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NewsTranscription
00:00Et tous les soirs avec Philippe David, vous pouvez parler, nous appeler au 0826 300 300.
00:07Cette émission est faite pour vous et par vous, avec des sujets très intéressants ce soir.
00:13On va revenir sur la réforme de l'orthographe, suppression du participe passé des classes de plusieurs niveaux, Philippe.
00:19Absolument. Est-ce que vous avez vos enfants dans une classe où, par exemple, il y a des CM1, des
00:23CM2, ou des CP, CE1, ou des CE1, CE2 ?
00:27Est-ce que c'est un avantage ou pas ? Est-ce que ça pose problème ? Est-ce que
00:30ça joue pour la baisse du niveau scolaire ?
00:32Ou pas, évidemment. Veuillez témoigner au 0826 300 300.
00:36Et puis un scandale à l'opération abusive de caractère à un hôpital en France.
00:42Absolument. C'est le canard enchaîné qui sort, a priori, un défi très grave, notamment sur des abus d'opération
00:49de la cataracte.
00:50Dans quelques secondes, on va avoir avec nous l'ancien président du syndicat national des ophtalmologistes de France.
00:563 500 opérations par an pour une ville qui en fait 13 000.
01:01C'est quand même beaucoup.
01:02C'est quand même beaucoup, oui.
01:03Effectivement, effectivement.
01:04Et puis, si vous avez envie de parler de politique, est-ce que cette rentrée est un peu cacophonique autour
01:10des candidats ?
01:11Est-ce que vous y comprenez quelque chose ?
01:140826 300 300.
01:15Et évidemment, je participe à dessus de radio.fr ou au 720.
01:21Maxime, la suite ?
01:22720 18, ils vous ont envoyé VV en mot clé.
01:27VV en mot clé avant le début du message, sinon on ne reçoit pas, attention.
01:30Ah, évidemment.
01:31Et donc, on est ensemble jusqu'à 20 heures.
01:33Absolument.
01:36Nous sommes en compagnie, et avec nous également, bien évidemment, Mathéo Lamblot.
01:41Bonsoir Mathéo.
01:41Bonsoir Philippe, bonsoir tout le monde.
01:43Nous avons le bonheur de recevoir le docteur Thierry Bourg, ancien président du syndicat national des ophtalmologistes de France.
01:49Bonsoir.
01:51Bonsoir.
01:51Alors, les ophtalmologistes, là, vous faites, enfin certains font la une, enfin, font un gros article dans le canard enchaîné
01:58pour des abus sur des opérations de la cataracte.
02:03Alors c'est fou parce que 3500 opérations par an dans une ville de 13 000 âmes, ça fait quand
02:07même beaucoup.
02:08Et surtout, avec un âge moyen des personnes opérées de 56 ans, alors que la moyenne nationale est à 73.
02:14Qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que ça vous paraît cohérent d'opérer avec une moyenne d
02:19'âge de 56 ans pour la cataracte, sachant évidemment que vous êtes ophtalmologiste ?
02:23Écoutez, il y a plus de choses incohérentes.
02:27On perd en France actuellement environ 1500 cataractes plus 100 000 habitants.
02:31Alors, vous voyez, pour 3500 cataractes, ça devrait correspondre à un bassin de population de 200, 250 000 habitants.
02:39Ah oui.
02:39Ce qui n'est pas le cas de Châteaudin.
02:42Je crois qu'il y a une ville qui fait à peu près 20 000 habitants avec l'agglomération.
02:45C'est ça.
02:45Ça pose effectivement problème.
02:47L'autre point, c'est l'âge moyen, effectivement.
02:50Alors, je ne sais pas si c'est sur l'échantillon ou si c'est sur la totalité des 3500
02:54patients.
02:55En tout cas, la moyenne d'âge de l'opère 5 cataractes est très stable depuis 20 ans.
03:00Et elle tourne autour de 72-73 ans.
03:03Donc, la partie qui fait moins de 60 ans représente d'habitude moins de 5% des patients opérés.
03:09Donc, c'est un peu de problème, oui.
03:11Alors, Thierry Baud, il y a une question qui se pose.
03:13Parce que les auditeurs, hier soir, on a fait toute une émission sur les arrêts maladie.
03:18On avait même des témoignages passionnants.
03:20Je pense à un entrepreneur qui nous a appris qu'une de ses salariés était en arrêt maladie depuis 15
03:24ans.
03:24Ce qui fait quand même une longue période.
03:27Combien ça coûte à la Sécurité Sociale une opération de la cataracte ?
03:31À peu près.
03:32Actuellement, disons, en hôpital public, tout compris, il faut qu'on s'y accoutera entre 1500 et 2000 euros en
03:40ambulatoire.
03:42Excusez-moi, 1500, 2000 euros par oeil ou pour l'ensemble des deux yeux ?
03:47Non, non, par oeil. On n'opère jamais les deux yeux en même temps.
03:49Je sais, non, mais c'est pour ça que je posais la question.
03:51Parce que quand on opère de la cataracte, on fait toujours les deux yeux, mais avec un laps de temps
03:55XY entre les deux ?
03:57Pas toujours, parce qu'il peut y avoir plusieurs années entre les deux yeux, ça arrive.
04:00Mais la plupart du temps, effectivement, on les opère à 2-3 semaines d'intervalle.
04:04D'accord. Et donc, ça fait entre 3000 et 4000 euros par opération, c'est ça ?
04:10Non, plutôt dans les 2000, donc il faut compter là, c'est 3500 opérations, donc ça fait 3500 yeux.
04:19Normalement, ça correspond à peu près à 7 millions d'euros de chiffre d'affaires pour l'hôpital.
04:23Oui, alors ça fait quand même un chiffre d'affaires colossal.
04:25Mais j'ai une question à vous poser, parce qu'hier, on parlait justement de la sécurité sociale et des
04:30non-contrôles,
04:31ou de l'absence de contrôle, ou parfois de contrôle trop rigoureux.
04:34Moi, je me souviens de ce chauffeur routier qui avait eu un accident du travail,
04:38qui devait attendre deux mois pour avoir un rendez-vous avec le médecin du travail.
04:41Il n'y a pas de contrôle quand on fait une demande d'opération de la cataracte.
04:45Parce que, excusez-moi, une opération de la cataracte, si la moyenne d'âge est à 53-56 ans,
04:51il y a bien des gens de 45 ans ou 48 ans qui se font opérer, parce qu'il y
04:54en a de 75 ou 80 qui viennent.
04:57Et personne ne se pose de questions à la sécurité sociale.
05:00Je veux dire, une personne de 40 ans qui a la cataracte, je vais parler en tant qu'homme,
05:05c'est comme un homme de 40 ans qui a un adélome prostatique, c'est quand même pas la majorité
05:08des cas, non ?
05:10Le problème, c'est que les contrôles ne sont pas systématiques,
05:12c'est les contrôles à postériori, dans ce qu'il y a des remontées d'exercice qui apparaissent de patients
05:18ou d'autres intervenants.
05:21Et surtout, l'hôpital, c'est comme les centres de santé, c'est une boîte noire.
05:24C'est-à-dire que la sécurité sociale reçoit les flux globaux du service.
05:29Il ne peut pas crasser l'activité par un praticien, par exemple.
05:32Et c'est vrai qu'ils ne font pas très attention, au moyen d'âge, s'il n'y a
05:37pas d'alerte qui remonte.
05:39Donc c'est plutôt à sens à haut niveau de l'hôpital qu'il devrait y avoir des contrôles dans
05:42ce genre de problème.
05:44Parce que c'est toujours pas normal qu'une phase d'ophtalmologie ait une activité aussi importante pour une petite
05:49ville.
05:50Et puis, il faudrait qu'ils regardent un peu la moyenne d'âge.
05:56Ou alors, éventuellement, c'est l'ARS aussi qui peut contrôler.
05:59C'est la question que j'allais vous poser.
06:01Parce qu'on a mis les ARS en place il y a quelques années,
06:03en nous disant que les ARS vont superviser ce qui va bien, ce qui va moins bien dans le système
06:09de santé dans chaque région,
06:10comme c'est agence régionale de santé.
06:12Que font les ARS dans ce domaine ?
06:14Parce que, désolé, Jean-Louis Borloo avait dit qu'on était un pays de contrôleurs,
06:18qu'on était devenus un pays de contrôleurs.
06:20J'ai l'impression qu'en certains domaines, il y a peu ou pas de contrôles du tout.
06:24En pratique, les ARS ont très peu de contrôles.
06:27Ils ont peu de personnel dédié au contrôle.
06:30Et de toute façon, ce n'est pas les payeurs.
06:31Donc l'essentiel qui est vraiment motivé pour contrôler actuellement, c'est l'assurance maladie.
06:35D'ailleurs, le service des fraudes d'assurance maladie a fait d'énormes progrès depuis une dizaine d'années.
06:41Ils ont triplé ou quadruplé les élections des fraudes.
06:45Mais les ARS sont un peu motivés, puisqu'ils n'ont pas de retour, je dirais, sur investissement, sur les
06:51contrôles.
06:52Mais normalement, effectivement, le consent administratif relève plutôt de l'ARS.
06:57Mais une question, Thierry Bourg.
06:59Vous êtes ancien président du syndicat national des ophtalmologistes de France.
07:03Quand un ophtalmologiste, dans votre cas, ou un pneumologue ou un neurologue, est pris en flagrant délit de fraude.
07:13Est-ce que les sanctions sont lourdes ?
07:15Alors, vous mirez, c'est en fonction de la fraude.
07:17Mais est-ce que les sanctions sont vraiment à la hauteur et dissuasives ou pas ?
07:22Alors, actuellement, au niveau de l'assurance maladie, lorsqu'ils contrôlent des fraudeurs,
07:27et en général, c'est plutôt soit des centres de santé, soit des praticiens libéraux,
07:33sur des gros volumes, effectivement, le remboursement d'un but,
07:37donc les sommes à rembourser, peuvent être très importantes.
07:39On a des...
07:39On produit des formes remboursés, 100 ou 200, 300 000 euros.
07:43Donc, c'est des sommes importantes.
07:45Après, il y a des sanctions pénales ou autres,
07:48lorsque, vraiment, il n'y a pas qu'un problème financier,
07:50il y a des mauvaises indications, une fraude délibérée, etc.
07:56Donc, effectivement, il y a des sanctions de plus en plus lourdes, depuis quelques années.
08:00Merci beaucoup.
08:01On va suivre ce dossier de presse.
08:02C'est un dossier qui est dans le canard enchaîné.
08:05C'est l'hôpital de Châteaudin, à Dieu, que pour les profits.
08:08On apprécie toujours les jeux de mots du canard,
08:10avec un dossier vraiment emblématique.
08:13Et les ophtalmologistes voulaient réagir,
08:15donc on leur a donné la parole.
08:17Tiens, vous avez constaté des fraudes.
08:19On vous a fait des choses pas très bien,
08:22on vous proposait des choses pas très bien,
08:23quand vous étiez patient.
08:25Un médecin, par exemple, une partie au black, ça existe aussi.
08:28Ou quoi que ce soit, venez témoigner au 0 826 300 300.
08:32Mais Mathéo Lamblot, maintenant, il y a un sujet qui vous fait réagir,
08:35c'est l'éducation.
08:36Exactement, Philippe, l'éducation.
08:38Donc, on va en parler dans un instant.
08:41C'était l'objet de votre coup de cœur,
08:43cette suppression du participe passé.
08:45C'était plus un coup de gueule qu'un coup de cœur.
08:47Votre coup de cœur, excusez-moi,
08:49cette suppression du participe passé,
08:51envisagée par l'éducation nationale.
08:53Mais on va aussi parler de ces classes multiniveaux
08:55qui sont devenues la norme,
08:57avec un enfant sur deux en primaire,
08:59qui est maintenant concerné.
09:01Donc, vous nous appelez au 0 826 300 300.
09:04Et vous êtes parent d'élève, venez témoigner,
09:06vous êtes prof, vous êtes, je ne sais pas moi, éducateur,
09:10venez témoigner au 0 826 300 300.
09:1319h20, les vraies voix écoutent la France.
09:16Vraies voix font parler la France avec Mathéo Lamblot.
09:19Mathéo, et maintenant, on va parler,
09:21c'est mercredi, mercredi de rentrée,
09:24d'éducation.
09:25Eh oui, on va parler même de réforme,
09:27de l'orthographe, Philippe,
09:28parce que l'éducation nationale,
09:30imagine peut-être de supprimer le participe passé
09:33parce qu'il serait...
09:33L'accord du participe passé, exactement.
09:35L'accord du participe passé
09:35parce qu'il serait trop compliqué pour les élèves.
09:38Eh bien, on a justement...
09:40Bonsoir Sophie.
09:42Oui, bonsoir Sud Radio,
09:43bonsoir Mathéo,
09:44bonsoir Philippe.
09:45Alors, c'était mon coup de show d'ailleurs tout à l'heure,
09:48parce que là, moi, ça me révolte.
09:50Qu'est-ce que vous en pensez, vous,
09:51de cette réforme où on veut tout simplifier ?
09:53Quitte à faire, on va peut-être écrire maintenant
09:56des livres en termes SMS
09:57pour dire ne t'inquiète pas,
09:59on mettra T, K, T
10:00et pour dire j'ai beaucoup ri,
10:03on mettra LOL, non ?
10:04Oui, c'est ça.
10:06Exactement.
10:06Mais d'ailleurs, juste pour revenir,
10:08c'est ce que vous venez de dire sur le verbe avoir.
10:11À la limite, le verbe avoir,
10:12ils peuvent l'enlever
10:13parce que moi, je préfère être qu'avoir.
10:15C'est bon.
10:16C'est joli.
10:17Très belle subtilité.
10:19Voilà.
10:19Et pour l'orthographe, alors,
10:21vous savez que une virgule peut vous...
10:23L'oubli d'une virgule peut vous faire changer radicalement votre vie.
10:28Ah, bien sûr.
10:28C'est une phrase qu'on apprend aux enfants entre
10:30on va manger, virgule, les enfants,
10:33ça veut dire on les appelle pour passer à table.
10:35Oui.
10:35Mais si on enlève la virgule,
10:37on va manger les enfants,
10:39ça veut dire qu'on va manger les enfants.
10:40Si on passe au cannibalisme.
10:42Voilà.
10:43Il y a des subtilités.
10:44Et ça, alors, aujourd'hui,
10:46c'est sûr, quand on débat comme ça,
10:48il y a toujours une pointe.
10:49On voudrait essayer de rire un peu dans l'actualité
10:51qui est tellement morose.
10:52Mais on va pleurer parce que, quand même,
10:54savoir lire et écrire,
10:57c'est la chose principale
11:00pour ne pas qu'un peuple soit écrasé.
11:04C'est-à-dire que la méconnaissance,
11:06le manque de culture,
11:08mais tout ça,
11:09c'est gravissime pour notre société.
11:12Voilà.
11:12Donc, moi, je suis catastrophée.
11:15Je suis d'une génération,
11:17d'autant plus quand on parlait des niveaux,
11:19enfin, je ne sais pas si je peux aborder de tout ça.
11:20Mais bien sûr, c'est open bar,
11:21c'est vous qui parlez.
11:23Voilà.
11:24Moi, je suis d'une génération,
11:25quand je suis rentrée,
11:26donc, l'école était obligatoire
11:28à partir de l'âge de 6 ans.
11:30On rentrait au CP.
11:31Il n'y avait pas de petites,
11:32de grandes, de moyennes,
11:34d'excellentes maternelles.
11:35On passait directement au CP.
11:38Et j'étais dans la même classe que mon frère
11:40qui était au CME2.
11:41Oui.
11:42Et nous avions une maîtresse.
11:44CP, CME2.
11:45Ah oui, là, il y a quand même 5 ans d'écart.
11:47Ah oui, oui.
11:47Bon, je ne vais pas vous dévoiler mon âge,
11:49mais bon, c'est uniquement...
11:50Enfin, 4 ans d'écart.
11:52CE1, CE2, CMSM2.
11:534 ans.
11:535 classes.
11:54Voilà.
11:55Et donc, écoutez,
11:57je crois qu'aujourd'hui,
11:58cet enseignement que j'ai eu à cette époque-là
12:01m'a quand même donné les bases.
12:06Aujourd'hui, on ne les a plus.
12:07Et puis, alors, la petite anecdote,
12:09et après, je laisse la parole.
12:10Je suis allée déposer plainte dans une gendarmerie
12:13il y a très peu de temps.
12:14Donc, le problème, c'était que mon voisin,
12:17à l'aide d'un burin,
12:19a cassé mon mur.
12:21Voilà.
12:21Donc, je dis au gendarme, voilà,
12:23mon voisin, à l'aide d'un burin,
12:24a cassé le mur.
12:25Et à la fin de la déposition,
12:27ce jeune garçon qui venait,
12:29c'était vraiment très jeune gendarme,
12:31me dit, excusez-moi,
12:32il me dit,
12:33l'outil qu'a utilisé votre voisin,
12:36c'était un burin.
12:38Je lui jure que ce n'est pas une histoire belge
12:41et que ça s'est passé dans la gendarmerie de mon village.
12:44Et quand même,
12:45quand j'ai rencontré le major que je connais un peu,
12:48il a fallu que je lui raconte.
12:50Mais lui aussi, il est désespéré
12:52de voir le niveau des jeunes gendarmes qui rentrent.
12:55Alors, j'espère qu'ils connaissent mieux la loi
12:58que l'orthographe.
12:58Alors, Sophie, permettez-moi de vous dire une chose,
13:00vous avez eu le bon réflexe
13:01de ne pas répondre aux gendarmes
13:02que le bourrin, c'était lui,
13:04parce que là, vous auriez eu des ennuis
13:05avec la justice plutôt que votre voisin, non ?
13:06Absolument.
13:07En plus, vous savez,
13:09je ne méprise jamais les gens.
13:11Oui, c'est sûr.
13:12Non, mais moi, je me souviens
13:13que j'avais lu une fois...
13:16C'est la luminosité, quand même.
13:17...qu'une personne avait découvert le poteau rose,
13:20poteau comme un poteau électrique,
13:22rose après,
13:23au lieu du pot POT à 8 lois,
13:25rose les fleurs.
13:26Oui, oui.
13:27Ça, j'avais vu ça,
13:28ça m'avait beaucoup fait rire.
13:30Et alors, je connaissais très bien
13:31une prof d'histoire
13:33qui avait eu dans une de ses copies
13:35le pape Inno 113
13:37qui était écrit
13:38P-A-P-I-N-O,
13:39plus loin, 113 en chiffre arabe.
13:41Donc, celle-là,
13:42pape Inno 113,
13:43celle-là, ça me faisait penser
13:45à OSS 117,
13:46c'était génial.
13:47Restez avec nous, Sophie,
13:49parce qu'on a Julien
13:50qui veut réagir également de Savoie.
13:52Bonsoir, Julien.
13:53Bonjour, bonjour à tous.
13:55Alors, qu'est-ce que vous en pensez ?
13:56Vous avez entendu, Sophie,
13:57votre réaction.
13:58Moi, je suis d'accord avec Sophie.
14:00Je suis catastrophé
14:00par ce que j'entends
14:01au niveau notamment
14:02de la réforme d'orthographe.
14:03Parce qu'à force de tout simplifier,
14:05on va avoir des élèves
14:07qui n'auront plus de notes.
14:08C'est déjà le cas,
14:08mais avoir des gommettes vertes
14:10pour montrer qu'ils vont bien.
14:11Il faut que ça tourne bien.
14:12Non, mais c'est exactement ça.
14:14Après, quand ils vont arriver
14:14en faculté
14:16ou alors dans des écoles supérieures
14:17où il y aura vraiment des notations,
14:18et bien là,
14:19ils risquent d'être un peu déçus
14:21par ce qui se passe
14:22parce que pour les préparer
14:24sur le marché du travail,
14:25je ne suis pas sûr
14:26qu'un employeur
14:27ou une collectivité
14:27embauche une personne
14:28qui ne sache pas
14:29ni parler français
14:31parce qu'il parle
14:32de manière incorrecte
14:33ou alors avec un orthographe
14:35catastrophique
14:35en style SMS.
14:36J'ai une petite anecdote.
14:37Moi, quand j'étais au collège,
14:39j'avais un professeur
14:40d'éducation physique
14:41et qui était plus qu'un professeur
14:43qui était un éducateur.
14:44Il était vraiment excellent.
14:45Et je pense souvent à lui
14:47et souvent,
14:48il nous donnait des punitions
14:49quand on faisait
14:50un peu les imbéciles.
14:52Et un jour,
14:53il dit à un collègue
14:54qui n'avait rien fait
14:55pendant le cours
14:56de lui copier 200 fois
14:59« Loisir-té
14:59et mère de tout vif ».
15:01Et bien lui,
15:01il avait mis
15:02« Loisir-té
15:03et mère des tout vif ».
15:06Et donc,
15:06je vous dis ça
15:07il y a un petit moment.
15:08Je vous dis ça
15:08il y a un petit moment.
15:09Et en fait,
15:09plus ça va,
15:10plus c'est une catastrophe.
15:12J'entends souvent
15:12dans le débat
15:13des présidentielles
15:14que pour régler le problème
15:15de l'éducation nationale,
15:16c'est un problème de moyens.
15:17C'est pas du tout
15:18un problème de moyens,
15:18c'est un problème de méthode.
15:20Il faut revenir
15:20à ce qui marchait avant.
15:22Moi,
15:22j'étais toujours
15:22en double classe.
15:24C'est grande section CP.
15:26Comme Sophie
15:27qui était multiclasse.
15:28Voilà.
15:29Je peux vous dire
15:30qu'au CP,
15:31quand on arrivait au CP,
15:32à Noël,
15:33toutes les personnes
15:34qui étaient en CP
15:35savaient lire et écrire.
15:36Pourquoi ?
15:36Parce qu'en étant
15:37en grande section,
15:38on suivait le cours
15:39de la classe supérieure.
15:40Et ça nous a beaucoup aidés.
15:42Et je ne connais personne
15:44qui, je suis encore en contact,
15:45qui regrette ça.
15:46Et c'était un peu
15:47à l'ancienne,
15:48beu à bas,
15:49beu ubu.
15:50C'est ça.
15:50On rabâchait.
15:51C'est comme ça
15:52que ça fonctionnait.
15:53Dans mon entourage,
15:54on n'a peut-être pas tous
15:54fait des grandes études.
15:55On n'a pas tous
15:57fini ingénieurs.
15:58Mais par contre,
15:58ils ont tous un travail.
15:59Ils savent tous écrire,
16:00parler français,
16:02compter,
16:02parce que ça a été fait
16:03dans un style
16:04qui est académique,
16:05à l'ancienne.
16:06Ça marche très bien.
16:07Il faut arrêter
16:08d'avoir des pédagogues
16:09à l'éducation nationale
16:09qui expliquent
16:10que les nouveautés
16:13ça fonctionne
16:13parce qu'on se retrouve
16:14avec une éducation nationale
16:16qui est en totale faillite
16:17et aussi au problème
16:18de formation
16:19pour côtoyer aussi
16:21de part en activité
16:23professionnelle
16:24souvent des personnes
16:25qui écrivent
16:26et qui envoient des CV.
16:27Parfois même
16:28des personnes
16:28qui sont à l'université
16:30envoient des CV
16:31et des lettres
16:31de recommandation,
16:32je suis désolé
16:32de faire de motivation.
16:33C'est directement poubelle
16:35tellement c'est écrit
16:37dans un style
16:37Aya Nakamura.
16:39C'est juste
16:40que ce n'est pas possible.
16:41Si elle vous dit
16:42c'est Dja Dja,
16:43ce n'est pas terrible
16:45sur une lettre.
16:45Non, mais voilà,
16:46c'est un tout.
16:48Je pense qu'il faut
16:49qu'on revienne
16:49aux fondamentaux
16:50à des bases
16:51et stop.
16:52Et l'éducation aussi,
16:53je vois aussi,
16:54excusez-moi
16:55parce que moi
16:55je suis passé par l'UFM.
16:56Oui.
16:57À l'époque,
16:58alors ça date un petit peu
16:58l'Institut universitaire
17:00de formation des maîtres.
17:01Voilà.
17:02Et bien la personne
17:04qui nous formait
17:04pour être prof
17:05n'avait jamais été prof.
17:06Ah oui ?
17:07Et j'ai plus appris
17:08en deux mois de stage,
17:09maintenant je ne suis plus
17:10du tout dans le cursus,
17:10je ne suis plus du tout prof,
17:11j'ai plus appris
17:13devant les classes
17:14pendant six mois
17:14quand j'ai fait mon stage
17:15qu'en un an à l'UFM.
17:17Il faut tout revoir.
17:18Je pense qu'il faut
17:18vraiment reprendre
17:19tout à la base
17:20mais comme tout dans ce pays,
17:21de toute façon
17:21vu que rien ne va,
17:22à part le système fiscal,
17:24il faut tout reprendre
17:24depuis le début
17:25et revenir aux fondamentaux.
17:26Ce n'est pas compliqué.
17:27Excusez-moi,
17:28permettez-moi Julien
17:29de faire un trait d'humour
17:29quand on voit
17:30comment les impôts
17:31ont été piratés
17:32cet été.
17:32Je crois que le système fiscal
17:34ne marche pas si bien
17:35que ça non plus.
17:37C'est dire si nous sommes
17:38en crise.
17:39Nous allons,
17:40comme dirait l'autre,
17:41de carib dans Scylla.
17:43Restez avec nous
17:44Julien et Sophie
17:45parce que
17:45beaucoup d'appels
17:47au 0826 300 300
17:48Mathéo
17:49et je vais vous faire témoigner
17:50dans quelques instants.
17:51Oui Philippe,
17:52parce qu'on va parler
17:52des classes multiniveaux
17:54qui sont désormais
17:55devenues la norme
17:56en France
17:56puisque un élève sur deux
17:57en primaire est concerné
17:59donc si vous êtes
18:00parent,
18:01professeur,
18:01venez témoigner
18:02au 0826 300 300.
18:04Vous avez aimé ça ?
18:05Pas du tout.
18:06On attend vos appels.
18:08Sud Radio.
18:10Parlons vrai.
18:11Philippe David.
18:12Retour des vraies voix
18:14font parler la France
18:15voulait réagir
18:15sur les classes de niveau
18:16réforme de l'orthographe
18:18en ce premier mercredi
18:19suivant la rentrée des classes
18:20avec nous.
18:21Bien évidemment
18:22Mathéo Lambelot,
18:23Sophie et Julien
18:24sont toujours avec nous.
18:25En plus,
18:26ils ne manquent pas d'humour,
18:27ils ont plein de bonne humeur,
18:28c'est parfait.
18:29Beaucoup d'appels
18:30au 0826 300 300
18:31et là,
18:32si vous appelez,
18:33vous aurez la chance
18:33d'avoir la voix d'Aude
18:36qui transpire
18:36la bonne humeur
18:37et le sourire.
18:38Donc n'hésitez pas
18:38à nous appeler
18:39et je vais vous faire témoigner
18:41Mathéo
18:41parce que vous m'avez dit
18:43tout à l'heure
18:44que vous avez fait
18:44votre primaire
18:45dans une classe
18:47avec plusieurs niveaux.
18:48Racontez-nous.
18:49Exactement Philippe.
18:50Vous êtes en zone rurale
18:51dans les Ardennes.
18:51Exactement,
18:51une zone rurale
18:52dans les Ardennes,
18:53un petit village
18:53de 200 habitants
18:55où tous les enfants
18:56des alentours
18:57étaient réunis.
18:58Donc oui,
18:58grande section CP,
19:00c'était ma première classe
19:01multiniveau.
19:02Après j'ai fait CE1,
19:03CE2 en multiniveau
19:04et CM1,
19:04CM2 également.
19:06Donc toute ma scolarité
19:07finalement en primaire
19:09j'ai faite en classe
19:10multiniveau.
19:10Alors je vous pose
19:11une question,
19:12comment ça se passe
19:12entre grande section
19:13de maternelle et CP
19:14parce que
19:15ça veut dire que
19:16la maternelle
19:16c'est plus de la garderie
19:18que de l'enseignement
19:19théoriquement.
19:20Même si pour moi
19:21la dernière année
19:22de maternelle
19:23c'est très très vieux.
19:24Pompidou était président,
19:25c'est dire si ça date,
19:26vous voyez un peu.
19:28Comment ça se passait
19:29avec ceux qui apprenaient
19:29à lire,
19:30à écrire,
19:30à compter,
19:30pour qui c'est plus fastidieux
19:31quand même ?
19:32On avait une enseignante
19:33pour les deux.
19:35Il y avait une partie
19:36de la classe
19:36qui était grande section
19:37et de l'autre côté
19:38de la classe
19:39totalement dos
19:40à la classe de grande section.
19:42Il y avait la classe de CP
19:43ou dans la même classe
19:45il y avait la partie
19:45grande section
19:46à la partie CP
19:47et l'enseignante
19:48faisait les allers-retours.
19:50Et ce n'était pas trop
19:51compliqué pour la discipline ?
19:53Si, vous touchez
19:54du doigt
19:55le principal problème
19:57parce que
19:58les élèves
19:59de grande section
20:00étaient automatiquement
20:01dissipés
20:01dès que
20:02l'enseignante
20:03partait vers les CP.
20:05Parce qu'ils sont
20:05moins mûrs.
20:06Ce n'était pas vous
20:06le principal perturbateur ?
20:08Ça pouvait arriver.
20:09C'est beau de reconnaître
20:11cet or.
20:12On part
20:13direction Les Landes.
20:15Bonsoir Stéphanie.
20:16Bonsoir.
20:17Vous voulez réagir
20:18justement sur
20:19les classes de niveau
20:20l'enseignement
20:21etc.
20:22On vous écoute.
20:23Oui.
20:24Alors mon témoignage
20:25il va être moins drôle.
20:26Oui.
20:27Alors moi je suis AESH.
20:29Oui.
20:29Alors expliquez
20:30ce qu'il y a une AESH.
20:32On accompagne
20:33les enfants
20:33en situation de handicap.
20:35Absolument.
20:36Pour l'école inclusive.
20:38Oui d'accord.
20:39Voilà.
20:40Donc on peut se retrouver
20:41chez les tout-petits
20:42chez les moins-petits
20:44chez les ados
20:46les pré-ados
20:48les adultes aussi
20:49en BTS.
20:50Et là je vais parler
20:51donc de l'école
20:53inclusive.
20:54Oui.
20:55Alors les tout-petits
20:56moi je pense
20:57que ça peut être
20:57ça reste un petit peu
20:59positif
21:00les tout-petits
21:00à la maternelle
21:01parce que
21:02ils se poussent
21:03vers l'avant
21:04en fait
21:04quand ils sont
21:05en plein apprentissage.
21:07Moi je trouve
21:08que c'est quand même
21:09assez positif
21:10pour les tout-petits
21:11mais après
21:12c'est vrai que
21:12quand on arrive
21:13en CP,
21:13CE1,
21:14CE2
21:14là je trouve
21:15que c'est
21:16compliqué.
21:17Oui.
21:18Compliqué
21:19alors moi je parle
21:19surtout des enfants
21:21en situation de handicap
21:24qui demandent quand même
21:25un peu plus
21:26d'attention
21:27et de suivi.
21:29Complètement.
21:32J'ai vu des enseignants
21:33en souffrance
21:35des fois.
21:35Ça m'est arrivé
21:36d'en voir en souffrance
21:38parce qu'ils sont
21:39de plus en plus nombreux
21:40ces enfants-là
21:40et il y en a
21:41qui ne sont pas notifiés
21:42non plus
21:44notifiés c'est-à-dire
21:44qu'ils n'ont pas d'AESH
21:46et là c'est encore
21:47plus compliqué.
21:48Parce que c'est l'enseignant
21:50qui doit gérer
21:51sans AESH
21:52Tout à fait.
21:53Ah oui ça doit être
21:54très problématique.
21:56Oui.
21:57Et des fois
21:58il y a certains enfants
21:59qui n'ont pas encore
22:00les notifications
22:01ça veut dire
22:01qu'ils n'ont pas encore
22:02d'AESH
22:04et là
22:05je vous promets
22:06qu'il faut vraiment
22:07être dans la classe
22:07pour voir.
22:08Ah oui.
22:09C'est une souffrance
22:09pour les enfants
22:10pour l'enseignant
22:11mais aussi pour les autres
22:12élèves lambda.
22:14Bien sûr
22:14parce qu'ils perturbent
22:15malgré eux
22:16bien évidemment
22:17une partie de l'enseignement
22:19ce qui prend du temps
22:21a fortiori
22:22quand il n'y a pas d'AESH
22:23pour l'enseignante
22:24ou l'enseignant
22:25c'est bien ça.
22:26Oui c'est ça.
22:27Et des fois
22:28même nous
22:28on est présents
22:29mais nous
22:29on doit s'occuper
22:30de notre élève.
22:31Oui.
22:32Mais ça c'est vraiment
22:34sur le papier
22:35parce que dans la vraie vie
22:36la réalité
22:37on s'occupe aussi
22:38des enfants
22:39qui ne sont pas notifiés
22:40ça nous arrive
22:41on est obligé
22:42parce qu'on ne peut pas
22:43laisser
22:44un enfant
22:45qui n'a pas encore
22:45de notification
22:48déborder
22:49parce qu'on est aussi là
22:50pour aider aussi
22:51l'enseignant
22:52pour
22:52enfin voilà
22:53mon témoignage
22:54est moins drôle
22:54non mais c'est patient
22:56ça fait combien d'années
22:57que vous êtes
22:58AESH Stéphanie ?
22:59J'entends
23:00de la 17ème année
23:01ah oui
23:01est-ce que vous avez
23:02pour être honnête
23:03je ne vais pas aller jusqu'à 20 ans
23:04je pense que
23:06là je suis
23:06un petit peu
23:08désolée
23:08de tout ce qui se passe
23:09et je crois
23:10que j'ai fait le tour
23:12et vous avez vu
23:14en presque 17 ans
23:1617ème année
23:16enfin
23:1817ème entrée scolaire
23:19vous avez du vécu
23:20on peut dire ça comme ça
23:21vous avez vu la situation
23:23parce qu'on avait dit
23:23dans les années Chirac
23:24que le handicap
23:25était une des grandes causes
23:27nationales
23:27qu'on allait mettre le paquet
23:29et toutes les promesses
23:30qu'on nous fait toujours
23:31est-ce que vous avez vu
23:32la situation s'améliorer
23:34ou alors ça n'a été
23:35que des phrases
23:35ou alors ça s'est amélioré
23:37pendant quelques années
23:38et après ça s'est cassé la figure
23:39comment ça s'est passé
23:41depuis 17 ans ?
23:43déjà depuis 17 ans
23:44alors moi quand j'ai commencé
23:45on n'était que deux AESH
23:46oui
23:47et aujourd'hui
23:49bon après c'est vrai
23:50que c'est des piales
23:51bon c'est un peu plus compliqué
23:52c'est quoi des
23:53des piales
23:54des pôles
23:55en fait on est sur une zone
23:57et on a
23:58on a plusieurs AESH
23:59dans cette zone
24:00on est dispatché
24:01sur tous les établissements
24:03les établissements
24:03de la zone en fait
24:04d'accord ok
24:05et
24:07non
24:08tout s'est dégradé
24:10là maintenant
24:11on est une vingtaine
24:11on est 27
24:12ou je ne sais plus combien
24:14non non
24:15tout s'est dégradé
24:15vraiment
24:16moi j'ai dit
24:17nous on était
24:17deux AESH au départ
24:18oui
24:19on était sur
24:21minimum 12 heures
24:22par enfant
24:23maintenant
24:23ça peut arriver
24:24qu'on nous mette
24:25deux heures
24:26par enfant
24:27par semaine
24:27ah oui
24:28deux heures
24:29ça peut arriver
24:30il y a deux ans
24:31j'ai eu huit élèves
24:33pour vous seule
24:34oui
24:35et comment vous faites
24:36surtout que
24:37on t'imagine
24:38il y a deux élèves
24:38en matière
24:39au BTS
24:40ah oui parce que
24:41l'un c'est du
24:43avant 10 ans
24:43et l'autre c'est du post-bac
24:44donc il y a quand même
24:46une pyramide des âges
24:47qui est très vaste
24:48ah oui oui
24:49et comment vous faisiez
24:50parce qu'un élève
24:52de BTS
24:52qui a peut-être 20 ans
24:54c'est pas la même chose
24:55qu'un enfant
24:56de 7 ans
24:56en CE1 quoi
24:58ah oui complètement
24:58et bien alors
24:59justement il était en CE1
25:00le petit
25:00ah bah oui
25:01j'ai pas fait expérience
25:03voilà
25:04ensuite j'en avais un autre
25:05en CE2
25:08en CE2
25:09d'un et j'en avais
25:10deux autres
25:10oui
25:11et ensuite c'était
25:12l'IC en première
25:13et après BTS
25:14d'accord
25:16voilà
25:16et bien comment on fait
25:17on finit l'année
25:18sur les rotules
25:18oui
25:19on est fatigué
25:21on est content
25:22d'être arrivé
25:23au mois de juillet
25:23et puis on fait
25:24de notre mieux
25:25mais après
25:25on se sent complètement
25:29abandonné
25:30oui abandonné
25:31complètement
25:32on fait pas le travail
25:33qu'on devrait faire
25:34auprès d'eux
25:35c'est fou ça
25:35c'est pas vrai
25:36ça c'est pas vrai
25:37ça c'est fou
25:38c'est fou
25:39c'est fou
25:40restez avec nous Stéphanie
25:41parce qu'il y a Marie-Claire
25:42qui attend
25:43depuis un certain moment
25:45qui est appelé
25:450826 300 300
25:46bonsoir Marie-Claire
25:49bonsoir
25:49vous m'entendez ?
25:50très bien
25:51Sophie et Stéphanie
25:52sont toujours là
25:52on vous écoute
25:54vous êtes ancienne enseignante
25:55c'est ça ?
25:56alors moi j'étais contractuelle
25:58c'est à dire que je n'avais pas
26:00passé mes concours
26:00de l'éducation nationale
26:02oui
26:02j'ai été
26:05lancée dans une classe
26:06j'ai eu un CP
26:08mais
26:08ils ont tous su
26:10lire et écrire
26:11mais j'avais qu'un niveau
26:12je n'avais pas
26:13des classes à double niveau
26:14à l'époque
26:15c'était dans les années 90
26:17et
26:17j'ai été dans une classe
26:19avec un seul niveau
26:20mais par contre
26:21j'avais dans ma classe
26:22une petite handicapée
26:23oui
26:24et à l'époque
26:25il n'y avait pas d'AESH
26:26ça n'existait pas
26:28donc il fallait que je
26:29je gère la classe
26:31ils étaient 27
26:32oui
26:32il fallait que je gère
26:34en plus
26:35la petite handicapée
26:36mais
26:37si vous voulez
26:38il n'y avait aucun problème
26:39pour cette année-là
26:40c'est ma dernière année
26:41parce qu'après
26:41j'ai démissionné
26:42d'éducation nationale
26:43et j'ai passé un concours
26:45administratif
26:46aux impôts
26:46justement
26:47ailleurs
26:47parce que
26:48j'étais mal payée
26:49voilà
26:51ah bah ça
26:52les salaires
26:53sont minables
26:54pour le temps
26:55parce que là
26:56les gens voient
26:57les vacances
26:57mais il faut savoir
26:58que dans l'éducation nationale
27:00on est payé
27:01sur
27:02les vacances d'été
27:03ne sont pas payées
27:04c'est lycée
27:05de 10 mois sur 12
27:07c'est ça
27:07voilà
27:08tout à fait
27:09mais les gens pensent
27:10qu'on est payés
27:11pendant les grandes vacances
27:12les mois en tant que
27:13contrat de salaire
27:13j'étais absolument pas payée
27:14l'été
27:15c'est à dire que
27:15j'arrêtais fin juin
27:16juillet et août
27:17j'avais pas de salaire
27:18oui ce qui doit être
27:19compliqué pour les fins de mois
27:20soit dit en passant
27:21pour payer le loyer
27:23la nourriture
27:24et puis en juillet et août
27:25un peu de vacances
27:25ça ne fait de mal à personne
27:27je suis partie
27:28et alors
27:29à l'époque
27:30il n'y avait pas
27:30les AESH
27:31mais là je viens d'écouter
27:32la personne avant moi
27:34absolument Stéphanie
27:35oui
27:36et je trouve
27:37qu'ils font un travail
27:39considérable
27:39mais ils ne sont pas
27:40reconnus
27:41ils ne sont pas valorisés
27:42mais pourquoi
27:43parce que l'éducation
27:45c'est la base de tout
27:46c'est sûr
27:47c'est sûr
27:48et ben pourquoi
27:49vous demandez
27:50moi j'aimerais bien savoir
27:51en interrogeant les politiques
27:52pourquoi
27:53mais il n'y a pas que ça
27:54qui ne va pas
27:55il y a les salaires
27:56alors manque de moyens
27:57oui
27:58mais c'est pas ça
27:59le font
28:01les AESH
28:02je vois la personne
28:04qui a parlé
28:04elle a dit qu'elle s'occupait
28:05du CP
28:07même de la masse
28:08de CE1 au BTS
28:10mais c'est pas normal
28:11oui mais c'est clair
28:14pourquoi
28:14pourquoi on n'embauche pas plus
28:16parce qu'on ne veut pas
28:16payer les gens
28:17on préfère donner
28:19de l'argent
28:20c'est quoi
28:20l'argent est mal
28:21distribué
28:22et mal
28:24alors les groupes de niveau
28:25je n'ai pas connu
28:25parce que quand j'étais enfant
28:27dans les années 60
28:28ça n'existait pas
28:29les groupes de niveau
28:29moi j'étais en ville
28:30je n'étais pas à la campagne
28:31mais ça existait à la campagne
28:33dans les zones rurales
28:33il faut vous dire
28:34que ça existait
28:34mais moi j'étais à Créteil
28:37ah oui Créteil
28:38ce n'est pas franchement
28:38la zone rurale
28:39ça c'est clair
28:40voilà
28:41mais par contre
28:42mon frère
28:42qui était plus jeune que moi
28:44après mes parents
28:44ont déménagé
28:45ils se sont installés
28:46à la campagne
28:47lui il a connu
28:48les groupes de niveau
28:49en dernière année
28:50c'est à dire
28:50qu'il y avait
28:51le CM2
28:52le CM1
28:52CM2 ensemble
28:53et apparemment
28:54ça ne lui a pas
28:55posé problème
28:56c'est pas tellement
28:57une question
28:58de toute façon
28:59l'enseignant
28:59il fait ce qu'il peut
29:01et si l'enseignant
29:02est bon
29:03qu'il y ait deux niveaux
29:04ou un niveau
29:05ça sera
29:06tous les enfants
29:07auront le niveau
29:08à la fin de l'année
29:09c'est même pas une question
29:10de voilà
29:12parce que
29:12des groupes de niveau
29:13moi je n'ai pas connu
29:14personnellement
29:15je ne l'ai pas eu
29:16non plus en classe
29:17avec un niveau
29:18mais j'étais contente
29:19d'avoir un niveau
29:19mais par contre
29:20j'avais une petite handicapée
29:22et il fallait
29:23beaucoup plus d'attention
29:24avec ses élèves
29:25c'est sûr
29:25mais moi je trouve
29:27qu'il y a plein de choses
29:28qui ne vont pas
29:29dans l'éducation nationale
29:30il y a les salaires
29:31il y a l'organisation interne
29:33et puis l'éducation nationale
29:35c'est une grosse machine
29:37beaucoup trop grosse
29:38en fait
29:38ah non mais
29:39alors ça
29:39c'est le plus gros
29:40ministère de France
29:41ça est de très très loin
29:43mais il y a une question
29:45qui se pose
29:46cependant
29:46on doit faire
29:47une courte pause
29:48Stéphanie
29:49Marie-Claire
29:49Sophie
29:50restez avec nous
29:51je vais vous faire discuter
29:52entre vous
29:52parce que j'ai des questions
29:53à vous poser
29:54n'est-ce pas Mathéo ?
29:55Oui Philippe
29:56et on continue
29:57de vous les poser
29:57cette question
29:58sur ces classes multiniveaux
30:01envisagées
30:02enfin qui sont désormais
30:03pardon
30:03devenues la norme
30:04au sein de l'éducation nationale
30:05puisqu'on rappelle ce chiffre
30:06on rappelle ce chiffre
30:07un enfant sur deux
30:09est désormais
30:09est désormais concerné
30:11en primaire
30:12par ces classes multiniveaux
30:13et bien vous voulez réagir
30:14encore et toujours
30:15le 0826 300 300
30:1819h20
30:19les vrais voix
30:20écoutent la France
30:21on parlait la France
30:22avec Mathéo Lambleau également
30:24évidemment
30:24Maxime à la réalisation
30:26oui
30:27bonsoir
30:27Aude au standard
30:28avec sa voix
30:29et son sourire légendaire
30:31vous pouvez l'entendre
30:32que s'il vous appelle
30:330826 300 300
30:34bien sûr
30:35Aurélien
30:36tout le monde est avec nous
30:37c'est Antonin
30:38Antonin pardon
30:39qu'est-ce que j'ai dit Aurélien
30:40là je suis fatigué
30:41il y a 2h45
30:42Antonin évidemment
30:43autant pour moi
30:44j'ai pensé à un Aurélien
30:46il y a quelques instants
30:47c'est pour ça
30:47que je salue d'ailleurs
30:48comme vous savez
30:49qu'il écoute régulièrement
30:50les vrais voix
30:51Mathéo
30:52on va reprendre
30:52nos 3 auditrices
30:55Sophie
30:56Marie-Claire
30:56et Stéphanie
30:57je vais en donner la parole
30:58à Sophie
30:58qui n'a pas parlé depuis longtemps
31:00Sophie
31:00quand vous entendez
31:01ce que racontent
31:02Marie-Claire et Stéphanie
31:03l'une a quitté
31:04l'éducation nationale
31:05et l'autre envisage
31:05de la quitter
31:06qu'est-ce que ça vous inspire
31:09déjà ça m'inspire
31:10c'est dommage
31:11que Julien soit parti
31:12parce que moi
31:12j'aurais mis
31:12Julien ministre de l'éducation
31:15et Marie-Claire
31:16et l'autre dame
31:17au ministère aussi
31:19on va rappeler Julien
31:21pour lui annoncer
31:21sa nomination
31:22rue de Grenelle
31:23il va être heureux
31:23c'est vrai que
31:26comme disaient
31:27les auditrices
31:28il n'y a vraiment
31:29rien de drôle dans ça
31:32ce qui est d'ailleurs
31:34presque à se poser
31:35la question
31:35si l'appauvrissement
31:37intellectuel
31:38n'est pas quand même
31:40le but d'un gouvernement
31:41voilà
31:42et je me souviens
31:43que dans les années 90
31:44c'est Claude Allègre
31:45qui était ministre
31:47de l'éducation
31:49disait qu'on était
31:50à 230 jours d'école
31:52et je crois qu'aujourd'hui
31:53on en est à
31:54170
31:54ou 180
31:56on a bien diminué
31:58le quota
31:59d'heures
32:00et il n'y a pas
32:02de secret
32:03il y a des méthodes
32:05qui marchaient
32:06il faut les remettre
32:07mais peut-être
32:08que le but
32:08de notre gouvernement
32:09et des gouvernements
32:11passés
32:12et ceux à venir
32:13ne sont pas faits
32:14pour que les gens
32:15soient éclairés
32:17moi j'ai toujours pensé
32:18je pense une chose
32:19depuis des années
32:20c'est que je pense
32:21qu'on ne veut plus
32:21qu'il y ait de citoyens
32:22on veut qu'il n'y ait
32:22que des consommateurs
32:23mais ça c'est que mon point de vue
32:25et puis en plus le pire
32:26c'est que c'est tous ces gens-là
32:28qui font de la politique
32:29bon déjà ils sont perchés
32:30la plupart du temps
32:31eux-mêmes ne savent pas
32:32faire un discours
32:33puisqu'en plus maintenant
32:34ils ont recours
32:34à l'intelligence artificielle
32:36probablement
32:37on a eu
32:37on a des débats
32:39actuellement
32:39où ils ont des prompteurs
32:40devant
32:41ils lisent
32:41ils ne savent même pas
32:42ça a toujours été le cas
32:43ou alors on leur écrivait
32:44les discours très souvent
32:45ça c'est vrai
32:46mais ça fait longtemps
32:46que ça dure
32:47en plus
32:47je vais vous dire
32:48ils envoient des informations
32:49qui sont
32:50alors là on parle
32:51de l'orthographe
32:52mais si on parlait
32:53des calculs
32:54ben là je peux vous dire
32:55qu'il n'y en a aucun
32:56qui peut se présenter
32:57on a un X-man
32:58qui nous explique
32:59que 15 milliards
32:59injectés dans les caisses
33:01des travailleurs
33:02ben écoutez
33:03ils pensent nous envoyer
33:04de la richesse
33:04ils nous envoient
33:0540 euros de plus
33:06sur nos fiches d'EPA
33:07c'est vrai que pour ça
33:08on en est
33:09là on n'est pas au calcul
33:10on en est à l'orthographe
33:11donc quand même
33:12je crois
33:13oui il y a un vrai problème
33:14il y a un appauvrissement
33:15intellectuel
33:15qui est en train de se créer
33:17et ça ça va avoir
33:18des conséquences dramatiques
33:19pour la France
33:20pour la façon
33:21que pensent les gens
33:22on n'a plus de discernement
33:23et c'est dangereux
33:24je suis bien d'accord
33:25et deuxièmement
33:26vu la mondialisation
33:27on a intérêt à avoir
33:28des ingénieurs
33:29etc. à top niveau
33:30parce que sinon
33:31les derniers emplois
33:32qui restent en France
33:33vont partir
33:34Stéphanie
33:35qu'est-ce que vous voulez dire
33:36pour conclure en deux minutes
33:37et après on fera conclure
33:38Marie-Claire
33:38parce qu'on a Richard
33:39qui veut réagir
33:40sur la TVA sociale
33:42Stéphanie
33:44moi ce que je souhaiterais
33:46dans un monde meilleur
33:47oui
33:48c'est que
33:49d'accord
33:50on donne accès
33:52à l'école inclusive
33:53mais vraiment
33:55mettez les moyens
33:55parce que
33:56tout le monde souffre
33:57et les enfants ont priorité
33:59oui
33:59c'est de l'aide humaine
34:02qu'on donne
34:03qu'on donne
34:04tout à fait
34:06voilà moi je trouve ça
34:07très dommage
34:08parce que c'est vrai
34:09que certains élèves
34:10m'épattent
34:11ils sont capables
34:12de beaucoup de choses
34:12avec de l'aide
34:14mais vraiment
34:14mais c'est clair
34:15ils sont très très intelligents
34:16ces enfants là
34:17mais on leur donne pas les moyens
34:19et passé un âge
34:20on dit
34:21ben stop
34:21parce que là
34:22cette année
34:22ça a été
34:23on similégie l'école
34:25alors ok je comprends
34:26mais tout ce qui est lycée
34:27collège et BTS
34:28et tout ça
34:29ben on leur en donne plus
34:30c'est fini
34:31vaste sujet
34:32c'est dommage
34:32et Stéphanie
34:33bravo pour ce que vous faites
34:34vous allez quitter
34:36probablement la profession
34:37d'AESH
34:38mais bravo
34:39parce qu'on ne rappellera
34:40jamais assez
34:40l'utilité que vous avez
34:42auprès du corps enseignant
34:43et dans la société
34:44Marie-Claire de Bergera
34:45qui elle a quitté
34:47l'éducation nationale
34:48pour aller
34:48du côté des impôts
34:50mais vous êtes
34:51extrêmement sympathique
34:52quelle est votre conclusion
34:54en deux minutes à peine
34:57alors moi
34:58j'ai jamais regretté
34:59d'avoir quitté
34:59l'éducation nationale
35:00même si j'ai fait
35:01ensuite un travail
35:02qui n'avait absolument
35:03rien à voir
35:04mais ce que je dirais
35:06c'est que
35:07aux politiques
35:07ce qu'ils prennent
35:09en faisant toutes ces mesures
35:11complètement
35:11ils réfléchissent
35:13et sûrement
35:13un coup de com'
35:14mais il faut qu'ils pensent aussi
35:15aux enfants
35:17et à leur bien-être
35:18et leur bien-être
35:19ça passe aussi
35:20par un personnel
35:22qualifié
35:23et payé
35:24payé
35:25parce que les AESH
35:27je connais leur
35:28statut
35:29qui est très peu payé
35:31ah c'est oui
35:31bah Théo
35:32regardez pour la pub
35:33le montant
35:34vous pouvez dire
35:34les grilles des salaires
35:35l'échelon 1
35:36est à un peu plus
35:37de 1800 euros
35:38brut
35:38et l'échelon 8
35:40à un peu plus
35:42de 2000 euros
35:42mais vraiment
35:43c'est très peu
35:44c'est vraiment pas
35:45mirobolant
35:45merci beaucoup
35:46Marie-Claire
35:47Sophie
35:47Stéphanie
35:48Julien
35:49vous avez appelé
35:50au 0826 300 300
35:51pour réagir à un débat
35:52qu'on a eu dans
35:53les vrais voix
35:53sur la TVA sociale
35:54bonsoir Richard
35:55oui bonsoir
35:57alors qu'en pensez-vous
35:58vous êtes pour ou contre
35:59la TVA sociale
36:00bah moi je suis contre
36:02mais il faut savoir
36:03qu'il y a déjà des mesures
36:04qui sont appliquées
36:05qui sont un peu insidieuses
36:06ce matin
36:07M. Papin était chez vous
36:09absolument
36:09c'est pour ça
36:10qu'on a fait ce débat
36:11ouais
36:12et il nous a en fait
36:13M. Papin
36:14il nous a pris
36:14pour des lapins
36:15de trois semaines
36:16ça va être l'ouverture
36:16de la chasse
36:17ça sonne bien
36:18mais quand il a annoncé
36:20des jeans à 35 euros
36:21chez Kiabi
36:21ça a mis la puce
36:23à l'oreille du lapin
36:24oui
36:24et là
36:24le lapin il s'est dit
36:25il va vérifier
36:26mais en fait
36:27des jeans
36:28de chez Kiabi
36:29à 35 euros
36:30ils sont fabriqués
36:30par une usine
36:31qui appartient
36:32au patron de l'Auchan
36:33qui fait 1,5 million
36:34de chiffre d'affaires
36:35et 1,2 million
36:36de pertes
36:37donc en fait
36:38ça représente
36:39pour 1 000
36:41des jeans vendus
36:42en France
36:42oui c'est l'usine française
36:43c'est ça
36:44voilà
36:45donc en fait
36:46c'est de la com
36:47et cette usine
36:48ce genre de com
36:49ça permet de faire passer
36:50la pilule
36:51de 10 euros de plus
36:53sur les choses
36:54qu'on va acheter
36:54qu'on appelle
36:55ultra fast fashion
36:56mais qui sont fabriquées
36:58au même endroit
36:58que 99%
36:59des choses
37:00que vous allez acheter
37:01en fast fashion
37:01mais dans les magasins
37:03alors je connais pas
37:06cette usine
37:07et surtout son bilan
37:08donc alors parfois
37:09je me dis une chose
37:10il est accessible
37:12parfois dans les très gros groupes
37:13j'ai travaillé
37:14dans des gros groupes
37:15il y a longtemps
37:16on fait exprès
37:17de faire des pertes
37:18sur certaines unités
37:20pour en gagner plus ailleurs
37:22alors ça faut le savoir aussi
37:24je peux pas s'y dire
37:25qu'à l'antenne
37:26mais ça j'en ai vu
37:27mais je voudrais vous poser
37:27une question
37:28est-ce que c'est normal
37:29que seul le produit
37:30made in France
37:31paye la retraite
37:32et la maladie
37:32et les accidents du travail
37:33et tout
37:34alors que le produit
37:35chinois
37:37américain
37:38ou allemand
37:38ne le paye pas
37:39est-ce qu'il n'y a pas
37:40quelque chose d'injuste
37:41et de la concurrence
37:42un peu déloyale
37:43contre nos propres producteurs
37:46si vous mettez de la TVA partout
37:48qui c'est qui va la payer
37:49le consommateur
37:50c'est le consommateur
37:51le plus pauvre
37:52parce qu'aujourd'hui
37:53le plus riche la paye aussi
37:55mais elle pèse
37:56énormément moins
37:57par rapport à ses revenus
37:58si vous mettez de la TVA
38:00lui il va passer ses vacances
38:01à l'étranger
38:02il la paiera à zéro
38:03donc tout l'argent
38:04et quand vous partez en vacances
38:05vous dépensez plus
38:06en fait
38:08cette TVA
38:09c'est pas la solution
38:09il faut trouver l'argent
38:11et réduire nos dépenses
38:13il n'y a pas de mystère
38:14c'est pas en venant
38:16repomper
38:17tout le monde
38:18en faisant fabriquer
38:19quelque part
38:20de l'inflation
38:20pour tous les gens
38:21qu'on va arriver
38:22à résoudre
38:24notre problème
38:25de gaspillage
38:27généralisé
38:28sur la sécu
38:29ça c'est une vraie question
38:30mais je vais vous prendre
38:30un exemple
38:31l'Allemagne
38:32on en parlait tout à l'heure
38:33dans le débat
38:35sur la TVA sociale
38:36elle a fait la TVA sociale
38:37il y a pile 20 ans
38:38elle l'a votée en 2026
38:39elle est rentrée en vigueur
38:40le 1er janvier
38:41de 2006
38:42pardon
38:42elle est rentrée en vigueur
38:43le 1er janvier 2007
38:45ils ont augmenté
38:46de 3 points
38:47la passant de 16 à 19
38:48et l'Allemagne
38:49c'est beaucoup moins
38:51désindustrialisé
38:52que la France
38:52est-ce que pour vous
38:54ça ne vous pose pas
38:55à vous dire
38:56tiens
38:57finalement peut-être
38:57que ça n'a pas que des vies
38:58c'est peut-être
38:59quelques vertus
39:01je pense que faire
39:02ce raccourci là
39:03pour moi
39:04le lien
39:05ne se situe pas là
39:07le lien pour nous
39:08c'est le fait
39:09que
39:09c'est pas le fait
39:10que ça sorte
39:11d'une poche
39:11ou de l'autre
39:12c'est que les prédèvements
39:13obligatoires en France
39:14ils sont à 50%
39:16c'est que la masse
39:17de fonctionnaires
39:19qu'on a en France
39:19elle est énorme
39:20versus l'Allemagne
39:21c'est qu'on paie
39:22mais que les Allemands
39:23sont en train de payer
39:24maintenant
39:25qui va leur fabriquer
39:25là aussi des grosses dépenses
39:26mais jusqu'à maintenant
39:27ils ne l'avaient pas
39:28mais ils ont beaucoup
39:28moins de dette que nous
39:29donc ça aide
39:30et bien oui
39:31on a lâché beaucoup de choses
39:32et puis on leur a fait cadeau
39:33on leur a fait un cadeau énorme
39:35c'est de désindustrialiser la France
39:37en ne vendant pas l'électricité
39:39au prix qu'à l'eau
39:39avec le nucléaire
39:40on aurait eu un appel d'oxygène
39:42avec une augmentation
39:43de l'activité industrielle
39:45si on avait maintenu
39:46des tarifs industriels
39:49réalistes
39:49par rapport au nucléaire
39:52et surtout
39:53on a eu à une époque
39:54pour faire l'euro
39:54la politique du franc fort
39:55qui nous a coûté très cher
39:57au niveau industriel
39:57et après
39:58l'euro
39:59c'est plus le marque
40:00qui a changé de nom
40:01qu'autre chose
40:02et en contrepartie
40:03on a eu le prix
40:04une dernière question
40:05Richard
40:06qu'est-ce que vous verriez
40:08vous pour continuer
40:09à payer la protection sociale
40:10comme vous êtes contre
40:11la TVA sociale
40:12uniquement les cotisations
40:14ou d'autres moyens
40:15il y a la CSG
40:16etc
40:16c'est vrai
40:17qu'est-ce que vous verriez
40:18comme nouvelle source
40:19de financement
40:21on recherche toujours
40:22des sources de financement
40:22moi je pense qu'il faut chercher
40:24vraiment des sources d'économie
40:25aujourd'hui je pense
40:27j'ai quelqu'un
40:28qui travaille dans le médical
40:28que je connais très bien
40:31c'est très proche
40:32et en fait
40:33cette personne
40:35elle a travaillé
40:35dans un hôpital
40:36où le médecin
40:37lorsque les gens arrivaient
40:38ils traitaient beaucoup
40:39de personnes âgées
40:39lorsque les gens arrivaient
40:41ils nettoyaient
40:42toute la masse
40:43de médicaments
40:44qu'ils prenaient
40:44et au bout de
40:46deux semaines
40:47les personnes
40:47allaient beaucoup mieux
40:48en fait
40:49on est sur-médicalisé
40:50on a sur
40:52parce que c'est remboursé
40:54à 100%
40:54tout simplement
40:55comme c'est des longues
40:56on parlait des arrêts maladie
40:58hier aussi
40:58où il y a quand même
40:59pas mal d'abus
40:59tout à fait
41:00il y a un arrêt énorme
41:01je pense qu'il faut
41:03qu'on se remette en cause
41:05on ne peut plus
41:06se permettre
41:06de dépenser des sommes
41:09faramineuses
41:10pour des résultats
41:12qui sont très mauvais
41:13en fait
41:13on utilise mal l'argent
41:14Richard
41:15merci à vous
41:17de votre témoignage
41:18sur la TVA sociale
41:19on a eu votre avis
41:20vous voulez réagir
41:21le 0826 300 300
41:22pour demain soir
41:23mais
41:24merci beaucoup
41:25Mathéo Lambleau
41:26merci Philippe
41:27mais Clément Barca
41:27nous a rejoint
41:28pour la matinale
41:29de Sud Radio
41:30à partir de 7h
41:31avec Jacques Cardos
41:32quel est le menu ?
41:32tout à fait
41:33quelques rendez-vous importants
41:34à 7h10
41:35Jacques Cardos recevra
41:36Bertrand Vanto
41:37le président national
41:38de la coordination
41:39qui va comparaître
41:40devant le tribunal
41:41correctionnel d'Auge
41:42c'est lui qui avait déclaré
41:43les écolos
41:43la décroissance
41:44veulent nous crever
41:45nous devons leur faire la peau
41:46il est donc jugé
41:48pour ses propos
41:48une audience très attendue
41:50sur fond de fortes tensions
41:51entre syndicats agricoles
41:52et militants écologistes
41:54à 7h40
41:55on va vous parler
41:55du moral des artisans
41:57moral qui s'effondre
41:58Sud Radio
41:59vous dévoilera
41:59des chiffres
42:00en exclusivité
42:01du réseau
42:02des chambres de métier
42:03et de l'artisanat
42:04et puis l'invité politique
42:05à 8h30
42:06ce sera Prisca Thévenot
42:07députée ensemble
42:08pour la République
42:09des Hauts-de-Seine
42:10soutien de Gabriel Attal
42:12merci à vous Clément Barguin
42:13merci à toute l'équipe
42:14des Vraies Voix
42:15il est 19h56
42:16dans quelques instants
42:17vous retrouvez notre ami
42:18Anthony Martin-Smith
42:19pour On vous a compris
42:20à demain 17h
42:21avec les Vraies Voix
42:22sur Sud Radio
42:2419h20
42:25les Vraies Voix