00:00Allez, il est temps de parler musique
00:01justement avec Joey, mais cette semaine
00:03Joe, vous nous recommandez un excellent
00:05documentaire. Oui, et alors c'est deux salles, deux ambiances
00:07par rapport à la semaine dernière, je parlais d'un documentaire
00:09sur Jeff Buckley, là c'est
00:11complètement autre chose.
00:22Vous avez compris ce qu'il disait exactement
00:24mais c'est pas...
00:25Ça met un petit coup d'yeux à pas mal de monde.
00:28C'était il y a 31 ans.
00:30J'aimais bien moi, j'aimais bien.
00:32Vous faisiez partie des fans. Moi,
00:34T'es exact en 1995, je voyais ça
00:36un petit peu de loin, j'avoue, j'étais plutôt sur Nirvana
00:38ou justement Jeff Buckley, mais si
00:40vous étiez fan ou que comme moi
00:42vous pensez que c'est intéressant de regarder
00:44en arrière et de comprendre pourquoi
00:46de l'autre côté de la manche ça a été un tel rat de marée,
00:49il y a désormais Take That,
00:50le docu, en trois parties sur Netflix.
00:53I'm Robbie, I'm Gary, I'm Matt, I'm Awud,
00:55I'm Jason, I'm We, hein ?
00:56Take That !
00:57Take That was about five people.
01:01We bounded into being pop stars.
01:03Alors là, on l'a entendu complètement dans les années 90.
01:04On l'a entendu de Robbie Williams, c'était le groupe de Robbie Williams.
01:07Oui, mais au départ, c'était pas censé être ça.
01:09C'est justement ça qui est intéressant dans ce documentaire.
01:10Trois épisodes ? Ça me parlait très long.
01:12Trois épisodes d'une heure chacun.
01:13Donc trois heures sur Take That, au départ, je me suis dit
01:15comment ça va se passer ?
01:17Et d'autant plus que la progression est à la fois
01:20efficace mais pas du tout originale,
01:21c'est-à-dire que c'est le succès, puis un épisode sur la chute,
01:23puis un épisode sur le retour en grâce,
01:25donc très très balisé.
01:26Durant ces trois heures, pourtant, on est complètement replongé
01:29au début des années 90, une époque qui aujourd'hui
01:31nous paraît presque idyllique, voire pas presque complètement.
01:34Et très vite, l'atout majeur de ce documentaire,
01:36ce qui en fait un objet culturel, musical, vraiment intéressant,
01:39c'est qu'on n'y subit aucune intervention
01:41de spécialistes, de journalistes,
01:43qui analyseraient 30 ans plus tard.
01:46Par Take That.
01:46Genre le Joe Hume britannique.
01:48Exactement.
01:49Qui serait très très chiant.
01:52Je sais, j'en ai fait, je m'excuse pour tout ça.
01:54Ça tient quand même sur trois heures ?
01:55Ouais, ça tient sur ce qui devrait être essentiel
01:58à tout documentaire qui se respecte
02:00mais qui manque cruellement aujourd'hui, je trouve.
02:02Des tonnes et des tonnes d'images d'archives,
02:04la plupart filmées au caméscope
02:06par les membres de Take That eux-mêmes.
02:08Des images qui, présentées comme une immersion
02:10dans le quotidien du groupe, nous permettent
02:12de vraiment prendre conscience de ce que ce quintet
02:14a représenté aux yeux de la jeunesse de l'époque.
02:25Ça a été repris en français ça.
02:26Oui, le temps qui court.
02:28G-Squad ou Alliage ?
02:29Alliage.
02:30G-Squad, non ?
02:31Non, Alliage.
02:32Plus sûr.
02:32C'est Alliage.
02:33Je sais plus.
02:34Mais Take That, en tout cas,
02:36c'est la trajectoire assez folle
02:37quand on y repense de cinq gosses
02:38issus de la classe ouvrière de Manchester,
02:40plutôt beaux, qui chantent bien,
02:42qui font du sport, bref,
02:43qui ont tout pour séduire un public adolescent.
02:44Tout sauf un manager.
02:46Et lui, il a un nom,
02:47Nigel Martin Smith.
02:49Et sous son management,
02:50Take That va vendre,
02:51entre 1990 et 1996,
02:539 millions d'albums
02:54et 10 millions de singles.
02:57Mais alors, en 1995,
02:58tout bascule pour Take That.
02:59Et oui, car celui qui était à la base
03:01choriste, puis chanteur secondaire,
03:03avant de devenir la vraie star de Take That,
03:06décide de quitter le groupe.
03:07Lui, c'est Robbie Williams.
03:08I don't wanna rock, DJ.
03:14Et alors là, c'est à la fin.
03:16Ah bah oui, oui.
03:17Quand même, Robbie Williams.
03:18Vous l'avez fait en interview,
03:19Robbie Williams ?
03:19Oui.
03:20Il est génial.
03:20Bah oui, un type généreux, quoi.
03:22Il est génial.
03:22Extrêmement généreux.
03:23Et alors là,
03:24après le départ de Robbie Williams,
03:25c'est la longue convalescence du groupe.
03:28Après ce départ
03:28qui nous est raconté dans ce doc,
03:30c'est même la partie
03:31la plus émouvante finalement
03:32des trois épisodes.
03:33Celle où ressort vraiment
03:34l'humanité de ces types
03:36dont la presse avait fait
03:37des demi-dieux presque
03:38en leur pays.
03:39Et puis, après cette tempête,
03:41il y a les retrouvailles en 2010.
03:42Des retrouvailles fragiles,
03:44mais dont la sincérité
03:45ne peut pas être mise en doute
03:46quand on voit le documentaire.
03:47Le résultat, à l'époque,
03:48fut un tube
03:49que plus personne n'espérait,
03:50écrit par Robbie Williams,
03:51The Flood.
03:59C'est un tube en Angleterre peut-être.
04:01Un gros tube en Angleterre,
04:02bien sûr,
04:02mais tout est vu
04:03à travers le prisme du public.
04:05Mais ça n'en demeure pas moins
04:06vraiment intéressant à regarder.
04:08Take That,
04:09c'est donc le nom du groupe
04:10et le titre du documentaire
04:11qui, tout comme The Flood,
04:13dépasse largement
04:14les attentes qu'on avait passées
04:15en lui,
04:16sans en avoir aucune.
04:17C'est disponible désormais
04:19sur Netflix.
04:19Et on a vérifié,
04:20c'est bien Alliage,
04:21le temps qui tourne.
04:24C'était bon.
04:25Ça, c'est de la mémousie.
04:26Et là, il y avait des...
04:27Là, c'est du bon son.
04:27Là, tu te régales.
04:29Ça, c'était...
04:31Pour tous les mailmanes
04:32qui nous écoutent.
04:33C'est parti.
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