00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Maxime Liedot.
00:06Avec un numéro 0826 300 300 pour nous appeler, évidemment pour commenter, analyser, réagir à cette actualité
00:12qui nous occupe forcément et qui écrase un peu tout le reste, à savoir, est-ce que la décision de Nicolas Sarkozy
00:18qui passera forcément par la case prison, est-ce que c'est le retour forcément, est-ce que ça signifie le retour de la République des juges ?
00:250826 300 300 Sud et Vot Radio, et peut-être ce matin, plus encore que les autres matins, le standard vous appartient,
00:31on a envie de vous entendre, amis auditeurs, et dans un instant, bien sûr, vous retrouvez la parole,
00:35je vois notamment Sylvie qui nous attend au standard, elle les appels sont nombreux,
00:39on fera en sorte, bien sûr, de tous vous entendre, auditeurs de Sud Radio, un numéro 0826 300 300,
00:45mais pour l'heure, on retrouve Félix Mathieu.
00:48Bonjour.
00:48Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Maxime Liedot.
00:54Rebonjour, mon cher Félix Mathieu.
00:55Avec un cas qui fait évidemment beaucoup parler, on l'a évoqué dans la matinale,
00:59avec visiblement des grandes écoles dont, en réalité, les coulisses ne sont pas toujours extraordinaires,
01:05et on parle en effet de la vie de tension dans une grande école d'ingénieurs,
01:09les arts et métiers du côté de l'île, la justice est saisie,
01:12une pétition est signée quand même par plus de 15 000 personnes,
01:15et ça, suite à un conflit entre la direction et des élèves.
01:19Tout est bon Félix ?
01:20Oui, c'est ça, je vous résume, des étudiants accusent la directrice d'avoir lâché ses chiens
01:25sur des élèves lors d'un rassemblement qui aurait dégénéré le 11 novembre dernier à Lille.
01:30Rassemblement traditionnel de ceux qui se surnomment les Gadsars, un folklore étudiant.
01:35Pas du goût de la directrice, selon eux.
01:37Ils affirment qu'elle aurait aussi agrippé le coup de l'une d'entre eux.
01:40Des élèves, des enseignants ont porté l'affaire en justice.
01:43Une audience doit se tenir mardi prochain, le 30 novembre.
01:45La directrice conteste les faits, tout comme son avocat, maître Emmanuel Riegler.
01:50Il n'y a pas eu de lâcher de chiens, selon lui.
01:52Cette directrice habite sur place, elle a un logement de fonction.
01:55Il est normal qu'elle promène ses chiens, effectivement, en fin de journée ou en début de journée.
02:01Ce qui est anormal, c'est qu'elle y croise des étudiants qui n'avaient absolument rien à y faire.
02:05Donc, il y a un renversement total des circonstances et des événements.
02:09En attendant l'audience, l'union des élèves organise des manifestations.
02:12Ces jours-ci, devant les campus Arts et Métiers de Lille, de Paris, plus de 15 000 personnes ont signé cette pétition.
02:18L'affaire a pris une tournure judiciaire, mais aussi disciplinaire.
02:22Les cinq élèves et deux enseignants qui ont porté l'affaire en justice ont été sanctionnés.
02:25Ou en tout cas, ils devraient l'être.
02:27Un rapport de l'Inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche.
02:30Leur reproche d'être à l'origine d'un climat, je cite, délétère sur le campus des Arts et Métiers de Lille.
02:36Ce rapport disculpe la directrice, accuse les enseignants-élèves de diffusion massive, d'accusations graves, de faits non avérés.
02:43Ils préconisent même ce rapport des sanctions disciplinaires contre Maxime.
02:46Et l'histoire ne s'arrête pas là, parce que précisément, ces élèves et ces enseignants, eux, y vont un rapport à charge en représailles contre leur action judiciaire.
02:54D'ailleurs, la Société des ingénieurs Arts et Métiers vient de les soutenir en exprimant sa solidarité avec les cinq élèves et deux enseignants.
03:00En conflit avec leur direction. Dans le texte de cette pétition, l'association d'anciens élèves réclame une suspension des procédures disciplinaires.
03:09La transparence aussi sur ce rapport qui met en cause les plaignants.
03:12Un rapport qui s'est retourné contre ces commanditaires, rétorque l'avocat de la directrice.
03:18Maître Emmanuel Riegler estime que sa cliente serait visée, en fait, par une démarche politique pour les postes de direction de l'école.
03:24Nous avons d'anciens élèves qui veulent reprendre le pouvoir des arts et métiers, qui veulent reprendre la direction et qui accusent les responsables actuels des pires choses de la terre.
03:35La police avait commencé son travail d'enquête. Ces plaignants ont estimé qu'elle n'allait pas assez vite pour eux.
03:41Et ils ont convoqué donc la direction la semaine prochaine devant le tribunal.
03:45Et de la même manière, ils avaient déclenché une enquête administrative.
03:48Celle-ci est rentrée, mettant totalement hors de cause la direction.
03:53Et donc, nous allons confiant vers ce procès.
03:55C'est effectivement de la dénonciation calomnieuse.
03:57Ce sont des accusations mensongères pour lesquelles on demandera bien évidemment réparation après.
04:02Voilà, grosse ambiance aux arts et métiers de Lille.
04:05J'ai contacté l'école qui m'a renvoyé sans plus de commentaires justement aux conclusions de ce rapport qui fait donc suite à l'enquête administrative.
04:12Mon cher Félix, c'est donc le moment d'accueillir votre invité justement sur cette affaire.
04:17Yann Goès qui est président de l'Union des élèves arts et métiers.
04:23Bonjour Yann Goès.
04:25Oui, bonjour.
04:25Merci d'être en ligne avec nous, président de l'Union des élèves arts et métiers.
04:29Vous faites aussi partie d'ailleurs des étudiants visés par ces possibles sanctions disciplinaires.
04:33Vous étiez témoin je crois de la scène du 11 novembre 2024.
04:37Le fameux lâcher de chiens selon vous.
04:40C'est quoi le fond du problème en fait ?
04:42Qu'on pose un peu le contexte.
04:44Une directrice selon vous qui n'aime pas quoi les traditions étudiantes, c'est ça ?
04:49Si je peux rappeler un petit peu les faits comme vous l'avez déjà fait un petit peu avant.
04:54C'est-à-dire qu'en fait le 12 novembre 2024, il y a deux plaintes qui ont été déposées par des étudiants
04:59contre la direction du campus Ars et métiers de Lille pour des faits d'agression.
05:03Il faut savoir que ces agressions sont corroborées par plusieurs dizaines de témoins visuels
05:07qui déclarent avoir vu la directrice du campus saisir une élève à la gorge
05:10après que cette même directrice ait justement lâché ses chiens sur les étudiants.
05:15La direction générale de l'ENSAM et le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche
05:18ont refusé de donner crédit à ces deux plaintes.
05:21Et même dix mois plus tard, ils décident de sanctionner les victimes pour entre guillemets se débarrasser du problème.
05:27Donc c'est pour toutes ces raisons que les victimes ont saisi le tribunal correctionnel
05:31qui donnera lieu à une audience le 30 septembre.
05:34Et également que la communauté Ars et métiers se mobilise de côté des étudiants pour les soutenir
05:38ce dimanche 28 septembre, donc devant le campus Ars et métiers de Paris.
05:44C'est parce que vous avez entendu l'avocat, lui dit
05:46« Mais non, juste, ces chiens étaient là parce qu'elles habitent ici ».
05:48Je ne sais pas si vous avez entendu.
05:51Si, si, oui, tout à fait.
05:52Mais écoutez, nous aussi, on habite sur le campus.
05:56Donc le fait qu'il ait dit qu'on n'avait rien à faire ici me semble tout à fait faux.
06:02Écoutez, c'est comme si on n'avait rien à faire dans les parties communes d'un immeuble où nous habitions.
06:07C'est même plus problématique que ça, étant donné qu'effectivement,
06:10Catherine Davy habite également sur le campus,
06:14de la même manière que la victime habite sur le campus également.
06:18Donc le fait qu'il n'y ait pas eu de mesures conservatoires est tout à fait problématique.
06:21Donc cette enquête administrative pourrait être une sorte de représailles.
06:25Donc on le disait, selon vous, à cette action judiciaire que vous intentez contre la directrice.
06:32Mais ce n'est pas un rapport non plus pourtant de la direction de l'école.
06:35C'est un rapport de l'inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche.
06:39Donc c'est crédible que ce soit une sorte de représailles, d'intimidation ?
06:43En tout cas, ce que je peux vous dire, c'est que l'IGSR n'a aucune compétence pour statuer sur une affaire pénale en cours.
06:52Et donc, nous, on dénonce ce qui nous paraît être une injustice.
06:57Ce qu'on attend maintenant, c'est le jugement qui aura lieu suite à l'issue, en tout cas, de l'audience du 30 septembre.
07:05On sera mis à la justice.
07:08Bon, donc en tout cas, ambiance très tendue aux arts et métiers.
07:11Ça date même de la précédente direction.
07:12Il y avait eu un drapeau noir de lever au-dessus de l'école à faire, effectivement.
07:16Donc à suivre.
07:17Merci en tout cas beaucoup, Yann Gouès.
07:19On rappelle que vous êtes président de l'Union des élèves arts et métiers.
07:21Merci à vous, Félix Mathieu, pour ce cas, en effet, qui était plus qu'hors normes.
07:25Et merci beaucoup d'y avoir apporté votre éclairage en écoutant les parties, de faire la lumière sur cette affaire.
07:29Merci beaucoup, Félix Mathieu.
07:31C'est quoi le problème cette fois-ci ?
07:32On l'a compris et vous l'avez éclairé.
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