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Les Vraies Voix avec Pierre-Yves Martin, Raphaëlle Rémy-Leleu, Pascal Giral
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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2026-08-27##
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00:00Les vraies voix Sud Radio
00:03Dans un instant nous écouterons Mélenchon, Thondelieu, Gluck, Manatal, Philippe, Retailleau et Le Pen
00:09qui passent le grand oral des patrons en ce moment même.
00:12La REF du MEDEF organise son grand débat politique dans un contexte de début de campagne présidentielle
00:17très favorable selon les sondages au RN.
00:21Notre grand débat du soir, hashtag MEDEF, le RN, le Rassemblement National, est-il un allié des grands patrons ?
00:28A travers cela nous allons décliner bien sûr tous les débats, toutes les interventions.
00:33Il a l'œil dessus, tel un commentateur de Roland-Garros, mais cette fois-ci d'un point de vue
00:38politique, Louis de Kerr-Gorlet.
00:40Comment ça se passe ?
00:41Écoutez, je vais déjà rappeler les participants de ce débat, de tous les joueurs sur le central de Roland-Garros.
00:48Donc Gabriel Attal, Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe, Bruno Retailleau, Marine Tondelier et Marine Le Pen.
00:55Donc ça ce sont pour les protagonistes.
00:56Alors pour l'instant, les débats évoluent assez lentement.
00:59En fait, pour l'instant, il n'y a que deux questions, deux grands thèmes qui ont été évoqués.
01:03On a commencé sur la question de la dette et là on bascule petit à petit sur la question des
01:07retraites.
01:08Je voulais aussi en profiter pour vous rappeler le résultat de notre baromètre IFOP fiducial sur les intentions de vote.
01:14Vous parlez justement de Marine Le Pen, c'est elle qui dans tous les cas de figure l'emporte,
01:19avec entre 33 et 35% des intentions de vote.
01:23Suivi assez loin d'Édouard Philippe, situé entre 21 et 14 selon les scénarios.
01:28Jean-Luc Mélenchon entre 19 et 16, Raphaël Glucksmann entre 17 et 11.
01:32Gabriel Attal, 14 et 15 s'il est candidat du bloc central.
01:37Et François Hollande, testé quand même à 12% s'il est le candidat unique de la gauche.
01:40Et enfin Bruno Retailleau, entre 12 et 6%.
01:43Voilà pour le tour d'horizon.
01:45Marine Tondelier, elle est plus loin.
01:48Oui, parce que le choix aussi des candidats aujourd'hui devait être un peu indexé sur ceux qui ont plus
01:54ou moins de chance.
01:55Surtout, déjà la base, c'était que tous les courants politiques en plus large soient représentés.
01:59C'est vrai que ce n'était pas simple.
02:00On écoute qui d'abord ?
02:02On écoute Marine Le Pen, qui est en ouverture.
02:05On sait que son objectif était de convaincre les patrons.
02:08C'est pour ça qu'elle a fait un appel à l'union du monde de l'entreprise autour de
02:12sa candidature.
02:13On l'écoute.
02:13Moi, j'appelle à l'union de l'ensemble des acteurs, à l'union des salariés et des entrepreneurs pour
02:21opérer le redressement.
02:23J'oserais même, même en présence de M. Attal, la renaissance de la France.
02:30Il faut qu'on le fasse ensemble, mais il faut qu'on le fasse ensemble tout simplement parce que l
02:35'économie n'est pas hors sol.
02:38L'économie, elle s'inscrit dans une histoire, elle s'inscrit dans des institutions, elle s'inscrit dans la psychologie
02:45d'un peuple.
02:46Et ça, ça s'appelle l'identité économique de la France.
02:51Alors, petit acte là, évidemment, à Gabriel Attal.
02:54Exactement.
02:54On les a vus rentrer, ils étaient plutôt dans un esprit de convivialité.
03:01Ils ont passé une grande partie de la matinée à échanger avec les différents chefs d'entreprise avant de rentrer
03:06sur ce cours central.
03:07Ou d'ailleurs, petite info, il y a une pluie diluvienne qui, depuis quelques minutes, commence à tomber.
03:12Oui, oui, oui.
03:14Ils auraient dû appeler François Hollande, du coup, si on vous en parlait.
03:16Exactement.
03:17C'est lui qui manquait, il se rappelle au bon souvenir des candidats.
03:20Alors, évidemment, on va réagir, parce qu'on commence, bien sûr, par Marine Le Pen.
03:24C'était la question, le RN est-il un allié des grands patrons ?
03:27Mais on ira au-delà de cette seule question, et on va prendre le temps de savoir qui correspond un
03:32peu au candidat type.
03:35Vous réagissez au 0800 26 300 300.
03:38Jean-Pierre, notre auditeur fil rouge de Marseille.
03:41Jean-Pierre, vous êtes toujours là ?
03:42Bien sûr, je ne vous quitte pas.
03:44Bon, vous avez entendu Marine Le Pen.
03:47Autant Jordan Bardella avait donné quelques gages au patronat, autant Marine Le Pen, on ne la sent pas forcément, on
03:55va dire, pro-grand-patron, non ?
03:58Vous voyez les choses comment, vous ?
04:00Je crois qu'il faudrait sortir des termes de pro ou anti.
04:04Je pense que son discours n'est pas clair.
04:07Il est assez vague, et comme on peut dire en droit, c'est du vague dans l'indéfini.
04:11Donc, il va falloir qu'elle trouve le moyen de se positionner clairement pour donner une ligne.
04:17Et je pense que c'est plus la question qui se pose, c'est est-ce que les patrons, est
04:23-ce que les entrepreneurs vont adhérer à ce qu'elle pourra dire clairement ?
04:27On sait qu'ils aiment bien les discours centristes, mous, gauchistes, et puis ils aiment bien ça.
04:35Alors Jean-Pierre, vous nous donnez une petite idée de votre point de vue politique, là.
04:39Non, mais ils aiment bien ça. Moi, je ne suis pas centriste, de toute façon.
04:43Oui, vous l'avez compris.
04:44Non, mais je l'ai été centriste.
04:46Mais le centre mou, ça ne m'intéresse plus du tout, ça c'est clair.
04:50Ce n'est plus adapté à la situation.
04:53Et je considère qu'il va falloir des mesures très, très claires.
04:56Et elles vont être très, très claires, soit à droite, soit à gauche, même à l'extrême gauche.
05:00Mais il va falloir choisir, là.
05:02Bon, en tout cas, évidemment, vous restez avec nous Jean-Pierre, vous êtes notre fil rouge.
05:07De ce que dit Jean-Pierre, Raphaël Rémi-Leleu, c'est qu'on a quand même du mal à voir
05:13Marine Le Pen clairement se positionner.
05:16C'est comme si elle passe au révélateur uniquement en termes d'économie.
05:20Est-ce qu'elle a un projet d'économie gauche ou droite, quoi ?
05:24Je suis capable de vous dire, on peut reprendre les tableaux recensant les votes à l'appui,
05:30que Marine Le Pen et son groupe n'ont jamais été des grands alliés, des travailleurs et des travailleuses.
05:36Il y a par ailleurs eu des flous entretenus, par exemple, sur la retraite.
05:41Ce qui est intéressant, je trouve, dans la tension au sein du Rassemblement national,
05:45c'était un peu cette dynamique autour de Jordan Bardella.
05:48On voyait des entrepreneurs qui étaient plus à même de vouloir s'afficher avec lui.
05:52Il y a des journalistes et des journaux qui ont fait quelques papiers en disant
05:56le monde de l'entreprise très triste de voir Jordan Bardella retirer de la course présidentielle
06:02parce que lui, au moins, on savait à quoi s'en tenir.
06:05Il était pour une politique de l'offre, très pro-business, etc.
06:09Marine Le Pen, c'est le grand flou et je trouve que son introduction dans ce débat le montre.
06:13Parce que, pardon, vous êtes au lycée, vous rendez une copie en écho et vous racontez ça,
06:19vous n'avez pas à raconter grand-chose.
06:20Dire que l'économie s'inscrit dans un pays, dans une histoire, dans une nation,
06:24alors, ok, elle se rattrape aux branches du récit autour de l'identité nationale
06:28qui est constitutive de sa famille politique, mais on ne sait pas trop voir quoi ça mène.
06:32Oui, alors, évidemment, bien sûr, Louis de Kergorlet, vous nous apportez des extraits,
06:36vous choisissez quelque chose qui est évocateur.
06:38Alors, évidemment, elle a dit autre chose, mais...
06:41Et évidemment, on ne peut que vous suivre, Raphaël, quand vous dites ça.
06:44C'est-à-dire qu'on voit bien que ce terme, cette phrase, et Jean-Pierre l'a vue aussi,
06:50on sent bien qu'elle essaie...
06:51J'ai failli être d'accord avec Jean-Pierre, du coup, je suis très triste.
06:53Mais soyez d'accord, enfin, faisons l'union.
06:57Alors, Pascal Girald, sur Marine Le Pen, compatible ou pas avec les grands patrons ?
07:03Compatible, elle n'aura pas trop le choix que de l'être.
07:06Parce que Jean-Philippe Tanguy, son homme de terrain, monsieur économie,
07:10persiste en disant qu'on n'augmente pas l'âge des retraites.
07:13Oui, alors, donc, elle n'aura pas trop le choix que de l'être.
07:16Parce que le nerf de la guerre de l'économie, c'est quand même les entreprises,
07:19petites, moyennes ou grosses, il va falloir faire avec.
07:22Et pour ne pas bloquer l'économie, il va falloir être un petit peu souple.
07:26Et là, le fait qu'on ne comprenne pas bien ce qu'elle a voulu dire,
07:29c'est parce qu'en amont, elle a dit qu'elle dévoilerait son programme économique
07:34dans quelques jours ou dans quelques semaines.
07:36Donc, je pense qu'elle est sur le fil, en train d'essayer,
07:40sans se renier, de dire des choses, sans les dire,
07:43de manière à aménager les faits de surprise dans quelques jours.
07:46C'est un exercice particulier.
07:47Donc, c'est un peu, c'est comme ça que je le sens.
07:49Pierre-Yves Martin ?
07:50Moi, je n'ai pas complètement la même lecture que vous.
07:54Déjà parce que j'ai l'impression...
07:56Parce que vous avez des lunettes, déjà.
07:57C'est stupide, ça.
07:58Non, ce n'est pas stupide, mais ça me ressort.
08:00Je voulais détendre.
08:02Non, déjà parce que j'ai l'impression que depuis deux ans,
08:05le Rassemblement National a quand même réussi à ouvrir une brèche
08:09dans la relation avec le monde des dirigeants d'entreprises.
08:14Et que le sujet, pour moi, la question, ce n'est pas
08:18est-ce que le RN est l'allié des entrepreneurs
08:21ou est-ce que les entrepreneurs sont l'allié du RN ?
08:24Le sujet, c'est qu'est-ce que le RN peut proposer
08:28de manière complète en termes de programme économique.
08:32Et je pense que là, il y a un...
08:34Et on attend toujours de savoir.
08:36Oui, enfin, d'un autre côté, on attend aussi des autres candidats,
08:39leur programme économique.
08:40Ah, on l'apprend.
08:40Si, si, si.
08:41C'est publié.
08:42Mélenchon, on sait.
08:43Retailleau, on sait, par exemple.
08:45Mélenchon et Retailleau, pour être équilibrés.
08:47Non, Retailleau, on ne sait pas.
08:50Parce que vous n'avez pas lu.
08:52Montrez-le-moi et puis...
08:53Il est venu plusieurs fois sur Sud Radio.
08:55Je l'écoutais le matin.
08:56Non, mais ce n'est pas un programme économique
08:57de venir à Sud Radio, en fait.
08:58Oui, on sait ce qu'il pense.
08:59Non, non, mais...
09:00Quand vous passez à Sud Radio, déjà, vous allez faire un grand part.
09:03Ah, d'accord, ok.
09:04Wow.
09:06Non, non, je pense qu'il faut parler vrai, quoi.
09:09Un programme économique, ce n'est pas trois punchlines.
09:12Un programme économique, c'est un document
09:14qui présente quel positionnement on a
09:18par rapport à l'offre et à la demande,
09:20qu'est-ce qu'on fait par rapport au pouvoir d'achat,
09:22qu'est-ce qu'on fait par rapport aux aides aux entreprises,
09:25qu'est-ce qu'on fait par rapport à la gestion de la fiscalité, etc.
09:28Qu'est-ce qu'on fait par rapport au budget,
09:29qu'est-ce qu'on fait par rapport à la dette, c'est ça.
09:31Donc, ce n'est pas trois lignes.
09:32Et vous savez quel est le slogan de Sud Radio ?
09:34Parlons vrai.
09:35C'est pour ça que je parle de va.
09:36C'est QFD.
09:36Dans un instant, nous revenons à la suite
09:38de notre grand débat de ce soir.
09:41Nous faisons des allers et retours
09:42à Roland-Garros.
09:44Louis de Kerr-Gorlet est là.
09:46Il va vous faire écouter l'ensemble des candidats qui planchent.
09:49La question fil rouge.
09:51L'ERN est-il un allié des grands patrons ?
09:53Vous vous prononcez.
09:54Et puis, vous n'hésitez pas à nous dire
09:57qui est finalement le plus compatible avec le patronat
10:00parmi les candidats au 0826 300 300.
10:11Le MEDEF crée l'événement sur le cours central de Roland-Garros.
10:15Marine Le Pen, comme six autres candidats,
10:17a fait sa rentrée politique devant les patrons
10:19à l'occasion de la REF,
10:20les rencontres des entrepreneurs de France.
10:22L'ERN cherche depuis plusieurs années
10:24à changer son image auprès des chefs d'entreprise.
10:27Notre grand débat du soir, hashtag MEDEF.
10:30L'ERN est-il un allié des grands patrons ?
10:32Nous allons régler le sujet.
10:34Vous nous avez donné votre avis.
10:36Et puis, bien sûr, après, nous allons élargir
10:38puisqu'on va écouter chacun des intervenants
10:42de débats organisés par le MEDEF.
10:44Alors, nous avons Quentin Saunier, bien sûr.
10:48Quentin, que disent les auditeurs de Sud Radio ?
10:50L'ERN est-il un allié des grands patrons ?
10:51Ils répondent oui à 75%.
10:54Et vous nous avez laissé aussi beaucoup de commentaires
10:56avec des avis très divergents.
10:58On a Franck qui nous dit non,
10:59le RN est économiquement socialiste.
11:01Et on a Aréa à l'inverse qui dit oui,
11:04le RN est plus qu'un allié des grands patrons.
11:06C'est un pantin des milliardaires.
11:09Bon, mais finalement, on n'arrive pas à se positionner.
11:12C'est-à-dire, quand RN met son habit de Jordan Bardella,
11:15on dit oui.
11:16Et quand il met son habit de Marine Le Pen,
11:18on dit non.
11:18C'est peut-être ça, finalement.
11:20Bon, en revanche, cher Louis de Kerr-Gorlet,
11:23vous qui avez l'oreille, les yeux,
11:24et le toucher aussi, bien sûr,
11:27sur Roland Garros,
11:28il y a deux intervenants
11:30qui vous ont paru très clairs
11:32sur leur positionnement.
11:34Assez opposés, en fait.
11:35Sur cette question centrale,
11:36forcément, pour régler la question de la dette,
11:37mais aussi de retraite,
11:38quel rôle de l'État ?
11:39Et vous allez le voir,
11:40entre Jean-Luc Mélenchon et Bruno Retailleau,
11:43en fait, les deux ont une vision assez opposée
11:45de la place que doit occuper l'État
11:46dans ce redressement économique.
11:48Je vous propose de commencer
11:49en écoutant Bruno Retailleau.
11:51Le premier problème, c'est l'État.
11:53C'est l'État bureaucratique.
11:55C'est un État vorace
11:57qui dévore plus de 57%
11:59de la richesse des Français
12:02que chaque année les Français produisent
12:04et qui prend les entreprises
12:05pour des vaches à lait.
12:07C'est un État paperasse,
12:08un État paperasse qui, en fait,
12:12asphyxie les forces vives de la nation
12:14et vous-même, les chefs d'entreprise,
12:17sous des montagnes de contraintes,
12:19de normes, de réglementations
12:22et qui finit par considérer, d'ailleurs,
12:24les chefs d'entreprise comme des suspects.
12:27Voilà.
12:28Et à l'inverse, vous avez Jean-Luc Mélenchon
12:29qui, lui, est persuadé que l'État
12:31doit être encore plus présent
12:32pour essayer de redresser la barre.
12:34Le total du déficit aujourd'hui,
12:36c'est le total des cadeaux fiscaux
12:37qui ont été faits.
12:38Par conséquent, pour ma part,
12:40j'offre un nouveau cadre d'action.
12:43Ça commence d'abord par le retour de l'État.
12:45Je crois à l'État.
12:46Il nous faut que l'argent circule
12:48et non pas soit retenu dans des bulles.
12:50C'est la raison pour laquelle
12:51il faut réorganiser un crédit facile, fluide.
12:55Je termine par un point.
12:57Je vous mets en alerte.
12:58Le budget, le corps nu,
13:00plus l'inflation alimentaire.
13:01Si vous n'augmentez pas les salaires,
13:03la France va tomber en récession.
13:05C'est terminé.
13:05Ça, c'est votre responsabilité.
13:07Bien.
13:08Alors, merci pour ces deux extraits.
13:10Donc, on en est à trois candidats.
13:11C'est à vous, Pascal Girald,
13:13que je souhaite donner le micro maintenant.
13:16Au moins, les deux ont le mérite d'être clair.
13:19Et sur notre question de la compatibilité
13:21avec le patronat,
13:22on sait que Mélenchon veut leur faire la guerre
13:24et Cretaillot veut bosser avec eux.
13:26Au moins, c'est clair.
13:27Alors, pour l'auditeur que je suis,
13:31d'après ce que je viens d'entendre,
13:32le problème, c'est qu'ils ont raison tous les deux.
13:34Donc, vis-à-vis des patrons,
13:36il est évident que le discours de M. Mélenchon
13:39passera moins bien
13:41que le discours de quelqu'un
13:43qui sera plus à droite.
13:44Ça, c'est historique.
13:45Ça a toujours été comme ça.
13:47Bon, maintenant, il faut attendre
13:48que tout le monde s'exprime.
13:49Et là, de ce que je viens d'écouter,
13:51oui, tout le monde a raison.
13:52Alors, tout le monde a raison.
13:53Mais en termes de programme,
13:56il faudra trancher.
13:57Ah ben oui, il faudra trancher.
13:58Ça, c'est les électeurs qui vont trancher.
14:00Oui.
14:00Et pour vous, lequel est le plus entendable ?
14:02Ben, le plus...
14:03Alors, moi, en tant que chef d'entreprise,
14:06ce qui me touche particulièrement,
14:10c'est effectivement le discours de M. Retailleau.
14:14Où, effectivement, l'omniprésence de l'État
14:19dans les entreprises,
14:21les usines à gaz inventées de jour en jour
14:24pour bloquer le système
14:26font que les entreprises avancent de moins en moins.
14:29Voilà.
14:30Bon, on attendait, justement,
14:33puisqu'on parle des positions très tranchées,
14:35aussi celles de Marine Tondelier, peut-être.
14:37Alors, Marine Tondelier,
14:38qui, voilà, dans la ligne de son parti,
14:40s'est plus attardée sur les conséquences
14:42directement de l'été,
14:44que nous avons eu particulièrement chaud,
14:46de l'impact direct sur notre économie.
14:47On l'écoute.
14:48Deux personnes qui ont décidé
14:49d'être dans le déni climatique
14:50et qui nous ont amenés là.
14:52Et je vous le dis, ça coûte très cher.
14:53Une journée de canicule
14:55coûte à notre économie
14:56le même prix qu'une demi-journée de grève.
14:59C'est ça, la réalité.
15:00Et donc, vous voulez être libre ?
15:02Moi aussi, je veux que nous soyons libres.
15:04Et pour ça, on va avoir besoin de décisions
15:06ici, ici et partout dans le pays.
15:08Des décisions courageuses.
15:10Voilà.
15:11Alors, réaction de Raphaël Rémi-Leleu.
15:12Vous êtes écologiste.
15:13Je souhaitais, évidemment, vous faire réagir
15:17parce que c'est un petit peu
15:18le prolongement de ce que vous nous avez dit
15:20sur la situation au Népal, tout à l'heure,
15:22sur la situation des parcs d'attraction.
15:24C'est-à-dire qu'arrêtons d'en faire trop.
15:26Je suis d'accord avec ma chef de parti.
15:28Ça y est, c'est officiel.
15:29On a médiatiquement deux écologistes
15:30qui sont d'accord entre elles.
15:31C'est pas mal.
15:32C'est pas parce que quand on écoute
15:34Yannick Jadot et Sandrine Rousseau,
15:35on se dit que c'était pas possible.
15:36Mais au moins, ça marche.
15:37Yannick Jadot a décidé d'aller faire
15:39une autre campagne présidentielle.
15:40Écoutez, tant mieux pour lui.
15:43Raphaël, vous me l'avez mis sur un plateau, celui-là.
15:44Vous reconnaissez qu'il y a des décisions
15:46quand même dans votre parti.
15:47En fait, l'important, c'est d'être capable
15:48de choisir.
15:49Et en l'occurrence, moi, en effet,
15:50je soutiens Marine Tondelier
15:52et je trouve qu'en réalité,
15:54c'est un bon contrepoint au débat
15:55qu'on avait entre Retailleau et Mélenchon.
15:58Parce que la question de la présence de l'État,
16:00quand on est face à un sujet aussi vital
16:03que la préservation face au changement climatique,
16:06moi, je trouve ça presque indécent
16:07que Retailleau puisse présenter les choses comme ça.
16:10Quand on parle d'État vorace et d'État paperasse
16:12et que l'État doit reculer, doit reculer, doit reculer,
16:16ça fait un peu quand même Trump ou Musk à la petite semaine.
16:19Et à côté de ça, nous, on est en train de dire
16:20mais en fait, les amis, on a besoin de Canadair.
16:22Enfin, je trouve qu'il y a un décalage
16:24dans la manière de parler de l'État
16:26qui est très inquiétant.
16:29Sauf que vous, les écologistes,
16:30vous dites aux grands patrons
16:32produisez moins, il va y avoir un problème, quoi.
16:34Alors, la question est même...
16:35Ou mieux, produisez mieux.
16:36La question du produire mieux
16:38est quand même centrale,
16:40y compris parce que ce qui est aussi débattu
16:42lors de ce débat organisé par le MEDEF,
16:45c'est la question, finalement, de l'autonomie économique.
16:48Alors, on appelle ça autonomie,
16:49on appelle ça souveraineté,
16:50on appelle ça éco-responsabilité même.
16:52Le fait de se dire qu'on est capable
16:54de produire de manière locale,
16:57de manière responsable,
16:58de ne pas dépendre des énergies fossiles,
17:01des oligarques, des dictatures,
17:03ni même de produits importés
17:06et produits dans des conditions
17:08humainement dégradantes
17:09et destructrices pour l'environnement,
17:10je pense que ce sont des débats
17:12qu'on n'aurait pas en réalité
17:13s'il n'y avait pas une écologiste autour de la table.
17:15On marque une respiration,
17:16on retourne dans un instant
17:18avec nos vraies voix
17:19et Louis de Kergorlet à Roland-Garros.
17:21On va écouter les centristes,
17:22cher Pierre-Yves Martin.
17:24Vous allez parler.
17:25Avec plaisir, avec plaisir.
17:26Allez, à tout de suite.
17:2817h20, les vraies voix Sud Radio.
17:31Sudradio.fr, logiciel de facturation en ligne,
17:35procédure PDP, PA engagée,
17:37PEPOL certifiée, présente.
17:39Les vraies voix Sud Radio, 17h19, Frédéric Brindel.
17:44Sept candidats à la présidentielle passent aux grilles
17:47des chefs d'entreprise sur le central de Roland-Garros.
17:50Nous sommes avec Louis de Kergorlet
17:52pour écouter chacun des intervenants
17:54et nos trois vraies voix décortiquent tout cela.
17:57Raphaël Rémi-Leleu, autrice, féministe, écologiste,
18:01donc verte mais ceinture bleue de judo.
18:03Pascal Girard, chef d'entreprise,
18:06mais petite entreprise.
18:08Et puis Pierre-Yves Martin,
18:10entrepreneur et consultant,
18:11mais plutôt centriste quand même.
18:13Voilà.
18:14Alors, justement, les centristes,
18:16parlons-en, cher Louis de Kergorlet.
18:18Écoutez, parlons pour commencer peut-être d'Edouard Philippe,
18:21parce qu'en ouvrant cette séquence,
18:22on parlait de Marine Le Pen
18:22qui devait convaincre, on va dire, le patronat.
18:25Edouard Philippe, on l'a senti,
18:27il devait être plutôt rassurant.
18:28Voilà un petit peu un début de programme déjà
18:30pour remettre les comptes de la France en ordre.
18:32On écoute Edouard Philippe.
18:33Redistribuer la richesse, le cas échéant,
18:35il me paraît qu'il faut au moins trois conditions.
18:38La première, ce sont des comptes en ordre.
18:40Ces comptes en ordre,
18:41ils doivent être remis en ordre,
18:43non pas en augmentant les impôts,
18:44mais en acceptant collectivement de travailler plus.
18:48La deuxième chose,
18:50c'est que nous devons laisser les entreprises
18:52créer de la richesse.
18:53Entre 2017 et 2020,
18:55nous avons mis en place une politique
18:57dite la politique de l'offre.
18:58C'est d'ailleurs une politique
18:59qui disait aux entreprises,
19:00foncez, investissez en France.
19:04Cette politique de l'offre,
19:05elle a permis d'obtenir des résultats.
19:07On doit la continuer.
19:08Et du côté d'Atal,
19:10on est un petit peu plus global.
19:12Il a identifié en fait trois enjeux majeurs.
19:15Donc on va l'écouter,
19:15mais il va nous parler du coup de la Chine,
19:17de l'importance du moral des entrepreneurs
19:19et aussi de l'intelligence artificielle.
19:21Gabriel Atal.
19:23Je le dis, moi j'ai confiance pour l'avenir.
19:25On est là pour parler d'avenir.
19:26J'ai confiance parce que je crois que c'est possible
19:28que la France ait ses plus belles pages devant elle
19:30dans les années qui viennent.
19:31Ce qui m'empêche de dormir aujourd'hui,
19:33c'est trois choses.
19:34Un, le moral de nos entrepreneurs.
19:37Parce que quand nos entrepreneurs craquent,
19:39c'est le pays qui craque.
19:40La deuxième chose qui m'empêche de dormir,
19:42c'est la Chine.
19:43Il y a une politique chinoise assumée
19:46visant à couler notre industrie.
19:48La troisième chose,
19:49c'est le défi de l'intelligence artificielle
19:51et de l'innovation.
19:52Pendant les deux heures de ce débat,
19:53les géants du numérique américain
19:55auront investi 100 millions de dollars
19:57de la recherche en IA.
19:59Alors, Gabriel Atal,
20:01vous avez vu à chaque fois,
20:02c'est Amélie Carouer,
20:03un autre consoeur qui anime le débat.
20:06Elle est obligée de les tenir, évidemment.
20:08Chacun veut beaucoup parler.
20:09Édouard Philippe, Gabriel Atal,
20:11où est la différence ?
20:12Est-ce que...
20:13En fait, en les écoutant,
20:16c'est plus une synthèse
20:17de bonnes intentions et de bonnes pratiques.
20:19On peut leur dire,
20:20au lieu de jouer ensemble,
20:21jouer en double,
20:22puisqu'on est à Roland-Garros.
20:23Ils pourraient effectivement jouer ensemble.
20:24Ça serait peut-être mieux.
20:25Mais c'est vrai que les deux observations
20:28étaient relativement justes.
20:31Peut-être un détail près,
20:33c'est que...
20:34Moi, je trouve ça super
20:35qu'on dise,
20:37j'ai foi et j'ai confiance en l'avenir.
20:38Et je pense que le message politique
20:40doit nécessairement passer par là.
20:43Je pense aussi que
20:44les conditions pour rétablir
20:46une société convenable,
20:49et notamment sur le plan économique,
20:50avec la gestion des comptes,
20:52je suis pleinement d'accord,
20:54mais ça fait des années et des années
20:56qu'on en parle,
20:57et rien n'est fait.
20:59Donc, en fait,
21:00on va leur parler,
21:01on parlait d'héritage tout à l'heure,
21:02on va parler d'héritage macroniste.
21:04Non, mais la question,
21:06c'est...
21:07Et il faudrait que ça soit vraiment présent
21:09dans les programmes,
21:10c'est concrètement,
21:11qu'est-ce qu'on met en place
21:13suivant un planning,
21:14une feuille de route,
21:15une unité de temps précise,
21:17avec quels résultats attendus,
21:18et si les résultats attendus
21:19ne sont pas au rendez-vous,
21:21qu'est-ce qu'on fait pour rectifier ?
21:23Tout ça, il faut vraiment,
21:24il y a nécessité de sortir,
21:25alors on est en pré-campagne,
21:26mais de sortir des bonnes intentions,
21:28des fausses déclarations,
21:30il faut arriver avec du solide.
21:31Un chef d'entreprise,
21:32quand il reprend une entreprise
21:33ou quand il prend la direction
21:34d'une entreprise,
21:35il n'arrive pas les mains dans les poches,
21:37il arrive avec un business plan,
21:38avec une feuille de route
21:39qui explique qu'est-ce qu'il fait,
21:42quand est-ce qu'il le fait,
21:43et qui gère les risques,
21:44etc.
21:45En politique,
21:46il n'y a pas ça.
21:47Bon.
21:48Et Raphaël Luxman,
21:50alors Louis Decker-Gorlet,
21:51on les aura écoutés tous les sept.
21:53Exactement,
21:53le candidat Place Publique
21:54qui a vraiment ses tenues
21:56à en dire à la consigne,
21:57au mot d'ordre du coup
21:58lancé par le MEDEF lors de CRF,
22:01c'est sur l'idée de courage.
22:02Alors on l'écoute sur le courage.
22:03Très heureux que vous ayez choisi
22:05comme thème le courage.
22:07Parce que le courage,
22:08c'est ce qui manque
22:09aux dirigeants français et européens
22:11depuis trop longtemps.
22:12Le courage d'affronter
22:14le réchauffement climatique.
22:16Le courage d'affronter
22:17la concurrence déloyale de la Chine.
22:19Le courage d'affronter
22:21les géants de la tech américaine
22:23qui transforment la France
22:24en colonie numérique.
22:26Le courage de refuser
22:27un destin de parc d'attraction
22:30pour notre pays.
22:31Voilà pour Raphaël Luxman.
22:33Alors, nous avons écouté les sept.
22:36J'aimerais une conclusion de chacun.
22:38Alors, assez courte,
22:39chère Vraie Voix.
22:40Mais finalement,
22:41ce qui se passe aujourd'hui,
22:43ça donne au MEDEF
22:46et donc au chef d'entreprise
22:47un rôle clé,
22:49ils seront au centre
22:50de la campagne présidentielle.
22:51C'est bien parti pour, Pascal Girard.
22:53Oui, oui, bien sûr.
22:55Moi, ce qu'on vient d'entendre,
22:56on n'a pas appris grand-chose.
22:58Non, non, non.
22:58Mais c'est extrait.
22:59Oui, oui.
22:59On a appris que
23:00Edouard Philippe faisait du Edouard Philippe
23:03à mélanger avec un peu de Hattal.
23:05Mais c'est important de sentir.
23:07C'est important de sentir.
23:08Oui, mais enfin,
23:08il n'y a rien sorti
23:09d'absolument extraordinaire.
23:11Oui, mais on ne peut pas.
23:12La raison de ce débat,
23:14c'était quand même
23:14d'orienter les gens
23:16vers quelque chose
23:17d'un peu plus précis.
23:19Bon, moi,
23:19je ne sais pas quoi vous dire
23:20sur le sujet.
23:21Effectivement,
23:21on n'a pas tout entendu,
23:23donc c'est un peu difficile
23:24de réagir globalement.
23:25Mais les chefs d'entreprise
23:26font un bon coup, là,
23:27aujourd'hui,
23:28en regroupant les sept.
23:29Ben, au moins,
23:30ils font un bon coup
23:31parce que
23:33les choses vont être claires.
23:34Ceux qui vont annoncer
23:35des choses bien précises
23:36aujourd'hui
23:36vont être obligés de les tenir
23:38pour avoir une campagne
23:40présidentielle
23:40un peu
23:41qui tient debout.
23:43Raphaël Rémi-Leleu,
23:45est-ce que la gauche
23:46est capable de dire
23:47aux entreprises
23:48quand nous serons
23:49au gouvernement,
23:50vous pourrez y trouver
23:52leur compte ?
23:53Oui, je pense,
23:54puisque le but,
23:55c'est bien pas seulement
23:56de faire plaisir
23:57aux MEDEF
23:57ou même aux chefs d'entreprise
23:58en allant leur parler,
24:00mais d'avoir une idée
24:02de la politique économique.
24:03Et je reviens sur cette idée
24:04que quand un ou une chef
24:06d'entreprise
24:07reprend une boîte,
24:08il faut un plan très clair.
24:09C'est vrai que l'exercice
24:10des politiques
24:11n'est pas tout à fait le même
24:12puisque c'est un exercice démocratique
24:14et donc il faut à la fois
24:16être capable
24:16d'exposer sa vision
24:17mais aussi de trouver
24:18la majorité pour l'appliquer,
24:20de trouver les modalités
24:22des accords
24:23et du débat
24:24dans le dialogue syndical.
24:26Et en fait,
24:27ce que j'espère,
24:28c'est qu'en effet,
24:29le MEDEF aura fait
24:30un bon coup aujourd'hui
24:30parce que ça donnera
24:31un élan,
24:32celui d'un vrai débat
24:33projet contre projet
24:34pendant cette élection présidentielle
24:36parce que pour le moment,
24:37on est quand même
24:37beaucoup,
24:37beaucoup,
24:38beaucoup dans la course
24:39de petits chevaux.
24:39Je ne suis pas certaine
24:40que la démocratie
24:41s'en retrouve grandie.
24:43Consultant en entreprise,
24:45Pierre-Yves Martin,
24:45vous les félicitez,
24:47les entrepreneurs ?
24:47Je suis très,
24:48très content.
24:49Je suis même ravi
24:50que l'économie,
24:52le sujet de l'économie,
24:53arrive enfin
24:54au cœur
24:55des débats,
24:56des échanges.
24:57Je trouve ça
24:58extrêmement positif
24:59parce que
25:00l'économie,
25:01c'est la création de valeur,
25:02c'est la création de richesse
25:03et sans valeur
25:04et sans richesse,
25:05une société
25:06ne peut pas vivre.
25:07Et on sort un peu
25:08de la passion,
25:08on est dans la réflexion
25:09un peu plus.
25:10Et je pense que,
25:11parce que les sujets économiques
25:12ils sont quelque part
25:14pas tous connus
25:15et compris
25:16des uns et des autres
25:17et que si on a
25:18la possibilité
25:19d'avoir une tribune
25:20dans laquelle
25:20on peut expliquer
25:22les différentes options économiques
25:24et leurs résultats attendus
25:25et leurs impacts,
25:26etc.
25:26je pense que ça
25:28permettra aussi
25:29de faire redescendre
25:31les fantasmes
25:32des uns et des autres.
25:33Voilà comment
25:34nous avions envie
25:34de partager avec vous
25:35à la façon des vraies voix
25:37le grand rendez-vous,
25:39la rêve,
25:39donc le débat
25:40des sept candidats
25:42autour du MEDEF.
25:44L'info en plus.
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