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  • il y a 3 mois

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00:01Europe 1, Pascal Trouéry.
00:02Il est 16h19, nous sommes avec Sarah Salman, Gauthier Lebrecht, Georges Fenech et Olivier Guenek.
00:07Donc Georges va pouvoir répondre à cette question, puisque c'est souvent une question qui est posée au LR,
00:11la main est tendue vers le LR, et vous, vous êtes un ancien LR, aujourd'hui bien sûr vous n'êtes plus au Parti Républicain,
00:17mais vous, vous n'avez pas envie de travailler, vous dites, je vous entends matin, midi et soir dire
00:22je suis issu d'un grand parti et j'ai vocation à redevenir ce grand parti et à gagner tout seul, c'est ce que vous dites.
00:28Oui, mais c'est encore un grand parti, on tient le Sénat, on a 50 députés, on a les départements, on a les régions,
00:36bon, un petit parti c'est pas mal. Il ne m'a pas démenti, Laurent, là.
00:40Ah mais je vous laisse parler, je suis très poli, moi, comme garçon.
00:43J'ai été biberonné, moi, depuis mon entrée en politique en 2002, à l'idée que le Front National de l'époque
00:50n'avait qu'un seul objectif, c'était de nous faire disparaître.
00:54Ce n'était pas de créer des accords ou quoi que ce soit.
00:56Il a réussi, hein.
00:57Dès que le reste... Non, mais c'est vrai.
00:58Il a réussi.
00:59Il est en place de réussir, c'est ça.
01:02Non, il a réussi, vous avez fait moins de 5 points la dernière fois, je dis vous, quand vous étiez, évidemment, au LR.
01:06Oui.
01:07Et combien d'électeurs sont passés, effectivement, des Républicains ?
01:10Il a réussi parce que la droite n'a pas fait, n'a pas mis en place le programme pour lequel elle avait été élue.
01:15Entre autres.
01:16Non, mais c'est pas ça.
01:17Bon, et si on pouvait parler de maintenant, parce que...
01:19Et moi, j'ai une question, et si c'est nous qui mettons en place ce programme, monsieur Fenech, sur l'immigration, la sécurité...
01:24Je voudrais maintenant, je voudrais votre position maintenant, mais en deux mots.
01:26Oui.
01:27Ce que je viens d'entendre, là, je signe ça, moi.
01:31Donc, vous êtes prête à travailler avec le RN ?
01:34Non, mais sur ces propositions-là, je signe.
01:35D'accord, il n'y a aucun sujet.
01:36Vous dites parfois un contraire.
01:38Eh bien, c'est très bien.
01:39Sarah Salmane, qui n'a pas encore parlé...
01:41Moi, je suis plutôt d'accord, c'est deux partis différents, avec une idéologie différente.
01:45Il y en a un, c'est l'héritier de Jean-Marie Le Pen, et l'autre, ce n'est pas le cas.
01:48Donc, moi, je comprends parfaitement que certains LR ne le souhaitent pas, et contrairement à ce que vous dites,
01:51tous les électeurs LR ne souhaitent pas un rapprochement avec le RN.
01:54Mais pas tous, pas tous, vous avez raison.
01:56Pour des raisons historiques, moi, je peux comprendre qu'on n'est pas en vie.
01:59Mais, j'entends cela parfois, il y a effectivement des personnes qui disent ça.
02:05Le problème de l'histoire, c'est toujours à partir de quand on considère que les choses ont changé,
02:11qu'un parti n'existe plus, parce qu'on peut évidemment parler du Parti communiste aussi,
02:15qui s'appelle toujours Parti communiste, et puis expliquer à M. Roussel qu'il est un héritier de Staline.
02:21Mais ça n'aurait pas beaucoup de sens.
02:22La France 6 que de M. Mitterrand.
02:23À partir de quand on considère qu'au-delà de l'histoire, il y a des arguments, aujourd'hui, dans le projet d'aujourd'hui,
02:34dans ce qui est dit par certains leaders du RN, qui fait qu'on ne travaille pas avec eux.
02:39C'est ça qui m'intéresse.
02:39La dissolution, c'était il n'y a pas si longtemps, il y avait quand même des brebis galeuses,
02:42vous regardiez leur profil, ce n'était pas glorieux.
02:44Donc, il y en a dans d'autres parties, pas uniquement au RN, mais c'était il n'y a pas si longtemps.
02:48Est-ce que vous pensez que le RN est plus regardé que les autres parties ?
02:52Autant que LFI. Je dirais autant que LFI et moins que le PS.
02:56Est-ce que vous pensez qu'il y a plus d'indulgence pour le LFI que pour le RN ?
03:01Je ne sais pas. Moi, je n'ai pas l'impression, par exemple, d'être très indulgente avec LFI.
03:05Non, ce n'est pas ma question. Est-ce que vous pensez que dans l'espace médiatique, il y a plus d'indulgence ?
03:09Par exemple, quand il y a quelqu'un qui est M. Arnaud, Raphaël Arnaud, il est triple fiché S.
03:17Les électeurs ont considéré que ce n'était pas grave et ont voté pour lui.
03:21Mais nous, nous aurions changé d'avis, parce que vous parliez de brebis galeuses tout à l'heure,
03:24les électeurs aussi, ils ont voté. Il faut savoir si c'est les électeurs qui décident.
03:29Mais vous, vous avez exclu les candidats en question, me semble-t-il.
03:32Tout à fait, ce que n'a pas fait la France Insoumise.
03:33Ils ne l'ont pas fait, ils ont voté pour ça, la France Insoumise.
03:35C'est quand même le même concept.
03:37Mais la fille ne mérite pas non plus de l'indulgence.
03:42Mais ça, c'est encore autre chose.
03:44Ce qui est certain, c'est que ce que je veux dire, et c'est ma conviction,
03:48c'est que sur 577 députés, évidemment, tu trouveras toujours des profils qui ne sont pas des profils adéquats.
03:55Ah bah non, ça n'est pas le but.
03:56Le but, c'est des purées aux vaccins.
03:58Demain, il y a une dissolution.
03:59Le RN, Marine Le Pen a quand même viré le chef du casting de la précédente.
04:03Mais laissez-moi termes, vous avez évidemment raison.
04:06Je vous dis, sur 577, il y aura toujours, dans tous les partis, des profils que tu peux remettre en cause.
04:12Et ce dont je suis sûr, et c'est aussi l'héritage de son histoire, c'est que le RN est regardé d'une manière différente des autres partis.
04:20Personne ne peut contester ça, me semble-t-il.
04:22C'est-à-dire que l'espace médiatique vis-à-vis du RN a un regard qu'il n'a pas sur la gauche.
04:29Il y a une indulgence, c'est ce qu'on appelle parfois le privilège rouge, des gens qui ont été communistes, qui ont soutenu Marchais, qui ont soutenu les pires.
04:40Un régime qui a tué je ne sais combien de millions de personnes, bénéficiaient en France d'une indulgence.
04:45C'est comme ça.
04:46C'est dans notre histoire, c'est dans sa culture, c'est les intellectuels, les artistes.
04:51Je citais hier Gérard Noiriel, qui est historien, présenté comme un historien, qui prend la parole régulièrement.
04:56C'est quelqu'un qui a été communiste jusqu'en 1980.
04:59Ils se sont plantés sur tout.
05:00Oui, mais bon, Sartre, il prend moins la parole que Gérard Noiriel.
05:08Je voudrais qu'on écoute, moi ça m'intéresse beaucoup, Bruno Le Maire.
05:11Parce que Bruno Le Maire, cette interview aux médias bruts est extraordinaire.
05:15Il appelle le président et il lui a dit, je me casse.
05:21Écoutez Bruno Le Maire, ce qu'il a raconté après le psychodrame des dernières heures.
05:26Quand je vois que je suis le problème, j'appelle le Premier ministre et je lui dis, je me casse.
05:30Pas de problème.
05:31Et j'appelle le président de la République et je lui dis, je me casse, pas de problème.
05:35Ce n'est pas moi le sujet.
05:36Ce qui compte pour moi, c'est que ça marche, c'est que le gouvernement soit en ordre de marche.
05:40C'est que nos institutions fonctionnent.
05:42Et si je suis un grain de poussière dans ces institutions,
05:45le grain de poussière va se retirer.
05:47J'ai très peur, malheureusement, qu'on s'aperçoive assez rapidement
05:50que derrière toute cette mascarade, les problèmes sont beaucoup plus profonds.
05:54Quand vous appelez le président de la République, vous parlez justement de la légitimité.
05:56Lui, il cherche à vous convaincre encore ou il prend acte ?
05:58Non, je pense qu'il a parfaitement compris qu'on est sur des sujets graves
06:02et que je refuse d'être un problème pour lui, pour la majorité même relative,
06:08pour ce qu'on appelle le bloc central, peu importe, surtout pour les Français.
06:12Je ne veux pas être un problème pour les Français.
06:15Mais vous y êtes allé finalement au ministère des Armées ?
06:16J'ai refusé d'y aller.
06:18Donc vous n'êtes même pas rentré au ministère des Armées ?
06:20Non, parce que je crois aux symboles et que je pense que la République, c'est des symboles.
06:25Et donc on ne se rend pas dans un lieu de pouvoir
06:27si on estime ne pas avoir la légitimité pour exercer ce pouvoir.
06:31Et je voulais vous faire écouter également cette séquence assez surréaliste
06:36quand il tente d'appeler Bruno Retailleau.
06:38C'est donc dimanche soir, nous sommes d'accord.
06:41Il l'appelle sur son portable, il ne répond pas,
06:43donc il appelle au standard du ministère de l'Intérieur.
06:46Le Premier ministre m'a appelé dimanche soir.
06:48Il m'a dit, honnêtement, on a un sujet du côté des Républicains.
06:52Je suis tombé de mon armoire.
06:53Je lui ai mis un sujet, pourquoi ?
06:55Pourquoi ?
06:56Enfin, c'est quoi ce délit de sale gueule ?
06:58Est-ce qu'il ne leur va pas ?
06:59Il lui a dit, essaye de joindre Bruno Retailleau.
07:01Je dis, il n'y a aucun sujet.
07:02Moi, j'ai texté entre relations avec Bruno Retailleau depuis des années.
07:06Il n'y a pas de difficulté.
07:06Je l'appelle une fois.
07:07Il ne répond pas.
07:08J'appelle une deuxième fois.
07:09Il ne répond toujours pas.
07:11J'envoie un texto.
07:12Pas de réponse.
07:13Je lui dis, bon, aux grands mots, les grands remèdes.
07:15Donc, je prends mon téléphone, je regarde sur Google
07:18et je trouve le numéro du ministère de l'Intérieur.
07:20Donc, j'appelle au ministère de l'Intérieur
07:22où il y avait un agent qui était de permanence.
07:24Vous appelez le standard ?
07:25Oui, j'appelais le standard.
07:26Je n'arrivais pas à joindre.
07:27J'appelle sur le portail, mais on ne répond pas.
07:28J'appelle le standard comme n'importe quel citoyen.
07:31Et là, je tombe au standard sur un garçon très sympathique
07:34qui devait être l'agent de permanence.
07:35Il dit, bonjour, c'est Bruno Le Maire au téléphone.
07:38Au ministre de l'Intérieur.
07:40Il dit, écoutez, monsieur, je ne sais pas qui vous êtes.
07:42On est dimanche 22h, donc ce n'est pas l'heure des blagues.
07:45Et il a raccroché.
07:46Donc, voilà, c'est ça l'histoire.
07:48J'ai essayé de calmer le jeu, de joindre Bruno Retailleau
07:53et je n'y suis pas arrivé.
07:54C'est terrible.
07:55Le spectacle, c'est la tristesse.
07:58Effectivement, quelle tristesse.
08:00C'est terrible.
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