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  • il y a 4 mois
Ce mercredi 24 septembre, Antoine Larigaudrie vous présente le coffre-fort dans son émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Tout pour investir, le coffre-fort.
00:05Le coffre-fort, on y met du private equity dedans.
00:08Et oui, on l'a décidé comme ça avec Alexandre Leng de Thuidigo.
00:12Bonjour.
00:12Bonjour Thaï.
00:13C'est d'être avec nous, comme régulièrement,
00:15pour faire le point sur le marché du private equity.
00:19Oui, dans le coffre-fort, parce qu'avoir des actifs private equity,
00:23c'est quelque chose qu'on peut mettre en réserve,
00:26chouchouter, cajoler tranquillement dans un coin,
00:28et ça peut être un actif de long terme,
00:30si on s'inspire des stratégies des grands investisseurs professionnels.
00:36Oui, tout à fait.
00:37Le private equity, c'est commun comme cet investissement de long terme,
00:40c'est un investissement que les grandes fortunes,
00:43notamment les family office,
00:44lorsqu'on regarde les dernières études, privilégient.
00:47C'est plus d'un tiers de leurs allocations,
00:49loin devant les actions cotées,
00:52même sur les family office français.
00:55Et je pense qu'aujourd'hui, ce qui est intéressant,
00:57c'est que lorsqu'on regarde l'édémique 2024
00:59et ce premier semestre 2025,
01:02c'est qu'il y a des choses qui évoluent.
01:04Warren Buffett disait,
01:05on profite de l'ombre parce que quelqu'un a planté un arbre avant.
01:09Ce qui change aujourd'hui, c'est assez intéressant.
01:11S'il me faudrait en écrire un bouquin,
01:12il faudrait en le voir certainement.
01:14Je ne sais pas en tête, mais c'est fou.
01:15Oui, mais on voit très bien ce qu'il veut dire par là.
01:17En tout cas, on peut toujours l'interpréter
01:18et trouver des nouveaux sens.
01:20Et aujourd'hui, on a trouvé un nouveau.
01:21C'est qu'effectivement,
01:22aujourd'hui, on peut toujours planter un arbre.
01:25C'est ce qu'on appelle le marché primaire.
01:28Vous savez que j'aime bien présenter le private equity
01:31pas comme une classe, mais comme un spectre très grand.
01:35Donc là, je vais vous proposer une nouvelle division aujourd'hui
01:36qui est le primaire et le secondaire.
01:37Donc aujourd'hui, on peut planter un arbre.
01:39C'est le primaire.
01:39Donc investir dans des augmentations de capital d'entreprise
01:43qui sont en train de se développer.
01:45Ou alors, on peut acheter un arbre,
01:47une portion d'arbre que quelqu'un d'autre a planté avant.
01:50Ça, c'est le secondaire.
01:51On va reprendre des participations à d'autres investisseurs.
01:54Ce qui sous-entend que ces participations, finalement,
01:57ne sont pas si illiquides que ça.
01:59Oui, tout à fait.
02:00Mais alors là, il s'agit,
02:02quand vous parlez de marché primaire et secondaire,
02:05il s'agit du private equity
02:07qui reprend une société qui était déjà en private equity.
02:11Il ne s'agit pas de reprendre une société, par exemple,
02:12qui a été en private equity un peu en bourse
02:14et puis on la ressort de la cote.
02:16C'est vraiment un projet continuel dans le domaine du private equity.
02:20Tout à fait.
02:20On reste dans le non-côté.
02:21Alors, ce que pensent les gens lorsqu'ils regardent le non-côté,
02:24et ils ont raison si ils regardent un morceau du non-côté,
02:26c'est que lorsqu'on investit,
02:28on est collé pendant 7, 10, 15, 20 ans.
02:32Ça, c'est vrai si on investit dans des startups.
02:35Tout à l'heure, vous parliez,
02:36il y avait le baromètre du crowdfunding.
02:38Vous investissez dans des petites startups
02:40via des plateformes de crowdfunding,
02:41via des réseaux de business angels.
02:43C'est vrai que souvent,
02:43ça va être un investissement extrêmement long terme
02:45avec une liquidité qui est loin d'être assurée
02:48parce qu'en réalité, moins de 3% d'entre elles passeront certaines étapes de financement
02:53et arrivons au stade de maturité du growth, du cap dev,
02:57sur lequel on commence à avoir de la liquidité.
03:01Donc voilà.
03:01Et ce qu'on a vu en fait en 2024-2025,
03:05c'est que le secondaire,
03:06qui historiquement était marginal,
03:08donc le rachat de parts non-cotées déjà existantes
03:11à d'autres investisseurs qui avaient investi en non-coté,
03:13donc en private equity,
03:13eh bien aujourd'hui, explose.
03:16Au niveau mondial,
03:17c'est 162 milliards,
03:19ça représente une augmentation de plus 45%.
03:21Et au premier semestre 2025,
03:24on est déjà à 101 milliards de dollars.
03:27Donc, vous voyez,
03:28c'est encore en train d'augmenter.
03:29En France, c'est 17 milliards en 2024,
03:32le secondaire,
03:33soit deux fois plus que le primaire,
03:35qui se situe autour de 8,8 milliards.
03:38Donc ça représente 66% des transactions sur l'année 2024.
03:41Et ça, on n'en entend pas du tout parler,
03:43parce que, évidemment,
03:44ce qui polarise l'attention,
03:45et je pense à raison,
03:46c'est les transactions primaires
03:48qui montrent le développement de nouvelles boîtes,
03:50à l'instar surtout de ces méga levées,
03:52la levée de Mistral récemment d'1,7 milliard,
03:55la levée de Perplexity d'1,5 milliard,
03:57Bon, OpenAI qui a levé,
03:59qui lève cette année 40 milliards.
04:01Voilà, ça, ça polarise l'attention,
04:02ça, c'est des transactions primaires.
04:03Mais en parallèle de ça,
04:05sur ces boîtes d'ailleurs aussi,
04:06se passe énormément en volume
04:08et en montant de transactions en secondaire.
04:10Oui, c'est ce que j'allais vous dire,
04:12c'est un peu comme le marché de l'occasion.
04:13En fait, la décote, elle est déjà faite.
04:16Donc, on achète une boîte,
04:19j'allais dire à son juste prix, finalement.
04:22C'est assez intéressant, justement, cette analogie,
04:24parce qu'il est vrai qu'en secondaire,
04:26historiquement, on achetait avec de grosses décotes.
04:30Plus ou moins grosses,
04:31selon l'attractivité du deal,
04:33selon la proximité avec un nouveau tour de financement.
04:36Mais historiquement,
04:36c'était minimum 25% de décote.
04:39Et ce qu'on voit aujourd'hui,
04:40c'est que les transactions en secondaire
04:43se sont faites en moyenne à 89% de la NAV.
04:46La NAV, c'est Net Active Value,
04:49Asset Value.
04:50C'est la valeur de l'entreprise dans les portefeuilles.
04:54Donc, ça veut dire quoi ?
04:54Ça veut dire que globalement,
04:55vous allez racheter des participations
04:57à d'autres investisseurs
04:58à la valeur de la boîte au dernier tour.
05:00Là, si vous essayez d'acheter du SpaceX,
05:02ça vende très, très cher.
05:03Ce matin, je publiais sur Revolut.
05:06Revolut, là, sur le marché,
05:08s'échange à une valorisation de 75 milliards
05:11contre les 45 milliards du tour précédent.
05:14Donc, c'est énorme.
05:15Et effectivement, il y a une vraie attractivité,
05:17aujourd'hui, du marché professionnel, institutionnel,
05:22vers ses participations,
05:24vers une sélection de pépites,
05:26ces diamants rares,
05:28qu'on a envie de s'acheter,
05:30plutôt que de miser sur plein de nouvelles petites boîtes,
05:33petites ou moyennes,
05:34parce que le marché, aujourd'hui,
05:36semble favoriser les players
05:39qui vont demain dominer.
05:40Mais voilà, il y a quand même une diversité,
05:42des avantages, des inconvénients,
05:44mais surtout un équilibre de l'offre, finalement.
05:47En termes de perspectives, de dynamique,
05:50pour cette année,
05:51peut-être le début de l'année prochaine,
05:52est-ce que vous voyez, par exemple,
05:54le marché européen,
05:55le marché aux États-Unis ?
05:57Comment ça se dégage, ces perspectives ?
06:00Alors, sur le marché français,
06:02on constate un peu plus de résilience
06:04et moins cette focalisation
06:06sur des méga levées
06:08d'entreprises en hypercroissance.
06:12Peut-être aussi parce qu'on en a un peu moins
06:13que les Américains,
06:14et on a un marché tech
06:15avec des techs moins profonds,
06:18moins d'introduction en bourse
06:19que sur les entreprises américaines,
06:22moins de rachats aussi.
06:23Ce qui fait que peut-être moins aussi
06:25de perspectives pour les investisseurs
06:26qui investiraient là-dessus.
06:28Maintenant, ce qu'on voit effectivement
06:30en France et en Europe,
06:32c'est une montée,
06:33une croissance sur tout ce qui est
06:35mid-market, mid-cap,
06:37les PME-ETI,
06:39dont la valorisation se situe
06:40entre 50 et 500 millions d'euros,
06:43avec des transactions sous forme
06:45de LBO,
06:47donc de la dette,
06:48avec également des rachats
06:49encore en secondaire aussi,
06:51mais également des augmentations
06:53de capital.
06:53aux Etats-Unis,
06:55il y a beaucoup plus
06:55cette focalisation,
06:56polarisation sur des méga levés.
06:59Le marché du Venture
07:00est beaucoup plus dynamique.
07:01À l'inverse de la France,
07:03où sur le premier semestre,
07:04on le voit encore en 2024 aussi,
07:07le Venture s'est effondré.
07:08Il y a moins 34% en France,
07:11par exemple,
07:11sur le Venture,
07:12moins 60% en nombre de deals,
07:15en nombre de projets.
07:17Aux Etats-Unis,
07:18c'est très dynamique.
07:19Le Venture se lâche plutôt gros,
07:21c'est parce que si on prend
07:21des Open AI,
07:22Hyperplexity,
07:23Enco,
07:24on n'est pas non plus
07:25à leur listage.
07:26Elles n'ont que 2-3 ans,
07:28mais c'est déjà
07:29des acteurs internationaux
07:31avec des centaines de millions
07:33de revenus récurrents.
07:36Mais voilà,
07:37on change de dimension
07:37de ce côté-là.
07:39Très intéressant.
07:39Merci beaucoup,
07:40Alexandre Lain de Tudigo,
07:42et à voir du private equity
07:44dans votre coffre-fort,
07:46parce que c'est un investissement
07:47de long terme,
07:48de rendement,
07:49et on accompagne
07:50des entreprises au quotidien.
07:51C'est assez passionnant.
07:53Merci d'avoir été avec nous.
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