– Alors là, on parle en passe-t-il, on s'agissait de réagir
11:51parce qu'elle fait partie de ses responsabilités politiques...
11:53– Un dernier point, juste aujourd'hui, ne croyez pas,
11:57et en plus, c'est véritablement le sens de ce qu'on a vu
11:59au moment du délibéré, et pour y avoir été présent,
12:02et pour avoir assisté à la totalité de l'audience,
12:05aujourd'hui, il n'y a personne qui jubile devant l'incarcération
12:08de l'incarcération, il n'y a personne qui voit une volonté d'humiliation.
12:11La seule chose qu'on y voit, c'est encore une fois,
12:13une logique qui est une logique d'exemplarité,
12:15une logique qui est une logique d'égalité, d'injusticiable,
12:18et le fait que personne, en fait, j'espère, dans un état de droit,
12:21dans une démocratie, a une application de la loi.
12:24– Et si on vient contester...
12:24– Attendez, parce que Laurence Saillet vous aurait vous interpellé,
12:27parce qu'elle fait partie de ses responsables politiques
12:28qui ne se taisent pas, ce que vous appelez,
12:30vous auriez dit que les responsables politiques se taisent,
12:33vous prenez la parole, non seulement vous prenez la parole,
12:35mais demain, vous seriez un rassemblement de soutien.
12:38– Je voudrais dire à Maître Bringard
12:39qu'on peut tout à fait critiquer une décision de justice,
12:43qui s'appelle la démocratie, cher monsieur,
12:44nous avons le droit de critiquer ou de dire que les choses sont bien,
12:49vous-même, vous le faites, après que vous soyez sortis d'un procès,
12:53donc on ne nous mettra pas à une forme de baillon,
12:56c'est notre liberté, pour autant,
12:58on ne remet pas en cause toute la justice,
13:01je ne suis pas contre la justice,
13:02je ne remets pas en cause la justice de mon pays.
13:05– Mais vous dites que là, elle a été injuste,
13:06vis-à-vis Nicolas Sarkozy ?
13:07– Le mandat de dépôt, ce n'est pas que moi qui le dit,
13:10je veux dire, vous avez reçu sur vos plateaux,
13:12bon nombre de personnes qui connaissent le droit,
13:16alors j'entends qu'il faudrait avoir assisté au procès
13:19pour absolument comprendre,
13:20ça aussi c'est un nouveau truc,
13:21comme si on devait absolument avoir une opinion seulement
13:24si on avait assisté à des procès.
13:25Donc je n'aime pas du tout cette façon de vouloir baillonner
13:27les uns et les autres,
13:29je trouve que ce mandat de dépôt est totalement inique,
13:33injustifié,
13:34parce que Nicolas Sarkozy pouvait très bien mener son appel
13:39en étant en liberté,
13:40il n'y a pas de risque de fuite,
13:42alors on ne va pas revenir sur le procédé juridique
13:43qui dit qu'effectivement on a le droit…
13:45– L'appel qui aura lieu au mois de mars.
13:46– Exactement,
13:47mais on ne peut pas dire que…
13:49enfin tous les juristes que j'ai entendus,
13:51à part ceux…
13:51– Sauf que c'est prévu dans la loi.
13:53– C'est prévu dans la loi, bien sûr.
13:53– Donc ce sont les députés qui ont décidé…
13:55– Mais moi je ne remets pas en cause la justice,
13:57je dis que je ne comprends pas ce mandat de dépôt
13:59et je ne suis pas la seule,
14:01beaucoup de juristes qui ne sont pas des amis de Nicolas Sarkozy,
14:05même des gens de gauche,
14:06ne comprennent pas ce mandat de dépôt.
14:08– Mais Laurent Saillet,
14:09est-ce que vous n'avez pas l'impression que…
14:10d'apprendre que Nicolas Sarkozy a été reçu par Emmanuel Macron,
14:14qui reçoit tout le monde,
14:15qui passe des coups de fil,
14:16même à Marine Le Pen,
14:17on a l'impression que c'est la politique qui fait bloc…
14:20– Je vais vous répondre…
14:21– Contre la justice,
14:21enfin qu'on est dans une guerre justice politique.
14:23– Mais pas du tout,
14:24les magistrats sont libres
14:25et ne doivent pas être menacés,
14:26je le reprécise encore évidemment.
14:27– Non mais il n'y a pas de menace,
14:28mais il y a quand même une réaction de place.
14:29– Je redis ça parce qu'ils ont été menacés
14:31et je veux bien dire que je le condamne,
14:33mais moi je trouve que c'est le respect de la fonction présidentielle.
14:35Alors je sais qu'en ce moment,
14:36ce n'est plus la mode,
14:37parce que même à droite,
14:37maintenant on demande la démission du président de la République,
14:40mais un président de la République,
14:41la fonction de président de la République,
14:43ce n'est pas n'importe quoi.
14:44Donc qu'il voit l'actuel président de la République
14:47ou qu'il est des marques de respect,
14:49de personnalités politiques qui ont été en haute fonction,
14:51je trouve ça tout à fait noble et normal.
14:54– Anthony Lebos,
14:54on attend combien de personnes demain ?
14:56– C'est vraiment difficile à savoir,
14:59parce que d'abord, 8h30 c'est quand même assez tôt,
15:01les gens qui travaillent,
15:02et puis par ailleurs on a vu,
15:04et moi j'ai regardé ça tout le week-end
15:05sur les réseaux sociaux,
15:06pour savoir si des personnalités politiques
15:09reprenaient justement l'appel de Louis Sarkozy.
15:11Je vous ai vu vous, Laurent Saillet,
15:12mais sinon il fallait demander directement
15:14aux responsables politiques
15:14pour savoir si ils allaient venir.
15:16Il y a Stéphane Lerudullier,
15:17qui est un sénateur,
15:18les Républicains qui sera là,
15:19Henri Guénaud sur ce plateau,
15:21sur BFM TV samedi,
15:22a dit qu'il sera aussi présent,
15:23sinon le reste,
15:24je n'ai pas vu beaucoup d'élus,
15:25des Républicains dire publiquement
15:28sur les réseaux sociaux
15:29qu'ils se rendront notamment
15:30à ce rassemblement de soutien
15:32organisé par Louis Sarkozy.
15:34– Oui, tout le monde quand même reste prudent.
15:36– Oui, et il sera intéressant en effet
15:37d'observer la participation demain,
15:41peut-être une expression aussi
15:42de l'ancien chef de l'État.
15:44Juste pour revenir sur la critique
15:46de la décision de justice,
15:47ces mots du chef de l'État
15:48il y a seulement quelques semaines,
15:50après notamment les nombreuses menaces
15:51qu'avaient reçues les magistrats.
15:53Entre les lignes,
15:54il, en tout cas certains commentateurs,
15:56ont vu une critique du mandat de dépôt
15:58et de l'exécution provisoire par ces termes.
16:00Il le dit, dans notre état de droit,
16:02la présomption d'innocence
16:03comme le droit au recours
16:04doivent être toujours préservées.
16:07Finalement, entre les lignes,
16:08manière pour Emmanuel Macron
16:10de sans doute remettre en cause,
16:13critiquer l'exécution provisoire.
16:15– C'est terminé, Anthony,
16:16je vous ai encore beaucoup de choses à dire,
16:17mais c'est terminé,
16:18vous reviendrez avec plaisir.
16:19– Merci.
16:19– Si.
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