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Les Vraies Voix avec Philippe Bilger, président de l'Institut de la parole ; Jean-Marc Dumoulin, maire de Villemur-sur-Tarn ; Frédéric Saliba, spécialiste de la drogue et du narcotrafic ; Pierre Guiraud alias Pierrot Le zygo, créateur de "SAPU 34", le Service d'Aide Politique d'Urgence ; Isabelle Marchand, secrétaire académique dans l’académie de Strasbourg ; Dominique Trinquand, général Expert militaire en géostratégie.

Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##LES_VRAIES_VOIX-2025-09-24##

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News
Transcription
00:00:00Les Vraies Voix Sud Radio, 18h-20h, Cécile Dominibus, Philippe David.
00:00:06Merci de nous accueillir chez vous dans votre voiture, dans votre salle de bain, peut-être à 18h, on prend des douches au bureau ou à la maison, confortablement installé sur son canapé.
00:00:16Philippe David ?
00:00:17Ça va très bien Cécile, je vais te raconter la question mais je l'ai anticipé.
00:00:21Comme à chaque fois, vous ne m'écoutez pas, c'est incroyable, c'est fou.
00:00:25Mais on peut prendre une douche à 18h, c'est une bonne idée.
00:00:28C'est une bonne idée.
00:00:29Avant ou après ?
00:00:30Avant ou après quoi ?
00:00:31Après, c'est quoi Philippe Bilger ?
00:00:35Ça veut dire quoi ?
00:00:36À 18h quand on prend une douche, vous connaissez des personnes, ma chère Cécile, qui prennent une douche à 18h sans motif ?
00:00:49Je te lave ?
00:00:50Oui mais peut-être.
00:00:53J'aurais eu tendance pour une fois à être sur la ligne de Philippe David.
00:00:56D'accord, ok.
00:00:57Donc vous l'avez entendu, Philippe Bilger, suspicieux de la douche à 18h.
00:01:01Jean-Marc Dumoulin est avec nous, maire de Villemur sur Tarn.
00:01:04Bonsoir.
00:01:05Bonsoir monsieur le maire, j'aime dire ça.
00:01:07Et puis on voulait rendre un hommage, appuyé à quelqu'un qu'on aime beaucoup, beaucoup, beaucoup en tout cas.
00:01:13Qui vient de décéder une star, on peut dire vraiment une grande star qui a tourné avec toutes les plus grandes stars d'Hollywood, toutes les stars françaises.
00:01:21Claudia Cardinal qui a tiré sa révérence à 87 ans hier.
00:01:25C'est une légende et on a une vraie voix qui a connu Claudia Cardinal, c'est Philippe Bilger.
00:01:30Non, je ne l'ai pas connu, je l'ai croisé.
00:01:33Ah non, n'entendons-nous, ça n'a pas été un moment considérable de son existence.
00:01:39Mais de la vôtre, oui.
00:01:40La mienne, j'ai été ravi, mais pour d'autres motifs, je l'adore, vraiment.
00:01:46Et nous, on l'avait reçu avec Coé, la méthode Coé, c'était incroyable.
00:01:51C'était une dame, une grande dame en tout cas.
00:01:52Elle était magnifique, grande actrice, elle était mannequin également.
00:01:55Et tellement joviale.
00:01:57Et elle était très joviale.
00:01:58Moi, je n'ai pas eu la chance de la croiser malheureusement.
00:02:01Donc voilà.
00:02:02Elle a connu des pépites sombres dans sa vie.
00:02:05Absolument, absolument.
00:02:07C'est formidable.
00:02:08En tout cas, on pense bien à sa famille et ses amis et à tout, à l'ensemble de ses fans.
00:02:13Allez, au sommaire de cette émission, le grand débat du jour.
00:02:16On va revenir sur ces 30 millions d'euros blanchis,
00:02:18dont 2,4 millions en cas chez 55 logos saisis, un réseau rattaché à la DZ Mafia.
00:02:25Alors, qu'est-parl'en vrai ?
00:02:26Le thon a séché les réseaux de blanchiment d'argent.
00:02:30C'est assez partagé sur Twitter, mais vous dites non à 54%.
00:02:34Et vous, qu'est-ce que vous pensez en penser ?
00:02:36Est-ce que les sommes en jeu vous semblent énormes,
00:02:38celles qui ont été saisies, ou c'est une goutte d'eau dans l'océan ?
00:02:40Venez témoigner au 0826 300 300.
00:02:43Et puis, on croit que c'est terminé, l'amitié entre le maître de Kremlin et Donald Trump,
00:02:48puisque devant l'Assemblée Générale de l'ONU,
00:02:51il a annoncé que l'Ukraine pouvait non seulement gagner la guerre,
00:02:54mais aussi reprendre du territoire à la Russie.
00:02:57Alors, parlons vrai.
00:02:58Comme dit Trump, l'Ukraine peut-elle regagner l'ensemble de son territoire,
00:03:01et même plus, face à la Russie ?
00:03:04Ça vous paraît impossible, à 91%.
00:03:06Alors, est-ce qu'un tel retournement dans cette guerre,
00:03:09qui dure depuis maintenant trois ans et demi, vous semble imaginable,
00:03:12sauf à imaginer un effondrement de l'armée russe ?
00:03:15Venez nous donner votre avis au 0826 300 300.
00:03:18Et revenons-en justement à ce blanchiment d'argent de la DZ Mafia.
00:03:23On va prendre de nouveaux dispositifs pour aller jusqu'au bout.
00:03:26Les opérations de place nette qui ont été décidées fin septembre, début octobre,
00:03:29on en est à plus de 900 interpellations.
00:03:31On va investir certains endroits, certains quartiers,
00:03:34pour faire des interpellations, pour faire des opérations judiciaires.
00:03:36On est en train de travailler justement pour d'abord intervenir beaucoup plus rapidement.
00:03:39Si on se base uniquement sur le répressif, ça n'a jamais marché,
00:03:42ça ne marche pas, ça ne marchera jamais dans aucun pays au monde.
00:03:45Il faut qu'on ait une approche beaucoup plus systématique.
00:03:53Philippe Bilger, c'est quand même l'une des prises les plus incroyables,
00:03:56comme quoi, effectivement, l'argent de la drogue,
00:03:59c'est une des sommes incommensurables.
00:04:01C'est colossal.
00:04:03Alors, évidemment, j'aimerais pouvoir dire,
00:04:07par un élan d'espoir et pour vaincre le blanchiment,
00:04:11en quelque sorte, qu'un jour on y arrivera.
00:04:14Ce que je constate tout de même,
00:04:16c'est qu'aujourd'hui, sans être un spécialiste,
00:04:18ma chère Cécile de la Chose,
00:04:20on met des moyens,
00:04:22on est conscient de la gravité de ce phénomène
00:04:25international et collectif
00:04:28et qu'on a des résultats parfois impressionnants.
00:04:32Je ne suis pas naïf,
00:04:33on n'y arrivera jamais totalement,
00:04:36mais ce qui me rassure,
00:04:37c'est qu'apparemment,
00:04:38il y a une prise de conscience
00:04:40et une concrétisation
00:04:41de la lutte contre le blanchiment
00:04:43et surtout,
00:04:45consciente de la gravité de la Chose.
00:04:47Moi, je crois qu'il faut rendre hommage
00:04:48aux Italiens,
00:04:50puisque quand même,
00:04:51c'est des signalements de la douane italienne,
00:04:53à Guarda de Finanza.
00:04:54Et aux gendarmes français, bien sûr.
00:04:56C'est les douanes et à la fois les contrôles,
00:04:58la police financière,
00:04:59la brigade financière en Italie.
00:05:01Et je crois qu'on peut leur dire merci
00:05:02parce que c'est eux qui ont fait le signalement.
00:05:04Mais quand on voit à quel point c'est complexe,
00:05:06ça se passe avec des Kosovars
00:05:08qui emmènent en Italie,
00:05:09ça passe par les Balkans,
00:05:10ça termine en Turquie,
00:05:11c'est transformé en or.
00:05:12Mais on peut dire que c'est vraiment
00:05:14une industrie,
00:05:16une industrie sale, bien évidemment.
00:05:18Et très intelligente.
00:05:19Et très intelligente
00:05:20pour recycler des sommes sales
00:05:23et en faire de l'argent
00:05:24qui, à mon avis,
00:05:25ne sera jamais propre quand même.
00:05:26Mais ça, c'est mon point de vue.
00:05:28Globalement, quand même,
00:05:29on ne va pas limiter ça,
00:05:30le blanchiment d'argent
00:05:31à l'argent de la drogue.
00:05:32Parce qu'il y a toutes les mafias
00:05:33qui sont dessus.
00:05:34Il ne faut pas se leurrer.
00:05:35La traite humaine,
00:05:37les trafics en tout genre,
00:05:39etc.
00:05:40Moi, je pense quand même qu'aussi,
00:05:41on devrait quand même réfléchir
00:05:43un petit peu en amont,
00:05:44me semble-t-il.
00:05:45Aujourd'hui, on laisse organiser
00:05:46les machines à laver.
00:05:47Alors, les machines à laver,
00:05:48ça s'appelle
00:05:49des épiceries de nuit,
00:05:50ça s'appelle certains kebabs,
00:05:52ça s'appelle certains chinois.
00:05:53Et donc, on sait très très bien
00:05:55que le chiffre d'affaires
00:05:56ne correspond pas du tout
00:05:57à l'activité potentielle,
00:05:59si vous voulez,
00:05:59d'entreprise.
00:06:00Donc, globalement,
00:06:01on n'a pas d'outils de contrôle.
00:06:03Même nous, maires,
00:06:04on n'a pas d'outils de contrôle
00:06:05sur les installations
00:06:06qui peuvent se faire
00:06:07dans nos communes.
00:06:08Alors, j'imagine
00:06:09à plus grande échelle...
00:06:09C'est la fermeture administrative
00:06:11pour vous laisser pas si facile.
00:06:12Il faut qu'il y ait un fait,
00:06:13quand même,
00:06:14un fait avéré.
00:06:16Et donc, à partir de là,
00:06:17c'est vrai que c'est quand même
00:06:18un peu compliqué.
00:06:19On a laissé se développer
00:06:20un réseau tentaculaire
00:06:21et aujourd'hui,
00:06:21on en paye le bricage
00:06:23parce qu'il est clair
00:06:24que c'est aussi des troubles
00:06:26à l'ordre public
00:06:27dans certains endroits
00:06:28et dans certains cas.
00:06:29On avait vu un reportage
00:06:31où des maires, je crois,
00:06:32avaient fermé des boutiques,
00:06:34avaient pris des initiatives,
00:06:36mais je ne crois pas
00:06:37que ce soit fait systématiquement.
00:06:39Non, mais certains
00:06:40se sentent obligés
00:06:40d'acheter le foncier
00:06:41pour pouvoir gérer
00:06:42leur propre locataire.
00:06:43C'est ça qui est compliqué.
00:06:44Clairement.
00:06:45Et puis, on n'a pas
00:06:46de droit de regard
00:06:47sur les installations.
00:06:48Bon, voilà,
00:06:48si une civette
00:06:49est à côté d'une école
00:06:50ou des choses comme ça.
00:06:51Mais après,
00:06:52on n'a pas de droit de regard
00:06:53sur les installations.
00:06:54Nous, on a...
00:06:55Je sais qu'on a eu
00:06:56quelques expériences douloureuses
00:06:57d'épicerie de nuit.
00:06:59On essaye de bloquer
00:07:00un petit peu les règles du jeu
00:07:01et de qualifier un petit peu
00:07:03ceux qui peuvent s'installer,
00:07:03mais on sait très bien
00:07:04que ça ne fonctionne pas.
00:07:05Puis, de toute façon,
00:07:06la gendarmerie nous aide
00:07:07beaucoup dans l'anticipation
00:07:09de ces problèmes.
00:07:09Mais ce qu'il y a
00:07:10de très intéressant,
00:07:11c'est que la DZ mafia,
00:07:12DZ, c'est le code de l'Algérie
00:07:14en termes internationaux.
00:07:16Ce n'est pas que des Algériens.
00:07:17Il y a des Kosovars,
00:07:18il y a des Turcs,
00:07:19il y a vraiment de tout.
00:07:20C'est vraiment des mafias.
00:07:22C'est une toile d'araignée gigantesque.
00:07:23Quand on parlait des mafias,
00:07:25on pensait en général
00:07:26aux mafias siciliennes,
00:07:28napolitaines,
00:07:29la Camorra,
00:07:29la Drangueta, etc.
00:07:31ou alors les triades chinoises,
00:07:33etc.
00:07:33Là, c'est encore autre chose.
00:07:34Les Russes, un peu.
00:07:35Les mafias des Balkans,
00:07:38les mafias balkaniques,
00:07:39la mafia Kosovar, etc.
00:07:41Mais là,
00:07:41c'est vraiment tentaculaire.
00:07:44Et il y a quand même
00:07:44une question qui se pose,
00:07:45à mon avis.
00:07:46Comment est-ce que des pays,
00:07:47alors un pays comme la Turquie,
00:07:48qui espère entrer dans l'Europe
00:07:50depuis quand même
00:07:50un certain nombre d'années,
00:07:52comment est-ce qu'il peut laisser
00:07:53de telles sommes
00:07:54se faire blanchir ?
00:07:54Parce que, excusez-moi,
00:07:55quand vous avez de telles sommes
00:07:56qui arrivent,
00:07:57je pense que ça doit un peu
00:07:59titiller les banquiers
00:08:01qui les reçoivent, non ?
00:08:02Peut-être,
00:08:02c'est petit à petit.
00:08:04Même petit à petit.
00:08:0655 kilos d'or, etc.
00:08:08C'est quand même...
00:08:08Huiler les articulations,
00:08:09mon cher Philippe.
00:08:11Je connaissais la version
00:08:12huiler les relations sociales.
00:08:13Ça avait été dit
00:08:14par un leader patron
00:08:15d'allier il y a quelques années
00:08:16pour parler des syndicats.
00:08:17En tout cas,
00:08:17ça devrait leur mettre un coup.
00:08:18Des banquiers,
00:08:19guerres, crepuleux.
00:08:21Un coup au moral.
00:08:22Allez, vous restez avec nous.
00:08:23On fait une petite pause.
00:08:24On revient dans un instant.
00:08:26et on en parlera
00:08:27avec un spécialiste
00:08:29de la drogue
00:08:29et du narcotrafic.
00:08:30Frédéric Sabilla
00:08:31sera avec nous
00:08:32pour nous expliquer
00:08:33justement comment ça fonctionne.
00:08:35Restez avec nous.
00:08:36On revient dans un instant.
00:08:37A tout de suite.
00:08:38Et autour de cette table,
00:08:51Philippe Bilger,
00:08:51bien entendu,
00:08:52Jean-Marc Duboulin,
00:08:53maire de Villemur-sur-Tarn,
00:08:54et vous,
00:08:54au 0800 26 300 300
00:08:57et on revenait
00:08:57sur les 30 millions d'euros
00:08:58blanchis,
00:08:59dont 2,4 millions
00:09:01en cash
00:09:01et 55 lingots d'or saisis.
00:09:04Juste avant,
00:09:06l'info,
00:09:07on n'y croit pas
00:09:08dans quelques instants ?
00:09:10Exaspéré par le comportement
00:09:12des députés,
00:09:12un homme envoie
00:09:13600 préservatifs
00:09:14à l'Assemblée Nationale.
00:09:15On va en parler
00:09:16dans quelques instants.
00:09:19En attendant,
00:09:20en attendant...
00:09:21Philippe David
00:09:22qui faisait un conseil
00:09:23de sujet.
00:09:23Non, non, non,
00:09:24il l'a trouvé tout seul.
00:09:25Absolument tout seul.
00:09:27Frédéric Saliba
00:09:28est avec nous,
00:09:29un spécialiste
00:09:30de la drogue
00:09:30et du narcotrafic.
00:09:31Bonsoir,
00:09:32merci d'avoir accepté
00:09:33notre invitation
00:09:34à Sud Radio.
00:09:35C'est certainement
00:09:37l'une des plus grosses prises
00:09:38de la gendarmerie.
00:09:42Oui,
00:09:42alors c'est très impressionnant
00:09:43parce qu'on a rarement,
00:09:46en fait,
00:09:46quelque part,
00:09:47on s'attaque rarement
00:09:48au bas de laine
00:09:48du crime organisé.
00:09:50On sait que c'est
00:09:51le nerf de la guerre.
00:09:52Et là, quand même,
00:09:5355 kilos d'or.
00:09:55Alors, ce qui est assez intéressant,
00:09:56c'est qu'en fait,
00:09:56dans le circuit du blanchiment,
00:09:58on serait au début,
00:09:59en fait,
00:09:59on collecte.
00:10:00Parce qu'évidemment,
00:10:01quand on achète
00:10:02de la drogue,
00:10:03c'est en petite coupure.
00:10:04Il faut transformer
00:10:05cette petite coupure.
00:10:06Et l'or est un très bon moyen.
00:10:08Il y a ça
00:10:09qui est très intéressant.
00:10:10Et puis,
00:10:10l'autre élément
00:10:10qui, moi,
00:10:11m'intéresse particulièrement,
00:10:12c'est que c'est un réseau international.
00:10:14Ça se faisait en Italie.
00:10:15Ça implique d'autres pays.
00:10:17La Turquie.
00:10:18Et là,
00:10:19enfin,
00:10:20on commence à réaliser
00:10:21qu'en fait,
00:10:22le narcotrafic,
00:10:23autant du côté des drogues
00:10:24que du côté du blanchiment
00:10:26à la fin de la chaîne,
00:10:27se passe au niveau international
00:10:28et pas national.
00:10:30Et ça,
00:10:31je trouve que c'est très intéressant.
00:10:34C'est obligé.
00:10:35Est-ce que,
00:10:36pardon,
00:10:37je sais à peu près
00:10:38ce qu'est le blanchiment,
00:10:39mais je me demande
00:10:40si parfois,
00:10:41on ne donne pas
00:10:43une vision trop complexe.
00:10:46Est-ce que vous accepteriez
00:10:47le fait que blanchir,
00:10:50c'est finalement
00:10:50tenter à toute force
00:10:52de mettre de l'argent propre
00:10:54dans des...
00:10:55De l'argent sale,
00:10:56pardonnez-moi,
00:10:57dans des activités propres ?
00:11:00Est-ce que vous diriez
00:11:01que c'est une définition acceptable ?
00:11:05Cette question...
00:11:06Vous me la posez moi-même ?
00:11:07Oui, oui, oui.
00:11:08Eh bien, écoutez,
00:11:08oui, oui.
00:11:09Je trouve que c'est une bonne définition.
00:11:13Elle n'est sans doute pas complète
00:11:14dans le sens où cet argent
00:11:16peut fuir et être utilisé,
00:11:19être blanchi,
00:11:20mais il revient
00:11:20d'une manière ou d'une autre.
00:11:22Il revient.
00:11:23Et surtout,
00:11:24en fait,
00:11:24on s'aperçoit
00:11:25que dans certains pays,
00:11:27la notion,
00:11:28en tout cas,
00:11:28d'argent propre,
00:11:29d'argent sale,
00:11:30est une notion
00:11:30beaucoup plus floue,
00:11:32en fait,
00:11:32que chez nous.
00:11:33Et là,
00:11:34vous vous imaginez bien
00:11:35que ces kilos d'or
00:11:36n'étaient pas destinés
00:11:37à la France.
00:11:39Les commanditaires,
00:11:41les grands barons de la drogue,
00:11:43d'ailleurs,
00:11:43ne sont pas en France.
00:11:45Ils sont souvent à Dubaï,
00:11:47ils sont dans des paradis fiscaux,
00:11:49ils vivent à l'extérieur.
00:11:50Ils ne sont pas fous,
00:11:51vous voyez ?
00:11:52Donc,
00:11:52c'est vrai qu'on a un peu
00:11:53l'impression,
00:11:54alors moi,
00:11:54les policiers me disent toujours
00:11:55qu'ils ont l'impression,
00:11:56en fait,
00:11:56de vider l'océan
00:11:57à la petite cuillère,
00:11:58c'est-à-dire que ces 55 kilos d'or
00:12:00qui peuvent nous paraître importants,
00:12:02et qu'ils le sont,
00:12:03sont au niveau
00:12:04du chiffre d'affaires,
00:12:07du narcotrafic,
00:12:08et que le narcotrafic,
00:12:09pas les autres secteurs,
00:12:10tournent autour de 3,5 milliards,
00:12:126 milliards,
00:12:13en fait,
00:12:13d'euros par an
00:12:14pour la France.
00:12:15France,
00:12:15c'est énorme.
00:12:16Les chiffres,
00:12:17au niveau mondial,
00:12:18décollent.
00:12:19L'ONU parle de 250 milliards par an,
00:12:22mais c'est vraiment
00:12:23une vision minima,
00:12:24a minima.
00:12:25Les autres évaluations,
00:12:26double,
00:12:27voire triple,
00:12:28et donc,
00:12:29en effet,
00:12:29c'est énormément d'argent.
00:12:30Cet argent,
00:12:31il circule.
00:12:32Moi,
00:12:32ce qui me rassure,
00:12:33c'est que cet argent
00:12:34était un peu le parent pauvre
00:12:35de la lutte
00:12:36contre le narcotrafic,
00:12:38et là,
00:12:39on sent quand même,
00:12:40et j'espère qu'il y aura
00:12:41un avant,
00:12:41un après,
00:12:42c'est-à-dire que ces saisies
00:12:43vont se multiplier,
00:12:45et là,
00:12:45on pourra dire,
00:12:46oui,
00:12:46en effet,
00:12:47les gouvernants commencent vraiment
00:12:48à s'attaquer.
00:12:49D'accord.
00:12:51Vas-y,
00:12:51Philippe.
00:12:51Oui,
00:12:52j'ai une question,
00:12:52on parle souvent des narco-États,
00:12:54est-ce que les pays
00:12:55qui blanchissent l'argent,
00:12:56est-ce qu'il y a des,
00:12:57pas des narco-États,
00:12:58mais des narco-blanchiments États ?
00:13:01Je ne sais pas comment le dire,
00:13:03Frédéric Saliba.
00:13:04Des narco-blanchisseurs.
00:13:05Des narco-blanchisseurs,
00:13:06c'est ça.
00:13:06Voilà.
00:13:06Alors,
00:13:07heureusement,
00:13:08nous sommes en France,
00:13:09donc je peux parler librement,
00:13:10et je vais pouvoir en mentionner.
00:13:12On serait ailleurs.
00:13:12Moi,
00:13:12j'ai été longtemps correspondant au Mexique,
00:13:14j'aurais évité de mentionner trop
00:13:16directement certains États.
00:13:17Mais vous avez en effet,
00:13:18alors le Venezuela est en ce moment
00:13:20en ligne de mire des États-Unis
00:13:22par rapport justement
00:13:24à des accusations
00:13:25concernant directement Maduro,
00:13:27le président vénézuélien,
00:13:28qui serait en fait
00:13:29à la tête d'un cartel de la drogue,
00:13:31figurez-vous.
00:13:32Et pourquoi,
00:13:32en fait,
00:13:33c'est tout simple,
00:13:34c'est qu'en fait,
00:13:35ça permet,
00:13:36et d'ailleurs,
00:13:36je peux mentionner
00:13:37que le Mexique aussi
00:13:39est en ce moment
00:13:40en fait dans la tourmente,
00:13:41non pas pour sa présidente,
00:13:43mais pour des collaborateurs
00:13:44proches de l'ancien président,
00:13:46la présidente est sa dauphine,
00:13:49donc elle est liée,
00:13:51et en effet,
00:13:51ils sont mis en cause
00:13:52d'être directement
00:13:53des têtes de cartel.
00:13:54Et donc,
00:13:55quand on parle de narco-État,
00:13:56l'expression n'est pas galvaudée,
00:13:58je peux vous le dire,
00:13:59et on commence à s'apercevoir,
00:14:00alors souvenez-vous,
00:14:01il y a quelques années,
00:14:02HSBC,
00:14:02la grande banque mondiale,
00:14:04était mise en cause
00:14:05pour du blanchiment d'argent direct,
00:14:06des cartels de la drogue
00:14:08avec l'accord de la banque.
00:14:09L'argent, évidemment,
00:14:11est très corrupteur,
00:14:13et donc il faut avoir ça en tête,
00:14:16oui,
00:14:17il existe des narco-États
00:14:18dans le monde.
00:14:18Fabrice Saliba,
00:14:20est-ce que,
00:14:21soyons clairs,
00:14:23est-ce que ça déstabilise un peu
00:14:25le trafic de ce qui vient de se passer ?
00:14:28Est-ce que c'est une pierre,
00:14:29enfin,
00:14:29est-ce que c'est effectivement léger,
00:14:33ou est-ce que ça va quand même,
00:14:34on a l'impression que
00:14:35dès qu'on touche un peu
00:14:36au trafic en drogue,
00:14:38tout à coup,
00:14:38ils se replient,
00:14:39ils disparaissent un peu
00:14:40et ils reviennent plus tard ?
00:14:41Est-ce que ça va changer quelque chose
00:14:43pendant au moins quelques semaines ?
00:14:45Alors,
00:14:45c'est un coup donné,
00:14:47vous savez,
00:14:47la bataille est longue
00:14:49et ce n'est qu'un coup donné.
00:14:51Il faut savoir
00:14:52que les organisations mafieuses
00:14:53ont un sacré jeu de jambes,
00:14:54elles s'adaptent très très vite,
00:14:56elles ont des très bons informateurs,
00:14:58et il y a,
00:14:58en fait,
00:14:58dans la logique mafieuse
00:15:00des pertes.
00:15:01Il faut comprendre
00:15:01que les saisies
00:15:02sont,
00:15:04en fait,
00:15:04programmées,
00:15:05et donc,
00:15:07aujourd'hui,
00:15:07c'est vrai que ça touche
00:15:08le bas de laine,
00:15:08on le voyait très peu
00:15:09et encore une fois,
00:15:10c'est comme ça
00:15:11qu'on y arrivera,
00:15:11moi j'en suis persuadé
00:15:12puisque la seule motivation
00:15:14des narcotraficants,
00:15:15c'est l'argent,
00:15:15donc autant attaquer l'argent,
00:15:16mais en effet,
00:15:19c'est une goutte d'eau,
00:15:20je parlais des chiffres,
00:15:216 milliards d'euros par an,
00:15:23alors imaginez
00:15:24quelques dizaines
00:15:26de millions d'euros
00:15:26saisis,
00:15:28oui,
00:15:28enfin,
00:15:29c'est une prise,
00:15:30ce n'est pas rien,
00:15:31d'autant qu'on parle quand même
00:15:32de la DZ Mafia
00:15:33qui est l'organisation mafieuse,
00:15:35ou en tout cas,
00:15:35l'organisation,
00:15:36je ne dirais pas mafieuse,
00:15:37je dirais criminelle,
00:15:38la plus,
00:15:40en tout cas,
00:15:40médiatisée en ce moment,
00:15:41donc ce n'est pas forcément mauvais,
00:15:43et puis encore une fois,
00:15:44il y a des collaborations
00:15:45entre polices
00:15:45qui sont quand même très intéressantes
00:15:47dans le cas actuel,
00:15:48et qu'on peut justement
00:15:50mettre au bénéfice,
00:15:51justement,
00:15:52de l'action policière
00:15:53qui encore une fois
00:15:54est toujours
00:15:55après coup,
00:15:56vous voyez ce que je veux dire,
00:15:57c'est-à-dire qu'on a démantelé
00:15:58un réseau,
00:15:59vous pouvez imaginer
00:15:59que directement
00:16:00il y a un autre réseau,
00:16:01et puis l'autre élément important,
00:16:02c'est que l'or n'est qu'un
00:16:04des moyens
00:16:05de blanchir l'argent,
00:16:06il y a plein d'autres possibilités,
00:16:08et donc,
00:16:09en effet,
00:16:09Oui, les commerces,
00:16:10ce qu'on disait tout à l'heure,
00:16:11et j'en passe.
00:16:12L'immobilier,
00:16:12les diamants.
00:16:13Oui, et puis vous avez aussi
00:16:16des circuits,
00:16:17il faut voir par exemple
00:16:18les envois de fonds
00:16:21des migrants,
00:16:21vous voyez,
00:16:22dans leur pays,
00:16:23sont même des sources
00:16:24d'argent énormes,
00:16:26et en effet,
00:16:27les narcotraffiquants
00:16:27ont l'habitude
00:16:28d'envoyer en fait
00:16:29de l'argent
00:16:29par des individus,
00:16:31des petites mains,
00:16:33comme on dit,
00:16:33et il y a plein plein
00:16:34de manières
00:16:35de blanchir de l'argent,
00:16:36on vient emporter une,
00:16:38c'est quand même intéressant,
00:16:39il faut le féliciter.
00:16:40Oui, absolument.
00:16:41Merci beaucoup Frédéric Saliba
00:16:42d'avoir accepté notre invitation,
00:16:44vous êtes spécialiste de la drogue,
00:16:46et du narcotrafic,
00:16:47et tout de suite,
00:16:48on n'y croit pas.
00:16:50Et donc,
00:16:52François Louis,
00:16:53il envoie des préservatifs
00:16:54aux députés
00:16:54pour dénoncer la dérive
00:16:55du comportement des élus.
00:16:57Alors moi,
00:16:57je n'envoie rien,
00:16:58je n'envoie pas de préservatif.
00:16:59En revanche,
00:17:00Durex a créé
00:17:01le préservatif
00:17:02qui donne envie,
00:17:03lui a décidé
00:17:04d'en envoyer 600
00:17:05au Palais Bourbon.
00:17:06Exaspéré par les députés,
00:17:08un habitant de Leroux
00:17:09a donc fait livrer
00:17:10des capotes
00:17:11aux élus,
00:17:12histoire dit-il
00:17:12de les empêcher
00:17:13de se reproduire.
00:17:15Derrière ce coup d'éclat,
00:17:16Pierre Guiraud,
00:17:17alias Pierrot le zigot,
00:17:19un habitué
00:17:19des actions coup de poing,
00:17:21puisqu'en 2019,
00:17:22il avait déjà expédié
00:17:23un pyjama
00:17:24des Dalton
00:17:25à la prison de la santé
00:17:26pour Patrick Balkany.
00:17:28Cette fois,
00:17:28il a décidé
00:17:29de s'attaquer
00:17:29aux parlementaires
00:17:30pour exprimer
00:17:31son ras-le-bol,
00:17:32un geste symbolique,
00:17:33mais aussi un clin d'œil
00:17:34grinçant.
00:17:35Quand les débats
00:17:36deviennent stériles,
00:17:37lui propose carrément
00:17:38de les sécuriser.
00:17:39Nous sommes donc
00:17:40avec Pierre Guiraud,
00:17:41alias Pierrot le zigot.
00:17:42Dites-nous,
00:17:43qu'est-ce qui vous a poussé
00:17:44déjà à envoyer
00:17:45ces 600 préservatifs ?
00:17:46Est-ce que c'est pour
00:17:47les empêcher
00:17:47de se reproduire vraiment ?
00:17:49Oui, en fait,
00:17:51mon raisonnement,
00:17:52moi,
00:17:53c'est qu'ils se gavent,
00:17:54ils nous prennent
00:17:55pour des cons,
00:17:55on ne manquerait plus
00:17:56qu'on les laisse tranquilles.
00:17:57Et comment
00:17:58cette idée m'est arrivée,
00:17:59c'est en écoutant
00:18:00la radio justement.
00:18:01J'ai entendu
00:18:03tellement d'honneurie
00:18:04et la dernière fois,
00:18:06c'était Sandrine Rousseau
00:18:07qui racontait,
00:18:07je ne me rappelle plus
00:18:08tellement la sortie,
00:18:10et dans ma tête,
00:18:10je me suis dit,
00:18:11putain,
00:18:11mais il ne faut pas
00:18:12qu'ils fassent de miffes
00:18:13ces gens-là.
00:18:14Et le soir,
00:18:14à rentrer à la maison,
00:18:15je tape voir
00:18:16combien il y a
00:18:16de descendants,
00:18:17de fils de députés
00:18:18ou tout,
00:18:18et je trouve qu'il y en a
00:18:19de plus en plus.
00:18:20Et donc,
00:18:20je me suis dit,
00:18:21vu le niveau,
00:18:22il faut arrêter l'hémorragie,
00:18:23il faut prendre le mal
00:18:24à la source,
00:18:25pas le soigner.
00:18:26Voilà.
00:18:26C'est pas hémorragique,
00:18:27généralement,
00:18:28mais enfin...
00:18:29Et les retours,
00:18:31quand vous envoyez ça,
00:18:32vous avez des retours
00:18:33ou pas du tout ?
00:18:35Vous parlez des retours
00:18:36de cafote
00:18:36ou des retours de...
00:18:37Non.
00:18:38Non.
00:18:41Non.
00:18:43Pierre,
00:18:43est-ce que vous avez
00:18:45des courriers ?
00:18:47Est-ce que,
00:18:48voilà,
00:18:48est-ce qu'il y a un moment donné,
00:18:50c'est de la provocation ?
00:18:51Est-ce que quelqu'un
00:18:52vous écrit ?
00:18:53Est-ce que vous avez un lien
00:18:54avec ces gens-là
00:18:55ou pas du tout ?
00:18:56Non, non.
00:18:56Pour le moment,
00:18:57j'ai lu des centaines
00:18:58et des centaines
00:18:58parce que ça a fait
00:18:59un petit peu le tour de face.
00:19:01Oui.
00:19:01Des centaines de commentaires,
00:19:02j'en ai pas eu un seul,
00:19:04un seul de négatif.
00:19:06Mais vraiment pas un
00:19:07alors que je croyais
00:19:08que j'allais me faire allumer
00:19:09moi aussi.
00:19:10Et en fait,
00:19:11non,
00:19:11les gens,
00:19:12ils comprennent.
00:19:12En fait,
00:19:13je généralise,
00:19:13ils ont compris
00:19:14que j'ai généralisé.
00:19:15Ils ont compris,
00:19:16ça,
00:19:16ça fait longtemps
00:19:17que l'assemblée,
00:19:20plus ça va,
00:19:20plus on est au niveau
00:19:23décent,
00:19:24que ce soit par le comportement,
00:19:25par leur attitude,
00:19:26ou par les propositions
00:19:27qu'ils font.
00:19:28Et donc,
00:19:29du coup,
00:19:29voilà quoi.
00:19:30Moi,
00:19:30je ne peux pas rester
00:19:31sans rien faire.
00:19:32Je ne cherche pas.
00:19:33Les idées,
00:19:34c'est les idées
00:19:34qui me trouvent naturellement.
00:19:36La loi et du Rex,
00:19:38mais c'est la loi.
00:19:41Le débat n'a pas capoté.
00:19:43Finalement,
00:19:43il faut vraiment
00:19:44l'éducation sexuelle
00:19:45en privé.
00:19:46Absolument.
00:19:46En tout cas,
00:19:47j'espère que du Rex
00:19:48vous les a offerts.
00:19:49Merci beaucoup,
00:19:49Pierre Guirault,
00:19:51alias Pierrot,
00:19:51le zigot.
00:19:52Merci d'avoir accepté
00:19:53notre invitation.
00:19:54Ça fait un peu de sourire,
00:19:56même si sur le fond,
00:19:57la colère est bien là
00:19:58et on l'a bien comprise.
00:19:59Merci beaucoup,
00:20:00Pierre Guirault.
00:20:01Vous restez avec nous
00:20:02dans un instant.
00:20:02dans le tour de table
00:20:03de nos vrais voix,
00:20:04Philippe Bilger.
00:20:05Alors,
00:20:05apparemment,
00:20:06les manifestations
00:20:07qui marchent bien
00:20:09ne plaisent pas aux médias.
00:20:11Avec vous,
00:20:12Philippe David ?
00:20:12Trois au QTF,
00:20:13onze condamnations,
00:20:14mais on reste quand même
00:20:15en France
00:20:16et on peut violer deux femmes.
00:20:17Jean-Marc Dumoulin ?
00:20:18Une société qui se fragmente
00:20:20de plus en plus.
00:20:20On a eu une rupture
00:20:21entre l'État,
00:20:22les gouvernants
00:20:23et la population
00:20:23et maintenant,
00:20:24c'est entre citoyens eux-mêmes.
00:20:26Allez,
00:20:26restez avec nous,
00:20:27j'allais dire,
00:20:28quittez pas,
00:20:28mais c'est ça,
00:20:29quittez pas,
00:20:29on revient dans un instant.
00:20:30Je dépose le téléphone
00:20:31et allez-y,
00:20:320826 300 300,
00:20:34on revient dans un instant.
00:20:34A tout de suite.
00:20:35Sud Radio.
00:20:36Sud Radio.
00:20:37Parlons vrai.
00:20:38Parlons vrai.
00:20:38Sud Radio.
00:20:39Les vrais voix Sud Radio.
00:20:4218h-20h,
00:20:43Cécile Dominibus,
00:20:44Philippe David.
00:20:45Et on vous souhaite
00:20:46la bienvenue,
00:20:46on est ravis de vous accueillir
00:20:47le numéro de téléphone
00:20:480826 300 300.
00:20:50Si vous voulez,
00:20:50bien entendu,
00:20:51débattre avec nous,
00:20:52vous pouvez nous retrouver
00:20:52sur Twitter,
00:20:53Facebook,
00:20:54Instagram,
00:20:54TikTok,
00:20:55un peu partout
00:20:55sur cette plateforme
00:20:57d'opinion et de débat
00:20:58et sur notre chaîne YouTube.
00:20:59bien entendu,
00:21:00avec Philippe Bilger aujourd'hui,
00:21:01Jean-Marc Dumoulin,
00:21:02maire de Villemur-sur-Tarn
00:21:03et vous.
00:21:05Et nous reviendrons
00:21:06dans quelques instants
00:21:07sur ce collégien
00:21:12qui a poigné
00:21:13une enseignante
00:21:16dans l'enceinte
00:21:17de l'école,
00:21:18un élève de 14 ans
00:21:19dont pour l'instant
00:21:20qui est dans une situation
00:21:24un petit peu compliquée.
00:21:25Voilà,
00:21:25on en parle dans un instant
00:21:26en attendant
00:21:27le tour de table
00:21:28de l'actu des vraies voix.
00:21:30Mais maniez-vous le tronc,
00:21:31on va bientôt se mettre à table.
00:21:32Tout de suite,
00:21:32ça a commencé ?
00:21:33Oui.
00:21:33L'émission a commencé ?
00:21:34C'est ce que je viens de dire.
00:21:36Excusez-moi,
00:21:36je ne savais pas
00:21:37que l'émission avait commencé.
00:21:38Ah, d'accord.
00:21:40Le tour de table
00:21:40de l'actualité.
00:21:42Et on va commencer par vous,
00:21:43Philippe Bilger.
00:21:44Alors, Cécile,
00:21:46les manifestations
00:21:48du 10 et 18 septembre
00:21:50ont été
00:21:52un relatif succès
00:21:54sur le plan
00:21:55du maintien de l'ordre
00:21:56grâce aux ministres
00:21:57de l'Intérieur
00:21:58et aux forces
00:21:59de l'ordre impressionnantes
00:22:01qui ont permis
00:22:01de contrôler
00:22:02ceux qui voulaient
00:22:04se livrer
00:22:04à des violences.
00:22:05Très bien.
00:22:06Mais joli ce matin
00:22:08ou oui ce matin
00:22:09dans Le Monde,
00:22:11donc quelques jours
00:22:12après le succès
00:22:13des maintiens
00:22:14de l'ordre
00:22:15que ces manifestations
00:22:17ont été émaillées
00:22:18de violences policières.
00:22:21Ce qui m'a frappé,
00:22:22c'est que lorsque
00:22:23des policiers
00:22:25sont parfois massacrés
00:22:27dans les manifs,
00:22:28on ne vient pas
00:22:29des jours après
00:22:30évoquer
00:22:31ces terribles traumatismes
00:22:34qu'ils auraient pu subir.
00:22:35En revanche,
00:22:36là,
00:22:37alors que personne
00:22:38ne parle
00:22:39de l'ombre
00:22:40d'une violence,
00:22:41quelques jours après,
00:22:42on a le média
00:22:43contestable
00:22:45et irremplaçable
00:22:46qu'est Le Monde
00:22:47qui vient dire
00:22:47« Ah mais attention,
00:22:49on croit que ça
00:22:50s'est bien passé
00:22:50mais il y a eu
00:22:51des violences policières. »
00:22:53C'est exaspérant
00:22:54cette manière
00:22:55de vouloir
00:22:56à tout prix
00:22:57que la police
00:22:58soit coupable
00:22:59même quand elle ne l'est pas.
00:23:00Pour le monde,
00:23:01la police a toujours tort
00:23:02mais on est tellement
00:23:03habitués que Le Monde
00:23:05qui est cité
00:23:05comme le candidat
00:23:06référent se trompe.
00:23:08Je vous rappelle
00:23:08qu'il y a pile 50 ans
00:23:09ils encensaient
00:23:10les Khmers Rouges
00:23:11en disant
00:23:11que c'était
00:23:11les libérateurs
00:23:12du Cambodge
00:23:13donc le monde
00:23:13est dans le naufrage
00:23:14permanent
00:23:15depuis des années.
00:23:16Aucune surprise
00:23:17pour moi.
00:23:18Globalement,
00:23:19depuis des années,
00:23:19on satanise
00:23:20la police
00:23:20et la gendarmerie
00:23:22qui effectivement
00:23:23ont quand même
00:23:24ce rôle de protection
00:23:25des populations.
00:23:25Si les manifestations
00:23:27sont bien déroulées,
00:23:29effectivement,
00:23:29comme vous l'aviez évoqué
00:23:30tout à l'heure,
00:23:30j'ai pensé quand même
00:23:31à ce qui s'est passé
00:23:32et ce que vous disiez
00:23:32tout à l'heure,
00:23:33Cécile,
00:23:33c'est ce jeune-là
00:23:34qui a blessé
00:23:36cette enseignante
00:23:37et qui s'est donnée la mort.
00:23:38C'est les gendarmes
00:23:39qui lui ont maintenu la vie
00:23:41pour pouvoir le transférer
00:23:42aujourd'hui
00:23:42avec effectivement
00:23:43un État
00:23:43avec un pronostic
00:23:45engagé.
00:23:46Mais globalement,
00:23:47c'est aussi les gendarmes.
00:23:48Je crois qu'il faut
00:23:49qu'on arrête de penser
00:23:49qu'il y a toujours
00:23:51le mauvais côté de la face
00:23:52et de toute façon,
00:23:53la culpabilité,
00:23:54mon cher,
00:23:55c'est quand même
00:23:56toujours unilatéral.
00:23:57Il y a toujours
00:23:58un coupable.
00:23:59Et c'est souvent le même.
00:24:01Voilà.
00:24:02Philippe David,
00:24:03le procès de migrants
00:24:04centrafricains
00:24:05sous OQTF.
00:24:06Oui, alors c'est un procès
00:24:07pour deux viols.
00:24:08Le viol de Claire Géronimier
00:24:10et d'une autre femme,
00:24:11Mathilde,
00:24:11qui a été commis
00:24:12le même jour
00:24:12il y a quasiment
00:24:13pile deux ans.
00:24:14C'était en novembre 2023.
00:24:16Alors, ce qui pose question,
00:24:17c'est que le violeur
00:24:18avait quand même
00:24:19sur lui
00:24:19trois OQTF.
00:24:21Pas une, pas deux.
00:24:22Trois OQTF
00:24:22et déjà onze condamnations
00:24:24pour violences,
00:24:25agressions sexuelles.
00:24:25Enfin, un palmarès
00:24:26long comme le bras
00:24:28et qu'il n'a
00:24:29jamais été expulsé.
00:24:31Alors, je crois déjà
00:24:31qu'il faudrait rebaptiser
00:24:32OQTF, IQTF,
00:24:34invitation à quitter
00:24:36le territoire français
00:24:37comme a priori
00:24:38c'est au bon vouloir
00:24:39de la personne.
00:24:41Mais le pire,
00:24:42c'est que Claire Géronimie
00:24:43que je connais
00:24:44a fondé après son viol
00:24:45une association
00:24:46qui s'appelle
00:24:47Éclat de Femmes
00:24:48pour venir en aide
00:24:49aux femmes violées.
00:24:51Eh bien,
00:24:51elle a été insultée,
00:24:53mise plus bas que terre
00:24:54par les féministes.
00:24:56Pourquoi ?
00:24:57Parce qu'elle a dit
00:24:57qu'il était sous OQTF,
00:25:00qu'il n'avait rien
00:25:00à faire en France
00:25:01et donc elle s'est faite
00:25:02traiter de raciste
00:25:03par ces mêmes
00:25:04pseudo-féministes
00:25:05qui ne pensent que
00:25:07seuls les violeurs
00:25:08peuvent être des mâles blancs.
00:25:09Mais alors,
00:25:10elle a le mauvais profil
00:25:10de victime,
00:25:11c'est une femme blanche
00:25:12et l'autre a le bon profil
00:25:13puisque c'est un racisé
00:25:14pour citer les gens
00:25:16de LFI
00:25:17qui adorent parler
00:25:17de racisé.
00:25:18Ils ne sont pas les seuls.
00:25:19Europe Écologie,
00:25:20Les Verts, etc.
00:25:21en parlent.
00:25:22Alors,
00:25:22moi,
00:25:22je suis outré
00:25:23qu'un type
00:25:24qui avait un tel palmarès
00:25:25soit resté chez nous
00:25:26pour massacrer la vie
00:25:27encore de deux femmes
00:25:29et que des nanas
00:25:30qui se réclament
00:25:31du féminisme
00:25:31aient craché comme ça
00:25:33sur une fille
00:25:33qui était avant tout
00:25:34une victime.
00:25:36Alors,
00:25:36tout mon soutien
00:25:37à Claire
00:25:37et à Mathilde.
00:25:39Vous avez totalement raison,
00:25:40Philippe,
00:25:41mais moi,
00:25:41ce qui m'intéresse aussi,
00:25:43c'est périphérique,
00:25:44j'en ai bien confiance,
00:25:46c'est lorsqu'on voit
00:25:47un tel passé judiciaire,
00:25:49comment on a,
00:25:50je suis persuadé
00:25:52qu'à un moment donné,
00:25:53il y a une grave erreur
00:25:55d'appréciation
00:25:56qui a fait
00:25:57que cette personne
00:25:58a pu se retrouver
00:25:59en liberté
00:26:00et commettre
00:26:01les viols
00:26:01qui lui sont penchés.
00:26:03C'est le contrôle
00:26:04professionnel
00:26:05devant peut-être
00:26:07une magistrature
00:26:08qui a failli
00:26:08qui commence
00:26:09à m'exaspérer.
00:26:11Oui,
00:26:12enfin,
00:26:12globalement,
00:26:12on passe à côté
00:26:13de l'immédiateté.
00:26:14Si vous parliez
00:26:15de la sécurisation
00:26:16des manifestations
00:26:16l'autre jour,
00:26:17pourquoi ça s'est
00:26:18pas trop mal déroulé
00:26:19entre guillemets ?
00:26:20Parce que la police
00:26:21et la gendarmerie
00:26:22sont intervenus
00:26:23très en amont
00:26:23et ont réagi
00:26:24avec les actions appropriées.
00:26:28Bien évidemment.
00:26:29Aujourd'hui,
00:26:29en OQTF,
00:26:30qu'est-ce qu'on fait ?
00:26:31On va le garder,
00:26:32on va l'étudier,
00:26:33on va l'analyser,
00:26:34sachant que de toute façon,
00:26:35quelqu'un qui est radicalisé
00:26:36à ce niveau-là,
00:26:36s'il en a trois déjà
00:26:37sur les épaules...
00:26:39des agressions sexuelles
00:26:40à 13 ans.
00:26:40Je pense qu'il y a quand même
00:26:41un côté irréversif
00:26:43qui est flagrant.
00:26:44Il y a un sujet,
00:26:45c'est sûr qu'il y a un sujet.
00:26:46Il y a un vrai sujet.
00:26:47Jean-Marc Dumoulin,
00:26:47deux choses.
00:26:48La première chose,
00:26:50l'événement de votre fils,
00:26:51parce que c'est un événement
00:26:52d'engagement,
00:26:53donc j'aimerais bien
00:26:54qu'on en dise un mot.
00:26:55Écoutez,
00:26:55je vous en remercie.
00:26:56Il y a au Casino de Paris,
00:26:58demain soir à 20h,
00:26:59il y a 24 artistes
00:27:00qui viennent chanter
00:27:01pour une association
00:27:02qui s'appelle Emboro,
00:27:03qui a monté
00:27:04au nord du Sénégal
00:27:05un dispensaire,
00:27:09une école pour enfants sourds
00:27:11et puis qui va faire
00:27:11un internat.
00:27:12Donc je remercie
00:27:13tout un chacun
00:27:13de bien entendre ce signal.
00:27:15Casino de Paris,
00:27:15demain 20h.
00:27:17Voilà.
00:27:17Il faudra le changer,
00:27:18le casino.
00:27:20Et l'autre sujet,
00:27:22vous parlez de l'égoïsme
00:27:24ou l'égocentrisme
00:27:25des relations sociales
00:27:26dans les collectivités.
00:27:27Oui, mais je pense
00:27:28qu'effectivement,
00:27:29tout un chacun
00:27:29est au vif du sujet.
00:27:31Je crois qu'évidemment,
00:27:32ça s'est exacerbé
00:27:34depuis la Covid.
00:27:36Les gens se sont enfermés,
00:27:37sont allés chercher
00:27:38une info vraie ou fausse.
00:27:39De toute façon,
00:27:39ils ont une info.
00:27:40Et donc,
00:27:41on a, nous,
00:27:41une émergence de groupuscules
00:27:43qui sont des collectifs
00:27:44à 2, à 3, à 8, à 10
00:27:46qui, de toute façon,
00:27:47revendiquent que le bazar
00:27:48ne doit pas être chez eux
00:27:49mais il doit être chez le voisin.
00:27:50Alors le bazar,
00:27:51il est tout relatif.
00:27:52À Blagnac,
00:27:52vous avez un aéroport international.
00:27:55Les gens achètent
00:27:55à côté de l'aéroport
00:27:56et ils montent en collectif
00:27:57et ils veulent
00:27:58que l'aéroport
00:27:59ferme ses portes.
00:27:59C'est bien évidemment cohérent.
00:28:01On n'avait pas vu
00:28:01qu'il y avait des avions avant.
00:28:03Et c'est pour tout pareil.
00:28:04Aujourd'hui,
00:28:05il y a une rébellion
00:28:06très égodiste,
00:28:08très égocentrée
00:28:09de la part
00:28:10de nos concitoyens
00:28:12qui viennent s'enfermer
00:28:14et qui viennent
00:28:14se concentrer
00:28:16sur un de leurs sujets
00:28:18et rien d'autre.
00:28:19Conseil municipal,
00:28:20on le voit
00:28:20dans nos conseils municipaux,
00:28:22une opposition
00:28:23ou une minorité,
00:28:24elle a un sujet.
00:28:26Le reste peut être primordial.
00:28:27On peut faire des bêtises
00:28:29parfois.
00:28:30Ce n'est pas grave.
00:28:31Il y a un sujet.
00:28:32Et voilà.
00:28:33Et je pense que cette société
00:28:34est en train de dériver
00:28:35aujourd'hui.
00:28:36Avant,
00:28:36il y avait une verticalité
00:28:37et maintenant,
00:28:37il y a une horizontalité
00:28:39qui est vraiment pernicieuse.
00:28:40Non mais ce que disait
00:28:41notre invité
00:28:41qui a envoyé
00:28:42600 préservatifs
00:28:43à l'Assemblée nationale
00:28:44était très juste.
00:28:45L'exemple ne vient pas d'en haut.
00:28:47Désolé,
00:28:47quand on voit
00:28:48comment se comportent
00:28:49certains dans l'hémicycle
00:28:50aujourd'hui,
00:28:51dont certains,
00:28:52à l'époque,
00:28:52je me souviens
00:28:53de Michel Debré,
00:28:55le père de la Constitution
00:28:55de la Ve République,
00:28:57qui, même dans les couloirs
00:28:58de l'Assemblée nationale,
00:28:59on croyait,
00:29:00quand il était interviewé,
00:29:01qu'il était dans un endroit
00:29:02sain,
00:29:03voire même sacré,
00:29:04voire sain.
00:29:05Aujourd'hui,
00:29:06vous avez vu ce que c'est devenu,
00:29:07il y a des moments,
00:29:07c'est une véritable zade.
00:29:09Alors,
00:29:09on ne va pas demander
00:29:09au conseiller municipal
00:29:10d'être exemplaire,
00:29:11sachant que les députés
00:29:12ne le sont absolument pas.
00:29:13On a des chefs
00:29:14qu'on mérite,
00:29:14Philippe.
00:29:15Le plus grave,
00:29:16c'est que ces voyous
00:29:19parlementaires
00:29:20dégradent une image
00:29:21alors qu'il y en a
00:29:23d'autres
00:29:24au Parlement
00:29:25qui tiennent
00:29:26parfaitement bien.
00:29:27C'est clair.
00:29:28Et qui, du coup,
00:29:30deviennent invisibles.
00:29:31Absolument.
00:29:32Inaudibles.
00:29:33Inaudibles et invisibles.
00:29:33La majorité silencieuse,
00:29:34souvent.
00:29:35Mais c'est bien ça le drame,
00:29:36c'est que les trains
00:29:37qui ne sont pas à l'heure,
00:29:38c'est ceux qu'on remarque.
00:29:39C'est ceux qui se comportent
00:29:41comme des zadistes
00:29:42dans l'hémicycle,
00:29:43qu'on remarque,
00:29:43pas ceux qui sont
00:29:44très bien habillés sur eux,
00:29:45qui sont polis,
00:29:46qui disent des choses sensées
00:29:47et qui sont courtois
00:29:48avec les collègues
00:29:49quels que soient leurs bords.
00:29:49On m'a souvent dit,
00:29:51d'ailleurs,
00:29:51ma chère Cécile,
00:29:52qu'on était obligés,
00:29:54les autres chroniqueurs,
00:29:56d'assumer les blagues
00:29:57un peu salafes
00:29:58de Philippe David.
00:30:00C'est un peu le même sujet.
00:30:02Je n'en fais jamais.
00:30:03Non, jamais.
00:30:04Jamais.
00:30:05Regardez-vous,
00:30:06dans une glace,
00:30:06vous ne verrez qu'un menteur.
00:30:07Voilà, c'est ça.
00:30:08J'appelle mon avocat.
00:30:12À part le fruit,
00:30:12je ne vois pas
00:30:13qu'il peut vous défendre.
00:30:14Allez,
00:30:14vous restez avec nous.
00:30:15Dans un instant,
00:30:16la fois en plus,
00:30:17on va revenir
00:30:17sur cette information terrible.
00:30:18dans un collège du Barin,
00:30:20cette enseignante,
00:30:20poignardée dans sa classe
00:30:21par un élève de 14 ans
00:30:22dont le pronostic vital
00:30:24est pour l'instant
00:30:24toujours engagé.
00:30:260 826 300 300,
00:30:28on est ensemble
00:30:28jusqu'à 20h.
00:30:29Sud Radio,
00:30:31votre attention
00:30:31est notre plus belle récompense.
00:30:33Ça donne beaucoup de bien
00:30:35aux gens,
00:30:35rien que de vous écouter
00:30:36à la radio régulièrement.
00:30:37C'est très agréable,
00:30:38c'est rare.
00:30:39Bon,
00:30:40écoutez,
00:30:40vous voulez me rendre ému,
00:30:42je le suis un peu.
00:30:43Sud Radio,
00:30:44parlons vrai.
00:30:46Les vraies voix Sud Radio,
00:30:4718h-20h,
00:30:48Cécile Dominibus,
00:30:50Philippe David.
00:30:51Sachez que Philippe,
00:30:52le bilgère,
00:30:53est une canaille.
00:30:54Voilà ce que j'ai envie de dire.
00:30:55Une canaille.
00:30:56Pour une fois,
00:30:57j'avais dit du bien de moi.
00:30:58Voilà,
00:30:59c'est ça.
00:31:01Je crois que vous n'avez pas
00:31:02toutes vos facultés mentales
00:31:03aujourd'hui.
00:31:06Avec Jean-Marc Dumoulin
00:31:08qui est avec nous.
00:31:08Ça va,
00:31:09monsieur le maire ?
00:31:10Ça va, super.
00:31:11Parlez-nous deux secondes
00:31:11de cette petite commune
00:31:14Villemur-sur-Tarn.
00:31:15Villemur-sur-Tarn,
00:31:16c'est une ville
00:31:17qui est à l'épicentre,
00:31:19si vous voulez,
00:31:19d'Albi,
00:31:20Montauban,
00:31:20Toulouse,
00:31:20globalement.
00:31:21C'est une ville
00:31:21qui a la particularité
00:31:22d'être une ville
00:31:23normale mais ouvrière.
00:31:24Donc,
00:31:25on a un long,
00:31:25long passé ouvrier.
00:31:28C'est une ville
00:31:29qui s'endormie un petit peu
00:31:30parce que,
00:31:31bon,
00:31:32c'est vrai que le choix politique
00:31:33qui avait été fait
00:31:34par l'ancien président
00:31:35du conseil départemental
00:31:36à l'époque
00:31:36avait fait s'endormir la ville.
00:31:38Et bien voilà,
00:31:39maintenant,
00:31:39elle est réveillée.
00:31:40Allez tout de suite,
00:31:40l'info en plus.
00:31:42Les vraies voix sur la nature.
00:31:45Et dans un collège du Barin,
00:31:47une enseignante poignardée
00:31:48en classe par un élève
00:31:49de 14 ans.
00:31:50Et oui,
00:31:50Cécile,
00:31:51au collège Robert Schumann
00:31:52de Benfeld,
00:31:53une professeure de musique
00:31:54de 66 ans,
00:31:55a été poignardée
00:31:56en plein cours
00:31:57par un élève de 14 ans,
00:31:59vous venez de le dire.
00:31:59L'adolescent a pris la fuite
00:32:01avant d'être interpellé.
00:32:02Selon les premiers éléments,
00:32:03le garçon vivait en foyer
00:32:04et était déjà connu
00:32:05dans l'établissement
00:32:06pour avoir tagué
00:32:07des croix gammées
00:32:08touchées au visage.
00:32:09L'enseignante a été hospitalisée
00:32:11en urgence relative.
00:32:12Son pronostic vital
00:32:13n'est pas engagé.
00:32:14Mais le pronostic vital
00:32:15de l'adolescent
00:32:16est lui engagé.
00:32:17Nous sommes en compagnie
00:32:18d'Isabelle Marchand,
00:32:19secrétaire académique
00:32:20dans l'académie de Strasbourg
00:32:21puisque Benfeld,
00:32:22c'est entre Strasbourg
00:32:23et Colmar.
00:32:24Isabelle Marchand,
00:32:24bonsoir.
00:32:25Bonsoir.
00:32:26Bonsoir.
00:32:27Bienvenue sur Sud Radio.
00:32:28Comment se fait-il
00:32:29que cet adolescent
00:32:30visiblement fragile,
00:32:32même très fragile,
00:32:33n'ait pas été prise en charge
00:32:34parce qu'il y avait quand même
00:32:36beaucoup de signaux récurrents ?
00:32:39Alors, moi,
00:32:40je ne suis pas principale
00:32:41du collège de Benfeld
00:32:42donc je ne vais pas pouvoir
00:32:43vous répondre
00:32:44sur le caractère
00:32:46et la fragilité
00:32:46de cet élève.
00:32:48Rassemblement,
00:32:50comme tout collégien
00:32:54qui présente
00:32:55certaines fragilités,
00:32:57il a dû être,
00:32:59à un moment donné,
00:33:00pris en charge
00:33:01par un service infirmier
00:33:02ou un médecin scolaire
00:33:04ou autre.
00:33:05Mais en tous les cas,
00:33:06il est beaucoup trop tôt
00:33:07pour se prononcer
00:33:08sur la situation
00:33:09de ce collégien
00:33:10qui, pour l'instant,
00:33:11de toute façon,
00:33:13se bat
00:33:13sûrement pour survivre.
00:33:16Voilà.
00:33:17Mais est-ce qu'on peut
00:33:18imaginer
00:33:18qu'un enfant
00:33:19dont on a
00:33:20décelé une fragilité
00:33:22peut encore
00:33:23être à l'école
00:33:24et ne pas être
00:33:25pris en charge ?
00:33:26Qu'est-ce que vous entendez
00:33:28par fragilité ?
00:33:30La fragilité,
00:33:31c'est un petit garçon
00:33:31qui dit
00:33:34aimer Hitler,
00:33:35qui se dessine
00:33:37des croix gammées.
00:33:38C'est un enfant
00:33:39qui n'est pas très...
00:33:41Il est un peu fragile
00:33:43quand même.
00:33:43Alors, d'abord,
00:33:46voilà,
00:33:46moi,
00:33:47les informations
00:33:47que vous me communiquez
00:33:49sur les événements,
00:33:51on ne les a pas vérifiées.
00:33:53Je ne sais pas
00:33:54si elles sont
00:33:54réelles ou pas.
00:33:56Donc,
00:33:56je ne peux pas
00:33:57me prononcer
00:33:58sur ce qu'il a pu
00:34:00commettre avant.
00:34:01En tous les cas,
00:34:02il est clair,
00:34:03si on prend juste
00:34:04un peu de recul,
00:34:05que des élèves
00:34:06qui sont dans
00:34:06des situations
00:34:07de fragilité,
00:34:08entre guillemets,
00:34:09quelle qu'elle soit,
00:34:10nous en avons
00:34:11dans les établissements
00:34:12scolaires,
00:34:13que ce soit
00:34:13dans les collèges
00:34:14ou dans les lycées.
00:34:15Il faut pour cela
00:34:16que nous ayons
00:34:17des services
00:34:18de santé médical
00:34:20adaptés,
00:34:21qui soient pris en charge
00:34:23par des personnels
00:34:24qui soient formés,
00:34:25dont c'est le métier,
00:34:26qui ont fait des études
00:34:27et qui sont rémunérés
00:34:32à leur juste valeur
00:34:33et qui intègrent l'école.
00:34:35On comprend que c'est
00:34:36un sujet très délicat.
00:34:37Jean-Marc Dumoulin ?
00:34:38Philippe voulait intervenir peut-être.
00:34:40À propos de cette tragédie,
00:34:41pardon de revenir
00:34:43sur cette interrogation,
00:34:45des élèves ont été questionnés,
00:34:47ils ont dit,
00:34:48on a remarqué
00:34:49que ce garçon
00:34:50n'allait pas bien
00:34:51à plusieurs reprises,
00:34:53qu'il était,
00:34:54on peut le dire,
00:34:55banalement déséquilibré.
00:34:57Comment voyez-vous
00:34:58la solution
00:34:59devant ces personnalités
00:35:02qui inquiètent
00:35:03et, au fond,
00:35:05qu'on aurait besoin
00:35:06de freiner
00:35:07avant même
00:35:08qu'il passe à l'acte ?
00:35:10Comment fait-on ?
00:35:12Alors, je pense
00:35:14que c'est une question
00:35:15qui relève
00:35:16d'une analyse
00:35:19qui est d'ordre médical.
00:35:22Seul un praticien,
00:35:24seul un,
00:35:25comment,
00:35:26un professionnel
00:35:27de la santé
00:35:28peut répondre
00:35:29à cette question,
00:35:30monsieur.
00:35:30C'est très compliqué.
00:35:31là, vous vous adressez
00:35:33à un représentant
00:35:35des personnels
00:35:36de direction,
00:35:37c'est difficile
00:35:39pour tous
00:35:42les personnels
00:35:42de direction
00:35:43de pouvoir répondre
00:35:44à votre question.
00:35:44C'est un sujet très épineux
00:35:46et très compliqué,
00:35:47on comprend très bien.
00:35:48C'est très compliqué,
00:35:50je comprends
00:35:51que ça peut
00:35:52interroger
00:35:53que vous soyez journaliste,
00:35:54parent d'élève,
00:35:55mais là encore,
00:35:58vous touchez
00:35:59à une problématique
00:36:01qui dépasse
00:36:02largement l'école,
00:36:03qui dépasse
00:36:04vraiment largement
00:36:05l'école
00:36:05et qui mériterait
00:36:07une prise en charge
00:36:08extérieure à l'école.
00:36:10Absolument,
00:36:10merci en tout cas
00:36:11Isabelle Marchand
00:36:12d'avoir répondu
00:36:12à nos questions,
00:36:13secrétaire académique
00:36:14dans l'académie
00:36:15de Strasbourg.
00:36:16Allez tout de suite,
00:36:17et si vous étiez ministre ?
00:36:19Les vraies voix sud radio.
00:36:20Et si par exemple
00:36:21vous étiez ministre
00:36:22de l'éducation nationale,
00:36:24Nathalie de Juvisy
00:36:25est avec nous.
00:36:25Bonsoir Nathalie.
00:36:26Bonsoir Madame la Ministre.
00:36:29Bonsoir à tous.
00:36:31Nathalie,
00:36:31si vous étiez ministre
00:36:33de l'éducation nationale,
00:36:34quelle serait
00:36:35votre première mesure ?
00:36:37Alors ma première mesure
00:36:38serait de,
00:36:39alors pour toutes
00:36:40les indisciplines,
00:36:41les parents,
00:36:42des involtes
00:36:43qui ne s'impliquent pas
00:36:44à l'école,
00:36:45je ne ferais plus
00:36:45l'école gratuite,
00:36:47en tout cas pour le public
00:36:48et pour le privé,
00:36:49ça serait une surprise
00:36:50mais je pense que
00:36:50cet argent pourrait
00:36:51peut-être aider
00:36:52à embaucher
00:36:53des surveillants,
00:36:54mettre des portugues
00:36:55de sécurité,
00:36:57mettre plus de personnel
00:36:58de direction
00:36:59pour contenir
00:37:01toute cette dérive.
00:37:02Donc vous punissez
00:37:06finalement les parents.
00:37:08Madame la Ministre,
00:37:10finalement,
00:37:10votre souci principal,
00:37:12c'est la faillite
00:37:13de l'autorité
00:37:14à l'école.
00:37:15Oui.
00:37:17Et oui.
00:37:17Je pense qu'une grande partie
00:37:18est due à cela,
00:37:20les sous ne remplacent pas
00:37:23tout,
00:37:24mais ça pourrait être
00:37:25touché au portefeuille,
00:37:26je pense que certains
00:37:27réfléchiraient.
00:37:28Oui,
00:37:29enfin moi pour aller plus loin
00:37:30que Philippe,
00:37:31là,
00:37:31moi je pense quand même
00:37:32que le défi de l'autorité
00:37:32il est aussi parental.
00:37:33Donc effectivement,
00:37:34l'action de saisie
00:37:36sur allocation,
00:37:38ça peut être
00:37:38quelque chose d'intéressant.
00:37:40Mais enfin,
00:37:40ce que je veux dire,
00:37:40c'est qu'on a un système
00:37:41d'impunité complet.
00:37:42À l'école,
00:37:42on n'a pas le droit
00:37:43effectivement de sanctionner,
00:37:45à la maison,
00:37:45on n'a pas le droit
00:37:45de sanctionner,
00:37:46la justice ne veut pas sanctionner
00:37:48et la police n'a pas le droit
00:37:49de le faire non plus.
00:37:50Donc au bout d'un moment,
00:37:51si vous voulez,
00:37:51mais juste pour tout à l'heure,
00:37:54la dame qui a parlé avant vous,
00:37:56pardon,
00:37:56je voudrais juste revenir
00:37:57deux secondes,
00:37:58c'est qu'en fait,
00:37:58il y a un cloisonnement
00:37:59dans le foyer,
00:38:00ce garçon devait être suivi
00:38:02et ce n'est pas passé à l'école.
00:38:03Bien sûr, absolument.
00:38:05Merci beaucoup Nathalie,
00:38:06madame la ministre,
00:38:06Juvizy.
00:38:07Oui, je vous en prie.
00:38:08Allez, passez une bonne journée.
00:38:09Il n'y a plus d'immunité après.
00:38:11Dans un instant,
00:38:12le coup de gueule
00:38:12de Philippe David.
00:38:13C'est quand même choquant
00:38:14que certains élus
00:38:15confondent monuments aux morts
00:38:17et outils électoraux.
00:38:18Et puis tout de suite ?
00:38:19Tout de suite,
00:38:20les incontournables
00:38:21de la crypto-monnaie
00:38:22avec Thomas Binet.
00:38:24A tout de suite.
00:38:36Bienvenue dans ce nouvel épisode
00:38:37d'Osez investir,
00:38:38les incontournables
00:38:39de la crypto-monnaie.
00:38:40Ce soir, je reçois
00:38:41Pierre Noisa,
00:38:42président fondateur
00:38:43de Pemmium.
00:38:44Bonsoir Pierre.
00:38:44Bonsoir Thomas.
00:38:46Pierre, aujourd'hui,
00:38:47on va parler
00:38:47liberté économique
00:38:48et droit de propriété.
00:38:50Pouvez-vous nous expliquer
00:38:51pourquoi ces deux sujets
00:38:52sont liés
00:38:53et pourquoi les crypto-monnaies
00:38:54peuvent changer la donne ?
00:38:56Oui, avant cela Thomas,
00:38:57rappelons qu'en France,
00:38:58on observe à la fois
00:39:00un recul de la liberté économique
00:39:01et celui du droit de propriété.
00:39:03Vous voulez dire quoi par là ?
00:39:05Prenons le cas
00:39:06de l'occupation illégale
00:39:07des biens immobiliers
00:39:08appelés plus communément
00:39:09squat.
00:39:10Il n'a échappé à personne
00:39:11que les propriétaires
00:39:12sont peu protégés
00:39:13lorsqu'ils sont victimes
00:39:14de ces squatteurs
00:39:15et pour autant,
00:39:16la charge de l'entretien,
00:39:17la charge fiscale,
00:39:18voire les échéances de prêts
00:39:19continuent d'incomber
00:39:20aux propriétaires.
00:39:21Certes,
00:39:22mais pour ce qui concerne
00:39:23la liberté économique,
00:39:25l'inflation normative,
00:39:27titre de l'excellent livre
00:39:28de Christophe et Hoche Duval,
00:39:30devient très problématique.
00:39:32Elle dissuade
00:39:32l'esprit d'entreprise
00:39:33et entrave la libre concurrence
00:39:35en favorisant
00:39:35les grosses entreprises
00:39:36mieux armées
00:39:37pour absorber
00:39:38ces nouvelles contraintes.
00:39:40Prenons un exemple
00:39:41pour illustrer cela.
00:39:42Le nombre de mots
00:39:43dans le code monétaire
00:39:44et financier,
00:39:45sans compter les mots
00:39:46explétifs,
00:39:47vous savez ces mots
00:39:47qui servent à remplir
00:39:48les phrases sans être
00:39:49nécessaires,
00:39:50au sens de ces dernières,
00:39:51a plus que triplé
00:39:53depuis 2006.
00:39:54Plus 263%,
00:39:56le faisant passer
00:39:57de 280 000
00:39:59à plus d'un million
00:40:00de mots significatifs.
00:40:02Le coût de la conformité
00:40:03à ce code
00:40:04augmente donc chaque année
00:40:05et dissuade
00:40:06les nouveaux entrants.
00:40:07La question,
00:40:08c'est de savoir
00:40:08comment se situe
00:40:09la France
00:40:10par rapport
00:40:10à d'autres pays.
00:40:12Dans le classement mondial
00:40:13par l'indice
00:40:14de liberté économique,
00:40:15la France décroche
00:40:16un peu plus chaque année.
00:40:17Elle se situait
00:40:18au 62e rang mondial
00:40:20en 2024.
00:40:22Cet indice a été créé
00:40:23en 1995
00:40:24et inspiré par Adam Smith,
00:40:26l'économiste du XVIIIe siècle,
00:40:28qui écrivait que
00:40:28la liberté des individus
00:40:30à se consacrer
00:40:31à leurs propres intérêts économiques
00:40:33garantit une prospérité
00:40:35plus importante
00:40:36de la société
00:40:36dans son ensemble.
00:40:38La France, Pierre,
00:40:39est le pays champion des normes.
00:40:40C'est ce que vous êtes
00:40:41en train de nous dire,
00:40:42mais est-ce le seul problème ?
00:40:44Malheureusement non, Thomas.
00:40:45Mais il est toujours bon
00:40:46de rappeler que sur le sujet
00:40:47des normes,
00:40:47nous sommes hors normes.
00:40:49Prenons un autre exemple.
00:40:50Le code de procédure pénale
00:40:52a doublé de volume
00:40:53depuis l'année 2000
00:40:54avec 3300 pages aujourd'hui.
00:40:57Cette augmentation
00:40:58n'atteint pas son objectif
00:41:00en donnant plus de moyens
00:41:01pour sécuriser les biens
00:41:02et les personnes.
00:41:03mais accentue le poids
00:41:04de ces contraintes
00:41:05sur les fonctionnaires
00:41:06de police
00:41:06qui doivent s'y conformer.
00:41:08Vous faites le lien
00:41:09quand même entre
00:41:09crypto-monnaie,
00:41:10liberté économique
00:41:11et droit de la propriété.
00:41:12Du coup,
00:41:12en quoi les crypto-monnaies
00:41:13peuvent-elles nous aider ?
00:41:15Peut-être pas toutes
00:41:16les crypto-monnaies,
00:41:17mais Bitcoin en particulier,
00:41:18de par sa résistance
00:41:19à la censure,
00:41:20permet de posséder
00:41:21un bien numérique
00:41:22non confiscable
00:41:23et capable de franchir
00:41:24les frontières.
00:41:25Si d'aventure
00:41:26un État prédateur
00:41:27ou totalitaire
00:41:28cherchait à s'emparer
00:41:29de votre patrimoine,
00:41:30vous pourriez en convertir
00:41:31tout ou partie en Bitcoin
00:41:33pour lui échapper.
00:41:34Plus qu'une solution,
00:41:35l'existence de Bitcoin
00:41:36est un contre-pouvoir
00:41:37donné à chacun
00:41:38qui peut décider
00:41:39ou pas de l'exercer
00:41:41en fonction des circonstances
00:41:42et de ses convictions.
00:41:43Donc,
00:41:44entre les lignes,
00:41:45vous nous parlez
00:41:45du consentement à l'impôt.
00:41:47Tout à fait, Thomas,
00:41:47car les normes
00:41:48sont un impôt
00:41:49sur le temps
00:41:49des entrepreneurs
00:41:50comme l'impôt sur les sociétés
00:41:52est un impôt
00:41:52sur leurs résultats.
00:41:53particulièrement
00:41:54dans une petite entreprise,
00:41:56chaque minute consacrée
00:41:57à remplir des formulaires
00:41:58est une minute de moins
00:41:59pour s'occuper
00:41:59du produit
00:42:00et des clients.
00:42:01Or,
00:42:01une réglementation excessive
00:42:03devient un impôt insupportable.
00:42:05Vous dites que la réglementation
00:42:07devient excessive ?
00:42:09Oui, Thomas.
00:42:09Quand la norme grossit
00:42:10sans que son efficacité
00:42:11soit mesurée,
00:42:13sa légitimité
00:42:13est forcément affaiblie.
00:42:15Autre exemple,
00:42:16la lutte contre le financement
00:42:17du terrorisme
00:42:18ou le blanchiment d'argent
00:42:19à travers ces normes
00:42:20coûte très cher
00:42:21à la société.
00:42:22Quand le code monétaire
00:42:23est financier
00:42:24triple de volume,
00:42:24le financement du terrorisme
00:42:26ou les volumes blanchis
00:42:27ne semble pas diviser par trois.
00:42:29En l'absence
00:42:30d'indicateurs objectifs,
00:42:31on peut douter
00:42:32de son efficacité.
00:42:33Alors,
00:42:34à vous entendre quand même,
00:42:34Pierre,
00:42:35même si vous jugez
00:42:36que la norme est utile,
00:42:36c'est quand même
00:42:37ce que vous dites,
00:42:38vous dites aussi
00:42:38que trop de normes
00:42:39tue l'efficacité de la norme.
00:42:41Alors,
00:42:41comment inverser la tendance ?
00:42:43On pourrait espérer
00:42:45que la mise en place
00:42:46de toute nouvelle réglementation
00:42:47soit précédée
00:42:48d'une analyse de ses coûts
00:42:49et des impacts attendus
00:42:51en regard de ses coûts.
00:42:52C'est ce qu'on appelle
00:42:53généralement
00:42:53le rapport
00:42:54coût-bénéfice.
00:42:55Sans cela,
00:42:55il est trop facile
00:42:56pour le législateur
00:42:57d'empiler les textes
00:42:58sans se soucier
00:42:59de la charge
00:42:59qu'il représente
00:43:00pour la société.
00:43:01Donc,
00:43:01analyser,
00:43:02comparer,
00:43:03c'est les mots
00:43:04que vous retenez aussi
00:43:05de votre propos,
00:43:06Pierre.
00:43:07Merci à vous.
00:43:07On vous donne rendez-vous
00:43:08mercredi prochain
00:43:09pour un autre numéro
00:43:10d'Osez investir
00:43:11les incontournables
00:43:12de la crypto-monnaie.
00:43:13Et pour ce qui me concerne,
00:43:14je vous donne rendez-vous
00:43:14dimanche matin
00:43:15dès 9h30
00:43:16sur Sud Radio
00:43:16dans la matinale week-end.
00:43:18Sud Radio,
00:43:19les incontournables
00:43:20de la crypto-monnaie.
00:43:22Thomas Binet.
00:43:23Avec Pemium,
00:43:25le premier partenaire français
00:43:26pour investir
00:43:27dans les cryptos
00:43:28en toute sécurité.
00:43:30Allez,
00:43:30vous restez avec nous.
00:43:31On reviendra
00:43:31dans la question du soir
00:43:32sur gagner la guerre
00:43:34et en même temps
00:43:35reprendre des territoires
00:43:36à la Russie.
00:43:37C'est ce qu'a affirmé
00:43:38Donald Trump
00:43:38lors du discours
00:43:40à l'ONU
00:43:41en parlant de l'Ukraine,
00:43:42bien entendu.
00:43:43En attendant,
00:43:44le coup de gueule
00:43:44de Philippe David
00:43:45dans un instant.
00:43:45Je suis scandalisé
00:43:47que certains maires
00:43:47considèrent des monuments
00:43:48aux morts
00:43:49comme des tracts.
00:43:50Allez,
00:43:50on en parle dans un instant.
00:43:51Soyez les bienvenus
00:43:51avec ce numéro de téléphone.
00:43:53On vous attend jusqu'à 20h.
00:43:540826 300 300.
00:43:56A tout de suite.
00:43:57Sud Radio.
00:43:58Sud Radio.
00:43:58Parlons vrai.
00:43:59Parlons vrai.
00:43:59Sud Radio.
00:44:01Les vraies voix Sud Radio.
00:44:0318h20 heure.
00:44:04Cécile Dominibus.
00:44:05Philippe David.
00:44:06Et avec Philippe Bilger,
00:44:08bien entendu,
00:44:09Jean-Marc Dumoulin.
00:44:10et vous,
00:44:110826 300 300.
00:44:13En attendant,
00:44:13le coup de gueule
00:44:14de Philippe David.
00:44:16Les vraies voix Sud Radio.
00:44:20Exceptionnellement,
00:44:20je ne vais pas remettre
00:44:21le clocher au milieu du village,
00:44:23mais le bon drapeau
00:44:24au mât des couleurs
00:44:25dans un grand village
00:44:26de la banlieue de Nantes
00:44:27qui s'appelle Saint-Herblain.
00:44:29Pourquoi Saint-Herblain ?
00:44:30Parce que la mairie socialiste
00:44:32de cette ville
00:44:32est allée encore plus loin
00:44:33que la demande d'Olivier Ford
00:44:35de pavoiser le fronton
00:44:36des mairies
00:44:36du drapeau palestinien.
00:44:38Elle a en effet
00:44:39remplacé également
00:44:40le drapeau tricolore
00:44:41qui surplombe
00:44:42le monument aux morts
00:44:43par le même drapeau palestinien.
00:44:45Alors,
00:44:46que des élus
00:44:46soucieux de faire
00:44:47à quelques mois
00:44:48des élections municipales
00:44:49ce que Michel Rocard,
00:44:51ancien premier secrétaire
00:44:52du parti socialiste,
00:44:54appelait du tapinage électoral.
00:44:55Pourquoi pas ?
00:44:57Comme disait Clémenceau,
00:44:58un autre homme de gauche
00:44:59originaire du département
00:45:00Limitrof de Vendée,
00:45:02l'honneur,
00:45:02c'est comme la virginité,
00:45:03ça ne sert qu'une fois.
00:45:04Mais là,
00:45:05ce n'est plus d'honneur
00:45:05mais de déshonneur
00:45:06dont on parle.
00:45:07Comment oser mettre
00:45:09un drapeau autre
00:45:09que le drapeau français
00:45:11au-dessus d'un monument
00:45:12en hommage
00:45:12à des hommes
00:45:13morts pour la France ?
00:45:15Comment justifier
00:45:16la présence du drapeau
00:45:17d'un pays
00:45:17qui n'en est même pas un,
00:45:18qui n'a rien à voir
00:45:19avec notre histoire,
00:45:20qui n'a jamais été
00:45:21notre allié
00:45:22dans une quelconque guerre
00:45:23et au nom duquel
00:45:24on a fait couler
00:45:25le sang français
00:45:25de l'Airbus d'Air France
00:45:27détourné à NTB
00:45:28et libéré par un commando israélien
00:45:29à l'attentat
00:45:30de la rue des Rosiers
00:45:31pour citer deux attaques terroristes
00:45:33parmi les plus connues
00:45:34menées contre notre pays
00:45:35et notre peuple
00:45:36au nom de la cause palestinienne.
00:45:38Les hommes
00:45:38dont les noms
00:45:39sont gravés
00:45:39sur ce monument
00:45:41sont tombés
00:45:42à Verdun,
00:45:42à Dunkerque,
00:45:43à Dien-Bienfou,
00:45:44dans les Orès,
00:45:45dans un camp de concentration
00:45:46ou face à un peloton
00:45:47d'exécution allemand.
00:45:49Des lieux
00:45:49qui appellent
00:45:50au respect
00:45:50et au souvenir.
00:45:51Il y a quelques années,
00:45:52j'avais été outré
00:45:53de la substitution
00:45:54sur la tombe
00:45:55du soldat inconnu
00:45:56du drapeau français
00:45:56par le drapeau européen
00:45:58pour lequel le soldat
00:45:59qui repose là
00:46:00n'était pas tombé
00:46:00et qu'il ne connaissait
00:46:02même pas.
00:46:03Aujourd'hui,
00:46:04je suis révolté
00:46:04que des élus
00:46:05osent à nouveau
00:46:06substituer notre drapeau
00:46:07par un autre
00:46:07sur un monument aux morts
00:46:08mais que valent
00:46:09le sacré
00:46:10et le respect
00:46:10face à quelques voix
00:46:12aux prochaines élections
00:46:12municipales.
00:46:15Votre indignation,
00:46:17mon cher Philippe,
00:46:18est totalement justifiée
00:46:19mais même si,
00:46:21compte tenu
00:46:22de notre époque
00:46:23et qui multiplie
00:46:24les occasions
00:46:25de s'indigner,
00:46:26il faudrait être
00:46:28comme le recommandait
00:46:29un grand auteur
00:46:29un peu économe
00:46:31sinon,
00:46:32tous les jours
00:46:33on est amené
00:46:33à s'indigner.
00:46:35Là,
00:46:35le scandale,
00:46:36c'est tout de même
00:46:37qu'on a
00:46:38un homme
00:46:40qui,
00:46:41en totale
00:46:42discordance
00:46:43avec ce qu'impose
00:46:44la décence,
00:46:46fait ce que vous avez
00:46:47dénoncé.
00:46:48Je rêverais
00:46:49qu'on crée
00:46:50un délit
00:46:50d'indécence
00:46:51qui pourrait
00:46:53se rapporter
00:46:54à mille transgressions
00:46:56dérisoires
00:46:57ou capitales.
00:46:59Là,
00:46:59on est en plein dedans.
00:47:00D'après Philippe,
00:47:01il faudrait encore
00:47:02plus de Durex
00:47:03alors finalement.
00:47:04Oui,
00:47:04enfin,
00:47:05les propos sont
00:47:06appuyés quand même.
00:47:08Effectivement,
00:47:08ils sont très appuyés.
00:47:09Je ne retire pas
00:47:09une virgule.
00:47:11Non,
00:47:11le vrai souci,
00:47:13c'est qu'une information
00:47:13pousse l'autre
00:47:14et qu'aujourd'hui,
00:47:15on donne des miettes de pain
00:47:16aux gens pour s'en nourrir.
00:47:17Moi,
00:47:18c'est vraiment
00:47:18ce qui m'horrifie
00:47:19aujourd'hui.
00:47:20Fondamentalement,
00:47:20on ne va pas
00:47:21refaire notre histoire,
00:47:22on ne va pas
00:47:22réexpliquer ce qui s'est passé
00:47:24parce que vous parliez
00:47:24de soldats,
00:47:25mais les Sénégalais
00:47:26et les Algériens
00:47:26et les Tirailleurs Algériens
00:47:27et combien sont venus
00:47:29servir la France
00:47:29et mourir pour la France
00:47:30effectivement,
00:47:31pas forcément
00:47:32de leur bon gré.
00:47:33Et donc,
00:47:33aujourd'hui,
00:47:33on préfère aujourd'hui
00:47:35agiter un drapeau,
00:47:37agiter,
00:47:39comment dirais-je,
00:47:39un concept.
00:47:40Et on est effectivement
00:47:40concept,
00:47:41mais on a un président
00:47:41de la République
00:47:42qui est très spécialiste
00:47:43du concept
00:47:44puisqu'on va même chercher
00:47:45du pardon à Madagascar
00:47:46maintenant.
00:47:48Ok,
00:47:48merci avec,
00:47:50en tout cas,
00:47:50merci Philippe David
00:47:51qu'on peut retrouver
00:47:52bien entendu
00:47:53sur les réseaux sociaux
00:47:54si vous ne l'avez pas
00:47:55eu l'occasion
00:47:57de l'écouter
00:47:58en podcast,
00:47:58bien entendu.
00:47:59Dans un instant,
00:48:00la question du soir,
00:48:01gagner la guerre
00:48:02et dans le même temps,
00:48:03reprendre les territoires
00:48:04à la Russie,
00:48:05c'est ce qu'a affirmé
00:48:06Donald Trump
00:48:07lors de son discours
00:48:08à l'ONU
00:48:09en parlant de l'Ukraine,
00:48:10bien entendu,
00:48:10avec la question du soir.
00:48:11Oui,
00:48:12comme le dit Trump,
00:48:13l'Ukraine peut-elle
00:48:13regagner l'ensemble
00:48:14de son territoire
00:48:15et même plus
00:48:16face à la Russie ?
00:48:17Eh bien,
00:48:17vous dites non
00:48:18à 90%.
00:48:19Vous voulez réagir
00:48:20le 0826 300 300 ?
00:48:23Restez avec nous,
00:48:23on revient dans un instant.
00:48:25Sud Radio.
00:48:26Sud Radio.
00:48:26Parlons vrai.
00:48:27Parlons vrai.
00:48:28Sud Radio.
00:48:28Parlons vrai.
00:48:30Les vrais voix Sud Radio.
00:48:3118h-20h.
00:48:32Cécile Dominibus,
00:48:34Philippe David.
00:48:35Ça va Philippe David ?
00:48:36Ça va très bien et vous ?
00:48:37Oui,
00:48:37avec nos vrais voix.
00:48:40Oui.
00:48:41Et Jean-Marc Dumoulin,
00:48:43en face,
00:48:44avec nous,
00:48:44on a la classe absolue,
00:48:45vous ne trouvez pas ?
00:48:45Non.
00:48:46Merci de dire
00:48:50que la classe absolue
00:48:51s'arrête à moi.
00:48:52Mais Cécile est tranquille.
00:48:53Et Jean-Marc François-Louis aussi.
00:48:55Il faut ce côté-ci du studio.
00:48:56Il y a beaucoup.
00:48:58Je suis impressionné.
00:48:59Comme il y a beaucoup
00:49:00de l'amour potage,
00:49:01si tu veux.
00:49:01Ça fait cours d'école.
00:49:02On aime bien rire.
00:49:03On aime bien rire.
00:49:05Allez tout de suite
00:49:05la question du soir.
00:49:08Monsieur le Président,
00:49:09pensez-vous que les pays
00:49:10membres de l'OTAN
00:49:11devraient abattre
00:49:12les avions russes
00:49:13s'ils pénètrent
00:49:14dans leur espace aérien ?
00:49:15Oui,
00:49:15Oui,
00:49:16je le pense.
00:49:17Plus tard dans la journée,
00:49:19cette fois aux côtés
00:49:19du Président Macron,
00:49:21Donald Trump
00:49:21en remet une couche.
00:49:24La Russie
00:49:25est peut-être
00:49:26un tigre de papier.
00:49:27Je ne sais pas
00:49:28ce qu'ils sont,
00:49:29mais trois ans et demi
00:49:29de combats et de tueries,
00:49:317000 personnes tuées
00:49:32chaque semaine pour rien,
00:49:33pour rien,
00:49:34c'est une situation
00:49:34très triste.
00:49:38Toujours aussi imprévisible,
00:49:39le Président américain
00:49:41est même allé
00:49:41jusqu'à affirmer
00:49:42sur son réseau social
00:49:43truce,
00:49:44qu'avec le soutien
00:49:45de l'Union européenne
00:49:46et de l'OTAN,
00:49:47l'Ukraine est en mesure
00:49:47de reconquérir
00:49:48l'ensemble de son territoire
00:49:50dans sa forme initiale
00:49:51et peut-être même
00:49:52d'avancer encore plus loin
00:49:54sur le territoire russe.
00:49:55Et Philippe Bilger,
00:50:01comme le dit Trump,
00:50:02est-ce qu'il peut regagner
00:50:03l'ensemble de son territoire
00:50:04et même plus face
00:50:05à la Russie,
00:50:07possible ou impossible ?
00:50:08Que disent les auditeurs ?
00:50:09Alors un très large impossible
00:50:10à 90%.
00:50:12Oui, c'est ça.
00:50:13Philippe Bilger.
00:50:13Mais immédiatement,
00:50:15j'éprouve un très grand
00:50:16sentiment de satisfaction
00:50:18à l'idée
00:50:19de voir Trump
00:50:21changer de cas
00:50:24psychologique
00:50:25et intellectuel,
00:50:26soutenir à fond
00:50:27le président Zelensky.
00:50:29Après,
00:50:30je suis
00:50:30beaucoup plus réservé
00:50:32sur la possible
00:50:33concrétisation
00:50:35de cette affirmation
00:50:36et à la suite
00:50:38de ses multiples
00:50:39fluctuations
00:50:40tout de même
00:50:40sur l'Ukraine.
00:50:42Mais là,
00:50:42ça me fait plaisir
00:50:43et il défend
00:50:44Zelensky.
00:50:45mais je ne crois pas
00:50:46que dans la situation
00:50:48actuelle
00:50:48et dans le futur,
00:50:50il pourra regagner
00:50:51complètement
00:50:52ce qu'il a perdu
00:50:53même si évidemment
00:50:54je suis à fond
00:50:55très modestement
00:50:57derrière l'Ukraine
00:50:58et contre le dictateur
00:51:00Poutine.
00:51:00Alors moi,
00:51:01je crois que vu
00:51:01la quantité de territoire
00:51:02à reprendre,
00:51:04c'est pas demain la veille
00:51:05que l'Ukraine va reprendre
00:51:06tous les territoires,
00:51:07notamment le Donbass,
00:51:08la Crimée, etc.
00:51:09Mais surtout,
00:51:10qu'est-ce que ça veut dire
00:51:11et même plus ?
00:51:12Il envisage que l'Ukraine
00:51:13annexe un morceau
00:51:15de la Russie.
00:51:16C'est le et même plus
00:51:17qui pose question
00:51:18et ça me semble
00:51:19totalement irréaliste.
00:51:20Je crois qu'il ne faut pas
00:51:21faire cas de ce que dit
00:51:22Trump au mot près
00:51:23parce que vous avez remarqué
00:51:24qu'à chaque fois,
00:51:24il finit par
00:51:24c'est pas bien,
00:51:26c'est pas gentil.
00:51:28J'ose le ton
00:51:29et en même temps,
00:51:29je m'inorme.
00:51:30Ça me rappelle Coluche
00:51:31un peu,
00:51:31je ne suis ni pour ni contre
00:51:32mais rien au contraire.
00:51:33Et donc,
00:51:34ce garçon-là,
00:51:34effectivement,
00:51:35il a peut-être
00:51:35un effet déstabilisant
00:51:36sur Poutine
00:51:36parce qu'on ne sait pas
00:51:37comment on pourrait agir
00:51:38parce qu'il peut très bien
00:51:39appuyer sur un bouton aussi
00:51:45qui n'est pas persuadé.
00:51:46Très clairement,
00:51:47aujourd'hui,
00:51:47c'est un jeu de dupes,
00:51:48une bonne conscience,
00:51:49toujours pareil.
00:51:50Et il a bien dit
00:51:51autant Europe,
00:51:52débrouillez-vous.
00:51:53Et notre invité,
00:51:55le général Dominique Trinquant
00:51:56est avec nous.
00:51:57Général,
00:51:57bonjour.
00:51:58Merci d'être avec nous
00:52:00sur Sud Radio.
00:52:01Vous êtes expert en militaire
00:52:02en géostratégie.
00:52:04On est un peu abasourdi
00:52:05face à ce volte-face
00:52:07de Trump
00:52:08qui est quand même
00:52:09à l'encontre
00:52:10de ce qui se passait
00:52:11il y a plusieurs mois.
00:52:13Comment expliquer
00:52:13cette attitude
00:52:14et cette situation ?
00:52:16Écoutez,
00:52:17je crois qu'on est face
00:52:18à une grande déception
00:52:19de M. Trump.
00:52:20J'avais presque envie
00:52:20de dire une déception
00:52:21amoureuse
00:52:22vis-à-vis de M. Trump,
00:52:24vis-à-vis de M. Poutine.
00:52:26Il pensait que
00:52:27grâce à ses relations,
00:52:29il arriverait à le convaincre.
00:52:30Il s'aperçoit
00:52:31que ce n'est pas vrai.
00:52:32Maintenant,
00:52:32dans sa citation,
00:52:33on oublie toujours
00:52:34de dire que c'est
00:52:34l'Ukraine avec l'Europe.
00:52:37Donc,
00:52:38ça veut dire
00:52:38d'une certaine façon
00:52:39que les Etats-Unis
00:52:40se désengagent.
00:52:42En gros,
00:52:43si l'Ukraine veut continuer,
00:52:44elle pourra continuer,
00:52:45l'Europe plaidera,
00:52:46mais ça n'est pas
00:52:47le problème des Etats-Unis.
00:52:48Mais mon général,
00:52:49quand on voit
00:52:49ce qui s'est passé
00:52:50ces dernières semaines,
00:52:53notamment avec
00:52:53des incursions de drones,
00:52:55des incursions d'avions
00:52:56au-dessus de l'Estonie,
00:52:57au-dessus de la Pologne,
00:52:58est-ce que,
00:52:59quelque part,
00:53:00il n'y a pas de quoi
00:53:00être inquiet ?
00:53:02Surtout que,
00:53:02désolé,
00:53:03l'OTAN sans les Etats-Unis,
00:53:05ça ne pèse pas énormément
00:53:06par rapport à la Russie.
00:53:08Écoutez,
00:53:09je crois qu'il ne faut pas
00:53:09être inquiet,
00:53:10il faut être vigilant.
00:53:11Vous dites que l'Europe
00:53:12ne pèse pas grand-chose
00:53:13vis-à-vis de la Russie.
00:53:14Je note que,
00:53:14dans les incidents
00:53:15qui sont passés
00:53:16sur le front de l'Est,
00:53:18donc dans ce qu'on appelle
00:53:19le bouclier oriental,
00:53:21il n'y avait pas
00:53:21un avion américain.
00:53:23Donc,
00:53:23c'était aux Européens
00:53:25de se débrouiller.
00:53:26Simplement,
00:53:27ils appliquaient les règles,
00:53:28ce qu'on appelle
00:53:29les règles d'engagement,
00:53:30qui étaient
00:53:31qu'il n'y avait pas
00:53:32d'agression
00:53:32et qu'il y avait
00:53:34un empiétement
00:53:35sur l'espace aérien,
00:53:36mais pas une agression.
00:53:38Et donc,
00:53:38ils n'allaient plus
00:53:39qu'à la destruction.
00:53:40Donc,
00:53:41voilà où on en est
00:53:42aujourd'hui.
00:53:43Je pense simplement
00:53:43que là où
00:53:44le président Trump
00:53:45a raison,
00:53:46c'est aux Européens
00:53:48de prendre en compte
00:53:49le sujet.
00:53:50Simplement,
00:53:50depuis 60 ans,
00:53:52voire plus 80 ans,
00:53:54les Américains
00:53:54ont assuré
00:53:56la sécurité
00:53:56de l'Europe.
00:53:57Eh bien,
00:53:58s'ils veulent laisser
00:53:59la sécurité
00:54:00de l'Europe
00:54:00aux Européens,
00:54:01il faut qu'ils y aillent
00:54:02progressivement.
00:54:04En général,
00:54:05malgré les multiples
00:54:07fluctuations
00:54:08psychologiques,
00:54:10voire intellectuelles,
00:54:12du président Trump,
00:54:13est-ce que vous pensez
00:54:14que ces dernières
00:54:16déclarations
00:54:16qui redonnent
00:54:18de l'espoir
00:54:19au président Zelensky
00:54:20peuvent être prises
00:54:22un petit peu
00:54:23au sérieux ?
00:54:24Écoutez,
00:54:25je pense que
00:54:26pour prendre
00:54:26les déclarations
00:54:27de M. Trump
00:54:28au sérieux,
00:54:28il faut attendre
00:54:2948 heures.
00:54:31C'est-à-dire
00:54:31que dans 48 heures,
00:54:33on verra
00:54:33s'il n'a pas dit
00:54:34le contraire
00:54:35de ce qu'il a dit
00:54:36hier soir.
00:54:37Mais une fois
00:54:38qu'on a dit ça,
00:54:39je pense qu'il y a
00:54:40vraiment une déception
00:54:41de M. Trump
00:54:44vis-à-vis de M. Poutine.
00:54:46Il se rend compte
00:54:46que depuis qu'il est
00:54:47en place,
00:54:48M. Poutine
00:54:49n'a pas changé
00:54:50d'un iota
00:54:50et que donc,
00:54:52d'une certaine façon,
00:54:53il doit changer
00:54:53de position,
00:54:54mais à condition
00:54:55que ce soit
00:54:56les Européens
00:54:57qui se chargent
00:54:58l'affaire.
00:54:59Comme ça,
00:54:59l'échec,
00:54:59ça n'est pas sondu.
00:55:01C'est le problème
00:55:02des Européens
00:55:03s'ils n'arrivent pas
00:55:04à obtenir quelque chose
00:55:05de M. Poutine.
00:55:06Ça veut dire,
00:55:07général,
00:55:07qu'entre Poutine
00:55:09et Trump,
00:55:10en tout cas,
00:55:12c'est une rupture
00:55:13ferme ?
00:55:15Le téléphone rouge
00:55:15est coupé,
00:55:16comme on disait
00:55:16pendant la guerre froide.
00:55:17Non,
00:55:18pas du tout.
00:55:20Il a posé
00:55:22un nouvel ultimatum
00:55:23d'un mois.
00:55:24Il l'avait déjà posé
00:55:25à la fin du mois de juillet,
00:55:27puis il l'a réduit,
00:55:28puis il l'a annulé
00:55:29et maintenant,
00:55:30il repose.
00:55:31Donc,
00:55:31encore une fois,
00:55:32attendons 48 heures,
00:55:34voyons ce qui se passe
00:55:34calmement.
00:55:36Il faut être calme
00:55:37et observer ceci
00:55:39avec le recul nécessaire.
00:55:42Mais ça veut dire,
00:55:43en clair,
00:55:43que les Européens
00:55:44doivent se préparer.
00:55:45Je crois quand même
00:55:48que Donald Trump,
00:55:48effectivement,
00:55:49même dans ses négociations
00:55:50commerciales,
00:55:51avait mis la barre très très haut
00:55:52et puis a reculé.
00:55:53Trump,
00:55:53finalement,
00:55:54a une forme de courage
00:55:55et de la force déployée.
00:55:59Aujourd'hui,
00:55:59les Européens,
00:56:00même dans ses négociations,
00:56:01n'ont pas été dignes
00:56:02du niveau
00:56:03qu'on attendait d'eux.
00:56:04Trump,
00:56:05tant que les Européens
00:56:06et l'OTAN
00:56:07ne bougera pas
00:56:08pour défendre nos frontières,
00:56:10Trump ne bougera pas.
00:56:11Ça,
00:56:11j'en suis intimement persuadé.
00:56:13Il est courageux,
00:56:13mais il préfère être
00:56:14en deuxième rideau.
00:56:15Général Tringant ?
00:56:18Oui,
00:56:18écoutez,
00:56:19je pense que
00:56:19Trump,
00:56:20surtout,
00:56:20se dégonfle beaucoup.
00:56:22Et attention
00:56:23de ne pas mélanger
00:56:23Europe et l'OTAN.
00:56:25Je rappelle que
00:56:26dans l'OTAN,
00:56:26il y a les Américains.
00:56:28Donc,
00:56:28quand on parle de l'OTAN,
00:56:29on doit forcément
00:56:29parler des Américains.
00:56:31Si on veut parler
00:56:32de l'Europe,
00:56:32on parle de l'Europe
00:56:33et ça n'est pas l'OTAN.
00:56:35Les Européens
00:56:36apportent une part
00:56:37importante de l'OTAN,
00:56:39mais le bouclier américain
00:56:40est extrêmement important
00:56:41dans l'OTAN.
00:56:43Donc,
00:56:43aujourd'hui,
00:56:44ce sont les Européens
00:56:45qui se retrouvent
00:56:46face à la Russie.
00:56:47Pour l'OTAN,
00:56:48j'attends de voir
00:56:49un avion américain
00:56:50dans le ciel
00:56:52en mesure
00:56:53d'affronter
00:56:53un avion russe.
00:56:54Et pour l'instant,
00:56:55je ne le vois pas.
00:56:56Ceux qui les fabriquent,
00:56:57quand même.
00:56:57Mon général,
00:56:58comment voyez-vous
00:56:59les conséquences possibles
00:57:02sur le plan psychologique
00:57:04de la part
00:57:05d'un Donald Trump
00:57:06du fait
00:57:07qu'il avait promis
00:57:08de régler le problème
00:57:09ukrainien
00:57:11très rapidement
00:57:12et qu'à l'évidence,
00:57:14il commence
00:57:14parfois
00:57:15à être lassé
00:57:16devant l'absence
00:57:18de solutions.
00:57:19Est-ce qu'on ne peut pas
00:57:20craindre le pire
00:57:21de sa part
00:57:22sur ce plan-là ?
00:57:24Non, je pense que simplement
00:57:25M. Trump va dire
00:57:26écoutez,
00:57:27ce n'est pas de ma faute.
00:57:28C'est de la faute
00:57:29d'abord de M. Poutine
00:57:30qui ne doit pas
00:57:30écouter ce que je dis
00:57:31et ensuite des Européens
00:57:33qui ne sont pas capables
00:57:34de régler
00:57:34un problème européen.
00:57:36Et donc,
00:57:37je pense très honnêtement
00:57:38que le président Trump
00:57:39va se dégager de tout ça.
00:57:41Il va bien
00:57:42laisser
00:57:43les Européens
00:57:44acheter
00:57:45de l'armement américain.
00:57:47Ça, oui.
00:57:49Mais continuer
00:57:50à aider l'Ukraine
00:57:51gratuitement,
00:57:51je pense qu'il va abandonner.
00:57:53Mais justement,
00:57:53mon général,
00:57:54il y a une question
00:57:54qui se pose.
00:57:55Pour récupérer son territoire
00:57:57et même plus
00:57:58pour citer
00:57:59Donald Trump,
00:58:00il faut beaucoup d'armes.
00:58:02Le complexe militaro-industriel
00:58:03européen
00:58:04n'a jamais
00:58:04la capacité de production
00:58:06du complexe militaro-industriel
00:58:08américain.
00:58:08Et deuxièmement,
00:58:09les Américains,
00:58:10ce n'est pas moi
00:58:10qui le dis,
00:58:11c'est Trump,
00:58:11ne veulent plus payer
00:58:12d'armes à l'Ukraine
00:58:13ou alors en quantité
00:58:15beaucoup bien moindre
00:58:16qu'avant.
00:58:17Comment est-ce
00:58:18qu'on peut faire ?
00:58:19Parce qu'on n'a pas
00:58:19la capacité de production
00:58:20en armes pour l'Ukraine
00:58:21et, en particulier en France,
00:58:24on n'a plus un sentiment
00:58:25qu'est-ce ?
00:58:25Comment est-ce qu'on va faire ?
00:58:27Alors, premier point,
00:58:29les Ukrainiens,
00:58:30aujourd'hui,
00:58:31fournissent 60%
00:58:32de l'armement
00:58:33fabriqué en Ukraine.
00:58:35Le deuxième point,
00:58:36c'est que les Américains
00:58:37continueront à fournir
00:58:38de l'armement
00:58:39s'il est payé
00:58:40par les Européens.
00:58:41Les dernières factures
00:58:42payées n'ont pas été
00:58:43par la France
00:58:44mais par l'Allemagne,
00:58:45le Danemark
00:58:46et par d'autres pays.
00:58:47Donc, c'est comme ça
00:58:48que ça va se passer.
00:58:49Ensuite,
00:58:50le complexe
00:58:51militaro-industriel
00:58:52européen
00:58:53monte en puissance.
00:58:55Pas assez vite,
00:58:56certainement,
00:58:57mais il monte en puissance.
00:58:58Et c'est là
00:58:58où je dis
00:58:59que les Américains
00:59:00peuvent laisser tomber
00:59:01les Européens
00:59:02mais progressivement
00:59:03et pas d'un seul coup.
00:59:06Pardon.
00:59:07Quand Donald Trump
00:59:08appelle les Européens
00:59:08à arrêter d'acheter
00:59:10en tout cas du gaz
00:59:11et du pétrole russe,
00:59:13c'est une tentative
00:59:14quand même
00:59:14de déstabilisation,
00:59:16d'affléblissement
00:59:17de la Russie ?
00:59:20Oui,
00:59:21mais c'est aussi
00:59:22une tentative
00:59:23de déstabilisation
00:59:24de l'Europe.
00:59:24Il faut rappeler
00:59:25que les deux pays
00:59:26qui achètent essentiellement
00:59:28du pétrole,
00:59:29ce sont la Hongrie
00:59:30et la Slovaquie.
00:59:31Or, ce sont des pays
00:59:32qui sont très proches
00:59:33de M. Trump.
00:59:35Donc,
00:59:35c'est plus une déstabilisation
00:59:37de l'Europe
00:59:38demandant à l'Europe
00:59:39en clair
00:59:39d'acheter son pétrole,
00:59:41son GNL
00:59:42et son gaz
00:59:44aux Etats-Unis
00:59:44de façon à ce qu'ils n'achètent
00:59:46plus à la Russie.
00:59:47Allez,
00:59:470826 300 300,
00:59:49pardon Philippe,
00:59:50Richard est avec nous.
00:59:51Richard,
00:59:51vous voulez réagir au débat ?
00:59:53Bonsoir,
00:59:53Richard de Toulouse.
00:59:55Oui,
00:59:55bonsoir à vous.
00:59:57En fait,
00:59:57j'avais une vision autre,
00:59:59la réflexion de M. Trump,
01:00:00est-ce que ce n'est pas
01:00:02le signe
01:00:02qu'on va avoir
01:00:03finalement
01:00:04des grosses difficultés
01:00:05en Ukraine
01:00:05pour recruter
01:00:07du personnel
01:00:07et est-ce que Trump
01:00:09ne veut pas
01:00:09simplement gagner du temps
01:00:11juste en aidant
01:00:12psychologiquement
01:00:13l'Ukraine
01:00:13mais sans plus
01:00:14et il gagne du temps
01:00:16sur ce dossier
01:00:16parce qu'en fait
01:00:18les choses
01:00:18ne vont pas bien
01:00:19au niveau
01:00:19du recrutement
01:00:21des soldats
01:00:23pour aller au front
01:00:24et parce qu'il y a
01:00:25un grignotage
01:00:26qui se fait
01:00:26et je pense
01:00:27qu'on est
01:00:27pour moi
01:00:28on est à la veille
01:00:29de quelque chose
01:00:30de difficile
01:00:30pour l'Ukraine.
01:00:31Général Trinquant,
01:00:32qu'est-ce que vous pensez
01:00:33de l'approche de Richard ?
01:00:35Je pense
01:00:36évidemment
01:00:37que l'Ukraine
01:00:37est dans une situation
01:00:38difficile.
01:00:39Maintenant,
01:00:40je pense qu'il faut
01:00:40revenir à des schémas
01:00:42beaucoup plus simples.
01:00:44Vous vous souvenez
01:00:44qu'en février 2022,
01:00:46la Russie
01:00:47a attaqué l'Ukraine,
01:00:48a envahi
01:00:48une partie de l'Ukraine,
01:00:49était aux abords
01:00:50de Kiev
01:00:50et puis une contre-attaque
01:00:52ukrainienne
01:00:52a rejeté
01:00:53l'armée russe
01:00:55vers la Russie
01:00:56et vers le Donbass.
01:00:57Depuis
01:00:58cet été
01:00:592022,
01:01:00la Russie
01:01:01n'a gagné
01:01:02que 1%
01:01:03du territoire
01:01:04ukrainien.
01:01:05Je répète
01:01:061%,
01:01:06avec des pertes
01:01:08absolument considérables.
01:01:09C'est-à-dire
01:01:10que la Russie
01:01:11progresse
01:01:12peu
01:01:12mais l'Ukraine
01:01:14se défend bien
01:01:15et quand vous êtes
01:01:16en défensive,
01:01:17vous perdez
01:01:17beaucoup moins d'hommes
01:01:18qu'en offensive.
01:01:20C'est pour ça
01:01:20que les Russes
01:01:21ont beaucoup plus d'hommes.
01:01:23Mais justement,
01:01:24mon général,
01:01:24quand Trump dit
01:01:25que l'Ukraine
01:01:25peut récupérer
01:01:26le territoire,
01:01:27vous le dites vous-même,
01:01:28si vous faites
01:01:28une guerre offensive,
01:01:29on revient à la stratégie
01:01:30de la guerre de 14,
01:01:31guerre de mouvement,
01:01:32guerre de position,
01:01:33les pertes ukrainiennes
01:01:34vont être énormes.
01:01:35Et est-ce qu'ils ont
01:01:36les ressources ?
01:01:36Elles y sont déjà.
01:01:37Elles y sont déjà.
01:01:38Mais alors là,
01:01:38encore plus là.
01:01:40Non, non,
01:01:40mais je pense que
01:01:41ce que dit le président Trump
01:01:43sur une offensive ukrainienne,
01:01:45c'est n'importe quoi.
01:01:45les Ukrainiens sont capables
01:01:47de se défendre
01:01:48là où ils sont.
01:01:49Ils ne sont pas
01:01:50dans la capacité
01:01:51de reconquérir
01:01:52le terrain
01:01:53aujourd'hui.
01:01:54Et c'est une façon
01:01:55un peu d'inverser
01:01:57et donner
01:01:57pour la Russie
01:01:58pour faire craindre,
01:02:00pour que la Russie
01:02:01craigne
01:02:01le lâchage américain.
01:02:04Mais c'est tout.
01:02:04C'est une image.
01:02:05Mon général,
01:02:07pour rompre
01:02:08avec un anti-macronisme
01:02:10un peu compulsif,
01:02:13est-ce qu'on peut dire
01:02:14que le président
01:02:15de la République
01:02:16a redonné
01:02:17de la vigueur
01:02:19à l'action européenne
01:02:21dans le domaine
01:02:21de l'Ukraine ?
01:02:24Alors ça,
01:02:24c'est certain.
01:02:25C'est certain,
01:02:26d'abord,
01:02:27en soutien à l'Ukraine,
01:02:28bien sûr,
01:02:29mais aussi,
01:02:29en étant capable
01:02:30de mettre
01:02:31ce qu'on appelle
01:02:31la coalition des volontaires,
01:02:33alors qu'il reste flou,
01:02:34je suis d'accord avec vous,
01:02:35mais ça permet
01:02:36de faire partie
01:02:37de la négociation.
01:02:39Vous savez,
01:02:39quand on met
01:02:40sur la table
01:02:41quelque chose,
01:02:42on vous laisse la parole
01:02:43et c'est ce qui se passe
01:02:44avec l'Europe.
01:02:45Et lorsque les Européens
01:02:46sont venus
01:02:47en soutien
01:02:48de M. Zerinsky
01:02:49à Washington
01:02:50alors qu'ils n'étaient pas
01:02:52invités,
01:02:53ça a été une preuve
01:02:53de courage
01:02:54de la part des Européens
01:02:55et je pense que M. Trump
01:02:56en a tenu compte.
01:02:57Merci beaucoup,
01:02:58général Dominique Trinquant,
01:03:01expert militaire
01:03:02en géostratégie.
01:03:03Merci d'avoir accepté
01:03:04notre invitation.
01:03:05Merci beaucoup Jean-Marc Dumoulin.
01:03:07On vous garde
01:03:07justement jusqu'à 20h.
01:03:09Merci beaucoup Philippe
01:03:10Bigère.
01:03:12Et à partir de 20h,
01:03:14vous l'attendez Magali Berda.
01:03:16Bonsoir Magali.
01:03:17Bonsoir, ça va.
01:03:18On ne vit pas dans la même France.
01:03:20On vous le dit
01:03:21tous les soirs
01:03:21à partir de 20h
01:03:23et ça se confirme.
01:03:24C'est vrai,
01:03:24on ne vit pas dans la même France
01:03:25du tout.
01:03:25Alors on l'a vu
01:03:26cette semaine
01:03:27et ce soir,
01:03:28on reçoit une influenceuse
01:03:29Alison Legoy
01:03:30qui est une maman influenceuse
01:03:31qui a plus d'un million
01:03:32d'abonnés sur TikTok
01:03:33et qui va débattre
01:03:34avec Anne Geneté,
01:03:36députée ensemble
01:03:36des Français de l'étranger
01:03:37et ancienne ministre
01:03:39de l'éducation nationale
01:03:40sur un sujet
01:03:41qui est très important.
01:03:42Est-ce que nos professeurs
01:03:43sont en danger ?
01:03:44Est-ce que l'école
01:03:45est devenue une zone
01:03:46de non-droit ?
01:03:47Allez, on en parle
01:03:47avec Magali
01:03:49à partir de 20h
01:03:500 826 300 300
01:03:52si vous voulez bien entendu
01:03:53poser des questions.
01:03:54Vous serez les bienvenus
01:03:55jusqu'à 21h.
01:03:57A tout à l'heure Magali
01:03:58et dans un instant
01:03:58on va revenir sur les mairies
01:04:00et le climat
01:04:01qui impacte les mairies.
01:04:02Oui, comment est-ce que
01:04:03les villes s'adaptent
01:04:04aux changements climatiques ?
01:04:06Et on va en parler
01:04:07avec Trois-Mères
01:04:07qui est déjà avec nous.
01:04:09On va aller vraiment
01:04:09dans trois points cardinaux
01:04:10de la France.
01:04:11Jean-Marc Dumoulin,
01:04:12maire de Villemur-sur-Tarne,
01:04:13on ira à Vesoules et à Fougères.
01:04:14Allez, à tout de suite.
01:04:16Sud Radio,
01:04:17votre avis fait la différence.
01:04:19Oui, bonjour Sud Radio,
01:04:20merci de votre émission
01:04:21de donner la parole
01:04:22au territoire sur les campagnes.
01:04:25Sud Radio,
01:04:26parlons vrai.
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