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  • il y a 11 mois
Ce lundi 20 octobre, la réduction de sa pondération aux valeurs techs a été abordé parAlfred Le Léon, responsable de la distribution des ETF pour la France chez JP Morgan AM, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Le focus du jour le lundi vous en avez l'habitude c'est les ETF et ce matin j'ai le plaisir d'accueillir
00:07Alfred Le Léon responsable de la distribution des ETF en France et au Benelux chez JP Morgan
00:13Asset Management. Bonjour Alfred Le Léon. Bonjour Etienne. Merci d'être avec nous ce matin dans
00:17un instant on va parler d'allocations, comment réduire sa pondération aux valeurs tech. Juste
00:24avant quand même toujours intéressant de regarder le marché des ETF sur les flux, que nous disent les
00:28flux de ces produits indiciels. Oui bien sûr alors sans surprise encore une semaine de collecte
00:34positif dans le monde des ETF avec 44 milliards de collecte sur la semaine passée. Si on s'intéresse
00:40à la composition de ces flux on voit que 80% d'entre eux étaient dirigés vers la classe d'actif actions dont
00:46des investisseurs qui remettent un peu de risques en portefeuille. Si vous vous rappelez la semaine
00:50précédente avait clôturé sur une forte baisse des marchés américains, le Nasdaq à moins 3%, le S&P 500 à
00:55moins 2,70. Donc des investisseurs qui en début de semaine ont racheté des actions américaines
01:00à bon compte. On a vu également sur un indice plus global et régional retour sur les actions MSCI World,
01:05donc l'indice global extrêmement diversifié. Quand on ne sait pas vers quelle région se tourner, se
01:10tourner vers le monde est aussi un moyen de s'exposer aux equity et encore une fois depuis le début de
01:14l'année les actions européennes qui reviennent dans le viseur des investisseurs. Oui ça c'est intéressant,
01:19il y a à nouveau de la collecte sur les actions européennes, c'est ce qui explique notamment la nette
01:23sur performance de l'Europe depuis la rentrée. Tout à fait, ça fait un certain nombre d'années
01:28qu'on avait toujours une collecte très forte sur les actions américaines et très peu sur les
01:31actions européennes. On a des valorisations qui sont attractives et on a des investisseurs qui
01:35de nouveau se tournent vers l'Europe pour investir. Maintenant c'est vrai qu'il faut regarder quand
01:39même le différentiel par rapport aux actions américaines. On a les actions américaines qui
01:43performent de façon significative et donc ne pas avoir un retard de performance en regardant
01:47uniquement l'Europe. Donc il faut vraiment pouvoir associer les deux régions et pouvoir naviguer les
01:51deux régions de façon efficiente. Avec les émergents également qui font leur grand retour,
01:55notamment depuis le printemps ou depuis cet été plus précisément. Ça se voit dans les performances,
02:01notamment la bourse d'Hong Kong qui gagne un peu plus de 30% désormais depuis le début de l'année.
02:05Alors on le sait aujourd'hui les indices américains ont de très grandes dépendances aux valeurs tech.
02:12Si on regarde le S&P 500, c'est plus de 30% aujourd'hui de cette magnifique.
02:17On le voit bien sur ce plateau, mais également dans les notes d'analyse, mais également dans les
02:22allocations. Tout le monde n'est pas forcément à l'aise avec le parcours des 7 magnifiques depuis
02:26le mois d'avril. Certaines ont plus que doublé désormais. Une solution par rapport à cela, les ETF
02:32actifs, ça peut être une solution aujourd'hui, Alfred Le Léon, pour réduire sa dépendance aux
02:38actions américaines tout en étant quand même présents sur le marché.
02:41Oui, tout à fait. Deux éléments, lorsqu'on regarde les indices des actions américaines,
02:44notamment le S&P 500, qui est l'indice plutôt représentatif de cet univers-là. Un premier
02:49élément, c'est la concentration. Vous l'avez mentionné, les dix premiers titres de l'univers
02:53représentent 40% de l'ensemble de la capitalisation boursière des 500 sociétés. Et dans ces dix sociétés,
02:58vous l'avez mentionné, sept d'entre elles sont impliquées dans le secteur de la technologie et donc
03:02une implication très importante dans l'intelligence artificielle. On entend parler de plus en plus de bulles,
03:07donc on se pose la question de ces valorisations. On paye 30 fois les bénéfices estimés en termes
03:13de prix, donc est-ce que ces valorisations sont justifiées ? Un deuxième élément, la dispersion.
03:19Si on regarde les 20% des titres les moins chers de l'univers et qu'on les compare aux 20% des titres
03:23les plus chers, on a un écart qui est beaucoup plus haut que les niveaux historiques. Donc ça nous
03:27fait penser que ces deux éléments-là plaident pour une gestion active, c'est-à-dire la capacité,
03:31la possibilité de pouvoir naviguer dans cet univers pour trouver les dossiers qui sont les
03:35mieux valorisés, donc des valorisations qui sont beaucoup plus intéressantes en termes de points
03:38d'entrée et qui ont des perspectives de croissance qui sont intéressantes et c'est vraiment l'objectif
03:42qu'on va avoir sur des ETF actifs. Donc l'ETF actif, juste pour rappeler, c'est associer les propriétés
03:46de l'ETF, transparence, flexibilité, efficience en termes de coûts, à une gestion active, donc un
03:52professionnel, un expert qui va piloter le portefeuille et essayer d'identifier des opportunités pour
03:57battre l'indice de référence considéré. Et comment aujourd'hui on peut comparer un ETF actif avec un fonds
04:03traditionnel comme il en existe depuis des décennies qui sont gérés par des gérants de portefeuille ?
04:08Alors, il y a sur certaines stratégies aucune différence, ça va vraiment être l'enveloppe juridique,
04:13on va avoir l'ETF et une enveloppe juridique parmi les autres à la spécificité près qu'elle va être
04:18traitée en bourse toute la journée. Ce qu'on voit aujourd'hui en termes de composition du marché,
04:22notamment en Europe, c'est que la majeure partie de ce marché sont quand même concentrées sur des stratégies
04:26avec des faibles budgets de risque, c'est-à-dire qu'on va reproduire d'une certaine manière
04:30l'ossature de l'indice et après implémenter des paris sur la base des vues des analystes ou des
04:35analystes financiers. Donc c'est des choses qui sont un premier pas en dehors de l'indice, si je peux dire,
04:40et on a des choses qui sont beaucoup plus actives mais qu'aujourd'hui en termes d'encours sont un peu
04:43moins représentatifs du marché. Donc c'est vraiment des ETF qui vont avoir vocation soit à avoir un
04:48objectif spécifique comme la réduction de la volatilité ou alors battre en fait l'indice de référence et
04:54notamment lorsqu'on voit l'indice américain S&P 500 et sa concentration, ça peut être un moyen
04:57de contourner les risques que cette concentration présente.
05:01Et ça c'est une fonctionnalité intéressante, on parle souvent des effets de change, on le voit
05:05actuellement dans les publications d'entreprises, on le voit également dans la performance de Wall
05:08Street parce que certes les indices américains sont sur des plus hauts mais en euros on est à zéro
05:12ou presque. Donc là aujourd'hui ces ETF actifs, le fait de remanier un petit peu les indices,
05:18ça peut être une solution de diversification.
05:20Oui tout à fait, alors pour nous c'est même primordial dans un contexte comme celui-ci,
05:24je l'ai parlé en termes de dispersion, en termes de concentration et en termes de valorisation
05:27des actifs, on pense qu'on doit avoir une gestion active et encore une fois là on parle,
05:32vous parlez de devise et on sait que l'euro dollar a eu des mouvements relativement importants
05:35depuis le début de l'année. On a également énormément d'éducation pour accompagner nos
05:40clients et les conseiller sur quand utiliser une part de devise couverte ou une part de devise
05:44en dollar sur l'investissement pour pas justement perdre toute la génération de performance
05:48qui a été générée depuis le début de l'année.
05:50Alors quels sont les paris notamment aujourd'hui chez JP Morgan Asset Management ?
05:54En termes de surpondération et en termes de sous-pondération ?
05:58Alors un élément que vous avez mentionné, le marché américain est extrêmement cher,
06:01mais si on regarde sur des bases historiques, encore une fois, les bénéfices estimés,
06:05le prix sur bénéfices estimés, si on regarde les dix premières sociétés qui représentent
06:09je l'ai dit 40% de l'univers, c'est un élément qui a doublé sur les dix dernières années,
06:13si on regarde sur les bases historiques, c'est plutôt les 490 autres sociétés qui sont
06:17surévaluées sur une base historique. Donc encore une fois, utiliser une gestion active
06:20pour trouver les poches, on va dire, les opportunités au sein de ce marché-là,
06:25et peut-être sinon se déporter sur des classes d'actifs qui sont moins valorisées en termes de multiples
06:30et qui présentent davantage de potentiel d'appréciation d'ici la fin de l'année,
06:33comme on l'a dit, l'Europe et les marchés émergents qui connaissent un retour des investisseurs
06:38depuis le début de l'année.
06:38Et en termes de catégories, ça donne quoi ? C'est plutôt les cycliques ?
06:42Ça peut être des valeurs de croissance ?
06:44Oui, tout à fait.
06:44Quels sont les segments ?
06:46Oui, tout à fait, encore une fois, mais avec beaucoup de précautions,
06:51puisqu'on est dans une période du cycle où les valorisations sont extrêmement chères,
06:54donc la moindre estimation manquée en termes de résultats pourra avoir un impact significatif
06:58sur les titres notamment de croissance.
07:00Et on le verra encore cette semaine, puisque pour rappel, 18 sociétés du CAC 40 vont dévoiler
07:04leur chiffre d'affaires du troisième trimestre.
07:07Et donc aux États-Unis, Tesla va publier ses résultats trimestriels avant,
07:12et notamment Microsoft ou encore Apple, ça sera à partir de la semaine prochaine.
07:17Merci beaucoup Alfred Lelon de nous avoir accompagné ce matin.
07:19Je rappelle que vous êtes responsable de la distribution des ETF en France
07:24et au Benelux chez JP Morgan Asset Management.
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