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  • il y a 2 mois
Un rendez-vous 100% politique présenté par Gauthier Le Bret du lundi au jeudi de 21h à 22h. 

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Transcription
00:00Je suis content de vous retrouver pour 100% politique, parce qu'aujourd'hui en France, tout est politique !
00:05Quel bonheur de voir Johan Usaï, Jules Torres, Eric Tegner et Najoua L.A.I.T.
00:10Ça me fait bien plaisir.
00:12On va parler du service public dans un instant.
00:14Alors là, ils sont en roue libre.
00:15C'est à eux.
00:17Charles Sapin, éditorialiste Valeurs Actuelles.
00:19S'il vient, on fait la grève.
00:21Oui, ils savent faire la grève, plus que du journalisme.
00:23Ils savent faire la grève à Radio France.
00:25C'est la première chose qu'ils savent faire, c'est la grève.
00:28Voilà, donc hop !
00:307h45 le dimanche, Charles Sapin.
00:31Ah oui !
00:327h45, il l'aurait planqué dans un placard, ça aurait été plus rapide.
00:357h45 le dimanche.
00:36Je suis en forme, là.
00:37Là, je peux vous dire, là, je suis en forme.
00:39Michael Dos Santos, le journal de 22h, évidemment, avec vous, comme le 23h et l'édition de la nuit, qu
00:44'on suit toujours.
00:45Bonsoir Gauthier.
00:48Bonsoir à tous, j'espère que vous êtes content de me voir également.
00:50Vous ne m'avez pas cité.
00:51Emmanuel Macron, en déplacement au Royaume-Uni, le chef de l'État et son épouse ont visité l'exposition de
00:56la tapisserie de Bayeux,
00:57prêté par la France pendant un an au British Museum.
01:00Sur place, le président a déclaré espérer que Paris et Londres tisseront un lien aussi étroit que les fils de
01:05la tapisserie.
01:06De son côté, le roi Charles III a considéré ce prêt comme un précieux symbole de confiance.
01:11Après la découverte d'un drone chargé d'explosifs à l'aéroport de Leipzig en Allemagne, l'Union européenne s
01:16'en prend à la Russie.
01:17Cet incident présente les caractéristiques d'un acte de terrorisme soutenu par un État.
01:21Suite à cette attaque, la police allemande dit avoir identifié l'ADN de deux hommes au passeport russe.
01:27En Égypte, un accident de bus a fait 22 morts et 28 blessés.
01:3110 Jordaniens figurent parmi les victimes.
01:33Le drame a eu lieu dans la zone très touristique du Sinaï.
01:36Pour le moment, les causes de l'accident n'ont pas encore été dévoilées.
01:39Puis retour en France avec cette importante saisie de drogue en Côte d'Or.
01:42Plus de 230 kg de cocaïne ont été retrouvés dans un camion néerlandais sur l'autoroute entre Beaune et Dijon.
01:48Le véhicule était censé transporter des vins mousseux depuis l'Espagne.
01:52Le butin est estimé à près de 7 millions d'euros.
01:56Enfin, Jean-Paul Rapneau est décédé mardi à l'âge de 94 ans.
02:00Autodidacte, scénariste méticuleux, le cinéaste a réalisé un total de 8 films, dont Cyrano de Bergerac en 1990.
02:07Une adaptation avec Gérard Depardieu, devenu l'un de ses plus grands succès.
02:11Merci, qu'il nous sent tous.
02:13Car à la fin de l'envoi, je touche, je touche, Eric Tegner.
02:19On va parler du service public.
02:22France Inter.
02:22Alors ça y est, c'est chez eux.
02:25Maintenant, c'est une zone de non-droit.
02:27Quand tu n'es pas d'extrême-gauche, c'est une ZAD, c'est une zone à défendre.
02:31Une zone à défendre face aux dangereux journalistes de valeurs actuelles.
02:36Quand il prend l'ascenseur, maintenant, on le compare à un néo-nazi.
02:39C'était ce qui s'était passé dans une chronique que vous allez entendre à nouveau.
02:42Donc, qu'est-ce qui se passe ?
02:43Eh bien, c'est très simple.
02:44Les salariés demandent le retrait d'une chronique de Charles Sapin et votent la grève.
02:48On ne va pas s'en plaindre.
02:49Donc, si Charles Sapin continue dimanche, les journalistes de France Inter veulent faire la grève.
02:58Voilà, et vous voyez Charles Sapin.
03:00Donc, c'est quand même hallucinant.
03:02C'est-à-dire que c'est 7h45 le dimanche, Jules Torres, une chronique de Charles Sapin.
03:07Vive la censure.
03:08Alors là, il ne se cache plus.
03:09On voit où elle est, la censure.
03:11Parce qu'il faut croire qu'elle est ailleurs.
03:12Elle est à la gauche, à l'extrême-gauche.
03:15On les voit comme ils sont là à vouloir.
03:17C'est des commissaires politiques.
03:18Ils vont aller chercher Charles Sapin en plein direct pendant sa chronique.
03:21Ils vont l'emmener dans la cave de Radio France et ils ne le libéreront pas.
03:24Voilà ce qu'ils veulent faire.
03:25Oui, mais bien sûr.
03:26Mais la censure est à gauche.
03:28La liberté d'expression n'est certainement pas au sein de l'audiovisuel public.
03:31Et le scandale devrait être beaucoup plus grand qu'il ne l'est déjà.
03:34C'est-à-dire que là, on a quand même...
03:35Charles Sapin, je le connais très bien.
03:37Nous avons suivi avec lui une campagne présidentielle en 2022.
03:41C'est un journaliste plutôt conservateur, qui n'est pas très dur avec le système, disons-le comme ça.
03:47Qui est un bon journaliste, il faut le dire.
03:50Qui sort des informations.
03:51Qui est quelqu'un, disons-le aussi, d'assez neutre.
03:54Qui est un bon journaliste.
03:55Qui était au Figaro.
03:56Qui a été au point.
03:57Qui a été à l'opinion.
03:58D'ailleurs, il est même passé en stage il y a une dizaine d'années à Valeurs Actuelles.
04:01Mais ça, visiblement, il l'avait oublié.
04:04Et alors, figurez-vous que cette photo, c'est l'ordre d'un duplex sur CNews.
04:07Puisqu'il était aussi à CNews.
04:08Et voilà.
04:09On aggrave son cas, là, Jules.
04:11On ne l'aide pas.
04:11Et dans cette...
04:12Quand il était à CNews, il avait, je crois même...
04:16Il paraissait dans Baron Noir, dans la série Baron Noir de Canal.
04:19Donc, évidemment, Charles Sapin, aujourd'hui, c'est beaucoup trop grave pour France Inter.
04:24Pour les journalistes gauchistes, en réalité, de Radio France.
04:28C'est un scandale, doublement, parce qu'il y avait eu un rapport, quand même, de Charles Aloncle,
04:32qui disait que la pluralité, elle n'était pas respectée.
04:35Et ça, tous les Français l'ont vu.
04:37Ils n'ont pas eu besoin de cette commission d'enquête.
04:38Et donc, avoir recruté Charles Aloncle, ils l'ont recruté, la direction de France Inter,
04:42quand il était encore au point, eh bien, c'était une volonté d'apporter un petit peu de pluralisme,
04:46d'apporter une voix différente.
04:47Je constate que la voix différente, elle est mise en effet à 7h40 le dimanche.
04:51Bon, Salome Essaké, qui rejoindra la radio, qui est une journaliste d'extrême-gauche,
04:56elle, elle l'y sera le lundi.
04:57À quelle heure ?
04:59C'est aux mêmes heures, mais c'est le lundi, donc c'est plus exposé.
05:01C'est dans la matinale semaine, avec les encormannes de la semaine.
05:04Avec les encormannes de la semaine.
05:06Donc, je constate en effet qu'il n'est pas bon d'être de droite, de centre-droit à radio.
05:11C'est hallucinant.
05:12Donc, écoutez, comment on parlait de Charles Sapin, parce que les humoristes,
05:15qui n'ont d'humoriste que le titre, parce que c'est des militants d'extrême-gauche,
05:19comment ils parlaient de leurs collègues, Charles Sapin.
05:21Ils disaient, j'ai hâte de croiser les néo-nazis dans les couloirs,
05:24pour qu'ils nous donnent leur version de l'histoire.
05:27Il faut faire attention à son bronzage et à sa couleur de peau,
05:29maintenant qu'il y a un mec de Valeurs Actuelles dans les couloirs.
05:32Vu la tête de Patrick, il va lui demander son titre de séjour.
05:36Mais c'est bien, Charles Sapin, c'est bien.
05:38Ça diversifie les points de vue.
05:40Trois, qu'ils invitent des néo-nazis pour qu'on ait enfin leur version de l'histoire.
05:43Et si jamais on veut une autre opinion, il y a aussi mon tonton Jeannot,
05:46qui peut venir faire une chronique.
05:48Il a préparé un super billet.
05:50J'aime pas les homos, sauf Jarry.
05:52Voilà, donc néo-nazis dans les couloirs de France Inter.
05:55Je rappelle que vous le voyez dans notre bandeau,
05:57tête de rat, c'était pour Jean-Philippe Tanguy, un autre humoriste,
06:00député du Rassemblement National, Jean-Philippe Tanguy.
06:02Donc c'est roule libre total.
06:04On a cru, naïvement, qu'il y avait une tentation d'un tout, tout, tout petit rééquilibrage
06:09avec Eugénie Bastier, vous savez qui devait arriver,
06:11avec Charles Sapin.
06:13Et je crois qu'il y en avait un troisième qui devait arriver également sur le service public.
06:18Et là, c'est un truc de fou.
06:21C'est-à-dire que c'est insulte sur le physique, tête de rat, allusion homophobe contre Jean-Philippe Tanguy
06:28ou néo-nazi.
06:29Et alors le pompon, la grève, si la direction ne s'aide pas et ne retire pas d'antenne,
06:33donc ne censure pas Charles Sapin.
06:36La direction a compris qu'il fallait rééquilibrer.
06:38C'est pour cela que la directrice de France Inter, Céline Pégal, en l'occurrence, a fait venir notamment Charles
06:43Sapin.
06:43Donc la direction a reçu le message, elle a entendu, elle a vu et elle a bien compris
06:47l'écho qu'avait eu le rapport de Charles à l'oncle.
06:50Donc la direction de France Inter a tenté un petit rééquilibrage.
06:53Mais on voit là qu'elle ne peut pas aller trop loin parce que si la direction l'a en
06:56partie compris,
06:57la rédaction s'y oppose fermement.
06:58Parce que si Charles Sapin, il arrive sur France Inter, c'est uniquement grâce, je dis bien grâce,
07:04au rapport de Charles à l'oncle.
07:06Et la rédaction de France Inter ne veut pas se laisser dicter quoi que ce soit.
07:09Donc ils vont se mettre en grève, mais c'est là que la direction est prise au piège
07:12parce qu'elle ne peut évidemment pas lâcher Charles à l'oncle.
07:15Parce qu'à huit mois de l'élection présidentielle, ça se verrait trop, ce serait gros quand même.
07:20On verrait quand même que France Inter entre officiellement en campagne pour la gauche.
07:24Là, France Inter est officieusement en campagne pour la gauche.
07:27Si Mme Pigalle virait Charles Sapin, ce serait officiel.
07:31Elle ne pourra pas le faire.
07:33Je ne vois pas comment la direction va sortir de cette situation
07:35parce que pour connaître un peu les journalistes de France Inter,
07:38je pense qu'ils ne vont pas lâcher le morceau non plus.
07:40Mais juste, il faut dire des choses, Najwa et Laïté, puisque c'est chez eux.
07:44C'est à eux.
07:45Et si vous ne pensez pas comme eux, c'est la grève.
07:46Oui, mais attendez.
07:48Non, mais d'accord.
07:49Mais déjà, ce n'est pas chez eux.
07:51C'est un média de service public.
07:52Payé par nos impôts.
07:53Oui, merci.
07:55Je vous jure, ce n'est pas la soirée pour...
07:57Moi non plus, je vais vous dire, ce n'est pas non plus mal à la soirée.
08:00Je peux vous dire.
08:02Le service public, puisque c'est chez eux, ils le vivent comme ça.
08:06Mais qu'ils le privatisent.
08:08Que ce soit chez eux, avec l'argent de Mathieu Pigasse,
08:11et que nous tous autour de la table, vous tous téléspectateurs,
08:14on arrête tous de filer ne serait-ce qu'un euro à cela.
08:17Ce serait la logique, parce qu'ils ont un esprit complètement étriqué.
08:21Jess, je ne connaissais pas cet humoriste qui ne fait rire que lui-même et ceux qui l'entourent.
08:27Mais si, c'est vrai.
08:29Vous n'êtes pas d'accord avec moi.
08:30Mais moi, face d'aura, néo-nazis, etc.
08:33Moi, ça ne me fait pas rire.
08:34Voilà.
08:35Ça ne me fait pas rire.
08:36Et d'ailleurs, je suis même étonnée que le député qu'il cible, Eren,
08:43ne dépose pas plainte contre lui.
08:45Et puis, néo-nazis, je ne sais pas qui l'a insulté.
08:47Il devrait le faire.
08:48Il devrait le faire, franchement.
08:49Parce que l'humour a des limites aussi.
08:51La liberté d'expression, c'est très bien.
08:53Mais la liberté d'expression, ce n'est pas à tout va.
08:56On n'insulte pas, on n'injurie pas.
08:59On fait grève si le journaliste de Valeurs Actuelles reste.
09:02C'est ça qui m'intéresse psychologiquement.
09:03C'est fascinant.
09:05Oui, mais c'est fascinant.
09:07Mais c'est fascinant, en effet, cette réflexion.
09:11En tous les cas, cette position, comme je le disais, étriquée.
09:14D'autant que Charles Sapin, ce n'est pas n'importe qui.
09:17Il a été journaliste au point.
09:19Vous disiez que c'était un bon journaliste.
09:20Il a été journaliste au Figaro.
09:22Il est passé par CNews.
09:23Mais peut-être que ce n'est pas un bon label, d'ailleurs, pour France Inter,
09:26concernant son passage sur CNews.
09:28Il ne le revendiquait pas, néo.
09:29Et puis, il a une expertise, Charles Sapin, qu'ils le veulent ou non.
09:32Il a une expertise.
09:32Et cette expertise, c'est notamment qu'il est un journaliste politique
09:36qui s'est fortement intéressé depuis des années aux différentes droites
09:42et à la montée du populisme.
09:44Et donc, il a une compétence, Charles Sapin, qu'il le veuille ou non.
09:48Mais je ne suis pas étonnée de la réaction des syndicats.
09:54C'est les syndicats ?
09:55Oui, c'est les syndicats, au nom des journalistes.
09:57Je ne suis pas étonnée.
09:58D'ailleurs, des gauchistes, oui, il faut le dire.
10:01Ils sont situés politiquement à la gauche.
10:04Vous me faites penser à quelque chose ?
10:05Mais oui !
10:06Puisque c'est, on va dire, c'est les syndicats.
10:08Mais alors, moi, je serais très intéressé d'entendre, sur cette menace à la grève,
10:12si Charles Sapin reste sur l'antenne,
10:14Benjamin Duhamel, Nicolas Demorand, Florence Paracuelos,
10:19toutes les grandes incarnations de France Inter.
10:22Mathieu Noël ?
10:22Mathieu Noël ?
10:23Voir ce qu'ils en pensent.
10:24Ça, ça m'intéresse.
10:25Savoir s'ils sont du côté de la censure,
10:27ou s'ils trouvent que les syndicats vont beaucoup trop loin
10:31et qu'il faut laisser Charles Sapin faire son édito à 7h45.
10:36Ils sont assez silencieux.
10:37Ça m'intéresserait de voir des tweets de Benjamin Duhamel,
10:40de la présentatrice de la matinale,
10:42de toute la grille d'Inter.
10:43Voir est-ce qu'il y a du soutien.
10:44Moi, les seuls tweets que j'ai vus,
10:46c'est Olivier Truchot de BFM, de soutien.
10:49C'est Jules Dorès du JDD
10:51qui en a fait un.
10:53Mais c'est marrant,
10:54je n'ai pas vu beaucoup de tweets de soutien
10:56face à cette cabale contre Charles Sapin.
11:00C'est intéressant.
11:01Charline Vanhoenacker,
11:01qui soutenait Guillaume Meurice
11:04quand il disait que Netanyahou était un nazi sans prépuce.
11:06Vous l'avez vu soutenir Charles Sapin ?
11:08Non.
11:09C'est intéressant, ça serait intéressant
11:09de voir s'il pouvait faire des tweets
11:11ou se mobiliser contre la censure
11:13qui plane autour de Charles Sapin.
11:15Eric Tegner ?
11:16Oui, mais de toute façon,
11:17il mène une guerre politique.
11:18Et c'est la raison pour laquelle,
11:19moi, je ne vais pas me faire d'amis ce soir,
11:20parce que je vais avoir un avis
11:21un peu plus pondéré que vous.
11:23J'irai peut-être un peu plus loin
11:24sur la réflexion.
11:26Ce qu'il y a, c'est que je vous remercie.
11:27Je connais également Charles Sapin,
11:29comme vous,
11:29depuis à peu près 8 ans aujourd'hui.
11:32Selon moi,
11:32Charles Sapin n'est pas du tout
11:33le journaliste type de Valeurs Actuelles.
11:35C'est effectivement quelqu'un
11:36plutôt de modéré.
11:37C'est-à-dire qu'il n'a jamais eu d'opinion
11:38sur les différents articles
11:40qu'il a pu commettre ces dernières années.
11:41Et je crois qu'il a même voulu rassurer
11:42sur ce qu'allait devenir Valeurs Actuelles.
11:44C'est ce que j'allais dire.
11:44Moi, j'ai une petite problématique.
11:46C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
11:48on voit que d'une certaine façon,
11:49ça a été confirmé
11:50par un certain nombre de médias.
11:52Valeurs Actuelles,
11:52et notamment Charles Sapin,
11:54ont tenté de rassurer
11:55la direction de Radio France
11:57que visiblement,
11:57selon Le Monde ce soir,
11:59Charles Sapin aurait même parlé
12:00devant une partie
12:01de la rédaction de Radio France
12:02en leur garantissant qu'en fait,
12:04il comptait faire changer
12:05la ligne éditoriale
12:06de Valeurs Actuelles.
12:07Et moi, ça me pose un problème
12:08parce que je me souviens
12:09du Valeurs Actuelles
12:10de l'époque Geoffroy Lejeune,
12:11de l'époque Jules Torres,
12:12qui est un titre effectivement
12:14qui est engagé.
12:15Celui qui d'ailleurs
12:15avait comme slogan
12:17la droite qui s'assume.
12:18Un slogan d'ailleurs
12:18qu'ils ont abandonné
12:20l'année dernière.
12:21Et donc, d'une certaine façon,
12:22aujourd'hui, il y a une tentative
12:23de donner des gages au système.
12:25C'est ça qui est important.
12:26Sauf que, en donnant des gages au système,
12:29de toute façon,
12:29ils se font quand même diaboliser.
12:31Ils se font quand même nazifier.
12:33Et donc, moi, ça me pose une question
12:34sur l'aspect de la stratégie.
12:36Vous voulez dire que chez Frontière,
12:37on ne donne pas de gages au système ?
12:38Mais non, pas du tout.
12:39Et je pense qu'aujourd'hui,
12:40on est dans un monde...
12:41Ce qui me surprend,
12:42c'est que Valeurs Actuelles
12:43était avant-gardiste.
12:44Étaient avant-gardiste,
12:45grâce à Geoffroy notamment,
12:46en étant capable d'anticiper
12:48la guerre culturelle
12:48et la guerre médiatique.
12:50Et là, alors qu'on a compris
12:51à quel point la gauche,
12:52même le centre-gauche,
12:53même l'extrême-centre
12:54était capable de jouer
12:55le jeu de la France Insoumise
12:56sur la censure des médias,
12:58eh bien, il y a un média
12:58de référence conservateur
13:00qui, finalement,
13:01cherche à faire
13:01le jeu du système.
13:03La même chose qui fait...
13:03Pardon, la même chose...
13:06Mais si j'étais caricaturale,
13:07je vous parlerais
13:08d'un des grands journalistes
13:09en ce moment
13:09de Valeurs Actuelles,
13:10qui alimentent toute la presse
13:11de gauche et d'extrême-gauche
13:12quand il s'agit de taper
13:13sur CNews.
13:15Donc, c'est quand même
13:16un aspect qui est important
13:17parce que quand on essaye
13:18de voir que le système
13:19veut s'en prendre
13:19à Valeurs Actuelles,
13:20il faut également
13:21que les journalistes
13:22aujourd'hui
13:22qui sont de droite,
13:23en effet,
13:24il faut que les journalistes
13:25qui sont de droite
13:26comprennent que donner des gâches
13:28ne servira jamais à rien
13:30parce que jamais,
13:31j'aurais imaginé
13:31qu'on nazifie...
13:32Alors, attendez,
13:33Bruno Rotaillot a réagi.
13:35Le fait que des journalistes
13:36du service public
13:36entendent dicter
13:37une ligne éditoriale partisane
13:38en dilon sur le sectarisme
13:39qui règne dans les rédactions
13:40de Radio France.
13:41Cette gauche,
13:42de plus en plus minoritaire,
13:43dans le pays,
13:43continue de vouloir régner
13:44sur les esprits
13:45dans les médias publics,
13:46donc financés par l'argent
13:47de tous les Français.
13:48Soutien à Charles Sapin
13:49et Jean-Luc Mélenchon,
13:50un éditorialiste
13:51de Valeurs Actuelles
13:51fait un édito politique
13:52sur France Inter.
13:53Ben voyons,
13:54après les trucages
13:55de France Culture,
13:56le service public
13:57s'aligne à son tour.
13:58Matinal,
13:59traquenard,
13:59édito,
14:00ultra-droittard,
14:01on est presque contraints
14:01à l'exil radiophonique.
14:02Mais nous,
14:03on sera contraints à l'exil
14:03si Jean-Luc Mélenchon
14:05arrive au pouvoir
14:05parce que ça sera la censure.
14:07Il veut fermer ce groupe,
14:08fermer cette chaîne,
14:10démanteler le groupe
14:11dans lequel nous sommes.
14:12Donc au moins,
14:12c'est très très clair.
14:13Et on voit bien
14:14de quel côté
14:14se rangent les syndicats.
14:16Ils sont mélenchonistes.
14:17Oui, mais Jean-Luc Mélenchon,
14:18lui, considère que,
14:19en tout cas pour Éric
14:20et je pense que pour nous aussi,
14:21qu'on est des moustiques
14:22ou des rats crevés
14:23à éradiquer.
14:24Bon, ça, il l'a dit
14:24dans une conférence de presse
14:26devant des journalistes
14:27qui n'avait rien dit.
14:27Mais moi, la question,
14:28on n'est pas de savoir
14:29si Charles Sapin
14:30est de droite,
14:31d'extrême droite,
14:32de centre droit,
14:33nationaliste, conservateur.
14:34Moi, c'est la réaction
14:35de France Inter
14:36qui m'intéresse.
14:36C'est la grève.
14:38La censure ou la grève ?
14:39Moi, ce qui m'intéresse,
14:40c'est pourquoi
14:40quelqu'un de Valeurs Actuelles
14:41ne peut pas être
14:42sur France Inter.
14:43Je pense que Geoffroy Lejeune,
14:45il a été, je crois,
14:45une dizaine d'années
14:46directeur de la rédaction
14:49de Valeurs Actuelles.
14:50Il a été invité
14:50qu'une fois,
14:51qu'une fois,
14:52sur l'audiovisuel public
14:53alors que Valeurs Actuelles,
14:54quand Geoffroy était le directeur,
14:56c'était un journal
14:58qui faisait parler,
14:59qui faisait des unes,
15:00choc en effet,
15:01mais qui faisait réagir.
15:02Une fois, on n'est pas couché.
15:02Une fois, on n'est pas couché,
15:04absolument.
15:05Il était rédacteur en chef
15:06à cette époque-là.
15:07Il n'était même pas
15:08le numéro un
15:08et c'était un carton
15:09parce qu'il avait signé
15:10un livre sur Éric Zemmour
15:11qui faisait beaucoup parler.
15:13Et donc, oui,
15:14on n'y avait pas le droit
15:15déjà à l'époque.
15:15Et je ne crois pas, Éric,
15:16qu'à l'époque,
15:17en tout cas,
15:17quand j'y étais avec Geoffroy,
15:18avec Julien Denier,
15:19avec Raphaël Stainville,
15:20avec Charlotte Dornelas,
15:21on donnait des arguments
15:22au système.
15:22Mais jamais.
15:23Le sujet, c'est pas
15:24est-ce que Valeurs Actuelles
15:25est en train de changer ?
15:26C'est pourquoi
15:27l'audiovisuel public
15:28ne change pas ?
15:28Pourquoi l'audiovisuel public
15:29ne veut pas accepter
15:30une voix différente ?
15:32Moi, quand on me parle
15:33de rééquilibrage,
15:34quand il y a Salomé Sacquet
15:35qui a une chronique
15:35sur France Inter,
15:36j'accepterais de dire
15:37qu'il y a un rééquilibrage
15:38le jour où on donnera
15:39une chronique à Jordan Florentin.
15:40Là-dessus,
15:41on verra qu'il y a
15:41un rééquilibrage.
15:42Il ne faut pas se tromper,
15:43en fait.
15:43Pour un journaliste
15:44d'extra-de-mauche,
15:45on vous met un centriste
15:46et on vous explique
15:46qu'il y a un rééquilibrage.
15:48Moi, c'est ça qui me dérange.
15:49J'entends, Eric,
15:50mais pour moi, vraiment...
15:51Je vous remercie
15:51le dimanche à 8h15.
15:53Mais il était
15:53dans la matinale le week-end,
15:55je rappelle.
15:55Anthony Favalli,
15:56c'était très agréable.
15:57Exactement.
15:58Donc, il n'y a pas de problème.
15:59Mais pour...
16:00En s'inter.
16:01Mais vous avez décidé
16:03de vous lier contre moi ce soir.
16:05Je suis retour de votre côté.
16:06Je sais, Jules.
16:07Mais maintenant,
16:08je ne sais même plus
16:08ce que je voulais dire.
16:09Voilà, le sujet pour moi,
16:10c'est-à-dire,
16:11c'est le goût de la censure.
16:12Parce qu'il y a quelqu'un
16:13qui ne pense pas comme nous,
16:14qu'on n'a pas mis en plus
16:17sur la plus grosse case
16:18de la chaîne.
16:19Et si cet homme
16:21reste sur la chaîne,
16:23on décide de faire la grève.
16:25C'est ça qui m'intéresse.
16:26Surtout que son édito
16:26du week-end dernier,
16:27ce n'était pas un édito fasciste.
16:29Il a parlé de l'événement surprise
16:30de la prochaine présidentielle.
16:32Non, mais l'extrême-gauche
16:33ne veut pas dialoguer avec vous.
16:34Elle veut vous censurer.
16:36Exactement.
16:36Mais ça, c'est vrai.
16:38Il y a de multiples exemples.
16:39Regardez Jean-Luc Mélenchon.
16:41Il veut tout faire fermer.
16:42Tous ceux qui ne sont pas
16:43d'accord avec lui
16:43ou tous ceux qui font
16:44simplement leur travail
16:45comme nous, en fait.
16:46Parce que quand on décrit
16:47ce qu'est la France insoumise,
16:48moi, j'ai l'impression
16:49de faire mon job de journaliste.
16:50Quand je dis que Jean-Luc Mélenchon
16:52représente le plus grand danger politique
16:53depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale...
16:55Vous ne l'ayez pas fait
16:55encore cette saison ?
16:56Oui, mais Yohan est quelqu'un de courageux.
16:57Non, pardon.
16:58Mais cet étayer,
16:59ça repose sur des faits.
17:00J'ai l'impression
17:00de faire mon travail.
17:01Et pour avoir dit cela,
17:02il veut faire fermer ses news.
17:04Il veut envoyer en prison
17:05les préfets
17:06qui ne sont pas d'accord avec lui.
17:07Donc l'extrême-gauche
17:08ne veut pas échanger.
17:09L'extrême-gauche
17:10ne cherche pas à vous convaincre.
17:11Il vous met une cible dans le dos également.
17:12L'extrême-gauche
17:13veut vous faire fermer
17:14de toutes les manières possibles
17:15et imaginables.
17:17Donc là,
17:17ça ne me surprend pas, évidemment.
17:19Patrick Bruel.
17:19Patrick Bruel.
17:20Et on va écouter
17:22Maître Najouel-Été
17:22parce que ça m'intéresse
17:23de voir si on est tombé
17:24dans une justice
17:25qui se rend désormais dans la rue.
17:26Alors, il y a Mimi Maty
17:28qui a pris la parole ce matin
17:29à la célèbre comédienne
17:30de Joséphine Lange-Gardien
17:31pour dire
17:32Patrick Bruel
17:33a été plus harcelé
17:34que harceleur.
17:35Et évidemment,
17:35ça a fait couler
17:36beaucoup d'encre depuis.
17:37Écoutez Mimi Maty.
17:39Je suis très triste
17:40qu'il se sente obligé
17:41d'annuler
17:42parce que la justice
17:44pour l'instant
17:44n'a pas tranché.
17:46C'est à la justice
17:47de trancher.
17:48Après, Patrick,
17:48c'est un séducteur.
17:50Il a été séducteur.
17:51Il a été plus harcelé
17:53que harceleur,
17:54à mon avis.
17:54Mais ça,
17:54c'est la justice
17:55qui en décidera.
17:57Mais je pense que
17:59c'est au public
18:00de choisir
18:01de quel droit
18:02tant que la justice
18:03n'a pas tranché
18:04tant qu'on ne dit pas
18:04que c'est un criminel
18:06notoire
18:07et qu'il ne faut surtout pas
18:08qu'on le voit sur scène.
18:10Moi, il fait travailler
18:11plein de gens.
18:12La première tournée
18:12qui a été annulée,
18:14elle a mis au chômage
18:15un tas de techniciens
18:16et ça fait à peu près
18:18200 personnes,
18:18je pense,
18:19autour de lui
18:19pour une tournée comme ça.
18:21Moi, je pense que
18:21c'est au public
18:22de décider.
18:23La justice n'a pas tranché
18:25et on est capable
18:26de laisser sortir
18:27des mecs
18:28qui ont violé
18:29une mamie
18:29de 83 ans
18:31de les laissant liberté
18:32et on est capable
18:33de vouloir
18:34interdire
18:35à un chanteur.
18:36Donc, pour l'instant,
18:38la culpabilité
18:39qui est sûrement
18:40moindre
18:40n'a pas été prouvée.
18:42Je trouve
18:43dommage
18:44de priver
18:44le public
18:45de Patrick
18:46et c'est encore
18:47une fois
18:47au public
18:48de choisir.
18:49Voilà,
18:50plus harcelé
18:51que harceleur.
18:51Pour expliquer
18:52ce que dit
18:52Mimati,
18:53je vous propose
18:54d'écouter
18:54Fabien Lequeuvre,
18:55spécialiste
18:55de la chanson française
18:56qui revenait
18:57sur la fameuse période
18:58Bruelmania.
19:00Pourtant,
19:00vous savez,
19:01il y a beaucoup
19:01d'artistes
19:01qui avaient le même
19:02public que lui.
19:03Moi,
19:03j'ai vu sur scène
19:04Mike Brown,
19:05par exemple.
19:05Il est jeune,
19:06mais je l'ai vu
19:06sur scène.
19:07Les filles se jetaient
19:08sur lui
19:08avec des ciseaux
19:09pour lui couper
19:13et c'était hystérique.
19:14Elles montaient,
19:15elles s'évanouissaient,
19:16elles déchiraient le t-shirt
19:16quand elles arrivaient
19:17avec les paires de seins.
19:18Elles avaient entre
19:1914 et 16 ans.
19:21On le sait bien.
19:22J'ai vu Jean-Luc Laé
19:23sur scène.
19:23C'était l'hystérie
19:24collective,
19:24pareil,
19:25dans les salles.
19:26J'ai vu Bruel
19:27à partir de 1989
19:27dans la Bruelmania
19:28quand tout arrive
19:29avec l'album
19:30à leur regard.
19:31À ce moment-là,
19:31il devient un personnage
19:32incroyable.
19:33Même lui,
19:33il ne sait même pas
19:34ce qui lui arrive
19:35avec ses filles
19:36qui se rassemblent
19:37par paquets de 10,
19:38par paquets de 20,
19:39là où quand il allait
19:40manger sur une pizzeria
19:41à côté des Champs-Elysées
19:42ou en bas de son domicile
19:43parisien,
19:44etc.
19:44C'était des hordes de filles
19:45partout,
19:46partout,
19:46parce que c'est un phénomène
19:48féminin.
19:49Ça peut choquer
19:50ce que dit Fabien Lecoeur,
19:51mais c'est une réalité
19:51la Bruelmania.
19:52Après,
19:53il y a des termes
19:53qu'on ne peut plus utiliser.
19:54Évidemment,
19:55le terme d'hystérie
19:56ne convient plus
19:57aux débats publics,
19:58mais il parle
19:59d'une réalité.
20:00Najoua et Laïté,
20:01qu'est-ce que vous pensez
20:01de l'annulation
20:02de la tournée
20:02de Patrick Bruel
20:04parce que vous êtes
20:05évidemment avocate
20:06et donc vous allez me dire
20:07la présomption d'innocence
20:07n'est pas respectée
20:08puisque la justice
20:09en plus ne l'a pas empêchée
20:10de se produire sur scène.
20:13Exactement,
20:13mais moi je ne cesse
20:14de dire
20:15qu'il faut se méfier
20:18du tribunal médiatique.
20:20Alors,
20:22vous avez Mimi Maty
20:23qui emploie ses mots
20:24qui dit
20:24il a été plus harcelé
20:25qu'harceleur.
20:26Les mots sont maladroits,
20:27mais sur le fond,
20:29elle a raison.
20:29C'est au public
20:30de choisir,
20:31d'y aller
20:32ou de ne pas aller
20:33à ses concerts.
20:34C'est à la justice aussi
20:36de dire
20:37s'il doit continuer
20:39à se produire
20:40en attendant
20:40la fin de l'information
20:42judiciaire
20:43ou pas.
20:44On ne peut pas
20:44se substituer
20:46à la justice.
20:46Et alors,
20:47j'ajoute une information
20:47parce que c'est ce que disait
20:48Franck Tapirot
20:49au communiquant ce matin
20:50et son avocate
20:50l'a dit ce soir.
20:51Ils disent que la vraie raison
20:52des annulations,
20:53c'était les menaces
20:54qui pesaient contre les concerts
20:56et contre les fans
20:57de Patrick Bruel.
20:58Des menaces,
20:58pourquoi pas,
20:59allant jusqu'à
21:00des menaces physiques.
21:00Mais il a décidé,
21:02on le sait.
21:02En cas de manifestation
21:03anti-Bruel.
21:05Patrick Bruel,
21:05j'ai envie de vous dire,
21:06il n'avait pas le choix
21:07vu la pression
21:08qu'il avait.
21:09Vous aviez des maires
21:11qui se sont mobilisés
21:13contre l'organisation
21:14de ces concerts.
21:15Vous avez des menaces,
21:16vous avez des associations
21:19féministes,
21:19je dirais entre guillemets
21:20pour certaines.
21:22Féministes,
21:23majorité,
21:25à géométrie variable.
21:27J'ai envie de vous dire,
21:28il n'avait pas le choix
21:29que de se retirer,
21:31de se mettre
21:32surtout en retrait.
21:33Mais c'est regrettable.
21:35C'est regrettable
21:36parce que
21:38la présomption d'innocence
21:39est un principe fondamental.
21:41On dira,
21:43oui,
21:43c'est des mots,
21:44mais je suis désolée,
21:45les symboles
21:45et les principes
21:46sont importants.
21:47Parce que quand c'est vous
21:48qui avez affaire
21:49à la justice,
21:51vous êtes bien content
21:52que ces principes
21:54fondamentaux
21:54soient respectés.
21:57Et donc,
21:57on ouvre la boîte
21:58de Pandore
21:59quand on décide
22:01de laisser la place
22:04au tribunal médiatique.
22:06Et là,
22:07c'est un terrain
22:08extrêmement glissant
22:09et extrêmement dangereux.
22:10Je vous donne
22:11une nouvelle information,
22:13c'est Héléna Noguera,
22:14l'actrice et chanteuse
22:15qui,
22:16dans une lettre
22:17envoyée à la justice,
22:18a dit
22:18tout a commencé en 2019
22:19quand il y a eu
22:20des plaintes
22:20contre Patrick Bruel
22:21au préjudice
22:22des masseuses.
22:23J'ai envoyé
22:23une lettre manuscrite
22:24au parquet
22:25en Corse
22:26pour dire
22:27que je soutenais
22:27ces femmes
22:28car moi-même
22:28j'avais été victime
22:30de Patrick.
22:31Donc,
22:31c'est vrai que
22:31s'il avait fait
22:32sa tournée
22:33et que de nouveaux témoignages
22:34venaient émailler la tournée,
22:35ça aurait été
22:36de plus en plus
22:37compliqué.
22:38Donc,
22:38on va continuer
22:39à en parler.
22:40On va voir
22:40le communiqué
22:41d'un avocat
22:42de plusieurs plaignantes
22:43contre Patrick Bruel.
22:45On va entendre
22:45les Français
22:46et évidemment,
22:47je vais tous
22:47vous faire réagir
22:48puisque c'est la pause
22:50de 100% politique.
22:51On se trouve
22:51dans un instant.
22:52Ne bougez pas.
22:57De retour
22:58dans 100% politique,
22:59nous parlions
22:59de l'affaire
23:00Patrick Bruel.
23:01L'avocat
23:02de plusieurs plaignantes
23:04a réagi.
23:04Aujourd'hui,
23:05Patrick Bruel
23:05annonce
23:05l'annulation
23:06de sa tournée
23:06et nous nous en réjouissons.
23:08Il ne s'agit pas
23:08pour nous
23:09de contester
23:09à un homme
23:10présumé innocent
23:11le droit
23:11de circuler,
23:12de poursuivre
23:12ses activités
23:13ou encore
23:13de mener
23:14une vie personnelle.
23:14Il ne s'agit pas
23:15de condamner
23:15avant de juger
23:16ni de réclamer
23:16une justice d'exception
23:17mais bien au contraire
23:18de s'en prémunir
23:19et nous l'affirmons
23:20avec force.
23:20Nous devons être vigilants
23:21à ce que la liberté
23:22laissée à un homme
23:23mis en cause
23:23par des dizaines de femmes
23:24quelle qu'il soit
23:25et quelle que soit
23:26sa popularité
23:27ne conduit jamais
23:28à méconnaître
23:28la nécessité
23:29de prévenir
23:29la réitération éventuelle
23:31de faits
23:31d'une particulière gravité.
23:33Je vous propose
23:33d'écouter
23:34le témoignage de Marie
23:35qui a témoigné
23:36dans un documentaire
23:37produit par Guillaume Janton
23:38et qui est une plaignante
23:39dans le dossier.
23:41Attachée de presse
23:42elle aussi
23:42Marie a travaillé
23:43avec Patrick Bruel
23:44quelques années
23:45avant Karine
23:45en 2004
23:46pour la sortie
23:47d'un film
23:48que le comédien
23:48venait promouvoir
23:49à Bruxelles.
23:51Et donc
23:51voilà
23:52la journée débute
23:53à midi
23:55je me rappelle
23:55on a été déjeuner
23:57dans un restaurant
23:59au Sablon
23:59et il y avait
24:01donc mon client
24:02qui était
24:03assis à ma gauche
24:05la personne
24:06qui accompagnait
24:07de TF1 internationale
24:08en face de moi
24:09et Patrick Bruel
24:10à ma droite
24:10c'était une toute petite
24:11table de 4
24:12et puis je sens
24:13les mains de Patrick Bruel
24:15sur mes cuisses
24:17bon
24:17il faut remettre
24:18les choses en contexte
24:19nouveau
24:21c'est mieux
24:22des années 2000
24:23avant
24:23toute la défermante
24:25MeToo
24:26c'est un monde
24:27dans lequel
24:28on avait l'habitude
24:29que des hommes
24:32nous mettent
24:33les mains aux fesses
24:33c'était pas
24:34une raison
24:35de faire un esclandre
24:36à cette époque là
24:37Marie aurait tout de même
24:38tenté de faire comprendre
24:39aux chanteurs
24:39qu'elle n'était pas
24:40consentante
24:41je me suis levée
24:42et je suis allée
24:43aux toilettes
24:44et je me suis rassise
24:45avec les jambes
24:47complètement
24:47en diagonale
24:49pour qu'ils
24:50puissent plus
24:51les toucher
24:52et je dis
24:53bon
24:53je sais pas
24:54la plupart
24:55des hommes
24:56normalement constitués
24:57comprennent
24:58qu'il n'y a
24:59pas d'ouverture
25:02dans ces cas là
25:03bon ça lui a pas
25:04suffi
25:05et il a continué
25:06à essayer
25:07de se rapprocher
25:08toute l'après-midi
25:09lors des entretiens
25:11exactement comme
25:12Karine Viseur
25:13le décrit
25:13et au milieu
25:14de l'après-midi
25:15l'acteur serait parvenu
25:17à se retrouver seul
25:18avec Marie
25:18dans une chambre d'hôtel
25:20qui servait à faire
25:20des interviews
25:21promotionnelles
25:22et il m'a coincée
25:24dans le coin
25:26derrière la porte
25:27vraiment
25:28j'ai commencé
25:29à avoir peur
25:30sincèrement
25:31et je me suis dit
25:32bon
25:33je parle plus fort
25:34parce que je savais
25:35qu'il y avait des journalistes
25:36qui étaient de l'autre côté
25:36de la porte
25:37donc j'ai commencé
25:38à parler vraiment
25:38oui mais il y a
25:39le journaliste suivant
25:40qui arrive
25:41etc
25:41et donc là
25:42je pense qu'il s'est écarté
25:44un peu
25:44j'ai pris
25:46la porte
25:46je suis sortie
25:48à ce moment là
25:50je suis descendue
25:51voir la personne
25:53de TF International
25:54qui l'accompagnait
25:56sur sa tournée
25:57et je lui ai dit
25:58j'ai des problèmes
25:59avec Patrick
26:00c'est à ce moment précis
26:02que Marine aurait découvert
26:03le véritable rôle
26:04de l'accompagnateur
26:05de Patrick Bruel
26:06sur sa tournée
26:07et là
26:08il m'a répondu
26:08de but en blanc
26:09je sais
26:10c'est pour ça
26:10que je suis là
26:11j'ai dit
26:11bah oui
26:12mais pourquoi
26:12est-ce que tu me laisses
26:13seule avec lui alors
26:14et effectivement
26:15il est resté avec moi
26:16tout le reste de la journée
26:17donc à chaque fois
26:18qu'il y avait un journaliste
26:19qui rentrait dans la pièce
26:20il rentrait avec moi
26:21et on ressortait
26:22c'était un espèce
26:23de petit balai ridicule
26:26de cette femme
26:26mais c'est pour donner
26:27corps évidemment
26:28à toutes ces plaintes
26:29qui visent
26:29Patrick Bruel
26:30et il faut entendre
26:31évidemment
26:32ces femmes
26:33on a entendu la défense
26:34qu'a formulée
26:35Mimi Matisse
26:36c'est aussi important
26:36d'entendre ces femmes
26:37alors la question
26:38maintenant qui est posée
26:38c'est regrettez-vous
26:39que la tournée
26:40de Patrick Bruel
26:41soit annulée
26:42et on a posé
26:42la question aux français
26:44j'essaie quand même
26:44j'essaie quand même
26:44de prendre du recul
26:45et de me dire
26:46pour l'instant
26:46il n'y a pas eu
26:47de jugement
26:48et j'espère que la justice
26:50va faire son travail
26:50mais là quand même
26:5133 personnes
26:52ça fait beaucoup
26:54quelque part
26:54il a pris une bonne décision
26:55pour apaiser
26:58tout ce qui se passe
26:58autour de lui
27:00parce que
27:01en fait
27:01tout le monde parle
27:02sans savoir
27:03en ce moment
27:03c'est un peu
27:04un personnage
27:05un peu controversé
27:06donc je pense que
27:07c'est pas forcément
27:07une mauvaise décision
27:09de sa part
27:09d'avoir arrêté
27:10d'avoir décidé
27:11d'arrêter la tournée
27:12quand justement
27:12on fait ce genre de choses
27:14en tout cas
27:14on est accusé
27:15de ce genre de choses
27:16et qu'on est quelqu'un
27:17qui s'expose
27:18on ne devrait pas
27:18pouvoir continuer
27:19à s'exposer
27:20et à être un exemple
27:20pour les autres
27:21alors que tout ce qu'on fait
27:22et tout ce qu'on procure
27:23est absolument horrible
27:24c'est très bien
27:24qu'il arrête sa tournée
27:25et qu'on laisse
27:27la justice
27:28suivre son cours
27:30je pense que
27:30c'est une très bonne décision
27:32il doit mener
27:33tous ses concerts
27:33parce que je pense
27:34qu'il est condamnable
27:35et que pour l'instant
27:36on n'a pas suffi
27:37qu'il n'avait
27:39rien fait
27:40Eric Tegner
27:40est-ce qu'il fallait annuler
27:42la tournée de Patrick Bruel
27:42le problème
27:43c'est quand je regarde
27:44ce genre de micro-trottoir
27:45où je vois les gens dire
27:46bien sûr
27:46il faut qu'il annule
27:47etc
27:47j'ai envie de le défendre
27:48c'est ça la problématique
27:49c'est que je me dis
27:50à quel moment
27:50on peut s'arroger le droit
27:52finalement d'interdire
27:53à Patrick Bruel
27:54de se produire
27:55alors que j'étais le premier
27:56à dire que ça aurait été mieux
27:57qu'il annule
27:58dès le début
27:59il y a un élément
27:59en revanche
28:00qu'il faut ajouter
28:00parce que j'ai lu
28:01un excellent papier
28:02du Figaro
28:03je suis capable
28:03de saluer
28:04d'autres journaux
28:05qui a enquêté
28:06sur la question
28:07de Patrick Bruel
28:08et du coût
28:09de l'annulation
28:09parce qu'on en a beaucoup parlé
28:10complètement
28:11plusieurs dizaines de millions d'euros
28:12visiblement
28:12c'est beaucoup plus modéré
28:13que cela
28:14c'est-à-dire qu'on serait
28:15à maximum 4 millions d'euros
28:17sur les réservations
28:18de salles
28:18qu'il perdrait
28:19il a des salaires
28:20à payer une centaine de personnes
28:21jusqu'au 21 novembre
28:22donc il va les payer
28:23et ce qui était mis en avant
28:25également
28:25c'est intéressant
28:26sur le risque
28:27il considérait
28:28que c'est des intermittents
28:29du spectacle
28:29normalement
28:30qui aident
28:31lorsqu'il y a
28:31l'organisation
28:32d'un concert
28:33sur différentes villes
28:34or les intermittents
28:35du spectacle
28:36sont aujourd'hui
28:36majoritairement
28:37la France Insoumise
28:38et donc les équipes
28:40de Patrick Bruel
28:40considéraient
28:41qu'il y avait un risque
28:42également
28:42qu'il se fasse planter
28:43le jour même
28:44par les gens
28:45qui devaient venir
28:46les aider
28:46donc in fine
28:47les vrais perdants
28:48ce n'est pas Patrick Bruel
28:49avec ses 4 millions d'euros
28:50qu'il va perdre
28:51sachant que sa fortune
28:52est au moins
28:52de 89 millions d'euros
28:53en immobilier
28:54en restaurant
28:55dans l'huile d'olive
28:56etc
28:56ce sont d'abord
28:57les 150 000 personnes
28:58qui ont payé
29:00leur ticket
29:01pourquoi ?
29:01parce que
29:01le remboursement
29:02il ne sera pas
29:03forcément complet
29:04parce que Ticketmaster
29:05peut prélever
29:0520 euros de frais
29:06c'est ce qu'ils ont fait
29:07notamment sur l'annulation
29:08une façon de réserver
29:09une plateforme
29:10exactement
29:10une façon
29:11lorsqu'il y avait
29:12le concert
29:12au Cirque d'Hiver
29:13et bien
29:14ils ont demandé
29:15ces frais de 20 euros
29:16et ensuite
29:16ils ne seront pas remboursés
29:17des billets d'avion
29:19des billets de train
29:19également des nuits d'hôtel
29:21il y a eu énormément
29:22de nuits d'hôtel
29:22qui ont été réservées
29:23pour cet événement
29:24et donc c'est dramatique
29:26d'abord
29:26pour en fait
29:27les français
29:28vous n'avez pas besoin
29:29d'être riche
29:31en famille etc
29:32et c'est quand même
29:33cela qu'il faut rappeler
29:34écoutez Sébastien Chenu
29:35qui réagissait ce matin
29:36dans la matinale
29:37de Laurence Ferrari
29:38la justice
29:39ça ne se fait pas dans la rue
29:40et le fait qu'on lui coupe
29:41le sifflet
29:41de cette façon là
29:43en mettant pression sur lui
29:44alors que la justice
29:45n'est pas passée
29:46est quand même quelque chose
29:47qui doit interroger
29:47encore une fois
29:48aucune espèce de sympathie
29:50pour Patrick Bruel
29:51qui doit aller répondre
29:52à la justice
29:53des plaintes
29:54qui ont été déposées
29:54contre lui
29:55mais la présomption
29:56d'innocence
29:57ça doit demeurer
29:57quand même
29:58je le pense
29:59un axe central
30:01de la justice
30:02elle a pris un plomb
30:03quand même
30:03la présomption d'innocence
30:04dans cette affaire là
30:05alors c'est intéressant
30:06parce qu'effectivement
30:07dans ces cas là
30:08quand on voit la tournée
30:09de Patrick Bruel
30:10annulée
30:11il y a effectivement
30:11les frais qui sont portés
30:12contre lui
30:12je crois qu'il est coproducteur
30:13donc il y a d'autres producteurs
30:14qui sont dans cette affaire
30:17vous avez raison de parler
30:18de tous ceux
30:19qui étaient employés
30:20dans cette tournée
30:20mais est-ce que voilà
30:21c'est la victoire
30:22d'une justice populaire
30:23qui se rend dans la rue
30:24avant même
30:25de se rendre
30:26dans les tribunaux
30:27Johan ?
30:28d'une justice populaire
30:29je ne sais pas
30:30mais d'une justice
30:30qui est rendue
30:31par des militants
30:32d'extrême-gauche
30:32oui sans doute
30:33parce que
30:34ceux qui seraient
30:35allés empêcher
30:35la tenue des concerts
30:36de Patrick Bruel
30:37ce sont des pseudo-féministes
30:39qui on le sait
30:40sont très très largement
30:41politisés
30:41et qui ont même
30:42derrière elles
30:42des organisations politiques
30:44je pense à Europe Ecologie Les Verts
30:45ou en tout cas aux Verts
30:46et à la France insoumise
30:48donc moi je n'appellerais pas ça
30:49une justice populaire
30:50je trouve même ça
30:51extrêmement dangereux
30:52parce que si on considère
30:54désormais
30:54qu'on discute
30:56de la présomption d'innocence
30:57parce que c'est bien de cela
30:58dont il est question
30:58on est en train de se demander
31:00ou en tout cas les gens
31:01se demandent
31:01si Patrick Bruel
31:02est coupable
31:03ou innocent
31:04et ainsi
31:05il se demande
31:05s'il peut continuer
31:07sa tournée
31:07mais ça c'est à la justice
31:08de le décider
31:10là c'est la rue
31:11ou une partie de la rue
31:12qui décide que non
31:12il n'a plus le droit
31:14je trouve ça particulièrement inquiétant
31:15je crois qu'il y a une autre réaction
31:17c'est celle de Jean-François Copé
31:18je suis très attaché
31:18à l'état de droit
31:19dans cette période
31:20où tout le monde
31:20s'érige en procureur
31:21il y a la présomption d'innocence
31:23tant qu'une personne
31:24n'est pas condamnée
31:24elle est donc présumée innocente
31:26vous ne connaissez pas coutume
31:27Jean-François Copé
31:27là
31:28dit plutôt la vérité
31:29et se place je crois
31:30du côté de ce qu'est la France
31:32dit plutôt la vérité
31:34de ce qu'est la société française
31:36et de ce qu'est
31:37pardonnez-moi
31:37c'est important
31:38l'état de droit
31:39et la cinquième république
31:39c'est-à-dire
31:40on ne peut pas
31:40on ne peut pas en permanence
31:43faire comme si l'état de droit
31:44n'existait pas
31:45faire comme si la présomption
31:46d'innocence n'existe pas
31:47et c'est très désagréable
31:48d'ailleurs
31:48parce que dès qu'on dit ça
31:50on a l'impression de passer
31:51pour un défenseur de Patrick Bruel
31:52moi je n'ai jamais défendu
31:53Patrick Bruel
31:54j'en ai rien à faire du personnage
31:55j'en ai même rien à faire
31:56qui perde de l'argent
31:58c'est pas le sujet
31:59mais en réalité
32:00il y a un principe fondamental
32:02qui existe depuis des années
32:04et des années
32:05pour ne pas dire des décennies
32:06c'est la présomption d'innocence
32:07et tant que Patrick Bruel
32:08dans les quatre affaires
32:10où il est mis en examen
32:11ou les quatre autres affaires
32:12où il est comme témoin assisté
32:14n'a pas été condamné
32:15par la justice
32:15ou en tout cas
32:16on n'a pas réussi à prouver
32:17qu'il avait une culpabilité
32:18dans ce qu'on lui reproche
32:20je considère qu'il a le droit
32:22après moi je considère
32:22qu'il a pris la décision
32:24la plus raisonnable
32:24une décision
32:25hier soir je vous disais
32:26une décision de sagesse
32:27parce que ça allait être
32:28très compliqué pour lui
32:29et Fabien Lecoeur je trouve
32:30a donné l'argument
32:31qui pour moi est le meilleur
32:32c'est comment peut-il
32:33faire cette tournée
32:34de la meilleure des manières
32:35même pour les gens
32:36qui viennent le voir
32:37quand on a autant de choses
32:38dans la tête
32:39quand on a autant de débats
32:40parce qu'il faut taper
32:41Patrick Bruel sur internet
32:42il faut voir
32:43les discussions qu'on a
32:44et même les discussions
32:45qu'on a aujourd'hui
32:46sur ces news
32:47sur ce sujet là
32:47donc c'était la meilleure décision
32:49à prendre
32:50et je trouve
32:51qu'il sort plutôt
32:53par la grande porte
32:54et son avocate
32:54a dit ce soir
32:55il n'a voulu prendre aucun risque
32:56l'avocate de Patrick Bruel
32:57justifie l'annulation
32:58de cette tournée
32:58par des menaces
32:59qu'il aurait même reçues
33:00des menaces formulées
33:02pourquoi pas
33:02qu'il aurait pu se traduire
33:03en menaces physiques
33:05mon avis
33:06il y a un petit sujet d'assurance
33:07c'est à dire qu'il peut
33:08tout à fait
33:09eu égard au fait
33:09qu'il ait menacé de mort
33:11notamment sur la production
33:12justifie que la production
33:13soit assurée
33:14donc certes c'est possible
33:16mais c'est un homme d'affaires
33:17ne l'oublions pas
33:18oui donc vous voulez dire
33:18qu'il aimerait
33:19qu'on le rembourse une partie
33:21avec l'assurance
33:22en montrant des messages
33:23de menaces
33:24pour dire qu'il prendrait
33:25un risque à se produire
33:26et que l'assurance
33:27doit donc jouer son rôle
33:28et lui en rembourser une partie
33:29enfin si ces menaces
33:30à mon avis elles existent
33:31et ils ne vont pas les inventer
33:32c'est quand même un problème
33:33parce que c'était contre lui
33:35et contre ceux
33:36qui se rendaient à ses concerts
33:37non mais surtout
33:38le risque est réel
33:39pourquoi ?
33:40parce que vous avez
33:41des associations
33:42qui ont acheté des billets
33:44pour
33:45excusez-moi
33:46du peu
33:47donc je vais être vulgaire
33:48pour bordéliser
33:49ces concerts
33:51très vulgaire
33:52bon en tous les cas
33:53voilà
33:54j'ai un langage soutenu
33:56donc là
33:56c'est une exception
33:58donc voilà
33:59ce qu'on pouvait dire
34:00sur Patrick Bruel
34:01et ça terminera
34:02sur le mot bordélisation
34:04on va parler d'un policier
34:05qui est agressé
34:06sur fond d'homophobie
34:08c'est un policier
34:09qui sortait
34:10d'un barguet du Marais
34:11et il y a un homme
34:12visiblement
34:13qui avait décidé
34:13de s'en prendre ce soir-là
34:14à des homosexuels
34:15puisqu'il était dehors
34:16et voilà comment
34:17le policier
34:18a terminé sa soirée
34:20il lui a montré
34:21sa carte de police
34:21au moment où il l'invectivait
34:23avec des insultes
34:24à caractère homophobe
34:25il risque de perdre son oeil
34:26il était sur le plateau
34:27de Nelly Dénac
34:28donc c'est une agression
34:30une double agression
34:30contre la police
34:31et parce qu'il est
34:33homosexuel
34:33le jeune homme
34:3420 ans
34:36de Saint-Denis
34:38et donc il a été
34:39interpellé
34:39et placé
34:41et mis en examen
34:43mis en examen
34:43je vous propose
34:44d'écouter le policier
34:45qui témoignait
34:45donc au micro
34:46de Nelly Dénac
34:47et ses premiers mots
34:48c'était
34:49je vais te tuer
34:50sale PD
34:50c'était ça
34:51ses premiers mots
34:52ça n'a pas été
34:53il ne m'a pas demandé
34:54quelque chose
34:56ça a été
34:56je vais te tuer
34:57donc
34:59ça m'a permis
34:59de reculer
35:00d'analyser
35:01un peu ce qui se passait
35:02c'est de le voir
35:03avec cette bouteille
35:05à la main
35:06qu'il tenait
35:07et qu'il avait
35:08bien l'intention
35:09d'utiliser
35:09d'ailleurs c'est ce qu'il a fait
35:10puisqu'il s'est rapproché
35:11plusieurs fois de moi
35:11en donnant des coups
35:13dans l'air
35:13jusqu'à avoir
35:15la possibilité
35:16de m'atterner
35:17et cette bouteille
35:18très sincèrement
35:19aurait pu me tuer
35:21un crâne
35:22ça reste un crâne
35:23j'ai une hémorragie interne
35:24au niveau du cerveau
35:25ça reste une réalité
35:26la violence
35:27de cette image
35:28quand on voit son visage
35:29tuméfié
35:30un homme
35:30un soir
35:31qui décide de se mettre
35:32devant un bar gay
35:33du centre de Paris
35:34le policier lui signifie
35:36qu'il est policier
35:36et il le massacre
35:38comme ça
35:38et il manque de perdre
35:39son oeil
35:40mais moi je dis
35:41depuis longtemps
35:41que plus les années
35:43vont passer
35:43moins les homosexuels
35:44seront en sécurité
35:46dans ce pays
35:46et là c'est pas
35:47l'homophobie d'extrême droite
35:48je tiens tout de suite
35:49à vous le dire
35:49en ce qui concerne
35:50le profil du jeune de 20 ans
35:51de Saint-Denis
35:52c'est pas ce qui n'aide
35:54mais je faisais précisément
35:55allusion à cela
35:57notamment
35:58les homosexuels
35:59seront demain
36:00en grand danger
36:01comme les juifs
36:02sont aujourd'hui
36:03en grand danger
36:03disons-le
36:04dans le pays
36:05aujourd'hui
36:06c'est au tour des juifs
36:07d'être menacés
36:08les agressions antisémites
36:10ont explosé
36:11demain
36:12et c'est déjà le cas aujourd'hui
36:13mais plus encore demain
36:14demain
36:15les homosexuels
36:16ne seront plus en sécurité
36:18dans ce pays
36:18moi je le dis
36:19depuis des années
36:20sur ce plateau
36:20et la réalité
36:22hélas
36:22hélas
36:23me donne raison
36:24les juifs sont d'abord visés
36:26ensuite on vise
36:26les homosexuels
36:27et ensuite
36:28on visera
36:28l'ensemble de la population
36:30qui ne correspondra pas
36:31aux critères
36:32des agresseurs
36:33voilà
36:34la réalité est celle-ci
36:35malheureusement
36:36malheureusement
36:36je constate que
36:38la réalité est ainsi
36:39comment vous réagissez
36:40à ces images
36:40d'une extrême violence
36:41un jeune de 20 ans
36:42qui vient au coeur de Paris
36:44il est lui-même de Saint-Denis
36:45et il décide
36:46de massacrer le visage
36:47de ce policier
36:48parce qu'il est homosexuel
36:49Najouaït
36:49je ressens de la colère
36:51une vive colère
36:52parce que vous avez
36:53un policier
36:54qui protège le matin
36:55et qui le soir
36:58est agressé
36:58avec une violence
37:00inouïe
37:01et j'espère
37:01je vais vous dire
37:02parce que vous disiez
37:02que son agresseur
37:04a été mis en examen
37:05j'espère qu'il a été
37:06placé en détention
37:07provisoire
37:08je ne sais pas
37:08si c'est le cas
37:09mais
37:10ça m'étonnerait
37:11il a été relâché
37:12et la circonstance
37:14aggravante
37:15parce que c'est un policier
37:16n'a pas été retenue
37:17exactement
37:17c'est un caractère homophobe
37:18mais puisque
37:19c'est un caractère homophobe
37:20ça ne peut pas non plus
37:21être un caractère antiflic
37:22effectivement
37:22en fait on a laissé
37:24un homophobe
37:24en liberté en France
37:27on laisse des antisémites
37:28on laisse
37:30on laisse des islamistes
37:31au parc astérix
37:32que ce soit bien clair
37:33pour les téléspectateurs
37:34donc la justice
37:35n'a pas considéré
37:35qu'il représentait
37:36un danger grave
37:37et donc il est en liberté
37:38nous sommes d'accord
37:39Johan
37:39on a laissé un pédocriminel
37:42qui a reconnu les faits
37:43sur neuf fillettes
37:43il n'est pas en détention
37:45provisoire
37:45un enferme
37:46un enferme
37:47donc aménageable
37:49je poursuis
37:50et là ce qui m'interpelle
37:51c'est quand
37:52il a montré
37:53sa carte de policier
37:54on sent que ça allait
37:55cesser les violences
37:56ça les a encouragées
37:58au contraire
37:59ça a amplifié
38:00donc ça prouve
38:00le peu de considération
38:01qu'a l'agresseur
38:02vis-à-vis de l'Etat
38:03puisqu'il représente
38:04l'Etat
38:05cette violence
38:05et cette image
38:07et quand on le revoit
38:09je dis à Valérie Ackland
38:09on peut peut-être utiliser
38:10les images du plateau
38:11de Nili Denac
38:12pour montrer
38:12parce qu'il est toujours
38:13le visage tuméfié
38:15il manque de perdre son oeil
38:16et on voit encore
38:17les échymoses
38:18sur son visage
38:18c'est proprement hallucinant
38:20oui mais c'est la merveilleuse
38:22société du vivre ensemble
38:23qu'on nous a vendu
38:24parce qu'effectivement
38:25ce jeune de 20 ans
38:26qui est de type maghrébin
38:27c'est pas moi qui le dis
38:28c'est le policier
38:29dans son dépôt de plainte
38:31et dans le rapport
38:31auprès de la police
38:32donc qui est de type maghrébin
38:33qui est de Saint-Denis
38:35et bien c'est quand même
38:36un type de profil
38:37qui habituellement
38:37est toujours vanté
38:38notamment par la France insoumise
38:40la vérité c'est qu'il y a
38:41une problématique
38:42d'homophobie aujourd'hui
38:43dans certains quartiers
38:44voilà
38:44si vous êtes homosexuel
38:45vous êtes dans certains quartiers
38:46vous vous faites martyriser
38:48vous vous faites harceler
38:49vous vous faites tabasser
38:50et ça
38:51il y a toute une partie
38:52de la classe politique
38:52qui le nie
38:53pourquoi ?
38:53parce que LFI
38:54ils ont abandonné les ouvriers
38:55ils ont abandonné les juifs
38:57ils ont abandonné les homosexuels
38:58c'est ça en permanence
39:00tout ça au profit
39:00de certaines communautés
39:02donc ça devient en fait
39:03finalement insupportable
39:04parce que c'est important
39:05de considérer ça
39:05parce que là
39:06on se retrouve également
39:06sur quelqu'un
39:07parce que moi
39:07j'ai pas vu beaucoup
39:08LFI là se mobiliser
39:09c'est-à-dire qu'ils sont capables
39:10d'aller faire des événements
39:12des manifestations
39:13avec les drapeaux LGBT
39:14etc
39:15mais là
39:15ils ne défendent pas ce policier
39:17pourquoi ?
39:17parce que c'est la double peine
39:18voilà
39:18c'est pas le bon agresseur
39:20et c'est pas la bonne victime
39:21parce que la victime
39:22et bien c'est un policier
39:23et que l'agresseur
39:24et bien c'est un jeune de 20 ans
39:25de type maghrébin
39:27et originaire de Saint-Denis
39:28voilà tout est dit
39:29tout est dit
39:29il a 100% raison
39:30c'est toujours pareil
39:30c'est pour ça que Claire Géronimi
39:32n'a pas été soutenue
39:33c'est parce qu'elle n'avait pas
39:33le bon bourreau
39:34elle avait été violée
39:35par un centre africain
39:35sous OQTF
39:36là c'est exactement pareil
39:37c'est un jeune de Saint-Denis
39:39qui agresse un policier
39:40donc il n'est pas soutenu
39:42il y a deux choses
39:43qui m'intéressent là
39:43il ne faut pas s'étonner ensuite
39:45que par exemple
39:45des profils comme Claire Géronimi
39:47rejoignent des mouvements
39:48comme l'UDR d'Éric Ciotti
39:49il ne faut pas s'étonner
39:50et ça c'est un bug
39:52dans la matrice de la gauche
39:53elle ne l'avait même pas encore fait
39:54qu'elle était déjà d'extrême droite
39:55sur certains plateaux télé
39:56bien sûr
39:56et on parlait plus de ça
39:57que du viol qu'elle avait subi
39:59incroyable
39:59mais c'est à dire que
40:00de la même manière
40:01je me souviens moi
40:02d'une une de têtue
40:03avec un papier à l'intérieur
40:05et même
40:05on en l'entend beaucoup
40:07de personnalités
40:08notamment de journalistes
40:09qui s'étonnent
40:09de la surreprésentation
40:11des homosexuels
40:12notamment des hommes
40:12dans le vote
40:15on ne parle jamais
40:16j'entends quand le monsieur
40:18là par exemple
40:18fait sa blague
40:19sur Jean-Philippe Tanguy
40:20et qu'il dit
40:21que c'est un rat
40:22juste après
40:23il dit le RN vote toujours
40:24contre les droits LGBT
40:25c'est étonnant quand même
40:26parce que c'est le premier parti
40:27en représentation
40:28qui chez les homosexuels
40:30notamment les hommes
40:30donc ça devrait intéresser
40:32cette gauche
40:32pourquoi il y a autant
40:34de personnes aujourd'hui
40:34qui se portent
40:35vers le Rassemble national
40:36ou les idées du Rassemble national
40:37peut-être parce qu'ils en ont marre
40:39peut-être parce qu'ils en ont marre
40:40d'être agressés
40:41et d'être agressés
40:41par les mêmes personnes
40:42parce que c'est évidemment
40:43très difficile
40:44parce qu'on n'a pas tous les chiffres en France
40:45on vit dans un pays
40:46qui est extrêmement opaque
40:47mais la responsabilité
40:48de l'immigration massive
40:49dans l'augmentation
40:50de certains actes
40:52pas tous évidemment
40:52certains actes homophobes
40:54ça je peux vous dire
40:55vous discutez avec des homosexuels
40:56c'est extrêmement clair
40:57donc ça
40:58ça fait partie
40:59de toutes les bugs
41:01dans la matrice de la gauche
41:01alors il y en a d'innombrables évidemment
41:03mais je pense que c'est l'un des majeurs
41:04et l'un des verbes du Rueck
41:05et souvenez-vous
41:06le président sénégalais
41:07bien sûr
41:08mais surtout
41:08bien sûr
41:09qui a reçu Jean-Luc Mélenchon
41:10et qui met en place
41:11une répression
41:12contre les homosexuels
41:13absolument insupportable
41:14mais c'est la fameuse jonction
41:17wokisme-islamisme
41:17qui est totalement incompréhensible
41:19et qui fait l'électorat
41:21d'un certain parti
41:21donc voilà
41:23c'est proprement incompréhensible
41:24bien sûr
41:24mais de toute façon
41:26ils ont repris la logique Alain Soral
41:27c'est plus simple que ça moi
41:28si on regarde Alain Soral à nouveau
41:30c'est pris aujourd'hui
41:31par la France insoumise
41:32et par l'extrême gauche
41:33c'est ça qui est absolument sidérant
41:34voilà
41:35c'est la fin de 100% politique
41:37merci à tous de l'avoir suivi
41:38merci à Valérie Acnand
41:40on se retrouve évidemment demain
41:41pour 100% Frontières
41:43avec de beaux sujets
41:44avec de beaux sujets
41:44je crois qu'on aura même
41:45un invité
41:46un ancien du service public
41:47et pas un inconnu
41:48qui viendra réagir
41:50à ce qui se passe
41:50sur France Inter
41:51et à midi
41:52on aura le député
41:53Jean-Philippe Tanguy
41:54il viendra réagir également
41:55on l'attendait
41:56à demain
41:56il nous promet de venir
41:58depuis l'année dernière
42:00allez à tout de suite
42:01Mickaël Dorian
42:02tout de suite
42:02on l'attendait
42:05à la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin

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