- il y a 6 mois
Avec Matthieu Hocque, Secrétaire général du think tank Le Millénaire et Luc Gras, politologue
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75...
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
☀️ Et pour plus de vidéos du Grand Matin Week-End : • 🌄 Grand Matin Sud Radio WE
##C_EST_DANS_L_ACTU_8-2025-07-13##
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75...
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
☀️ Et pour plus de vidéos du Grand Matin Week-End : • 🌄 Grand Matin Sud Radio WE
##C_EST_DANS_L_ACTU_8-2025-07-13##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Sud Radio, le grand matin week-end, 7h-10h, Laurence Garcia.
00:05Bienvenue à vous qui nous rejoignez sur Sud Radio, à suivre vers 9h moins 10, le journal des sports de Jules Boscherini.
00:11La question du jour qu'on a postée sur nos réseaux concernant le discours de ce soir du président Macron avant le défilé du 14 juillet.
00:18Faut-il renforcer notre défense nationale ? Vous êtes assez partagé.
00:22Non, à 56%, oui, à 36%. Figurez-vous qu'on en débat tout de suite.
00:33Avec à mes côtés en studio, bonjour Mathieu Hauck.
00:36Bonjour Laurence, bonjour à tous.
00:38Secrétaire générale des think tanks, le millénaire, et nous sommes en ligne avec Luc Gras, politologue. Bonjour Luc.
00:44Bonjour Laurence.
00:45Merci d'être avec nous tous les deux.
00:48Donc, l'Elysée ne cesse de nous promettre des annonces majeures, comme c'est souvent répété lors de ce fameux discours.
00:56Un discours centré sur le besoin d'un effort de défense.
01:00Bon là, c'est clair que ce soir, ça sera vraiment le chef des armées qui va s'adresser à nous.
01:04Oui, en effet, ça va être le chef des armées, mais avec une difficulté quand même pour Emmanuel Macron.
01:10C'est que sur le plan militaire, aux yeux des Français, il n'est pas crédible.
01:13Pourquoi ? Parce qu'en fait, d'un point de vue interne, le président de la République, en 2017, a congédié Philippe de Villiers, à l'époque.
01:22Enfin, le général Pierre de Villiers, pardon.
01:23Philippe de Villiers ?
01:24Non, le général Pierre de Villiers, pardonnez-moi.
01:26Ah bon, d'accord, c'est bizarre.
01:27Oui, j'ai encore du pas de celui qui a fait.
01:29Mais a congédié le général de Villiers sur la thématique, alors que justement, lui-même réclamait une augmentation des moyens militaires.
01:36Et lui considérait que, de toute façon, le projet de défense européenne qu'il a porté aux élections présidentielles en 2017,
01:43justifiait à lui seul de ne pas augmenter suffisamment le budget militaire, considérant qu'il y avait aussi d'autres projets à faire au niveau du pays.
01:51Et puis, sur le plan externe, d'un point de vue des menaces qui sont pour le coup légitimes et dont il a raison de parler, la Russie notamment,
01:58pour Vladimir Poutine, Emmanuel Macron n'est plus crédible sur le plan militaire, du simple fait que, pardonnez-moi,
02:05il n'arrive pas à protéger les frontières françaises sur les questions migratoires.
02:08Comment peut-il protéger les frontières ukrainiennes ?
02:10Et donc, on va dire qu'il y a un ensemble de points qui font qu'Emmanuel Macron n'est pas crédible sur le plan militaire.
02:14On va faire réagir Lugrave, sur cette notion de crédibilité.
02:17Oui, bien sûr.
02:18Vous aussi, Lugrave ?
02:18Ensuite, après, j'ai développé pourquoi on a des choses à attendre d'Emmanuel Macron.
02:22Ok, Lugrave aussi, vous considérez qu'il n'est plus crédible sur le plan international, Emmanuel Macron ?
02:27Beaucoup disent aussi qu'il peut surdramatiser ou pas.
02:30Enfin, les menaces sont là.
02:32Quel est votre avis à vous ?
02:34Non, moi, je serais plus modéré dans l'analyse.
02:37Je pense qu'Emmanuel Macron a effectivement un problème plutôt de vision globale.
02:44C'est-à-dire que quand vous voulez entraîner une nation, il y a besoin d'avoir une vision et de dire où on va au peuple.
02:50Et ça, c'est évidemment très très faible chez Emmanuel Macron.
02:53Bien qu'il soit probablement moins sévère avec Emmanuel Macron au niveau de la politique internationale que de la politique nationale.
03:03Cependant, qu'il veuille aujourd'hui susciter une sorte d'électrochoc pour sensibiliser la nation au fait qu'il y a des dangers réels dans le monde,
03:13on ne peut quand même pas lui enlever cela.
03:14Donc, je crois que c'est vrai qu'Emmanuel Macron, depuis 2017, a appris aux Français à être particulièrement désappointé du résultat de sa politique par rapport à ses paroles, ses engagements.
03:27Mais de toute manière, l'enjeu dépasse largement Emmanuel Macron.
03:31Ce serait Macron ou pas, il y a besoin pour la nation aujourd'hui d'assurer son indépendance.
03:37Et qui dit indépendance, dit défense.
03:39Il dit réarmement, commande de matériel, choix stratégiques et coûts.
03:45On va y revenir, parce que forcément, quel coût aussi ?
03:49Vous voulez y revenir, Mathieu Hock ?
03:51Oui, moi, justement, je ne suis pas tout à fait d'accord avec Luc Gras dessus.
03:55Moi, je trouve qu'au contraire, Emmanuel Macron a proposé une vision, notamment sur la question ukrainienne.
03:59On sait ce que veut faire le président de la République.
04:01Et ça s'inscrit d'ailleurs, justement, lui-même avait dit en 2017, l'OTAN est en état de mort cérébrale.
04:06Donc, il faut une défense européenne.
04:08Aujourd'hui, on peut être pour ou contre la vision qu'a proposé le chef de l'État.
04:12Force est de constater que le retrait, le désengagement progressif des États-Unis sur les questions européennes
04:17donne plutôt raison à Emmanuel Macron sur l'idée qu'il faille envisager une coopération,
04:22au minimum, une coopération européenne sur les questions de défense.
04:26Là-dessus, on ne peut pas lui donner tort.
04:28Moi, je parlais de crédibilité parce que c'est la capacité à inscrire la vision dans une réalité concrète
04:36qui peut ensuite, après, faire modifier le comportement des autres acteurs qui nous sont hostiles,
04:40notamment Vladimir Poutine.
04:42Ensuite, après, moi, je pense que sur la question que vous posiez au départ,
04:45qu'attendez-vous d'Emmanuel Macron ?
04:47Pour moi, d'un point de vue militaire, si le personnel de défense n'attend pas grand-chose d'Emmanuel Macron,
04:52je pense que ce que l'on peut attendre d'Emmanuel Macron, c'est davantage le plan de réarmement concrètement.
04:58Comment on va faire aujourd'hui pour augmenter le budget de la défense militaire ?
05:03Il ne s'agit pas juste de déclarer comme il l'a fait lors du sommet sur l'intelligence artificielle
05:07une nouvelle enveloppe allouée aux armées.
05:11S'il se contente de dire « je vais porter le budget de la défense à plus de 60 milliards d'euros »,
05:16c'est-à-dire que je vais augmenter de 20 milliards d'euros les dépenses militaires,
05:18ce n'est pas suffisant.
05:19Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est qu'effectivement, on a compris,
05:21les Français ont compris, je pense, les menaces qui posent sur la France,
05:25l'islamisme, le terrorisme, la Russie également,
05:28des pays comme l'Iran, l'Algérie aussi également, qui font peser des menaces.
05:33Maintenant, il faut un plan concret pour réarmer le pays.
05:36Est-ce qu'il va le faire un grand emprunt national ?
05:40Est-ce qu'il va, je pense que c'est une mauvaise idée,
05:42est-ce qu'il va véritablement pouvoir réussir à imposer aux pays européens
05:45de payer notre effort de réarmement par, par exemple, un bail European Act,
05:49c'est-à-dire le fait que, sur les questions de défense,
05:52les pays européens, Allemagne, Grèce, Pologne, etc.,
05:56qui vont eux aussi se réarmer, puissent acheter du matériel français,
05:59est-ce qu'il est en capacité d'imposer ça aux pays européens ?
06:02Est-ce qu'il est en capacité de lever de l'argent sur les marchés financiers pour cela ?
06:04Et surtout, est-ce qu'il est en capacité de faire des économies
06:07sur le train de vie de l'État et sur le modèle social pour financer le réarmement ?
06:11C'est ça le sujet aujourd'hui, auquel on attend Emmanuel Macron.
06:14Emmanuel Macron, c'est quand même quelqu'un qui sait se distinguer sur des propositions iconoclastes.
06:18Lui est capable de porter un projet, je pense, de réarmement,
06:21en tout cas de donner une feuille de route.
06:23Le plan de réarmement, on va faire intervenir Lugra,
06:26et puis surtout son financement,
06:28parce qu'il faut quand même rappeler que c'est juste deux jours avant le grand oral
06:31de François Bayrou, qui a quand même une grosse pression aussi
06:33sur le budget de 2026, puisqu'il faut aller chercher de l'argent,
06:37donc on sait très bien que ce ne sera pas au niveau de la défense.
06:41Mesures concrètes, annonces concrètes, qu'est-ce que vous en pensez, vous, Lugra ?
06:45Je crois que le débat qui a été commencé sur la vision est quand même très intéressant,
06:51parce que vous savez, en fait, s'il y avait une vision, il y aurait du résultat.
06:56Il n'y a pas de résultat, et c'est bien la preuve qu'il n'y a pas de vision.
06:59Quand vous avez, vous prenez l'exemple du général de Gaulle qui avait une vision,
07:02il emportait avec lui l'assentiment national,
07:05ce que j'appelle la reliance nationale.
07:07Aujourd'hui, il n'y a pas de reliance nationale.
07:09Par conséquent, il ne suffit pas, alors les chiffres sont un peu plus précis,
07:13on vise quand même de passer à 60 milliards d'ores et déjà en 2030,
07:18et le ministre de la Défense a notamment dit que le poids de forme,
07:22ce serait 100 milliards.
07:23Donc vous voyez, un vrai effort financier.
07:25Mais il n'y a pas que cela.
07:26Moi, je voudrais insister ce matin auprès des auditeurs
07:28sur le fait que l'électrochoc, ce n'est pas seulement financier,
07:32c'est aussi s'attaquer par exemple à ce qui est l'équivalent de notre dépense.
07:37Et je reviens aussi à votre question, c'est par exemple la charge de la dette.
07:40La charge de la dette aujourd'hui, elle est équivalente à peu près aux moyens alloués à nos armées.
07:47Donc il faut s'attaquer à cela.
07:49Et puis il faut aussi que les Français, vous voyez, c'est très intéressant,
07:52votre sondage, là il y a 50% qui disent non.
07:55Et donc ça veut dire que les Français ne sont pas dans la dynamique,
07:59il n'y a pas de vision.
08:00C'est le problème initial, il n'y a pas de vision.
08:02Ce n'est pas parce qu'on dit qu'il faut se battre contre Poutine en Ukraine
08:05qu'on a une vision pour la France, bien loin de cela.
08:08Alors en même temps, qu'est-ce qu'on pèse ?
08:09Pardon, Lugrin, qu'est-ce que pèse la France aussi face à Vladimir Poutine ?
08:12On n'est plus autant du général de Gaulle aussi en fait.
08:14Mais on n'est plus autant du général de Gaulle.
08:16Et d'une certaine manière, c'est bien dommage.
08:19Parce que si vous croyez que le général de Gaulle en 40
08:22pesait beaucoup de divisions, comme aurait dit Staline,
08:25il ne faisait pas grand-chose, il avait une parole forte, il avait une vision.
08:28Qu'est-ce que ce serait une vision pour expliquer les choses ?
08:31Eh bien ce serait de dire au peuple de France
08:33que nous sommes un pays qui se donne non seulement les moyens financiers,
08:38et donc c'est l'objet de l'intervention du président de la République,
08:41mais ça va au-delà.
08:43C'est-à-dire que vous ne pouvez pas engager un pays dans une défense
08:46par rapport à Poutine ou à un autre,
08:48parce qu'il n'y a pas que Poutine comme adversaire,
08:51eh bien vous pouvez embarquer le peuple de France
08:54si vous expliquez pourquoi et si en plus par vos actes
08:58vous montrez des résultats.
08:59Or aujourd'hui il n'y a aucun résultat.
09:01Le chantre de l'Europe européiste, Emmanuel Macron,
09:04n'a même pas réussi aujourd'hui à embarquer
09:07ses partenaires européens sur une défense commune.
09:11Qu'est-ce qu'on a comme résultat ?
09:12Depuis justement 2022 et l'entrée des chars russes
09:17en Ukraine, enfin dans une plus grande partie de l'Ukraine,
09:21eh bien on n'a aucun résultat.
09:22Est-ce qu'on vend plus de Rafale ?
09:24Pas beaucoup, surtout pas en Europe.
09:26Et vous voyez bien que nos amis allemands
09:28ne sont pas du tout dans une dynamique de construction européenne.
09:32À chaque fois que les Français sont moteurs sur un projet européen,
09:35le projet stagne.
09:36Donc il n'y a pas de dynamique.
09:38On a bien compris la question de vision et la France qui serait plus locomotive
09:42forcément de l'Europe ou pas, l'Union européenne, Mathieu Hock.
09:45Oui, je pense qu'on dit la même chose avec Luc,
09:48mais on prend le problème différemment.
09:50Moi je pense qu'une vision, en fait je pense comme Bismarck,
09:54Bismarck disait, la diplomatie sans les armes,
09:56c'est un peu comme la musique sans les instruments.
09:58C'est-à-dire que si vous n'avez pas les moyens de déployer votre vision,
10:02vous pouvez déployer une vision, ça ne suffira pas.
10:05Luc Gras a parlé du général de Gaulle en 1940.
10:07Le général de Gaulle en 1940 a repris la résistance.
10:12Il n'y avait pas grand-chose.
10:14Il n'a pas non plus entraîné.
10:15L'appel du 18 juin n'a pas suscité un grand élan national.
10:19Malheureusement, c'est une reconquête petit à petit
10:21par l'AEF puis par l'AOF
10:23où le général de Gaulle acquiert une légitimité.
10:25Puis ensuite après, la résistance qui se structure à partir de 1942-1943.
10:31Il faut des instruments, il faut des armes.
10:33Ensuite après, quand le général de Gaulle revient en 1958,
10:35il déploie une belle vision que je partage.
10:37On est un think tank qui est gaulliste.
10:39Mais il faut quand même rappeler aux auditeurs,
10:41c'est qu'en 1960, la part des dépenses militaires dans le PIB,
10:46c'est 5,2%.
10:48Oui, il n'y a que 5% de dépenses militaires dans votre PIB.
10:51Oui, vous avez la 3ème armée mondiale
10:54derrière les Etats-Unis et l'Union soviétique.
10:57Vous avez les moyens d'une grande politique,
11:00d'une grande diplomatie.
11:01Or, aujourd'hui, les dépenses militaires, c'est péniblement 2%.
11:05Alors que des pays, par exemple, comme la Pologne est montée à plus de 4-5%.
11:09On a des pays comme l'Arabie Saoudite,
11:11qui sont depuis plusieurs années à plus de 5%.
11:13Même l'Iran dépense plus que nous en part de PIB.
11:16La Russie est montée à 40% pour financer son économie de guerre.
11:19Les Etats-Unis, c'est 40% des dépenses militaires.
11:22Donc, si on n'a pas les armes,
11:23et si on ne se réarme pas,
11:24et j'insiste vraiment sur cette question budgétaire,
11:26mais pas que ensuite après,
11:27c'est quels sont les moyens dont on a besoin l'armée
11:29sur l'ensemble des théâtres d'opération ?
11:31Quelles sont aussi les dépendances à l'étranger ?
11:33Parce que notre armée est ultra dépendante
11:35à beaucoup de pays,
11:37sur les équipements de nos soldats,
11:39sur la base,
11:41ce qu'on appelle la BITD,
11:42donc la base de défense,
11:43le complexe militaro-industriel,
11:45pour faire simple,
11:46l'ensemble de nos entreprises de défense
11:48et de nos armées sont trop dépendantes à l'étranger.
11:50Donc, il faut qu'aujourd'hui,
11:51la France puisse se réarmer.
11:52Mais la question, c'est comment ?
11:54Comment ?
11:54Peut-être qu'on aura la réponse ce soir.
11:56Alors, vous le dites,
11:56l'un et l'autre,
11:57et la question, la vision,
11:58on en a suffisamment parlé,
12:00mais il y a la question aussi du financement.
12:03Peut-être que si nos auditeurs
12:04ou d'autres sont partagés,
12:05c'est qui va payer ?
12:06Or, il y a quelques jours,
12:08François Bayrou,
12:09par rapport à la dette publique,
12:11pour la réduire,
12:12a dit qu'il va falloir faire
12:13des efforts particuliers.
12:15Efforts particuliers,
12:16expression ô combien floue.
12:20Donc voilà,
12:20la question se pose aussi,
12:21en disant, les gens peuvent se dire aussi,
12:23mais il faut en particulier,
12:24est-ce que nous,
12:24on doit y participer ?
12:25Comment ça va se passer ?
12:26Il y a peut-être aussi
12:27toute cette communication
12:28qui n'est pas très, très claire encore,
12:30qui va peut-être être éclaircie
12:31ce soir par le président Macron.
12:33Lugra ?
12:34Oui, l'idée,
12:35alors, je partage le point de vue
12:38qu'il faut faire un effort.
12:40On peut viser,
12:41il y a déjà plusieurs années
12:42qu'on avait dit
12:43qu'il fallait viser 4%.
12:44Donc, vous voyez, 4%.
12:45Bon, c'est 15 milliards 1%.
12:48Donc, vous voyez,
12:48on est sur 70, 80 milliards.
12:50Là, l'objectif du ministre de la Défense,
12:53100 milliards,
12:54ce serait le top.
12:55Mais bon,
12:56aujourd'hui, comment faire ?
12:57Eh bien, déjà,
12:58c'est pourquoi il faut avoir
13:00une approche globale.
13:03Il faut déjà s'attaquer dans ce pays,
13:05enfin,
13:06aux dépenses inutiles,
13:08aux dépenses dont on parle souvent,
13:09d'ailleurs, sur votre radio,
13:11l'intérêt de la dette à 62 milliards.
13:13Ce n'est pas possible.
13:14On ne peut pas continuer comme ça.
13:15Alors, c'est vrai,
13:17le président a décidé,
13:18avec le Premier ministre,
13:19d'ailleurs,
13:20de sanctuariser.
13:21Je crois que c'est une bonne chose.
13:22On ne peut pas,
13:22de toute manière,
13:23tout mélanger.
13:24Il faut sanctuariser une partie
13:26de la dépense sur la défense.
13:27Comment y arriver ?
13:28En faisant des économies
13:29là où on peut,
13:31en développant, évidemment,
13:32l'industrie de la défense européenne,
13:34là où la France,
13:36avec d'excellentes entreprises,
13:37mais aujourd'hui,
13:38c'est très cosmétique.
13:39En fait,
13:39les Français sont peut-être
13:41moins en dépendance
13:42que les autres
13:43au niveau international
13:44parce qu'on a vraiment
13:45des chaînes de montage
13:47qui sont vraiment excellentes.
13:49Mais on a un problème,
13:51c'est qu'on a vraiment
13:52des petites quantités.
13:54Donc, il faut monter en puissance.
13:55Et évidemment,
13:56pour répondre à votre question,
13:58c'est que si on monte en puissance
13:59dans le domaine de la défense,
14:02on ouvrira des marchés
14:03et on ouvrira des recettes.
14:06Parce qu'il ne faut pas oublier
14:06que l'industrie de la défense,
14:08c'est d'abord une industrie.
14:09Et elle est là aussi
14:10pour faire des bénéfices.
14:11Et quand vous avez
14:12sociétés comme Safran
14:14qui, à l'international,
14:15sont très réputées,
14:16par exemple,
14:17mais d'autres aussi,
14:17bien sûr,
14:19Dassault, etc.,
14:20eh bien,
14:20vous avez une possibilité
14:22d'auto-financer
14:23votre développement.
14:24Encore faut-il
14:24que nos partenaires européens
14:26regardent un petit peu
14:27les produits français
14:28et ne se précipient pas
14:29à acheter des F-15
14:31ou des avions.
14:32Bien noté.
14:32Bien noté.
14:34Donc, grand oral,
14:34double grand oral,
14:35François Bayrou,
14:36comme le président Macron
14:37attendu quand même au tournant.
14:39Merci beaucoup, Mathieu Hoc,
14:40d'avoir été avec nous
14:41le millénaire.
14:42Et merci.
14:43Lugra,
14:43bonne journée à vous.
14:46On se retrouvera certainement
14:47le week-end prochain.
14:48Sous-titrage Société Radio-Canada
Écris le tout premier commentaire