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Du lundi au vendredi à 23h, Olivier Benkemoun revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #lemeilleurdelinfo
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00:00:00Bonsoir, bonsoir à tous, merci d'être avec nous pour le meilleur de l'info.
00:00:05Si vous avez raté l'actualité du jour, on va tout vous raconter ce soir.
00:00:10Vous n'allez rater aucune séquence, aucune séquence de l'actualité en général,
00:00:14mais aucune séquence non plus de CNews, parce qu'il s'est passé beaucoup de choses sur CNews.
00:00:19Il y a plein d'exemples, vous allez reconnaître plein de visages que vous connaissez, que vous aimez.
00:00:22Vous verrez Pascal Praud et Mathilde Panot avoir des mots en direct, mais à distance.
00:00:26Il y a une séquence qui a marqué aujourd'hui la journée, ça sera tout à l'heure.
00:00:31Et puis on aura des invités que je vous présente dans un instant, et parmi eux, il y a une
00:00:34surprise,
00:00:35il y a quelqu'un que vous n'attendez peut-être pas.
00:00:36Vous allez découvrir ça juste après le sommaire.
00:00:39Au sommaire, on va revenir bien entendu sur l'enquête qui se resserre autour de la jeune garde.
00:00:46Le JDD en exclusivité rapporte les propos de mise en garde à vue.
00:00:51Butez-les, butez-les, reconnaît avoir dit l'assistant du député Raphaël Arnaud.
00:00:55Vous entendrez aussi des victimes de la jeune garde, c'est très important,
00:00:58des étudiants de l'Uni qui ont fait face à la violence de la jeune garde.
00:01:02Baptiste a rencontré l'un de ses agresseurs, vous l'entendrez.
00:01:07Ils se sont faits, mais complètement frappés, mis au sol.
00:01:11On a essayé de prendre leur tête, de mettre leur mâchoire contre le trottoir pour leur éclater la mâchoire.
00:01:16À chaque fois qu'ils essayaient de se relever, il y avait un nouveau coup pour les remettre par terre.
00:01:19Enfin voilà, un déferlement de violence.
00:01:20Quand Sophia Chikirou déverse sa haine contre les médias qu'elle méprise,
00:01:26on reverra et on recommandera les déclarations de la candidate RFI à la mairie de Paris.
00:01:30Là encore, il est question de nazis, ça ne vous étonnera pas.
00:01:35« Virez les fascistes des médias, parce qu'on n'en peut plus délaquer des fascistes sur les plateaux télé
00:01:41!
00:01:42Vous êtes des petits agents, c'est ce que Simone va y appeler les nazis à petits pieds. »
00:01:48Ce soir, pour commenter l'actualité, Ophélie Roch, bonsoir, journaliste et enseignante.
00:01:53Merci d'être là avec moi, Christian Flech.
00:01:56Bonsoir, ex-directeur de la police judiciaire de Paris.
00:01:59Je sais que vous avez lu avec attention le JD News et ce qui est écrit à l'intérieur.
00:02:04Et les premiers propos qui ont été rapportés des gardes à but, c'est très important.
00:02:10C'est vraiment une exclue du JD News et on en parlera avec vous.
00:02:13Je salue Michel Fayad.
00:02:15Bonsoir.
00:02:15Bonsoir, analyste politique.
00:02:18Et votre regard est toujours intéressant et élégant.
00:02:21C'est vrai.
00:02:22Et puis avec nous en visio, je salue Philippe de Gestas, ancien officier, sous-préfet dirigeant d'un cabinet de
00:02:29conseil aujourd'hui.
00:02:31Salut Philippe, merci d'être avec nous en direct.
00:02:33Et puis alors, celui que peut-être certains n'attendaient pas sur le commentaire de l'actualité,
00:02:38salut Nelson Monfort.
00:02:39Bonsoir.
00:02:40Bonsoir Olivier, bonsoir à vous tous.
00:02:42Heureux d'être les vôtres.
00:02:43Mais c'est vrai que ça va surprendre, Nelson.
00:02:45C'est vrai que certains vont se dire « mais qu'est-ce qu'il fait sur ces news ?
00:02:48Qu'est-ce qu'il fait dans une émission d'actu ? »
00:02:49Qu'est-ce qu'il va dire ?
00:02:51Eh bien écoutez, j'essaierai d'être à la hauteur de la qualité de vos invités.
00:02:56En tout cas, je crois que le sommaire est extrêmement riche.
00:02:59Et voilà, j'espère avoir un mot à dire.
00:03:06Bien sûr, mais ne vous inquiétez pas.
00:03:08Alors, je rappelle que vous avez le micro ouvert, alors qu'on a déjà perdu Philippe de Gestas.
00:03:12Votre micro est ouvert.
00:03:14Vous intervenez vraiment comme vous voulez, quand vous voulez,
00:03:16et en même temps que les invités sur le plateau.
00:03:19Ce soir, on va évidemment encore parler de cette hyper-violence,
00:03:24de la jeune garde, de ses méthodes, de ses liens avec la France insoumise.
00:03:29RFI qui fait bloc, encore une fois, pour défendre Raphaël Arnaud.
00:03:33La jeune garde, c'est une milice.
00:03:35Elle chasse, elle s'en prend à ceux qu'elle considère comme évidemment des fascistes qui sont traqués.
00:03:43Parfois, elle traque des jeunes gens qui sont très jeunes, 18 ans.
00:03:47Dans 100% Frontières, la nouvelle émission qui est présentée par Gauthier Lebrecht et Eric Tegner,
00:03:52il y a eu ce matin le témoignage d'un jeune garçon.
00:03:55Il s'appelle Samuel.
00:03:56Il a raconté la traque qu'il a subie à Saint-Etienne de la part de la jeune garde.
00:04:01Vous allez entendre ?
00:04:02D'abord, on va voir peut-être la photo de ce garçon parce qu'il a été complètement tuméfié.
00:04:07On ne peut pas dire qu'il n'a pas été frappé.
00:04:09On ne peut pas dire qu'il n'a pas été victime.
00:04:12C'est la signature de la jeune garde, ses équimoses.
00:04:15Son tort à Samuel, c'est d'être un militant à l'Uni, un syndicat étudiant de droite.
00:04:20Il s'était 10 contre 3.
00:04:22Je vous propose de l'écouter.
00:04:25On était juste là à se faire défoncer.
00:04:29Ils étaient armés avec des gants coquets, avec des matraques télescopiques, des parapluies.
00:04:35Et nous, on était juste là.
00:04:3810 personnes qui sautent sur Yvonne et mon ami.
00:04:44Et moi, j'ai juste le temps de me retourner.
00:04:47Et je prends une bouteille dans la tête.
00:04:49Et là, je me retrouve juste au sol.
00:04:51Et je vois mes amis qui sont aussi au sol.
00:04:55Le plus traumatisant dans cette histoire,
00:05:00c'est qu'ils étaient nombreux, facilement une vingtaine.
00:05:04Et nous, on était trois.
00:05:06Enfin, on ne pouvait rien faire.
00:05:09Et ce qui s'est passé, vraiment, c'est qu'on a cru qu'en fait, on allait mourir.
00:05:15Moi, pour être raisonné avec vous, je ne me voyais pas comme en sortir vivant de cette situation.
00:05:23Je ne savais pas si j'allais m'en sortir vivant, Christian Flèche.
00:05:29Je ne savais pas si j'allais m'en sortir vivant.
00:05:30Encore une fois, je voudrais qu'on revoie la photo.
00:05:32Parce que la violence qu'il a subie, en fait, on en a parlé et on en parle depuis 12
00:05:38jours précisément.
00:05:39Non, ça aurait pu être, Quentin, il aurait pu lui arriver exactement la même chose.
00:05:44Oui, mais après, vous avez raison, j'ai lu les auditions, ce qui est dans le JD News.
00:05:50Mais ça fait froid dans le dos, effectivement.
00:05:52Parce que c'est encore pire que ce qui est raconté.
00:05:54Malheureusement, Quentin n'est pas là pour expliquer ce qu'il a subi.
00:05:57Mais on est dans une violence qui est quand même assez incroyable.
00:06:00parce que frapper des gens au sol, à coups de pied, dans la tête,
00:06:04il y a quand même une intention de meurtre.
00:06:05Et c'est pour ça, d'ailleurs, que le meurtre a été poursuivi.
00:06:10Donc, si vous voulez que je continue sur les témoignages...
00:06:12On reparlera, on va y revenir languement.
00:06:15Mais c'est vrai que ce qui est arrivé à Samuel, ça s'est passé à Saint-Etienne,
00:06:19ça se passe dans d'autres facs, évidemment.
00:06:21Ce n'est pas un cas isolé, évidemment.
00:06:24Je vais vous faire écouter un autre témoignage, celui de Baptiste.
00:06:28Il est aussi membre de l'Uni.
00:06:31Et il dit que ça se passe tout le temps.
00:06:33Et lui, ce garçon, vous allez entendre, il ne peut plus aller à la fac.
00:06:36Il n'a plus le droit d'aller à la fac.
00:06:37On l'empêche d'aller à la fac. Écoutez.
00:06:40Samuel, qui était accompagné aussi d'Yvonne Lecausse,
00:06:42d'un ancien délégué national de l'Uni, et d'un autre militant,
00:06:44ils se sont fait, mais complètement frapper, mis au sol.
00:06:48On a essayé de prendre leur tête, de mettre leur mâchoire contre le trottoir
00:06:51pour leur éclater la mâchoire.
00:06:53À chaque fois qu'ils essayaient de se relever,
00:06:54il y avait un nouveau coup pour les remettre par terre.
00:06:55Enfin voilà, un déferlement de violence avec des menaces, on va vous tuer.
00:06:58Le but, c'était vraiment d'annihiler la personne de droite au sol.
00:07:02Et ça, on le voit qui se répète dans énormément de villes.
00:07:04Le cas de Saint-Etienne, comme ça a été dit,
00:07:07c'est particulièrement endémique
00:07:09parce qu'on y vit des violences à chaque fois qu'on y met les pieds.
00:07:12C'est vraiment quelque chose qu'on voit qui se répète.
00:07:14Et d'ailleurs, Jacques-Élifavreau a commencé à nous agresser dès 2023.
00:07:17On avait alerté sur le fait que ce profil-là était particulièrement dangereux
00:07:20et qu'à chaque fois qu'on se pointait à Saint-Etienne,
00:07:22il était là pour nous agresser.
00:07:23Et on peut légitimement penser qu'il était là le sort de cette agression aussi.
00:07:26Nous, on a parlé de cette agression, de toutes les agressions qu'on subit.
00:07:29Et ça n'est, à part à CNews et dans quelques médias, jamais repris.
00:07:32Les pouvoirs publics ne font rien, les décideurs publics non plus.
00:07:35Voilà, c'est une rengaine vraiment.
00:07:36Le laxisme, il est généralisé à tous les niveaux.
00:07:39Effectivement, on a plus de 54 cas d'agressions violentes
00:07:42qui ont abouti à des plaintes avec aucun retour.
00:07:44Donc, c'est quelque chose qu'on vit au quotidien à l'Uni.
00:07:46Philippe de Gestas, vous avez entendu le chiffre, 54 plaintes qui n'ont pas abouti.
00:07:5254 plaintes de cette violence absolue qui est décrite par ces deux garçons,
00:07:57Samuel et puis ce garçon que vous venez d'entendre, Baptiste,
00:08:01qui raconte exactement la même chose, qui raconte la violence,
00:08:04qui encore une fois disent, d'une certaine manière,
00:08:07mais ça aurait pu être nous à la place de Quentin.
00:08:11Et là, on parle d'agressions violentes,
00:08:13mais on pourrait rajouter l'intimidation permanente
00:08:16contre les étudiants qui ne partagent pas l'opinion dite dominante
00:08:20dans certaines écoles ou dans certaines facultés,
00:08:22des intimidations qui ne vont pas jusqu'à la violence.
00:08:24Mais on assiste depuis maintenant quelques années
00:08:27à une augmentation de cette violence.
00:08:30Au début, c'était la violence des mots.
00:08:32Maintenant, c'est la violence des faits.
00:08:33Ça se traduit aujourd'hui par une mort.
00:08:37Quand est-ce qu'on prendra en considération cette situation ?
00:08:42Dans nos facultés, là où on forme, dans nos écoles,
00:08:45là où on forme l'élite de demain,
00:08:46là où on forme ceux qui sont censés penser l'avenir,
00:08:49eh bien, il y a une véritable tyrannie d'une opinion
00:08:53qui ne supporte pas la contradiction.
00:08:57Ça commence à quel âge, ça commence à quel niveau ?
00:09:00Je me tourne vers Ophélie,
00:09:01puisque c'est la preuve du plateau ce soir.
00:09:04Alors, il y a deux problèmes dans ce que vous dites.
00:09:07Il y a la violence qui commence, j'ai envie de vous dire,
00:09:10le plus tôt possible,
00:09:11parce que maintenant, on a même des élèves de maternelle
00:09:13qui sont compliqués parfois à gérer.
00:09:15Donc là, ce n'est pas une violence politique, bien sûr,
00:09:17c'est une violence sociétale.
00:09:19La violence politique, je pense qu'elle commence réellement au lycée,
00:09:22mais je pense qu'elle s'aggrave surtout à la faculté.
00:09:27Vous, vous êtes prof.
00:09:28Moi, je suis professeure collège-lycée.
00:09:31Ça vous est arrivé ou pas ?
00:09:33D'avoir des violences politiques ?
00:09:36Non, pas des violences politiques, même de la violence tout le monde.
00:09:38La violence, oui, bien sûr.
00:09:38La violence politique, non, parce qu'ils sont encore trop jeunes.
00:09:41Mais par contre, ce qui est sûr,
00:09:42c'est que quand on regarde le climat un petit peu,
00:09:45on voit très très bien qu'on a des enfants, en fait,
00:09:47qui sont instables émotionnellement quand ils sont petits,
00:09:50qui conservent cette instabilité en grandissant.
00:09:52Et si vous rajoutez là-dessus une volonté politique qui est mal,
00:09:57on va dire, mal calibrée, parce qu'elle n'est pas basée sur un raisonnement,
00:10:02mais plutôt sur des sentiments, ça peut, en effet,
00:10:04ça peut très vite tourner à la foire d'emploi.
00:10:06Par exemple, ça vous fait peur ou pas ?
00:10:08Est-ce qu'il y a un moment dans votre carrière,
00:10:10vous êtes une jeune prof ?
00:10:12Non, parce que si j'avais peur, je ne l'aurais pas fait.
00:10:14Par contre, ça m'est déjà arrivé de devoir sortir d'une salle en disant
00:10:17« Je ne rendrai pas le coup reçu, parce que ce n'est pas mon rôle. »
00:10:20Le coup reçu ?
00:10:21Bien sûr, mais comme beaucoup de professeurs.
00:10:25Vous savez, quand on a un élève qui vous donne un coup,
00:10:28mais même pas parce que parfois il se rend compte de ce qu'il fait,
00:10:30mais parce qu'il a une crise de colère,
00:10:33il y en a qui ne sont plus capables de se contenir.
00:10:35Donc vous avez un enfant que vous essayez de canaliser,
00:10:38il vous donne un coup parce qu'il veut absolument que vous ne vous l'approchiez pas.
00:10:42Il y a deux solutions.
00:10:43Soit vous décidez d'en rendre un, mais dans ce cas-là,
00:10:45ce n'est pas la bonne idée.
00:10:46Soit la seule chose qu'on peut faire, c'est dire « Bon, je me mets en retrait,
00:10:49parce que de toute façon, je ne peux pas faire autrement. »
00:10:51Oui, mais tout le monde n'est pas capable de ça.
00:10:53Tout le monde n'est pas capable de ça.
00:10:53C'est quoi la position du chef d'établissement par rapport à ça ?
00:10:55Après, ça dépend beaucoup du chef d'établissement.
00:10:57Il y en a qui vous soutiennent et vous ne revoyez plus jamais l'enfant.
00:11:01Et puis il y en a d'autres qui soutiennent moins.
00:11:04Mais ça, pour le coup, c'est vraiment cas par cas.
00:11:06Il n'y a pas, si vous voulez, il y a une règle générale,
00:11:09mais elle n'est pas vraiment impliquée.
00:11:10C'est vraiment du cas par cas.
00:11:11Soit vous êtes soutenu, soit vous ne m'entendez pas.
00:11:12Oui, Nelson.
00:11:14Je ne sais pas si vous m'entendez.
00:11:16J'écoute avec beaucoup d'intérêt les différents interlocuteurs.
00:11:20Moi, il y a un mot qui me vient tout de suite à l'esprit,
00:11:23c'est celui d'évolution.
00:11:24Il y a, allez, on va dire quelques années, quelques nombreuses années,
00:11:28j'étais étudiant en droit à la fac de Nanterre.
00:11:31La fac de Nanterre, comme vous le savez,
00:11:32c'est de là qu'est parti le fameux mouvement du 22 mars,
00:11:35initié par Daniel Cohn-Bendit et tout.
00:11:37Ce n'était pas une fac, ce que j'appellerais à l'eau de rose.
00:11:40Mais dans les années 70, au début des années 70,
00:11:43il y avait des débats qui étaient organisés.
00:11:45Il y avait des débats qui étaient organisés entre étudiants
00:11:47qui ne partageaient pas le même avis,
00:11:49qui ne partageaient pas du tout le même avis.
00:11:51Mais ces débats se passaient dans un climat, comment dire,
00:11:55de respect, d'attention à autrui.
00:11:57On écoutait l'autre, on argumentait.
00:11:59Je me souviens, c'était souvent mardi soir.
00:12:02D'ailleurs, je crois que nous sommes mardi soir.
00:12:03C'était souvent mardi soir.
00:12:06Et nous nous écoutions, je veux dire,
00:12:08et on prenait acte de ce que disait l'autre.
00:12:11Et voilà, vous savez, cette fameuse phrase de Voltaire
00:12:14qui pouvait peut-être être un petit peu en frontispice de nos débats.
00:12:19Je ne partage pas votre avis,
00:12:20mais je me battrai juste au bout pour que vous puissiez l'exprimer.
00:12:22C'était exactement ça.
00:12:24Mais l'évolution...
00:12:24Nelson, vous avez raison,
00:12:25mais il ne faut pas non plus avoir un tableau complètement idyllique
00:12:27de ce que c'était la fac.
00:12:29Ça a été aussi des lieux de débat,
00:12:30ça a été des lieux d'action.
00:12:32Même dans les années 80,
00:12:34il y avait aussi ce qu'on appellerait aussi des ultra-droits.
00:12:37Il y avait le GUD, etc.
00:12:39On n'en venait pas à ce que l'on assiste aujourd'hui.
00:12:43Jamais de l'avis.
00:12:44On se battait avec des mots,
00:12:46avec des mots et pas des mots M-O-T-A,
00:12:48c'est non pas M-A-U-X.
00:12:50Et c'est une évolution absolument terrible
00:12:52à laquelle on assiste aujourd'hui.
00:12:53Il y a eu quand même du coup de poing.
00:12:55Je veux dire, les années 80, le GUD...
00:12:56Des coups de poing, mais pas du coup.
00:12:58J'étais responsable de la PJ sur le 6e.
00:13:02Il y avait Assas.
00:13:03Et donc, il y avait régulièrement des bagarres.
00:13:04Mais ce n'était pas des bagarres
00:13:05où les gens allaient pour tuer.
00:13:06Ils étaient là pour s'opposer.
00:13:08Il y avait des coups de poing de part et d'autre.
00:13:10Et il y avait des gens qui...
00:13:11C'est exactement ce que je voulais dire.
00:13:12Il y avait des matos, mais ça n'est pas au-delà.
00:13:15Samuel, vous l'avez entendu tout à l'heure.
00:13:18Il a été donc agressé violemment.
00:13:19Si on peut retourner voir sa photo,
00:13:22encore une fois, ça ne fait aucun doute
00:13:24qu'il en a pris plein la figure.
00:13:26Il a déposé plainte.
00:13:28Et évidemment...
00:13:29Qu'est-ce qui s'est passé à votre avis, Michel, dans cette affaire ?
00:13:32Rien.
00:13:33Rien, exactement.
00:13:34On va écouter Samuel.
00:13:37Cette affaire, elle a été classée sans suite
00:13:39par manque de preuves.
00:13:43Et pour moi, ça a été vraiment
00:13:47le plus gros traumatisme
00:13:49dans mon militantisme.
00:13:54Et c'est vraiment le fruit d'un laxisme,
00:13:56ce qui se passe dans l'affaire de Quentin Doran,
00:14:00parce que ce qui s'est passé en 2024,
00:14:04où l'extrême-gauche a essayé de tuer,
00:14:09en 2026, elle a réussi.
00:14:11Je crois qu'on ne se remet jamais
00:14:12d'un trauma pareil, Michel.
00:14:14Ah oui, c'est sûr.
00:14:15Ça, il va s'en rappeler toute sa vie.
00:14:17Mais ce qui est...
00:14:18Non, mais c'est pire que ça.
00:14:19C'est-à-dire qu'on arrête une partie de ses études,
00:14:21on se met en retrait,
00:14:22on peut se mettre même socialement en retrait.
00:14:25Comme vous l'expliquez tout à l'heure.
00:14:26Parce que c'est du terrorisme, en réalité.
00:14:28Comme vous l'expliquez,
00:14:29Baptiste Gilly n'est plus sur le site de Grenoble.
00:14:32Il reste chez lui.
00:14:33Il ne peut pas se rendre à Sciences Po Grenoble.
00:14:36Parce qu'il est à Sciences Po Grenoble.
00:14:37J'ai été sur le même plateau que lui sur Europe 1.
00:14:39J'ai entendu son histoire.
00:14:41Maintenant, ce qui, moi, me choque profondément,
00:14:43c'est que l'UNIS n'est pas le mouvement
00:14:47d'étudiants, d'ultra-droite
00:14:48ou d'extrême-droite.
00:14:49C'est la droite, en fait.
00:14:51La droite républicaine, c'est ce qui...
00:14:53Non, mais c'est la droite qui alerte.
00:14:55C'est la droite qui dit, attention, regardez
00:14:56ce qui se passe aussi sur les campus.
00:14:58C'est la droite qui nous informe aussi.
00:14:59Absolument.
00:15:00Mais ce que je veux dire par là,
00:15:01c'est qu'aujourd'hui, ce n'est pas
00:15:03des gens qu'on attaque d'ultra-droite
00:15:05ou d'extrême-droite.
00:15:05Ils sont en train de s'en prendre à l'UNIS.
00:15:07C'est-à-dire que c'est des gens de droite modérés.
00:15:09Et des gens qui sont, comme vous le disiez tout à l'heure,
00:15:12là pour débattre, pour discuter,
00:15:14pour défendre des idées de droite,
00:15:16mais pas pour se battre.
00:15:17L'UNIS, ils ne sont pas là dans l'affrontement.
00:15:20J'ai regardé les chiffres, c'est fou,
00:15:21parce qu'en 2025, il y a eu 70% d'agressions
00:15:24venant de l'extrême-gauche en plus.
00:15:26C'est considérable, en fait.
00:15:28On se demande pourquoi en 2025,
00:15:30tout d'un coup, il y a eu cette flambée-là.
00:15:31On a l'impression que c'est finalement
00:15:32un petit peu ce qui s'est passé le 7 octobre
00:15:34qui, en fait, la vague de fonds ne part pas, en fait.
00:15:37Peut-être que les choses sont révélées, effectivement.
00:15:39Je ne sais pas, Philippe de Gestas,
00:15:42depuis le 7 octobre, comme le dit Ophélie,
00:15:45il y a quelque chose, une violence qui s'est libérée
00:15:47avec une parole, d'ailleurs, pro-palestinienne.
00:15:51Peut-être qu'on peut faire aussi ce parallèle.
00:15:53Je rappelle encore une fois qu'au départ de tout ça,
00:15:56il y a la manifestation de Némésis
00:15:59parce qu'il y a une présence de Rima Sen à Surpo, c'est vrai.
00:16:04En fait, effectivement, il y a probablement un lien
00:16:07parce que les soutiens à la cause du peuple palestinien
00:16:13ou les soutiens au Hamas, etc.,
00:16:16ont eu un comportement de plus en plus violent
00:16:18dans l'espace public.
00:16:20Les manifestations de soutien n'étaient pas
00:16:22des manifestations pacifiques.
00:16:23Et à partir de là, quand vous commencez
00:16:25à endoctriner et à échauffer des militants
00:16:29en leur disant qu'ils sont là pour défendre,
00:16:33qu'ils sont menacés eux-mêmes dans leur existence,
00:16:35eh bien, en fait, vous avez un passage à l'acte
00:16:38qui devient un peu plus facile.
00:16:39Et puis, on y reviendra probablement pendant cette émission.
00:16:42Mais quand vous avez un parti politique
00:16:44qui systématiquement justifie le recours à la force,
00:16:47justifie le recours à la violence,
00:16:50eh bien, à partir de là, on a nécessairement
00:16:52une augmentation des faits individuels.
00:16:55Vous vous rendez compte que tout ça se fait
00:16:57alors que Quentin est à peine enterré.
00:17:00Ça s'est fait aujourd'hui.
00:17:01Je le disais, Samuel est vivant
00:17:03et Quentin n'a pas eu cette chance.
00:17:06Les obsèques ont eu lieu aujourd'hui
00:17:07dans la plus stricte intimité à Lyon.
00:17:10Et je voudrais qu'on revoie pendant quelques secondes,
00:17:13sans commentaire, les images de son cercueil
00:17:17porté par sa famille tout à l'heure.
00:17:20à l'heure.
00:17:48...
00:17:51Voilà, évidemment, nous pensons à sa famille ce soir.
00:17:56La dignité de cette famille.
00:17:57Vous avez raison.
00:17:58Non, vous avez totalement raison.
00:18:00La dignité de cette famille est absolument extraordinaire.
00:18:04Elle me rappelle un petit peu la dignité de la famille de la petite Philippine à Versailles.
00:18:11C'est un peu, enfin, je ne sais pas, je trouve que c'est au-delà des mots.
00:18:14C'est au-delà des mots.
00:18:15On va faire le point sur l'enquête avec Mickaël De Santos.
00:18:17On apprend que ce sont des jeunes qui sont éduqués.
00:18:21C'est des black boys, en quelque sorte.
00:18:25On pourrait le dire comme ça, mais en tout cas, c'est des gens qui sont éduqués.
00:18:29Certains ont des CDI, d'autres ont fait des études.
00:18:32Donc, ça peut étonner, ça peut étonner.
00:18:34Mais on regarde ce que nous dit Mickaël De Santos.
00:18:38Face aux enquêteurs, les sept suspects n'ont pas tous adopté la même stratégie.
00:18:42Certains ont reconnu avoir participé de près ou de loin au meurtre de Quentin.
00:18:47C'est le cas de Jacques-Élie Favreau.
00:18:49L'attaché parlementaire de Raphaël Arnaud admet avoir incité ses camarades à lyncher le jeune homme de 23 ans.
00:18:55Allez, Lyon Antifa, on tient, butez-le, tuez-le, aurait-il scandé au moment des faits.
00:19:00Autre fiché S, Alexis C.
00:19:02Selon les informations du JD News, l'homme de 24 ans fait partie des agresseurs les plus virulents.
00:19:08Pourtant, il n'a admis avoir porté que deux ou trois coups de pied à un homme au sol qui
00:19:13se protégeait le visage.
00:19:15A l'inverse, Paul L, lui, s'est montré bien plus bavard.
00:19:18Le plus jeune des suspects, 20 ans, a reconnu sa présence sur les lieux.
00:19:22Il aurait même filmé le lâchage de Quentin.
00:19:25Cette vidéo, possiblement supprimée, n'a pas été retrouvée pour le moment.
00:19:28Enfin, les autres suspects, eux, sont restés plus discrets, voire muets.
00:19:34Et ce, malgré l'épreuve à charge, Adrien B, ancien collaborateur du député insoumis Raphaël Arnaud,
00:19:40est resté silencieux pendant près de 48 heures de garde à vue.
00:19:44Il aurait pourtant porté plusieurs coups à Quentin, selon les enquêteurs.
00:19:48Dimitri V lui a reconnu être présent le jour du meurtre, sans donner plus de détails.
00:19:53Il est notamment cité dans plusieurs plaintes des militantes du collectif Némésis.
00:19:57Enfin, reste le cas de Jules Charles P, le seul des sept suspects à avoir nié toute responsabilité dans le
00:20:04meurtre de Quentin.
00:20:06Pourtant, là aussi, les témoignages sont plus qu'accablants.
00:20:09Les témoignages sont accablants.
00:20:10Vous allez lire un certain nombre de choses également dans le JD News, Christian.
00:20:14Vous avez pu découvrir déjà, notamment, les mots terribles de Jacques-Élifavreau,
00:20:20qui reconnaît avoir appelé Alain Chey, qui a même dit « butez-le, butez-le ».
00:20:24Oui, et c'est pour ça qu'il est mis en examen, pour instigation dans le cadre du meurtre.
00:20:29C'est-à-dire qu'il a appelé au meurtre, au travers des phrases.
00:20:33On comprend bien pourquoi il a été mis en examen pour ce chef-là.
00:20:36Il y a eu des coups de genoux.
00:20:37Il y a eu, évidemment, des coups de cou.
00:20:41Et ensuite, on a tous vu l'image, ce corps qui est abandonné sur la chaussée,
00:20:46et quelqu'un qui revient pour terminer.
00:20:48Il y a eu un très gros travail de la police pour arriver à aboutir à identifier les sept personnes
00:20:53assez vite, finalement.
00:20:55Je crois qu'il y a un jeune qui parle un peu plus que les autres.
00:20:57Oui, mais il faut arriver jusqu'au jeune.
00:20:58Il faut l'identifier.
00:20:59Il faut le récupérer en garde à vue.
00:21:01Tout a été filmé, je voulais le dire aussi.
00:21:03Parce que tout a été filmé.
00:21:04Quelqu'un a filmé.
00:21:06Olivier, si vous me le permettez, ça a été filmé par qui ?
00:21:09Quelle mentalité faut-il avoir pour filmer ce genre de sept ?
00:21:13Écoutez, les terroristes du Ramas ont fait exactement la même chose.
00:21:16C'est-à-dire qu'on documente.
00:21:17La violence, elle se documente sans arrêt, systématiquement.
00:21:20Et les tueurs aussi.
00:21:21Mais vous avez une personne qui est en train de filmer un homme à terre qui est en train d
00:21:25'être assassiné,
00:21:27parce qu'il n'y a pas d'autre mot, par des gens qui lui donnent des coups de pied
00:21:29au visage.
00:21:30Et c'est vrai, la DZ Mafia aussi rappelle à l'instant Michel.
00:21:34Pourquoi la DZ Mafia filme ?
00:21:35Tout simplement parce que celui qui est commandité doit prouver qu'il l'a fait pour être payé.
00:21:39Donc, il filme comme ça, il peut prouver et il est payé.
00:21:43Voilà, mais sinon c'est Quentin le fasciste.
00:21:46Sinon c'est Quentin le fasciste et le nazi.
00:21:47Sur les autres auditions, il est quand même surprenant de voir qu'il y a des collaborateurs du député
00:21:52qui sont sous pseudo à l'Assemblée nationale.
00:21:55C'est quand même invraisemblable.
00:21:58En fait, il y a un vide visiblement juridique.
00:22:00Je voulais qu'on l'écoute encore une fois, parce que la séquence que vous allez voir,
00:22:04Jean-Luc Mélenchon, lors de sa conférence de presse devant des médias choisis,
00:22:07évidemment, est hallucinante. Encore une fois, c'est Quentin le nazi.
00:22:10C'était hier, avant l'enterrement.
00:22:14Bonjour, je suis Lisa Lab, journaliste pour Le Média.
00:22:17Moi, je vais revenir sur la mort de Quentin.
00:22:19Le jour où tout le monde l'a appris.
00:22:20Quentin, qui est-ce ?
00:22:21Pardon, le militant néo-nazi à Lyon qui a été tué.
00:22:24On parle bien du même, Quentin Durant.
00:22:25Oui.
00:22:27Quentin, qui est-ce ? Réponse de la journaliste.
00:22:29C'est horrible.
00:22:29Le militant néo-nazi.
00:22:31Le militant néo-nazi.
00:22:32On est quand même dans une utilisation des mots.
00:22:35Enfin, je veux dire, c'est terrible.
00:22:36Et on va terminer cette première partie de l'émission en écoutant, en réécoutant
00:22:42Charlotte Dornelas.
00:22:42Parce que ce matin, elle était encore une fois hyper émue.
00:22:45Elle disait que rien ne va, évidemment, dans cette histoire.
00:22:50Écoutez.
00:22:52Il y a sept gamins, parce qu'ils ont le même âge, qui sont actuellement en détention
00:22:56provisoire pour avoir tué un homme, ce qui n'est pas rien dans une vie.
00:22:59Porter toute sa vie, d'avoir tué un homme à coups de pied sur un trottoir, ce n'est
00:23:01pas rien.
00:23:03Potentiellement, ils vont sortir de prison à 45 ans.
00:23:06On fait quoi ? On continue, en fait ? On continue à avoir toutes les semaines un
00:23:09gamin qui est enterré par ses parents et cet autre qui part en taule pour 30 ans.
00:23:14Il défend quoi, Jean-Luc Mélenchon ? Il défend qui dans cette histoire ? Il nous explique
00:23:18qu'il n'y a pas de problème, que tout ça fait partie de la famille, que le recours
00:23:21à la violence, lui, il l'a abandonné pour des raisons stratégiques.
00:23:23Mais qu'il y en a qui, en effet, c'est un mot qu'on a entendu dans la bouche
00:23:26de certains
00:23:26antifas, il y en a qui, en effet, vont faire le sale boulot.
00:23:29Eux, ils passent par perteuse et profit.
00:23:30Tout le monde s'en fout.
00:23:31Il n'existe pas.
00:23:32De bout en bout, ce drame est atroce pour absolument tout le monde, pour toutes les familles.
00:23:37Je passe sur le père de l'un d'entre eux qui nous explique qu'il n'a rien à
00:23:40dire
00:23:40non plus aux parents.
00:23:42Il y a quand même un problème.
00:23:43Et alors moi, je reprends ce que Jean-Luc Mélenchon ne veut pas faire.
00:23:45Il y a un grave problème moral qui s'exprime depuis une semaine de manière stupéfiante.
00:23:50Nous ne sommes plus d'accord, collectivement, pour dire qu'on ne lâche pas un homme au sol
00:23:55à 15 contre 1, quelle que soit la situation.
00:23:58Nous ne sommes plus d'accord là-dessus.
00:24:00C'est grave, en fait.
00:24:02Philippe Degestas, nous ne sommes plus d'accord sur le fait qu'on ne lâche pas un homme
00:24:06au sol.
00:24:07C'est un constat terrible, terrible.
00:24:10Ça veut dire que ce sont des siècles de civilité que nous avons développés en Europe
00:24:17occidentale, qui est réduit à néant.
00:24:19C'est-à-dire qu'effectivement, au-delà de la question de la violence et du rôle remarquable
00:24:26de la police et de ce que fera la justice demain, c'est une déroute morale complète.
00:24:30Et s'il n'y a pas un véritable redressement moral, ce n'est pas un Quentin que nous déplorons
00:24:36aujourd'hui, et nous en déplorons 10, 20, 30, parce que la violence ne fera qu'augmenter.
00:24:40Elle ne fera que se développer sur cette déroute morale.
00:24:43Nous, on a peut-être entendu des survivants.
00:24:45Samuel, peut-être, ça aurait pu être un Quentin, c'est un survivant.
00:24:48Dans un instant, vous allez entendre aussi les critiques qui sont faites aux médias,
00:24:52aux médias comme nous, en fait nous en particulier.
00:24:55Voilà.
00:24:55CNews, Europe 1, le JDD, de dire la vérité.
00:24:58Donc, de parler dans le sens de LFI, et vous allez entendre une séquence hallucinante
00:25:02avec Madame Chiquirou, qui est d'une violence, là encore.
00:25:06Restez avec nous, on revient tout de suite.
00:25:11C'est la suite du meilleur de l'info.
00:25:14On est ensemble, vous le savez, jusqu'à une heure du matin.
00:25:18Je re-salue ceux qui sont en visio, qui sont loin, et en particulier mes camarades,
00:25:24que vous reconnaissez, vous reconnaissez celui-là.
00:25:27On ne vous attendait pas, Nelson, pour certains, on ne vous attendait pas sur l'actualité.
00:25:32C'est vrai que c'est un peu difficile parfois d'être à distance, Philippe vient de me le dire,
00:25:36mais encore une fois, vos micros sont ouverts, vous intervenez quand vous voulez,
00:25:39c'est comme si vous étiez en plateau, je vous le rappelle.
00:25:42Il est minuit, on revient tout de suite, on a un gros programme,
00:25:45on va parler beaucoup de politique, on va beaucoup parler de LFI,
00:25:48on a encore des séquences à vous montrer de CNews,
00:25:50celles que vous n'avez peut-être pas vues aujourd'hui,
00:25:52mais en attendant, c'est Mickaël qui revient, Mickaël Dorian, pour le rappel des titres.
00:26:01Bonsoir Olivier, bonsoir à tous, un adolescent de 15 ans est actuellement
00:26:05entre la vie et la mort à Brons, près de Lyon,
00:26:08après avoir été poignardé à proximité de son lycée.
00:26:10L'agresseur présumé qui avait pris la fuite s'est finalement rendu au commissariat de ville urbaine,
00:26:15âgé de 14 ans et scolarisé dans un autre établissement.
00:26:18Il a été placé en garde à vue, ainsi qu'un autre mineur interpellé quelques heures plus tard.
00:26:22Une enquête pour tentative de meurtre a été ouverte.
00:26:25C'est aujourd'hui qu'avaient lieu à Lyon les obsèques de Quentin de Ranc,
00:26:2812 jours après avoir été battus à mort par des militants d'ultra-gauche.
00:26:32La cérémonie religieuse organisée dans la plus stricte intimité
00:26:35avait lieu en l'église Saint-Just sur la colline de Fourvière.
00:26:38Seule une trentaine de personnes étaient attendues.
00:26:40L'inhumation du jeune homme de 23 ans aura lieu dans les jours qui viennent.
00:26:44Le lieu est pour le moment inconnu.
00:26:46Dans le reste de l'actualité, les conditions météo s'améliorent
00:26:49et la décrue se poursuit dans l'ouest,
00:26:51tandis que l'État accélère l'indemnisation des sinistrés.
00:26:54C'est ce qu'a annoncé Sébastien Lecornu sur X.
00:26:57La commission 4NAT a examiné 371 demandes de communes,
00:27:01294 ont reçu un avis favorable.
00:27:0477 dossiers sont ajournés et seront réexaminés
00:27:07lors des commissions des 3 et 10 mars.
00:27:09L'arrêté de reconnaissance d'état de catastrophe naturelle
00:27:13sera décrété demain.
00:27:15Deux skieuses sont mortes dans une avalanche en Haute-Savoie.
00:27:17Les deux femmes originaires de la région étaient parties dimanche
00:27:20en randonnée à la chapelle d'abondance.
00:27:22Elles ont été retrouvées mortes ensevelies hier.
00:27:25L'alerte avait été donnée le matin car les victimes
00:27:27ne s'étaient pas présentées à leur travail.
00:27:30Ces décès portent à 30 le nombre de personnes
00:27:32ayant perdu la vie dans des avalanches en France
00:27:34depuis le début de la saison.
00:27:35Et puis, 4 ans, jour pour jour,
00:27:37après le début de la guerre en Ukraine,
00:27:40des manifestations avaient lieu ce mardi dans toute l'Europe
00:27:42en soutien au peuple ukrainien.
00:27:44Des rassemblements ont eu lieu ce soir à Varsovie,
00:27:47Berlin, Londres ou encore Paris.
00:27:48Paris où la tour Eiffel s'est élimineuse ce soir
00:27:51aux couleurs du drapeau ukrainien.
00:27:53La ville de Paris se tient depuis le début
00:27:56de l'agression russe aux côtés de l'Ukraine,
00:27:57a indiqué la mairie dans un commun.
00:28:01Merci Mickaël.
00:28:01Nous sommes toujours avec Ophélie Roque,
00:28:03Michel Fayad, Christian Flèche et puis à distance
00:28:05Nelson Montfort, Philippe de Gestas.
00:28:07Christian Flèche, vous avez lu tout à l'heure
00:28:09et on en a déjà parlé, les révélations qui sont faites
00:28:12sur les antifas, ce qu'ils ont déclaré en garde à vue.
00:28:16Qu'est-ce qui vous a marqué le plus dans ces...
00:28:18C'est vraiment une enquête formidable
00:28:20qui a été faite par le GD News.
00:28:22Il y a d'abord une enquête de la police
00:28:23qui a été aussi formidable parce qu'elle a permis
00:28:25d'identifier assez vite cette personne.
00:28:27On voit bien que c'est cette personne
00:28:28qui ont été arrêtée, ont eu le temps de préparer
00:28:30un peu leur défense, sans doute d'en parler
00:28:33avec des avocats et qu'ils n'ont pas
00:28:35toutes les mêmes attitudes.
00:28:37Certains refusent de s'expliquer,
00:28:39d'autres parlent beaucoup plus.
00:28:42Celui qui est présenté comme le collaborateur
00:28:44du député, lui, Jacques Elifavreau,
00:28:47lui, il reconnaît, il a été mis en cause
00:28:50comme ayant donné des instructions
00:28:52pour taper la future victime.
00:28:55C'est pour ça qu'il est mis en examen.
00:28:57Oui, c'est ça, butez-le, je crois que c'est ce
00:28:59qui est rapporté dans le journal.
00:29:01C'est pour ça qu'il est mis en examen
00:29:03pour instigation à l'homicide volontaire.
00:29:05Il reconnaît aussi qu'il a frappé par ailleurs
00:29:08d'autres personnes.
00:29:09Et puis, ce qui est étonnant,
00:29:10moi, ce qui m'étonne un peu,
00:29:12c'est qu'il y a deux autres personnes
00:29:14qui sont des collaborateurs du député
00:29:16dont on découvre qu'ils manifestement
00:29:19doivent être sous pseudo à l'Assemblée nationale.
00:29:20Alors ça, on ignorait totalement peut-être...
00:29:23Mais Olivier, juste une chose,
00:29:24dans les propos qui ont été montrés là,
00:29:26il est très clair que Quentin était seul,
00:29:28parce que c'est buté-le, tué-le.
00:29:30Donc ça montre bien qu'ils étaient vraiment
00:29:32six contre un, la lâcheté de ces actes.
00:29:35Là, les enquêteurs, sans doute, vont avancer.
00:29:38Mais enfin, Christian Flech, il vient de le dire,
00:29:42mais je voulais entendre Philippe également
00:29:44de Gestas là-dessus.
00:29:45Il y a cette question de lien, évidemment,
00:29:49entre LFI et la Jeune Garde.
00:29:50Il y a le comportement de ces hommes
00:29:53qui est ignomissime.
00:29:55Mais je ne sais pas si c'est un mot qui existe,
00:29:57mais en tout cas, c'est absolument ignoble.
00:29:59Mais il y a surtout cette présence
00:30:00pendant des mois et des mois à l'Assemblée
00:30:03avec des pseudos également.
00:30:05Ces gens-là étaient les collaborateurs,
00:30:08des collaborateurs de Raphaël Arnaud.
00:30:11Et en fait, on ne connaissait même pas
00:30:13leur vraie identité.
00:30:15On en discutait avec Christian,
00:30:17mais je suis effaré de ça.
00:30:20C'est assez étonnant qu'il n'y ait pas eu de...
00:30:21Quand on sait que pour aller déjeuner
00:30:22avec un député à l'Assemblée nationale,
00:30:24il faut envoyer son nom et présenter ses papiers
00:30:26pour pouvoir rejoindre la salle à manger.
00:30:28On peut être étonné de voir avec quelle légèreté
00:30:30ces collaborateurs entrent et sortent
00:30:33sans avoir déclaré leur vrai nom.
00:30:35D'ailleurs, au passage, j'ai découvert aussi
00:30:37que M. Raphaël Arnaud ne s'appelait pas non plus
00:30:39d'ailleurs Raphaël Arnaud de son vrai nom.
00:30:42Ça en dit quand même très très long aussi
00:30:44sur les intentions.
00:30:45Vous savez, quand vous commencez
00:30:46à prendre des pseudonymes,
00:30:48à vous camoufler de votre identité,
00:30:49c'est que vous avez des choses à cacher en réalité.
00:30:52Et aux dernières nouvelles,
00:30:54nous ne sommes pas un pays occupé
00:30:56par une armée étrangère.
00:30:57Et donc, ceci est aussi significatif.
00:30:59cette culture du secret qui nous vient des trotskistes.
00:31:03Ne pas oublier d'ailleurs que ce parti politique
00:31:05que nous avons mentionné est largement inspiré
00:31:09des méthodes trotskistes qui, elles aussi,
00:31:10visent à la prise du pouvoir par la violence.
00:31:12Bon, vous allez entendre aussi les propos de Mme Shikiru à Paris.
00:31:17Ça dénote de beaucoup de choses
00:31:19et puis d'une violence absolue contre la presse,
00:31:21contre les médias.
00:31:22Mais d'abord, je voulais que vous voyiez cette séquence
00:31:27avec Pascal Praud.
00:31:28Alors, c'est une séquence qui est un peu longue,
00:31:29mais vous allez le voir en intégralité.
00:31:32On a choisi de vous la montrer en intégralité.
00:31:33C'est un échange à distance entre Mathilde Panot et Pascal Praud.
00:31:37Mathilde Panot qui a annoncé qu'elle saisissait l'ARCOM
00:31:39parce qu'elle n'était pas d'accord avec l'interprétation
00:31:42que faisait Pascal sur son plateau.
00:31:47Vraiment, vous réagissiez à ce qui s'est dit,
00:31:51cette manière de faire sa déclaration sur sa chaîne YouTube
00:31:54et puis ensuite, voilà, de ne pas accepter
00:31:59la manière dont s'est commenté.
00:32:01Écoutez Pascal ce matin.
00:32:04Mathilde Panot nous a répondu.
00:32:06À 9h41, visiblement, elle a vu notre émission,
00:32:09elle peut venir demain matin si elle souhaite nous répondre.
00:32:12Elle me dit bonjour les guignols de CNews.
00:32:15C'est vous.
00:32:17Bonjour les guignols de CNews et Pascal Praud.
00:32:19Mais elle ne met pas...
00:32:20Non, non, elle me dit...
00:32:21Et Pascal Praud.
00:32:23Donc je suis épargné.
00:32:24Je suis épargné.
00:32:25Bonjour les guignols de CNews.
00:32:26Vous inventez une citation que je n'ai jamais prononcée.
00:32:28Je saisis l'ARCOM.
00:32:30Bon.
00:32:30Ah ben ça, c'est...
00:32:31Alors, je pense que ça a été le bandeau
00:32:33qui était mis peut-être le bandeau
00:32:35parce que ce qu'elle a dit, bon...
00:32:36Ce sont vos amis Trump et Bolsonaro
00:32:38qui ne respectent pas le résultat des urnes.
00:32:39Je réitère.
00:32:40C'est par les urnes que nous battrons l'extrême droite.
00:32:42Bon.
00:32:42Ben, écoutez.
00:32:43On va réécouter ce qu'elle dit.
00:32:44Mais si elle a écouté tout ce que j'ai dit tout à l'heure,
00:32:47j'ai dit...
00:32:48Comment dire ?
00:32:50J'ai dit...
00:32:50Peut-être que j'ai mal compris.
00:32:52Je l'avais dit.
00:32:53J'ai même imaginé que j'ai mal compris.
00:32:54C'est dire ma bonne volonté.
00:32:55Je l'ai dit dans mon petit édito de départ.
00:32:58Donc, réécoutons ce que dit Mme Panot.
00:33:00Et si Mme Panot veut apporter...
00:33:03Alors, déjà, là, elle dit, je réitère,
00:33:04c'est par les urnes que nous battrons l'extrême droite.
00:33:06Très bien.
00:33:07Elle le dit là.
00:33:08Il me semble qu'elle ne le disait pas
00:33:10dans la séquence qu'on va réécouter,
00:33:11sauf si j'ai mal compris.
00:33:13Je prends les uns et les autres,
00:33:14comment dire, à témoins.
00:33:16Mme Panot.
00:33:17Moi, je dis merci aux antifascistes,
00:33:19car les antifascistes, et nous en sommes,
00:33:21nous, la France insoumise,
00:33:22nous sommes antifascistes.
00:33:24L'antifascisme, c'est d'abord
00:33:25la résistance au fascisme.
00:33:27Et de dire que nous n'accepterons jamais
00:33:28dans notre pays que le fascisme
00:33:30prenne le pouvoir légalement par les urnes,
00:33:33ce que veut faire Marine Le Pen,
00:33:35entourée de tous ces groupuscules d'extrême droite
00:33:37qui pullulent autour d'elle.
00:33:38Et je ferai remarquer au président de la République
00:33:40et à M. Lecornu
00:33:41que Marc Bloch, l'historien qu'il veut bientôt panthéoniser,
00:33:45était lui aussi antifasciste.
00:33:46Que dans l'histoire de notre pays,
00:33:48le Front populaire s'est construit sur l'antifascisme.
00:33:50Et que donc, l'antifascisme est d'abord
00:33:52la résistance au fascisme.
00:33:54Manifestement, elle s'était mal exprimée là.
00:33:56Elle devrait dire ça.
00:33:57Puisqu'elle dit effectivement,
00:33:59dans ce tweet,
00:34:00d'ailleurs,
00:34:02elle ne dit pas la même chose.
00:34:04Là, ce qu'elle dit, je le répète,
00:34:06nous n'accepterons jamais
00:34:07que le fascisme prenne le pouvoir légalement
00:34:10par les urnes,
00:34:11ce que veut faire Marine Le Pen,
00:34:12entourée de tous ces groupuscules d'extrême droite.
00:34:14C'est pas moi qui le dis, c'est elle.
00:34:15Il n'y a pas de question de Trump ou de Bolsonaro.
00:34:17Exactement.
00:34:18La chaîne YouTube,
00:34:18donc c'est enregistré.
00:34:19Exactement.
00:34:20Je l'ai écouté.
00:34:20Exactement.
00:34:22Madame Pannot, vous êtes la bienvenue.
00:34:23Si vous souhaitez venir vous expliquer demain matin,
00:34:25ce sera avec plaisir.
00:34:26Entre temps,
00:34:27Jean-Luc Mélenchon a pris la parole
00:34:28pour ne pas dire la même chose
00:34:29que ce qu'avait dit Mathilde Le Pen.
00:34:31Ah !
00:34:32Je me permets de...
00:34:33Voilà, Ami.
00:34:35Je me permets de cette remarque.
00:34:36Bonne remarque.
00:34:37Exactement.
00:34:38Entre temps,
00:34:39Madame Pannot,
00:34:39on vous a tapé sur les doigts.
00:34:41Aux ordres.
00:34:42Mais bien sûr.
00:34:42Aux ordres,
00:34:43Madame Pannot.
00:34:44Eh oui,
00:34:45il n'y a qu'une ligne.
00:34:46Autrement,
00:34:47purgé.
00:34:48Autrement,
00:34:49purgé.
00:34:49Voilà,
00:34:50les réponses n'étaient pas contentes
00:34:51que Pascal Praud dise
00:34:53Madame Pannot n'acceptera pas
00:34:54le résultat des urnes,
00:34:57Michel.
00:34:57C'est ça,
00:34:58le débat et la colère.
00:35:00Et la colère de LFI.
00:35:01Oui, tout à fait.
00:35:02Parce que,
00:35:03d'ailleurs,
00:35:03elle cite le Front populaire,
00:35:05mais une partie du Front populaire
00:35:06a rejoint le régime de Vichy.
00:35:08Donc,
00:35:09ce n'est pas une garantie
00:35:10de non-fascisme.
00:35:11Je veux dire...
00:35:12Non,
00:35:12mais c'est vrai.
00:35:13Et c'est quand même
00:35:14cette assemblée majoritairement
00:35:15du Front populaire
00:35:16qui a voté les pleins pouvoirs
00:35:18au Maréchal Pétain.
00:35:18Je ne suis pas en train de parler
00:35:22de Martin Bloch,
00:35:23mais je dis qu'elle,
00:35:24elle s'est vantée
00:35:24du Front populaire,
00:35:25mais le Front populaire
00:35:26et c'était l'Assemblée
00:35:28du Front populaire
00:35:28qui a donné les pleins pouvoirs
00:35:30Maréchal Pétain.
00:35:30Moi, j'ai l'impression
00:35:31de voir des enfants
00:35:32qui s'amusent à se faire peur.
00:35:33Donc là,
00:35:34ils créent un super méchant
00:35:35qui serait une armée,
00:35:36sans doute un peu tapie,
00:35:37de néo-nazis
00:35:38qui sont partout,
00:35:39en fait.
00:35:39Et donc,
00:35:40eux,
00:35:40ils doivent absolument
00:35:41sauver le monde.
00:35:42Mais à partir de quand,
00:35:45en fait,
00:35:45on devient adulte,
00:35:46à partir de quand,
00:35:47on arrive à voir le monde
00:35:48avec de la nuance.
00:35:49C'est ça,
00:35:49voir le monde
00:35:50avec de la nuance.
00:35:51C'est accepter
00:35:51qu'il n'y ait pas
00:35:52un camp blanc,
00:35:53un camp noir
00:35:54et de commencer comme ça
00:35:55à dire,
00:35:56oui, mais nous,
00:35:56en fait,
00:35:56face au supervillain,
00:35:57on a tous les droits.
00:35:58Mais c'est aberrant
00:35:59d'entendre des choses comme ça.
00:36:00C'est clair que ça,
00:36:00Ophélie.
00:36:01C'est-à-dire qu'on attise
00:36:02la violence.
00:36:03Oui, on attise
00:36:03sans arrêt.
00:36:04Mais avec, visiblement,
00:36:06une décomplexion
00:36:06qui est quand même
00:36:07assez assumée.
00:36:08Que veut dire,
00:36:09justement,
00:36:10que veut dire le mot
00:36:11fascisme ?
00:36:12Le mot fascisme,
00:36:13c'est en 1933,
00:36:15en Allemagne.
00:36:15Que veut dire le mot fascisme ?
00:36:17À court d'arguments,
00:36:18on vous traite de fascisme,
00:36:19si j'ai bien compris.
00:36:20Mais que veut dire
00:36:22ce mot-là ?
00:36:23Qui aujourd'hui
00:36:23est fasciste ?
00:36:25Moi, je ne connais
00:36:25aucun fasciste
00:36:26dans mon entourage.
00:36:27Je n'en connais
00:36:28absolument aucun.
00:36:30Je ne sais pas.
00:36:31C'est un mot
00:36:33qu'on donne
00:36:33à toutes les sauces.
00:36:35Vous voyez,
00:36:36comment, Olivier,
00:36:37je ne veux surtout
00:36:37pas faire trop long.
00:36:38Si vous me donnez
00:36:39juste une minute,
00:36:40je pense que
00:36:42les Français sont fatigués.
00:36:43Je pense que les Français
00:36:44sont fatigués
00:36:45de tout ce qui se passe.
00:36:46Ça me rappelle,
00:36:47vous savez,
00:36:47quand Edmond Rostand
00:36:48avait écrit
00:36:48L'Aiglon en 1900,
00:36:50il fait allégion
00:36:51à cette scène extraordinaire
00:36:52où le duc de Reichstadt,
00:36:55le fils de Napoléon,
00:36:56reçoit le maréchal Marmont,
00:36:57le duc de Raguse,
00:36:58qui était le traître à Napoléon.
00:37:00Il dit
00:37:00« Mais pourquoi ?
00:37:01J'ai envie de vous pardonner,
00:37:02mais pourquoi l'avez-vous trahi ? »
00:37:04Et il lui répond
00:37:04« Je ne sais pas,
00:37:05la fatigue peut-être. »
00:37:06Et à ce moment-là,
00:37:07vous avez cette réplique
00:37:09extraordinaire de Flambeau.
00:37:10C'est Rastin Flambeau
00:37:11qui dit
00:37:11« Et nous,
00:37:12pauvres,
00:37:13nous marchions nus,
00:37:14crottés,
00:37:14détrempés,
00:37:15dans les neiges,
00:37:16sans aucun espoir
00:37:17de duché,
00:37:18de récompense
00:37:19ou quoi que ce soit. »
00:37:21Et nous,
00:37:22nous n'avions pas le droit
00:37:22de l'être peut-être fatigués.
00:37:24Je crois que les Français
00:37:25sont fatigués,
00:37:26fatigués de cette violence
00:37:28insupportable
00:37:28qui nous a envahis,
00:37:30fatigués d'un système
00:37:31de santé
00:37:31qui ne fonctionne plus,
00:37:32fatigués d'une éducation nationale
00:37:34qui ne fonctionne plus,
00:37:35fatigués surtout,
00:37:36surtout
00:37:37de rapports humains
00:37:38qui sont terribles,
00:37:39de gens qui baissent
00:37:40la tête dans le métro.
00:37:41Nous prenons tous
00:37:41les transports en commun,
00:37:43vous l'avez vu,
00:37:43je passe évidemment
00:37:45sur cette addiction
00:37:46au portable, etc.
00:37:47Les Français sont fatigués.
00:37:49Je suis persuadé
00:37:50que vous serez d'accord
00:37:51avec moi.
00:37:51Pardonnez-moi,
00:37:52je ne voulais pas
00:37:53faire trop long.
00:37:57Vous écoutez...
00:37:57Vous avez raison,
00:37:58en plus il est tard,
00:37:59donc les gens sont sans doute
00:38:00un peu...
00:38:01Moi, je ne suis pas
00:38:02avec cette idée
00:38:02avec le 24 du matin.
00:38:04Écoutez,
00:38:05moi je suis ravi,
00:38:05je suis ravi
00:38:06que vous preniez la parole
00:38:07sur ces sujets.
00:38:08Je suis heureux,
00:38:08ça me rend heureux
00:38:09et vous avez répondu
00:38:10à mon invitation
00:38:11et vraiment,
00:38:12c'est pour ce genre
00:38:12de choses
00:38:13que vous êtes là.
00:38:14Évidemment,
00:38:15je ne vais pas vous demander
00:38:16si vous êtes pour ou contre LFI,
00:38:17mais que vous disiez,
00:38:18que vous témoignez,
00:38:19votre témoignage,
00:38:20il est précieux ce soir.
00:38:21Il est exactement
00:38:22ce que pensent les Français
00:38:23et ce n'est pas fini.
00:38:24On n'a pas fini
00:38:25de vous faire écouter
00:38:26des séquences
00:38:27qui sont dures,
00:38:28qui tapent
00:38:29et ça tape
00:38:30dans tous les sens.
00:38:31Madame Chikirou,
00:38:32Madame Chikirou,
00:38:33elle s'en prend aux médias.
00:38:34Vous les connaissez très bien,
00:38:35Nelson,
00:38:35les médias.
00:38:35Nous les connaissons très bien.
00:38:37Nous sommes des nazis
00:38:39à petits pieds.
00:38:40Voilà,
00:38:40il faut purger,
00:38:41il faut purger
00:38:42les médias
00:38:43et en particulier
00:38:44CNews
00:38:45et en particulier
00:38:45le JDD
00:38:46et en particulier
00:38:47Europe 1.
00:38:48Et je voulais vraiment
00:38:48que vous écoutiez
00:38:49cette séquence
00:38:50qui est sans doute
00:38:50l'une des plus hallucinantes
00:38:52et Madame Chikirou
00:38:53est en campagne
00:38:54pour les municipales.
00:38:55C'est d'une violence
00:38:56cette campagne.
00:38:57On n'a pas vu encore
00:38:58ce qu'elle s'allait donner
00:38:59pour la présidentielle.
00:38:59Madame Chikirou.
00:39:01Vous lui reprochez quoi
00:39:03Raphaël Arnaud ?
00:39:04D'être antifasciste ?
00:39:05Mais si on commence
00:39:06à reprocher à des gens
00:39:07d'être antifasciste,
00:39:08il faut peut-être
00:39:09s'interroger et se dire
00:39:10mais peut-être que
00:39:10s'il y a un antifasciste
00:39:12et nous tous
00:39:13les insoumis antifascistes
00:39:14dans l'Assemblée,
00:39:15c'est qu'il doit y avoir
00:39:15des fascistes dans ce pays.
00:39:17Et si on commençait
00:39:18par dire
00:39:18venez,
00:39:20désolidarisez-vous
00:39:21des fascistes.
00:39:23Virez les fascistes
00:39:24de l'Assemblée.
00:39:25Virez les fascistes
00:39:28des conseils municipaux.
00:39:30Virez les fascistes
00:39:31des médias
00:39:32parce qu'on n'en peut plus
00:39:33délaquer des fascistes
00:39:35sur les plateaux télé.
00:39:37Vous nous dégoûtez.
00:39:39Vous n'êtes pas journaliste.
00:39:41Vous n'avez rien de journaliste.
00:39:42Rendez la carte.
00:39:44Vous êtes des petits agents.
00:39:46C'est ce que Simone Weil
00:39:48appelait les nazis
00:39:49à petits pieds.
00:39:50Voilà ce qu'ils sont
00:39:50des nazis à petits pieds
00:39:52qui portent la cravate,
00:39:53se font beau,
00:39:54se maquillent
00:39:55sur les plateaux télé
00:39:55et nous donnent des leçons.
00:39:57Vous nous prenez pour qui ?
00:39:59À quel moment
00:40:00vous croyez
00:40:00qu'on va baisser les yeux ?
00:40:02À quel moment
00:40:02vous croyez
00:40:03que vous nous intimidez ?
00:40:04À quel moment
00:40:05vous croyez
00:40:06que vous nous faites peur ?
00:40:07On a tout affronté.
00:40:08Ici,
00:40:09ici vous avez des gens
00:40:11dont la douleur est physique,
00:40:12dont la douleur est morale.
00:40:14Elle ne date pas
00:40:15d'hier ou d'avant-hier.
00:40:17Ça fait des années
00:40:17qu'on porte tout ça.
00:40:18Ça fait des années
00:40:19qu'on porte cette colère.
00:40:21Ça fait des années
00:40:21qu'on porte votre mépris social,
00:40:24votre racisme social.
00:40:25On n'en peut plus.
00:40:26On n'en peut plus.
00:40:28Philippe de Gestas,
00:40:29il y a une douleur
00:40:30qui est profonde
00:40:34pour en arriver à ça.
00:40:36Des journalistes,
00:40:37des nazis à petits pieds
00:40:39convoqués à Simone Veil
00:40:41pour s'en prendre
00:40:42à des journalistes.
00:40:44En fait,
00:40:44les journalistes,
00:40:45c'est des gens
00:40:45qui ne sont pas d'accord
00:40:46et qui ne sont pas d'accord
00:40:47avec la ligne de l'FI,
00:40:49grosso modo.
00:40:50Deux petites choses.
00:40:51Quand Mme Chiquirou parle,
00:40:53il y a des années
00:40:53qu'on subit je ne sais quoi.
00:40:54On lui rappellera
00:40:55qu'il y a quelques années
00:40:56pas si vieille.
00:40:57Elle soutenait Nicolas Sarkozy
00:40:58près de Jean-Marie Bockel.
00:41:00Je pense qu'elle a la mémoire
00:41:01un peu limite
00:41:02concernant ses propres engagements.
00:41:04Et puis deuxièmement,
00:41:04puisqu'elle aime beaucoup
00:41:05citer Simone Veil,
00:41:06je vais lui proposer
00:41:07une citation de Simone Veil
00:41:08dans Une vie en 2007.
00:41:10Simone Veil disait
00:41:11« La démocratie est fragile.
00:41:13Elle suppose le respect de l'autre
00:41:15et le souci de la vérité. »
00:41:17Alors Mme Chiquirou
00:41:19pourrait peut-être
00:41:20s'appliquer à elle-même
00:41:21le respect de l'autre
00:41:22et le souci de la vérité.
00:41:24Moi je crois qu'en fait
00:41:25il y a une peur bleue
00:41:27chez LFI
00:41:27parce que c'est un révélateur.
00:41:28Il y a une peur bleue
00:41:29que les enquêteurs
00:41:31petit à petit,
00:41:32la justice petit à petit
00:41:34se resserre vers LFI
00:41:35en raison de ses liens
00:41:36en fait,
00:41:37en raison de ses liens
00:41:38avec cette jeune garde
00:41:40en réalité.
00:41:42Et que ça leur saute
00:41:43à la figure,
00:41:44ça leur pète à la gueule.
00:41:45Et puis aussi avec
00:41:45la proposition
00:41:46du Premier ministre
00:41:48Lecornu
00:41:48sur la loi
00:41:49sur l'anti-sionisme
00:41:52parce que
00:41:52c'est un parti
00:41:54qui est,
00:41:54rappelons-le,
00:41:55depuis la jurisprudence
00:41:57Ntoven,
00:41:58un parti
00:41:59passionnément antisémite.
00:42:00Donc
00:42:01c'est assez
00:42:03ironique
00:42:04pour un parti
00:42:05passionnément antisémite
00:42:06d'accuser les autres
00:42:07d'être des partis
00:42:08de néo-nazis.
00:42:09Des fascistes,
00:42:10etc.
00:42:11En fait,
00:42:11les mots n'ont plus de sens.
00:42:13Les mots n'ont plus de sens.
00:42:14Je ne sais pas
00:42:15ce que vous apprenez
00:42:15aux enfants aujourd'hui.
00:42:17Mais non seulement
00:42:17les mots n'ont plus de sens,
00:42:18mais ce discours physique
00:42:20n'a pas de sens non plus.
00:42:21C'est-à-dire qu'on ne peut pas...
00:42:22Mais vous avez vu de la violence.
00:42:23Mais physiquement...
00:42:24Moi, j'étais presque mal à l'aise
00:42:26en regardant,
00:42:26pour elle en fait.
00:42:27Je me dis,
00:42:28mais qui est cette femme
00:42:30qui en fait a l'air d'être
00:42:31au bord de la rupture mentale ?
00:42:32Non, mais quelqu'un...
00:42:33Non, mais quelqu'un...
00:42:34Non, mais je ne peux pas dire ça.
00:42:36Je ne voudrais pas
00:42:36qu'on aille sur ce terrain-là.
00:42:37Oui, mais quand je dis ça,
00:42:38ce n'est pas normal
00:42:40de réagir comme ça.
00:42:41Je veux dire,
00:42:42moi, à un moment,
00:42:43j'entends qu'elle a le droit,
00:42:46en effet,
00:42:46de ne pas aimer ces news.
00:42:47Mais elle n'a pas le droit
00:42:49d'insulter les gens comme ça,
00:42:51de manière complètement virulente,
00:42:55de manière complètement désordonnée.
00:42:56Il y a quelque chose
00:42:57de désaxé là en elle.
00:42:59Et je suis désolée,
00:43:00mais comment vous voulez
00:43:01après que les militants,
00:43:03en effet,
00:43:03ils ne finissent pas
00:43:04par tuer des gens
00:43:05à coups de pied ?
00:43:06Quand déjà les chefs,
00:43:06ils ressemblent à ça,
00:43:07je ne sais pas.
00:43:08On se dit,
00:43:09c'est ça l'image qu'ils donnent.
00:43:11Dans ce cas-là,
00:43:12moi, je comprends
00:43:12que les jeunes militants
00:43:14de 20 ans,
00:43:15ils se disent,
00:43:15bon, ok, c'est bon.
00:43:17Après ce qu'a dit hier
00:43:19M. Mélenchon,
00:43:19il fallait vendre
00:43:21par appartement
00:43:22l'Empire Bolloré,
00:43:23c'est-à-dire,
00:43:23on est dans la censure.
00:43:25Mais ce n'est même pas
00:43:26dans la censure.
00:43:28On est même dans la paix
00:43:31M. Mélenchon,
00:43:31il a inventé un truc hier.
00:43:32Il a vendu quelque chose
00:43:34qui ne lui appartient pas.
00:43:35Il a décidé que,
00:43:36voilà,
00:43:37on allait vendre,
00:43:38par exemple,
00:43:38les médias Bolloré,
00:43:39il y en a trop de concentration,
00:43:40tac, tac, tac,
00:43:41on allait vendre.
00:43:41Ça, plus la censure,
00:43:42c'est hallucinant.
00:43:44Non, mais moi,
00:43:44je suis d'accord
00:43:44avec ce que dit Elféli Rock.
00:43:46Moi, je suis inquiet
00:43:46sur cette montée
00:43:48de l'appel à la violence
00:43:49parce que j'ai vécu
00:43:51mes premières années
00:43:52de policier
00:43:52avec Action Directe
00:43:53qui était une émanation
00:43:54d'un mouvement
00:43:56qui était plutôt
00:43:57centré sur Toulouse
00:43:58et dans lequel
00:43:59il y a eu
00:44:00quelques activistes
00:44:01qui se sont mis
00:44:01à tuer des gens.
00:44:03Donc, moi,
00:44:03c'est ça qui me préoccupe,
00:44:04c'est que si on continue
00:44:06comme ça,
00:44:06et encore Action Directe
00:44:07est monté moins vite que ça,
00:44:09là, il y a un vrai appel
00:44:10au lâcher,
00:44:10je suis d'accord avec vous.
00:44:11C'est surtout qu'il n'y a pas
00:44:12de retour sur l'événement,
00:44:14c'est-à-dire qu'un parti
00:44:15un peu pondéré...
00:44:15Non, mais c'est un mode de défense,
00:44:16c'est un mode de défense,
00:44:17vous avez bien compris,
00:44:18au Pélu.
00:44:18Oui, d'accord,
00:44:19mais à n'importe quel prix.
00:44:21Et là, pour moi,
00:44:22c'est moins un mode de défense
00:44:23qu'une volonté de dire
00:44:24qu'il y a une brèche
00:44:25que tout pète avant
00:44:26que nous aussi,
00:44:27peut-être,
00:44:27on risque en effet
00:44:28d'avoir des problèmes
00:44:29par rapport à la justice.
00:44:30Moi, j'ai le sentiment
00:44:30qu'ils se disent
00:44:31foutu pour foutu,
00:44:32autant qu'on entraîne
00:44:33avec nous d'autres morts.
00:44:36C'est aberrant
00:44:37d'entendre des choses comme ça
00:44:38et c'est aberrant,
00:44:39en fait,
00:44:39qu'une personne
00:44:42qui veut se présenter
00:44:43à une mairie
00:44:43se permette ça.
00:44:45Mais vous représentez
00:44:46qui, en fait ?
00:44:47Nelson,
00:44:48vous aviez déjà entendu
00:44:49des charges pareilles
00:44:49ces derniers jours
00:44:50contre les journalistes.
00:44:51Vous avez combien d'années
00:44:52de cartes de presse ?
00:44:55Plus d'une trentaine.
00:44:57J'ai 30, 31, 32,
00:44:58je ne sais plus exactement.
00:45:01Mais là,
00:45:02ce que l'on vient...
00:45:03Non, vous montez sur votre âge.
00:45:06Vous montez sur votre âge.
00:45:06Comment ?
00:45:07Non, vous montez sur votre âge.
00:45:07Et rougis, c'est vrai.
00:45:08Vous montez sur votre âge,
00:45:09c'est pas vrai.
00:45:10Moi, j'ai 30 ans
00:45:10de cartes de presse,
00:45:11pas vous.
00:45:11Ah bah alors,
00:45:12dans ce cas,
00:45:13j'en ai 31.
00:45:14Non, non,
00:45:15attendez,
00:45:16presque 40,
00:45:17excusez-moi.
00:45:18Ah, voilà.
00:45:19Voilà.
00:45:19Le non-son,
00:45:20c'est pas fou.
00:45:21Je n'ai pas eu la carte de presse
00:45:23tout de suite,
00:45:24si vous voulez.
00:45:24Vous savez,
00:45:25au départ,
00:45:26on est stagiaire,
00:45:27etc.
00:45:27D'ailleurs,
00:45:27je peux dire
00:45:29que ce chemin,
00:45:30je l'ai fait tout seul.
00:45:32Enfin,
00:45:32tel n'est pas le propos.
00:45:35Est-ce que vous pouvez répéter
00:45:36votre question, Olivier ?
00:45:37La question,
00:45:38c'était sur la violence
00:45:39absolue contre les journalistes.
00:45:41Bon,
00:45:41vous avez eu la chance
00:45:42parce que vous avez fait
00:45:42une carrière dans le sport.
00:45:43Vous avez eu la chance
00:45:45absolue
00:45:45parce que vous avez fait
00:45:46une carrière dans le sport.
00:45:47Vous avez fait commenter
00:45:48tous les plus beaux événements
00:45:49du monde.
00:45:50Vous avez fait le tour du monde
00:45:51et tout le monde se souvient
00:45:52de vous comme commentateur
00:45:53notamment de patinage
00:45:54et tout le monde vous a aimé.
00:45:55Tout le monde vous a aimé.
00:45:56C'est une chance absolue.
00:45:57Mais regardez-nous,
00:45:59on est des journalistes
00:46:01que certains détestent
00:46:03et qu'on nous met
00:46:03des cibles dans le dos.
00:46:05Certains appellent
00:46:06à nous flinguer,
00:46:07vraiment,
00:46:07à nous flinguer
00:46:08physiquement.
00:46:10Et je vous dis ça,
00:46:11je parle pour les journées
00:46:12de CNews
00:46:13et encore plus
00:46:14quand vous êtes juif.
00:46:15Je vous le dis
00:46:16parce que je le sais,
00:46:17je le connais,
00:46:17je le vis.
00:46:18Donc,
00:46:19vous vous rendez compte
00:46:19de la violence ?
00:46:20Moi, j'avais jamais connu ça
00:46:21contre les journalistes.
00:46:22Et le discours de Mme Chiquirot,
00:46:23c'est ça.
00:46:25Oui,
00:46:25j'avoue que ce que l'on vient
00:46:27d'entendre dépasse
00:46:28l'entendement.
00:46:29Au même moment,
00:46:30je ne sais pas
00:46:30de quand datent ces propos,
00:46:31il y a deux, trois jours apparemment,
00:46:33au même moment,
00:46:34se terminaient en apothéose
00:46:36les Jeux Olympiques de Milan
00:46:38avec ce que je pense
00:46:39les Français
00:46:40pouvaient espérer de mieux,
00:46:41pouvaient offrir de mieux,
00:46:42que ce soit les acteurs
00:46:43ou les spectateurs.
00:46:44il y a aussi ce contraste,
00:46:45ce contraste absolument terrible aussi.
00:46:48C'est qu'il reste encore
00:46:49des images
00:46:49dont tout le monde
00:46:50va se souvenir,
00:46:51etc.
00:46:51Certaines images
00:46:52d'optimisme
00:46:53qui sont totalement
00:46:55mises en échec.
00:46:56Mais qui sont balayées.
00:46:57Qui sont balayées.
00:46:58Voilà, exactement.
00:46:59Qui sont balayées.
00:46:59Qui sont balayées
00:47:00par tout ce dont nous sommes
00:47:02en train de parler,
00:47:03hélas, oui.
00:47:03Mais c'est vrai
00:47:04que j'ai eu la chance,
00:47:04effectivement,
00:47:05de faire une certaine carrière
00:47:07dans le sport
00:47:07et de voir
00:47:08ce que le monde
00:47:09pouvait offrir
00:47:11de meilleur.
00:47:11et là,
00:47:13évidemment,
00:47:13depuis quelques jours,
00:47:14enfin,
00:47:14depuis quelques jours,
00:47:15ce n'est pas seulement
00:47:15un phénomène français,
00:47:16comme vous le savez.
00:47:17Ce n'est pas seulement
00:47:18un phénomène français.
00:47:19C'est ce que le monde
00:47:21peut montrer de pire.
00:47:22On va marquer une pause.
00:47:24Vous restez avec nous.
00:47:26On va continuer
00:47:27à parler
00:47:28de ce qui s'est passé
00:47:30précisément
00:47:31aujourd'hui
00:47:32sur les groupes
00:47:33d'Ultra.
00:47:35Parce qu'il y a une réunion
00:47:35importante aujourd'hui
00:47:36à l'Elysée
00:47:37pour dire
00:47:38qu'il faut en finir
00:47:39avec un certain nombre
00:47:40de groupes d'Ultra
00:47:42Gauche,
00:47:42Ultra Droite.
00:47:44Bizarrement,
00:47:44malgré ce qu'on vient
00:47:45de voir,
00:47:46malgré la séquence,
00:47:47c'est l'Ultra Droite
00:47:48qui est plutôt visée.
00:47:51On va y revenir
00:47:51dans un instant.
00:47:52Puis on a encore
00:47:53beaucoup de séquences
00:47:53à vous montrer
00:47:55parce qu'il s'est passé
00:47:56beaucoup de choses
00:47:56dans l'actualité
00:47:57et sur CNews.
00:47:58Je vous le rappelle,
00:47:58c'est le meilleur de l'info
00:47:59tout de suite.
00:48:02La suite est la fin
00:48:03du meilleur de l'info
00:48:04avec Ophélie Roch,
00:48:05Michel Fayad,
00:48:05Christian Flèche,
00:48:06Nelson Monfort
00:48:07est toujours là,
00:48:08Philippe de Gestas.
00:48:09Et également,
00:48:10on va revenir
00:48:11sur cette réunion
00:48:13qui s'est déroulée,
00:48:13qui était très importante
00:48:14aujourd'hui,
00:48:15autour des groupes
00:48:18d'Ultra.
00:48:19Alors,
00:48:20dix jours,
00:48:20vous savez,
00:48:20dix jours après
00:48:21la mort de Quentin,
00:48:21le gouvernement
00:48:22a annoncé
00:48:23les premières mesures
00:48:24visant d'abord
00:48:25les antifascistes
00:48:26et de la jeune garde
00:48:28soupçonnée
00:48:29de reconstitution
00:48:30et plusieurs
00:48:30de ses émanations.
00:48:32Donc,
00:48:32en fait,
00:48:32on a compris aujourd'hui
00:48:34que non seulement
00:48:34la jeune garde
00:48:36existait encore,
00:48:37mais qu'il y avait aussi
00:48:38des proxys
00:48:39de la jeune garde.
00:48:40Je ne me trompe pas.
00:48:41Christian ?
00:48:42Alors,
00:48:44la jeune garde,
00:48:45elle est dissoute.
00:48:46Donc,
00:48:48le décret
00:48:49en Conseil des ministres
00:48:50fait l'objet d'un recours,
00:48:51mais il n'est pas suspensif.
00:48:52Donc,
00:48:53la jeune garde
00:48:53est dissoute.
00:48:54Après,
00:48:54on voit bien
00:48:55qu'il y a
00:48:56un certain nombre
00:48:56de personnes
00:48:57qui sont des anciens.
00:48:59Elle est dissoute.
00:48:59Ils ont fait des communiqués.
00:49:01Ils font des communiqués.
00:49:02On a vu
00:49:03des stands
00:49:03aux journées d'été
00:49:04de LFI
00:49:05de soutien
00:49:06à la jeune garde
00:49:07tenus par
00:49:08d'anciens
00:49:08de la jeune garde.
00:49:09Alors,
00:49:10c'est sans doute
00:49:10pour ça
00:49:10que le gouvernement
00:49:12a demandé
00:49:13signaler des faits.
00:49:14Ça doit être
00:49:15ce type de faits
00:49:16que le gouvernement
00:49:17signale au parquet
00:49:18de façon à ouvrir
00:49:19une enquête
00:49:19pour reconstitution.
00:49:21Avec,
00:49:21à mon avis,
00:49:22quand même un bémol
00:49:22parce que je pense
00:49:23qu'on peut difficilement
00:49:24envisager une reconstitution
00:49:26tant que le recours
00:49:26dans le Conseil d'État
00:49:27n'a pas abouti.
00:49:29Philippe.
00:49:30Philippe de Gestas
00:49:31qui boit un coup.
00:49:32Vous avez le droit.
00:49:34C'est pour faire passer
00:49:35la jeune garde.
00:49:38Oui,
00:49:38enfin,
00:49:39le recours
00:49:40n'étant pas suspensif,
00:49:41elle est considérée
00:49:42comme dissoute.
00:49:42Et moi,
00:49:43d'ailleurs,
00:49:43je suis très choqué
00:49:43que précisément
00:49:45M. Mélenchon
00:49:46et d'autres
00:49:46continuent à en parler
00:49:47comme s'il n'y avait pas eu
00:49:48ce décret
00:49:49de dissolution
00:49:50quelle que soit
00:49:50la procédure
00:49:52en cours.
00:49:53En fait,
00:49:53là aussi,
00:49:54ça manifeste
00:49:55un mépris complet
00:49:56comme le rappelait
00:49:57tout à l'heure
00:49:58Pascal Proy
00:49:59à propos de Mathilde Panot,
00:50:00un mépris complet
00:50:02de nos institutions
00:50:03et notamment
00:50:04de la justice administrative
00:50:05et du rôle du gouvernement
00:50:06à l'égard
00:50:07de l'ordre public.
00:50:09Donc,
00:50:10lors de cette réunion
00:50:12du gouvernement,
00:50:14on a appris
00:50:14également
00:50:15que l'État
00:50:16avait saisi
00:50:16l'exécutif
00:50:17pour une possible
00:50:17reconstitution
00:50:18de l'Igdissoute.
00:50:19Mais ça,
00:50:20ça veut dire quoi ?
00:50:21C'est qu'il y a
00:50:22une enquête
00:50:23qui statue
00:50:24puisque,
00:50:25effectivement,
00:50:26vous l'avez dit,
00:50:27le Conseil d'État
00:50:28d'ailleurs
00:50:28qui a mis le pied
00:50:29sur le frein
00:50:30parce que c'était
00:50:31le 11 février
00:50:32dernier qu'on devait...
00:50:33C'est compliqué
00:50:34d'examiner un recours
00:50:36alors qu'il vient
00:50:36de se passer
00:50:37des événements
00:50:37aussi graves.
00:50:38Il y a besoin
00:50:39que la justice
00:50:39aussi soit sereine
00:50:40par rapport
00:50:41à une évaluation
00:50:42sinon on lui reprochera.
00:50:43Donc ça,
00:50:44c'est plutôt normal.
00:50:44Après,
00:50:45la façon
00:50:46d'établir
00:50:47une reconstitution,
00:50:48ça veut dire
00:50:48que sur la base
00:50:49des éléments factuels
00:50:50qui vont être transmis
00:50:51par le ministère
00:50:52de l'Intérieur,
00:50:52c'est en général
00:50:53là où ça se passe
00:50:54à la justice,
00:50:55on verra
00:50:56si ce sont
00:50:57les mêmes personnes,
00:50:58les mêmes organisations,
00:51:00voire les mêmes
00:51:01symboles
00:51:01qui apparaissent.
00:51:02Alors,
00:51:03en même temps
00:51:03qu'on s'intéresse
00:51:04à l'ultra-gauche,
00:51:06il est question
00:51:07de l'ultra-droite.
00:51:08Le gouvernement
00:51:09lance des procédures
00:51:10ou accompagne
00:51:11des procédures
00:51:12d'ailleurs
00:51:12qui ont été déjà lancées
00:51:13il y a un petit moment
00:51:14contre des groupes
00:51:15d'ultra-droite.
00:51:16On voit ça
00:51:16avec Pauline Tretzer
00:51:17et Mathilde Couvillier-Fornois.
00:51:20La jeune garde
00:51:21était au cœur
00:51:22des discussions
00:51:22ce matin
00:51:23à l'Elysée.
00:51:24Cette organisation
00:51:25d'ultra-gauche
00:51:25serait impliquée
00:51:26dans le meurtre
00:51:27de Quentin.
00:51:28Emmanuel Macron
00:51:29avait convoqué
00:51:29le ministre de l'Intérieur
00:51:31et le garde des Sceaux
00:51:32pour discuter
00:51:32de l'avenir
00:51:33de ces groupuscules
00:51:34d'ultra.
00:51:35Principale information,
00:51:36le gouvernement
00:51:37a saisi la justice
00:51:38au sujet
00:51:38d'une possible
00:51:39reconstitution
00:51:40du groupe antifasciste
00:51:41officiellement dissous.
00:51:42Concrètement,
00:51:44le chef de l'État
00:51:44a demandé
00:51:45au ministère
00:51:45de l'Intérieur
00:51:46de lancer
00:51:47des procédures
00:51:47de dissolution
00:51:48contre ces 5 émanations
00:51:50locales
00:51:50identifiées
00:51:51de la jeune garde.
00:51:52La mort de Quentin
00:51:53n'a pas apaisé
00:51:54certains groupuscules.
00:51:55A Rennes,
00:51:56samedi,
00:51:56des militants
00:51:56d'ultra-gauche
00:51:57se sont rassemblés
00:51:58banderolles à la main.
00:51:59Certains individus
00:52:00continuent de faire monter
00:52:01la pression
00:52:02et cela inquiète
00:52:03le gouvernement.
00:52:04Également abordée
00:52:05au cours de cette réunion
00:52:06la question
00:52:07de la grande porosité
00:52:08entre certaines
00:52:09mouvances ultra
00:52:09avec un environnement
00:52:10politique
00:52:11et universitaire.
00:52:12Comme nous le confirme
00:52:14Olivier Vial,
00:52:14spécialiste des violences politiques.
00:52:16Cette violence politique,
00:52:18cette romantisation
00:52:19de la violence politique,
00:52:19effectivement,
00:52:20elle s'est développée
00:52:22dans l'université
00:52:22et avec,
00:52:23il faut l'avouer,
00:52:24un vrai coup d'accélérateur
00:52:25depuis le 7 octobre.
00:52:26Les échéances politiques
00:52:27à venir inquiètent
00:52:28également le président
00:52:29qui a demandé
00:52:30à l'exécutif
00:52:31de veiller
00:52:31à ce que les élections
00:52:33municipales
00:52:33se déroulent sereinement.
00:52:34Depuis le premier mandat
00:52:36d'Emmanuel Macron
00:52:36en 2017,
00:52:3824 groupes
00:52:38de la mouvance ultra
00:52:39ont été dissous
00:52:40selon le gouvernement.
00:52:41qui assurent
00:52:42ne pas privilégier
00:52:43un camp
00:52:43par rapport
00:52:44à un autre.
00:52:45Emmanuel Macron
00:52:46a quand même
00:52:46renvoyé
00:52:47la gauche
00:52:47et l'ultra-gauche
00:52:49et l'ultra-droite
00:52:49dos à dos.
00:52:50Et vous allez entendre
00:52:51Olivier Vial
00:52:52qui était dans
00:52:53Punchline
00:52:53et qui dit
00:52:54que ce ne sont pas
00:52:55les mêmes types
00:52:56de groupes
00:52:56d'ultra.
00:52:57Les menaces ultra-droites
00:53:27la majorité
00:53:27la majorité
00:53:28des violences
00:53:29commises
00:53:29par l'ultra-droite
00:53:30sont essentiellement
00:53:31le fait
00:53:32d'individus isolés.
00:53:34Il y a quand même
00:53:35une stratégie politique
00:53:36on peut le dire aussi
00:53:37de faire des réunions
00:53:38aujourd'hui
00:53:39renvoyer dos à dos
00:53:40ultra-gauche
00:53:41et ultra-droite.
00:53:42Bien sûr.
00:53:42D'ailleurs si vous notez
00:53:45que dans le journal officiel
00:53:47où il y a le décret
00:53:48de dissolution
00:53:49de la jeune garde
00:53:50il y a en même temps
00:53:51un décret de dissolution
00:53:53d'un mouvement
00:53:54d'ultra-droite
00:53:55qui est lyonnais aussi.
00:53:57On ne dit pas
00:53:57que ça n'existe pas
00:53:58mais enfin
00:53:58les liens
00:53:59et c'est ce qui était
00:54:00souligné par Olivier Vial
00:54:01les liens
00:54:02sont directs
00:54:03entre un parti politique
00:54:05et la jeune garde
00:54:07et un mouvement
00:54:07d'ultra-gauche.
00:54:08Est-ce que c'est le cas
00:54:08à droite ?
00:54:09Est-ce que c'est le droit ?
00:54:10Est-ce que aujourd'hui
00:54:11le RN est en lien direct
00:54:12avec des mouvements
00:54:14et des milices
00:54:15d'ultra-droite ?
00:54:16Non.
00:54:16La réponse est non.
00:54:18Ça l'a peut-être été
00:54:19du temps du FN
00:54:20ça ne l'est plus.
00:54:21Je ne pense pas
00:54:22me tromper Michel.
00:54:23Non, vous avez
00:54:23complètement raison.
00:54:24D'ailleurs c'est une des raisons
00:54:25pour lesquelles
00:54:26Jordan Bardella
00:54:27a demandé
00:54:27à ce que ses militants
00:54:29et ses élus
00:54:30ne descendent pas
00:54:31manifester
00:54:33pour Quentin
00:54:34en fait.
00:54:34Parce qu'il avait peur
00:54:35que justement
00:54:36il y ait des organismes
00:54:39des gens d'ultra-droite
00:54:41qui manifestent
00:54:41dans ces rangs.
00:54:44Olivier si vous le permettez.
00:54:45Oui, je vous en prie.
00:54:46Oui.
00:54:47N'avez-vous pas peur
00:54:48les élections municipales
00:54:49approchent.
00:54:4915 et 22 mars prochain
00:54:51sauf erreur.
00:54:53Le mandat de maire
00:54:54semble être
00:54:55le mandat
00:54:55le plus apprécié
00:54:56des Français.
00:54:57Or,
00:54:57je connais un certain
00:54:59nombre de villes
00:54:59et vous aussi
00:55:00dans lesquelles
00:55:01ces élections
00:55:02se déroulent
00:55:02dans un climat
00:55:03absolument terrible.
00:55:05Absolument terrible.
00:55:06N'avez-vous pas peur
00:55:07de débats ?
00:55:07Je trouve qu'il y a
00:55:08d'ailleurs un paradoxe
00:55:09entre le mandat de maire
00:55:11tellement aimé
00:55:11et la dureté terrible
00:55:13que parfois
00:55:14peuvent représenter
00:55:15ces campagnes
00:55:16municipales
00:55:17qui sont souvent
00:55:18ad hominem
00:55:18si vous voulez.
00:55:19Je ne sais pas
00:55:20si vos interlocuteurs
00:55:21en plateau
00:55:22peuvent dire
00:55:22un mot là-dessus.
00:55:23Mais moi,
00:55:24je crains
00:55:26des possibilités
00:55:27de graves débordements
00:55:28pour ces élections
00:55:29municipales,
00:55:29encore une fois,
00:55:30les plus proches
00:55:30du peuple.
00:55:31Philippe ?
00:55:33Vous pouvez répondre
00:55:34à Nelssoy.
00:55:35Oui.
00:55:35Peut-être une première chose
00:55:36si les campagnes
00:55:37municipales ne sont pas
00:55:37si violentes,
00:55:38Nelssoy,
00:55:38elles le sont
00:55:39dans les grandes métropoles
00:55:40qui, rappelons-le,
00:55:42sont très majoritairement
00:55:43aux mains de la gauche
00:55:44et de l'extrême gauche,
00:55:45qu'elles soient
00:55:46pseudo-écologistes
00:55:47ou autres.
00:55:48Et c'est justement
00:55:49cette irruption
00:55:50d'une idéologie
00:55:52extrêmement traignante
00:55:54dans la gestion
00:55:55de ces communes
00:55:56qui durcit
00:55:57les relations politiques
00:55:58et qui, en effet,
00:55:59amène
00:56:00à des campagnes municipales
00:56:02qui sont,
00:56:03et on a l'illustration
00:56:04avec Mme Chikirou
00:56:05à Paris,
00:56:06mais il y a d'autres exemples
00:56:07qui amènent
00:56:08à ce dircissement.
00:56:09Par ailleurs,
00:56:10sur la dissolution
00:56:12de groupes violents,
00:56:13je trouve que c'est
00:56:14un petit peu
00:56:15ce fichier du monde
00:56:16parce que personne
00:56:17ne peut imaginer
00:56:17sérieusement
00:56:18que le simple fait
00:56:19d'avoir dissous
00:56:20la preuve
00:56:20la jeune garde
00:56:22il y a quelques mois
00:56:23ait mis fin
00:56:24à ses activités.
00:56:25En réalité,
00:56:26on s'adacte bien sûr
00:56:26une fois de plus
00:56:27pas à la racine
00:56:28du problème
00:56:29mais uniquement
00:56:30aux symptômes
00:56:31en prenant des mesures
00:56:32typiquement dues
00:56:32en même temps
00:56:33un coup à droite
00:56:34et un coup à gauche
00:56:34et ainsi on se lave
00:56:36les mains
00:56:36des vrais problèmes
00:56:37et les vrais problèmes
00:56:38ils n'ont pas été réglés
00:56:40on le décrivait
00:56:41tout à l'heure
00:56:42c'est cet accroissement
00:56:44de la violence
00:56:45des relations
00:56:46puisque la France
00:56:47s'enfonce
00:56:48dans la pauvreté
00:56:50la France est méprisée
00:56:51du monde entier
00:56:52on l'a encore vu
00:56:52avec l'ambassadeur américain
00:56:53qu'ils se remettent
00:56:54on va en parler
00:56:55Philippe
00:56:55on va en parler
00:56:56on va en parler
00:56:56justement
00:56:57parce que
00:56:57ce qui s'est passé
00:56:58aujourd'hui
00:56:59encore une fois
00:57:00c'est une histoire
00:57:01bon
00:57:02mais
00:57:03vous dites
00:57:03ça se passe dans la rue
00:57:04mais ça se passe aussi
00:57:05sur les réseaux sociaux
00:57:06et c'est aussi
00:57:07d'une violence terrible
00:57:08je crois que c'est
00:57:09regarde Elon Musk
00:57:10pardon Philippe
00:57:11Elon Musk s'en est mêlé
00:57:12aujourd'hui
00:57:12Elon Musk a parlé
00:57:13de l'affaire Quentin
00:57:14il s'en est pris
00:57:15au maire de Lyon
00:57:15je ne sais pas si vous avez vu
00:57:16ce qui s'est passé
00:57:17sur les réseaux
00:57:18sous un article
00:57:19consacré
00:57:21au maire de Lyon
00:57:22et à sa demande
00:57:23d'interdire le défilé
00:57:24Elon Musk a écrit
00:57:26sur son réseau
00:57:26quel rat
00:57:27what a rat
00:57:28en utilisant l'émoji
00:57:29de cet animal
00:57:30qui désigne
00:57:30qui désigne en anglais
00:57:31un traître
00:57:32vous n'êtes pas prof d'anglais
00:57:33non je ne suis pas prof d'anglais
00:57:35mais je sais lire un émoji
00:57:37et sur Instagram
00:57:38I can confirm
00:57:39that that is what it means
00:57:40ah you know
00:57:42you know everything
00:57:42I can confirm
00:57:44sur Instagram
00:57:45l'équipe de campagne
00:57:45de Grégory Doucet
00:57:46a retoqué avec une vidéo
00:57:48et on va vous la montrer
00:57:48dans laquelle le maire répond
00:57:49ben regardez
00:57:55voilà
00:57:59alors vous pouvez nous traduire
00:58:00en un autre
00:58:00better rat
00:58:01than a fasciste
00:58:02ouais enfin je crois
00:58:04que tout est dit
00:58:04ouais
00:58:05mieux vaut être
00:58:06un rat qu'un fasciste
00:58:07bon
00:58:08le sujet qui était important
00:58:10c'est vrai
00:58:10sur les Etats-Unis
00:58:11et la France
00:58:12parce que
00:58:13tout part d'un message
00:58:14sur X
00:58:15c'est ça
00:58:15que l'ambassadeur
00:58:17a relayé
00:58:18oui
00:58:19ou simplement
00:58:20il disait que
00:58:22l'ultra-gauche
00:58:23était un problème
00:58:23de créer de la violence
00:58:25que ce soit en France
00:58:26en Europe
00:58:27ou dans le monde
00:58:27puisque vous savez
00:58:29que les groupes
00:58:30justement antifas
00:58:31sont considérés
00:58:31maintenant comme
00:58:32des groupes terroristes
00:58:33sur le sol américain
00:58:34ouais c'est exactement ça
00:58:36on assimile l'ultra-gauche
00:58:37à du terrorisme
00:58:38et c'est un problème
00:58:40civilisationnel
00:58:41pour les américains
00:58:42et alors
00:58:42colère absolue
00:58:43colère noire
00:58:44de monsieur Barrault
00:58:45et pourtant il s'en est pas pris
00:58:46au gouvernement français
00:58:46colère noire de monsieur Barrault
00:58:48pourquoi cette colère noire
00:58:49qui convoque
00:58:50l'ambassadeur des Etats-Unis
00:58:52qui s'y est pas rendu
00:58:53il est pas allé
00:58:54alors là
00:58:55insupportable ingérence
00:58:56a dit l'entourage
00:58:57du ministre
00:58:58et ce matin
00:58:59Vincent Herouet
00:59:00et alors le moment
00:59:00est savoureux
00:59:01je peux vous dire
00:59:01Vincent Herouet
00:59:02a fait un décryptage formidable
00:59:03des coulisses
00:59:04de l'ambassade
00:59:05des Etats-Unis
00:59:07vraiment une tempête
00:59:09dans un verre
00:59:10de champagne tiède
00:59:11parce que c'est
00:59:12c'est absurde
00:59:14on comprend pas très
00:59:15moi je peux vous dire
00:59:15je comprends pas très bien
00:59:16la colère
00:59:17qui a saisi
00:59:18notre ministre
00:59:18des affaires étrangères
00:59:19et ce bras de fer
00:59:20bizarre
00:59:21dans lequel il est entré
00:59:22et il parle
00:59:24d'ailleurs
00:59:24il a pas de leçons
00:59:25à recevoir
00:59:26de l'international réactionnaire
00:59:28là on pourrait entendre
00:59:29l'humanité
00:59:30du temps de Staline
00:59:31l'international réactionnaire
00:59:32en fait on entend plutôt
00:59:35Pépone
00:59:36face à nos camillots
00:59:37on arrive pas à prendre ça
00:59:38vraiment au sérieux
00:59:39l'international réactionnaire
00:59:40c'est un concept
00:59:41qui a été inventé
00:59:41par le président Macron
00:59:43lui-même
00:59:44il y a à peu près un an
00:59:45quand il avait dénoncé
00:59:47le soutien
00:59:48d'Elon Musk
00:59:49à Orban
00:59:51à Mélanie
00:59:53en Italie
00:59:54et à l'AFD
00:59:55en Allemagne
00:59:55le président avait parlé
00:59:56de l'international réactionnaire
00:59:58et on en est là
00:59:59et donc il crosse
01:00:01l'ambassadeur
01:00:01il se trouve que l'ambassadeur
01:00:02c'est le père
01:00:04de Jared Kushner
01:00:05le gendre de Donald Trump
01:00:06c'est le compère
01:00:07de Donald Trump
01:00:10un ambassadeur américain
01:00:12en général
01:00:13c'est une espèce de
01:00:14il a l'ambassade
01:00:16comme s'il allait au Crayon
01:00:17il va de l'autre côté
01:00:18de la rue
01:00:19mais en fait
01:00:20c'est une résidence
01:00:22avec un room service formidable
01:00:23c'est un truc
01:00:24un poste d'apparat
01:00:25c'est pas un homme politique
01:00:27en réalité
01:00:28le plus souvent
01:00:29donc le type
01:00:30se fait convoquer
01:00:31pour se faire engueuler
01:00:33et évidemment
01:00:34il n'y va pas
01:00:34il envoie un soufi
01:00:35parce qu'il ne connait
01:00:36même pas les usages diplomatiques
01:00:37il envoie un subalterne
01:00:39le numéro 2
01:00:40étant pas là
01:00:41c'est le numéro 3
01:00:41ou alors le concierge
01:00:42et donc là
01:00:43on va sévir
01:00:44voilà
01:00:46j'adore cette séquence
01:00:47qui connait l'ambassade
01:00:48des Etats-Unis
01:00:48qui a été invité
01:00:49moi je la connais
01:00:49je la connais assez bien
01:00:51vous savez
01:00:51je suis un peu franco-américain
01:00:53je trouve
01:00:53si vous me percez
01:00:54l'expression
01:00:55que dans cette affaire
01:00:56effectivement
01:00:56il était question de champagne
01:00:57tout est froid
01:00:59sauf le champagne
01:00:59et je pèse mes mots
01:01:02non je connais assez bien
01:01:04cette ambassade
01:01:04je me suis beaucoup intéressé
01:01:06d'ailleurs
01:01:06à un certain nombre
01:01:08d'ambassadeurs
01:01:08des Etats-Unis
01:01:10en France
01:01:10il faut quand même
01:01:11se souvenir que
01:01:12Benjamin Franklin
01:01:13et Thomas Jefferson
01:01:14furent ambassadeurs
01:01:16c'est assez varié
01:01:18parce que
01:01:18en dehors de ces deux illustres
01:01:22prédécesseurs
01:01:22de Charles Kushner
01:01:23il y a eu également
01:01:24Pamela Harriman
01:01:25qui était plus mondaine
01:01:26on va dire
01:01:27il y a eu le général Gavin
01:01:28qui était un héros
01:01:29de la deuxième guerre mondiale
01:01:30il y a eu beaucoup
01:01:31je dirais
01:01:32de hauts et de bas
01:01:33mais enfin
01:01:34cette ambassade
01:01:35je veux dire
01:01:35est quand même
01:01:36je pense
01:01:36l'ambassade
01:01:37la plus importante
01:01:38en France
01:01:39j'en suis même
01:01:40persuadé
01:01:41je ne pense pas
01:01:42que ce soit
01:01:42uniquement un endroit
01:01:43où on prend
01:01:43des petits fours
01:01:45je crois vraiment
01:01:45qu'il y a également
01:01:46certaines décisions
01:01:47qui sont prises
01:01:48quant à Charles Kushner
01:01:49qui est un personnage
01:01:50un petit peu controversé
01:01:51enfin nous n'avons peut-être
01:01:52pas le temps
01:01:52de trop rentrer
01:01:53dans les détails
01:01:54c'est vrai
01:01:54c'est Christian
01:01:54qui me rappelait
01:01:55qu'il avait fait
01:01:55il avait fait de la prison
01:01:56c'est un homme
01:01:57qui a fait de la prison
01:01:57c'est atypique
01:01:58pour subornation de témoins
01:02:01il a fait de la prison
01:02:02au Texas
01:02:03il y a environ
01:02:04je crois que c'est en 2018
01:02:05il a été gracié
01:02:06par le président
01:02:07Donald Trump
01:02:08qui effectivement
01:02:08ça a été dit
01:02:09il y a quelques instants
01:02:11est le père
01:02:12de son gendre
01:02:13effectivement
01:02:13je voulais dire quand même
01:02:15qu'il y a eu un communiqué
01:02:15ce soir
01:02:16l'ambassadeur des Etats-Unis
01:02:17et Jean-Noël Barraud
01:02:18se sont appelés
01:02:19ça a été franc
01:02:20ça a été amical
01:02:22mais quand même
01:02:24ça dit quand même
01:02:25des choses
01:02:25sur notre diplomatie
01:02:26sur l'état
01:02:27de notre diplomatie
01:02:29on est capable
01:02:30de s'engueuler
01:02:31avec les Etats-Unis
01:02:32je voudrais juste dire
01:02:34initialement
01:02:35l'ambassade
01:02:35n'a fait que traduire
01:02:36en français
01:02:37un message
01:02:38du département d'Etat
01:02:39du bureau contre-terroriste
01:02:40du département d'Etat
01:02:41qui faisait une évaluation
01:02:42comme ils doivent le faire
01:02:43pour tous les pays
01:02:44du niveau de menace
01:02:46mais pourquoi Barraud
01:02:46s'énerve comme ça ?
01:02:47bah oui
01:02:47c'est assez surprenant
01:02:49et il ne s'énerve pas
01:02:50par contre
01:02:50contre l'ambassade d'Iran
01:02:52et il ne s'énerve pas
01:02:52contre l'ambassade d'Algérie
01:02:53mais attendez
01:02:54ce soir
01:02:54il dit
01:02:56dans l'international
01:02:59réactionnaire
01:02:59toujours
01:03:00dont Donald Trump
01:03:01et ses alliés
01:03:01seraient les figures de proue
01:03:02pour les contrer
01:03:04il faudrait renforcer
01:03:05les conditions d'usage
01:03:06des réseaux sociaux
01:03:07tout est la faute
01:03:07des médias
01:03:08et des réseaux sociaux
01:03:09regardez écoutez
01:03:12est-ce que cet international
01:03:13réactionnaire
01:03:14pour reprendre votre expression
01:03:15peut
01:03:16veut peser
01:03:17arrive à peser
01:03:18sur la présidentielle française
01:03:19j'ai le sentiment
01:03:20qu'elle tente de le faire
01:03:22et je crois que notre responsabilité
01:03:24c'est de l'en empêcher
01:03:25et pour cela
01:03:26de reprendre le contrôle
01:03:27de notre espace public
01:03:28et cela passe par une mise au pas
01:03:30des réseaux sociaux
01:03:33qui servent en quelque sorte
01:03:34de plateforme
01:03:35à un certain nombre
01:03:36de ces mouvements
01:03:37de ces mouvances
01:03:37de l'international réactionnaire
01:03:39pour venir perturber
01:03:41le débat public
01:03:42et venir fragiliser
01:03:44l'intégrité de nos processus démocratiques
01:03:46il faut bien comprendre
01:03:46que la démocratie repose
01:03:48sur un débat public
01:03:49intègre
01:03:50vibrant
01:03:51à la lumière
01:03:52de l'information
01:03:54produite par une presse
01:03:55pluraliste
01:03:56indépendante
01:03:57et libre
01:03:58et que tout ce modèle
01:04:00ce qui fait notre fierté
01:04:02et qui est un trésor national
01:04:03est aujourd'hui
01:04:03menacé
01:04:04et c'est pourquoi
01:04:05les règles
01:04:06que nous avons édictées
01:04:07au niveau européen
01:04:08doivent être appliquées
01:04:09avec beaucoup de rigueur
01:04:10et beaucoup de fermeté
01:04:12par la commission européenne
01:04:13pour protéger
01:04:13nos élections
01:04:14c'est vrai
01:04:15l'élection présidentielle
01:04:15mais il ne vous a pas échappé
01:04:17qu'il y a au moins
01:04:17deux élections en France
01:04:18qui se tiendront
01:04:19avant celle-ci
01:04:20et elles doivent être
01:04:21évidemment
01:04:23épargnées de tout soupçon
01:04:24voilà
01:04:26Christian Flech a dit
01:04:26qu'on ne prend rien
01:04:27qu'on ne prend rien
01:04:27c'est une bouillie
01:04:29quand même
01:04:29c'est une bouillie
01:04:31et c'est peut-être ça
01:04:31d'ailleurs qui pose problème
01:04:33c'est d'accord
01:04:34tout le monde est d'accord
01:04:34mais on n'a pas compris
01:04:35on a compris ici
01:04:37quand même
01:04:37qu'il fallait contrôler
01:04:38absolument les réseaux sociaux
01:04:39il y en a d'autres
01:04:40qui veulent contrôler
01:04:41absolument les médias
01:04:42enfin bon
01:04:42je voulais
01:04:43parce qu'on arrive à la fin
01:04:44de l'émission
01:04:44je voulais vous faire réagir
01:04:45ce soir au propos
01:04:46du général Pierre De Villiers
01:04:47qui était l'invité
01:04:47de Laurence Ferrari
01:04:49et écoutez bien
01:04:50nous ne sommes plus
01:04:50dit-il une nation
01:04:51et les mots sont très forts
01:04:54il faut se soucier
01:04:55du creuset national
01:04:56et de cette cohésion nationale
01:04:58encore une fois
01:04:59les fractures sont très profondes
01:05:01fractures géographiques
01:05:02fractures territoriales
01:05:03fractures sociales
01:05:04fractures intergénérationnelles
01:05:06nous ne sommes plus
01:05:07une nation
01:05:08capable de se soulever
01:05:09pour se défendre
01:05:11au service d'une patrie
01:05:12la terre des pères
01:05:13ce discours
01:05:14n'est plus enseigné
01:05:16il faut le faire
01:05:17dans notre éducation nationale
01:05:18dans notre société
01:05:20Philippe de Gestas
01:05:21c'est pour vous
01:05:22ancien officier
01:05:23et sous-préfet
01:05:24nous ne sommes plus
01:05:24une nation
01:05:25c'est une crainte
01:05:26qu'a
01:05:28le général De Villiers
01:05:29c'est de dire
01:05:30on serait même plus capable
01:05:32d'aller se battre ensemble
01:05:33pour défendre notre pays
01:05:34en quelque sorte
01:05:35il faut se ressaisir
01:05:36le nom
01:05:38parce qu'en fait
01:05:38on a théorisé
01:05:40les fractures
01:05:41et quand on théorise
01:05:42les fractures
01:05:42en fait
01:05:43il n'y a plus rien
01:05:43qui permet
01:05:45il n'y a plus aucune
01:05:46verticalité
01:05:47qui permet
01:05:47de réunir
01:05:49justement
01:05:49un peuple aussi divers
01:05:51que le peuple français
01:05:52c'est ce qu'on appelait
01:05:53tout à l'heure
01:05:54un sursaut moral
01:05:55et bien c'est un sursaut
01:05:56qui consistera
01:05:57à remettre
01:05:57de la verticalité
01:05:59et à rappeler
01:06:00ce que nous avons en commun
01:06:01plutôt que ce qui nous divise
01:06:02ce que certains hommes
01:06:03et femmes politiques
01:06:04font à longueur
01:06:05d'interviews
01:06:06et de prises de parole
01:06:06Bon, Ophélien
01:06:07dernier mot ?
01:06:08Je pense qu'il a raison
01:06:10en disant qu'on n'est plus
01:06:10une nation
01:06:11c'est pour ça aussi
01:06:12que ça va si mal
01:06:13c'est parce que tout
01:06:14est fragmenté
01:06:14et qu'on n'est plus capable
01:06:15en fait d'avoir
01:06:17de discuter ensemble
01:06:18et tant qu'on n'arrive
01:06:19pas à discuter ensemble
01:06:19on peut pas être
01:06:20Mais qu'est-ce qu'on apprend
01:06:20à l'école alors ?
01:06:21Encore une fois
01:06:22je me tourne vers l'enseignant
01:06:23que vous êtes
01:06:23Le souci en fait
01:06:24c'est que l'école
01:06:24n'est pas là
01:06:26pour se substituer
01:06:27aux parents
01:06:28pour se substituer
01:06:29à tout
01:06:29et le problème
01:06:30c'est que l'école
01:06:31elle est fatiguée
01:06:31et l'école n'arrive plus
01:06:32à faire ça
01:06:33parce qu'en fait
01:06:34notre rôle est d'enseigner
01:06:35Vous avez raison
01:06:36l'école est fatiguée
01:06:37et Nelson le disait
01:06:38les français sont fatigués
01:06:40et on est tous fatigués
01:06:41et c'est vrai
01:06:41Oui parce que
01:06:42Et l'école n'y échappe pas
01:06:43Oui et puis le fait
01:06:44qu'il y ait moins de nations
01:06:45c'est aussi dû
01:06:45à l'immigration massive
01:06:46et à l'islamisme
01:06:47qui pèse sur la nation française
01:06:49Bon on n'en a pas parlé
01:06:50c'est pas le débat ce soir
01:06:51Je voulais juste terminer
01:06:52mais alors c'est vraiment
01:06:53spécialement pour Nelson
01:06:55des images
01:06:55des images
01:06:57que vous pourriez d'ailleurs
01:06:57commenter Nelson
01:06:58c'est un pongiste
01:07:00joueur de ping-pong
01:07:01qui s'entraîne
01:07:02avec un robot
01:07:04ça va révolutionner
01:07:05peut-être l'entraînement
01:07:07le robot
01:07:08il s'appelle
01:07:09Forpheus
01:07:09et je ne sais pas
01:07:10le nom du pongiste
01:07:12mais
01:07:13en fait
01:07:14on ne peut pas commenter ça
01:07:15Qui a gagné ?
01:07:16Le robot
01:07:18Ah c'est le robot
01:07:18ça ne m'étonne pas
01:07:20ça serait l'objet
01:07:21d'un autre débat
01:07:21ça peut-être
01:07:23Les japonais
01:07:24ils sont formidables
01:07:24parce que les japonais
01:07:25ils ont même débarrassé
01:07:27des pongistes
01:07:28ils organisent
01:07:29des matchs
01:07:30de ping-pong
01:07:31entre robots
01:07:31Vous n'avez jamais
01:07:32commenté ça Nelson ?
01:07:34Le ping-pong
01:07:36enfin le tennis de table
01:07:36oui
01:07:37avec des robots
01:07:38non
01:07:38pas encore
01:07:39peut-être un jour
01:07:40Votre carrière n'est pas terminée
01:07:41Ce qui serait intéressant
01:07:42c'est de faire l'interview
01:07:43du robot à la fin du match
01:07:44bien entendu
01:07:45Il est capable de parler
01:07:47et de tenir le crachoir des heures
01:07:49En tout cas
01:07:49merci beaucoup
01:07:50M. Monfort
01:07:51merci beaucoup
01:07:51beaucoup de gens
01:07:52vont vous découvrir
01:07:53dans ce rôle
01:07:54de commentateur
01:07:55d'actualité
01:07:56on l'a trouvé très bon
01:07:57on est d'accord
01:07:58il a été très bon Nelson
01:08:00Oui tout à fait
01:08:01il avait fait très plaisir
01:08:02d'être avec vous
01:08:02et vous revenez
01:08:03franchement vous revenez
01:08:05je salue aussi Philippe
01:08:07qui a un très beau rideau de douche
01:08:09ce soir
01:08:09je peux le dire
01:08:10je ne sais pas où vous êtes
01:08:11Philippe
01:08:11mais revenez-nous
01:08:13revenez-nous vite
01:08:14je vous assure
01:08:15revenez très très très vite
01:08:17ça doit être votre maison
01:08:17de campagne
01:08:18très chic
01:08:19absolument perdu
01:08:20dans les Alpes
01:08:21je ne sais pas où vous êtes
01:08:23merci beaucoup
01:08:24Christian
01:08:25Ophélie
01:08:25Michel
01:08:25merci beaucoup
01:08:26dans un instant
01:08:27c'est l'édition de la nuit
01:08:29c'est Mickaël Dorian
01:08:30qui vous accompagne
01:08:31et moi je vous retrouve
01:08:31demain soir
01:08:32pour un nouveau numéro
01:08:33de Meilleur de l'Info
01:08:34bye bye
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