- il y a 3 mois
Avec Paul Melun, écrivain et éditorialiste, co-auteur de "Et si le prochain président était un roi" éd. Mareuil et Philippe Viguié Desplaces, grand reporter au Figaro, co-auteur de "Et si le prochain président était un roi" éd. Mareuil
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00:00Paul Melun, Philippe Viguier-Desplaces, la République, la République et la Monarchie,
00:06vous êtes deux bons républicains, avec des opinions politiques qui sont les vôtres,
00:11mais vous avez ouvert un débat, enfin vous avez posé les termes d'un débat qui malgré tout passionne les Français,
00:18qui est un débat très ancien, on s'est toujours posé la question, j'allais dire, depuis 1793,
00:22depuis 1848, depuis 1875, le nombre de fois où on s'est demandé est-ce qu'on rétablit ou on ne rétablit pas,
00:301940, le pétinisme, est-ce que ce n'est pas un rétablissement un petit peu d'un début de monarchie,
00:35et puis on va y revenir dans le détail, est-ce que le général de Gaulle aurait promis ou pas au compte de Paris d'établer la monarchie,
00:41est-ce que lui-même en 58, dans cette constitution de la Sacre République, il n'introduit pas quelques notions, j'allais dire, monarchisantes,
00:48peut-être ensuite détournés de leur mission par certains présidents de la République,
00:55puisqu'on a aujourd'hui une situation où on se dit, mais on est en République, on est en monarchie.
00:59Donc vous posez le décor en des termes très précis, dans un duel convivial et cordial,
01:06je ne sais pas si vous étiez amis au vin ou si vous connaissiez.
01:09Oui, on était amis, mais on est en désaccord sur beaucoup de sujets, bien sûr, mais vous êtes amis en désaccord.
01:14C'est d'ailleurs pour ça qu'on est amis.
01:15Sur quoi vous êtes profondément républicain ?
01:17Absolument, c'est la disputation.
01:20Oui, mais ça ne veut pas dire que sous la monarchie, on ne peut pas non plus débattre des institutions du pays.
01:25Alors, question bateau, quel mot je vous applique à l'un et à l'autre de vous mettre d'accord à ce moment-là de l'histoire
01:30pour faire ce document, parce que c'est un document que vous avez fait ?
01:34Oui, oui, oui, en fait, si vous voulez, l'idée de ce livre, Paul Melun.
01:39Paul Melun, excusez-moi.
01:40Vous commencez déjà dans l'hybridation des patronnismes.
01:43Je suis pour la synthèse.
01:45Vous êtes un homme de la synthèse, comme François Hollande.
01:47Non, alors, on a vraiment, bon, avec Philippe, vous savez, le point de départ de ce livre, c'est qu'on dialogue.
01:53Et ça, c'est un art, d'abord, qui est très français.
01:55Quelles que soient vos opinions politiques, vous soyez de droite, de gauche, du centre, d'extrême droite, d'extrême gauche, républicain, monarchiste.
02:01On aime débattre en France, y compris quand on n'est pas d'accord.
02:05Et parfois même, on aime s'engueuler.
02:07C'est, vous savez, l'image d'Epinal, d'Astérix et Obélix, du village gaulois, où tout le monde se met sur la figure et finit autour d'un grand banquier en mangeant du sanglier.
02:14Voilà, le banquier républicain.
02:15Et ça, le banquier républicain, ça, c'est mon goût à moi.
02:17Donc, c'est très français.
02:18Et avec Philippe, on avait cette habitude, tout en n'étant pas toujours d'accord, de dialoguer, de discuter.
02:25Et souvent, on n'est pas aussi de la même génération.
02:27Avant d'écrire ce livre, je lui disais, mais Philippe, comment tu peux encore être monarchiste, demander le retour du roi en 2025 ?
02:34Je ne le disais pas comme un truc rhétorique pour être méchant avec Philippe.
02:37Je le disais parce que je me posais sincèrement la question, moi qui ai baigné dans une enfance plutôt de gauche, républicaine, sociale, laïque, universaliste, etc.
02:46Je me disais, c'est quand même fou.
02:48Et en même temps, j'avais une sorte de fascination pour l'Ancien Régime, pour l'Empire, le Premier Empire et le Second Empire.
02:54On voit là, il y a eu le vol au Louvre des bijoux et la couronne de l'impératrice Eugénie qui, par chance, a été retrouvée.
03:02C'est une histoire qui nous berce tous.
03:04Oui, bien sûr, mais ce sont des histoires, des imaginaires qui nous bercent tous, qu'on soit républicain ou monarchiste.
03:09Et donc, on a voulu écrire ce livre, Et si le prochain président était un roi ?
03:13Pour justement, entretenir ce dialogue.
03:16Moi, comme un procureur de la République, quelqu'un qui défend les idées de la République, et Philippe, un procureur de roi, je vais laisser Philippe le présenter lui-même.
03:23Mais en tout cas, ce qui m'a plu chez Philippe, c'est que ce n'est pas un monarchiste caricatural.
03:27Ce n'est pas, vous savez, la monarchie de droit divin, comment est-ce qu'on va museler le peuple, etc.
03:31C'est une monarchie constitutionnelle.
03:33Oui, ce n'est pas venu, hein, alors.
03:34Oui, mais vous voyez, c'est important de le dire et de tordre le cou à certains préjugés, parfois, de gens qui prennent tous les monarchistes pour des passéistes, des conservateurs ou des réacs.
03:42Ce n'est pas le cas de Philippe.
03:43Alors, Philippe Viguier-Desplaces, est-ce que vous audiciez, depuis longtemps, vous attendiez la situation opportune pour pouvoir remettre ce sujet sur le devant de la scène ?
03:53Est-ce que vous considérez aujourd'hui que l'évolution ou la régression de vos institutions républicaines justifie qu'on puisse calmement et sereinement ouvrir ce débat ?
04:02Alors, il y a deux questions sur l'origine du livre.
04:05Je suis un peu le casse-pied des fins de dîner qui parle pendant des heures à mes amis de la possibilité d'un roi et de cette partie-là de l'histoire de France.
04:17Et ce qui m'intéressait chez Paul, c'est qu'il en ignorait beaucoup de choses. Et je trouve que c'est assez intéressant, car les jeunes de sa génération ignorent beaucoup de choses de l'époque récente de la monarchie.
04:29Ils connaissent tous Louis XIV. Mais dès que vous parlez du Comte de Chambord, du Comte de Paris, etc., là, on se retrouve dans une espèce de grand désert.
04:39Et votre débat est un cours d'histoire très important. Je recommande aux profs de lire et aux élèves, parce qu'on apprend beaucoup de choses sur la République et la monarchie.
04:45Alors, ensuite, évidemment, il y a une opportunité. Les événements servent énormément notre propos.
04:54Imagine-t-on ce que serait aujourd'hui la France si on avait un roi ?
04:59Parce qu'il y a une grande obsession qui pollue tout le débat politique français. Cette obsession, c'est l'élection présidentielle.
05:08Si nous étions une monarchie, ça fait déjà longtemps qu'Emmanuel Macron serait parti, à la manière des Anglais, qui ont mis dehors Margaret Thatcher,
05:17sans pour autant que le parti de Margaret Thatcher retourne devant les élections. Ils ont simplement changé Margaret Thatcher contre John Major.
05:24Donc, on aurait aujourd'hui le parti du président de la République, qui serait premier ministre sous une monarchie,
05:32serait parti, il y aurait eu un nouveau premier ministre qui l'aurait remplacé, et les choses n'en seraient pas, on ne serait pas dans un blocage institutionnel
05:41comme celui dans lequel on est aujourd'hui. Donc, je pense qu'il y a une vraie pertinence, et les événements, malheureusement,
05:48parce qu'on ne le souhaite pas, car Paul et moi, on a deux regards très différents sur nos institutions,
05:55mais on est quand même tous les deux réunis par un sincère amour de la France, à travers nos racines familiales, à travers nos environnements sociaux, etc.
06:05Donc, voilà, c'est vrai que c'est très pertinent aujourd'hui de parler de monarchie constitutionnelle,
06:13et quand j'entends les débats politiques à la télévision, qui sont très nombreux sur ces thèmes-là,
06:20j'ai toujours envie de dire, mais j'ai toujours envie de prendre la parole, de m'immiscer à l'intérieur du poste de télévision,
06:29pour dire, mais si on avait un roi, mais tout ça n'existerait pas, on n'aurait peut-être pas un budget équilibré,
06:37mais en tout cas, on ne serait pas dans la crise institutionnelle dans laquelle on est aujourd'hui.
06:40Paul Melin, est-ce que vous estimez que la République est arrivée à un point de polémique, de contestation acceptable,
06:48que Philippe Viguier déplace et l'opportunité pour pouvoir suggérer, de dire, mais non, moi j'ai le remède.
06:54Ça ne va pas, j'ai le remède. Alors vous vous dites, non, non, non, non, c'est impossible, et pourtant il y a débat.
06:58Vous avez accepté le débat. Pourquoi vous avez accepté le débat ?
07:01Je l'ai accepté pour une raison toute simple, c'est que, tout aussi fervent républicain que je sois,
07:08je constate qu'il y a en France un inconscient monarchiste qui n'a pas été réglé.
07:13Non pas, évidemment, dans le fait que demain on va rappeler tel ou tel,
07:18et qu'on va lui mettre une couronne sur la tête et en faire le roi des Français,
07:21mais il y a, dès 1958, et dès cette constitution de la Ve République que veulent Debré et de Gaulle,
07:28une âme de l'ordre de la monarchie républicaine.
07:32Quelque chose de l'ordre du sacré, vous voyez, dans la façon dont on va organiser la République et ses symboles,
07:38et vous n'avez qu'à voir, je peux donner un exemple tout bête qui parlera tout de suite à nos auditeurs,
07:43vous n'avez qu'à voir le défilé du 14 juillet avec le Président de la République à l'arrière d'une Jeep,
07:47avec le chef d'état-major des armées, qui salue la foule comme la reine d'Angleterre dans son carrosse,
07:51avec tous les français rangés.
07:53Moi j'ai connu la limousine, avec le Président de la République debout, en tenue,
07:55avec la garde républicaine, un cheval devant et derrière.
07:58Je me souviens de Pompidou avec le bandeau en travers, bien sûr.
08:01De Gaulle dans la déesse décapotable.
08:02Sauf qu'aujourd'hui, il n'y a plus personne pour applaudir.
08:05C'est très triste d'ailleurs, mais ça c'est la deuxième partie du problème.
08:08Mais ils sont à la télé.
08:09Non, non, j'ai lu votre...
08:11C'est pas parce qu'ils ne sont pas sur les Champs-Elysées qu'ils ne sont pas derrière leur télé.
08:14Mais vous avez raison, autrefois il y avait, mais aujourd'hui, les moyens visuels.
08:18Est-ce que...
08:19J'apporte une précision sur laquelle vous allez apporter votre jugement.
08:24Est-ce que la grandeur de la France, par principe, historique, ancienne,
08:29n'implique pas que le représentant de la France,
08:32que le souverain ou le chef des toits soit quelqu'un de glorieux ?
08:36Parce que, est-ce que président de la République, est-ce que ça suffit ?
08:39Et pourtant, ça l'est depuis 1875.
08:41Est-ce que ça suffit pour représenter la France ?
08:43Alors, on a eu quelques personnages qui n'étaient pas,
08:44Armand Fallière, Émile Houbet,
08:46ensuite on a eu des gens plus...
08:48Est-ce que les Français ne demandent pas pour les représenter
08:52au sommet de cet État, de cette nation,
08:54qu'elle fût monarchie ou République,
08:56quelqu'un qui est imposant, qui est impressionnant ?
08:59Oui, vous avez raison, mais ce n'est pas le problème de la République,
09:03ça c'est le problème des hommes.
09:04Non, mais parce que vous dites qu'on est en République monarchique,
09:07est-ce que ça n'appelle pas à ce que la fonction soit très solide ?
09:09Non, mais vous savez, le général de Gaulle,
09:12il donne au président de la République
09:13tous les moyens institutionnels,
09:16et même jusqu'au décorum,
09:17du fort de Brégançon au palais de l'Elysée,
09:20en passant par l'escorte présidentielle,
09:22il y a toute la tiraille,
09:24pour parler de façon un peu triviale,
09:26pour un monarque républicain.
09:27Mais, après, le reste,
09:29c'est de la responsabilité de l'homme ou de la femme.
09:32Ou vous vous comportez comme un monarque républicain,
09:35François Mitterrand, par exemple, l'a très bien fait.
09:37Ou alors, vous,
09:38on parle de Nicolas Sarkozy en ce moment pour d'autres raisons,
09:41vous faites comme Nicolas Sarkozy,
09:42c'est-à-dire le président de l'hyperprésidentialisme,
09:45du président bling-bling,
09:46du président qui parle à la presse people,
09:48ou alors, comme François Hollande,
09:50vous êtes le président qui est en polo sur la plage,
09:53à côté du fort de Brégançon,
09:54ou alors, comme le président Macron,
09:56vous recevez McFly et Carlito, les youtubeurs à l'Elysée.
09:58Mais les présidents détricotent eux-mêmes très bien leurs fonctions.
10:02Et ça, ça ne veut pas dire qu'il faut mettre par terre
10:04la cinquième république,
10:05parce que vous avez des présidents qui n'incarnent plus la fonction.
10:07Philippe Viguier-Desplaces,
10:08est-ce que la république, elle a quand même une certaine classe,
10:11et elle a quand même des protocoles et des cérémoniaux
10:13qui sont dignes de l'institution ?
10:15Je suis d'accord avec Paul pour relever le fait
10:18qu'effectivement, les présidents de la république
10:21savent très bien détricoter l'image de la fonction.
10:26Il y a un paradoxe français.
10:29Ce paradoxe, il est qu'à la fois,
10:32les Français recherchent effectivement une figure tutélaire,
10:37et qu'ils ont eu assez peu l'occasion d'en trouver dans l'histoire récente,
10:41mais il y a aussi une passion de l'égalitarisme.
10:46Et cette passion de l'égalitarisme,
10:48elle nuit beaucoup à la possibilité d'une restauration.
10:52Et d'ailleurs, c'est un des débats sur lesquels on a avec Paul
10:55les plus grandes disputes, entre guillemets,
10:57c'est sur celui de l'hérédité.
11:01Parce que l'hérédité heurte évidemment le sentiment d'égalitarisme.
11:07Et ça, l'hérédité, c'est vraiment une valeur profondément républicaine,
11:11qui a été ancrée dans l'histoire de France,
11:16notamment par la Troisième République,
11:18qui a mené une campagne de dénigration sans précédent
11:21contre la monarchie,
11:24au point d'ailleurs d'en exiler ses représentants jusqu'en 1956,
11:30ce que tout le monde a oublié.
11:31Mais jusqu'en 1956, il y avait des Français
11:33qui n'avaient pas le droit de rentrer en France.
11:35Mais enfin bon, ça c'est un autre débat.
11:37On va les venir. Liberté, hérédité, fraternité,
11:40on rouvre le débat dans quelques instants.
11:42Et vous restez avec nous pour la suite de cet échange ?
11:44Parlons vrai.
11:45Parlons vrai.
11:47Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états,
11:51le fait du jour.
11:52Nous sommes avec Paul Melun et Philippe Viguier-Desplaces
11:56et nous dissertons très républicanement
11:58sur la raison pour laquelle la France pourrait ou pas redevenir une monarchie.
12:02On va revenir sur cet instant important.
12:06Le général de Gaulle arrive au pouvoir en 1959,
12:09une fois que la constitution de 1958 a été approuvée.
12:12Et dès 1962, il réforme l'élection du président de la République
12:15qui jusqu'à présent était élu par un collège.
12:17Il n'était pas en suffrage de diversité directe.
12:19Et là, il dit, c'est le peuple qui va élire son président de la République
12:24au suffrage universel.
12:26Je suis le représentant du peuple français.
12:28Et c'est vrai que cette élection est devenue l'instant le plus fort
12:30et la référence de toutes les ambitions politiques,
12:33l'élection du président de la République au suffrage universel.
12:35Je pense que vous m'accorderez l'idée que c'est un plébiscite
12:39tel que Napoléon III l'a conçu en 1952.
12:41Et c'est bien ça que recherche le général de Gaulle.
12:43Le plébiscite qui fait que le peuple souverain
12:46transmet sa souveraineté à un homme.
12:49Philippe Viguier, est-ce que ce n'est pas là que commence,
12:54j'allais dire, est-ce que ce n'est pas là que les ennuis commencent
12:56à partir de cette élection, qui aujourd'hui du coup est contestée
12:58parce que ça donne un tel pouvoir au président de la République
13:01qu'il a un comportement quelquefois monarchique ?
13:03Alors moi déjà, dans le livre, il y a notamment un des chapitres
13:07où on évoque le rôle du peuple.
13:08Et on évoque d'ailleurs cet épisode en 1962,
13:11quand après le référendum, il y a l'élection du président de la République
13:14au suffrage universel direct.
13:15Moi je crois que c'est véritablement une forme de transmission de pouvoir
13:20républicaine, pacifiste, un mandat qui est donné par le peuple
13:25au président de la République avec la force du suffrage.
13:28Et ça, si vous voulez, ça vaut tous les sacres du monde.
13:32C'est-à-dire que vous avez un président de la République
13:34qui est investi d'une puissance populaire
13:36qui s'appelle la majorité.
13:38Et donc, ça fait évidemment craindre un certain nombre de gens
13:43qui défendent les régimes parlementaires.
13:45Vous savez, quand on a des débats avec des politologues allemands,
13:47par exemple, ou même britanniques,
13:49et qu'on leur dit, nous on est très fiers,
13:50parce que notre président, il est directement élu par le peuple,
13:53ils nous prennent pour des fous furieux.
13:54Ils nous prennent pour le coup pour des descendants
13:56de Napoléon Bonaparte ou de Napoléon III.
13:59Et ils ne comprennent pas notre système.
14:00C'est le cas au Portugal, mais il n'a pas autant de voix.
14:02Oui, mais enfin, ce n'est pas le cas en Allemagne,
14:04ce n'est pas le cas en Italie, ce n'est pas le cas en Angleterre.
14:06Dans beaucoup de grands pays qui sont à côté de nous,
14:08ça ne se passe pas comme ça, même en Espagne.
14:10Donc oui, c'est une singularité française,
14:13et j'y vois, et c'est là qu'on se rejoint avec Philippe
14:15dans notre livre « Et si le prochain président était un roi »,
14:17c'est là qu'il y a une sorte de, si ce n'est de convergence,
14:20en tout cas, un lien.
14:22C'est-à-dire qu'il y a dans cette figure investie par une sorte,
14:25je reprends votre mot, de plébiscite,
14:27le président de la République,
14:28ça rejoint l'imaginaire et l'inconscient monarchiste de notre pays,
14:32en tout cas, dans la puissance que l'on donne à un seul homme,
14:35ou à une seule femme.
14:36Jusqu'à présent, ça n'a été que des hommes.
14:38Et ça, je trouve que c'est une survivance de l'Ancien Régime
14:40qui est tout à fait précieuse,
14:41et qui, je crois que la Ve République est équilibrée pour cela,
14:44est un équilibre entre la passion populaire
14:47et la représentation et la personnification du pouvoir
14:49autour d'une personne.
14:50Philippe Viguet.
14:51Est-ce que vous êtes, j'allais dire,
14:54vous avez profité de la faille de l'élection
14:56au suffrage universel pour dire
14:57« Mais écoutez, si on en est là,
14:59rétablissons un roi, un souverain, un roi ».
15:02Alors, vous allez très vite en besogne,
15:05et pour les raisons que je vous ai évoquées tout à l'heure,
15:10c'est difficile d'imposer la figure d'un roi en France.
15:15C'est difficile pour au moins deux raisons.
15:16J'ai utilisé le mot « souverain ».
15:17Oui, le mot « souverain ».
15:18Mais c'est difficile pour deux raisons.
15:21D'ailleurs, je suis un peu en porte-à-faux
15:23avec ce que vient de dire Paul Melin.
15:25Ah, quand même !
15:26Parce que, pour moi, l'avenir de la monarchie,
15:31c'est une monarchie constitutionnelle
15:32où, précisément, le roi est un porte-drapeau.
15:36C'est-à-dire, le roi est la figure tutélaire du pays.
15:41Ce n'est pas un partisan.
15:42Mais c'était le cas sous la troisième et la quatrième.
15:45Raymond Poincaré et Vincent Auriol ont été de bons présidents
15:48qui portaient le drapeau.
15:49Et du coup, ça ressemblait à ce que c'était une...
15:51C'était une présidence constitutionnelle.
15:54Vous voyez ce que je veux dire ?
15:54Oui, mais sauf que les...
15:55Ils n'avaient pas la force du roi.
15:56Sauf que, d'abord, ils n'avaient pas la force du roi.
15:59Et sauf que les institutions n'étaient pas les mêmes.
16:05Aujourd'hui, on est vraiment dans une crise profonde
16:09où, et là, je rejoins Paul Melin,
16:11où il n'y a plus de confiance dans personne.
16:15C'est-à-dire qu'il n'y a...
16:17Et d'ailleurs, c'est complètement fou
16:19parce qu'il y a eu ce vol de bijoux, là, hier.
16:22Des bijoux royaux et impériaux.
16:23De bijoux royaux et impériaux.
16:24Et j'entendais, ce matin,
16:27la ministre de la Culture, Rachida Adhati,
16:29sur un poste de télévision,
16:31qui disait sur une chaise de télé,
16:32qui disait, sur une matinale,
16:34qui disait, mais...
16:35On sent une détresse chez les Français
16:38parce que c'est quelque chose qui les touche.
16:41C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
16:42la seule chose qui peut rassembler les Français,
16:45c'est un incendie, celui de Notre-Dame.
16:47C'est un vol, celui des bijoux de la Couronne.
16:50Et c'est un match de football.
16:51On n'a aucune autre façon de se réjouir
16:56d'être Français
16:57et de se rassembler autour d'un homme.
17:00C'est incroyable.
17:01Et le grand avantage,
17:03le grand avantage de la monarchie,
17:05c'est que, regardez au Royaume-Uni,
17:08quelle que soit l'origine de ceux
17:11qui votent au Royaume-Uni,
17:14ils se sont toujours rassemblés derrière leur reine
17:16pendant plus de 70 ans.
17:18Oui, ça peut empêcher les Belges
17:19de mettre 160 jours avant de trouver un gouvernement
17:21alors qu'il y avait un roi qui était là pour...
17:23Non mais d'accord,
17:24mais je suis d'accord avec vous,
17:25mais en attendant,
17:26la Belgique ne s'est jamais effondrée
17:27à cause de la présence du roi.
17:30Et le roi est très utile.
17:33C'est un roi qui a ramené la démocratie en Espagne.
17:36C'est pas un homme politique.
17:38C'est un roi qui a ramené la démocratie en Espagne.
17:41Oui.
17:41Je vais vous dire oui
17:42parce que c'est un peu plus complexe que ça.
17:44Mais admettons.
17:45C'est quand même...
17:47C'est la famille royale,
17:49c'est donc Juan et Juan Carlos
17:51qui ont taxé.
17:52Je connais sans doute aussi bien que vous
17:53l'histoire de la monarchie espagnole.
17:57Mais sans l'intuition de ce prince Juan Carlos,
18:01il n'y aurait jamais eu de rétablissement de la monarchie.
18:04Il n'avait pas été mis là pour ça par Franco,
18:05on est bien d'accord.
18:06Il avait été mis pour prolonger le régime.
18:07Il trahit le franquisme quelque part.
18:09Il trahit le franquisme.
18:10Il trahit le franquisme,
18:11mais il trahit aussi son père.
18:12Puisque son père lui demande de renoncer à la couronne d'Espagne
18:16en lui disant le prince des Asturies,
18:18c'est moi et c'est pas toi.
18:19Et c'est moi qui dois succéder à Franco
18:21et rétablir la démocratie et c'est pas toi.
18:23Et il prend ce risque-là à la fois contre son père,
18:27contre le général Franco,
18:30mais in fine, il rétablit la démocratie en Espagne.
18:34Il n'y a pas beaucoup dans l'histoire contemporaine récente
18:37d'hommes qui dans de telles conditions
18:39ont ramené la liberté d'après une dictature.
18:43Oui, ou le roi Constantin en 67
18:44qui accepte la dictature des colonels.
18:45Oui, mais enfin c'était en 67.
18:46D'accord, c'était une marge constitutionnelle.
18:50Effectivement, je reconnais qu'il a arbitré,
18:51il a arbitré même si le 23 février,
18:53on a eu un doute sur le coup.
18:55Mais le 23F, c'est encore autre chose.
18:57Mais en Belgique, c'est exactement pareil.
19:02Je veux dire, la Belgique aurait pu s'effondrer 20 fois
19:05et chaque fois, elle est restée droite
19:09parce que l'épine dorsale, c'était le roi.
19:12Et le roi a maintenu droit un pays fissuré.
19:15Qui est allemand d'origine et français
19:17puisqu'il descend aussi de Louis-Philippe.
19:19Alors, on va mettre les pieds dans le plat.
19:20Paul Menin est d'accord.
19:22Moi, je suis d'accord.
19:23On fait une expérience.
19:24Par le conditionnel.
19:25Allez, on va faire une période probatoire.
19:29Puisque aujourd'hui, c'est quoi le thème ?
19:31Si on essayait autre chose,
19:32là, on parle de majorité parlementaire,
19:34et si on essayait autre chose,
19:35on s'en met de l'État.
19:36Paul et moi, on est d'accord.
19:38Vous nous mettez qui, là ?
19:40Alors, vous le mettez où, d'abord ?
19:41Vous le mettez à l'Élysée ?
19:42On reconstruit les Tuileries ?
19:43Vous le mettez au Louvre ?
19:44À condition...
19:45Moi, je ne rentre pas...
19:46Mais d'abord, qui ?
19:47Je ne rentre pas.
19:47Donnez-moi le candidat,
19:49puisqu'on vous donne la carte blanche.
19:50Justement, la monarchie,
19:52chaque fois qu'on en parle,
19:53on la résume soit à la querelle des princes,
19:56soit à des histoires un peu idiotes,
19:59de bijoux, de diadèles, etc.
20:00Donnez-moi la formule du choix du candidat.
20:02Alors, effectivement,
20:04et d'ailleurs, tout à l'heure,
20:05vous avez parlé du général de Gaulle.
20:07Le général de Gaulle a, il est vrai,
20:09à un moment, sans doute eu des hésitations
20:13pour rétablir la monarchie,
20:14mais il y a une phrase que rapporte Alain Perfitte
20:16où le général de Gaulle dit
20:18« Oui, mais comment faire ? »
20:20Et c'est vrai que c'est toute la question.
20:22Je pense qu'aujourd'hui,
20:23s'il y avait un rétablissement de la monarchie en France,
20:26ce serait un...
20:29Par voie référentiel.
20:30Un Orléans.
20:31Ce serait...
20:32Non, mais d'abord,
20:32ce serait institutionnellement un référendum.
20:35Ah oui, bien sûr.
20:35Non, non, vous parlez d'un référendum institutionnel,
20:36évidemment.
20:37C'est le peuple souverain qui décide.
20:39Alors, après les personnes...
20:40Écoutez, moi, je pense qu'il faut déjà
20:42que le futur roi soit quelqu'un
20:45qui vive en France.
20:46Oui.
20:47On est d'accord.
20:47Oui.
20:48Qu'il soit un descendant de Saint-Louis.
20:50Oui.
20:51On est d'accord.
20:52Parce que c'est la légitimité.
20:54Et en plus, le personnage de Saint-Louis
20:55est un personnage très fédérateur.
20:57Donc, moi, je pencherais beaucoup plus
21:01pour le comte de Paris que...
21:03Mais il y a aussi...
21:04Vous en demandez beaucoup, Saint-Louis.
21:05Mais il y a aussi le prince Napoléon.
21:06Alors, oui.
21:06Qui n'est pas inintéressant.
21:07Mais qui ne descend pas de Saint-Louis.
21:09Ah si, il descend de Saint-Louis par sa mère.
21:10Très indirectement.
21:11Vous avez raison.
21:11Pas indirectement, mais par sa mère.
21:13Ah, par sa mère, bien sûr.
21:14Sa mère est une Bourbon-Sicile.
21:16Donc, il a presque autant de légitimité
21:18que le comte de Paris
21:19dont la mère est une Wurtimber.
21:22Donc, il y a 50% de sang allemand
21:23et 50% de sang français.
21:24Alors, vous vous offrez trois options.
21:25Une option monapartiste.
21:27Alors, il y a l'option monapartiste.
21:28Et les deux options monarchistes,
21:30c'est le descendant de la famille d'Orléans,
21:32c'est-à-dire du frère de Louis XIV,
21:33monsieur,
21:34dont Louis-Philippe Ier a régné.
21:36Et aujourd'hui, c'est Jean de France,
21:37le duc d'Orléans,
21:38où l'autre option,
21:39on descend directement Louis XIV
21:40par son petit-fils,
21:42Philippe V,
21:42le duc d'Orléans,
21:43qui a renoncé au trône,
21:45mais on sait que ça n'a pas de valeur juridique
21:46en termes de droit dynastique
21:48et qui est représenté aujourd'hui
21:49par qui serait Louis XX,
21:51donc Louis de Bourbon-Martinez-Bordiou,
21:53dont on rappelle qu'il est simplement
21:54l'arrière-petit-fils du général Franco.
21:56Ce qui est une difficulté supplémentaire.
22:00Et puis, là encore,
22:01il vit en Espagne,
22:02il a épousé la fille
22:04d'un banquier,
22:05Hugo Chavez,
22:06qui est vénézuélienne,
22:08et ses enfants ne sont pas éduqués en France.
22:10Et il est duc d'Anjou.
22:11Il vient de temps en temps, quand même.
22:12Il vient de temps en temps,
22:13il est très fidèle.
22:14Et d'ailleurs, le personnage est sympathique.
22:15Et je ne nie pas
22:17qu'il ait une volonté farouche
22:18d'aider la France.
22:20Mais,
22:20il manque quand même
22:23cette appétence
22:25et cette présence
22:26sur le sol national.
22:28Même s'il y a encore
22:28des légitimistes en France,
22:29c'est-à-dire des gens
22:30qui sont arrêtés à Charles X
22:31et qui ont refusé que Louis-Philippe,
22:34parce que Louis-Philippe
22:34est le fils de Philippe Egalité,
22:35qui a voté la mort du roi Louis XVI.
22:38On reprend ce débat,
22:39Philippe Viguier,
22:40je vais vous demander,
22:41Paul Melun, pardon,
22:42je vais vous demander
22:43à choisir
22:44s'il fallait un roi,
22:46quelle gueule il aurait.
22:47Voilà.
22:47Perico-Légas,
22:50mot de coffleur.
22:51Nous sommes avec
22:52Paul Melun
22:53et Philippe Viguier
22:54des places.
22:55Alors,
22:55on le fait de façon
22:56très cordiale,
22:57mais on a de vraies hésitations,
22:59de vraies interrogations
22:59sur l'avenir de la République.
23:01Est-ce qu'il faut
23:02monarchiser un petit peu
23:03une République
23:03qui l'est déjà
23:04par certains aspects
23:05ou rester,
23:06voilà,
23:06très,
23:07très fièrement
23:07et très strictement
23:08sur la République
23:10du peuple français
23:11qui décide
23:12et pas de roi ?
23:13Paul Melun,
23:14tout à l'heure,
23:15nous évoquions
23:15les options possibles
23:17si la République
23:18devait redevenir
23:19une monarchie.
23:20On est parti du principe
23:21que vous et moi,
23:21on était prêts
23:22à faire l'expérience.
23:23On a été sympa.
23:24Bon,
23:24imaginez qu'on soit là,
23:25vous verriez qui
23:27ou vous pouvez dire
23:28moi je vois personne.
23:29Écoutez,
23:30non,
23:30moi après,
23:30je ne suis pas
23:31dans des querelles
23:32de chapelle.
23:34Puis en plus,
23:34alors moi,
23:34pour le coup,
23:35je pourrais le faire
23:35parce que je ne suis pas
23:36jugé parti.
23:37À part Philippe,
23:37j'ai assez peu
23:38d'amis monarchistes
23:39et il faut dire
23:39que c'est une espèce
23:40en voie de disparition
23:40en France
23:41même s'il y a
23:41toujours des adeptes.
23:43Mais moi,
23:43je n'ai pas de...
23:44Si vous voulez,
23:44le lecteur de l'histoire
23:45de France que je suis
23:46tendrait pour vous dire
23:47qu'il faut un descendant
23:48de Saint-Louis
23:48et donc que le prince
23:49d'Orléans
23:50est probablement
23:51le plus légitime
23:52si on parle
23:53du point de vue historique
23:54puisque moi,
23:54je m'intéresse à l'histoire.
23:55Pourquoi pas eu capé ?
23:59Parce que c'est une expression
24:00dans la monarchie française.
24:02Oui.
24:02On dit que
24:03tous les descendants
24:06des rois de France
24:07recevaient autrefois
24:09le titre de petit-fils
24:10de Saint-Louis.
24:11Nous sommes d'accord
24:11mais il y en a un autre
24:12quand même depuis
24:13qui est Henri IV
24:14qui a incarné
24:14une monarchie
24:15ouverte de la paix
24:17et de la conciliation
24:17mort, mort, assassiné.
24:19Voilà.
24:19Et ça tombe bien
24:20parce que les deux prétendants
24:20auxquels on fait allusion
24:21monarchique
24:22descendent d'Henri IV.
24:23Oui, oui, absolument.
24:24Non mais voilà.
24:24Après, si vous voulez,
24:25moi, la réinvention
24:26de notre régime
24:27pour moi
24:28ne passe pas
24:29par le rétablissement
24:31de la monarchie
24:31et par la présence
24:32d'un roi.
24:32C'est tout l'objet
24:33de ce livre.
24:33C'est pour ça qu'on a mis
24:34« Et si le prochain président
24:35était un roi »
24:36avec un point d'interrogation
24:38et qu'on a sous-tité
24:38dans notre livre
24:39un match pour la démocratie.
24:41C'est bien qu'il y ait
24:41un match entre Philippe et moi
24:43et que moi, je considère
24:45qu'il y a dans la réinvention
24:47de la République
24:48un certain nombre de choses
24:49qui peuvent être faites.
24:50Et je trouve que
24:51ce qu'il y a de plus intéressant
24:53dans la monarchie, finalement,
24:54est dans le passé
24:56et dans le rétroviseur.
24:57C'est-à-dire que c'est
24:58véritablement
24:58l'inconscient monarchiste,
25:01l'inconscient de l'Ancien Régime
25:02qui a un intérêt en France
25:03dans la façon
25:04dont ça nous a permis
25:05d'ériger nos institutions,
25:07notre régime, etc.
25:08Et quand vous voyez,
25:10on parlait tout à l'heure
25:11de Notre-Dame de Paris
25:12où on parlait
25:12des bijoux de la Couronne
25:14ou des bijoux
25:15du Second Empire,
25:17il y a très probablement
25:18dans beaucoup
25:19de nos compatriotes,
25:20y compris des compatriotes
25:21de gauche,
25:21y compris des compatriotes
25:22républicains de droite,
25:24une forme,
25:25si ce n'est de nostalgie,
25:26en tout cas d'amour
25:27pour sa patrie
25:28dont l'Ancien Régime
25:29en fait partie.
25:30Vous savez,
25:31quand vous entendez
25:32Jean-Luc Mélenchon
25:32par exemple
25:33qui vous dit
25:33qu'en gros
25:33la France a commencé
25:34en 1789,
25:36c'est à ne rien comprendre
25:37à la France.
25:38La France n'a pas commencé
25:39en 1789,
25:40elle a commencé bien avant
25:41et moi je prends tout
25:42dans la France,
25:43même si je suis un homme
25:44plutôt de gauche
25:44et un républicain.
25:46Donc je pense
25:47qu'il y a un vrai enjeu
25:48d'éducation populaire
25:49aussi à travers notre livre
25:50qui consiste à faire
25:51un voyage dans l'histoire,
25:53à inviter notre lecteur
25:54à découvrir
25:55un certain pan
25:56de notre histoire
25:56et ce pan de l'histoire,
25:58c'est la République récente
25:59et c'est aussi la monarchie.
26:01Et c'est dans les liens,
26:02il y a même un chapitre
26:03qui est assez intéressant
26:04dans le livre
26:04qui a été écrit par Philippe
26:05sur les liaisons
26:06entre la République
26:07et la monarchie,
26:09entre la Ve République
26:10et la monarchie
26:10parce qu'on a voulu mettre
26:11une sorte de mur
26:13entre les deux
26:13totalement imperméable
26:15alors qu'il y a eu
26:16des mouvements
26:17de va-et-vient,
26:18l'un a nourri l'autre
26:19et ça c'est quelque chose
26:20qui est très important.
26:21Et donc on veut vraiment
26:22dans le livre
26:22tordre le cou
26:23à ce préjugé
26:24de l'imperméabilité
26:25entre la République
26:26et la monarchie.
26:27Et puis ensuite,
26:28il ne vous aura pas échappé
26:29qu'aujourd'hui
26:30avec les troubles
26:32gouvernementaux
26:32que l'on connaît
26:33Sébastien Lecornu 1
26:34Sébastien Lecornu 2
26:35peut-être bientôt 3
26:36peut-être bientôt 4
26:37peut-être bientôt 5
26:38on est dans une valse
26:39des ministères
26:40qui nous rappelle
26:41la 4ème République
26:42et qu'il convient
26:43de solutionner.
26:44Est-ce que la monarchie
26:44serait une solution
26:45pour solutionner ça ?
26:46Je ne sais pas.
26:47Toujours est-il que
26:48cette République
26:49elle souffre
26:50pas par une crise de régime
26:52mais j'y reviens
26:52tout à l'heure
26:52avec notre question
26:53sur les grands hommes
26:54et sur les hommes politiques
26:55moi je pense que
26:56c'est notre classe politique
26:56qui n'est pas au niveau
26:57du costume
26:59qui a été laissé
26:59par le général De Gaulle
27:01et que c'est ça
27:01le problème aujourd'hui.
27:03Comment est-ce qu'on fait
27:03pour avoir une classe politique
27:04qui écoute les citoyens
27:06qui utilise des mécanismes
27:07de démocratie directe
27:08le référendum par exemple
27:09une république
27:10qui serait populaire
27:11qui serait enracinée
27:12y compris dans les provinces
27:13y compris dans les territoires
27:15qui sont des délaissés
27:16et ça c'est tout un tas
27:18de sujets
27:18qu'on aborde dans le livre
27:19on aborde la question
27:20de la culture
27:20on aborde la question
27:21des provinces
27:22et de la ruralité
27:23qui est un sujet très important
27:24pas au titre de la féodalité
27:25comme jadis
27:26mais au titre des régions
27:27et moi je crois
27:28que la France
27:28c'est tout ça
27:29c'est un panorama complet
27:31et ça
27:31c'est véritablement
27:33le défi aujourd'hui
27:34et je ne crains
27:34que certains
27:35de notre classe politique
27:36n'aient pas en tête cela.
27:37Philippe Higuier
27:38vous, sincèrement
27:39vous imaginez
27:40que la crise de régime
27:41soit telle
27:42que les français
27:43sont disposés
27:44à changer d'institution
27:45vous pensez
27:46qu'un système
27:47monarchique constitutionnel
27:48donnez-nous
27:49plutôt quel type de modèle
27:50par rapport à ce qui existe
27:51pourrait aujourd'hui
27:52j'allais dire
27:53faire évoluer
27:54la paix civile
27:56en France
27:56et redonner
27:57à cette grande nation
27:59l'énergie
28:00et la légitimité
28:02qu'elle a dans l'histoire
28:02Oui parce que
28:03alors moi
28:04là où je suis encore
28:05en porte-à-faux
28:06avec Paul Melin
28:07C'est le but du livre
28:08je vous signale
28:08les trois portes-à-faux
28:09C'est un match
28:09C'est un match
28:10mais là où je ne suis pas
28:12trop d'accord
28:12avec ce que vient de dire
28:13Paul Melin
28:14c'est que précisément
28:16là encore
28:17le monarque
28:18que j'espère
28:19est un monarque
28:21constitutionnel
28:22donc
28:23il n'a pas les mains
28:24dans le cambouis
28:25il n'est pas
28:27Est-ce qu'on peut faire
28:30une référence
28:31précisément
28:31à la fin du livre
28:32vous faites l'inventaire
28:33des monarchies constitutionnelles
28:34avec attribution
28:35ça s'en remet plutôt
28:37à quelle monarchie ?
28:38Alors ça ressemblerait
28:39à la monarchie belge
28:40dont la constitution
28:42qui date de 1830
28:43est une constitution
28:45qui a fait référence
28:46dans toutes les monarchies
28:47qui se sont construites
28:48après
28:49Né d'une révolution
28:50je vous signale
28:50la Belgique
28:51émeute après
28:52un opéra
28:53contre l'occupation hollandaise
28:56et ça aboutit
28:56à la monarchie
28:57je vous rappelle
28:58que c'était un roi de France
28:59qui devait être désigné
28:59Louis-Philippe n'a pas osé
29:00il a donné sa fille
29:02à Léopold de Saxe-Coubault-Cotta
29:05Léopold 1er
29:06et ça devait être aussi
29:08un allemand
29:09mais voilà
29:11pour moi
29:11c'est la constitution
29:13qui se rapprocherait
29:14de la façon belle
29:14Alors il fait quoi
29:15le président de la République
29:16chez vous ?
29:16Pardon, le roi
29:17il nomme le premier ministre
29:19en fonction énergie
29:19Alors il nomme
29:20le premier ministre
29:21mais il peut aussi
29:22aider à l'organisation
29:25de l'organisation
29:30d'un gouvernement
29:30il n'est pas sacré
29:33c'est-à-dire
29:33c'est un roi laïc
29:35et il est intronisé
29:37entre guillemets
29:37au Parlement
29:39Comme Louis-Philippe
29:39Comme Louis-Philippe
29:40Exactement
29:41Avec les quatre symboles
29:42Mais c'est bien
29:43le peuple souverain
29:44qui le désigne
29:44au roi des Français
29:45Et c'est le président
29:46de l'Assemblée nationale belge
29:49le président du Parlement
29:50qui le désigne
29:51qui le proclame
29:52Qui le confirme
29:53Nous avons un royaliste
29:56Ah, il est reparti
29:58on va le revoir
29:58Il s'appelle Gérard
29:59il a appelé de Bayeux
29:59il a eu un petit problème
30:00de connexion
30:01on va le revoir
30:01Donc un souverain
30:04qui participe
30:04aux institutions
30:05de la nation
30:06ce n'est plus
30:07une république
30:08Il est chef des armées
30:10mais il n'est pas responsable
30:12de la défense nationale
30:13Mais les militaires
30:15prêtent serment
30:16au roi
30:16Et c'est lui
30:18qui peut déclencher
30:19une guerre
30:20parce qu'il est le seul
30:23à pouvoir
30:24signer des traités
30:25On a retrouvé Gérard
30:26qui l'appelle de Bayeux
30:27Ah, Bayeux
30:28C'est lui
30:29Anne Mathilde
30:30On est en Normandie
30:31Et le discours de Bayeux
30:32Et le discours de Bayeux
30:33du général de Gaulle
30:34en 1946
30:35fondateur de notre
30:35atelier de Bayeux
30:36dans lequel il y a
30:37plusieurs options
30:37Gérard
30:38Oui
30:39Gérard
30:40Est-ce que vous estimez
30:42qu'on pourrait aujourd'hui
30:43dans la chanson de Brassens
30:45que la tête de Marianne
30:46roule par terre
30:47et puisque
30:48alors sans décapiter personne
30:49j'entends bien
30:50et est-ce qu'on pourrait
30:51retrouver un roi de France
30:52aujourd'hui
30:53à Paris
30:53qui mettrait un petit peu
30:55d'ordre
30:55dans ce bordel institutionnel
30:58bien sûr
30:59bien sûr
31:00alors il se trouve que
31:02et vous en avez parlé
31:04Charles de Gaulle
31:05avait institué
31:06avec la 5ème république
31:09ce qu'on appellerait
31:10une monarchie républicaine
31:12absolument
31:12et au fond de lui-même
31:14Charles de Gaulle
31:16était monarchiste
31:18il se trouve
31:20que le 21 janvier
31:231953
31:24il déclarait à George Pompidou
31:26c'est un anniversaire
31:28on est d'accord
31:29oui tout à fait
31:30le grand malheur
31:32c'est d'avoir détruit
31:34la légitimité royale
31:35ce qu'il faut faire
31:37c'est Bayeux
31:38c'est à dire
31:39tenez-vous bien
31:41la monarchie
31:43alors
31:43oui Bayeux
31:44j'habite à 100 mètres
31:46de l'endroit
31:47où le général de Gaulle
31:49a prononcé
31:51ses deux discours
31:51de Bayeux
31:52et en particulier
31:54le 2nd du 16 juin
31:551946
31:56où il a
31:58jeté les bases
32:00de la future
32:01constitution
32:02de la 5ème république
32:03voilà
32:05alors
32:05depuis
32:06que je me suis éveillé
32:08à la chose
32:08publique
32:09à la Respublica
32:10je suis royaliste
32:12et je le resterai
32:13jusqu'à mon dernier souffle
32:15pourquoi
32:16parce que
32:18le roi
32:19en France
32:21avec
32:22le peuple
32:24querelleur
32:24que nous connaissons
32:25ça remonte
32:27à des lustres
32:29et des lustres
32:30et bien le roi
32:31par
32:33sa fonction
32:34d'arbitre
32:36peut faire taire
32:38les intérêts
32:39partisans
32:39le roi
32:41n'est
32:42ni de droite
32:43ni de gauche
32:45il est
32:46de France
32:46et
32:48hélas
32:50et bien
32:51ce à quoi
32:53nous assistons
32:54actuellement
32:54milite
32:56il me semble
32:57en faveur
33:00d'un rétablissement
33:02de la monarchie
33:02pour
33:03permettre
33:04au train
33:06France
33:07de retrouver
33:08les bons rails
33:09pour autant
33:11Gérard
33:12il y a eu
33:13un mouvement
33:13monarchiste
33:14je disais
33:14à nos deux invités
33:15que je me souviens
33:16de la campagne
33:16de faire
33:17c'était
33:18Bertrand Renouvin
33:19en 74
33:20il n'y a pas
33:22aujourd'hui
33:22de mouvement
33:23monarchiste
33:24en France
33:25constitué
33:26de façon à représenter
33:27une partie
33:27de l'opinion publique
33:28il y a souvent
33:29des françaises
33:31et des français
33:31qui vous disent
33:32peut-être
33:32que si on remettait
33:33entre guillemets
33:34un militaire
33:35mais de façon démocratique
33:36pour remettre
33:37un petit peu d'ordre
33:37et à un moment donné
33:38on avait pensé
33:39au général Pierre de Villiers
33:40c'est vrai qu'il y a
33:41cette approche
33:43en disant
33:43il faut retrouver
33:44une autorité légitime
33:45respectable
33:46neutre et incontestable
33:47qui recrée
33:49un équilibre
33:49Paul Melin
33:50est-ce que vous pensez
33:51que cette idée
33:51peut avoir un jour
33:52un peu faire son chemin ?
33:53il y a quelque chose
33:54qu'a dit notre auditeur
33:55qui m'a beaucoup intéressé
33:56sur le fait
33:57qu'il fallait
33:58peut-être dépasser
33:59les intérêts
34:00de la gauche
34:00et de la droite
34:01et aller aux intérêts
34:02de la France
34:02et c'est véritablement
34:03cette idée
34:04de l'intérêt général
34:05de l'intérêt supérieur
34:06de la nation
34:06qui je crois
34:07doit être au cœur
34:08de nos institutions
34:09quelles que soient
34:09nos institutions
34:10que l'on soit monarchiste
34:11que l'on soit républicain
34:13comme moi
34:13ce qui doit caractériser
34:16le rôle
34:17de l'homme d'état
34:18c'est véritablement
34:19de penser son peuple
34:20et sa nation
34:21pour 50 ans
34:22pour 100 ans
34:23pour 200 ans
34:23et pas seulement
34:24pour la prochaine échéance électorale
34:26et ensuite
34:26c'est de penser
34:27l'intérêt général
34:28par-delà
34:29les clientèles électorales
34:30et aujourd'hui
34:31il y a un certain nombre
34:32de partis politiques
34:33notamment la France insoumise
34:34pour ne pas la nommer
34:35qui sont dans une forme
34:36de clientélisme
34:37où ils veulent satisfaire
34:38une petite portion
34:40du pays
34:40et ça c'est presque
34:41l'américanisation
34:42de la vie politique française
34:44aux Etats-Unis
34:44vous savez
34:45on calcule quartier
34:47par quartier
34:47il y a des entreprises
34:48d'ailleurs
34:48qui font ça
34:48qui sont payées
34:49c'est des histoires
34:50de gros sous
34:50pour aller flaguer
34:52pour identifier
34:53des quartiers
34:54qui votent républicains
34:56ou qui votent démocrates
34:57et ensuite leur servir
34:58exactement le discours
34:58qu'ils veulent
34:59comme si on était
35:00des représentants
35:00de McDonald's
35:01de Coca-Cola
35:02c'est pas ça
35:02la politique française
35:04la politique française
35:04c'est une promesse
35:05émancipatrice
35:06qui dépasse
35:07les cadres
35:08des partis politiques
35:08et qui s'adresse
35:09à la nation
35:10toute entière
35:10que vous soyez
35:11des villes
35:11des campagnes
35:12musulmans
35:13chrétiens
35:14ou juifs
35:14que vous soyez
35:15pauvres ou riches
35:16etc
35:17et cette notion
35:19de dépassement
35:19des clivages
35:20peut-être
35:21Philippe nous dira
35:22qu'elle doit passer
35:22par un roi
35:23moi je pense
35:23qu'elle doit passer
35:24par la république
35:24mais par une république
35:26qui sait justement
35:27dépasser ses clivages
35:28alors république
35:29monarchique
35:29ou monarchie républicaine
35:30c'est un petit peu
35:31l'enjeu du débat
35:32on y revient
35:32dans quelques instants
35:33avec nos deux invités
35:34et nos deux experts
35:35vous écoutent avec attention
35:37je parle bien
35:37du symbole de la république
35:38parce qu'on parle
35:39de son sort
35:40est-ce qu'on va lui mettre
35:41une couronne sur la tête
35:41on pourrait d'ailleurs
35:42trouver une marianne
35:43on parle de roi
35:44ça peut être une reine
35:45bien sûr
35:45il y a des femmes
35:46formidables aujourd'hui
35:47qui pourraient être des reines
35:48je suis sûr d'ailleurs
35:48que Philippe Viguier
35:51déplace
35:53si vous aviez précisé
35:56que ça peut être aussi
35:57une femme
35:57peut-être que votre projet
35:58serait mieux accepté
35:59il parle d'opinion
36:01oui
36:01bien sûr
36:02alors
36:02votre livre passe
36:04évidemment
36:05il va beaucoup de choses
36:06les privilèges
36:06l'hérédité
36:07la stabilité institutionnelle
36:09on en a parlé
36:09la grandeur de la France
36:11parce qu'elle est préservée
36:11je voudrais qu'on vienne
36:12sur la laïcité
36:13et la culture
36:14il y a le décorum
36:15qui quand même
36:16aujourd'hui est important
36:17on a dit
36:17qu'il y avait
36:18dans le décorum
36:19et dans les fastes
36:21de la république
36:22quelque chose
36:22qui avait une connotation
36:23monarchique
36:24Philippe Viguier
36:25déplace
36:25je voudrais vous poser
36:26une petite question
36:27page 36
36:28je trouve
36:29à propos de Félix Fort
36:31Félix Fort
36:32pour qui la pompe
36:33passe avant tout
36:34offre 7 grands dîners
36:36ainsi que 2 balles
36:37pour lesquelles
36:37sont lancées
36:38cette puits d'invitation
36:39Félix Fort
36:39pour qui la pompe
36:40passe avant tout
36:41est-ce qu'il y a un petit
36:42clin d'oeil
36:43coquin
36:44ou vous l'avez fait
36:45sans vous entendre
36:45il voulait test
36:46à César
36:46il mourut pompé
36:47voilà
36:48je rappelle
36:48c'est le seul président
36:50de la république
36:50qui a voulu imposer
36:51c'est assez drôle
36:52un uniforme
36:53de président de la république
36:54et il en a présenté
36:56le dessin
36:57au conseil des ministres
36:58qui est effaré
36:59lui a dit
37:01il en est tout à fait
37:02hors de question
37:02le président de la république
37:03aura un
37:04aura un uniforme
37:06civil
37:06il avait même
37:07des uniformes
37:08c'était un président
37:08qui était très élégant
37:09des uniformes pour la chasse
37:10il répond pas
37:11il répond pas à ma question
37:12je parle de la pompe
37:13parce que
37:14justement
37:15parce que
37:15je veux pas rentrer
37:16dans une polémique
37:18qui éloignerait
37:19de mon propos
37:21des personnes
37:23qui pourraient
37:24y être intéressées
37:25j'ai mis d'abord
37:26la chanson du vergalant
37:27les rois avaient
37:29une libido
37:30très forte
37:31un sex appeal formidable
37:32les président de la république
37:32on en a reconnu quelques-uns
37:33j'ai pas cité
37:34donc il y avait aussi
37:34un talent séducteur
37:36et Félix Port
37:37recevait sa petite amie
37:38sa compagne à l'Elysée
37:40épectase
37:41c'est à dire
37:41crise cardiaque
37:42au moment de l'acte sexuel
37:43il meurt
37:44le commissaire de police
37:45arrive tout de suite
37:46l'anecdote est resté célèbre
37:47et il dit
37:47est-ce que le président
37:48a toujours sa connaissance
37:49et le concierge répond
37:50non elle est passée
37:51par la porte de derrière
37:52et Georges Clémenceau dit
37:53il se prenait César
37:54et il a fini
37:55il a fini
37:56on a compris la lésion
37:58donc voilà
37:58il y avait quand même
37:59des présidents de la république
38:00qui sous la troisième
38:02et la république
38:02avec le sens
38:05d'indiquant
38:06au-delà de l'anecdote
38:07ce qui fait
38:09la force d'un roi
38:11c'est pas l'uniforme
38:13un roi paraît
38:15c'est d'ailleurs étonnant
38:16parce que quand vous
38:17quand vous allez dans un pays
38:18où il y a une monarchie
38:20quand le roi paraît
38:22ou la reine paraît
38:23immédiatement
38:25il y a un silence
38:26qui s'impose
38:26moi-même
38:28j'avais été invité
38:29à une réception
38:30à l'ambassade
38:31de Grande-Bretagne
38:32à Paris
38:32et Diana
38:34qui rentre
38:35à l'époque
38:37qui rentre
38:38dans le salon
38:38tout le monde se tait
38:40c'est instinctif
38:41c'est instinctif
38:42or le président
38:43de la république
38:44vous savez
38:45récemment
38:46j'ai vu
38:46Macron
38:47le président Macron
38:48pardon
38:49aller dans une école
38:51tout le monde
38:51restait assis
38:52quand la reine Elisabeth
38:54rentrait dans un centre
38:55d'apprentissage
38:56tout le monde
38:57se levait
38:58quand le roi
38:59Philippe d'Espagne
39:01qui est pourtant
39:02un jeune roi
39:03qui a une cinquantaine
39:04d'années
39:05rentre dans un
39:06rentre dans un
39:08dans un centre
39:09où il y a des jeunes
39:10tout le monde
39:11tout le monde
39:11se lève
39:12c'est instinctif
39:13donc en fait
39:14la pompe
39:15finalement
39:15ça c'est une
39:16c'est vraiment
39:18à travers républicain
39:19les républicains
39:20sont persuadés
39:21que
39:21de faire de la pompe
39:23ça les rendra
39:24plus monarchistes
39:24quand le général de Gaulle
39:26rentrait quelque part
39:26oui mais écoutez
39:28vous savez
39:28après je veux bien
39:29que jusqu'à
39:30je veux bien
39:31ça fait quasiment
39:32une heure
39:32qu'on est ensemble
39:33que ce soit
39:34Paul Melin
39:34ou vous
39:35vous n'avez
39:36comme référence
39:37que le général de Gaulle
39:37non mais c'est dire
39:40quand même
39:40c'est dire quand même
39:41non et Raymond Poincaré
39:42a eu une prestance formidable
39:43oui mais c'est dire quand même
39:45la détresse
39:46des institutions républicaines
39:47que systématiquement
39:49et Paul Melin
39:49c'est son travers
39:50permanent
39:50dans ce livre
39:51de faire référence
39:52au général de Gaulle
39:53qui est mort en 1971
39:54je vous le rappelle
39:55ils ne sont qu'un citoyen
39:56je vous rappelle
39:57depuis 1971
40:00il n'y a pas eu
40:01un président
40:02de la république
40:03qui a été finalement
40:04à la hauteur
40:06d'une fonction
40:07de manière incontestable
40:08oui mais cher Philippe
40:09c'est la même chose
40:10avec les monarques
40:11vous prenez
40:11le prince Charles
40:13le roi Charles
40:14il y a eu quelques tarés
40:14dans les monarges
40:16j'en cite quelques-uns
40:17est-ce que je peux finir
40:18ma phrase cher Philippe
40:19j'en cite quelques-uns
40:20dans le livre
40:21il y a
40:22vous savez
40:23derrière la personnalité
40:24des uns et des autres
40:25moi tous les gens
40:26que j'ai rencontrés
40:27qui ont rencontré eux-mêmes
40:28François Mitterrand
40:29me disent précisément
40:30quand François Mitterrand
40:31rentre dans une pièce
40:32je termine Philippe
40:33c'est un faux roi
40:34à la roche solutrée
40:35que ce soit
40:37mais une présence
40:37Jacques Attali
40:38Roger Hanin
40:39et tous les gens
40:40de la Mitterrandie
40:40ont suivi le roi Mitterrand
40:43alors qu'il avait juste
40:43un chapeau
40:44ça ne l'empêchait pas
40:45d'être sifflé
40:45il y a beaucoup de monarques
40:48qui sont sifflés aussi
40:48c'est sûr que
40:51casse-toi pauvre con
40:52et le président normal
40:53et voilà
40:55donc je crois vraiment
40:55que vous savez
40:56il ne faut pas se focaliser
40:58ni sur les régimes
40:59ni sur les couronnes
41:00ni sur les diadèmes
41:01ni sur les cravates
41:02il faut se focaliser
41:03sur la façon
41:04dont l'époque évolue
41:05et je crois que
41:06l'époque a évolué
41:07et que malheureusement
41:08dans tous les secteurs
41:09mais des chefs d'entreprise
41:11vous le diront
41:11des acteurs de cinéma
41:13des journalistes
41:14un médecin
41:15par rapport à ses patients
41:16le nombre de gens
41:17qui appellent leur médecin docteur
41:18ça a baissé
41:19maintenant on va presque
41:20le tutoyer
41:21lui mettre une claque
41:21dans le dos
41:22c'est l'époque
41:23bien sûr
41:23c'est l'époque
41:24qui évolue en général
41:25et on aura beau remettre
41:26un monarque
41:27à la tête de l'état
41:28la roue de l'histoire
41:29est en marche
41:29et la roue de l'histoire
41:30est à la désacralisation
41:31juste là-dessus
41:34pas du tout
41:34parce que dans
41:35toutes les monarchies
41:36on appelle toujours
41:37une reine madame
41:38et un roi cire
41:39dans toutes les monarchies
41:40mais elles ont les mêmes
41:41problèmes que nous
41:42ces monarchies
41:43regardez les comptes
41:44instagram
41:45du roi d'Espagne
41:47ou du roi des Belges
41:48il fait des selfies
41:49mais on lui dit cire
41:51on dit toujours
41:51monsieur le président
41:52au président
41:52et quand il rentre
41:53dans la salle des fêtes
41:53de l'Elysée
41:54lui-ci il dit
41:54monsieur le président
41:55de la république
41:56c'est comme si
41:57le roi entrait
41:57je vous pose une question
41:58il ne nous reste que
41:59deux minutes et demie
42:00mais je pense que
42:01vous aurez l'occasion
42:02de revenir
42:02parce que
42:03c'est pas terminé
42:03ce débat sur la monarchie
42:04de la république
42:05c'est pas terminé
42:06la laïcité
42:06qui est une valeur républicaine
42:07fondamentale
42:08pour moi
42:09elle n'est que républicaine
42:10Philippe Villiers-Desplats
42:11vous avez l'air de dire
42:12non
42:12une monarchie
42:14même si
42:14alors il n'est plus
42:15de droit divin
42:15on est d'accord
42:16il est de droit souverain
42:17une monarchie peut respecter
42:18la laïcité
42:19bien entendu
42:19parce qu'elle fait la différence
42:21entre
42:22l'appartenance
42:23d'un souverain
42:24à une tradition
42:25spirituelle
42:26et
42:27la liberté
42:28d'un peuple
42:29de la choisir
42:30et c'est à ce point
42:32vrai
42:32que par exemple
42:33en Espagne
42:34du temps de Juan Carlos
42:36de la première constitution
42:37de Juan Carlos
42:37les ministres
42:39juraient
42:40à genoux
42:41sur un crucifix
42:43et le roi
42:44prêtait serment
42:45la main
42:46sur la Bible
42:47et
42:47le roi
42:49actuel
42:50Philippe
42:51deuxième roi
42:52de la restauration
42:53espagnole
42:53a prêté
42:55serment
42:55sur la constitution
42:57et non pas
42:57sur la Bible
42:58preuve que
42:58sans aucun drame
43:00sans aucun
43:01psychodrame
43:02comme on en a en France
43:03un roi peut rentrer
43:04dans une église
43:05sans que ça remette
43:07en cause
43:08la laïcité
43:09Philippe
43:10pardon
43:10Paul Melin
43:11est-ce que la laïcité
43:12peut être autre chose
43:13que républicaine
43:14la laïcité
43:15c'est un concept
43:16c'est une notion
43:16qui est parfaitement républicaine
43:18en 1905
43:19on est sous la troisième république
43:20la laïcité
43:22a été préparée
43:23j'ai envie de vous dire
43:24dans l'histoire
43:24par les philosophes des Lumières
43:26par l'humanisme
43:27par la redécouverte
43:28des textes anciens
43:29toute la philosophie occidentale
43:30repose
43:31depuis presque
43:32Héraclite
43:33sur l'idée
43:34selon laquelle
43:35il faut se débarrasser
43:37des mythes
43:38et des dieux
43:38pour être libre
43:39et je crois
43:40qu'il y a
43:40dans la république
43:42une sorte d'aboutissement
43:43à cette promesse
43:44de la philosophie occidentale
43:45et on n'a pas attendu
43:47ni un monarque
43:48ni un représentant
43:49du clergé
43:50pour adopter
43:51la laïcité
43:52comme un modèle
43:53unique et singulier
43:54dans le monde
43:55on ne peut même pas
43:55faire une crèche
43:56dans une mairie
43:56sans finir
43:57dans un tribunal
43:59vous ne viendrez
44:01en parler
44:02alors
44:03vive Henri IV
44:04qui fut un grand roi
44:05au nom de l'histoire
44:06nous saluons la monarchie
44:08et puis pour l'instant
44:08vive la république
44:09dans l'espoir
44:09d'avoir vraiment
44:10désormais
44:11des présidents de la république
44:12qui soient dignes
44:13des grandeurs de la France
44:14pour l'instant nous allons retrouver
44:15notre reine à nous
44:16qui s'appelle Brigitte Laé
44:17reine de super 8
44:19reine à vie
44:20et nous majesté
44:20je vous laisse la parole
44:21dans quelques secondes
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