- il y a 6 semaines
Avec Eric Revel (éditorialiste Sud Radio, Auteur de "C'est Mozart qu'on assassine ! Les fiascos de la décennie Macron") et Jean-François Carenco (ancien Ministre d’Emmanuel Macron et ancien Président de la Commission de régulation de l'énergie)
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, La Vérité en Face, Jean-François Aquili.
00:05La Vérité en Face, le débat à 9h32 sur Sud Radio.
00:10Avec vous, Éric Revelle, vous signez, c'est Mozart qu'on assassine, un essai, un pamphlet, au vitriol,
00:20les fiascos de la décennie Macron, édité par Ellipse.
00:25Vous n'êtes pas tendre avec le bilan du Président de la République.
00:31On est presque à la fin du 12e quinquennat.
00:32Nous allons y venir pour vous porter la contradiction.
00:36Bonsoir à vous, Jean-François Carinco.
00:38Bonsoir.
00:39Bonjour.
00:40Vous étiez vous qui avez dit bonsoir.
00:42Vous avez dit bonsoir ?
00:43Allez, Jean-François.
00:44Ancien ministre chargé des Outre-mer, auteur de préfet de la République, édité au Cerf.
00:50Vous êtes vous-même un préfet.
00:52J'ai terminé préfet de Paris, j'ai fait plusieurs postes.
00:55Et vous êtes un soutien du Président Emmanuel Macron.
00:58Du moins, vous venez porter la contradiction à Éric Revelle.
01:01Exactement.
01:02Je me définis comme fidèle.
01:04Et donc, comme je suis fidèle, je suis plutôt à gauche, même à gauche, mais je suis fidèle au Président.
01:10Alors, deux mots de votre essai.
01:12Plus que deux mots, d'ailleurs, Éric Revelle, puisque nous étudierons quand même avec tous les deux, messieurs,
01:16le cas d'école des sans-rafales de l'annonce d'hier.
01:18Tout d'abord, c'est Mozart qu'on assassine, les fiascos de la décennie Macron.
01:24Un pamphlet tonique sur le bilan du double quinquennat du Mozart de la finance, c'est vous qui le dites,
01:30mais aussi du Mozart de la diplomatie ou encore du Mozart de la politique.
01:34Le bilan de Macron, d'où que l'on se tourne, donne le vertige.
01:38Vous écrivez tellement il a collectionné les revers et les échecs.
01:42J'ai lu votre essai, Éric Revelle, et vous faites une sorte de comparatif avec l'œuvre de Wolfgang Amadeus Mozart.
01:52Alors, si vous voulez, la formule, c'est Mozart qu'on assassine, il faut quand même se rappeler que
01:56quand Emmanuel Macron, en 2017, fait campagne, certains de ses soutiens du moment,
02:01qui depuis ont changé, évidemment, contrairement à Jean-François Caranco, je pense à Jacques Attali,
02:05je pense à Alain Minc, nous le décrivent comme une sorte de Mozart de la finance.
02:10Vous voyez, il va redresser le pays.
02:14Il est quasiment vendu comme un prix Nobel de l'économie.
02:16Alors, les Français ont payé le prix, mais ils n'ont pas vu le Nobel, si vous voulez,
02:19parce que l'accumulation de fiascos financiers de ce double quinquennat parle pour lui-même.
02:27Mais c'est Mozart qu'on assassine, c'est aussi une formule qui est passée dans le langage courant en France.
02:34Vous savez, c'est à la fois Gilbert Sesbron qui intitule l'un de ses romans clés,
02:37c'est Mozart qu'on assassine, et Antoine de Saint-Exupéry qui reprend la formule pour dire
02:42c'est Mozart qu'on assassine, ça veut dire que chez chaque enfant, il y a un petit Mozart qui sommeillerait,
02:47mais les obstacles de la vie ou de la politique font qu'il ne se révèle pas.
02:50Eh bien, le Mozart de la finance, Emmanuel Macron, ne s'est pas révélé,
02:54puisqu'en quasiment huit ans de pouvoir, oui, il a accumulé des fiascos,
03:00notamment sur le niveau économique et financier.
03:02Le roi est nu comme un verre. Jean-François Carinco, je cite Éric Revelle,
03:06jamais un chef de l'État n'aura suscité autant de méfiance, de critique, voire de haine.
03:10Vous avez lu cet essai, que dites-vous ce matin ?
03:12Je dis, un, des chiffres, peu, des résultats.
03:18La richesse française a augmenté sous Emmanuel Macron.
03:21J'en prends, pour exemple, le patrimoine économique.
03:25L'espérance de vie a continué à augmenter.
03:27Le nombre d'étudiants a continué à augmenter.
03:30La balance des paiements courants s'est améliorée.
03:33Les créations d'emplois, notamment industrielles, ont été fortes,
03:36même si elles diminuent ces temps-ci.
03:38Tous ces résultats, l'emploi industriel a augmenté.
03:40Tous ces résultats ne sont pas mis en avant.
03:43Alors après, vous me parlez de ceci, de cela.
03:46Évidemment, quand vous êtes au pouvoir et que l'opinion publique,
03:49c'est ma réflexion principale, veut personnaliser les choses,
03:54vous arrivez toujours à trouver quelque chose qui ne va pas.
03:57Je rappelle que le nombre de contradictions dans une pensée est le signe de sa richesse.
04:00Oui, alors là, je veux dire, elle est très riche, la pensée de Macron.
04:03Exactement.
04:03Elle est infiniment riche.
04:05Il y a des Français qui sont appauvris.
04:06Et vous l'avez, dans ce livre qui, par ailleurs, je le dis parce qu'on est un bien crevel,
04:10est bien écrit.
04:11Oui.
04:11En fait, c'est un note musical.
04:13Ça, ça fait plaisir.
04:14C'est sympa.
04:14Mais il vous agace.
04:16Pour qu'il agace, je pense qu'il est inexact.
04:18Bon.
04:18Attendez, juste, je termine.
04:20Il y a deux crises qui manquent, qui sont les vraies crises du monde.
04:23Écologiques.
04:24Non, il n'y a pas de crise économique.
04:26Allez-y.
04:26Écologique.
04:27Il y a la crise écologique et la crise médiatique.
04:30Si vous êtes là, c'est parce qu'il y a une crise médiatique.
04:32C'est-à-dire qu'on part d'une situation, ah, de l'État, des médias.
04:37J'ai acheté le monde en 1969, ça valait 50 centimes de franc.
04:41En octobre, c'était à Saint-Placide, j'arrivais à Paris pour être étudiant.
04:44Aujourd'hui, il vaut 57 fois plus.
04:48Et il n'a pas le même poids.
04:49Aujourd'hui, c'est les réseaux sociaux et l'intelligence artificielle.
04:52Ce qui veut dire que ça change la nature de la démocratie, ça change la nature du peuple.
04:57Les écrans changent la nature de la démocratie.
04:59Et c'est ça qui compte.
05:00Mais, monsieur le ministre, les faits sont têtus.
05:02Éric Revelle, vous nous parlez de balance des paiements, ça ne parlera pas aux auditeurs sur le radio.
05:07En revanche, je vais vous donner quelques chiffres, puisque vous aimez les chiffres.
05:093 500 milliards d'euros de dettes, ça vous parle ?
05:12C'est 1 000 milliards d'euros de dettes supplémentaires sous Emmanuel Macron.
05:15150 milliards de déficit public annuel, ça vous parle ?
05:18150 milliards de déficit public, 80 milliards de déficit commercial, ça vous parle ?
05:2380 milliards de déficit commercial, service de la dette, ça sera bientôt supérieur au budget de l'éducation nationale.
05:29C'est ça, le bilan économique et financier, le président, monsieur le ministre, que vous mettez en avant ?
05:34D'abord, moi qui suis plus vieux que vous, cher Eric, j'ai connu le dernier budget en équilibre de la France.
05:41C'était sur Raymond Barre.
05:43J'étais stagiaire de l'ENA à Priva.
05:45Depuis, tout en déficit.
05:48Donc arrêtez de dire que tout ça, c'est la faute à Macron, c'est la faute à la France.
05:51C'est la faute à la France.
05:53Ne méprisez pas.
05:53Et à ses élites.
05:54Et à ses élites.
05:55D'où vous faites partie, monsieur le ministre ?
05:58Non, je me sens...
05:59Vous étiez énarque, vous êtes énarque, vous êtes énarque.
06:01Vous faites partie des élites.
06:03Qu'est-ce que vous dites, François Caracoc ?
06:04Au fond, vos budgets, c'est une étape d'esprit général.
06:09Deuxième idée, 80 milliards de déficit commercial.
06:12Ce n'est pas le déficit commercial qui compte, c'est le déficit de la balance des paiements.
06:16C'est commerce plus service.
06:18C'est vrai qu'on a du déficit commercial.
06:20Et c'est dû à quoi ?
06:21Est-ce que c'est dû à Macron ou c'est dû au fait qu'on ne travaille plus ?
06:24C'est dû au fait qu'on ne veut plus travailler.
06:26Regardez même dans cette station.
06:29Dites-nous le mal que vous avez à trouver des personnels.
06:31Tout le monde.
06:32On ne travaille plus, cher Éric.
06:34Vous le savez bien.
06:34Éric Rével, on ne travaille plus, dit Jean-François Carinco.
06:40Il le dit pour défendre un président qui en est à son deuxième quinquennat.
06:44Alors ?
06:45Est-ce que j'aurais l'outre-cuidance de rappeler à M. Carinco
06:48qu'il a soutenu le passage aux 35 heures,
06:50qui est précisément, à gauche, le marqueur qui a diminué le temps de travail dans ce pays ?
06:55Mais je n'ai pas cette outre-cuidance, donc je ne vous poserai pas ça.
06:57Il y a 35 heures, on peut s'arrêter.
06:59Sur le temps de travail, vous savez que si vous prenez des multiples de 4,
07:03vous travaillez, mettons, 40 heures par semaine pendant 40 ans,
07:06et vous prenez la retraite à 80 ans.
07:09Eh bien, vous aurez travaillé, tout compris, 10% de votre vie.
07:13Éric Rével.
07:14Pour manger beaucoup.
07:15Éric Rével, est-ce qu'on ne peut pas tirer un bilan, on va dire, désastreux,
07:19de peu ou prou, avec un curseur plus ou moins élevé,
07:22d'à peu près tous les présidents de la République ?
07:24Souvenez-vous, vous évoquiez 1974.
07:26En 81, Valérie Giscard d'Estaing qui part à pied de l'Elysée,
07:30qui est conspuée.
07:32Donc, ils sont souvent finis en guenille.
07:35Alors, les fins, vous avez raison, les fins de mandat présidentiel,
07:38en France, se terminent toujours sous les colibés et les lazis.
07:42Vous avez raison.
07:43Mais pardonnez-moi, il faut quand même se souvenir qu'en 2017,
07:46Emmanuel Macron, le jeune politique qui va réussir un hold-up politique,
07:51comme personne n'a réussi dans la Ve République.
07:54Qu'est-ce qu'il nous promet ?
07:55Son livre, son livre cadre, ça s'appelle Révolution.
08:00Révolution.
08:01Il nous promet un nouveau monde.
08:02Il promet aux Français la Start-up Nations.
08:05Donc, pardonnez-moi, mais si la fin d'Emmanuel Macron à l'Elysée est si catastrophique,
08:12c'est parce qu'il avait placé la barre extrêmement haute.
08:14Il avait expliqué que, grâce à lui, le « en même temps » allait résoudre les problèmes des blocages politiques français.
08:21Or, ce « en même temps », M. le ministre, pardonnez-moi, vous y avez participé,
08:25n'a servi à quoi ?
08:26N'a servi qu'à exacerber la radicalisation politique
08:30et à rendre l'Assemblée nationale encore plus ingouvernable qu'elle ne l'était.
08:33– Jean-François Caraco vous répond.
08:34– Oui, je voulais répondre sur « en même temps » parce que c'est…
08:36Je soutiens le président sortant parce que, d'abord,
08:40il a été réélu avec 28% des voix au premier tour.
08:43C'est le premier tour qui compte.
08:45On dit qu'il a été élu parce que c'était contre le Front National ou contre les filles.
08:48Au premier tour, il est en tête avec 28% alors qu'il n'avait fait que 22% la première fois.
08:53Donc les gens ont apprécié.
08:55Et que tous ceux qui sont toujours battus arrêtent de dire que tout est mal.
08:59Ça, c'est ma première observation.
09:00Mais après, Éric a raison sur « en même temps ».
09:05Parce que le président, que j'aime bien, fait aussi des erreurs.
09:09Il a fait des bêtises, il a fait des trucs.
09:12– Pensez à quoi, par exemple, quand vous dites « il a fait des erreurs » ?
09:15– Je ne veux pas faire de politique, je pense qu'il a fait des erreurs.
09:17– C'est dans mon livre.
09:18– L'essentiel de la réflexion, c'est « en même temps ».
09:23Est-ce que, est-ce que, il est bien en politique de dire
09:29« il y a la gauche, il y a la droite et moi je me mets au milieu et je fais l'eux en même temps ».
09:32C'est ça le vrai débat de la politique d'Emmanuel Macron.
09:36Il me semble.
09:37Est-ce que ce fait de dire « je fais en même temps, je rapproche le centre-droite, le centre-gauche »
09:43ne fait pas monter l'extrême droite et ne fait pas monter l'extrême gauche ?
09:46– Et en même temps, Sébastien Lecornu, proche d'Emmanuel Macron,
09:49premier ministre qui va devant les entrepreneurs français de Chousse France,
09:51qui leur dit « ne vous inquiétez pas, les taxes qui sont votées ne seront jamais appliquées ».
09:56C'est quelque part un double discours.
09:59Tout le monde tient des doubles discours aujourd'hui.
10:01– Mais en même temps, ce n'est pas un double discours.
10:03– Non mais ça tue la politique.
10:04– C'est une philosophie de la politique.
10:05Est-ce qu'il faut gouverner la France ?
10:07Ce qu'on appelle le bloc central.
10:08– C'est le non-choix et en même temps, c'est ne pas trancher.
10:11C'est-à-dire qu'en fait, vous baladez les gens en permanence.
10:13– Vous ne baladez pas, vous essayez de prendre en compte les contraintes.
10:18Prenez l'affaire du Mercosur.
10:20Est-ce qu'il faut le faire ? Est-ce qu'il ne faut pas le faire ?
10:22Est-ce que le Président a négocié est bien ou pas bien ?
10:26On verra.
10:27Pourquoi voulez-vous que tout jour soit tout blanc ou tout noir ?
10:30Moi, je ne suis pas d'accord avec ça.
10:31– Messieurs, Éric Revelle, Jean-François Carinco,
10:34nous discutons autour de ces Mozart qu'on assassine,
10:36les fiascos de la décennie Macron signé Éric Revelle,
10:39paru chez Ellipse.
10:40Nous nous retrouvons dans un instant.
10:42Je vais vous poser la question, ce n'est pas dans le livre,
10:43mais c'est un cas d'école sur le fameux,
10:45le formule de contrat des 100 rafales.
10:48On va l'aborder.
10:48– C'est un très bon exemple, Jean-François.
10:50– C'est un très bon exemple, même s'il n'est pas dans le livre,
10:51mais dans le livre, il y a tant d'exemples,
10:52il y en a page après page de tout ce que nous avons vécu
10:55pendant ces quasi deux quinquennats.
10:57On se retrouve tout de suite pour la suite du débat de La Vérité en Face.
11:02– Le Grand Matin Sud Radio, La Vérité en Face, Jean-François Aquili.
11:07– Face à face, Éric Revelle, éditorialiste Sud Radio,
11:10auteur de « Ces Mozart qu'on assassine »,
11:12livre-pamphlet sur les fiascos de la décennie Macron,
11:17édité par Ellipse.
11:18Face à vous, un ancien ministre, celui des Outre-mer,
11:21Jean-François Carinco, que vous êtes préfet également,
11:25honoraire, et vous êtes en total désaccord
11:27avec le regard que porte Éric Revelle
11:29sur le double quinquennat d'Emmanuel Macron,
11:32un regard très critique.
11:34Je voudrais, messieurs, vous soumettre
11:35ce qui n'est pas dans le livre,
11:36mais qui est dans la continuité,
11:38les 100 rafales promis à l'Ukraine
11:41par le président Emmanuel Macron.
11:42Accord historique, dit Volodymyr Zelensky,
11:45mais ce n'est pas un contrat,
11:47c'est juste une déclaration d'intention.
11:50Éric Revelle, est-ce que nous sommes en ce train
11:52de nous payer de mots ?
11:53De quoi parlons-nous au juste ?
11:54Vous avez là, sur ce fait d'actualité,
11:57qui honorerait bien sûr l'industrie française,
11:59si cette lettre d'intention devenait un contrat,
12:01vous avez résumé toute ou une grande partie
12:04de la politique d'Emmanuel Macron,
12:06qui est faite à partir de communications,
12:09mais pas de faits réels.
12:10Pourquoi je dis ça ?
12:10Parce que les 100 rafales dont on nous parle,
12:13c'est sur une période de 10 ans.
12:15Une lettre d'intention, ce n'est pas un contrat.
12:17Donc ça veut dire qu'on annonce un accord historique,
12:20qui n'est en fait pas un contrat signé,
12:23qui serait financé d'ailleurs sur quel argent ?
12:26L'Ukraine a un budget de 50 milliards d'euros de défense,
12:3033 milliards, ce sont des prêts auprès de l'Union Européenne,
12:34et 17 milliards, ce sont des subventions.
12:36Vous croyez que les pays européens vont laisser l'Ukraine acheter
12:39sur des prêts européens des avions français ?
12:41Non.
12:42Puis je rajoute, pour vous montrer comment c'est de la communication,
12:44Monsieur le Ministre,
12:45je rajoute que le 23 octobre dernier,
12:47le même Zelensky est allé en Suède
12:51signer une lettre d'intention pour acheter
12:54150 Gripen, des chasseurs suédois.
12:59Donc si vous voulez, il y aura bientôt plus d'avions de chasse
13:01commandés par Zelensky, dont le régime est corrompu,
13:04qu'il n'y a d'avions de chasse en Europe.
13:06Non, ça ne tient pas de vous.
13:07Monsieur le Saint-François Carrico,
13:08sommes-nous dans la communication pure,
13:11systématiquement avec notre président en exercice,
13:14voire même la parole performative ?
13:16Vous savez, on dit les choses,
13:17elles sont faites parce qu'elles ont été dites.
13:19D'abord, il ne dit rien dans le réel.
13:20Je ne dis pas que c'est un contrat.
13:22Moi, je défends la vérité.
13:24Après, je suis très critique sur un certain nombre de choses,
13:26notamment, je trouve que la politique sociale
13:28n'est pas suffisante.
13:29Mais quand il dit...
13:30Oui, 9 millions de pauvres en France,
13:319 millions de pauvres, c'est aussi ça le bilan monsieur.
13:33Oui, on va parler des pauvres.
13:34Qu'est-ce que c'est qu'un pauvre aujourd'hui ?
13:36Qu'est-ce que c'est qu'un pauvre aujourd'hui ?
13:37Non, mais continuez sur le rafale.
13:39Ta grand-mère, elle vivait comment ?
13:40Ah ben, elle vivait moins bien.
13:42Elle ne vivait pas.
13:43Aujourd'hui, on est un peu surconsommateur.
13:46S'il dit, c'est une lettre d'intention.
13:48Et pourquoi vous lui dites...
13:49Pourquoi vous dites...
13:50Ah, il ment.
13:52Il veut faire croire que c'est un contrat,
13:53mais il n'a jamais dit que c'était un contrat.
13:55Il n'a jamais dit que c'était un contrat.
13:56Mais pourquoi il dit que c'est historique alors ?
13:58Vous dites que nous en faisons une mauvaise...
13:59Exactement, vous saisissez.
14:01Et s'il n'avait rien dit, on aurait dit,
14:03ah mais il laisse tomber l'Ukraine.
14:04Il faut arrêter de personnaliser le pouvoir.
14:06Il a cette tendance, le président.
14:08On peut lui reprocher.
14:09Mais pourquoi il a cette tendance ?
14:10Parce que les médias en rajoutent, ça leur fait plaisir.
14:13C'est facile de dire que c'est la faute à l'autre
14:14plutôt que de dire que c'est la faute aux Français
14:16qu'il ne travaille pas assez.
14:17C'est important, ce que dit le ministre Caronco.
14:18Très important.
14:19Il faut arrêter de personnaliser le pouvoir.
14:21Le problème, le problème avec Emmanuel Macron,
14:23et je n'ai jamais vu ça.
14:25J'ai suivi un certain nombre de présidents de la République
14:27depuis mes jeunes années, François Mitterrand.
14:29Mais le problème, M. Caronco,
14:31c'est qu'Emmanuel Macron, à cause ou grâce à son hubris,
14:35a fait disparaître la fonction de président de la République.
14:38C'est-à-dire qu'il a tellement personnalisé le pouvoir
14:40autour de sa personne,
14:42et de, je sais mieux que tout le monde,
14:43qu'en fait, on n'a plus forcément devant soi un chef de l'État,
14:46on a une personne dont le côté jupitérien
14:49a été balayé d'un revers de main
14:53par des Français qui semblent méprisés.
14:54Alors, attendez, pourquoi vous dites
14:56Trump est meilleur ?
14:58Je produis ça.
14:59Je vous cite Éric Revelle dans le texte
15:02à propos de la diplomatie,
15:04mais ça s'applique à bien d'autres domaines,
15:05quand vous l'écrivez tout au long du livre.
15:07Vous dites, Éric Revelle,
15:08là où le Mozart de la diplomatie
15:10n'a jamais reconnu aucun de ses nombreux échecs diplomatiques,
15:13vertigineux, ce refuge chez Macron
15:15souligne son manque de lucidité,
15:18aveuglé par son hubris
15:20qui lui sert à éclairer lui-même
15:22le chemin de son double quinquennat.
15:24Jean-François Carinco,
15:25Éric Revelle, votre contradicteur,
15:28ici présent,
15:29s'en prend à la personnalité du chef de l'État,
15:31un homme qui s'aimait trop, apparemment,
15:33si j'ai bien compris.
15:34– D'abord, sur les échecs et les succès diplomatiques,
15:38moi je trouve que ce qu'il a fait au Moyen-Orient,
15:39c'est bien.
15:40La preuve, c'est que tout le monde l'a reconnu.
15:42Je suis pour un truc à deux États.
15:44C'est lui qui l'a impulsé.
15:45Tous les États européens l'ont suivi.
15:47– C'est pas ce qu'il voulait au début.
15:48– L'Europe que l'on critique,
15:53l'Europe que l'on critique,
15:54toujours,
15:55commence à exister.
15:56D'ailleurs, quand il prend une décision,
15:57les journalistes disent que c'est pas bien.
15:59La France existe en Europe.
16:00La France existe en Europe.
16:02J'ajoute que les pays européens,
16:03si la France va très mal,
16:05vont pas beaucoup mieux non plus.
16:06Ce qui se passe, c'est une évolution du monde.
16:08– Ah oui, vous trouvez l'Espagne, l'Italie, le Portugal,
16:10ça va pas mieux que la France.
16:11– Ah bah si.
16:13– Regardez, qu'est-ce qui va mal en Italie ?
16:14– Qu'est-ce qui va mal en Italie ?
16:16– Mais parlons d'autre chose.
16:18– Qu'est-ce qui va mal en Italie ?
16:19L'Italie qui a 50 millions d'habitants à peu près.
16:21La France en a 69.
16:23Ils ont 300 000 habitants de moins que nous.
16:25De naissances par an.
16:27Ils ont un taux de natalité qui doit être 1,3.
16:30– Nous on est 1,7 monsieur le ministre.
16:32– Oui, c'est déjà pas mal.
16:33– La régularisation opérée par madame Mélanie ?
16:36– Hein ?
16:36– La régularisation massive de migrants.
16:39– Bien sûr, bien sûr.
16:40Il n'y a plus personne en Italie.
16:42Quant à l'Espagne, ça n'existe plus.
16:45C'est des régions qui vivent différemment.
16:48Moi je suis…
16:49Voilà, il faut arrêter de dire que tout est mieux à l'extérieur.
16:53Regardez les chiffres.
16:54Regardez ce qui se passe sur la diplomatie.
16:56Où y a-t-il des échecs sur la diplomatie ?
16:59Alors imaginez qu'il y a un président qui arrive, quel qu'il soit.
17:02Je vais tout vous faire mal.
17:04Voilà.
17:04Mon programme, c'est de tout faire mal, c'est la déchéance de la France.
17:08Alors effectivement, dès qu'il fait un truc, ça aurait pu être mieux.
17:11Lui, il a dit, c'est un de ses défauts.
17:14Je ne doute pas, il en a des défauts.
17:15Je le connais, il en a.
17:17Mais ce n'est même pas lui que je défends, c'est aussi la fonction présidentielle.
17:20C'est l'État de la France.
17:22C'est l'État de la France.
17:23On n'a pas le droit de salir la France.
17:25– Éric Reveille.
17:26– Je suis bien d'accord.
17:27Il faut défendre la fonction présidentielle plus que la personnalité d'Emmanuel Macron.
17:31Mais sa personnalité a tellement supplanté sa fonction qu'il me semble, et je l'écris,
17:37que cette fonction a disparu au profit de sa personnalité.
17:41Vous savez, vous savez…
17:42– Oui, là, je vous dis oui.
17:44– Vous êtes d'accord ?
17:45– Oui.
17:45– OK.
17:45Mais vous savez, monsieur le ministre, quand vous dites, c'est la voie de la France
17:49qui a permis de trouver une solution à deux États.
17:53Bon, d'abord, je vous ferai remarquer que le plan de paix, il n'est pas du tout français.
17:58Il est américain.
17:58Quand je vois Charles Melcher, le président de la République, ou son service de la communication,
18:03qui fait une vidéo pour dire « c'est le programme, c'est le plan de paix français »,
18:07mais attendez, on rigole sous cap.
18:09Et certains rigolent tout fort, d'ailleurs.
18:11Trump lui a fait remarquer, il lui a dit à la fin de la conférence de Charles Melcher,
18:15il lui a dit « mais Emmanuel n'est pas là pour la photo, d'habitude il est au centre derrière moi ».
18:18Ben non, il ne pouvait pas être là.
18:20Donc, si vous voulez, non, je suis désolé.
18:22La France n'est plus qu'une puissance moyenne, mais au Moyen-Orient, sous Emmanuel Macron,
18:27qui a beaucoup varié sur ses prises d'opposition,
18:31il me semble, les experts le reconnaissent, que notre rôle s'est affaibli.
18:34Il est temps de conclure, messieurs, il reste peu de temps.
18:37« Rarement les Français auront autant détesté leur chef,
18:40avec autant de rectitude et d'aplomb », écrit Éric Revelle.
18:43« Rarement le pays profond aura regardé autant de travers son président,
18:46maillant soudainement faible, de l'élite parisienne ».
18:49Je voudrais qu'on conclue là-dessus, Jean-François Carinco.
18:51C'est vraiment une attaque d'Éric Revelle contre la personnalité d'Éric Revelle.
18:54Regardez le départ de Giscard d'Estaing, regardez ce qu'est devenu Nicolas Sarkozy.
18:58Lui, Macron, et encore, je le critique notamment sur la politique sociale,
19:02où je pense qu'il faut faire beaucoup plus.
19:03Mais ceci dit, il a été élu, réélu, et on va voir comment il va sortir.
19:09Mais regardez comment sont sortis M. Giscard d'Estaing,
19:12comment est sortis M. Sarkozy, il a même été en taule.
19:15Donc, ayons du respect pour nos institutions.
19:18Ayons du respect pour nos institutions.
19:20Éric Revelle.
19:21À condition, M. le ministre, que ceux qui incarnent ces institutions
19:24aient du respect pour leurs fonctions.
19:27Vous vous rapprochez d'en avoir trop.
19:29Ce sera le mot de la fin.
19:30Merci Éric Revelle.
19:31Merci beaucoup, Jean-François Carinco.
19:33Merci Éric.
19:34Je rappelle, merci pour ce débat d'ailleurs, tiens,
19:36c'est pour une fois qu'il y a des avis tranchés.
19:38Éric Revelle, c'est Mozart qu'on assassine,
19:40j'en conseille la lecture.
19:42Les fiascos de la décennie Macron,
19:44le tout en musique.
19:46Puisque nous entendons...
19:47Chaque chapitre, c'est une œuvre célèbre
19:49de Wolfgang Gamalius Mozart.
19:51C'est une bonne idée et c'est bien écrit.
19:53Super belle idée.
19:54Bravo, vous voudriez peut-être faire ça
19:55avec Alain Souchon d'ailleurs.
19:56Oui, oui, oui.
19:57J'aurais eu peur qu'il me traite de con, si vous voulez.
20:00Allez, merci à tous les deux.
20:01Et bienvenue à vous, Jean-Marie Bordry.
20:04Qu'y a-t-il d'embêtez-vous d'accord ?
20:05Des avis tranchés, comme d'habitude,
20:06avec tous ceux qui nous écoutent
20:07et qui peuvent nous appeler au standard de Sud Radio.
20:10On va revenir sur cette promesse.
20:12Non, la majorité présidentielle ne votera pas le budget.
20:15Pourquoi ? Parce qu'il y a trop d'impôts,
20:16trop de recettes, justement,
20:17décidées par les socialistes.
20:18On va aussi parler de ce sondage IFOP
20:20qui est assez révélateur.
20:22Les jeunes français musulmans
20:23de plus en plus religieux.
20:24Qu'est-ce que ça implique ?
20:25On va en parler avec vous tous.
20:26À la ligne du Figaro.
20:27Et puis, cette promesse aussi,
20:29ou plutôt cette demande de votre invité,
20:32tout à l'heure, M. Casbarian,
20:33faut-il mettre fin à l'hébergement d'urgence
20:35pour les migrants en situation irrégulière ?
20:37Ce qu'il a dit ce matin chez vous, Jean-François,
20:39et sur Sud Radio,
20:40fait déjà polémique avec des réactions d'autres députés.
20:43On y reviendra.
20:43Et oui, les avis tranchés sont sur Sud Radio.
20:46Toujours.
20:46Allez, merci à vous, Jean-Marie.
20:47Bonne émission.
20:48Bonne émission.
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