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Crise politique : «je suis consterné de voir le spectacle pitoyable de la représentation nationale» déplore Georges Fenech
Europe 1
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il y a 3 mois
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00:00
Il y a un chiffre qui m'a marqué, c'est un sondage, un sondage du Figaro.
00:03
53, 53% des Français ressentent de la honte après le spectacle affligeant que nous avons vécu
00:11
et commenté pendant deux semaines le spectacle politique.
00:14
Et les mots du week-end, ce sont quoi ?
00:16
Honte, colère, désespoir.
00:18
Voilà les trois émotions que suscite chez les Français la situation politique actuelle.
00:23
53% des Français ressentent de la honte au sujet de la situation politique actuelle.
00:28
On sera dans un instant avec Isabelle.
00:31
Mais je me tourne vers vous, messieurs, les spécialistes.
00:34
Georges Fenech, d'abord, parce que vous êtes un ancien député.
00:37
Est-ce que vous avez eu honte du spectacle que nous avons vécu ces deux dernières semaines ?
00:42
Dissolution hors notre dissolution, on garde les sièges plutôt que penser à la France.
00:47
Vous avez eu honte ou pas ?
00:48
Moi, je suis consterné.
00:49
Consterné ?
00:50
Oui, c'est le mot qui me vient à l'esprit.
00:52
Je suis consterné de voir notre représentation nationale, le spectacle qu'elle peut donner.
01:00
Pitoyable.
01:01
On voit bien que ce sont des règlements de compte.
01:04
On voit bien toutes les arrières-pensées qui motivent les décisions.
01:08
La peur de retourner devant les électeurs aussi.
01:10
Ça, c'est quelque chose qui est contraire à la démocratie.
01:14
Des arrangements, des reniements.
01:16
Enfin, on pourrait continuer la liste des reproches qu'on pourrait leur faire.
01:20
Et au final, c'est la France qui en pâtit, qui en pâtit sur le plan intérieur, mais aussi à l'extérieur.
01:25
Oui, parce qu'en fait, à l'étranger, on se moque de nous.
01:27
Ça affaiblit énormément.
01:28
D'abord, le chef de l'État lui-même.
01:30
Quand vous voyez à quel point Trump l'a humilié, notre jour.
01:35
C'était en Égypte au moment du sommet pour la paix.
01:38
Parce que Donald Trump a dit, c'est bien la première fois que tu te fais discret.
01:42
Tu te fais discret derrière Hilar, les autres chefs de gouvernement européens.
01:48
Je veux dire, on imagine, on dit souvent De Gaulle, etc.
01:51
On imagine un affront pareil, à Général De Gaulle, ou à François Mitterrand, ou à Jacques Chirac ?
01:55
Non.
01:56
Non, puisqu'après un désavé, le Général De Gaulle avait quitté l'Élysée.
02:00
Et ça, c'est le résultat du spectacle.
02:02
Et c'est le résultat aussi de la crise que nous vivons sur le plan financier, économique et la dette.
02:08
Alexandre Devecchio, est-ce que vous êtes vous aussi...
02:12
Consterné ?
02:13
Consterné, oui.
02:14
Mais je dirais que moi, j'ai pas eu honte.
02:16
J'aurais aimé que les hommes politiques aient un peu plus honte.
02:20
Peut-être qu'ils se seraient pas à donner à ce spectacle, avec toutes ces combinaisons,
02:24
s'ils avaient un peu de fierté et de colonne vertébrale.
02:27
Idéologique aussi.
02:28
Ce qu'on a vu, c'est le spectacle d'une classe politique qui n'est plus motivée que par ses seuls intérêts électoraux.
02:34
La vision de la France, le projet de société, le respect qu'ils ont pour leurs électeurs, tout ça n'existe plus.
02:43
Donc, j'ai été consterné.
02:45
Et moi, j'ai hâte aussi peut-être d'en finir avec ce système politique-là.
02:49
Une élection présidentielle vite.
02:51
Le dégagisme.
02:51
Je suis assez dégagiste.
02:53
Sortons les sortants.
02:54
Une bonne fois pour toutes.
02:55
Mais pour mettre qui, Alexandre Devecchio ?
02:57
Ça, ce sera aux Français de décider.
02:59
Je pense surtout qu'il faut une vraie campagne présidentielle.
03:02
On a eu deux campagnes présidentielles tronquées.
03:04
L'une à cause des costumes de François Fillon et l'autre sur fond de guerre en Ukraine,
03:08
où le président sortant ne voulait pas faire campagne.
03:11
Là, il est temps d'avoir une vraie campagne présidentielle, je pense, avec des vrais arguments
03:16
et qu'on parle enfin des sujets de fond.
03:17
C'est intéressant, c'était en double page du Figaro ce matin.
03:20
Et c'est vrai que, finalement, ça traduit ce qui se passe depuis deux semaines.
03:25
Pourquoi je dis ça ?
03:26
Parce que les Français sont passionnés, évidemment, par la politique.
03:29
Et ils ont bien compris que ce qui se passait aujourd'hui
03:31
pouvait avoir des conséquences sur les 20 prochaines années.
03:34
Les deux années qui viennent auront des conséquences sur les 20 prochaines années.
03:38
Donc, ils sont très intéressés par cette évolution politique.
03:43
En revanche, ils sont consternés par le spectacle qui est proposé.
03:48
Et c'est la honte qui arrive en premier plan.
03:52
Chère Isabelle, bonjour.
03:54
Bonjour, bonjour Elliot.
03:56
Bonjour à tout le monde.
03:58
Je suis ravie de vous avoir au téléphone.
04:00
C'est le plaisir et partagez, Isabelle.
04:03
Vous êtes niçoise ?
04:04
Oui, on s'est eu déjà au téléphone une fois.
04:08
La plus belle région du monde, après Paris, bien sûr.
04:11
C'est vrai.
04:11
Chauveille.
04:13
C'est vrai.
04:14
On a la plus belle ville du monde.
04:17
Après Paris.
04:18
Après Paris.
04:18
Bon, alors, on est...
04:20
Je ne suis pas sûre, je ne suis pas sûre.
04:21
Non, mais évidemment, je vous taquine un peu, bien sûr.
04:25
Je plaisante aussi.
04:26
Oui, alors, consternés, c'est vrai.
04:28
La honte aussi.
04:29
Mais c'est surtout que les électeurs de droite dont je fais partie, j'ai pris pour
04:35
la première fois ma carte à l'UMP parce que Sarkozy, Nicolas Sarkozy avait du charisme,
04:41
avait un programme.
04:42
C'était un leader.
04:44
Donc, pour une fois, je me suis investie.
04:47
J'avoue que là, c'est...
04:49
Mais je suis dégoûtée de tous.
04:51
Tous.
04:52
Vraiment.
04:53
C'est la honte.
04:55
C'est la honte à l'international.
04:56
On est orphelins, Elliot.
04:58
La droite est orpheline de nos hommes politiques.
05:02
Et ça, c'est très grave.
05:04
Mais alors, qu'est-ce qu'ils auraient dû faire ?
05:05
Qu'est-ce qu'auraient dû faire les Républicains, selon vous, chère Issa ?
05:08
Ils le respectaient, déjà.
05:09
Mais ça veut dire quoi, se respecter ?
05:10
Il fallait quitter ce gouvernement ?
05:12
Absolument.
05:13
Voilà.
05:14
Moi, j'aime beaucoup Bruno Rotaillot.
05:16
Il a essayé de faire, mais il n'avait pas les coups des franges.
05:19
Il n'a pas pu faire.
05:20
Et à partir du moment où il savait qu'il ne pouvait pas faire,
05:24
il aurait dû partir.
05:25
Il a voulu rester, je pense, parce que c'est quelqu'un qui est droit dans ses bottes.
05:29
Il a voulu rester pour essayer de faire quelque chose.
05:32
Il a fait.
05:33
Il a fait un petit peu avancer.
05:35
Mais franchement, c'est une goutte d'eau dans la mer.
05:40
Donc, il aurait dû partir.
05:43
Et tous ceux qui sont restés là, mais c'est des minables.
05:47
Oh, vous êtes durs, Isabelle.
05:49
Parce que certains qui sont restés, par exemple.
05:51
Il y a des ministres de droite qui sont restés dans ce gouvernement
05:54
parce qu'ils mettent de côté l'idée de leur parti.
05:58
Et ils ont des enjeux très concrets.
06:00
Ils vont à la gamelle, Eliott.
06:02
Mais pourquoi à la gamelle ?
06:03
Pas tous, peut-être.
06:03
Mais parce qu'ils sont là pour leur place.
06:05
Ils ne sont pas là pour nous.
06:07
Ils nous défendent quoi dans un gouvernement ?
06:09
Prenons un exemple très concret, Isabelle.
06:13
Le ministre des Transports, M. Tabarro.
06:15
Ça fait des mois.
06:16
Un homme formidable.
06:17
Un homme formidable.
06:18
Ça fait des mois qu'il travaille pour qu'aujourd'hui,
06:21
les Français ne soient plus pris en otage par les syndicats,
06:24
par les aiguillards, etc.
06:25
Isabelle, vous voulez des trains, des avions à Noël ou pas ?
06:28
Je suis d'accord.
06:29
Bon, alors, si vous êtes d'accord, M. Tabarro, il a dit.
06:32
Non, mais d'accord.
06:33
Vous êtes bien gentil.
06:34
Votre tambouille politicienne.
06:35
Moi, je m'en fiche.
06:36
Ça fait des mois que je travaille sur un projet.
06:38
Ça fait des mois que j'ai travaillé.
06:40
D'ailleurs, il avait commencé ça lorsqu'il était sénateur et non-ministre.
06:44
Et donc, peut-être qu'il s'est dit.
06:46
Moi, mon objectif, c'est que les millions de Français qui veulent se voyager,
06:49
ils puissent voyager cet hiver et à Noël.
06:52
J'espère que ce sera le cas.
06:54
Alexandre Devecchio.
06:55
Oui, sinon, c'est un échec.
06:57
On va voir les résultats.
06:59
Surtout, moi, je suis moins un des gens qu'Eliott.
07:03
Je suis d'accord avec vous.
07:04
Madame, je crois qu'il y a deux parties de gauche en France,
07:07
dont l'un qui s'appelle la droite.
07:09
Je crois qu'on en a vu la démonstration cette semaine.
07:14
Non, très honnêtement, les motivations pour suivre les dossiers,
07:19
je n'y crois pas beaucoup.
07:20
Surtout qu'il y a une administration qui, malheureusement,
07:23
fait beaucoup de politique dans ce pays
07:24
et en réalité est à la tête des ministères.
07:27
Donc, je ne pense pas que garder sa place change quelque chose aujourd'hui,
07:31
si ce n'est pour maintenir en vie un gouvernement et un système politique moribond.
07:37
Et puis, je rappelle quand même que les LR nous avaient expliqué que le seul...
07:40
Mais vous parlez des LR et le PS, vous êtes bien gentil.
07:43
Mais au moins, le PS ont obtenu la réforme des retraites.
07:46
1,75%, 1,75% à la présidentielle, ils sont partout.
07:50
C'est eux qui commandent maintenant.
07:51
Ils sont partout, mais au moins, ils sont en cohérence avec leurs idées.
07:54
Ce qu'on peut reprocher à LR, c'est qu'ils nous ont quand même expliqué
07:56
que la réforme des retraites était la mère de toutes les réformes
07:59
et qu'ils ne pouvaient surtout pas s'unir avec le Rassemblement National
08:02
parce que c'était un parti qui n'était pas sérieux sur le plan économique.
08:06
Sur ce, qu'est-ce qu'ils font ?
08:07
Ils soutiennent un gouvernement qui est avec le PS,
08:10
qui va suspendre la réforme des retraites
08:12
et qui va agonir d'impôts les Français.
08:15
Vous voulez Mme Tondelier au ministère des Transports ?
08:19
Vous voulez Mme Tondelier ?
08:20
Vous voulez prendre le train ou la trottinette ?
08:22
Vous voulez prendre l'avion ou la trottinette à Noël ?
08:24
Aujourd'hui, Eliott a décidé de se prendre pour Emmanuel Macron,
08:29
de nous faire du chantage.
08:31
Il y aurait eu une dissolution s'il n'avait pas fini ce gouvernement.
08:34
Et on serait revenu devant les urnes, ça s'appelle la démocratie.
08:37
Mais c'est un plaisir de vous avoir, vous restez avec nous Isabelle,
08:39
parce que l'échange est passionnant.
08:41
Georges Fedel.
08:42
Oui, moi je dois quand même apporter un peu de contradictions à notre ami Alexandre.
08:49
Il y a une confusion qui s'est installée,
08:51
que je comprends d'ailleurs dans l'esprit des Républicains et des Français,
08:54
qui donne le sentiment, par le fait de ne pas avoir voté la motion de censure,
08:58
d'approuver ce budget.
08:59
Non, attention !
09:01
Ça a été dit et expliqué d'ailleurs par Laurent Wauquiez,
09:04
qui a besoin un peu qu'on le défende quelque part.
09:07
Tout de même, il n'a jamais approuvé cette suspension de la réforme des retraites.
09:12
En ne votant pas la censure, il n'a pas voulu rajouter à la crise.
09:15
Ça a été chiffré.
09:15
Cet argument, il tombe.
09:17
Non mais je vous dis, et on va aller voir se battre.
09:19
Mais si !
09:20
Il y a un an et demi, il expliquait qu'après sa défaite à la présidence des LR,
09:27
il prend la parole et il dit, je sais à quel point les divisions ont détruit notre parti,
09:33
il faut se soutenir.
09:34
Il y a désormais un chef, il s'appelle Bruno Retailleau,
09:37
alors qu'on a bien compris, c'était une guerre des chefs.
09:39
C'était une guerre entre deux chefs, Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez.
09:43
Isabelle ?
09:45
Alors, Laurent Wauquiez, parlons-en.
09:48
Laurent Wauquiez, il voulait être ministre du gouvernement Barnier.
09:51
Barnier ne l'a pas voulu parce qu'il n'est pas fiable.
09:53
C'est ce qu'il a dit.
09:55
Il n'a pas confiance en lui et on l'a vu.
09:57
Bravo, bravo Barnier.
09:59
Barnier, ce n'est pas ma tasse de thé.
10:01
Mais là, il ne l'a pas pris parce qu'il avait raison.
10:04
Et il a trahi, il nous a trahis là.
10:06
Voilà.
10:08
D'ailleurs, je ne vais pas sur les chefs parce qu'on a bien compris qu'aujourd'hui,
10:11
vous avez entièrement raison de revenir sur...
10:13
Ben voilà, c'est ça, il n'y a plus de chef.
10:14
Avant, il y avait un chef, il s'appelait Nicolas Sarkozy.
10:17
Quand il disait quelque chose, boum, il avait le doigt sur la couture du pantalon.
10:19
Il a suivi ses députés, Wauquiez, pour le coup.
10:21
C'est très simple et vous avez entièrement raison.
10:24
Mais vous avez...
10:25
J'essaye de trouver une explication rationnelle dans cette séquence irrationnelle.
10:31
Et je me dis que peut-être que certains menissent,
10:33
ce n'est pas forcément leur siège qui les intéresse,
10:36
mais que c'est des enjeux concrets pour les Français.
10:39
Mais, par exemple, je prenais l'exemple des transports,
10:42
mais ça pourrait être aussi l'exemple de l'agriculture.
10:44
On sait que les ministres, il s'agit des députés.
10:46
En réalité, ce sont les députés LR qui ont choisi...
10:49
Ils ont eu peur de perdre leur siège.
10:52
Mais je vais vous dire, ils vont le perdre dans quelques mois
10:55
quand il y aura la dissolution,
10:57
ou même dans un an et demi quand il y aura des prochaines élections.
10:59
Plus dure sera la chute.
11:00
Il valait mieux affronter le peuple.
11:02
Et ça témoigne d'un manque de confiance en soi terrible,
11:05
d'un manque de conviction, d'un manque de capacité à convaincre les Français.
11:09
Je crois que Georges Fenech,
11:11
il essaie d'aider un peu son ancienne famille politique,
11:15
mais ils connaissent aussi bien que moi les rapports de force.
11:19
Aujourd'hui, cette Assemblée nationale est otage du Parti Socialiste
11:23
puisque Marine Le Pen a dit qu'elle censurerait quoi qu'il arrive.
11:27
C'est le Parti Socialiste qui a le doigt sur la gâchette.
11:31
Si le Parti Socialiste censure, il n'y a plus de gouvernement.
11:34
On continue d'en parler dans un instant.
11:36
En réalité, on en est là.
11:40
Et c'est le Parti Socialiste qui va dicter l'agenda politique pour les prochains mois.
11:43
Et vous n'allez pas dicter la pub sur Europe 1, Alexandre, on est vécu.
11:46
Merci, chère Isabelle.
11:48
Merci, Eliott.
11:49
On aimerait bien être à Nice ce week-end, sur la promenade des Anglais.
11:52
Il fait beau ?
11:52
Je vous attends.
11:53
Il fait beau ou pas ?
11:54
Très beau.
11:55
C'est un petit peu gris, mais ça va se lever.
11:58
C'est toujours beau chez nous.
12:00
Attendez, si vous nous attendez, vous nous préparez quoi, par exemple, à midi ?
12:03
Une pisse saladière ?
12:04
Exactement.
12:06
Des barbats de joint ?
12:06
Une pisse saladière avec la recette de ma grand-mère.
12:10
Avec anchois, alors, si c'est la recette de votre grand-mère ?
12:12
Avec anchois.
12:12
Attendez, sans anchois, ce n'est plus une pisse saladière.
12:14
On est en une histoire où on n'est pas.
12:15
Bon, écoutez, Issa, Nissa.
12:17
Merci beaucoup, chère Isabelle.
12:19
On sera dans un instant avec Thierry, parce qu'il y a dans le sondage du Figaro un autre chiffre qui m'a intéressé.
12:24
Vous avez 75% des citoyens français qui ont une perception négative de la France insoumise.
12:30
Trois Français sur quatre.
12:31
Alors, est-ce qu'il faut regarder le verre au trois-quarts plein ?
12:34
Moi, ce qui m'inquiète, c'est un Français sur quatre qui m'inquiète.
12:37
Ah, vous, ça vous inquiète ?
12:38
Eh oui.
12:38
Mais en même temps, ils ont des convictions, pardonnez-moi.
12:41
Ils sont...
12:41
C'est bien ce qui m'inquiète.
12:42
Ils avancent à visage démasqué.
12:45
Découvert.
12:46
C'est bien pour ça qu'il faut être très vigilant.
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