00:00Europe 1, Christine Quillier.
00:02Christine Quillier, vous la suite à 12h17 sur Europe 1 avec vos deux chroniqueurs Christine, Gabriel Cluzel, Eric Tenner et vos deux invités en studio.
00:10Wally Bordas, auteur de livre Palais Bourbier, paru aux éditions Robert Laffont et journaliste politique au Figaro.
00:15Et Arnaud Perricard, porte-parole du groupe Horizon et maire de Saint-Germain-en-Laye.
00:19Oui absolument, on va écouter Edouard Philippe qui appelle à une présidentielle anticipée mais après le vote d'un budget.
00:27Alors moi je ne suis pas du tout sur la ligne des insoumis qui explique qu'il faut une destitution du président de la République.
00:34Ça n'est pas l'enjeu, ça n'est pas l'instrument qu'il faut préserver.
00:37On ne contraint pas le président de la République à partir.
00:40Je ne suis pas pour sa démission immédiate et brutale.
00:44Elle aurait un impact terrible, elle interdirait une élection présidentielle qui se passe dans de bonnes conditions.
00:49Mais je crois qu'il doit prendre une initiative.
00:51Et il me semble qu'il s'honorerait si par exemple il proposait un nom de Premier Ministre,
01:00il nommait un Premier Ministre pour fonction d'exécuter les affaires courantes et de construire un budget,
01:06de faire adopter ce budget.
01:07Et qu'à l'issue, dès lors que ce budget est adopté, dès lors que la France est dotée d'un budget,
01:11et c'est indispensable, il annonce qu'il organise une élection présidentielle anticipée,
01:17c'est-à-dire qu'il part immédiatement après que le budget a été adopté.
01:22Voilà, vous avez entendu Edouard Philippe, vous êtes bien sur Europe 1,
01:25nous sommes avec Arnaud Péricard, porte-parole du parti Horizon.
01:28Je vous disais, Arnaud Péricard, que d'aucuns disent qu'Edouard Philippe est un peu sorti du bois
01:33en lâchant cette bombe, que j'appelle bombe politique ce matin,
01:37parce qu'il chute dans les sondages, donc il veut un peu précipiter cette présidentielle,
01:41il appelle de ses voeux cette présidentielle anticipée.
01:44Je ne crois pas, d'abord parce que les sondages n'ont jamais été le carburant de l'action politique
01:48et du moteur politique d'Horizon.
01:50Nous avons eu le même positionnement quand nous étions,
01:54ou quand Edouard Philippe était plus haut dans les sondages,
01:56et vous allez voir que jusqu'à cette élection présidentielle,
01:59je ne sais pas quand elle interviendra,
02:01mais que tout ça va évoluer dans un sens ou dans un autre.
02:04Par ailleurs, il ne vous aura pas échappé que ça fait déjà un certain nombre d'années
02:09que nous nous sommes distanciés de l'action politique.
02:12Ça fait cinq ans et demi qu'Edouard Philippe n'est plus en responsabilité gouvernementale.
02:17Donc je crois que nous sommes assez cohérents avec notre action politique,
02:21avec les messages que nous portons.
02:22Oui, mais si vous permettez, on a l'impression quand même qu'Edouard Philippe,
02:25on se rappelle lorsqu'il a annoncé qu'il était candidat à la présidentielle,
02:29c'était quand même le 3 septembre 2024,
02:30on attendait d'avoir un Premier ministre,
02:32on se disait que c'était un mauvais timing,
02:34on a l'impression qu'il est obsédé, si vous permettez l'expression,
02:37obsédé plus par la présidentielle que par le pays lui-même.
02:39Mais ce n'est pas une obsession, c'est une préparation,
02:43ça prend du temps, c'est une rencontre que vous faites avec les Français,
02:46et c'est ce qu'il fait aujourd'hui, il va à la rencontre des Français,
02:48dans les sous-préfectures, dans les villes moyennes,
02:51partout sur le territoire.
02:52Il était à Narbonne il y a quelques jours,
02:55il sillonne un petit peu le pays, il faut un temps de rencontre.
02:57C'est pour ça qu'il appelle justement à cette présidentielle anticipée,
03:02mais pas dans le désordre,
03:03dans une manière qui permette à tous les candidats,
03:06quels qu'ils soient, ceux qui sont déjà connus,
03:07c'est le cas de Marine Le Pen par exemple,
03:09ceux qui voudraient se faire connaître et qui ont envie de l'être,
03:12d'aller à ce temps d'encontre et de préparer eux-mêmes ce temps présidentiel.
03:16Donc je ne crois pas que l'action politique d'Edouard Philippe
03:18et du Parti Horizon soit dictée par les sondages,
03:20elle est guittée par un engagement que nous portons.
03:23Alors appelez-nous au standard d'Europe 1.
03:250, 1, 80, 20, 39, 21.
03:27Eric Tegner, ensuite on aura Eric qui nous appelle de Nîmes.
03:31Concernant Edouard Philippe, moi j'aime bien mettre les choses en perspective,
03:34parce que je fais quand même un parallèle avec Gabriel Attal
03:36où c'était des très proches d'Emmanuel Macron
03:38et aujourd'hui ils se jettent sur lui.
03:40Rappelez-vous quand même qu'Edouard Philippe
03:42était l'architecte de la trahison des Républicains,
03:44il s'était caché dans une voiture sous une couverture
03:46pour aller négocier son Marocain à Matignon avec Emmanuel Macron
03:50et il a fait la même chose que Gabriel Attal
03:52quand même aux dernières élections législatives.
03:55Il y a quand même une députée LFI, Alma Dufour,
03:57qui est connue pour être une forme d'agent iranienne
04:00parce qu'elle a clairement soutenu l'Iran
04:02lorsque Israël les a attaqués et s'est défendus.
04:05Eh bien, il y a un candidat horizon qui s'est retiré.
04:07On se rappelle comment Edouard Philippe lui-même
04:09a soutenu un candidat communiste aux dernières élections législatives.
04:13Et aujourd'hui, moi ma question c'est à quel moment
04:14il se définit comme de droite aujourd'hui
04:16face à un tel positionnement ?
04:18Je crois qu'il a toujours dit, Edouard Philippe,
04:20qu'il était de droite.
04:21Moi je suis de droite.
04:23Beaucoup du bureau politique sont de droite.
04:25Je crois qu'il n'y a pas d'hésitation
04:26ou en tout cas d'interrogation à ce sujet.
04:29Je rappellerai simplement, Éric Treigner,
04:31qu'il s'est fait sortir des Républicains.
04:34Il n'en a pas démissionné.
04:35Il s'est fait virer des Républicains,
04:37si vous vous en souvenez.
04:38Donc, il a toujours été loyal et fidèle
04:40à sa famille politique,
04:42en tout cas dans son idéologie politique.
04:45Et nous portons des valeurs de droite
04:47ou de centre-droite.
04:48Il s'est fait virer parce qu'il a la matignon.
04:49Alors, question.
04:50On va avoir un Éric qui nous appelle de Nîmes.
04:53Bonjour Éric.
04:54Vous vous dites qu'il faut changer tout le système.
04:57Edouard Philippe a compris ?
04:59Allô ?
05:01Oui, bonjour Christine.
05:02Bonjour Éric.
05:02Bonjour à votre équipe et bonjour aux auditeurs.
05:06Oui, donc moi je suis pour revoir tout le système.
05:08Le problème c'est que le pouvoir est possession.
05:10Ils se battent pour avoir ce pouvoir
05:12et c'est ça qui ne va pas.
05:14Alors, comment rendre le pouvoir au peuple ?
05:16En plus, si vous vous rendez compte,
05:18Sarkozy détesté,
05:19Hollande détesté,
05:20Macron détesté.
05:21En fait, ce n'est pas eux qui sont détestés,
05:23c'est le système qui est détesté à mon avis.
05:25Les gens ne s'en rendent pas compte.
05:26Mais oui, mais il faudrait quoi ?
05:28Qu'est-ce qu'il faudrait selon vous ?
05:29Qu'est-ce qu'il faudrait selon vous du coup aussi ?
05:30Eh bien, à mon avis, ce qu'il faudrait faire,
05:32oui, dites-nous Éric.
05:33J'ai quand même trouvé 50,
05:35je n'aurai pas le temps de vous donner deux, trois exemples,
05:37j'ai trouvé plus de 50 raisons de ne plus aller voter.
05:40Je vais quand même vous l'expliquer.
05:41La pensée unique me dit,
05:44les députés ne représentent.
05:45C'est totalement faux.
05:46Ils ne représentent qu'eux-mêmes.
05:48Pour la simple raison,
05:49à quel moment votre député demande votre avis ?
05:52Les députés, ce sont des gens qui décident qu'eux-mêmes.
05:55Moi, mon député, je ne le connais même pas.
05:57Jamais il est venu me dire,
05:58bon, je choisis quoi, là.
05:59Moi non plus, c'est sûr.
06:00Mais c'est le système démocratique qui veut ça.
06:02On élit un député,
06:03ensuite on lui fait confiance.
06:05Et là, vous parlez du désamour total.
06:08Toute la politique doit changer.
06:09Pour vous, on est à la fin de la Ve République,
06:11s'il faut vous écouter.
06:12Voilà.
06:12Après, autre chose, les syndicats.
06:14Les syndicats représentent que 8% des salariés.
06:17Et quand il s'agit de parler du monde du travail,
06:19moi, je souhaiterais que le Président
06:20s'adresse à tous les salariés
06:22à travers des référendums à multiples questions
06:24en utilisant Internet.
06:26Moi, c'est mon idée.
06:27C'est-à-dire, l'État,
06:29il devrait exiger de l'État
06:30de créer un site Internet
06:31dédié à des référendums à multiples questions.
06:34Pour entendre les Français.
06:35Je vous explique.
06:36Ceux qui sont intéressés par la politique,
06:38ils s'inscrivent sur ce site.
06:39Ceux qui ne sont pas intéressés,
06:40ils ne s'inscrivent pas.
06:41Ainsi, on fait un premier tri.
06:42L'idée, c'est quoi ?
06:43Même au premier tour des présidentielles,
06:45il faudrait choisir un programme.
06:47Et pas un bonhomme et son programme.
06:49C'est-à-dire, quelle politique pour l'école ?
06:51On reçoit un questionnaire
06:52avec toutes les idées sur l'école.
06:54On coche ce qu'on veut, ce qu'on ne veut pas.
06:56L'ordinateur fait la moyenne.
06:57D'accord ?
06:58Il dit ce que veulent, ce que ne veulent pas les Français.
07:00Quand le Président, il désigne,
07:01on lui dit ce que veulent les gens
07:02ou pas au niveau de l'école.
07:04On fait pareil pour la justice.
07:06Toutes les idées sur la justice,
07:07ce qu'on veut, ce qu'on ne veut pas.
07:09Tout ce que nous impose l'Union Européenne,
07:11ce qu'on veut, ce qu'on ne veut plus.
07:13Ainsi de suite.
07:13On passe tout au cycle.
07:14C'est ce que j'appelle un programme à la carte.
07:16Merci pour votre proposition,
07:16pour ce programme politique à la carte
07:19que vous proposez.
07:20Éric qui nous appelait de Nîmes
07:22pour cette proposition.
07:23On aura Cédric maintenant
07:25qui nous appelle de Béziers.
07:26Alors, juste pour répondre aussi à Éric,
07:28pendant qu'on attend d'avoir Cédric
07:31qui est en ligne quand même,
07:32que même si on a un programme à la carte,
07:34au bout du bout,
07:35si on n'écoute pas le vote des Français,
07:36on arrive quand même, je pense, au même.
07:38Cédric, bonjour Cédric.
07:39Vous nous appelez de Béziers.
07:41Tout à fait.
07:42Bonjour Christine Kelly.
07:43Je suis très content de vous avoir au téléphone.
07:44Et je suis excessivement en colère.
07:47Parce que je pense qu'aujourd'hui,
07:50c'est vrai que j'ai entendu ce qu'a dit Éric,
07:52mais fait par Internet,
07:54en deux-deux, tout sera démonté.
07:56Puisque de toute façon,
07:57Internet, on ne peut pas y faire confiance.
07:59Ça peut être raboté,
08:00ça peut être triché,
08:01et on ne saura jamais la vérité.
08:03Nous, ce qu'on veut,
08:03c'est des vraies urnes.
08:04Ce que je veux aujourd'hui,
08:06c'est que je l'appelle comme ça
08:08parce qu'il n'y a pas d'autres noms.
08:09Et là, depuis pratiquement dix ans,
08:11il a détruit notre pays.
08:13Je l'appelle le faux soyeur de notre pays,
08:15M. Macron.
08:16Donc on fait quoi ?
08:17Là, ce qu'il faut faire,
08:19il faut le virer.
08:20Il est quand même en puant sur des testicules.
08:23Il n'arrête pas de vouloir rester.
08:25Il trouve des stratagèmes.
08:26Il est menteur.
08:29C'est affabulateur.
08:31C'est délicat de dire comment je ressens ça.
08:36Mais mon pays va à la ruine.
08:37Moi, je me bats tous les jours.
08:39Je fais 220 heures par mois
08:41pour gagner 3 000 balles.
08:43Et à la fin,
08:44on nous taxe.
08:46Moi, je suis d'accord qu'on nous taxe.
08:47Il n'y a pas de souci.
08:48Mais par contre,
08:49il faut que toutes nos taxes,
08:50en fait,
08:50elles soient bien dirigées
08:51et qu'elles ne soient pas volées.
08:53entre les députés,
08:54les détournements,
08:55tout ce qu'il y a,
08:56l'argent qui est donné,
08:57l'argent qui est balancé par les fenêtres.
09:00Il y a eu une époque,
09:02Christine,
09:03juste une dernière chose.
09:05Non, non, non,
09:05pas une dernière chose.
09:06Restez, vous allez nous la dire tout à l'heure
09:07parce qu'on est obligés
09:08de marquer une pause pour le JT.
09:09Mais restez avec nous
09:10parce que votre colère en dit long
09:11et ce que vous dites est poignant.
09:13Restez en ligne avec nous,
09:14mon cher Cédric.
09:15On marque une pause et on revient.
09:16Êtes-vous en colère comme Cédric ?
09:18Appelez-nous 0 1 80 20 39 21 11h30 13h.
09:22Vous écoutez Christine Callis.
09:23sur Europe 1.
09:25Europe 1.
09:2711h30 13h.
09:28Christine Callis et vous.
09:30Nous continuons à parler de l'actualité politique
09:32avant de parler dans un instant,
09:33effectivement,
09:34de ce triste anniversaire du 7 octobre
09:36avec Franck Tapirot qui va nous rejoindre.
09:38Nous sommes en ligne avec Cédric
09:40qui nous appelle de Béziers.
09:42Bonjour, heureux.
09:43Bonjour à Cédric.
09:44Vous étiez en train de nous dire
09:45à quel point vous êtes excessivement en colère.
09:48Un dernier mot peut-être sur cette colère.
09:51Est-ce que vous pensez qu'on ne peut pas du tout attendre 2027 ?
09:55Ça va être ma dernière question.
09:57Il ne faut pas attendre 2027.
09:59Aujourd'hui, en fait, ils sont tous en train de se servir dans la caisse.
10:02Et c'est pour ça qu'en fait,
10:02M. Le Maire a été reconduit.
10:04Il a été reconduit parce qu'en fait,
10:05effectivement,
10:06on se retrouve dans des situations
10:07où, pour vouloir gratter,
10:11pour vouloir récupérer de l'argent,
10:13ils feraient n'importe quoi.
10:14Et je suis scandalisé.
10:16Et comme je disais tout à l'heure,
10:17s'il y avait au moins nos impôts servaient à quelque chose,
10:20je dis, il n'y a pas de souci.
10:22Je paye des impôts.
10:23Mais ils ne servent à rien.
10:24Ils sont détournés avec des sociétés écrans
10:28qui permettent de favoriser
10:30certains ministères ou certaines autres choses.
10:34Moi, je voulais vous dire une chose, Christine Kelly.
10:36Aujourd'hui, je n'ai jamais vu un député,
10:39un préfet, un ministre,
10:41un secrétaire d'État ou un président pauvre.
10:43Nous, on est pauvre.
10:45On n'a plus rien.
10:46On est pauvre.
10:47Même si on bosse 220 heures par mois,
10:51on est pauvre.
10:52Voilà ce qu'on est aujourd'hui.
10:53On est le paillasson du monde.
10:55Voilà ce qu'on est aujourd'hui.
10:56Alors oui, on donne des aides à tout le monde,
10:58alors que nous, on nous ponctionne à nous.
11:00Et ces gens-là,
11:00ils ne sont même pas capables d'aller travailler.
11:02Et on donne de l'argent à ces gens-là.
11:04Mais je suis révolté.
11:05Merci, Cédric.
11:06C'est cette révolte, mon cher Cédric.
11:09C'est ce cri qu'on reproche à Emmanuel Macron
11:12de ne pas entendre.
11:13Merci beaucoup de nous avoir appelés
11:15aux standards d'Europe 1.
11:17Cédric, qui nous appelait de baiser.
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