- il y a 6 semaines
Un rendez-vous 100% politique présenté par Gauthier Le Bret du lundi au jeudi de 21h à 22h.
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00:00:00Je ne pensais pas, cher ami, que nous commencerons la saison de 100% politique par l'international.
00:00:04Mais il y a des surprises parfois qu'il faut savoir encaisser.
00:00:08Bonsoir à tous, bienvenue dans une nouvelle saison de 100% politique pour une année qui sera plus que jamais
00:00:12politique !
00:00:14Ils sont là, la bandela, Eric Tegner, Rachel Kahn, Rodolphe Card, bonsoir à tous les trois.
00:00:19Rodolphe, vous êtes aussi l'auteur de Mélenchon, le bruit et la fureur.
00:00:22On va évidemment en parler ce soir.
00:00:24Jules Laurent, Yohan Uzaï, merci Yohan d'avoir été fidèle au poste tout l'été.
00:00:28C'est Sébastien Ligné, qui est d'une rédaction inconnue à l'heure où on se parle.
00:00:35Le suspense se dure.
00:00:37Mais je suis sûr qu'un jour, prochainement peut-être, vous aurez un titre officiel et que je pourrais le
00:00:42nommer.
00:00:43On va donc commencer par Sébastien Delogu, puisqu'effectivement il était prévu qu'on vous passe le long format ce
00:00:49soir sur la France Insoumise.
00:00:51Et qu'est-ce qui se passe au moment où on passe ce long format ?
00:00:53Figurez-vous qu'il y a un dès lors en garde à vue.
00:00:56Tiens, tiens.
00:00:57CQFD.
00:00:57Rentrer chargé pour la France Insoumise et pour Sébastien Delogu, qu'on voit d'ailleurs se rendre au commissariat de
00:01:03Marseille pour être placé en garde à vue,
00:01:05suite donc à un échange plus couleux avec les forces de l'ordre où il y a eu des insultes
00:01:10proférées envers les policiers
00:01:12et où il a entravé l'action des policiers, venu arrêter un voisin de palier de Sébastien Delogu dans son
00:01:18immeuble marseillais
00:01:19pour vols avec violence, vols de montres de luxe avec violence.
00:01:24Et Sébastien Delogu, qui savait que les policiers allaient intervenir, a décidé d'entraver leur action.
00:01:30Donc vous voyez cette séquence, pour ceux qui ne l'auraient pas vue, où Sébastien Delogu s'en prend aux
00:01:33forces de l'ordre.
00:01:34Et ensuite, on va détailler cette journée.
00:01:36On avait commencé ce matin.
00:01:37On ne pensait pas qu'on la terminerait avec Sébastien Delogu en garde à vue.
00:01:56On s'est quitté ce matin, Jules Laurence, sur les images et sur les reportages qu'on va revoir de
00:02:01Guillaume Foucteau
00:02:01qui partient interroger les voisins de Sébastien Delogu et qui l'a trouvé quand il se rendait au commissariat pour
00:02:06une autre affaire.
00:02:07Agenda chargé pour Sébastien Delogu en cette rentrée.
00:02:10Qu'est-ce qui s'est passé dans la journée ?
00:02:11Alors, on est lundi 24 août.
00:02:13Donc ce qu'on voit là, ce sont les images au moment où les policiers pénètrent dans l'immeuble de
00:02:18Sébastien Delogu
00:02:18pour aller interpeller, vous l'avez dit Gauthier, cet individu qui était suspecté d'un vol avec violence de montres
00:02:24de luxe.
00:02:24Et ce qui est important vraiment de comprendre pour déconstruire finalement ce qui a été dit ces derniers jours sur
00:02:29les réseaux sociaux par la France Insoumise,
00:02:30c'est que Sébastien Delogu nous explique qu'il n'était pas au courant, que ces policiers sont arrivés en
00:02:34civil,
00:02:34qu'ils ont débarqué, qu'ils ont finalement outragé même.
00:02:37Sauf que quand on lit la plainte qui a été déposée par les policiers, qui a été déposée dans la
00:02:42foulée,
00:02:42justement en rentrant de cette opération, c'est une toute autre histoire qu'on apprend.
00:02:46La première des choses, c'est que dès le matin, les policiers se sont positionnés en bas de l'immeuble
00:02:50de Sébastien Delogu,
00:02:50toujours pour aller dans le cadre de cette interpellation du suspect.
00:02:53Et ils ont prévenu notamment une voisine qui était sur les lieux en disant qu'il va y avoir une
00:02:58interpellation.
00:02:58Et cette voisine, elle a tendu au policier le téléphone en disant il y a Sébastien Delogu qui veut vous
00:03:03parler.
00:03:04Et à ce moment-là, il y a eu un échange entre les policiers et Sébastien Delogu.
00:03:07Ils ont expliqué donc qu'ils allaient interpeller cet individu.
00:03:10Donc au moment où les policiers pénètrent dans l'appartement, là cette fois-ci c'est l'après-midi,
00:03:16on a donc Sébastien Delogu qui reconnaît les policiers, qui leur dit « Ah, vous êtes là pour le voisin
00:03:20».
00:03:21Et ce qui se passe, ce qui va être vraiment l'élément déclencheur, pourquoi est-ce qu'il va y
00:03:24avoir cette altercation ?
00:03:25C'est que Sébastien Delogu va dire au policier « Je l'ai prévenu, j'en ai parlé avec ce
00:03:30voisin ».
00:03:30Et donc les policiers vont dire « Mais là, vous faites obstruction à notre enquête finalement ».
00:03:34Et donc le ton va monter et l'individu qui a été interpellé va confirmer ses dires.
00:03:40Et donc on va dire que Sébastien Delogu a bien prévenu cette personne qui a été arrêtée pour voir la
00:03:46violence.
00:03:46Dans cette affaire, Sébastien Delogu, les premiers éléments de l'enquête que vous nous donnez,
00:03:50est un complice du voleur violent pour empêcher son interpellation.
00:03:55Et donc le fait nouveau, Jules, par rapport à ce matin, c'est le placement en garde à vue,
00:03:59on ne s'attendait peut-être pas à ce que ça aille aussi vite, d'un député de la nation
00:04:02pour s'en être pris à des policiers.
00:04:04Parce que c'est Sébastien Delogu, donc on est habitué, mais il faut quand même peser les mots, voir de
00:04:08quoi on parle.
00:04:09Ce soir, nous avons un député de la nation, élu au suffrage universel direct, qui représente le peuple,
00:04:14qui va peut-être passer une nuit au commissariat parce qu'il s'en est pris à des policiers.
00:04:19C'est ça, la France insoumise.
00:04:20C'est exactement ça. En fait, Sébastien Delogu, il a été convoqué aux alentours de 14 heures.
00:04:25On l'a vu, il est allé libre à la garde à vue.
00:04:27Dans une enquête de flagrance pour outrage sur personne dépositaire de l'autorité.
00:04:30Et au moment finalement de cette audition, elle est devenue une garde à vue.
00:04:35On lui a expliqué qu'il passait en garde à vue.
00:04:37Et en fait, ce qui a été organisé selon nos sources, c'est qu'il y a eu une confrontation
00:04:40entre les trois policiers
00:04:42et Sébastien Delogu pour essayer de comprendre, finalement, mettre les deux versions de l'histoire face aux éléments.
00:04:48Peut-être même un peu de regarder la téléphonie.
00:04:50Qu'est-ce qui a pu être dit dans les écoutes et autres ?
00:04:53Et finalement, Sébastien Delogu, pour l'instant, il est encore en garde à vue.
00:04:56Et on verra s'il va être déféré par la suite.
00:04:59Est-ce qu'il va sortir libre ? Est-ce qu'il va être convoqué à une date ultérieure pour
00:05:02être jugé devant un tribunal ?
00:05:05Est-ce qu'il va être mis en examen ?
00:05:06Est-ce qu'il va être mis en examen ?
00:05:08Et donc, en fait, cette fois-ci, on se rend compte d'un procureur qui a pris des choses au
00:05:11sérieux, finalement, face à une enquête de policiers.
00:05:14Et excusez-moi, mais sous-traité médiatiquement, c'est hallucinant.
00:05:17Encore une fois, pesons les mots.
00:05:18Nous avons un député de la Nation en garde à vue ce soir pour s'en être pris à des
00:05:22policiers.
00:05:22C'est ça, la réalité.
00:05:23Et vous ne l'avez pas dit.
00:05:24Donc, je vais le redire.
00:05:25Il les aurait traités de trop du cul.
00:05:27Un député de la Nation qui traite de trop du cul des policiers.
00:05:30Je rappelle quand même le passif de la France Insoumise.
00:05:33Nous avons le leader qui a été condamné pour rébellion et qui a fait obstruction à une perquisition, Sébastien Ligné.
00:05:40Et évidemment, on l'a vu dans le long format de Guillaume Janton, et on va être avec Aude dans
00:05:45un instant, qui est allé aux universités d'été de la France Insoumise.
00:05:47Évidemment, des comportements comme ça, ça renforce la haine des policiers, le discours anti-police.
00:05:52Attendez, mettez-vous dans les chaussures d'un militant LFI qui voit qu'en effet, le chef absolu a été
00:06:00condamné pour intimidation pour cette fameuse séquence en 2018 au siège de la France Insoumise.
00:06:04On a beaucoup retenu, un petit peu sur le ton de l'humour, la République, c'est moi.
00:06:08Mais il ne faut pas oublier la séquence dans son entièreté où en effet, Jean-Luc Mélenchon force le passage
00:06:12à des policiers enquêteurs et tente réellement d'entraver une enquête judiciaire.
00:06:18On pourrait aussi parler de Raphaël Arnaud qui a été définitivement condamné pour violences en réunion.
00:06:23On pourrait parler de Madame Rima Hassan qui va être jugée en octobre pour apologie du terrorisme.
00:06:27Donc tout ça pour vous dire que quand ces modèles-là sont les vôtres, évidemment que c'est un encouragement.
00:06:31Quand le chef absolu est capable de faire des menaces, des pressions physiques sur des magistrats, sur des policiers,
00:06:39mais le message qui est envoyé à tous les militants, c'est dire mais faites-le.
00:06:42Puisque nous on le fait, faites-le aussi.
00:06:44Alors, je vous propose de voir les témoignages recueillis par Guillaume Foucteau qui est allé pendant 48 heures à Marseille,
00:06:49qui s'est fait afficher sur les réseaux sociaux par Sébastien Delogu parce qu'on n'avait pas le droit
00:06:53d'aller sur les lieux de l'altercation.
00:06:55On ne va pas dans cet immeuble parce que c'est l'immeuble de Sébastien Delogu.
00:06:58On va dans cet immeuble parce qu'il y a un député de la Nation qui s'en est pris
00:07:01à des policiers.
00:07:02Donc vous avez envie d'entendre le voisinage, écoutez ses voisins.
00:07:06J'étais là quand la police est arrivée.
00:07:08Donc il y a d'abord un policier qui est arrivé tout seul pour me poser des questions.
00:07:12C'était lundi, oui.
00:07:14Ça vous étonne qu'un responsable de la République, comme ça, un élu LFI, habite ici et non seulement habite
00:07:20ici,
00:07:20mais surtout empêche la police de travailler en rentrant dans l'immeuble comme ça ?
00:07:24Franchement oui.
00:07:24Normalement un élu de la République est là pour suivre les lois,
00:07:28mais on sait bien aujourd'hui que certains députés passent cet état fait-là
00:07:33et vont s'opposer à la police.
00:07:37Alors la loi, on entendait Cécile Duflo qu'en cas de victoire du RN par exemple, il fallait...
00:07:44Jali Bakayoko qui appelle à une insurrection civile en cas de victoire du RN.
00:07:47On voit bien que les lois sont pour certains et pas pour d'autres.
00:07:51Vous avez déjà croisé M. Delogu ici dans l'immeuble ?
00:07:53Il n'y a aucun problème avec lui. C'est un voisin comme un autre.
00:07:57Je pense que les policiers, ils font ce qu'ils veulent, que s'il y a des soucis, ce serait
00:08:01bien qu'ils les règlent.
00:08:02Qu'est-ce que vous en pensez du fait qu'il y a un élu de la République qui empêche
00:08:04les forces de l'ordre de travailler comme ça ?
00:08:06Moi, je pense que ce n'est pas correct qu'on devrait laisser les forces de l'ordre faire leur
00:08:10travail, correctement.
00:08:12Éric Tegner, Guillaume Foucteau a donc recueilli ces témoignages.
00:08:14C'est vraiment légitimer le discours anti-police et on flirte avec la violence.
00:08:20C'est-à-dire qu'on flirte avec la violence. Il y a violence verbale et puis il y a
00:08:22faire barrage de son corps pour empêcher les policiers d'agir et de faire leur job.
00:08:27Oui, je pense que Sébastien Delogu ne s'attendait pas à être mis en garde à vue parce que lui
00:08:31-même vit dans une sorte d'État où il pense en effet que parce qu'il est député, il peut
00:08:35absolument tout se permettre.
00:08:37Je trouve que l'élément le plus intéressant, in fine, c'est celui qu'a dit Jules Laurent, c'est
00:08:42-à-dire cette dame qui tend le téléphone au policier en disant « Monsieur le député Delogu veut vous parler
00:08:48».
00:08:48C'est-à-dire que c'est devenu une sorte de représentant, y compris des potentiels délinquants.
00:08:53Parce que la personne qui allait être justement interpellée par les policiers et donc qui a été prévenue par Sébastien
00:08:59Delogu, c'est quelqu'un qui a fait preuve de véritable vol.
00:09:02Et donc c'est un énorme problème de la part de Sébastien Delogu qui fonctionne en véritable chef de clan
00:09:07de toute façon à Marseille.
00:09:09Il a été élu au premier tour. Je pense qu'il n'y aura pas d'impact de toute façon
00:09:12d'un point de vue électoral pour lui.
00:09:14Il va revenir en héros.
00:09:15Bien sûr, il vient en héros.
00:09:16Rappel Arnaud est revenu en héros. Donc il n'y a pas de problème.
00:09:18Et toute la journée, on a vu les députés de la France Insoumise le défendre.
00:09:22Je rappelle qu'il avait fait un tête-contre-tête avec le Benjamin R.N. de l'Assemblée nationale, Johan
00:09:26Uzaï.
00:09:27Il est habitué à un discours et à des agissements, je suis désolé de le dire comme ça, de petits
00:09:33caïds.
00:09:34Il y a plusieurs choses. D'abord, il est présumé innocent. On en parle, c'est important de le dire.
00:09:38Il est présumé innocent. La vidéo, il y a eu une altercation avec les policiers.
00:09:43Bien sûr, mais il est toujours présumé innocent.
00:09:45Mais j'allais vous dire quand même que ce comportement qui est décrit s'apparente évidemment à un comportement de
00:09:50racaille.
00:09:50Et ce n'est pas la première fois que Sébastien Delogu a un comportement de racaille.
00:09:55Vous avez raison de dire qu'il a eu ce comportement-là à l'Assemblée nationale.
00:09:58Dans l'hémicycle même, il a tenté d'intimider physiquement d'autres députés.
00:10:04Et ce n'est pas la première fois non plus que des députés de la France Insoumise se retrouveraient du
00:10:09côté des délinquants.
00:10:10Défendre des délinquants, les protéger. Parce que là, en l'occurrence, manifestement, encore une fois,
00:10:14il a manifestement tenté de protéger un délinquant et même un bandit de grand chemin.
00:10:19Puisque voler une montre avec violence, une montre d'une valeur de 100 000 euros, ce n'est pas rien
00:10:23quand même.
00:10:24Donc effectivement, il a peut-être tenté de protéger un délinquant.
00:10:28Ce n'est pas la première fois. Je vous rappelle que les députés de la France Insoumise,
00:10:31lors des grandes manifestations, ils vont dans les commissariats visiter les délinquants
00:10:35qui ont caillassé les policiers, qui ont tout cassé sur leur chemin.
00:10:39Et au-delà d'aller visiter les délinquants, ils vont même visiter les terroristes.
00:10:43Ils sont allés en prison visiter Georges Ibrahim Abdallah,
00:10:47terroriste qui a effectué plus de 40 ans de prison en France.
00:10:50Rima Hassan va en Jordanie manifester son soutien aux terroristes du Hamas.
00:10:55Donc on n'est jamais surpris, naturellement.
00:10:57Mais je ne suis pas inquiet pour M. Sébastien Delogu.
00:11:00Je suis absolument certain qu'il aura une promotion au sein de la France Insoumise après ce qui lui arrive.
00:11:05Et puis je rappelle qu'il a déjà eu affaire à la justice.
00:11:07Il a déjà été condamné, en effet. Il a fait appel, mais c'était en mars 2023,
00:11:11parce que pour violence aggravée contre deux personnes de l'éducation nationale, dont une CPE.
00:11:16Exactement. Les faits remontent à mars 2023, mais la condamnation...
00:11:19Alors la condamnation, c'est mars 2023, et les faits datent de 2021.
00:11:23Alors voyez la séquence où on a croisé la route de Sébastien Delogu, Guillaume Foucteau à Marseille.
00:11:28Bonjour M. Delogu. Est-ce qu'on peut connaître la raison de votre venir ici ?
00:11:34M. Delogu ?
00:11:35Une plainte a été déposée contre vous ?
00:11:37Bonjour M. Delogu.
00:11:39Vous allez m'entrer dedans ?
00:11:41Une plainte a été déposée contre vous pour outrage ?
00:11:44Vous avez une réaction, M. Delogu ?
00:11:48Intéressant.
00:11:49Rachel, quand vous voyez ces images et quand vous voyez qu'on a un député de la nation ce soir
00:11:55qui est placé en garde à vue pour s'en être pris à des forces de l'ordre ?
00:11:58Non mais ces personnes sont des personnes dangereuses, sont des personnes dangereuses pour notre pays, pour la démocratie, pour la
00:12:05bienséance, pour l'urbanité.
00:12:08On dit souvent que la France insoumise est génératrice de chaos.
00:12:13Mais très précisément, si elle est génératrice de chaos, c'est qu'elle détruit aussi tout ce qui relève de
00:12:20l'ordre, de la règle, du maintien de l'ordre, de l'école.
00:12:24Tous nos piliers fondamentaux, finalement, est harcelé par la France insoumise.
00:12:28Et c'est pour ça que c'est un véritable danger et encore plus dangereux, c'est que ce comportement
00:12:34-là, il peut fasciner une certaine jeunesse.
00:12:37Ce comportement un peu de voyou ou de racaille, et c'est en cela qu'ils sont dangereux, c'est
00:12:41en cela qu'ils fédèrent une meute finalement qui devient incontrôlable.
00:12:45Je rappelle donc qu'il a été condamné le 14 février 2025 à 5000 euros d'amende pour violence aggravée.
00:12:50Donc c'est-à-dire que s'il est condamné dans cette affaire-là, il y aura récidive.
00:12:53On pourra dire que Sébastien Nelogu est un récidiviste de la violence.
00:12:58Alors la haine anti-flic, on va en parler avec le documentaire qu'on a passé ce soir,
00:13:02puisqu'il y a évidemment un continuum entre l'agissement des députés LFI,
00:13:06le chef qui a été condamné pour rébellion, ça c'est Jean-Luc Mélenchon,
00:13:09Sébastien Nelogu qui est en garde à vue à l'heure où on se parle,
00:13:11et tout le discours des militants qu'on peut entendre lors des universités d'été.
00:13:17Après les journalistes, une autre institution cristallise une hostilité bien plus profonde, la police.
00:13:23Ça les fait criser quand on dit que la police tue.
00:13:30Au fil de nos rencontres, plusieurs militants ne cachent pas leur défiance,
00:13:34voire leur rejet à l'égard des forces de l'ordre.
00:13:36Ce qu'on dénonce, ce sont les violences policières, ce sont les abus policiers,
00:13:40ce sont les bavures, c'est le racisme institutionnel, systémique qu'il y a dans la police.
00:13:45C'est toutes les dérives autoritaristes, c'est ça qu'on dénonce.
00:13:50J'en peux plus moi de cette police, raciste, violente, brutale.
00:13:53Il m'est arrivé de détester la police en manif, puisque tu prends des violences policières,
00:13:58t'as rien fait, t'as jamais levé un seul bras, t'as jamais jeté un truc,
00:14:04t'as jamais rien fait, je me suis pris plein de violences policières dans ma vie.
00:14:08Violences, brutalités, les accusations sont lourdes.
00:14:11Mais un autre chiffre raconte une réalité rarement évoquée ici.
00:14:15Au premier trimestre 2026, les violences visant les forces de l'ordre ont augmenté de 19% sur un an.
00:14:22Aude, c'est vous qui êtes allée, bonsoir déjà à vous, merci d'être là.
00:14:25C'est vous qui êtes allée aux universités d'été de la France insoumise.
00:14:29Vous y êtes allée, vous vous êtes fait passer pour une militante de la France insoumise,
00:14:33pour entendre ce qu'avaient à dire les militants.
00:14:38Racontez-nous un peu comment ça s'est passé, cette forme d'infiltration de votre part aux universités d'été
00:14:44de LFI.
00:14:45Alors, je me suis inscrite sous un faux nom.
00:14:48Et écoutez, une fois qu'on arrive là-bas, ils nous demandent ni carte d'identité ni rien,
00:14:52donc on rentre comme ça.
00:14:54Donc, je suis passée et j'ai pu faire ma petite mission, interviewer des gens.
00:15:02Et alors, qu'est-ce qui vous a frappé ?
00:15:03Qu'est-ce qui vous a frappé ?
00:15:04Quel est le discours dominant que vous avez entendu pendant tout un week-end ?
00:15:08Il y a beaucoup de choses, moi, qui m'ont frappé.
00:15:09Il y a le discours de Rima Hassan sur la loi contre le terrorisme, par exemple.
00:15:15Et tous ces gens, après que j'ai interviewé, qui étaient d'accord avec ça.
00:15:18Qui pour supprimer l'apologie du terrorisme, bien sûr.
00:15:21Et ils ont tenté de le faire à l'Assemblée la saison dernière.
00:15:24C'est ça.
00:15:24Et tous ces gens-là qui étaient OK avec ça.
00:15:28Parce que moi, après, j'ai infiltré des groupes sur WhatsApp, sur Telegram et sur Instagram.
00:15:34Et j'ai pu communiquer avec des gens.
00:15:36D'ailleurs, on voit dans le documentaire quelques petits messages.
00:15:38Et ces gens-là, ils étaient OK avec ça.
00:15:40Ils disaient que cette loi contre le terrorisme, c'était un stratagème de l'extrême droite.
00:15:47Et je crois qu'on ne voit pas tous les messages dans le documentaire.
00:15:50Mais ils disaient que c'était un stratagème de l'extrême droite contre LFI.
00:15:56Contre, c'était quelque chose de raciste, quelque chose contre islamophobe, quelque chose contre LFI, contre la gauche.
00:16:02Est-ce que vous avez entendu les paroles anti-flics ?
00:16:04Il y a un discours très fort anti-flics.
00:16:06Des paroles anti-flics, j'en ai entendu plein.
00:16:08Antisémites ?
00:16:09Antisémites aussi.
00:16:10Ça, c'est surtout dans les groupes.
00:16:12On voit un message, d'ailleurs, sur le documentaire de quelqu'un qui dit qu'il y a la haine
00:16:17des Juifs et tout ça.
00:16:18Ça, ça me...
00:16:20C'est choqué.
00:16:21On a des témoignages aussi de gens qui sont contre l'État d'Israël, qui disent...
00:16:27Qui sont en train de dire que l'État d'Israël n'aurait jamais dû exister.
00:16:31Alors, quelle est la sociologie des gens que vous avez croisés tout ce week-end ?
00:16:33Quel est leur profil ?
00:16:35C'est des profils, pourtant, c'est des gens qu'on croise tous les jours.
00:16:38Ce sont des profs, des étudiants, des retraités.
00:16:42Ce sont des gens qu'on croise dans la rue.
00:16:46Rodolphe Cartes, ce qu'on retient à la fois de Sébastien Legu, de son placement au garde à vue,
00:16:51de tout ce qui s'est dit aux universités d'été, c'est que la France insoumise est en train
00:16:55d'avancer.
00:16:56Elle avance avec son narratif, tambour battant.
00:16:58D'ailleurs, je vais dire les choses, elle travaille.
00:17:00La France insoumise travaille, la France insoumise a un programme.
00:17:03Jean-Luc Mélenchon, il a fait sa rentrée avant tout le monde.
00:17:06Il avait fait son premier meeting de campagne à Saint-Denis avant tout le monde.
00:17:09Donc, il s'occupe l'espace médiatique et il bénéficie, en plus, d'une grande mensée étude de l'espace
00:17:14médiatique.
00:17:15Sébastien Legu en garde à vue.
00:17:16Je n'ai pas vu beaucoup d'éditorialistes être choqués.
00:17:19Certains ont même essayé de dire qu'en gros, la parole de Sébastien Legu valait autant que la parole de
00:17:23plusieurs policiers lors de cette altercation.
00:17:26Même chose, supprimer l'apologie du terrorisme, ça ne choque pas grand monde.
00:17:30C'est normal parce qu'ils vont leur rendre visite en prison, comme l'a rappelé déjà Johan avec Georges
00:17:35Ibrahim Abdallah.
00:17:36C'est-à-dire qu'il y a une forme à la fois de mensée étude médiatique et puis de
00:17:41rouleau compresseur très efficace mis en place par LFI.
00:17:44D'ailleurs, il y a un certain nombre de personnalités qui s'est affichée à ces âmes filles.
00:17:47On a par exemple Yann Thiersen, qui est l'auteur-compositeur d'Amélie Poulin, de Goodbye Lénine aussi.
00:17:52Ça ressemble peut-être un peu plus à la France insoumise, mais aussi des écrivains comme Pierre Lemaitre.
00:17:56C'est des écrivains dont on peut avoir la publicité dans tous les métros parisiens, par exemple.
00:18:00Donc vous avez même des auteurs, des personnalités qui s'affichent publiquement.
00:18:04Donc là, vous voyez aussi à quel point il y a un deux poids deux mesures, notamment avec une droite
00:18:07plus radicale.
00:18:08Ensuite, concernant le discours anti-polis.
00:18:11Là, c'est intéressant parce que Sébastien a raison.
00:18:14La France insoumise, c'est un kaléidoscope de bouc émissaire.
00:18:17Un jour, ça va être l'État d'Israël, le lendemain, Némésis, l'Empire Bolloré, etc.
00:18:23Et par contre, c'est vrai qu'on mentionne assez rarement la police.
00:18:26Pourtant, aujourd'hui, il y a des liens de plus en plus avérés, notamment avec le comité Adama.
00:18:29Je crois qu'Assa Traoré a fait une table ronde à ses âmes filles.
00:18:33On sait aujourd'hui qu'il y a une partie d'Assa Traoré qui a refourgué une partie de ses
00:18:38poulains,
00:18:39notamment dans les municipalités.
00:18:40C'est quelque chose qui est passé sous les radars.
00:18:42Mais on sait qu'aujourd'hui, il y a une partie du comité Adama qui a investé comme ça,
00:18:46une partie des municipalités, avec toute une psychologie et un discours très anti-police, ce genre de choses.
00:18:53Je rappelle que les gendarmes ont été blanchis dans l'affaire Adama, c'est important de le dire.
00:18:57Et comme vous l'avez très bien dit, Gauthier, en fait, la France Insoumise, c'est une voiture
00:19:01qui a soit la marche avant, soit la marche arrière.
00:19:02Soit la marche avant des boucs émissaires, soit ensuite la marche arrière de la victimisation.
00:19:06On l'a vu récemment avec Bali Bagayoko.
00:19:09A tout de suite, c'était un acte raciste.
00:19:11Jean-Luc Mélenchon aussi qui a fait une attaque contre les préfets,
00:19:14en disant que les mesures de préfet, c'est à chaque fois des attaques qui visent la France Insoumise.
00:19:17Là, vous l'avez très bien dit aussi, cette loi d'apologie contre le terrorisme,
00:19:21c'est directement une loi contre la France Insoumise.
00:19:23On va voir donc effectivement l'extrait sur l'apologie du terrorisme.
00:19:25Forcément, ils sont convoqués au commissariat et peut-être qu'un jour, ils le seront au tribunal.
00:19:29D'ailleurs, ils l'ont été puisque Rima Hassan a été jugée le même jour que Marine Le Pen pour,
00:19:36souvenez-vous...
00:19:36Le procès a été renvoyé en octobre.
00:19:38Voilà, le procès a été renvoyé, mais elle a été entendue le même jour que Marine Le Pen.
00:19:40Et d'ailleurs, vous avez vu la liste de soutien, là aussi.
00:19:43Bien sûr.
00:19:44Du monde du personnalité, du monde du cinéma, de la culture, des écrivains.
00:19:48Et alors, vous dites qu'ils sont de la culture, mais ils sont complètement incultes
00:19:50parce qu'ils ne se rendent pas compte de quoi il est question.
00:19:53Il n'est pas question de s'en prendre à Rima Hassan gratuitement.
00:19:55Quand on lit cette tribune, on croit qu'elle a fait vraiment l'apologie du terrorisme d'un homme.
00:19:59Oui, Johan, vous connaissez bien l'histoire, donc racontez-la à nos téléspectateurs.
00:20:02Oui, oui, elle a fait l'apologie d'un terroriste qui a tué des juifs.
00:20:05Voilà.
00:20:06Qui a véritablement tué des juifs.
00:20:08Et elle a dit, finalement, eh bien, elle n'a pas dit dans ces termes-là,
00:20:10mais grosso modo, il a bien fait de le faire.
00:20:12Ou en tout cas, s'il l'a fait, c'est qu'il avait de bonnes raisons de le faire.
00:20:15Donc, vous savez, les Insoumis, souvent, ils savent très bien où est la ligne rouge.
00:20:19Ils connaissent très, très bien la loi.
00:20:20Ils sont extrêmement bien conseillés.
00:20:23Ils ont une armée d'avocats avec eux qui partagent évidemment toute leur idéologie.
00:20:26Donc, ils sont très bien conseillés et dans les expressions qu'ils utilisent
00:20:29et qui sont très bien préparés, ils savent jusqu'où ils peuvent aller.
00:20:32Mais là, Rima Hassan, pour une fois, elle est allée trop loin.
00:20:35Elle est allée trop loin.
00:20:36Il y a un procès et il ne fait presque aucun doute qu'elle sera condamnée
00:20:40parce que tous les avocats sont unanimes pour dire qu'il y a effectivement eu apologie du terrorisme.
00:20:46Donc, il y aura peut-être de manière quasi certaine la première condamnation de Rima Hassan
00:20:51pour apologie du terrorisme.
00:20:52Et tous les artistes qui auront signé cette tribune seront salis
00:20:56et auront soutenu l'apologie du terrorisme s'il y a condamnation.
00:20:59Vous voyez donc cet extrait du documentaire sur la France Insoumise
00:21:02qui veut supprimer le délit d'apologie du terrorisme.
00:21:06Alors que la France a été frappée par une série d'attentats meurtriers ces dernières années,
00:21:10une intervenante réclame tout simplement l'abrogation du délit d'apologie du terrorisme.
00:21:15Faut-il abroger l'infraction d'apologie du terrorisme ?
00:21:19Bah oui, faut l'abroger.
00:21:25Ce concept de terrorisme, c'est du poison en fait.
00:21:28Le terrorisme, c'est un concept politique, comme je disais.
00:21:31Une proposition qui résonne forcément de manière particulière à la France Insoumise.
00:21:35Plusieurs figures du mouvement ont elles-mêmes été visées par des procédures pour apologie du terrorisme.
00:21:41Certaines ont depuis été classées sans suite.
00:21:43Je rappelle donc qu'elle citait Kozo Okamoto, un ancien membre de l'armée rouge japonaise
00:21:49impliqué dans le massacre de l'aéroport de Lod en 72 qui a fait 26 morts.
00:21:5426 morts !
00:21:55Voilà donc pour Rima Hassan, Rachel Kahn.
00:22:00Tout ce qui peut nous protéger, la loi, nos piliers fondamentaux, nos principes fondamentaux,
00:22:06la France Insoumise veut le détruire.
00:22:09Nous savons en tant que Français ce que nous avons vécu en termes de terrorisme.
00:22:12Là on parlait de Charlie Hebdo, de l'hyper-cacher, on pense aussi à l'attentat de Toulouse,
00:22:17on pense à l'attentat de Nice.
00:22:19Je veux dire, c'est-à-dire qu'on a énormément de vies, même le 7 octobre, combien de Français
00:22:23?
00:22:24Eh bien là, on a un parti politique qui fièrement nous dit que l'apologie du terrorisme, c'est ok,
00:22:31c'est valide,
00:22:32on peut y aller, dans un contexte international extrêmement tendu.
00:22:36Donc ces personnes sortent complètement de l'arc républicain,
00:22:39ces personnes sont un danger non seulement d'un point de vue national,
00:22:42mais aussi d'un point de vue international, en reprenant la propagande des terroristes.
00:22:45Alors ce matin, il y a Laurent Tessier qui est arrivé sur l'antenne de CNews chez Romain Desarmes.
00:22:49Vous avez vu énormément son édito l'année dernière sur Europe 1 dans la matinale de Dimitri Palavane-Clos.
00:22:56Cette fois, il le fait également dans la matinale sur CNews de Romain Desarmes.
00:22:59Et il a sorti tout ce qu'on a entendu en ce début de saison, à la rentrée,
00:23:05comme dinguerie de la France Insoumise.
00:23:07La famille, c'est l'extrême droite, notamment ça c'est évidemment Clémence Guettet.
00:23:11Et on en a déjà passé quelques extraits de ce qu'on peut juger complètement fou,
00:23:15comme le délit d'apologie du terrorisme qui sera abrogé.
00:23:18Donc écoutez l'édito de Laurent Tessier.
00:23:20L'élection présidentielle, c'est dans huit mois,
00:23:23mais déjà du côté de la France Insoumise et des écologistes,
00:23:26c'est une rentrée de folie.
00:23:27C'est un festival tout simplement.
00:23:29La députée LFI Clémence Guettet était sur France Inter hier matin.
00:23:33Et alors là, accrochez-vous bien, vous êtes parents, vous avez des enfants,
00:23:36vous êtes une famille, vous en êtes fiers, et bien c'est de l'extrême droite.
00:23:40Aujourd'hui, la famille traditionnelle, vous l'avez dit,
00:23:42elle est survalorisée, le couple, majoritairement couple hétérosexuel,
00:23:46la famille avec des enfants.
00:23:48Pas besoin de vous rappeler la devise de la France Pétainiste.
00:23:50C'est une forme d'extrême droitisation de la société
00:23:52que de revenir à cette famille traditionnelle.
00:23:54La famille traditionnelle est une forme d'extrême droitisation de la société.
00:23:58Vous serez ravis de l'apprendre.
00:23:59Chaque jour, une pépite en ce moment.
00:24:01La semaine dernière, aux universités d'été de LFI,
00:24:04la députée européenne Manon Brie annonçait tout simplement
00:24:07vouloir interdire les milliardaires.
00:24:09Il ne faudra pas seulement taxer les riches,
00:24:12mais interdire les milliardaires.
00:24:14D'un point de vue purement économique,
00:24:16les milliardaires sont des formes de nuisibles.
00:24:18Je vous l'ai dit, chaque jour, une pépite,
00:24:20et la liste commence à être longue.
00:24:22Entre cette table ronde, animée par la députée européenne Rima Hassan,
00:24:25où il a été question d'abroger le délit d'apologie du terrorisme.
00:24:29Faut-il abroger l'infraction d'apologie du terrorisme ?
00:24:33Faut-il abroger l'apologie du terrorisme ?
00:24:36Bah oui, faut l'abroger.
00:24:39Voilà, un festival entre le député aussi Sébastien Delogu,
00:24:42qui s'en est pris à trois policiers à Marseille,
00:24:44qui faisaient leur travail,
00:24:46entre Jean-Luc Mélenchon qui s'en est pris au préfet,
00:24:48entre celles qui ont annoncé une désobéissance
00:24:51en cas de victoire du RN à l'élection présidentielle.
00:24:54Mathilde Panot, tiens, la députée LFI,
00:24:56nous résisterons de toutes les manières qu'il faut.
00:24:59Voilà ce qu'elle a déclaré il y a quelque temps.
00:25:01L'écologiste Marine Tondelier,
00:25:03est-ce que vous espérez des désobéissances ?
00:25:05Elle répond oui, mais je sais qu'il n'y en aura très peu.
00:25:09Manon Aubry, qui parle des entrepreneurs,
00:25:12de ceux qui créent de la richesse et des emplois dans ce pays,
00:25:14comme des nuisibles.
00:25:16Si ce n'est pas une rhétorique fasciste,
00:25:18je ne sais pas ce que c'est Sébastien Ligné.
00:25:20Mais c'est là où c'est très inquiétant,
00:25:21c'est qu'on voit bien que la radicalisation de la France insoumise
00:25:24est en train d'avancer peut-être encore plus
00:25:25que ce qu'on aurait pu imaginer.
00:25:27Et on voit bien que la France insoumise teste le système.
00:25:30Ils se disent, voyons jusqu'où on peut aller
00:25:32avant qu'on se fasse taper dessus.
00:25:33Et donc, on a la fin des masques,
00:25:36la fin des paravents sémantiques.
00:25:38C'est-à-dire qu'avant, c'est fini,
00:25:40l'époque où on parlait de réforme du droit
00:25:42ou du respect du droit international.
00:25:44Maintenant, on parle, on suspend l'apologie du terrorisme.
00:25:47C'est fini, l'époque où on parlait
00:25:49de redistribution des richesses.
00:25:51Maintenant, on qualifie les milliardaires de nuisibles.
00:25:53C'est fini, l'époque où on parlait
00:25:54de créolisation de la langue française.
00:25:55Aujourd'hui, on parle carrément de Nouvelle-France.
00:25:58C'est qu'ils avancent, c'est fini.
00:26:00Ils n'avancent plus du tout masqués.
00:26:01Et ça passe.
00:26:02Regardez, la politique du terrorisme
00:26:03n'a jamais avancé masqué.
00:26:05Ça, on peut le mettre au crédit.
00:26:06Ah ben, attendez.
00:26:07Si, pardon.
00:26:08Toutes leurs outrances,
00:26:09ils les font devant les caméras.
00:26:10Ils se rebellent devant les caméras.
00:26:11Ils insultent devant les caméras.
00:26:13Avant.
00:26:13Ils ne se cachent pas.
00:26:15Non, il y a cinq ans,
00:26:16Mathilde Panot n'aurait pas dit
00:26:18qu'on est prêt à rentrer en rébellion
00:26:20et nous sommes des révolutionnaires.
00:26:21Elle aurait dit
00:26:22nous ferons de la révolution citoyenne
00:26:25ou de l'insurrection citoyenne.
00:26:26Il se calme seulement
00:26:27pendant la campagne présidentielle.
00:26:28Jean-Luc Mélenchon,
00:26:28souvenez-vous,
00:26:29quand il pousse un journaliste,
00:26:30quand il perd,
00:26:31il y a presque dix ans.
00:26:33Il ne se calme plus
00:26:34pendant la campagne présidentielle
00:26:35parce que Jean-Luc Mélenchon,
00:26:36il a compris quelque chose
00:26:37d'extraordinaire.
00:26:38C'est que tout le monde,
00:26:38quand on regarde
00:26:39les courbes de sondage
00:26:39de Jean-Luc Mélenchon,
00:26:40regarde du mauvais côté.
00:26:41On se focalise uniquement
00:26:43sur le côté impopulaire.
00:26:45Mais Jean-Luc Mélenchon,
00:26:46qui est 80% des Français
00:26:47qui le trouvent dangereux
00:26:49ou impopulaires,
00:26:49ce n'est pas son sujet.
00:26:51Lui s'intéresse aux 25%
00:26:53des Français
00:26:53qui continuent à croire en lui.
00:26:55C'est ce segment-là
00:26:56qu'il veut convaincre
00:26:57parce qu'il sait
00:26:57qu'avec ces 20%
00:26:59de radicalisés de gauche,
00:27:00il peut être au second tour,
00:27:01voire il peut remporter
00:27:02l'élection présidentielle.
00:27:03C'est tout ce qui l'intéresse.
00:27:04Rachel, j'ai envie
00:27:05de vous entendre
00:27:05parce que certains ont dit
00:27:06depuis le 7 octobre 2023
00:27:09que Jean-Luc Mélenchon
00:27:10était le nouveau Jean-Marie Le Pen.
00:27:11Et alors là,
00:27:12on a tendu le micro
00:27:13à une militante à l'EFI.
00:27:15Elle parle de l'antisémitisme.
00:27:16Elle dit que l'antisionisme
00:27:18donne directement
00:27:19de l'antisémitisme.
00:27:20C'est ce qu'elle dit.
00:27:21Et vous allez voir,
00:27:22elle en parle comme d'un détail,
00:27:23l'antisémitisme à la fin.
00:27:24Intéressant.
00:27:24Ça vous rappelle quelque chose ?
00:27:26Absolument.
00:27:26Le point de détail.
00:27:26Écoutez ça.
00:27:28Moi, j'étais pour un État palestinien
00:27:32et il n'y aurait jamais dû
00:27:33y avoir d'État d'Israël.
00:27:36Avant, tout le monde
00:27:37s'entendait bien.
00:27:38Oui, le Hamas, l'Hamas,
00:27:39mais j'ai arrêté avec le Hamas.
00:27:41Supposons que l'Israël existe.
00:27:43Eh bien, elle existe.
00:27:45Eux, ils ont le droit à tout.
00:27:46L'escroquerie dit judéo-chrétien.
00:27:48Et en fait, on a oublié
00:27:48le mot arabe volontairement.
00:27:50L'Occident capitalistique
00:27:51a décidé que le mot arabe,
00:27:54il fallait l'exclure.
00:27:55Donc déjà,
00:27:56ils sont dans un processus
00:27:57d'islamo-connu.
00:27:58On traite d'antisémité et tout.
00:28:00Or, il n'y a aucune preuve.
00:28:01Je répète, aucune preuve,
00:28:03aucune démonstration,
00:28:04rien qui prouve
00:28:05qu'on est des insoumises
00:28:06antisémites.
00:28:07D'autres, pourtant sympathisants
00:28:09de la France insoumise,
00:28:10avouent s'interroger eux-mêmes
00:28:11sur certains discours
00:28:12entendus au sein du mouvement.
00:28:13Je flippe un peu de l'amalgame
00:28:18antisémitisme, antisionisme,
00:28:19parce que de la part
00:28:22de copains-copaines militants LFI,
00:28:24j'ai déjà entendu des propos
00:28:26qui fleuraient,
00:28:27qui fleurtaient en tout cas,
00:28:29avec l'antisémitisme.
00:28:31Et du coup,
00:28:32c'est un point sur lequel,
00:28:33à mon avis,
00:28:34il faudrait prendre la parole,
00:28:36bosser.
00:28:37Et pour l'instant,
00:28:39j'ai un peu l'impression
00:28:40que la France insoumise
00:28:42joue un peu
00:28:43sur cette ligne
00:28:45en se disant
00:28:46on va aller draguer
00:28:47un petit peu
00:28:47du côté des complotistes.
00:28:51Je le sens un peu comme ça
00:28:52et c'est le petit point noir
00:28:53pour moi.
00:28:54Voilà, c'est le petit point noir.
00:28:55Moi, j'y ai vu,
00:28:56c'est le point de détail,
00:28:58si vous voulez.
00:28:59Et le déplacement
00:28:59de l'antisémitisme
00:29:00sur l'échiquier politique
00:29:01et le nouveau diable
00:29:02de la République,
00:29:03Jean-Luc Mélenchon.
00:29:04Oui, exactement.
00:29:05Vous avez raison
00:29:05de faire le parallèle
00:29:07après à la France insoumise,
00:29:08en fait,
00:29:09cette situation
00:29:10de violence
00:29:11contre les Juifs
00:29:13qui prône aussi
00:29:14la destruction
00:29:14de l'État d'Israël
00:29:15et qui reprend par ailleurs
00:29:17la propagande
00:29:18du Hamas,
00:29:19la propagande
00:29:20de manière générale
00:29:21du régime iranien,
00:29:23des Mollahs.
00:29:24Finalement,
00:29:25c'est aussi
00:29:25un laboratoire.
00:29:26C'est un laboratoire
00:29:27pour insuffler
00:29:28une haine
00:29:29et une violence
00:29:30sur l'ensemble du pays.
00:29:31Ils sont sur trois mots.
00:29:33Génocide,
00:29:34apartheid,
00:29:34colonisation,
00:29:35pour gargariser
00:29:36en fait les foules,
00:29:37pour insuffler
00:29:38une jeunesse,
00:29:39justement,
00:29:40cette violence-là
00:29:40et après insuffler
00:29:42cette violence
00:29:43à l'ensemble
00:29:44de la population française.
00:29:45Mais le mot
00:29:46qui revient le plus,
00:29:47c'est qu'il y a tout changé
00:29:48parce que le mot
00:29:48colonisation,
00:29:49il est dans le débat
00:29:49depuis bien plus longtemps.
00:29:50C'est le mot génocide.
00:29:51C'est rendre
00:29:52le peuple d'Israël
00:29:54génocidaire.
00:29:55Le peuple d'Israël
00:29:56est plus génocidé.
00:29:58Exactement.
00:29:58C'est vraiment
00:29:59cette théorie-là
00:30:00de la victimocratie aussi.
00:30:02Je veux vous montrer
00:30:03un sondage
00:30:04puisqu'effectivement,
00:30:05il y aura des sondages
00:30:05très régulièrement
00:30:06en vue de cette campagne présidentielle.
00:30:07Une chose est sûre,
00:30:08Édouard Philippe
00:30:08n'est plus du tout
00:30:09en mesure
00:30:10de barrer la route
00:30:10à Jean-Luc Mélenchon.
00:30:11Un point les sépare.
00:30:12Il se qualifie encore
00:30:13pour le second tour.
00:30:14Un point les sépare.
00:30:14Gabriel Attal,
00:30:15il ne se qualifie pas.
00:30:16C'est Jean-Luc Mélenchon
00:30:17qui est au second tour.
00:30:19Évidemment,
00:30:19si les deux ne se mettent pas d'accord,
00:30:21alors là,
00:30:21c'est plié.
00:30:22C'est évidemment
00:30:22second tour,
00:30:23Marine Le Pen,
00:30:24Jean-Luc Mélenchon.
00:30:24Alors,
00:30:25on a l'hypothèse
00:30:26Marine Le Pen,
00:30:26Jean-Luc Mélenchon.
00:30:27Marine Le Pen
00:30:28l'emporte très largement
00:30:29à l'heure où on se parle.
00:30:30Mais c'est le début
00:30:31de la campagne,
00:30:3167-33.
00:30:33Vous voyez,
00:30:33c'est très net.
00:30:34Mais Jean-Luc Mélenchon,
00:30:35c'est déjà,
00:30:36si vous voulez,
00:30:36vertigineux.
00:30:37Il est en passe
00:30:38d'être au second tour.
00:30:39Donc,
00:30:39c'était impossible
00:30:41il y a encore
00:30:41quelques années.
00:30:42Et là,
00:30:43maintenant,
00:30:43la question que certains se posent,
00:30:45commentateurs politiques,
00:30:45c'est,
00:30:46pourra-t-il battre Marine Le Pen ?
00:30:47Alors,
00:30:47certains vous disent,
00:30:48impossible.
00:30:48Impossible.
00:30:50Elle devait avoir
00:30:50la majorité absolue,
00:30:51je vous rappelle,
00:30:52à la dernière dissolution.
00:30:53C'était impossible
00:30:54que le nouveau Front populaire
00:30:56arrive en tête.
00:31:00Alors,
00:31:00j'ai hâte de voir.
00:31:01Le petit théâtre antifasciste
00:31:02se mettra en place.
00:31:03Ils seront tous
00:31:04place de la République
00:31:05pour dire
00:31:06alto-fascisme.
00:31:07François Hollande
00:31:08appellera à voter
00:31:08Jean-Luc Mélenchon.
00:31:10Raphaël Glucksmann,
00:31:11vous verrez.
00:31:12Il votera pas blanc,
00:31:12Raphaël Glucksmann.
00:31:13Il appellera à voter
00:31:14Jean-Luc Mélenchon
00:31:15face au péril fasciste
00:31:16que représenterait
00:31:17Marine Le Pen.
00:31:18Donc,
00:31:19voilà,
00:31:19c'est une photographie.
00:31:21Mais déjà,
00:31:21rien que le fait
00:31:22qu'il puisse être
00:31:23au second tour
00:31:23semble vertigineux
00:31:25par rapport
00:31:25à il y a quelques mois.
00:31:27Il est 22h passé d'une minute.
00:31:28Je vais remercier Aude.
00:31:30Bonne prochaine infiltration.
00:31:31Vous avez fait
00:31:31les facs d'extrême-gauche.
00:31:32Vous avez fait
00:31:33les universités d'été.
00:31:34Guillaume Janton,
00:31:34il vous fait faire
00:31:35des trucs sympas.
00:31:36Oui, c'est vrai.
00:31:36Il vous a dit
00:31:37où il vous a envoyé
00:31:37la prochaine fois ?
00:31:38Je ne sais pas encore.
00:31:39Eh bien, moi, je sais.
00:31:40Dans une ZAD.
00:31:43Il n'y a plus
00:31:43Notre-Dame des Landes,
00:31:44mais il va en trouver une.
00:31:45Ça va être super pour vous.
00:31:46On va se retrouver
00:31:47juste après le journal.
00:31:48Ne quittez pas,
00:31:49il n'y a pas de pub.
00:31:49Juste un rappel
00:31:50de l'information
00:31:51avec Adrien Fontenot.
00:31:52Oui, puis on va parler
00:31:52de Patrick Bruel.
00:31:53Patrick Bruel
00:31:54a-t-il le droit
00:31:54de se produire sur scène ?
00:31:56La justice ne l'a pas empêché,
00:31:57mais 15 maires
00:31:58ne veulent pas
00:31:58qu'ils viennent chanter
00:32:00dans leur ville.
00:32:00On en reparle après
00:32:01le journal d'Adrien Fontenot.
00:32:02Bonsoir, Adrien.
00:32:08Bonsoir, Gauthier.
00:32:09Bonsoir à tous.
00:32:10À Caen,
00:32:10la piste d'un attentat
00:32:11a été écartée
00:32:12après le drame survenu
00:32:13mercredi soir.
00:32:14Un homme a foncé
00:32:15dans la foule
00:32:16près d'un bar
00:32:16et percuté
00:32:17une dizaine de jeunes hommes.
00:32:18Le bilan est de deux morts
00:32:20et neuf blessés.
00:32:21Le suspect de 26 ans
00:32:22aurait été pris à partie
00:32:23par plusieurs individus
00:32:25avant de revenir
00:32:25au volant de sa voiture
00:32:26pour renverser les victimes.
00:32:28Il a ensuite pris la fuite
00:32:29et a été interpellé
00:32:30à une vingtaine de kilomètres
00:32:31de là.
00:32:31Une enquête pour assassinat
00:32:32et violence volontaire
00:32:33avec arme a été ouverte.
00:32:34On écoute le maire.
00:32:36Ce qui est d'abord important
00:32:38de rappeler,
00:32:38c'est que la piste terroriste
00:32:40est définitivement écartée.
00:32:43Ce n'est pas un attentat.
00:32:45Et à l'heure
00:32:45où nous parlons,
00:32:48nous ne connaissons pas encore
00:32:49totalement
00:32:50et de manière définitive
00:32:53les raisons
00:32:54de la montée
00:32:55de cette violence
00:32:56et de ces actes
00:32:56d'hier soir.
00:32:5823 blessés,
00:32:59dont trois graves
00:32:59dans la station
00:33:00de l'Alpe d'Huez
00:33:01après qu'une cabine
00:33:02de téléphériques
00:33:02a heurté
00:33:03un camion grue de chantier.
00:33:04Une enquête est en cours
00:33:05pour comprendre
00:33:06les circonstances exactes
00:33:07de l'accident.
00:33:08Le conducteur de la grue
00:33:09aurait oublié
00:33:10qu'un téléphérique
00:33:11passait au-dessus.
00:33:12La plupart des blessés
00:33:13ont été pris en charge
00:33:14au cabinet médical d'Huez
00:33:15et cinq d'entre eux
00:33:16transférés au CHU de Grenoble.
00:33:18Boris Vallaud annonce
00:33:19qu'il ne sera pas candidat
00:33:21à la primaire de la gauche
00:33:21pour la présidentielle.
00:33:23Dans sa lettre aux militants,
00:33:24le chef des députés socialistes
00:33:25annonce même
00:33:26qu'il soutiendra
00:33:27Raphaël Glucksmann.
00:33:28En plus du leader
00:33:29de place publique,
00:33:30trois socialistes
00:33:30sont déjà annoncés
00:33:31dans cette primaire,
00:33:32les députés
00:33:32Philippe Brun
00:33:33et Jérôme Gage.
00:33:34Et l'ex-candidate
00:33:35à la présidentielle
00:33:36Ségolène Royal
00:33:37devrait probablement
00:33:38s'y ajouter prochainement
00:33:39le premier secrétaire
00:33:40du PS,
00:33:40Olivier Faure.
00:33:42Deuxième et dernière
00:33:43journée de visite
00:33:43à Mayotte
00:33:44pour Sébastien Lecornu
00:33:45et une volonté,
00:33:46accélérer la reconstruction
00:33:47de l'archipel.
00:33:48L'État va accorder
00:33:49une plus grande proportion
00:33:51d'avance financière
00:33:52aux collectivités,
00:33:5360% au lieu de 30%.
00:33:55En décembre 2024,
00:33:56le cyclone Chido
00:33:57avait fait au moins
00:33:5740 morts
00:33:58et détruit
00:33:59de nombreuses habitations.
00:34:00Le Premier ministre
00:34:00veut que les choses
00:34:01aillent plus vite.
00:34:03Il faut se bouger.
00:34:04Il ne faut d'ailleurs
00:34:05pas forcément
00:34:05bavasser tout le temps.
00:34:07Il faut travailler.
00:34:08Mais on va essayer
00:34:09de créer un choc
00:34:10de mise en chantier,
00:34:12y compris dans la relation
00:34:13financière entre l'État
00:34:14et les collectivités.
00:34:16Mais c'est vrai
00:34:16qu'il faut que ça soit
00:34:17à flux tendu.
00:34:18La situation s'améliore
00:34:19mais reste largement perturbée
00:34:21à la gare Montparnasse.
00:34:22Les départs vers Bordeaux
00:34:23et Toulouse ont repris
00:34:24plusieurs heures
00:34:25après une panne
00:34:26d'installation électrique
00:34:27et une interruption
00:34:28totale du trafic.
00:34:29La SNCF prévoit
00:34:30jusqu'en fin de soirée
00:34:31des modifications
00:34:32de dessert,
00:34:33d'importants retards
00:34:34et même quelques suppressions.
00:34:36Plus d'une demi-tonne
00:34:37de cocaïne
00:34:38saisie par la BRI de Lyon
00:34:39et l'Office anti-stupéfiant.
00:34:41Le 24 août dernier,
00:34:42les agents ont interpellé
00:34:43un conducteur
00:34:44au volant d'un véhicule
00:34:44volé et faussement immatriculé.
00:34:46À l'intérieur,
00:34:47pas moins de 529 kilos
00:34:48de cocaïne précisément
00:34:50d'une valeur supérieure
00:34:51à 4 millions d'euros.
00:34:52Le conducteur
00:34:53d'un second véhicule
00:34:53a également été interpellé.
00:34:55Les deux suspects
00:34:56ont été présentés
00:34:57au parquet de Lyon
00:34:57en vue d'une information
00:34:59judiciaire.
00:35:00Et on termine
00:35:00avec ce procès.
00:35:02L'un des plus attendus
00:35:03aux États-Unis,
00:35:03celui de Khalid Sheikh Mohamed,
00:35:05considéré comme le cerveau
00:35:06des attentats du 11 septembre 2001.
00:35:08Il sera jugé
00:35:09à partir du 5 juin 2028
00:35:10à Guantanamo
00:35:11où il est détenu.
00:35:12Il était l'un des principaux
00:35:13lieutenants d'Oussama Ben Laden
00:35:14au sein du groupe
00:35:15djihadiste Al-Qaïda.
00:35:16En juillet 2025,
00:35:18une cour d'appel américaine
00:35:19avait annulé
00:35:19l'accord de plaidé coupable
00:35:21obtenu par le prévenu
00:35:22et ses deux causes accusées,
00:35:24ce qui leur aurait sans doute
00:35:25évité d'encourir
00:35:26la peine capitale.
00:35:27Merci beaucoup, Adrien,
00:35:28pour ce tour bien complet
00:35:29de l'actualité.
00:35:31On va parler
00:35:31de Patrick Bruel.
00:35:33Patrick Bruel
00:35:33a-t-il le droit
00:35:34de se produire sur scène ?
00:35:36Alors oui,
00:35:36théoriquement oui.
00:35:37Il est visé par,
00:35:38vous le savez,
00:35:39plus de 30 plaintes
00:35:40pour viol et agressions sexuelles
00:35:41et par plusieurs
00:35:42mises en examen.
00:35:43Il est placé aussi
00:35:44dans d'autres dossiers
00:35:45comme témoins assistés.
00:35:47Sauf qu'il y a 15 maires
00:35:48de toute obédience politique,
00:35:51droite et gauche,
00:35:51qui ne veulent pas
00:35:52qu'ils se produisent
00:35:53dans leur ville.
00:35:54Alors écoutez déjà
00:35:55l'avis des Français
00:35:55et puis on va entendre
00:35:56deux maires
00:35:56qui ont deux avis différents.
00:35:58Le maire de Chartres
00:35:58qui est de droite,
00:35:59qui est contre
00:36:00et qui a réussi
00:36:01à faire annuler le concert
00:36:02de Patrick Bruel
00:36:03puisque c'est dans
00:36:03une salle municipale
00:36:04dont il a la charge.
00:36:05Donc Patrick Bruel
00:36:06ne viendra pas
00:36:07dans la ville de Chartres,
00:36:07c'est déjà fait.
00:36:08Il y a d'autres villes
00:36:09qui ne veulent pas
00:36:10que Patrick Bruel
00:36:10vienne mais qui n'ont pas
00:36:11le pouvoir direct
00:36:13d'annuler le concert.
00:36:13Alors il pourrait dire
00:36:14trouble à l'ordre public,
00:36:15demander au préfet
00:36:16que l'annulation se fasse
00:36:18mais évidemment
00:36:20le trouble à l'ordre public
00:36:21serait un peu utilisé là
00:36:22comme un prétexte
00:36:23pour annuler le concert
00:36:24de Patrick Bruel
00:36:25quoique il peut y avoir
00:36:26évidemment des manifestations
00:36:27féministes.
00:36:28Écoutez l'avis des Français.
00:36:29Il y a la maire de Strasbourg
00:36:31et de Dijon
00:36:32qui ont prévu
00:36:32de déprogrammer.
00:36:33Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:36:34Absolument d'accord
00:36:36parce que même si
00:36:37la justice suit son cours
00:36:39on respecte au moins
00:36:40la parole des femmes.
00:36:42C'est une bonne chose.
00:36:43Très très bonne idée.
00:36:44Je suis vraiment
00:36:44à 100% avec eux.
00:36:46Sincèrement.
00:36:47Parce que ça ne vaut pas
00:36:47le concert maintenant.
00:36:48Avant je l'aimais
00:36:50et je l'ai respecté
00:36:50mais là quand on entend
00:36:52tout ce qu'il a fait
00:36:53c'est un truc de ouf.
00:36:54C'est normal.
00:36:55Oui je pense qu'il faut
00:36:56l'améliorer son concert.
00:36:57Il arrête de chanter finalement.
00:36:58Il ne faut plus
00:36:59qu'il soit reconnu
00:37:01auprès de tout le monde.
00:37:04Certes il chante
00:37:05mais ça ne veut rien dire.
00:37:06Ça ne veut pas
00:37:07ses actes en tout cas.
00:37:07C'est complètement déplacé.
00:37:09Ce n'est pas possible.
00:37:10On est en 2026.
00:37:12Il y a plus de 30 plantes
00:37:13il me semble
00:37:14voire 40 femmes
00:37:15qui ont 31.
00:37:16Ce n'est pas possible.
00:37:17Il faut avoir un peu
00:37:17de dignité aussi
00:37:18vis-à-vis des victimes
00:37:19même si les fréquents
00:37:20et innocents.
00:37:20Ce n'est pas possible.
00:37:222026 on ne peut pas
00:37:23fermer les yeux
00:37:24sur le fait
00:37:25qu'un homme,
00:37:25un artiste ou autre
00:37:27peut tout à fait
00:37:28avoir des gestes déplacés.
00:37:30Il y aura un procès
00:37:31j'imagine.
00:37:31Il y aura des suites
00:37:32mais je pense
00:37:33qu'on ne peut pas
00:37:33les dissocier
00:37:34l'homme de l'artiste.
00:37:35Il y a des gens
00:37:35qui ne devraient
00:37:37même plus avoir
00:37:38la chance de s'exprimer.
00:37:39Ce n'est pas
00:37:53subit des choses
00:37:54qu'il n'aurait pas
00:37:56dû se subir.
00:37:56Il en a profité
00:37:57par rapport
00:37:58à sa profession.
00:37:59Tout à fait.
00:38:00Alors présomption
00:38:01d'innocence
00:38:02Rachel Kahn
00:38:02ou plus de 30 plaintes
00:38:05et bien non
00:38:05on ne peut pas
00:38:06se produire sur scène.
00:38:07Non c'est-à-dire
00:38:07qu'il y a le droit
00:38:08d'un côté
00:38:08donc présomption
00:38:09d'innocence
00:38:10et droit des femmes
00:38:10aussi de s'exprimer
00:38:12et puis il y a la morale
00:38:13je trouve un peu
00:38:14de décence
00:38:15là c'est extrêmement
00:38:16compliqué
00:38:16et 30 plaintes
00:38:17c'est extrêmement
00:38:19complexe
00:38:19d'aller sur scène
00:38:22briller sur scène
00:38:23alors même
00:38:23qu'on est dans
00:38:25un contexte
00:38:25pour lui
00:38:27qui à mon avis
00:38:28mérite un peu
00:38:29de profil bas.
00:38:30Donc vous vous l'appelez
00:38:31à ce que lui-même
00:38:31prenne la décision
00:38:32d'arrêter sa tournée.
00:38:33Mais ça n'est pas juridique
00:38:34c'est simplement
00:38:35d'un point de vue
00:38:35moral et de décence.
00:38:37Et puis vous
00:38:37si vous aviez
00:38:38une place pour le concert
00:38:39de Patrick Bruel
00:38:39depuis l'affaire
00:38:40vous diriez
00:38:40j'y vais pas ?
00:38:41Je pense pas non.
00:38:42Vous n'iriez pas
00:38:43écouter Patrick Bruel ?
00:38:43Non je pense pas.
00:38:44Ça aussi c'est le
00:38:46souhait de chaque citoyen
00:38:47c'est vrai que
00:38:48est-ce qu'on a envie
00:38:53quand on a un billet
00:38:54pour son concert ?
00:38:55Mais là encore
00:38:56c'est le choix individuel
00:38:57est-ce que c'est au maire
00:38:58de se substituer
00:38:59au choix individuel
00:38:59du spectateur
00:39:01ou de l'artiste
00:39:02qui a le droit
00:39:03jusqu'à preuve du contraire
00:39:04de chanter
00:39:04et de se produire sur scène ?
00:39:05Ou du juge surtout.
00:39:06Ou du juge.
00:39:06Parce que le maire
00:39:07se substitue au juge
00:39:08en l'occurrence.
00:39:09En l'occurrence
00:39:09c'est des maires
00:39:10c'est 15 maires.
00:39:10Et le maire de Chartres
00:39:12il n'a pas appelé le juge
00:39:13c'est lui qui a tiré
00:39:14un trait sur le contraint
00:39:15entre la salle municipale
00:39:17et le chanteur.
00:39:18Là c'est une erreur
00:39:19selon moi.
00:39:19Là c'est une erreur
00:39:20c'est-à-dire que le maire
00:39:22ne doit pas se comporter
00:39:23comme un juge
00:39:23et d'ailleurs la plupart
00:39:24des maires le disent
00:39:25mais on ne veut pas
00:39:26avoir à statuer
00:39:27dans cette affaire.
00:39:28C'est une affaire
00:39:28soit de droit
00:39:29soit liée en effet
00:39:30à la morale.
00:39:31Mais le maire
00:39:31ne devrait même pas
00:39:32être concerté
00:39:33dans cette histoire.
00:39:33Le maire il a autre chose
00:39:34à faire que gérer
00:39:35l'organisation du concert
00:39:37Patrick Bruel.
00:39:38Ce n'est pas de sa faute
00:39:39d'ailleurs souvent
00:39:39les concerts ont été
00:39:41organisés bien avant
00:39:42le début des révélations
00:39:43des premières plaintes
00:39:44donc c'est évidemment complexe
00:39:46ce n'est pas le rôle
00:39:46d'un maire
00:39:47de gérer ce genre de dossier.
00:39:48La seule question
00:39:48c'est le rôle
00:39:49de Patrick Bruel là-dedans.
00:39:50C'est tout.
00:39:51Ensuite d'un point de vue
00:39:52du droit
00:39:52évidemment qu'il a le droit
00:39:54de se produire en concert
00:39:55mais regardez
00:39:57même s'il est condamné
00:39:58et qu'il sort de prison
00:39:59il aura un jour
00:40:00le droit aussi
00:40:01de se produire en concert
00:40:02à nouveau
00:40:02et la question
00:40:03se poserait à nouveau.
00:40:04Regardez ce qui s'est passé
00:40:05dans un cas beaucoup plus extrême
00:40:06avec Bertrand Cantat.
00:40:08Quand il est sorti de prison
00:40:09après sa paix de prison
00:40:10Les unrocs avaient fait la une
00:40:11avec Bertrand Cantat.
00:40:12Bien sûr.
00:40:12Après le meurtre
00:40:13de Marie-Tintinan
00:40:14Après le meurtre
00:40:16de Marie-Tintinan
00:40:16il avait voulu remonter
00:40:17sur scène
00:40:18il avait tenté de le faire
00:40:19un petit peu en catimini
00:40:20et la même question
00:40:21s'était posée
00:40:21et là on parlait
00:40:22de quelqu'un
00:40:22qui avait purgé sa peine
00:40:24qui avait été condamné
00:40:24exactement ce que je veux dire
00:40:25et qui avait purgé sa peine.
00:40:26Là vous alliez applaudir
00:40:27un meurtrier
00:40:29donc on était sûr
00:40:30à 100%
00:40:31vous allez applaudir
00:40:32un meurtrier
00:40:33condamné.
00:40:35C'est toute la question
00:40:36de la morale.
00:40:37Je rappelle
00:40:37qu'il y a une deuxième femme
00:40:38qui s'est suicidée.
00:40:39Je peux comprendre
00:40:40que Patrick Bruel
00:40:40se dise
00:40:41je suis pris au moins innocent
00:40:42je suis convaincu
00:40:43de mon innocence
00:40:44en tout cas
00:40:44je pense que de son point de vue
00:40:45il est convaincu
00:40:46de son innocence
00:40:46et donc il souhaite
00:40:47continuer à faire son métier.
00:40:49Ça peut se comprendre
00:40:49d'un point de vue individuel.
00:40:51Maintenant en effet
00:40:52sur la question de la morale
00:40:53on a envie de dire
00:40:53à Patrick Bruel
00:40:54vous n'êtes pas une personnalité
00:40:55comme tout le monde
00:40:56vous êtes une personnalité publique
00:40:57vous renvoyez des messages
00:40:58quand vous acceptez
00:40:59de vous produire en concert
00:41:00dans cette époque-là
00:41:02dans cette ambiance-là
00:41:03et je ne suis pas certain
00:41:04que ça lui renvoie
00:41:04une très belle image aussi
00:41:05pour lui
00:41:05de continuer à insister
00:41:07à vouloir absolument
00:41:08se produire en concert.
00:41:09Je ne suis pas certain
00:41:10que ça lui renvoie
00:41:10une très belle image sur lui
00:41:11ça donne plutôt
00:41:12l'image de quelqu'un
00:41:13qui n'entend pas les plaintes
00:41:14qui n'entend pas
00:41:15les victimes potentielles.
00:41:16Alors on était à midi
00:41:17avec le maire de Chartres
00:41:18Éric Tegner
00:41:19dans 100% Frontières
00:41:20et c'est lui
00:41:20qui a pris la décision
00:41:22le contrat effectivement
00:41:22n'était pas signé
00:41:23mais il l'a déchiré
00:41:24avant même qu'il puisse être signé
00:41:25pour que Patrick Bruel
00:41:27ne vienne pas se produire
00:41:27dans la salle municipale de Chartres
00:41:28écoutez-le
00:41:29il ne voulait pas de Patrick Bruel
00:41:30et il est de droite
00:41:31donc c'est intéressant
00:41:31c'est un débat transpartisan.
00:41:34Il était censé
00:41:39c'était absolument impossible
00:41:41dans le contexte
00:41:42de 32 plaintes
00:41:44de prévoir
00:41:45le maintien de sa venue.
00:41:47Il se trouve
00:41:48que sa venue
00:41:49n'était pas signée
00:41:51c'est que le contrat
00:41:52n'était pas signé
00:41:53entre Chartres
00:41:53et lui
00:41:55donc c'était plus facile
00:41:56peut-être que pour d'autres villes
00:41:57de dire
00:41:57on ne passe pas ce contrat maintenant
00:41:59on renonce complètement
00:42:01à sa venue
00:42:01on supprime l'option de réservation.
00:42:03Il y a une énorme différence
00:42:04entre respecter
00:42:05la présomption d'innocence
00:42:06et mettre en valeur
00:42:08artistiquement
00:42:09un chanteur
00:42:10qui a quand même
00:42:1132 plaintes
00:42:12et plusieurs mises en examen.
00:42:13C'est une grande différence
00:42:14si on veut
00:42:15laisser la justice
00:42:16le temps
00:42:17la sérénité
00:42:18de travailler
00:42:18si on veut mettre en valeur
00:42:20aussi la parole
00:42:21des femmes victimes
00:42:22de violences sexistes
00:42:23et sexuelles
00:42:23la décision vraiment s'imposait
00:42:25et les Chartres
00:42:27massivement
00:42:27m'ont remercié
00:42:28à l'heure actuelle.
00:42:29Il y a un énorme soulagement
00:42:30du Chartres
00:42:30qui voyait venir
00:42:32cette première date
00:42:33avec beaucoup d'inquiétude
00:42:34parce qu'en plus
00:42:34on est en plein centre-ville
00:42:35il y aurait des grosses manifestations
00:42:36c'est ce que j'entends
00:42:37beaucoup
00:42:38de la part du Chartres
00:42:39et vraiment
00:42:40un grand soulagement
00:42:41qu'il n'y ait pas
00:42:42cet événement
00:42:43à Chartres
00:42:44le 2 octobre.
00:42:44A la place d'ailleurs
00:42:45on organise
00:42:46un grand événement
00:42:47pour justement
00:42:47mettre en valeur
00:42:48la parole des victimes
00:42:49et ça
00:42:50ça intéresse beaucoup
00:42:50le Chartres
00:42:51et on m'a déjà dit
00:42:51qu'il y aurait
00:42:52énormément de monde
00:42:53sur cet événement
00:42:54de mise en valeur
00:42:55de la parole
00:42:56des victimes
00:42:56à la place.
00:42:57Est-ce que vous comprenez
00:42:57ce maire
00:42:58qui a fait le choix
00:42:59de rompre
00:43:00avant même qu'il ne soit signé
00:43:02le contrat avec Patrick Bruel
00:43:03d'annuler la venue
00:43:03de Patrick Bruel
00:43:04dans sa vie ?
00:43:04Non, je ne comprends pas du tout
00:43:05je ne comprends pas
00:43:06parce qu'on a un responsable politique
00:43:07un élu qui veut se substituer
00:43:09à un juge
00:43:10le contrôle judiciaire
00:43:12de Patrick Bruel
00:43:13lui permet de se produire
00:43:14sur scène
00:43:15ce n'est pas rien
00:43:16le droit en France
00:43:17quand même
00:43:17la présomption d'innocence
00:43:18alors j'entends
00:43:19il y a 30 plaintes
00:43:20effectivement
00:43:20ce n'est pas comme
00:43:21s'il y en avait une
00:43:22mais il n'en reste pas moins
00:43:23qu'il est présumé innocent
00:43:24et que les juges
00:43:26et que les juges
00:43:26au nom du peuple français
00:43:28ont décidé
00:43:28qu'il avait le droit
00:43:29de se produire sur scène
00:43:30donc ça n'est pas un maire
00:43:32ça n'est pas son rôle
00:43:33de se substituer
00:43:34et de modifier
00:43:35en quelque sorte
00:43:35une décision de justice
00:43:37donc il y a trois choses
00:43:38en fait dans cette affaire
00:43:39il y a le droit
00:43:40et moi je pense
00:43:41qu'il faut respecter le droit
00:43:42ça ça me semble être
00:43:43un principe absolument intangible
00:43:45sinon ça ouvre des portes
00:43:46qu'on n'imagine même pas
00:43:47si on commence
00:43:48à bafouer
00:43:49la présomption d'innocence
00:43:50et je constate
00:43:51qu'on le fait de plus en plus
00:43:52maintenant
00:43:53avant même
00:43:54une moindre mise en examen
00:43:55avant même
00:43:56le moindre petit soupçon
00:43:57on demande immédiatement
00:43:59la démission
00:44:00ça l'extrême gauche
00:44:00est championne pour ça
00:44:01il y a une suspicion
00:44:02ne serait-ce qu'une suspicion
00:44:03l'extrême gauche
00:44:04commence à demander
00:44:05votre démission
00:44:06là j'entends
00:44:06c'est beaucoup plus que cela
00:44:07mais le droit
00:44:08lui permet de le faire
00:44:09il doit pouvoir monter sur scène
00:44:11ensuite il y a la question
00:44:12de la morale
00:44:12là c'est une affaire
00:44:13entre Patrick Bruel
00:44:14et Patrick Bruel
00:44:15et il y a la question
00:44:16de l'argent
00:44:16parce que n'oublions pas
00:44:18que Patrick Bruel
00:44:18il est le producteur
00:44:20de ces concerts
00:44:21ce qui dans le métier
00:44:21est très très rare
00:44:22ça veut dire
00:44:23qu'il a engagé personnellement
00:44:24des millions
00:44:25et des millions d'euros
00:44:26donc j'imagine
00:44:27que pour lui
00:44:27ça rentre aussi
00:44:28évidemment en compte
00:44:30dans la décision
00:44:30qu'il doit prendre
00:44:31alors il y a un autre maire
00:44:32Serge Groir
00:44:33maire d'Orléans
00:44:34LR ou XLR
00:44:36je ne sais jamais très bien
00:44:37s'ils sont LR ou XLR
00:44:38ça dépend quand
00:44:38ça dépend quand
00:44:40Xavier Bertrand
00:44:40Xavier Bertrand aujourd'hui
00:44:41je ne sais plus
00:44:43s'il est LR, XLR
00:44:44ou PS ou LFI lui
00:44:46et donc Serge Groir
00:44:47a réagi
00:44:48il n'est pas du tout d'accord
00:44:49avec le maire de Chartres
00:44:49il n'est pas pour annuler
00:44:50les concerts de Patrick Pauvel
00:44:52qu'est-ce qu'il faut faire
00:44:53très concrètement
00:44:53il faut prendre
00:44:54un arrêté d'interdiction
00:44:56du concert
00:44:57en tant que maire
00:44:58je ne peux le faire
00:44:59que dans un cas
00:44:59très précis
00:45:00s'il y a un risque
00:45:01de trouble grave
00:45:02à l'ordre public
00:45:03et le juge
00:45:04est extrêmement pointilleux
00:45:06pour vérifier
00:45:07le trouble grave
00:45:08donc il annule souvent
00:45:10les arrêtés d'interdiction
00:45:11il est évident
00:45:12que là
00:45:12s'il y avait un arrêté
00:45:14de cette sorte là
00:45:14il serait automatiquement
00:45:16annulé par le juge
00:45:18c'est de l'ordre de l'évidence
00:45:19quand on connaît
00:45:21la jurisprudence
00:45:22bon ça c'est une première chose
00:45:23la deuxième chose
00:45:25pour Orléans
00:45:25c'est que
00:45:26ce contrat
00:45:27a été signé
00:45:28il y a un contrat
00:45:30de droit privé
00:45:30qui a été signé
00:45:31entre
00:45:32celui qui gère
00:45:34notre Zénith
00:45:35G.L. Evans
00:45:35et le staff
00:45:37de Patrick Bruel
00:45:38donc
00:45:38une tierce personne
00:45:40même
00:45:40mais
00:45:41si je puis dire
00:45:42ne peut pas
00:45:42annuler un contrat
00:45:44de droit privé
00:45:45et puis moi
00:45:45j'ai une dernière chose
00:45:46quand même
00:45:47que je voudrais
00:45:47mettre en avant
00:45:49M. Bruel
00:45:50il a été mis en examen
00:45:51donc la justice
00:45:52est là
00:45:53mais elle n'a pas
00:45:54interdit à M. Bruel
00:45:55de se produire
00:45:57donc
00:45:57quand certaines personnes
00:45:59me disent
00:45:59il faut interdire
00:46:01son concert
00:46:02on me demande en fait
00:46:02de me substituer
00:46:03à la justice
00:46:05et moi ça
00:46:05je le refuse
00:46:06par principe
00:46:07ce n'est pas
00:46:08au maire
00:46:08de décider
00:46:09à la place
00:46:10de la justice
00:46:11la justice
00:46:12a dit
00:46:13qu'il pouvait
00:46:13continuer
00:46:14à se produire
00:46:17Eric Tegner
00:46:18quel est votre point de vue ?
00:46:19C'est très intéressant
00:46:20ce qu'il dit
00:46:20alors moi je pense
00:46:21que Ladislas Verne
00:46:22le maire de Chartres
00:46:23par exemple
00:46:23il a le droit également
00:46:24c'est son droit
00:46:25de se dire que
00:46:26finalement
00:46:27la salle municipale
00:46:29n'autorisera pas
00:46:30Patrick Bruel
00:46:30il a le droit
00:46:31de ne pas signer le contrat
00:46:32donc c'est son droit
00:46:32et après ça rentre
00:46:33dans le débat médiatique
00:46:34et politique
00:46:34en effet les autres maires
00:46:36qui en revanche
00:46:37n'ont pas le droit
00:46:37de le faire
00:46:38là-dessus ça pose
00:46:39beaucoup plus de problèmes
00:46:40moi je pense
00:46:40qu'il faut dissocier
00:46:41deux choses
00:46:41chez Patrick Bruel
00:46:42l'artiste
00:46:43et de l'homme
00:46:44c'est-à-dire sur la question
00:46:45finalement même
00:46:46s'il est condamné
00:46:47moi par exemple
00:46:47je pense que
00:46:48s'il est condamné
00:46:48définitivement
00:46:49et bien
00:46:50il faut pouvoir
00:46:50continuer malgré tout
00:46:51à écouter ses chansons
00:46:53ou encore
00:46:53à regarder ses films
00:46:54je pense que
00:46:55c'est un aspect
00:46:55qui est important
00:46:56sinon on va tomber
00:46:57dans la cancel culture
00:46:58ce sont des débats
00:46:59qu'on a déjà eu
00:46:59il y a une dizaine d'années
00:47:00en revanche
00:47:01effectivement
00:47:01il y a le moment
00:47:02de maintenant
00:47:03et moi ce qui m'intéresse
00:47:04c'est pas tant
00:47:04la question de la morale
00:47:05parce que j'aimerais bien
00:47:06que parfois
00:47:06lorsqu'il y a des concerts
00:47:07de Médine
00:47:08lorsqu'il y a des islamistes
00:47:09qui vont faire des conférences
00:47:10etc
00:47:10on voit autant les médias
00:47:12et on voit autant
00:47:13les maires se coaliser
00:47:14pour les interdire
00:47:15de venir chez eux
00:47:16en attendant
00:47:16on ne l'entend pas
00:47:17ça veut dire que
00:47:18c'est bien parce qu'il y a
00:47:19des objectifs de communication
00:47:20c'est bien parce qu'il y a
00:47:21un débat de société
00:47:22moi ce qui m'intéresse
00:47:23c'est Patrick Bruel
00:47:24Patrick Bruel
00:47:24c'est l'homme
00:47:25qui s'est érigé
00:47:26dans les années 80
00:47:2790, 2000
00:47:28comme le père Lamoral
00:47:29il expliquait
00:47:30que l'Assemblée nationale
00:47:31Front National
00:47:31c'était des fascistes
00:47:32que lui c'était
00:47:33le camp de l'humaniste
00:47:34regardez ce qui est intéressant
00:47:35c'est qu'il n'y a aucune ville
00:47:36aujourd'hui RN
00:47:37qui avait un concert
00:47:39de Patrick Bruel
00:47:39prévu
00:47:40donc moi j'ai envie
00:47:41au début de le défendre
00:47:42puis je me pose la question
00:47:43et ensuite je me dis
00:47:43mais en fait
00:47:44Yannis
00:47:44allié avec Eric Chiotty
00:47:46c'est-à-dire qu'il faudrait
00:47:49aujourd'hui défendre
00:47:50Patrick Bruel
00:47:50de faire des concerts
00:47:51alors que lui-même
00:47:52était tellement sectaire
00:47:53qu'il s'est dit
00:47:54que ses fans
00:47:55dans les villes RN
00:47:56qui n'avaient rien demandé
00:47:57c'est pas de la faute
00:47:58du Perpignanais
00:47:59si c'est Louis Alliot
00:48:00qui a gagné etc
00:48:00il ne voulait pas
00:48:02s'y rendre
00:48:03donc c'est ça
00:48:04c'est ce deux poids de mesure
00:48:05donc moi c'est le grand message
00:48:06que je dis au monde de la culture
00:48:07essayez de faire un peu moins
00:48:08de politique
00:48:09parce que ça peut toujours
00:48:10vous retomber dessus
00:48:11c'est vrai que les maires RN
00:48:12n'ont pas à se positionner
00:48:13puisque Patrick Bruel
00:48:13ne va pas dans les villes RN
00:48:16c'est une épine
00:48:16dans le moins
00:48:17il y a suffisamment d'épines
00:48:19pour s'en enlever une
00:48:21quand il y a un dossier
00:48:21comme celui-là
00:48:22rappelez-vous d'un Doshin
00:48:23un Doshin c'est pareil
00:48:23qui ne voulait pas
00:48:24qu'il y avait annulé
00:48:25son concert à Perpignan
00:48:26pour le même type de raison
00:48:27mais là je crois
00:48:27qu'il y a eu des pièces de théâtre
00:48:28j'en parlais avec
00:48:30un animateur de radio
00:48:31qui est aussi comédien
00:48:32qui me disait
00:48:33il y a des dernières municipales
00:48:36donc voilà
00:48:37il y a plus de villes RN
00:48:38il y a des comédiens
00:48:39quand il y a des tournées de théâtre
00:48:40qui ne veulent pas aller
00:48:41dans les villes RN
00:48:42c'est pas si grave
00:48:43que ça
00:48:44mais Rodolphe
00:48:45pardon
00:48:45on n'a pas encore entendu Rodolphe
00:48:47en tant qu'ancien étudiant de droit
00:48:48pour le coup
00:48:49moi je vais me faire
00:48:49le défenseur de l'état de droit
00:48:51pour moi
00:48:52la présomption d'innocence
00:48:53est une chose sacrée
00:48:55et à défendre
00:48:56je sais et j'entends
00:48:57les arguments financiers
00:48:58les arguments électoralistes
00:49:00des maires
00:49:00qui se retrouvent un peu
00:49:01en porte-à-faux
00:49:01les arguments meuraux
00:49:03mais pour moi
00:49:04une fois qu'on a payé sa dette
00:49:05comme par exemple
00:49:06dans le cas de Bertrand Cantat
00:49:07excusez-moi
00:49:08mais là il faut faire prévaloir
00:49:10c'est ma fibre
00:49:11je vous l'ai dit
00:49:12d'ancien étudiant de droit
00:49:13comme je pense que tout le monde
00:49:14a le droit à un avocat aussi
00:49:15et je pense qu'aujourd'hui
00:49:17à une heure
00:49:17un peu de la cancel culture généralisée
00:49:19je pense qu'il faut revenir
00:49:20sur ses bases fondamentales
00:49:22ou alors
00:49:23et votre position sur Cantat c'est quoi ?
00:49:24ah bah par exemple
00:49:25Bertrand Cantat a payé sa dette
00:49:27il a fait une peine ridicule
00:49:30ridicule
00:49:31pour moi c'est un autre débat
00:49:32parce que là
00:49:33on confond le débat d'opinion
00:49:34et le débat
00:49:35vous iriez applaudir Bertrand Cantat ?
00:49:37non parce que c'est pas forcément
00:49:39comment dire
00:49:40je rappelle qu'il y a une deuxième femme
00:49:41qui est morte ensuite
00:49:42qui s'est suicidée
00:49:43je conseille à tout le monde
00:49:44l'enquête de Netflix
00:49:45sur Bertrand Cantat
00:49:46mais vous avez tout à fond
00:49:47moi je pense qu'il doit se terrer
00:49:49dans un trou
00:49:49jusqu'à son dernier souffle
00:49:50même si la justice
00:49:51mais bien sûr
00:49:52mais comme je vous l'ai dit
00:49:53là on met de l'opinion
00:49:55sur des principes fondamentaux de droit
00:49:57on parle d'un meurtrier
00:50:00c'est pour ça que la loi
00:50:01doit être beaucoup plus vieux
00:50:01mais vous savez
00:50:02moi Yohan
00:50:03on a un peu la position
00:50:06difficile à défendre
00:50:07parce qu'on passe un peu
00:50:07pour les méchants sur le coup
00:50:09en revanche
00:50:10oui mais alors
00:50:11si les lois
00:50:11on n'est plus d'accord avec
00:50:12il faut voter
00:50:13et il faut voter contre
00:50:14il faut revenir sur
00:50:14nos principes fondamentaux
00:50:17si on n'est plus d'accord
00:50:18en fait c'est pas
00:50:18on n'empêche pas
00:50:19il n'est pas boulanger
00:50:20Bertrand Cantat
00:50:21il n'est pas plombier
00:50:23électricien
00:50:23ou que sais-je
00:50:23ou fonctionnaire
00:50:25on lui
00:50:25on demande
00:50:26à ce qu'il soit sur scène
00:50:28et à l'applaudir
00:50:29on va aller
00:50:30des gens vont aller applaudir
00:50:31un meurtrier
00:50:32qui a fait une peine dérisoire
00:50:34qui était en Roumanie
00:50:35si je dis
00:50:36en Lituanie
00:50:37en Lituanie
00:50:37qui a fait une peine dérisoire
00:50:38en Lituanie
00:50:40et qui revient après
00:50:42tout fièrement
00:50:42et entre temps
00:50:43il y a une deuxième femme
00:50:44qui s'est devu la mort
00:50:46ceux pour lesquels
00:50:47j'ai le plus de mépris
00:50:48c'est ceux qui vont applaudir
00:50:49Bertrand Cantat
00:50:49c'est pour eux
00:50:50que j'ai beaucoup de mépris
00:50:51ceux qui vont applaudir
00:50:52un meurtrier sur scène
00:50:54oui d'accord
00:50:54mais dans la mesure
00:50:55où la loi lui permet
00:50:56de le faire
00:50:56il doit pouvoir le faire
00:50:57c'est la loi qui est mauvaise
00:50:58la loi
00:50:59d'abord la justice
00:51:00il aurait dû passer
00:51:0130 ans en prison
00:51:02c'est ça la réalité
00:51:02c'est que je devrais être
00:51:04aujourd'hui en prison
00:51:04mais encore une fois
00:51:05la loi étant scalée
00:51:07et le droit étant stylé
00:51:08je pense qu'il faut
00:51:08respecter le droit
00:51:09c'est parce que si on commence
00:51:11si chacun commence à dire
00:51:12moi le droit là
00:51:13ne me plaît pas
00:51:14donc je ne souhaite pas
00:51:15qu'il se produise sur scène
00:51:16alors qu'il en a le droit
00:51:17je décide d'aller manifester
00:51:18je décide de lui barrer la route
00:51:20il a ôté une vie
00:51:21vous imaginez
00:51:22vous imaginez
00:51:23il n'est plus de ce monde
00:51:24mais vous imaginez
00:51:24pour Jean-Louis Trintignant
00:51:26de voir
00:51:27et pourquoi pas
00:51:27dans sa ville
00:51:28dont il vivait
00:51:29honte à ceux
00:51:29qui vont l'applaudir
00:51:30honte à ceux
00:51:31qui vont l'applaudir
00:51:32il s'est posé aussi
00:51:32la même question
00:51:33qu'on a dû juger
00:51:34des criminels de guerre
00:51:35sur la question de l'avocat
00:51:36est-ce qu'ils ont le droit
00:51:36à un avocat
00:51:37oui on a loin
00:51:38oui bah voilà
00:51:39mais ça c'est pas donné
00:51:40pour tout le monde
00:51:41et il a raison Johan
00:51:42il faut savoir aussi
00:51:43défendre ses droits
00:51:44s'il a été mal jugé
00:51:45c'est un autre débat
00:51:46peut-être qu'il a été mal jugé
00:51:47qu'il devrait coup
00:51:47pris en prison
00:51:48ça c'est peut-être
00:51:49un autre débat
00:51:49mais si la justice
00:51:51l'a autorisé
00:51:51et bien fait
00:51:53et force à la loi
00:51:53le problème fondamental
00:51:54c'est aussi
00:51:54si on prend le cadre
00:51:55Patrick Bouel
00:51:56il y a aussi
00:51:56le problème de la justice
00:51:57c'est-à-dire que
00:51:57sur le cadre
00:51:58de son contrôle judiciaire
00:52:00tout le monde voit bien
00:52:01qu'il y a une gêne
00:52:02autour du fait
00:52:02qu'on se pose la question
00:52:04est-ce qu'il peut se produire
00:52:05non se produire
00:52:05ça crée potentiellement
00:52:06des troubles à l'ordre public
00:52:07ces spectacles
00:52:09quand ils jouaient encore
00:52:09à Paris
00:52:10étaient très régulièrement
00:52:14embarrassés
00:52:14avec des féministes
00:52:15et donc tout le monde
00:52:16se posait la question
00:52:17bon qu'est-ce qu'on fait
00:52:17et la justice a eu à trancher
00:52:19et comme d'habitude
00:52:20la justice n'a pas tranché
00:52:22le choix de la raison
00:52:23c'était quoi
00:52:23dans le cadre du contrôle judiciaire
00:52:25c'était de l'empêcher
00:52:26de faire des concerts
00:52:27pendant le temps de l'enquête
00:52:28et de la mise en la main
00:52:29et on aurait été tranquille
00:52:30on n'aurait pas eu ces débats
00:52:31le coup de l'ordre
00:52:32comme d'habitude
00:52:32la justice n'a pas voulu trancher
00:52:34je vous donne une info
00:52:34qui vient de tomber
00:52:36enfin il y a une vingtaine de minutes
00:52:37Sébastien Delogu
00:52:38serait sorti de garde à vue
00:52:40puisqu'il vient de poster
00:52:41sur ses réseaux sociaux
00:52:42notamment Instagram
00:52:43tout va bien
00:52:44avec un coeur
00:52:45pour donc Stéphane
00:52:47donc Sébastien Delogu
00:52:49est sorti de garde à vue
00:52:50et j'imagine qu'on en saura plus
00:52:52dans les heures qui viennent
00:52:54c'est son trophée
00:52:55Sébastien Delogu
00:52:56c'est son trophée
00:52:57il a été en garde à vue
00:52:58donc en fait
00:52:58il va se gargariser de ça
00:53:00puisqu'il est exactement
00:53:01à la fois dans la victime
00:53:02démocratie
00:53:03et à la fois dans son slogan
00:53:04la police tue etc
00:53:05c'est toujours une injustice
00:53:06alors même qu'il y a eu des faits
00:53:08bon
00:53:08après maintenant
00:53:09pour revenir sur la question
00:53:10du droit
00:53:11et de la morale etc
00:53:12le droit s'est créé
00:53:13il y a une question
00:53:14de légalité
00:53:15une question de légitimité
00:53:16il faut décorréler
00:53:18le fait de pouvoir
00:53:18écouter
00:53:19les chansons de Patrick Bruel
00:53:21qu'on aime etc
00:53:22et c'est très différent
00:53:23d'aller le voir
00:53:24en concert
00:53:25donc là on n'est pas
00:53:26dans la cancel culture
00:53:28il y a d'autres affaires
00:53:29comme ça
00:53:29vous savez
00:53:30Arkeli aux Etats-Unis
00:53:31qui est en prison aujourd'hui
00:53:33pour justement
00:53:35viol etc
00:53:36prostitution
00:53:37agression etc
00:53:38il y a ce côté
00:53:40où il est en prison
00:53:41mais
00:53:41grand débat
00:53:42est-ce qu'on peut l'écouter
00:53:43ou pas encore
00:53:44moi je pense que oui
00:53:45c'est deux choses différentes
00:53:46l'écouter
00:53:47ou aller le voir
00:53:48et aller l'applaudir
00:53:49on va se retrouver dans un instant
00:53:51quand il a été accusé
00:53:53de viol et d'agression sexuelle
00:53:55et tout le monde
00:53:56s'est posé la question
00:53:56bon bah qu'est-ce qu'on fait
00:53:57est-ce qu'on diffuse encore
00:53:58ses films
00:53:58est-ce qu'il a le droit
00:53:59encore de tourner des films
00:54:00c'est toujours la même question
00:54:01là où je suis d'accord
00:54:02sur la cancel culture
00:54:02c'est qu'il y a une différence
00:54:03entre l'autoriser à travailler
00:54:05à diffuser ses oeuvres
00:54:07et un concert
00:54:07un concert c'est un événement
00:54:08particulier en public
00:54:10c'est différent de tourner un film
00:54:11en privé dans un cadre réduit
00:54:12ou de diffuser un film
00:54:13ou d'écouter une chanson
00:54:14de Patrick Boyle à la télé
00:54:15c'est pas exactement pareil
00:54:16la pub on va se retrouver
00:54:17dans un instant
00:54:18et on va parler à la fois
00:54:19du scandale du périscolaire
00:54:20et puis vous avez vu
00:54:21ce qui s'est passé en Belgique
00:54:22cet homme qui a roué de coups
00:54:24un pédocriminel
00:54:25qu'il soupçonnait
00:54:26d'être un récidiviste
00:54:26et de s'en être prêt
00:54:27à son beau-fils
00:54:27l'homme qui
00:54:29pas le pédocriminel
00:54:30l'homme qui a lynché
00:54:31un pédocriminel
00:54:3117 ans de prison
00:54:32le pédocriminel
00:54:33première fois qu'il passe à l'acte
00:54:3430 mois de prison
00:54:35voilà
00:54:3630 mois de prison
00:54:37pour le pédocriminel
00:54:3817 ans pour celui
00:54:39qui lynche le pédocriminel
00:54:41alors évidemment
00:54:42on ne se fait pas justice
00:54:43soi-même
00:54:44c'est pour l'art comme ça
00:54:45tout de suite
00:54:51de retour
00:54:52dans 100% politique
00:54:54pour la dernière partie
00:54:55alors nous allons parler
00:54:55de pédocriminalité
00:54:56on va parler du scandale
00:54:57du périscolaire dans un instant
00:54:58et de ces familles
00:54:59qui portent plainte
00:54:59contre l'ancienne
00:55:01municipalité parisienne
00:55:02Anne Hidalgo
00:55:02et son premier adjoint
00:55:04les familles soupçonnent
00:55:05que Anne Hidalgo
00:55:06savait et n'a rien fait
00:55:07et en parlant de pédocriminalité
00:55:09ce qui s'est passé en Belgique
00:55:10c'est vraiment pour moi
00:55:11l'information qui m'a le plus marqué
00:55:12cet été
00:55:12parce que ça a fait
00:55:13énormément réagir
00:55:14vous voyez cet homme
00:55:15il a pris 17 ans de prison
00:55:17pour avoir tabassé
00:55:18son voisin pédocriminel
00:55:19qui avait déjà été
00:55:20donc condamné
00:55:21pour des faits de pédocriminalité
00:55:22à quelques dizaines
00:55:23de mois de prison
00:55:24lui il a pris 17 ans
00:55:24et il le soupçonnait
00:55:26d'être un récidiviste
00:55:27et d'en s'en être pris
00:55:27à son beau-fils
00:55:28et un autre père
00:55:29belge avait porté
00:55:30plainte contre ce même
00:55:31pédocriminel
00:55:32qui était soumis
00:55:33à des soins
00:55:34qu'il ne suivait pas
00:55:35il est dans un état
00:55:37végétatif
00:55:38on a posé la question
00:55:39aux français
00:55:40avec 100% frontière
00:55:41on va l'entendre ce soir
00:55:43qu'est-ce qu'il pensait
00:55:44de cette condamnation
00:55:44parce que ça a choqué
00:55:45évidemment la société belge
00:55:46et une partie
00:55:47de la classe politique
00:55:48le patron de la droite belge
00:55:50Georges Louis Boucher
00:55:51il a dit qu'il ne comprenait pas
00:55:52du tout cette condamnation
00:55:52à 17 ans
00:55:53et qu'elle était totalement excessive
00:55:54quand on sait que le pédocriminel
00:55:55lui a pris
00:55:56quelques dizaines de mois de prison
00:55:57c'est ça qui est dingue
00:55:5830 mois de prison d'un côté
00:55:59pour un pédocriminel
00:56:0017 ans pour celui
00:56:02qui venge son fils
00:56:03et qui se fait justice lui-même
00:56:04et je rappelle
00:56:05puisqu'on parle de justice
00:56:06que dans l'affaire du périscolaire
00:56:07nous avons eu deux relax
00:56:08avant l'été
00:56:09alors le parquet a fait appel
00:56:10deux relax
00:56:11donc on peut se dire aussi
00:56:12que pour ces parents-là
00:56:13il n'y a pas eu justice
00:56:13parce qu'en plus
00:56:14on disait
00:56:15oui c'est vrai
00:56:15qu'il y a des faits concordants
00:56:17il y a des témoignages
00:56:18on ne croit pas les enfants
00:56:19depuis l'affaire Outreau
00:56:20on ne croit pas les enfants
00:56:22dans ce pays
00:56:22il y aurait d'ailleurs
00:56:23à mon avis
00:56:23beaucoup à dire
00:56:24sur l'affaire Outreau
00:56:26écoutez donc
00:56:26les français
00:56:27qu'est-ce qu'il pense
00:56:28de cette condamnation
00:56:28pour ce père de famille
00:56:2917 ans de prison
00:56:30pour avoir lynché
00:56:31un pédocriminel
00:56:32qui s'en serait pris
00:56:33à son beau-fils
00:56:34c'est Grégory Lénoncy
00:56:35il a écopé en Belgique
00:56:37de 17 ans de prison
00:56:38pour avoir tenté
00:56:39d'assassiner son voisin
00:56:40qui est soupçonné
00:56:41d'avoir agressé sexuellement
00:56:42son beau-fils
00:56:43qui avait 6 ans
00:56:44au moment des faits
00:56:44est-ce que vous pensez
00:56:45qu'il y a peut-être
00:56:45une justice à double vitesse
00:56:47c'est évident
00:56:48et encore
00:56:49on est en 2026
00:56:50je le comprends
00:56:51je le comprends
00:56:52ça l'a défoulé
00:56:53mais après
00:56:53on n'en finit plus
00:56:57parce qu'il a tabassé
00:56:59c'est sans fin quoi
00:57:00je comprends
00:57:01maintenant
00:57:02c'est pas une raison
00:57:03pour le faire
00:57:04mais si l'on peut considérer
00:57:05qu'on n'est pas
00:57:06suffisamment défendu
00:57:07oui
00:57:07maintenant peut-être
00:57:08que la personne
00:57:09sera elle
00:57:09qui sera en position
00:57:10de pouvoir
00:57:11la personne qui avait ça
00:57:12parce que
00:57:13elle s'est faite agresser
00:57:14et que du coup
00:57:15ça inverse un peu les rôles
00:57:16alors oui
00:57:16je pense pas
00:57:16que c'est la meilleure façon
00:57:18mais je pense qu'on peut
00:57:18comprendre totalement
00:57:19les gens qui veulent
00:57:20se faire justice eux-mêmes
00:57:21on a juste à voir en France
00:57:23ce qui se passe
00:57:24avec la protection
00:57:25des mineurs
00:57:26concernant
00:57:28les pédocriminels
00:57:28plus particulièrement
00:57:30et je pense que la justice
00:57:32protège trop
00:57:32les pédocriminels
00:57:33que ce soit en France
00:57:34mais là pour le coup
00:57:35également en Belgique
00:57:36s'il était en colère
00:57:37pour moi à sa place
00:57:38j'aurais plutôt
00:57:40je sais pas
00:57:40parler à la police
00:57:41etc
00:57:42dénoncer son voisin
00:57:42etc
00:57:43s'il en est venu à là
00:57:44je pense qu'il l'a fait
00:57:45et que ça n'a pas eu de réponse
00:57:47alors là commence le débat
00:57:48est-ce que vous trouvez
00:57:49cette peine excessive
00:57:49pour ce père de famille
00:57:50qui a décidé de lyncher
00:57:51un pédocriminel
00:57:52elle est totalement excessive
00:57:53et vous savez
00:57:54il y a un comparatif
00:57:55aux Etats-Unis
00:57:56quelqu'un a fait exactement
00:57:56la même chose
00:57:57sauf que lui
00:57:57il a tué l'agresseur
00:57:59de sa fille
00:58:00qui était une adolescente
00:58:00de 13 ans
00:58:01et vous avez vu
00:58:01qu'en France
00:58:02il y a des gens
00:58:03qui piègent
00:58:03des pédocriminels
00:58:04compris aussi
00:58:04de la prison ferme
00:58:05bien sûr
00:58:06oui mais parce que
00:58:07la justice
00:58:07vu qu'elle est inefficace
00:58:09et qu'elle est globalement
00:58:10nulle sur un certain
00:58:10nombre de choses
00:58:11elle veut surtout
00:58:12protéger son précaré
00:58:13mais cet Américain
00:58:14dont je vous parlais
00:58:14Aaron Spencer
00:58:15qui a donc tué
00:58:16l'agresseur de sa fille
00:58:18vous savez ce qu'il va devenir
00:58:19il va devenir
00:58:19shérif de l'Arkansas
00:58:20parce que c'est ça
00:58:21les Etats-Unis
00:58:22parce que du coup
00:58:23il s'est présenté
00:58:23au mois d'avril
00:58:24devant les Américains
00:58:25de son comté
00:58:26et il a gagné
00:58:27à 60% l'investiture
00:58:28pour l'élection
00:58:29qui aura lieu en novembre
00:58:30alors il n'est pas encore jugé
00:58:31pas encore condamné
00:58:32mais croyez-moi
00:58:33aux Etats-Unis
00:58:34il considère
00:58:35qu'il ne devrait pas
00:58:35faire un seul jour
00:58:36en prison
00:58:37ça montre à quel point
00:58:38on est en Europe
00:58:39dans une société malade
00:58:40qui passe sa vie
00:58:41à vouloir contrôler
00:58:42légiférer en permanence
00:58:43etc
00:58:44sauf pour les coupables
00:58:45vous êtes mère de famille
00:58:46Rachel
00:58:49sans prendre à son enfant
00:58:50de cette manière là
00:58:51c'est la chose la plus innommable
00:58:52qui peut arriver à une famille
00:58:53je pense à toutes les mamans
00:58:54qui ont manifesté
00:58:55autour des écoles
00:58:56où il y a eu des drames
00:58:57dans le périscolaire
00:58:58qui disaient
00:58:59antidépresseurs
00:59:00somnifères
00:59:02il y avait celle
00:59:02qui avait un enfant
00:59:03qui avait parlé
00:59:03qui a dit j'ai été victime
00:59:04et il y avait celle
00:59:05qui avait des enfants
00:59:06qu'elle soupçonnait
00:59:06d'avoir été victime
00:59:07mais qui ne parlaient pas
00:59:08mais elles sont dans
00:59:09un état épouvantable
00:59:10et quand vous portez plainte
00:59:11vous passez au tribunal
00:59:12il y a peut-être
00:59:13une relaxe au bout
00:59:13donc c'est pire que tout
00:59:15qu'est-ce que vous pensez
00:59:16de cette décision de justice ?
00:59:21après il faut le rappeler
00:59:22on ne se fait pas justice
00:59:23soi-même
00:59:23de là après
00:59:24à être comme les shérifs
00:59:26etc
00:59:26non c'est-à-dire
00:59:27qu'on est dans un état de droit
00:59:29malheureusement
00:59:30malheureusement
00:59:31cette peine
00:59:31elle est complètement excessive
00:59:32parce qu'on ne reconnaît pas
00:59:34la souffrance de l'individu
00:59:35on ne reconnaît pas
00:59:37non plus en fait
00:59:38à quel point
00:59:38et le deux poids deux mesures
00:59:39le fait d'un criminel
00:59:40il a pris 30 mois
00:59:41il a pris 30 mois
00:59:42c'est ça le truc
00:59:43c'est on a une justice
00:59:46peut-être qu'elle est légale
00:59:47mais elle n'est plus du tout légitime
00:59:49et surtout
00:59:50elle ne protège plus
00:59:51la société
00:59:51c'est-à-dire que normalement
00:59:52le pédocriminel
00:59:53aurait dû prendre
00:59:5417 ans de prison
00:59:55mais vous savez
00:59:56parce que là
00:59:57on est sur un plateau de télé
00:59:58évidemment qu'on ne se fait pas justice
00:59:59évidemment qu'on est
01:00:01maître de ce qu'on dit
01:00:02etc
01:00:02mais tous les pères
01:00:04qui nous regardent
01:00:05vous pensez qu'ils pensent quoi ?
01:00:07je sais
01:00:07toutes les mamans
01:00:08qui nous regardent
01:00:08sur leur canapé
01:00:09vous pensez qu'ils pensent quoi ?
01:00:10vous pensez qu'ils pensent quoi
01:00:12de cet homme
01:00:13qui est passé à l'acte ?
01:00:14mais je pense que
01:00:15même si on n'est pas
01:00:16même si on n'est pas père et mère
01:00:18énormément de soutien
01:00:18envers cet homme
01:00:19sur les réseaux sociaux
01:00:21évidemment
01:00:22énormément de soutien
01:00:22mais même lorsqu'on n'est pas
01:00:23père et mère
01:00:24et je suis d'accord
01:00:24mais certains se projettent
01:00:26quand ils ont l'enfant
01:00:27juste à côté
01:00:28dans la pièce à côté
01:00:28ils se projettent
01:00:29si on s'en prenait à mon enfant
01:00:30qu'est-ce que je ferais ?
01:00:31bien sûr
01:00:31voilà
01:00:32en fait on a l'impression
01:00:33que le problème dans cette affaire
01:00:35c'est pas le pédocriminel
01:00:36c'est le père de famille
01:00:37c'est ça que dit la justice belge
01:00:38le monde inversé
01:00:39et le meilleur moyen
01:00:40d'éviter qu'il se fasse tuer
01:00:42c'est qu'il soit en prison
01:00:43parce que pardon
01:00:44et qu'il ne sort plus
01:00:44il y a ceux qui vont expliquer aussi
01:00:46que c'est un cas
01:00:47de légitime défense
01:00:48pour protéger sa fille
01:00:49parce que quand quelqu'un
01:00:50et protéger les autres
01:00:51quand quelqu'un sort de prison
01:00:52et que finalement
01:00:53il est à peine suivi
01:00:54on a vu des cas quand même
01:00:55on en a beaucoup suivi
01:00:56ensemble Gauthier
01:00:57où il pouvait y avoir
01:00:58l'agresseur
01:00:58qui habitait dans le même village
01:01:00à quelques centaines de mètres
01:01:01ce qui faisait que l'agressé
01:01:02se suicidait
01:01:03parce qu'il avait peur
01:01:04de le recroiser
01:01:05et de se faire
01:01:05le voire agressé
01:01:06les parents à un moment
01:01:07ils peuvent se dire
01:01:08que c'est de la légitime défense
01:01:09ils croisaient le pédocriminel
01:01:10au supermarché
01:01:11et il allait fleurir
01:01:12la tombe de l'enfant
01:01:13il narguait
01:01:14il narguait
01:01:15la famille
01:01:16Johan Uzaï
01:01:16qu'est-ce que vous en pensez ?
01:01:18Bon moi j'ai du mal
01:01:19à défendre
01:01:20cet homme-là
01:01:22parce que
01:01:22si on commence à se dire
01:01:24que
01:01:24si on n'est pas content
01:01:25d'une décision de justice
01:01:26et personne ne peut se satisfaire
01:01:28de cette décision de justice
01:01:29enfin 30 mois
01:01:30pour une agression sexuelle
01:01:31sur une fillette
01:01:31c'est scandaleux
01:01:32c'est scandaleux
01:01:33mais si on commence à se dire
01:01:35que quand on n'est pas content
01:01:35d'une décision de justice
01:01:36quelles que soient les conséquences
01:01:38il n'y a pas eu
01:01:38une décision de justice
01:01:38pour son cas lui
01:01:39pour son beau-fils
01:01:40Non non j'entends bien
01:01:41mais en tout cas
01:01:43si on commence à se dire ça
01:01:45et qu'on décide
01:01:46de se faire justice
01:01:46soi-même
01:01:47et qu'on va lyncher
01:01:48quasiment lyncher à mort
01:01:50son voisin
01:01:51Non mais ça
01:01:52personne ne dit
01:01:53qu'il faut faire ça
01:01:5317 ans
01:01:54Oui mais ça revient
01:01:55un peu à dire ça quand même
01:01:5617 ans
01:01:56ça revient un peu à dire ça
01:01:57Vous trouvez normal
01:01:58que cet homme passe
01:01:5817 ans de sa vie
01:01:59en prison
01:02:01pour avoir fait justice
01:02:02lui-même
01:02:03et pour avoir roué de coups
01:02:04Alors sans doute
01:02:05sans doute
01:02:06sans doute aurait-il pu bénéficier
01:02:07de circonstances atténuantes
01:02:09compte tenu de la situation
01:02:10Mais qu'il soit condamné
01:02:13à une peine assez lourde
01:02:14ça ne me choque pas
01:02:15parce qu'encore une fois
01:02:17si on commence à se dire
01:02:18que quand on n'est pas content
01:02:19d'une décision
01:02:19ou quand on a quelque chose
01:02:21à la justice
01:02:21on se fait justice soi-même
01:02:23on n'est plus en France
01:02:24on n'est plus en Belgique
01:02:24on est dans l'Ouest
01:02:25Yoann
01:02:26Je suis d'accord
01:02:27ok très bien
01:02:27c'est pas pas content
01:02:28d'une décision
01:02:30c'est qu'il soupçonnait
01:02:30cet homme d'avoir violé
01:02:31son beau-fils
01:02:32c'est pas pas content
01:02:33d'une décision
01:02:33il a agressé sexuellement
01:02:35il a touché le corps
01:02:36de son beau-fils
01:02:37mais à ce moment-là
01:02:38on dépose plainte
01:02:39on va au commissariat
01:02:40oui et à la fin
01:02:41il y a une relaxe
01:02:41pour le pédocriminel
01:02:42mais c'est le système
01:02:43si le système n'est pas bon
01:02:44il faut le changer
01:02:44le problème
01:02:45il faut changer le système
01:02:46le problème c'est que la justice
01:02:47elle n'en ferme pas
01:02:47les pédocriminels
01:02:48comme l'adistrait justement Eric
01:02:49les pédocriminels
01:02:50on leur dit c'est perpète
01:02:51tu touches un enfant
01:02:52tu ne sors plus jamais de prison
01:02:55le papa il ne passe pas à l'axe
01:02:56changeons le système
01:02:57et on est tous d'accord
01:02:58parce qu'il n'y a pas de récidive
01:02:59et je suis le premier
01:03:00sur ce plateau
01:03:01depuis des années
01:03:01à dire que le système est mauvais
01:03:02qu'il faut changer
01:03:03qu'il ne protège pas les français
01:03:05ou qu'il ne protège pas les belges
01:03:06mais si on entre
01:03:07dans cette spirale-là
01:03:08à ce moment-là
01:03:09on entre dans un monde
01:03:11mais c'est la faute
01:03:11c'est la faute
01:03:12c'est un changement de monde
01:03:13c'est la faute de la justice
01:03:14c'est la faute de la justice
01:03:16je suis d'accord
01:03:17enfermer les pédocriminels à vie
01:03:18mais naturellement
01:03:19on n'en parle plus
01:03:20naturellement
01:03:20et j'ai un autre exemple
01:03:21rappelez-vous
01:03:22et là on va dire du bien
01:03:23de François Hollande
01:03:23c'est Jacqueline Sauvage
01:03:25rappelez-vous en 2016
01:03:26Jacqueline Sauvage
01:03:27elle avait vécu
01:03:28pendant 47 ans
01:03:29des violences
01:03:30de son mari
01:03:31et elle lui a tiré
01:03:323 balles dans le dos
01:03:33à ce moment-là
01:03:34la justice a refusé
01:03:35de prendre en compte
01:03:36la légitime défense
01:03:37elle a été condamnée
01:03:38à 10 ans de prison
01:03:39et François Hollande
01:03:40l'a gracié
01:03:40et on se souvient
01:03:41de ce débat de l'époque
01:03:42très très bon exemple
01:03:42très très bon exemple
01:03:43très très bon exemple
01:03:44donc François Hollande
01:03:45il a gracié
01:03:46Jacqueline Sauvage
01:03:46qui a tiré
01:03:473 balles dans le dos
01:03:48elle était en légitime défense
01:03:49sur l'ensemble de sa vie
01:03:50pas à l'instant T
01:03:52et elle avait été condamnée
01:03:53à 10 ans
01:03:54donc c'est 7 ans de moins
01:03:54alors qu'il n'est pas mort
01:03:56le pédocriminel
01:03:57donc il fallait quoi ?
01:03:59il fallait pas gracier
01:04:00Jacqueline Sauvage ?
01:04:01non parce que Jacqueline Sauvage
01:04:02c'est sa vie
01:04:02qui était en danger
01:04:03elle a failli mourir
01:04:05pas à l'instant T
01:04:05elle a été
01:04:06elle a été
01:04:07personnellement
01:04:08elle a été
01:04:08pas à l'instant T
01:04:093 balles dans le dos
01:04:10donc pas à l'instant T
01:04:12c'était l'ensemble de sa vie
01:04:13elle a été battue
01:04:14l'ensemble de sa vie
01:04:15au bout d'un moment
01:04:15elle en a eu marre
01:04:16bon elle a prévu
01:04:18son stratagème
01:04:19et elle a tué son mari
01:04:20il fallait quoi ?
01:04:21l'enfermer à vie ?
01:04:22pas la gracier ?
01:04:23non non c'est bien ce que je veux dire
01:04:24elle a bénéficié
01:04:25de circonstances atténuantes
01:04:26en l'occurrence
01:04:27et bien donc 17 ans
01:04:27c'est beaucoup trop long
01:04:28pour cet homme là
01:04:29c'est ce que je viens de vous dire
01:04:29c'est trop long
01:04:30il aurait dû bénéficier
01:04:30de circonstances atténuantes
01:04:31mais qu'il soit condamné
01:04:33mais même 10 ans c'est trop long
01:04:34même 10 ans c'est trop long
01:04:35ma foi
01:04:36je ne peux pas dire
01:04:37que je sois choqué
01:04:38parce que si je dis
01:04:39que je suis choqué
01:04:39ça veut dire que je légitime
01:04:41ce qui vient de se passer
01:04:42et à ce moment là
01:04:43on bascule dans un monde
01:04:44complètement différent
01:04:45et je ne le souhaite pas
01:04:46vous pouvez dire
01:04:46dans la même phrase
01:04:47il ne faut pas lyncher
01:04:49qui que ce soit
01:04:50mais on ne donne pas 17 ans
01:04:51à un père de famille
01:04:52c'est précisément ce que j'ai dit
01:04:53donc vous ne légitimez pas
01:04:54quand on dit que 17 ans c'est trop
01:04:55on ne légitime pas en soi
01:04:57le fait de passer à l'acte
01:04:58de tendre un piège
01:04:59puisqu'il a tendu un piège
01:05:00à ce pédocriminel
01:05:01qu'il a invité chez lui
01:05:01il a filmé la scène
01:05:02et il l'a diffusé
01:05:03sur les réseaux sociaux
01:05:04il n'était sans doute pas obligé
01:05:05de filmer la scène
01:05:05et de la diffuser
01:05:06sur les réseaux sociaux
01:05:07donc évidemment
01:05:08qu'on peut avoir un regard critique
01:05:09sur son action
01:05:09tout en disant que 17 ans
01:05:11ça me paraît beaucoup trop long
01:05:12surtout quand le pédocriminel
01:05:13il fait trois fois dix mois
01:05:15Rodolphe
01:05:15non mais une fois de plus
01:05:16on est dans la question
01:05:17de la proportion des peines
01:05:18là aussi on est dans des débats
01:05:20de système
01:05:21ce qui ne nous empêche pas
01:05:22ensuite d'avoir l'autre débat
01:05:23Bertrand Cantat
01:05:24il n'a pas fait 17 ans
01:05:24je vous l'accorde
01:05:25à cause d'un problème de justice
01:05:27comme on l'a mentionné
01:05:28Bertrand Cantat
01:05:28il n'a pas fait 17 ans
01:05:29il a tué
01:05:29une femme sans défense
01:05:30ensuite on revient à la question
01:05:32pourquoi cette défiance
01:05:34pourquoi peut-être
01:05:35va-t-on voir
01:05:36malheureusement
01:05:36de plus en plus
01:05:37des personnalités
01:05:39pousser
01:05:39à se faire justice
01:05:40eux-mêmes
01:05:41et comme on le dit
01:05:41une fois de plus
01:05:42il faut le rappeler
01:05:43c'est absolument pas
01:05:44ce qu'il faut faire
01:05:44il faut plutôt
01:05:45de faire confiance à la justice
01:05:46mais en revanche
01:05:47on l'a vu
01:05:47d'ailleurs il y a une libération
01:05:48de la parole
01:05:49on le voit de plus en plus
01:05:50notamment des maires
01:05:51les maires ont beaucoup
01:05:52d'influence
01:05:52c'était Frédéric Dhabi
01:05:54vous savez le directeur
01:05:54de l'IFOP
01:05:55qui parlait d'une déflagration
01:05:56après l'affaire Liana
01:05:58et c'est vrai qu'aujourd'hui
01:05:59on voit à mon avis
01:05:59la destruction
01:06:00si vous voulez
01:06:01de la citadelle
01:06:02un peu du badinterisme
01:06:03du badinterisme
01:06:04qui avait comment dire
01:06:05complètement
01:06:06fait basculer la balance
01:06:07du côté justement
01:06:08des criminels
01:06:09contre les victimes
01:06:10et on voit aujourd'hui
01:06:10à travers cette peine
01:06:11de 17 ans
01:06:12qu'il y a un populisme
01:06:14dans le bon sens
01:06:14où justement
01:06:15ça commence à sortir
01:06:16merci pour le cours magistral
01:06:17cher Rodolphe
01:06:18vous êtes choqué ou pas ?
01:06:19commence à parler 17 ans ?
01:06:20oui
01:06:20évidemment
01:06:21en revanche
01:06:22comme dit Luan
01:06:23il aurait dû être condamné aussi
01:06:25mais peut-être pas cette peine
01:06:26à combien ?
01:06:27je ne suis pas professeur de droit
01:06:28mais beaucoup moins
01:06:29ça c'est certain
01:06:29en fait vous voyez
01:06:30ce qui est choquant
01:06:32c'est comme vous dites
01:06:33d'un côté
01:06:33vous avez le pédo criminel
01:06:34qui a pris combien ?
01:06:35vous m'avez dit
01:06:353 fois 10 mois
01:06:36donc 30 mois
01:06:37et de l'autre côté
01:06:37on a 17 ans
01:06:38là vous voyez
01:06:39une disproportion
01:06:40vous voyez bien
01:06:41qu'il y a un rééquilibrage
01:06:42à faire
01:06:42toute personne
01:06:43j'ai envie de dire
01:06:44dotée de bon sens
01:06:45pourrait le reprendre
01:06:46et ne le comprend pas
01:06:47cette situation ubuesque
01:06:48en revanche
01:06:49comme le dit Johan
01:06:50il ne faut pas
01:06:50que ça donne un blanc-seing
01:06:51mais par contre
01:06:52ça nous oblige
01:06:53à remettre en cause
01:06:53justement une partie de la justice
01:06:54vous avez des enfants ?
01:06:55non
01:06:56est-ce qu'il ne m'empêche pas
01:06:57d'avoir de la compassion
01:06:58pour vous ?
01:06:58vous voulez une famille ?
01:07:00évidemment
01:07:00le jour où on s'en prend
01:07:01à votre enfant
01:07:01de la façon dont on s'en est pris
01:07:04au beau-fils de cet homme-là
01:07:05vous ne savez pas
01:07:06ce que vous feriez
01:07:06il y a des chances
01:07:07pour que je le fasse moi-même
01:07:08malheureusement
01:07:09et je le regrette
01:07:10je ne sais pas comment
01:07:11je réagirais
01:07:12d'autant plus
01:07:12si j'ai en plus
01:07:13peu de confiance
01:07:14dans ma justice
01:07:15et quand je vois vos bras
01:07:17ça peut se terminer
01:07:18exactement de la même manière
01:07:20que pour
01:07:20mais Johan a raison
01:07:21dans l'absolu tout de même
01:07:22mais imaginez
01:07:23que ce genre de comportement
01:07:24se banalise
01:07:25et se généralise
01:07:26si la justice
01:07:28continue effectivement
01:07:29à ne pas faire son travail
01:07:30et à ne pas protéger
01:07:31les français
01:07:31ou les belges
01:07:32si ce genre de comportement
01:07:33se généralise
01:07:34imaginez un instant
01:07:36que ce monsieur
01:07:36se soit trompé
01:07:37en fait
01:07:37qu'il ait agressé
01:07:38lynché quasiment à mort
01:07:40quelqu'un qui soit innocent
01:07:41vous vous rendez compte
01:07:42des conséquences
01:07:42ça peut arriver
01:07:43ça aussi
01:07:44mais en l'occurrence
01:07:45il n'est pas
01:07:45non mais d'accord
01:07:46mais ça aurait pu arriver
01:07:47d'accord
01:07:48donc ça a aussi
01:07:49des conséquences
01:07:50très importantes
01:07:51mais donc
01:07:51c'est ce que je vous dis
01:07:52si on commence
01:07:53à entrer là-dedans
01:07:54on va vivre
01:07:55dans un autre monde
01:07:56mais on va entrer là-dedans
01:07:57le problème
01:07:58c'est qu'on va
01:07:58entrer là-dedans
01:07:59c'est pour ça
01:07:59je pense qu'on se trompe
01:08:00de débat
01:08:01évidemment que cette peine
01:08:02elle est choquante
01:08:02le sujet
01:08:03c'est
01:08:04qui est le principal
01:08:05responsable
01:08:06dans cette affaire
01:08:06et bien je pense
01:08:07que ce n'est pas
01:08:07le père de famille
01:08:08c'est le système judiciaire
01:08:10c'est ça le sujet
01:08:11c'est qu'aujourd'hui
01:08:11vous avez une justice
01:08:13qui s'est tellement
01:08:15engoncée
01:08:15dans des renoncements
01:08:16dans de l'idéologie
01:08:17dans un laxisme
01:08:20judiciaire généralisé
01:08:21que vous avez aujourd'hui
01:08:22des pères de famille
01:08:22des français
01:08:23des belges
01:08:24qui n'ont plus confiance
01:08:25dans la justice
01:08:25et qui se disent
01:08:26bah en fait oui
01:08:27moi je ne le justifie pas
01:08:28mais honnêtement
01:08:28je le comprends
01:08:29qui se disent
01:08:29mais de toute manière
01:08:30il vaut mieux
01:08:31que je le fasse moi-même
01:08:31parce que cet homme
01:08:32il ne va pas être jugé
01:08:33ou il va être mal jugé
01:08:34et cette réflexion là
01:08:35on l'entend de plus en plus
01:08:37c'est pour ça
01:08:37qu'il y a une tentation
01:08:38de l'autodéfense
01:08:39c'est pour ça
01:08:39que vous avez plus
01:08:40de problèmes de français
01:08:40qui face aux attaques
01:08:42aux couteaux
01:08:42s'arment de couteaux
01:08:43c'est pour ça
01:08:44que le nombre d'armes à feu
01:08:44est en train d'augmenter
01:08:45dans ce pays
01:08:45parce que vous avez
01:08:46des gens qui se disent
01:08:47je n'ai pas confiance
01:08:48dans la justice de mon pays
01:08:49alors oui
01:08:50je me prépare au pire
01:08:51et vous avez sans doute vu
01:08:52sur les réseaux sociaux
01:08:53la scène d'Esclande
01:08:55qui éclate de ses proches
01:08:56de lui-même
01:08:56quand les 17 ans tombent
01:08:58il y a vraiment
01:08:58la fureur dans la salle
01:08:59d'audience
01:09:01cet homme là
01:09:01est suspecté
01:09:02d'être un récidiviste
01:09:03c'est-à-dire qu'il s'en est pris
01:09:04une fois une personne
01:09:04il a été condamné
01:09:06à une enfant
01:09:06et il est soupçonné
01:09:08d'avoir fait deux autres victimes
01:09:10il est dans un état végétatif
01:09:12il ne s'en prendra plus
01:09:13jamais à personne
01:09:14mais c'était la justice
01:09:15ce que je dis
01:09:16est seulement factuel
01:09:17et la justice
01:09:18a été incapable
01:09:18de faire en sorte
01:09:19qu'il ne s'en prenne
01:09:19plus jamais à personne
01:09:21c'est ce père de famille
01:09:21qui a fait en sorte
01:09:22qu'il ne s'en prenne
01:09:22plus jamais à personne
01:09:23et si la justice
01:09:24l'avait enfermé
01:09:25entre quatre murs à vie
01:09:26le père ne serait pas tombé
01:09:29dans cette forme
01:09:30de violence
01:09:31en filmant la scène
01:09:32en plus et en l'exposant
01:09:33sur les réseaux sociaux
01:09:33donc c'est ce que disait
01:09:35Sébastien
01:09:35c'est-à-dire que si la justice
01:09:36fait son job
01:09:37et met un grand arrêt
01:09:38dès la première fois
01:09:38ce qui est déjà trop tard
01:09:40l'histoire n'est plus la même
01:09:41oui je vous donne la parole
01:09:42Rachel
01:09:42mais je veux juste
01:09:43évoquer aussi le périscolaire
01:09:44et vous allez pouvoir
01:09:45intervenir puisque
01:09:46c'est évidemment lié
01:09:48le périscolaire
01:09:49les plaintes contre Anne Dalgo
01:09:50et son ancien premier adjoint
01:09:52de la part de plusieurs familles
01:09:54qui soupçonnent
01:09:55la municipalité
01:09:56d'avoir été au courant
01:09:57vous avez vu
01:09:58dans les colonnes du point
01:10:00exclusif
01:10:00l'ancienne maire de Paris
01:10:01et son ex-premier adjoint
01:10:02sont visés par trois plaintes
01:10:04pour non-assistance
01:10:05à personne en danger
01:10:05dans le scandale du périscolaire
01:10:07là c'est des dizaines d'enfants
01:10:08des centaines d'enfants
01:10:09Rachel
01:10:10et il y a eu des relax
01:10:11avant l'été
01:10:12donc là encore
01:10:13la justice ne fait pas le job
01:10:14la justice ne croit pas
01:10:15à la parole des enfants
01:10:16on ne croit pas
01:10:17à les enfants dans ce pays
01:10:18il y a deux choses
01:10:19il y a le sujet
01:10:20de la justice
01:10:21le sujet des enfants
01:10:23et je crois que
01:10:24le coeur en fait
01:10:25de ces sujets là
01:10:27c'est la civilisation
01:10:28une justice
01:10:29qui rend des décisions injustes
01:10:32alimente le fait
01:10:33que les personnes
01:10:33se fassent justice
01:10:34elles-mêmes
01:10:35etc
01:10:35par ailleurs
01:10:36une société
01:10:37qui n'écoute pas
01:10:38la parole des enfants
01:10:39c'est aussi
01:10:40une société perdue
01:10:41c'est-à-dire que
01:10:42comment ça se fait
01:10:42qu'en 2026
01:10:43nous mettions
01:10:44nos enfants en danger
01:10:45qu'ils soient
01:10:46à l'école
01:10:47ou dans le cadre
01:10:48du périscolaire
01:10:49alors on va écouter
01:10:51justement une personne
01:10:52d'une association
01:10:53qui alerte sur le périscolaire
01:10:56dans les administrations
01:10:57et bien on se rend compte
01:10:58notamment à Paris
01:10:59dans de très nombreuses affaires
01:11:01nous on le sait
01:11:01qu'il y avait eu
01:11:02des signalements
01:11:03qui ont été
01:11:04laissés pour compte
01:11:06et nous on le sait
01:11:07en particulier
01:11:08puisque précisément
01:11:09quand on a pris
01:11:11contact avec
01:11:11monsieur Bloch
01:11:12dès 2021
01:11:13effectivement
01:11:14on a pensé
01:11:15qu'il y aurait
01:11:17une action
01:11:17et on a su
01:11:19par la suite
01:11:20dans des affaires
01:11:20qui ont suivi
01:11:21que les alertes
01:11:24avaient déjà été données
01:11:25et que rien n'avait été fait
01:11:26donc on ne peut que
01:11:27comprendre les familles
01:11:27nous ne sommes pas étonnés
01:11:29nous ne sommes pas étonnés
01:11:31on en est au début
01:11:32pour Anne Hidalgo
01:11:32on en est au début
01:11:33pour Anne Hidalgo
01:11:34Sébastien Linné
01:11:34dans ce dossier
01:11:35c'est-à-dire que
01:11:36qui peut croire
01:11:37une seule seconde
01:11:38qu'une ville
01:11:39de la taille de Paris
01:11:40qui à la charge
01:11:41de la gestion
01:11:43du périscolaire
01:11:44des animateurs
01:11:45a pu passer
01:11:46à côté
01:11:47de milliers
01:11:48de signalements
01:11:49qui concernaient
01:11:50près de 100 établissements
01:11:52qui concernaient
01:11:53plus d'une centaine
01:11:54d'animateurs
01:11:54on a déjà plus de 100 animateurs
01:11:56qui ont déjà été suspendus
01:11:57et comme vous l'avez dit
01:11:57des centaines d'enfants
01:11:58c'est impensable
01:12:00et d'ailleurs
01:12:00monsieur Bloch
01:12:01qui est l'un des deux
01:12:02concernés par les plaintes
01:12:03l'a plus ou moins reconnu
01:12:04il a parlé de mauvaises habitudes
01:12:05et je mets des grands guillemets
01:12:06je trouve cette expression
01:12:07absolument scandaleuse
01:12:08il dit en effet
01:12:09il y avait des mauvaises habitudes
01:12:10dans la gestion
01:12:11c'est-à-dire qu'on savait
01:12:12que certains animateurs
01:12:13il y avait des suspicions
01:12:15il y avait des avertissements
01:12:15et on les déplaçait
01:12:17d'une école
01:12:18à une autre
01:12:18comme si finalement
01:12:19il suffisait de déplacer
01:12:20l'animateur d'école
01:12:21pour régler le problème
01:12:22donc évidemment
01:12:23qu'ils savaient
01:12:24évidemment qu'il y a eu
01:12:24une non-assistance
01:12:25à personne en danger
01:12:26maintenant le problème
01:12:27c'est qu'il faut qu'ils assument
01:12:28parce que pendant des mois
01:12:29on nous a fait
01:12:31le serpent-mer
01:12:31qui consistait à dire
01:12:32que c'était très nébuleux
01:12:34et finalement
01:12:34c'était un problème
01:12:35presque logistique
01:12:36que les plaintes
01:12:36ne remontaient jamais
01:12:37jusqu'à la mairie
01:12:38c'est totalement faux
01:12:39puisqu'on est sur le dossier
01:12:40des violences sexuelles
01:12:40je vous parlais aussi
01:12:41de ce qui se passe à Ceuta
01:12:42à Ceuta
01:12:43qui est donc l'enclave espagnole
01:12:44évidemment victime
01:12:45de l'invasion migratoire
01:12:47de la part de plusieurs
01:12:48dizaines de milliers
01:12:49de Marocains
01:12:50et il y a des femmes migrantes
01:12:51et ces femmes migrantes
01:12:52sont violées
01:12:55selon la police espagnole
01:12:56il y aurait un à deux viols
01:12:58par jour
01:12:58un à deux viols par jour
01:13:00je crois qu'on va voir
01:13:01l'article du JDD
01:13:02qui mettait justement
01:13:04à la une
01:13:05immigration à Ceuta
01:13:06après l'invasion
01:13:06les viols
01:13:07et il y a aussi
01:13:08des manifestations
01:13:08des espagnols
01:13:09contre cette immigration
01:13:12plus que massive
01:13:13vous voyez le reportage
01:13:14de Jordan Florentin
01:13:15sur place
01:13:17Oui bonjour Gauthier
01:13:18effectivement ici
01:13:19la situation est toujours
01:13:20extrêmement tendue
01:13:22sur les 80 000 clandestins
01:13:23qui sont entrés
01:13:24illégalement
01:13:24sur le territoire espagnol
01:13:25entre le 30 et le 31 juillet
01:13:27vous le voyez
01:13:28derrière moi
01:13:28on parle encore
01:13:29de 5 à 10 000 migrants
01:13:31clandestins
01:13:31qui seraient encore présents
01:13:32sur le territoire espagnol
01:13:34ici on est au niveau
01:13:35du camp de Loma Colmenar
01:13:36c'est à dire juste à côté
01:13:38de la frontière terrestre
01:13:39et maritime
01:13:39par laquelle sont passées
01:13:40ces migrants
01:13:41clandestins
01:13:41et vous le voyez
01:13:42derrière moi
01:13:42ils sont ici en attente
01:13:43d'intégrer des camps
01:13:44des camps de fortune
01:13:45qui ont été installés
01:13:46par les autorités espagnoles
01:13:48mais également
01:13:48par les associations
01:13:49il faut savoir
01:13:50c'est intéressant de le noter
01:13:51que des habitants
01:13:52qui sont à la fois
01:13:53contre l'immigration
01:13:54ont quand même voulu
01:13:55prêter main forte
01:13:55notamment aux femmes
01:13:56les femmes migrantes
01:13:57qui sont venues ici
01:13:58en Espagne
01:13:59pour ne pas les laisser seules
01:14:00démunies face aux hommes
01:14:02des hommes dangereux
01:14:03pour certains
01:14:03puisque la police locale
01:14:04nous parle d'un à deux
01:14:06viols par jour
01:14:07sur ces femmes
01:14:08des camps exprès
01:14:08qui ont été dédiés
01:14:09pour ces femmes isolées
01:14:10ou même été mises en place
01:14:12l'autre chose importante
01:14:13à noter
01:14:14qu'on a pu relever
01:14:14vous l'avez vu
01:14:15sur les images
01:14:15hier soir
01:14:16ici à Suta
01:14:17c'est l'énorme ferveur
01:14:18patriote
01:14:19ce sont des milliers
01:14:20d'Espagnols
01:14:21qui sont descendus
01:14:22dans les rues
01:14:22pour défendre leurs rues
01:14:24les habitations
01:14:25sont pamoisées
01:14:25de drapeaux espagnols
01:14:26qui recouvrent
01:14:27tous les immeubles
01:14:28et beaucoup
01:14:28beaucoup d'Espagnols
01:14:29se révoltent
01:14:31contre cette immigration
01:14:31et on appelle
01:14:32aux français
01:14:33ils demandent de l'aide
01:14:34ils demandent du soutien
01:14:35car ils l'expliquent
01:14:36ici Suta
01:14:37c'est la porte de l'Europe
01:14:38et ce qu'on voit
01:14:39derrière moi
01:14:40c'est ce qui pourra arriver
01:14:41puisqu'il faut l'imaginer
01:14:42ces jeunes hommes
01:14:43n'ont qu'une ambition
01:14:44arriver en Espagne métropole
01:14:46mais également en France
01:14:47et plus loin en Europe
01:14:48c'est affreux
01:14:49évidemment
01:14:50ce qui se passe là
01:14:51Rachel
01:14:51les passeurs
01:14:53traite d'êtres humains
01:14:55puis à la fin
01:14:55les maillons de la chaîne
01:14:56c'est les associations
01:14:57qui parfois font
01:14:57le choix de mettre en scène
01:15:00la misère humaine
01:15:01avec les migrants
01:15:02refusent des logements
01:15:03de la préfecture de police
01:15:04pour mettre en scène
01:15:06ces migrants
01:15:06au cœur de Paris
01:15:07on en parlait ce matin
01:15:08dans 100% Frontières
01:15:09et là les femmes qui sont violées
01:15:10les femmes migrantes
01:15:11qui sont violées
01:15:11un à deux viols par jour
01:15:12de toute façon
01:15:13dans ce genre de drame humain
01:15:15les femmes sont toujours
01:15:16en première ligne
01:15:17que ce soit justement
01:15:18ces vagues de migration
01:15:20ou les théâtres de guerre
01:15:21etc
01:15:22on connaît ces violences
01:15:23mais par contre
01:15:24on n'entend pas
01:15:24les féministes
01:15:25par rapport à eux
01:15:26on n'entend rien du tout
01:15:28comme à chaque fois
01:15:29c'est-à-dire
01:15:30on a beaucoup de situations
01:15:31à travers le monde
01:15:31où les femmes sont violées
01:15:33traitements inhumains
01:15:34et dégradants
01:15:35esclavage sexuel
01:15:36et autres
01:15:37parce que ces femmes-là
01:15:38vous savez
01:15:38dans ces situations
01:15:39humanitaires catastrophiques
01:15:41je pense aux questions
01:15:42de l'eau
01:15:43je pense aux questions
01:15:44de denrées alimentaires
01:15:45et bien elles sont obligées
01:15:46en fait
01:15:47de donner leur corps
01:15:48pour avoir aussi
01:15:50le minimum pour vivre
01:15:51est-ce que vous croyez
01:15:52qu'on a le droit
01:15:53de parler de submersion
01:15:54migratoire
01:15:54pour reprendre le terme
01:15:55de François Béroud
01:15:56à Ceuta
01:15:57Johan Usa
01:15:57il s'est autorisé
01:15:58de parler de submersion
01:15:59migratoire
01:16:00quand on voit les images
01:16:01c'est une invasion
01:16:03c'est une invasion
01:16:04migratoire
01:16:04oui
01:16:04il y a un territoire
01:16:05qui est envahi
01:16:06quand vous avez
01:16:0670 000 personnes
01:16:07qui débarquent
01:16:08en quelques heures seulement
01:16:09dans un territoire
01:16:10qui est quand même
01:16:11un territoire extrêmement petit
01:16:12et que l'ensemble
01:16:13de ces personnes
01:16:13ont l'intention
01:16:14de venir en Espagne
01:16:15en France
01:16:15et partout en Europe
01:16:17et que ça n'est pas
01:16:17la première fois
01:16:18que ça se produit
01:16:18et que ça n'est pas
01:16:19la dernière
01:16:19oui c'est à minima
01:16:21une invasion migratoire
01:16:22c'est la fin
01:16:22de 100% politique
01:16:23du premier 100% politique
01:16:25de l'année
01:16:2621h-23h
01:16:27c'est le rendez-vous
01:16:28le soir
01:16:2811h-13h
01:16:29c'est le rendez-vous
01:16:30le matin
01:16:30avec l'ami Eric Tegner
01:16:32pour 100%
01:16:33d'ailleurs on va pouvoir
01:16:34se paxer
01:16:35avec Clémence Guettet
01:16:37le pax de l'amitié
01:16:39excusez-moi
01:16:40on passe plus de temps
01:16:41l'un avec l'autre
01:16:41qu'avec nos femmes
01:16:42donc c'est peut-être
01:16:43à mon avis
01:16:44ni à la vôtre
01:16:45je prends le conseil
01:16:45de paternité
01:16:48vous imaginez
01:16:48c'est moi qui m'occupe
01:16:50Clémence Guettet
01:16:51veut pas que c'est
01:16:52les amis
01:16:52donc je peux dire
01:16:53il faut être aux émissions
01:16:54ensemble par jour
01:16:55on fait 4h d'antenne
01:16:56par jour ensemble
01:16:57pas que son nom
01:16:57ça ira plus vite quoi
01:16:59Mickaël Dorian
01:16:59bonsoir
01:17:00bonsoir Gauthier
01:17:00alors 23h
01:17:02minuit et demie
01:17:03pourquoi vous faites pas
01:17:0423h à 1h du matin
01:17:05ça serait mieux
01:17:0623h minuit et demie
01:17:07on est là
01:17:07elle arrive
01:17:08attention
01:17:08elle arrive enfin
01:17:09elle est peut-être
01:17:10en train de voler
01:17:11au-dessus de l'Atlantique
01:17:11là d'ailleurs
01:17:12en ce moment
01:17:12quoi donc
01:17:12Céline Dion
01:17:13quoi donc
01:17:14Céline Dion
01:17:15à Paris
01:17:15cette nuit
01:17:16quoi donc
01:17:18je savais pas
01:17:19qu'elle était dans l'avion
01:17:20là
01:17:20absolument
01:17:20elle est dans l'avion
01:17:21les concerts démarrent
01:17:22le 12 septembre
01:17:23Johan je sais qu'il est
01:17:24place Johan ou pas
01:17:25alors je lance un appel
01:17:27solennel
01:17:28à l'ensemble des téléspectateurs
01:17:29à un producteur
01:17:31à quelqu'un qui aurait une place
01:17:32si vous avez des places
01:17:33si vous avez pas une place
01:17:34écrivez moi
01:17:35sur Twitter
01:17:35vous me contactez
01:17:36vous m'envoyez un message
01:17:37on a pas de place
01:17:38on a un très grand fan
01:17:39de Céline Dion
01:17:40qui sera en plateau avec nous
01:17:41donc si quelqu'un a une place
01:17:42écrivez moi
01:17:43quel scandale
01:17:44parce que je ne dors plus la nuit
01:17:45je ne dors plus la nuit
01:17:46je cherche des places partout
01:17:48c'est la prise en otage
01:17:50vous êtes un journaliste
01:17:51de premier plan
01:17:51exactement
01:17:52vous n'avez pas de place
01:17:53non
01:17:53fais moi une place
01:17:55votre réseau est minable
01:17:57normalement vous
01:17:58mais vous devez claquer des doigts
01:17:59vous devez avoir des places
01:18:00tous les soirs
01:18:00le carréant
01:18:015 places
01:18:01voilà
01:18:01Mickaël Dorian
01:18:02il a déjà 4 places
01:18:038
01:18:048 voilà
01:18:04mais alors il fait aussi de la chanson
01:18:06vous faites toujours la matinale
01:18:07sur les chansons
01:18:08alors pas la matinale
01:18:09mais je fais tout
01:18:10oui
01:18:10à un moment donné
01:18:12vous faisiez la matinale
01:18:13sur les chansons
01:18:13ah oui c'est vrai
01:18:14Chante France
01:18:15Chante France
01:18:16vous êtes bien renseigné
01:18:18mais j'ai pas cherché
01:18:20on peut me la donner
01:18:20si vous en voulez pas
01:18:21non en fait on m'a proposé
01:18:23mais c'était trop cher
01:18:24ah ouais
01:18:25ça servait comme ça
01:18:26c'était pas vraiment une invitation
01:18:27fin d'été
01:18:29les impôts arrivent
01:18:29les amis terminais
01:18:31bon
01:18:31soir info
01:18:32tout de suite avec Mickaël Dorian
01:18:34à demain pour Eric Tegner
01:18:35bien sûr
01:18:36dès 11h
01:18:36à 8h30 dans la matinale
01:18:38avec Romain Desarbres
01:18:39je me lève tout
01:18:40parce qu'Eric Tegner
01:18:40il fait le vendredi désormais
01:18:42avec Anthony Favalli
01:18:43ça va pas tenir longtemps
01:18:44moi je vous le dis
01:18:45on va lancer une eau pétillante
01:18:46en Bretagne
01:18:47très prochainement
01:18:48à mon avis le vendredi
01:18:49ça va pas tenir longtemps
01:18:49il y a d'autres projets
01:18:50mais dans deux ans
01:18:50et moi je vous retrouve lundi
01:18:51à 100% frontières
01:18:52et 100% politiques
01:18:53très bon week-end
01:18:54très bon week-end
01:18:56allez à lundi
01:18:57merci
01:18:58merci