Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 11 mois

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00L'Europe 1 soir week-end, 19h, 21h, Stéphanie Demureux.
00:04Toujours en compagnie de mes débatteurs de la deuxième heure, Michel Fayad et Georges Fenech.
00:08Georges Fenech qui nous disait juste avant la pub concernant cette condamnation de l'autre
00:12que vous avez une idée de cette haine que portent certains français à l'égard de Nicolas Sarkozy.
00:17On a vu Georges Fenech.
00:18Certains magistrats.
00:19Ouais, magistrats.
00:20Je parle de la magistrature.
00:21Et c'est vrai qu'entre temps on se disait pendant cette publicité,
00:25on parlait de ces tweets rageurs, outranciers, de la France insoumise,
00:29cette une de libération.
00:32C'est vrai que Nicolas Sarkozy a raison de parler de haine, Georges Fenech.
00:36Oui, écoutez, une partie de la magistrature considère Nicolas Sarkozy comme un adversaire.
00:44Un adversaire qu'il fallait abattre.
00:46C'est comme ça, voilà.
00:48Pourquoi ?
00:48Pourquoi ?
00:49Parce qu'il a osé aborder des questions taboues que les juges ne veulent pas entendre.
00:55La responsabilité des juges.
00:57Et je me souviens très bien quand il était monté au créneau suite à la récidive d'un violeur
01:03qui avait été libéré prématurément par un juge d'application des peines
01:06et qui va violer, assassiner une jogueuse.
01:09Et à ce moment-là, Nicolas Sarkozy était ministre d'intérieur et dit
01:13mais il y a un problème de réponse.
01:14Qui a pris cette décision de relâcher ?
01:16Alors là, c'était vent debout, la magistrature atteinte à l'indépendance, etc.
01:21Ensuite, souvenez-vous, il avait maladroitement, il faut reconnaître, parler des petits pois.
01:26En regardant tous ces magistrats alignés, tous les uns comme dans une boîte de petits pois.
01:32Et il cherchait la diversité.
01:34C'est d'ailleurs à la suite de ça qu'il nomme aussi Rachida Dati pour justement rajeunir et peut-être diversifier ce corps de magistrat.
01:41un peu sclérosé.
01:43Bon, ça a été très mal vécu.
01:45Évidemment.
01:46Et puis, il y a eu d'autres, quand il dit à la Cour de cassation, je m'en souviens très bien,
01:52il faut réfléchir à supprimer les juifs d'instruction.
01:54Oh là là là là !
01:56Oui, il veut supprimer son juge d'instruction pour se protéger.
02:00Donc, ça a été une guerre incessante.
02:02Et d'ailleurs, j'ai retrouvé la réaction du syndicat d'administration lorsqu'il est battu aux présidentielles.
02:11en 2012.
02:12Voilà ce qu'écrit le syndicat le 4 juin 2012.
02:16« Ne dissimulons pas notre soulagement.
02:19Celui qui n'a eu de cesse pendant dix ans de ruiner le service public de la justice au détriment de ses usagers
02:25et aussi de maltraiter les libertés publiques et les principes même de l'État de droit
02:31pour satisfaire son fantasme sécuritaire a été mis hors jeu le 6 mai dernier.
02:36Alors, adieu et bon vent. »
02:38Il est certain que ça jette le soupçon quand on entend ça.
02:40Alors, on précise, mon cher Georges Fenec, que Nathalie Gavarino, la présidente de ce tribunal,
02:46n'était pas affiliée à ce magistrat, mais sous votre contrôle.
02:51Ce syndicat, elle était affiliée à l'USM, qui est un petit peu plus modérée, mais il n'empêche.
02:55Ah bon, je vais vous laisser parler là-dessus.
02:57J'aurais pu vous amener les déclarations de l'USM sous la direction de la présidence de Christophe Régnard de l'époque.
03:04C'était la même violence.
03:07Ah, c'est vrai qu'elle s'est présentée comme modérée partout.
03:10Je sais, moi je les connais, ils sont modérés.
03:11Mais alors, elle était quand même à une manifestation, manifestement, on a appris ça ce matin, en 2011,
03:17manifestation contre Nicolas Sarkozy, la présidente.
03:19Vous le saviez ?
03:20Oui, je le savais.
03:21Et elle n'aurait pas pu être récusée.
03:23Elle était élue locale de l'USM à Nice,
03:26et elle avait organisé une manifestation devant le palais de justice,
03:30il y avait une centaine de personnes,
03:32pour se plaindre des réformes, des positions sécuritaires,
03:37et tout ce que je viens d'énumérer de Nicolas Sarkozy.
03:39Est-ce que ce n'est pas une raison valable pour être récusé, Georges Fenec ?
03:42J'aurais été dans cette situation-là, je me serais déporté, comme on dit.
03:46Et je ne sais pas pourquoi ces avocats n'ont pas soulevé la procédure de récusation,
03:51qui était possible.
03:53Peut-être sont-ils dit, on va se mettre toute la magistrature à dos,
03:56peut-être y aller.
03:57Mais je crois que le problème, c'est qu'on a des syndicats qui font de la politique,
04:01malheureusement.
04:03Qu'il y ait des syndicats professionnels, pourquoi pas ?
04:05Mais des syndicats qui sont politisés,
04:08et qui mènent un combat politique,
04:10qui n'est pas le leur, ils ne sont pas élus.
04:12On ne leur demande pas de refaire la société,
04:14on leur demande d'appliquer la loi,
04:15ce qui est déjà une mission extrêmement importante.
04:18En tout cas, ça pose la question peut-être d'une réforme judiciaire,
04:22certains mettent cela sur le tapis,
04:24notamment sur l'exécution provisoire.
04:26On ne va pas revenir sur ce débat,
04:27mais Sylvain Maillard, renaissance,
04:29un parti proche d'Emmanuel Macron,
04:32demandait que les députés s'emparent de cette question.
04:35Alors là, on peut battre notre coupe,
04:36parce que c'est quand même nous les parlementaires qui l'avons fait.
04:38Absolument, absolument.
04:39Et c'est aussi Nicolas Sarkozy, le dernier président,
04:41qui s'est vraiment battu contre ce qu'il a appelé le gouvernement des juges.
04:44Et c'est lui qui a été sur le mur des cons par les magistrats, je dirais.
04:49Bien sûr, le jour où il a perdu son unité présidentielle,
04:54il y a une douzaine d'instructions qui se sont sorties du bois,
04:57et c'était celui qui, le premier, allait avoir son scalp.
05:00Il y a eu l'affaire Bettencourt, non-lieu,
05:03il y a eu l'affaire Bismuth,
05:05ils sont tous sortis du bois,
05:07il faut le faire tomber.
05:10Et puis le 8 octobre, c'est l'appel dans l'affaire Pignbellion, c'est ça ?
05:13Pignbellion ?
05:14Oui, oui.
05:15Et puis il y a encore une autre affaire sur la fêteur qui va arriver.
05:19Et là, les accusations contre Nicolas Sarkozy,
05:20qui se sont tombées,
05:21nous posent une question sur l'enquête de Mediapart,
05:24parce qu'en fait, elle ne vaut plus rien.
05:26Donc c'était un faux.
05:26Qui a été jugé faux.
05:27Et vous avez vu, Edwin Plenel organise des débats.
05:33Il a tweeté quelque chose d'assez choquant,
05:35sans vous, nous n'aurions pas pu.
05:37Pour moi, ça veut tout dire, cette phrase, vous voyez.
05:39Exactement.
05:39Nous n'aurions pas pu, c'est-à-dire.
05:41C'est un journaliste, hein.
05:44Ça laisse songeur.
05:46Mais Edwin Plenel, on le connaît.
05:48Même quand il était déjà directeur de rédaction du Monde,
05:51je me souviens, il avait dit un jour,
05:53le journaliste doit être le secouriste du juge.
05:56En fait, il confond les rôles, quoi.
05:58C'est le journaliste qui se substitue,
06:00qu'il y ait du journalisme d'investigation, ok,
06:02mais ne pas se substituer à la justice.
06:04Il doit avoir de bons rapports avec le PNN,
06:06le Parten national financier.
06:08Apparemment, ils ont les meilleures informations de première main.
06:10Eh oui.
06:10Eh oui.
Commentaires

Recommandations