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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros

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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue sur Europe 1, jusqu'à 10h sur CNew, jusqu'à 10h30.
00:00:06Comment est-il possible quand un policier est tabassé, quand il est blessé, qu'il a le nez fracturé et plusieurs dents cassées,
00:00:14quand il ne peut plus travailler pendant plusieurs jours ?
00:00:16Comment se fait-il quand la scène est filmée, qu'elle est diffusée sur les réseaux sociaux et sur les antennes de télévision ?
00:00:22Comment se fait-il quand les agresseurs sont identifiés et arrêtés ?
00:00:26Comment se fait-il qu'après une garde à vue de deux jours, un déferment puis un passage devant le juge des libertés,
00:00:32comment se fait-il qu'il soit libre et placé sous contrôle judiciaire ?
00:00:38Comment se fait-il que ces voyous ne passent pas par la case prison ?
00:00:41Je ne sais plus quoi dire devant la violence des images que chacun a vues et la faiblesse de la réponse pénale.
00:00:48Que veut la justice ? Quel message envoie-t-elle ?
00:00:51Que tabasser un policier n'entraîne aucune conséquence ?
00:00:55Je m'interroge, qui est ce juge des libertés qui prend cette décision ?
00:00:59Comment se fait-il qu'ils ne réagissent pas comme vous ou comme moi ?
00:01:0480 000 policiers et gendarmes sont ce matin sur le terrain pour encadrer des manifestations de tous les dangers.
00:01:10Ils vont vivre une journée d'enfer.
00:01:12Leurs familles attendront le soir pour enfin respirer.
00:01:15Et ils ont appris, hier, que pour la justice française, lyncher l'un des leurs, au fond, ce n'est pas grand-chose.
00:01:24En tout cas, ça ne vaut pas la prison.
00:01:26Tout ce que je dis là, nous l'avons dit dix fois, cent fois, mille fois.
00:01:31Et nous le redirons, hélas, mille fois encore.
00:01:34Il est 9h01, Alice Saumereur.
00:01:38Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:01:52Journée de grève.
00:01:53Donc aujourd'hui, les autorités ont prévu un dispositif de sécurité exceptionnel.
00:01:5726 centaures s'est blindé de gendarmerie.
00:01:59Et 80 000 policiers et gendarmes mobilisés sur tout le territoire.
00:02:03Bruno Retailleau appelle à la vigilance.
00:02:0510 000 éléments radicaux sont attendus sur le territoire, au sein et en marge des cortèges.
00:02:10Attention aux fortes perturbations dans les transports en commun en Ile-de-France.
00:02:14Les lignes de train TER et transliens seront perturbées.
00:02:173 TER sur 5 circuleront en moyenne et 90% des TGV sont maintenus.
00:02:21En ce qui concerne les métros parisiens, les trafics seront normales sur les lignes automatiques 1, 4 et 14.
00:02:26Il sera perturbé sur les autres lignes ainsi que sur le RER, D et E.
00:02:30Et puis Donald Trump au Royaume-Uni pour une visite d'État.
00:02:33Le président américain est arrivé hier et devrait repartir demain.
00:02:37Une visite à huis clos mais en grande pompe.
00:02:39Aujourd'hui, Donald Trump doit rencontrer le Premier ministre britannique Keir Starmer.
00:02:43L'occasion d'aborder notamment la question de la gare en Ukraine et celle des droits de douane et des relations commerciales.
00:02:48Sabrina Medjeber, merci Alice.
00:02:51Sabrina Medjeber est avec nous.
00:02:52Philippe Bilger, Maître Pascal-Pierre Garbarini, Georges Fenech, Thomas Bonnet et Mathieu Vallée arrivent à l'instant.
00:02:59On va évidemment parler de la journée de tous les dangers.
00:03:01On va parler de ce policier de Tourcoing qui a été tabassé.
00:03:04Mais je voulais vraiment qu'on commence par cette interview étonnante, pour ne pas dire davantage,
00:03:08de Delphine Ernotte, PDG de France Télévisions, qui a été mise en ligne ce matin, vers 5 ou 6 heures du matin,
00:03:14sur le journal Le Monde, après une attaque très forte de Radio France.
00:03:18C'est la PDG, cette fois-ci de France Télévisions, qui a pris la parole et qui a dit
00:03:22« Il faut admettre que CNews est un média d'opinion, qu'ils assisment d'être une chaîne d'extrême droite. »
00:03:29C'est-à-dire que pour un de nos principaux concurrents, qui est Madame Ernotte, PDG, je le rappelle, de France Télévisions,
00:03:35elle a dit cette phrase et au nom des 180 personnes qui sont à CNews, des salariés, des CDI, des CDD, des pigistes,
00:03:45elle jette l'opprobre sur des gens qui participeraient, selon elle, à une chaîne d'extrême droite.
00:03:53C'est parfaitement inadmissible.
00:03:54Je ne sais pas ce que fera la chaîne, le groupe.
00:03:57Moi, je ne peux vous donner que le témoignage d'un salarié de CNews
00:04:01et je pense pouvoir parler au nom de Laurence, d'Eliott, de Gauthier, de Nelly, de Romain, je pourrais tous les citer, bien sûr.
00:04:11Ces propos sont absolument scandaleux.
00:04:14Ils vont même au-delà du scandale, pour tout vous dire.
00:04:16Ça en dit beaucoup parce que c'est une chaîne qui a de l'influence, France Télévisions,
00:04:22qui prépare un documentaire contre nous depuis des semaines.
00:04:26Ce documentaire est un reportage qui serait diffusé dans le cadre de compléments d'enquête,
00:04:33à charge donc, puisque cette dame, j'imagine qu'elle a passé des instructions auprès de Tristan Vallec, je crois,
00:04:39c'est son nom, qui fait complément d'enquête, d'une jeune femme que j'ai souvent d'ailleurs,
00:04:43à qui j'en veux pas, qui s'appelle Lilia Melconian, qui, elle, fait le sujet,
00:04:47ce sujet contre CNews, commandité par Mme Ernot,
00:04:50qui veut abattre CNews et qui explique que CNews est une chaîne d'extrême droite.
00:04:56Ce qui en dit long d'ailleurs sur son positionnement politique, c'est parfaitement inadmissible.
00:05:00Je sais pas si Mme Dati réagira ou pas, je sais pas si Larcom réagira ou pas, c'est honteux.
00:05:07Voilà, c'est honteux, ces attaques sont absolument honteuses.
00:05:10Moi je n'ai jamais dit que France Télévisions était une chaîne d'extrême gauche.
00:05:13J'ai dit effectivement bien souvent qu'il y a un tropisme,
00:05:16et puis on a souligné, par exemple, sur la, comment dire, M. Zuckman et sur toutes les antennes du service public.
00:05:22Bon, ce soir, ce soir, il y a un complément d'enquête.
00:05:27Sur les aides versées aux entreprises.
00:05:28Exactement, le titre de l'émission de ce soir, je n'invente rien,
00:05:32complément d'enquête, multinational, les vrais assistés de la République.
00:05:37Donc si ça, c'est pas un positionnement politique,
00:05:40et en fait, c'est une réflexion qui avait été produite par Fabien Guay,
00:05:45sénateur communiste, directeur de l'Humanité,
00:05:48et c'est lui qui avait effectivement expliqué, je crois, dans un rapport au Sénat,
00:05:52mais c'est son droit,
00:05:53que les multinationales étaient les vrais assistés de la République.
00:05:55Et complément d'enquête,
00:05:56se positionne sur l'éditorial du patron de l'Humanité.
00:06:02Donc on en est là aujourd'hui.
00:06:03Oui, moi je pense que le climat, effectivement,
00:06:06comme nous sommes présents dans ce débat politique, médiatique,
00:06:11depuis de nombreuses semaines, depuis de nombreux mois,
00:06:14et qu'on entend des voix qu'on entendait nulle part ailleurs,
00:06:18ça déstabilise, et je vais le dire comme ça, à la fois Radio France,
00:06:21qui a parlé d'un oligopole hostile, M. Mellet,
00:06:26maintenant c'est Mme Ernotte qui accuse les gens d'être d'extrême droite.
00:06:30C'est une chaîne...
00:06:31Ce qu'elle est en train de me dire, c'est que ce matin,
00:06:34nous allons faire une émission d'extrême droite.
00:06:38C'est une honte.
00:06:40C'est une honte.
00:06:41Je ne peux pas vous dire autre chose, et je vous exprime mon avis.
00:06:43Maintenant, je vous donne la parole, puisque vous êtes invité régulièrement.
00:06:47Thomas Bonnet.
00:06:47Elle va plus loin.
00:06:48Elle dit, si demain il y a un conflit,
00:06:52pour qui rouleront ces gens ?
00:06:53C'est ça qu'elle me dit dans l'interview au Monde.
00:06:55Ça, c'est très grave aussi, parce que c'est quoi le message derrière cette...
00:06:58Alors, je vais vous dire autre chose.
00:06:59C'est qu'aujourd'hui, dans les manifestations, il y aura des journalistes de CNews sur le terrain.
00:07:04Elle leur met une cible sur le dos.
00:07:06Elle les met en danger.
00:07:08S'il y a un problème avec un journaliste de CNews,
00:07:11vous irez voir Mme Ernotte.
00:07:13Et puis je parle des incarnations de l'antenne,
00:07:15je pourrais parler de Marine Lenson,
00:07:16je pourrais parler des journalistes qui sont évidemment sur le terrain,
00:07:19mais également des réalisateurs,
00:07:21des techniciens qui appartiennent à cette chaîne,
00:07:24et à qui, elle dit, vous êtes sur un média d'extrême droite.
00:07:29Mais c'est un vrai scandale.
00:07:31C'est-à-dire qu'on dépasse tout.
00:07:33Là, on dépasse toutes les limites.
00:07:36Et c'est relayé, bien sûr, par le Monde.
00:07:38C'est également relayé par Télérama, qui fait sa une, etc.
00:07:41Je vous assure, je veux bien qu'on fasse...
00:07:44Les médias bollorés, comment ils sont attaqués depuis deux ans, trois ans,
00:07:49c'était aussi le cas de Cyril Hanouna, etc.
00:07:52Ces gens sont dangereux.
00:07:54Ils sont dangereux pour nos vies.
00:07:56Mme Ernotte met une cible sur nos vies.
00:07:59Elle met une cible sur les gens qui sont sur le terrain.
00:08:02Donc c'est irresponsable.
00:08:04C'est absolument irresponsable.
00:08:06Non mais c'est une déclaration de guerre, on peut dire.
00:08:09La difficulté, enfin, moi ce que je vois comme difficulté,
00:08:12c'est qu'à qui appartient, qui est le gendarme audiovisuel ?
00:08:16C'est l'ARCOM.
00:08:17Or, on sait malheureusement où penche l'ARCOM.
00:08:21Moi, je vais le dire très clairement.
00:08:23Donc, cette présidente de la France Télévue...
00:08:24L'ARCOM n'a jamais dit ça de nous.
00:08:26Non, mais enfin, on a quand même fermé C8.
00:08:28Pardon.
00:08:29Je suis d'accord avec vous, mais l'ARCOM n'a jamais dit.
00:08:31CNews est une chaîne d'extrême droite.
00:08:33Non, mais bien sûr, bien sûr.
00:08:34Mais on avait mis en cause, rappelez-vous,
00:08:36notre, je dirais, l'absence de pluralisme.
00:08:40Rappelez-vous, les décisions du Conseil d'État,
00:08:42il faut vraiment comptabiliser tout le monde,
00:08:45y compris les chroniqueurs.
00:08:47On voit bien qu'il y a un état d'esprit.
00:08:49Elle met une cible sur vous et sur les invités.
00:08:51Oui, c'est une déclaration de guerre.
00:08:53C'est-à-dire qu'elle met une cible sur les invités,
00:08:56sur pourquoi pas les intellectuels, les essayistes, les artistes,
00:09:00tous ces gens qui viennent sur...
00:09:02Pardonnez-moi.
00:09:02Pascal-Pierre Garbarine.
00:09:04Et d'ailleurs, ça tombe sous le coup de la diffamation, maître ?
00:09:07Non, ça va être la liberté d'expression.
00:09:11Mais je...
00:09:12Voilà, moi, je suis invité par vous,
00:09:16et donc par CNews, une fois par semaine,
00:09:18pour venir débattre avec mon opinion de citoyen.
00:09:21Moi, je n'ai pas de leçon de morale à recevoir de Mme Lernot
00:09:24et à me dire ce que je dois faire et ce que je ne dois pas faire.
00:09:27Voilà, moi, je viens ici.
00:09:28Je suis très heureux de venir ici.
00:09:29On ne m'a jamais demandé de consigne.
00:09:31Quand je viens, je ne reçois pas en disant
00:09:33il ne faut pas dire ci, il ne faut pas dire ça.
00:09:35Donc, je ne comprends pas.
00:09:37Il y a un débat d'idées à chaque fois qui est posé
00:09:40par rapport à des faits d'actualité,
00:09:42que des faits d'actualité.
00:09:44Et souvent, nous ne sommes pas d'accord, d'ailleurs,
00:09:48sur les problèmes de justice, puisque je suis avocat.
00:09:51Et je trouve ça honteux, déjà, moi,
00:09:54de m'accuser d'être d'extrême droite.
00:09:55Elle ne sait pas pour qui je vote, déjà.
00:09:57Et je n'ai pas de leçons à recevoir.
00:09:59Et je vais où je veux, parce que je suis en démocratie.
00:10:02Je suis corse, c'est vrai, peut-être que ça la dérange.
00:10:05Je suis français, aussi.
00:10:06Non, mais je suis également français.
00:10:08Je suis également français.
00:10:10D'accord ?
00:10:11Vous êtes d'abord français.
00:10:11Oui, oui.
00:10:12Non, mais je suis corse.
00:10:14Je suis corse.
00:10:15Vous êtes d'abord français, si vous me dites.
00:10:16Oui, mais je suis corse également.
00:10:18Je n'ai pas de leçons à recevoir de cette arme.
00:10:20Évidemment.
00:10:20Et je vais où je veux.
00:10:22Voilà, c'est tout.
00:10:23Et je suis invité également sur d'autres médias, où je vais.
00:10:27Et je ne suis pas en train de regarder si c'est tel média ou tel autre.
00:10:30C'est scandaleux.
00:10:31Alors, Sabrina Béjeber.
00:10:32Alors, au-delà de...
00:10:33Et d'ailleurs, elle peut venir répondre, Mme Ernaute.
00:10:36Moi, je l'invite.
00:10:36Si demain, elle veut venir sur ce plateau, elle peut répondre.
00:10:39Parce que ces accusations sont très, très graves.
00:10:42Et je vous dis qu'il y a un complément d'enquête qui est fait depuis des semaines.
00:10:46Ils travaillent depuis des semaines à la déstabilisation de CNews.
00:10:50Et ils viennent nous dire que c'est nous qui les attaquons.
00:10:54C'est parfaitement inadmissible.
00:10:56Alors, au-delà de cette disqualification paresseuse, de ces étiquettes infamantes et de cette fatwa sous paillette,
00:11:03puisque visiblement, elle donne cet aphorisme d'extrême droite.
00:11:07Donc, CNews serait ontologiquement raciste, puisque le racisme, c'est le postulat de l'extrême droite.
00:11:14Alors, moi, je vais corroborer les propos de Maître Garbarini.
00:11:17Et je vais parler en mon nom.
00:11:19D'une part, personne n'a à m'enjoindre une injonction de liberté.
00:11:23Je suis ce que je veux.
00:11:24Je dis ce que je veux, comme je veux.
00:11:25Et je remercie même CNews de pouvoir donner la parole à des femmes comme moi, d'origine algérienne.
00:11:30Et lorsque je traite les propos liés à la réalité de ce que vivent les Français au quotidien,
00:11:35c'est-à-dire l'immigration, lorsque je parle des conditions des femmes dans les quartiers,
00:11:40lorsque je parle de l'islamisme, lorsque je parle de la politique de la ville,
00:11:43je le fais par rapport à des chiffres.
00:11:45Des chiffres qui sont consacrés par le ministère.
00:11:47Je ne parle pas comme ça par idéologie ou par racisme.
00:11:51Du coup, je serais quoi ? Raciste contre moi-même ?
00:11:53Je me fais auto-brenouacher parce que je suis d'origine algérienne et que j'ai une critique sur l'immigration ?
00:11:57Non, mais c'est juste délire.
00:11:58On va voir le courage des uns et des autres.
00:12:00Et là, j'interpelle Nathan Devers et Paul Melun.
00:12:03Je les interpelle tous les deux.
00:12:05Tous les deux.
00:12:07Et on va voir leur courage intellectuel.
00:12:09Ils ont travaillé sur cette chaîne pendant de nombreuses années, et l'un et l'autre.
00:12:15Ils ont grandi sur cette chaîne et c'est grâce à cette chaîne qu'ils sont aujourd'hui sur le service public.
00:12:21J'attends de Nathan Devers et de Paul Melun qu'ils disent si nous sommes une chaîne d'extrême droite.
00:12:29Chaîne à laquelle ils ont participé pendant de nombreuses années.
00:12:32J'attends de Paul Melun et de Nathan Devers, j'allais dire, ce courage.
00:12:37Parce qu'il en faut aujourd'hui, sans doute, alors qu'ils sont payés par le service public et notamment par France Info.
00:12:45De la même manière, Olivier Dartigol, qui pensait très à gauche, qui est parti, et c'est bien son choix, les gens partent, c'est normal, c'est la vie des entreprises,
00:12:55qui a vécu, plus exactement, qui a existé ou qui est apparu grâce à ces news.
00:13:04C'est bien normal d'ailleurs, puisqu'il y a des nouvelles têtes qui viennent sur nos plateaux.
00:13:09Olivier, j'attends qu'ils disent également.
00:13:12Est-ce qu'ils prendront la parole ?
00:13:14Est-ce que dans l'espace médiatique, ils oseront dire ?
00:13:18Parce que je sais ce qu'ils pensent, eux.
00:13:19Je sais ce qu'ils me disent, off.
00:13:21Olivier Dartigol, il est venu pendant cinq ans.
00:13:24Jamais je lui ai dit une fois avant l'émission, tu devrais dire ça, tu devrais dire ça, tu devrais dire ça.
00:13:28Il y a une liberté totale.
00:13:30Tous ceux qui ont travaillé avec moi, mais avec Laurence, avec Sonia, avec tous, avec tous.
00:13:35Personne n'a jamais dit à un interlocuteur, tu vas dire ça, ça ou ça.
00:13:38Alors on va voir.
00:13:39On va voir ce que Nathan Devers et Paul Melun, qui ont travaillé sur cette chaîne, disent.
00:13:44Et je leur souhaite d'ailleurs longue vie et bon vent pour l'émission.
00:13:49Et je pourrais dire pareil pour Noémie Schultz.
00:13:51Noémie Schultz, elle est sur France Info.
00:13:54Noémie Schultz, elle a travaillé.
00:13:56Elle viendrait dire une fois que je l'ai censurée, ou que je lui ai demandé de dire certaines choses.
00:14:02Alors tous ces gens qui ont travaillé chez nous, qui sont aujourd'hui sur le service public,
00:14:05qu'ils prennent la parole, qu'ils osent dire.
00:14:08C'est très difficile pour eux.
00:14:10C'est très difficile pour dire, mon PDG a dit n'importe quoi.
00:14:13Donc voilà, j'ai cité quelques personnes qui ont travaillé chez nous et qui sont aujourd'hui sur le service public.
00:14:18Philippe Bilger.
00:14:18D'ailleurs, Paul Melun et Nathan Devers l'ont déjà dit en amont, mais ils le répéteront, j'en suis persuadé.
00:14:26D'autre part, vous avez fait une réponse très claire, Pascal, à l'accusation globale et absurde
00:14:33que c'est nous serait un ramassis de participants, de chroniqueurs d'extrême droite.
00:14:41C'est grotesque.
00:14:43Deuxième élément, j'aime beaucoup que Delphine Ernot nous rappelle les obligations auxquelles le service public est soumis.
00:14:52Le problème, ça n'est pas le rappel des obligations, c'est leur respect.
00:14:57Et on peut en discuter à paire de vue, ça n'est pas pour rien qu'il y a ces polémiques.
00:15:02Dernier élément, moi je ressens cette attaque contre CNews comme une pure opération de diversion.
00:15:10En réalité, j'attendrai de la responsable de l'audiovisuel public qu'elle soit capable de s'introspecter,
00:15:19de s'analyser et éventuellement d'accepter les imperfections du service public.
00:15:27Dernier mot sur ce sujet.
00:15:28Moi je vais aller vite parce qu'elle prouve deux choses.
00:15:30D'après ma mère note, elle est payée avec l'argent des Français, 4 milliards et demi.
00:15:32Donc elle n'a pas à faire des commentaires politiques sur ses concurrences.
00:15:35Bon, vous évidemment, vous leur faites peur.
00:15:36Vous montez en étant la première chaîne d'info de France.
00:15:39Donc vous savez, les jaloux, souvent ça devient des rageux.
00:15:41Ensuite, Pascal Promoy, j'ai commencé ma carrière de syndicaliste, mon parcours de syndicaliste en étant invité ici.
00:15:47Qui c'est que je vais aller sur vos plateaux avec qui vous avez fait des débats ?
00:15:49Madame Dufour, M. Le Haumont, M. Bernalicis.
00:15:52Tous ces gens d'extrême-gauche, pour le coup, qui n'avaient pignon sur aucune chaîne et dont ici, la chaîne du Média Bolloré leur a donné la parole, a permis des débats.
00:16:00Et aujourd'hui, ils vous snobent parce que finalement, ils mordent la main qui leur a permis de se lancer politiquement.
00:16:05Parce que sans vous, aucune chaîne invitait ces personnes-là.
00:16:08Donc honnêtement, je pense que c'est plutôt beau signe.
00:16:11Et puis la meilleure de vos satisfactions, je pense que c'est vos téléspectateurs qui vous le rendent chaque jour à être de plus en plus nombreux sur votre chaîne.
00:16:16Je pense simplement que cette bataille des idées jusqu'en 2027, elle va être très rude.
00:16:22Je pense aussi que je lisais hier l'AFP qui déjà change de ton parce qu'ils savent désormais que chaque dépêche ou chaque prise de position, chaque plateau est regardé d'une manière différente.
00:16:36Donc ils font attention.
00:16:37Je soulignais...
00:16:37Ils ont repris vos mots là d'ailleurs.
00:16:38Comment ?
00:16:39Là ils ont repris vos mots.
00:16:40Je soulignais que l'AFP hier présentait le bloc du Média Bolloré contre le bloc du service public.
00:16:48Personne ne traitait ces news d'extrême droite.
00:16:51Personne, l'AFP ne le traitait pas.
00:16:53Donc ça va quand même un peu changer.
00:16:54Je m'aperçois que sur les plateaux de France Télévisions, en ce moment, les choses changent un petit peu.
00:17:00Je vois les émissions de France 5 qui étaient monocolores.
00:17:02On invite quand même à droite, à gauche, etc.
00:17:04Pourquoi ?
00:17:05Parce qu'effectivement, nous avons souvent souligné qu'il y a un parti pris, et c'est notre travail de le souligner, parce que c'est juste un service public.
00:17:13Et c'est l'argent des Français.
00:17:14Je n'ai jamais parlé d'RTL, je n'ai jamais parlé de Quotidien, je n'ai jamais parlé de ça, ou très peu en tout cas.
00:17:19Là, c'est l'argent des Français.
00:17:21C'est complètement différent.
00:17:22Après, RTL, ils font ce qu'ils veulent.
00:17:25Quotidien, on peut leur répondre, mais au fond, ils font ce qu'ils veulent.
00:17:28S'ils ne veulent pas inviter, c'est une chaîne privée.
00:17:30Ils font ce qu'ils veulent.
00:17:30Oui, mais alors...
00:17:31C'est pas vrai pour le...
00:17:32Voilà, c'est ça.
00:17:33Alors, je leur réponds quand ils donnent des leçons, mais sur le fond, ce n'est pas du tout la même chose.
00:17:36Le service public a une exigence de neutralité.
00:17:39C'est notre argent.
00:17:40Et c'est ce qui justifie qu'on en parle.
00:17:42Fermez le banc jusqu'à ce matin.
00:17:44Le policier, Mathieu Vallée, parce que là, vraiment, on est tous...
00:17:48Je ne sais plus quoi dire, en fait.
00:17:50Parce que même nous, on en arrive à être étonnés.
00:17:52Alors, on rappelle que le mineur est placé en centre de rétention administrative, c'est ça ?
00:17:57Centre éducatif renforcé.
00:17:58D'accord.
00:17:59Fermé.
00:17:59Fermé.
00:18:00Le CEF.
00:18:01Centre éducatif fermé.
00:18:03Bon, vous avez vu ces images de ce policier qui est tabassé, etc.
00:18:07Bruno Retailleau a quand même pris la parole ce matin.
00:18:09Écoutons-le.
00:18:11Mais ces blessures psychologiques, elles font mal.
00:18:14Elles s'inscrivent dans la durée.
00:18:17Et ce que, simplement, je veux dire, parce que je sais que, dans une procédure,
00:18:21le procureur de la République, qui est le garant des intérêts de la société,
00:18:25peut encore faire appel.
00:18:26Et moi, je comprends l'incompréhension d'un certain nombre de policiers.
00:18:30Si on veut stopper ces lynchages, ces agressions qui se multiplient vis-à-vis de nos forces de l'ordre,
00:18:36il faut aussi que la justice soit la plus ferme possible.
00:18:39Il faut des lourdes sanctions.
00:18:40Je souhaite, moi, que la loi soit changée, comme d'autres.
00:18:45Et que, demain, il y ait ce qu'on appelle des peines planchées, des peines minimales.
00:18:49Parce que, dans le code pénal, il y a des peines maximales.
00:18:51Pourquoi est-ce qu'il n'y aurait pas des peines minimales,
00:18:53notamment dès lors qu'on touche aux uniformes, sapeurs-pompiers, policiers, gendarmes ?
00:18:57Je le souhaite.
00:18:57Incompréhensible.
00:18:59Alors, vous parliez d'une dépêche, effectivement.
00:19:01En qualifiant CNews d'extrême droite, la patronne de France Télévisions met une cible sur nos vies.
00:19:05Vous proposez une reprise en dépêche.
00:19:06D'ailleurs, accuse, parce qu'elle propose, j'accuse pas.
00:19:10C'est ça qui est marrant, j'accuse pas.
00:19:12Pourquoi accuse ?
00:19:13Monsieur l'AFP, vous m'entendez ?
00:19:15Je dis.
00:19:16Je dis, en fait, j'accuse pas.
00:19:18Vous voyez, tout est comme ça.
00:19:21Messieurs de l'AFP, il y a quelqu'un qui m'entend à l'AFP.
00:19:25Voilà, dit.
00:19:26Est-ce que vous pouvez dire dit plutôt qu'accuse ?
00:19:28C'est pas une accusation, ça.
00:19:29C'est pas une accusation.
00:19:31Non, c'est un propos que je tiens.
00:19:34Vous savez, j'ai un journaliste de CNews qui m'a envoyé un message.
00:19:36Jean-Lyskine sur le terrain, je dirais, à son nom.
00:19:38Il me dit, j'ai déjà été menacé lors de la dernière manifestation.
00:19:42Là, clairement, le climat va être d'autant plus tendu.
00:19:44Donc, ça va dans le sens de ce que vous disiez.
00:19:46Mais effectivement, il y a une crainte, une inquiétude pour les journalistes de terrain
00:19:48à qui on met une cible dans le dos.
00:19:50Ils vont sur le terrain et on vient de leur affibler le qualificatif d'extrême droite.
00:19:53Donc, effectivement, c'est pas rassurant.
00:19:56Donc, voilà, c'est tout.
00:19:59Mais c'est bon.
00:20:01Revenons sur ce que nous disons là, ce Bruno Retailleau.
00:20:04Bon, vous êtes aujourd'hui au Rassemblement National, vous êtes député européen,
00:20:08mais vous avez longtemps été policier.
00:20:10Enfin, c'est un vrai semblable.
00:20:12Écoutez, moi, j'ai eu ce policier au téléphone hier soir
00:20:14parce que dès qu'il a été agressé, j'ai pris attache avec son groupe
00:20:17et avec ce policier victime qui est un policier expérimenté.
00:20:20Il est au bout du rouleau, il ne comprend pas, il est en colère.
00:20:23Et Pascal Praud, il ne faut pas tergiverser, il ne faut pas tortiller.
00:20:27Il faut que dès qu'on est quelqu'un qui touche à un uniforme,
00:20:29là, on parle de peine minimale qu'on a proposé le 31 octobre 2024
00:20:32et que M. Retailleau sont partis à voter contre, je le regrette.
00:20:34Moi, je ne fais pas de la popole.
00:20:35J'aimerais bien que ces peines minimales, si on nous avait écoutées,
00:20:37elles soient adoptées depuis l'année dernière
00:20:38pour qu'on n'ait pas, en tout cas, le moins possible de ce genre d'événement.
00:20:41Et moi, ce qui met hors de moi, c'est qu'on a des juges laxistes,
00:20:44certains, pas tout le monde évidemment,
00:20:46qui remettent dans le bras des individus.
00:20:48Celui-là l'est, on ne va pas généraliser,
00:20:50mais cette décision est une décision laxiste.
00:20:54Mais vous savez pourquoi ?
00:20:55Vous savez pourquoi il a pris cette décision ?
00:20:57Parce que les individus ne sont pas connus, mais il faut quoi ?
00:20:59Il faut comme à Reims qu'on ait des sauvages,
00:21:02des barbares qui massacrent des policiers hors-service.
00:21:04C'est deux frères.
00:21:05Oui, alors, pour la faire autour de quoi ?
00:21:07Mais moi, j'allère que les magistrats...
00:21:08Mais les parents sont...
00:21:09Moi, vraiment, ça m'intéresse.
00:21:11Les magistrats, pourquoi on attend
00:21:13qu'il y ait des machines à fabriquer des victimes,
00:21:14des récidivistes, des multirécidivistes
00:21:16pour prendre une décision ferme ?
00:21:18Il ne faut pas attendre qu'on collectionne
00:21:19et qu'on multiplie et qu'on s'amuse à compter
00:21:21le nombre de victimes et de surcroît
00:21:22des policiers et des gendarmes.
00:21:24Il faut que, dès la première infraction,
00:21:25il ne faut pas avoir fait maths, supe et science-po
00:21:26pour comprendre qu'il faut les mettre en prison.
00:21:29Mais au-delà des peines minimales, M. Praud,
00:21:31il faut une justice implacable.
00:21:32Et moi, je suis désolé, j'attends M. Darmanin,
00:21:34que le parquet, évidemment, fasse appel.
00:21:36Ils peuvent faire appel de cette décision de remise en liberté.
00:21:38C'est ce qu'il faut faire.
00:21:38Parce que je vous prie de croire que, non seulement,
00:21:40ce policier de Tourcoing et le commissaire de Tourcoing
00:21:42sont ulcérés par cette décision,
00:21:44mais tous les policiers de France...
00:21:45Le parquet n'a pas fait appel, on ne sait pas.
00:21:46Pour l'instant, on ne sait pas, Pascal Praud.
00:21:47Bon, là, nous avons un avocat sur le plateau,
00:21:50on a un procureur, un ancien juge.
00:21:52Comment est-ce possible, en fait ?
00:21:54Expliquez-moi, qu'est-ce qui passe dans la tête
00:21:56de ce juge des libertés ?
00:21:57Justement, c'est un vrai problème.
00:22:00Vous avez eu l'honnêteté de dire tout à l'heure, Pascal,
00:22:03que ça n'est pas la justice française
00:22:05qui, globalement, est mise en cause.
00:22:08Mais je pense qu'il y a des pratiques judiciaires
00:22:11de la part de certains magistrats
00:22:14tellement aberrantes qu'elles ne relèvent...
00:22:16Et comment vous l'expliquez ?
00:22:17On a dit 12 millions de fois.
00:22:20Je dirais, il y a mille...
00:22:22D'abord, il peut y avoir
00:22:24un défaut de lucidité personnelle.
00:22:27Ça peut... Non !
00:22:29Alors, il faut qu'il fasse autre chose.
00:22:30Un défaut de lucidité, un flic qui est tabassé...
00:22:32En fait, ça ne tient pas ce que vous dites.
00:22:34Oui, mais ça, malheureusement...
00:22:36Mais regardez, un défaut de lucidité personnelle !
00:22:39Mais il faut quoi ?
00:22:40Mais vous me permettez de terminer ?
00:22:43Ben oui, terminez.
00:22:44Mais bien sûr qu'il peut y avoir,
00:22:46de la part de certains magistrats,
00:22:48un défaut de lucidité.
00:22:49Mais pas dans ce cas-là !
00:22:50Deuxième... Mais si, dans ce cas-là !
00:22:52Mais non !
00:22:52Sinon, il n'y aurait jamais de scandale judiciaire.
00:22:55Mais pas dans ce cas-là !
00:22:56Deuxième élément...
00:22:57Mais ça peut exister, mais pas dans ce cas-là !
00:22:58Là, c'est un problème idéologique !
00:23:00Mais pas forcément, Pascal !
00:23:01Un magistrat peut avoir une vision totalement erronée...
00:23:06Alors qu'est-ce qu'il voit ?
00:23:08Il voit qu'il lui fait des caresses ?
00:23:09Non !
00:23:10Mais arrêtez !
00:23:11Vous êtes simpliste !
00:23:12Franchement...
00:23:14Il se dit quoi ?
00:23:16Il se dit qu'il parle ensemble ?
00:23:17C'est quoi sa lucidité ?
00:23:18Il donne les raisons possibles de cette aberration !
00:23:23Deuxième élément, j'en ai parlé avec Thomas !
00:23:26C'est le fait que peut-être, dans certaines décisions judiciaires,
00:23:30il y a une opposition qui est formulée à l'encontre d'un couple régalien très efficace,
00:23:37Bruno Rotaillot et Gérald Darmanin !
00:23:39Et troisième élément, vous avez, je le regrette,
00:23:42des pratiques judiciaires qui sont discutables et qui viennent de là !
00:23:48La pub !
00:23:48Après la pub !
00:23:50Oui, après la pub, on vient !
00:23:53Philippe !
00:23:54On s'énerve !
00:23:55Mais je ne m'énerve pas !
00:23:57Non, si vous n'énervez pas, j'en ai pris, moi je voudrais...
00:24:00Mais vous avez commencé !
00:24:03Mais j'ai commencé quoi ?
00:24:04Mais non, mais à chaque fois qu'on émet une opinion qui ne vous plaît pas,
00:24:10vous montez sur vos grands chevaux intelligents !
00:24:13Mais je ne monte sur aucun cheval !
00:24:15Si, ça vous scandalise lorsqu'on a une opinion qui ne correspond pas tout à fait à votre point de vue !
00:24:22Pas du tout !
00:24:23Si !
00:24:23Mais au contraire, j'adore !
00:24:24Et donc j'ai répondu avec passion, et j'espère ne pas avoir blessé votre susceptibilité !
00:24:30La susceptibilité...
00:24:32Parce que sur un plateau, vous êtes formidable !
00:24:34On peut tout dire !
00:24:36Bon, la susceptibilité et la sensibilité des faibles...
00:24:41Donc effectivement, chers camarades, vous pouvez tout me dire et je suis assez plus susceptible !
00:24:44Je suis épouvantablement susceptible !
00:24:46Oui, vous, oui !
00:24:47Mais parce que vous n'êtes pas habitué !
00:24:48Mais moi je suis habitué à prendre des coups !
00:24:50Mais j'en sais rien !
00:24:51Mais en revanche, quand vous me dites qu'il n'a pas la lucidité intellectuelle, je me permets de dire...
00:24:55S'il n'a pas la lucidité intellectuelle, il devrait faire autre chose !
00:25:00Dans certaines affaires, je veux bien voir, mais dans celle-là qui est évidente, en fait tout le monde a vu la même chose !
00:25:04Mais, non, mais vous avez parlé, c'est fini !
00:25:08Maintenant c'est la pause, parce que M. Fenech...
00:25:09Maintenant ça devient intéressant !
00:25:11M. Fenech va parler après la pause, il est 9h24, M. Garbarini va parler...
00:25:16Et, et, et, parce que c'est quand même le plus important, les gens vont vous écouter !
00:25:21A tout de suite !
00:25:22Bonjour, c'est Maïa Labidi, c'est à vous pour le rappel des titres !
00:25:32Bonjour Pascal et bonjour à tous !
00:25:36On commence par ces images de blocage de ce matin d'un dépôt de bus situé porte de Vincennes à Paris.
00:25:42Plusieurs dizaines de manifestants ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes
00:25:45par les forces de l'ordre, comme vous pouvez le constater.
00:25:49Même s'il reconnaît le droit de chacun à manifester, Bruno Retailleau en appelle au calme.
00:25:54Objectif des 80 000 forces de l'ordre mobilisées, protéger les manifestants, a-t-il rappelé tôt ce matin.
00:26:00Certains vont essayer de confisquer cette journée.
00:26:03J'entends que la République et ses lois soient respectées, a-t-il déclaré.
00:26:07Et puis, comme à chaque manifestation, les commerçants sont sous tension.
00:26:11La majorité d'entre eux se sont barricadés pour éviter que leur vitrine ne soit vandalisée
00:26:16à la veille de ce rassemblement qui promet de réunir près d'un million de personnes dans les rues de France.
00:26:21Merci beaucoup Somaya.
00:26:23On va revenir évidemment sur ce policier avec Mathieu Vallée.
00:26:26Mais puisqu'Olivier Delagarde, je vous avais demandé de venir sur votre revue de presse ce matin que j'entendais sur Europe 1.
00:26:33C'était sur notre premier thème tout à l'heure en télévision.
00:26:35Mais je voulais simplement que vous disiez, redisiez aux auditeurs d'Europe 1 comme aux téléspectateurs de CNews
00:26:41ce que j'ai entendu ce matin sur la revue de presse qui est à quelle heure ?
00:26:44Celle de 7h45, il y en a plusieurs.
00:26:47D'accord.
00:26:47C'est celle de 7h45 qui vous intéresse, parce que j'ai parlé de l'audiovisuel public.
00:26:51Donc évidemment, je revenais sur cette lettre qu'ont envoyé Delphine Ernotte et Sybille Veil à l'Arcom.
00:27:00Et je signalais qu'il y avait deux nouvelles affaires, petites affaires, des gens qui, dans les échos,
00:27:08se demandaient quand même, ils trouvaient que c'était assez étonnant, le plan média de Gabriel Zutman sur l'audiovisuel public.
00:27:17On entendait que lui, c'était Zutman matin, midi et soir.
00:27:20Et puis il y a cette autre petite affaire, il y a complément d'enquête ce soir sur France Télévisions, sur France 2,
00:27:25qui, je n'ai pas vu l'émission, mais c'est dans l'opinion, Vigneault qui a vu l'émission et qui fait ce papier,
00:27:33qui parle d'une émission totalement à charge, totalement hostile aux entreprises.
00:27:38Voilà quoi, c'est...
00:27:39Il y a un parti pris.
00:27:40Un parti pris, quoi.
00:27:41En fait, je le répète.
00:27:43Et là, ce n'est pas le groupe Bolloré.
00:27:44Oui, je répète.
00:27:45Les échos, l'opinion.
00:27:47Voilà, moi je ne parle pas de la politique éditoriale, de BFM, d'LCI, d'RTL, d'RMC, ils font ce qu'ils veulent.
00:27:53Là, on est sur une chaîne du service public, il y a une exigence de neutralité,
00:27:57et ce soir, ça sera un document à charge, dites-vous, sur les entreprises, on verra.
00:28:02Sur le capitalisme, enfin, on le sait bien.
00:28:04Sur ces multinationales qui reçoivent des aides, tout ça est inspiré du rapport parlementaire du sénateur Fabien Guay,
00:28:12sénateur...
00:28:13Directeur de l'Humanité.
00:28:14Directeur de l'Humanité, effectivement.
00:28:17Et évidemment, il n'y a pas de recul, il n'y a pas eu d'enquête par rapport à ça.
00:28:21Mais je crois que les aides de l'État, son journal n'existerait pas sans les aides de l'État, l'Humanité.
00:28:25Oui, et notamment, ce que rappelle Marc Vigneault, c'est que l'émission pourrait tout de même rappeler
00:28:31que quand on enlève, enfin, toute aide nette comprise, les entreprises françaises sont les troisièmes plus taxées en Europe.
00:28:40Bon, euh...
00:28:42Vous n'avez plus besoin de moi ?
00:28:43Non, je n'ai plus besoin de vous.
00:28:44Je peux vaquer à mes occupations ?
00:28:45Vaquer, vaquer.
00:28:46C'est toujours un plaisir de passer vous voir.
00:28:48Mais je vous en prie, et merci Olivier Delagarde.
00:28:50Mathieu Vallée revient, et je donne la parole donc à Georges Fenech,
00:28:52et puis après à Pascal-Pierre Garbarini.
00:28:55Ce policier, je le rappelle, tabassé.
00:28:58Ces jeunes gens qui sont dehors, contrôle judiciaire, comment est-ce possible ?
00:29:02Georges Fenech.
00:29:03Donc moi, je vais être clair, j'accuse...
00:29:05J'accuse une partie importante de la magistrature d'être totalement mélanchonisée.
00:29:12J'accuse cette partie de la magistrature de prendre parti pour les délinquants et contre la police.
00:29:20J'en veux pour preuve les violences policières qui étaient un stand que tenait le syndicat de la magistrature à la fête de l'UMA.
00:29:27Ce week-end ?
00:29:28Non, mais il y a quelques mois de cela.
00:29:29Il y a des mois.
00:29:30Oui, bon, je voudrais aussi rappeler qu'ils ont publié...
00:29:34Oui, mais là, par exemple, c'est peut-être pas...
00:29:35Mais ça s'inscrit dans cette lignée, et ça vient d'où ?
00:29:39Ça vient d'où cette histoire ?
00:29:40Ça vient d'une école qui s'appelle l'école nationale de la magistrature,
00:29:44et qui est plutôt une école révolutionnaire de la magistrature,
00:29:48qui décide de refaire la société avec sa propre vision, voyez-vous ?
00:29:54Donc moi, je dis, il y a un courant idéologique,
00:29:57et je pense qu'un vrai pouvoir politique qui prendra vraiment, je dirais, le taureau par les cornes,
00:30:03ce serait de supprimer l'école nationale de la magistrature...
00:30:06Pourquoi vous ne l'avez pas fait quand vous étiez député ?
00:30:08Supprimer, parce que je n'étais pas ministre,
00:30:10supprimer l'école nationale de la magistrature...
00:30:11Vous l'avez demandé quand vous étiez député ?
00:30:12Et supprimer les syndicats politisés.
00:30:14Vous l'avez demandé quand vous étiez député ?
00:30:15À partir de là, la société française ira beaucoup mieux, voyez-moi.
00:30:18Vous l'avez demandé quand vous étiez député ?
00:30:20Mais je l'ai toujours demandé quand j'ai été magistrat,
00:30:22et quand j'ai fait de la politique, j'ai toujours attiré...
00:30:25L'attention que vous avez des magistrats qui n'appliquent plus la loi,
00:30:29vous avez des magistrats qui appliquent leur loi.
00:30:31Et c'est toute la difficulté.
00:30:32Et je ne sais pas qui est cette magistrate qui a pris cette décision.
00:30:36C'est une femme ?
00:30:36Apparemment, j'ai vu que c'était une femme qui était juge de la liberté et de la détention,
00:30:40et qui donc s'inscrit dans un courant idéologique qui remonte à plus de 50 ans.
00:30:45Bon, Pascal-Pierre Garba, d'abord, est-ce que ça vous a étonné, tout simplement ?
00:30:48Oui, j'ai été étonné, même si je suis avocat, justement, j'ai l'habitude, j'ai la technicité des dossiers,
00:30:54et mon expérience fait que, pour l'avocat qui a plaidé, c'est une excellente décision.
00:30:59Elle est remarquable.
00:31:00Ça, le confrère, il peut demander un complément d'honoraire, je peux vous le dire.
00:31:05Et c'est vrai qu'il y a deux choses.
00:31:10C'est vrai que, lorsqu'on voit les faits, je pense que la décision a été motivée essentiellement,
00:31:16je n'ai rien lu, mais par le fait que c'était un primo délinquant,
00:31:19c'est-à-dire qu'il n'avait pas de casier judiciaire.
00:31:21Cependant, lorsqu'on voit la gravité des faits, et surtout qu'il s'en prend,
00:31:26c'est une circonstance aggravante, contre un dépositaire de l'autorité publique,
00:31:30c'est-à-dire un policier, ça interroge qu'on remette la personne en liberté.
00:31:35C'est vrai, et je pense qu'en plus, en termes de, pardon pour ce bon français de timing,
00:31:43c'est pas terrible, alors qu'on sait que le 10 septembre,
00:31:46il y a eu des casseurs dans la rue qui ont ravagé la ville,
00:31:50que là, on attend la même chose, encore une fois,
00:31:52que les policiers sont en première ligne pour la sécurité des citoyens
00:31:56et du bien public, des biens publics qui sont sur la voirie.
00:32:02Donc, c'est vrai que la décision, elle est quand même, on va dire, très critiquable.
00:32:07Deuxième chose, je ne comprends pas ce qu'attend le parquet,
00:32:09c'est que le jour même, le jour même, c'est-à-dire dans l'heure qui suit,
00:32:13le substitut aurait dû aller voir son procureur en disant,
00:32:17voilà ce qui s'est passé, on fait appel, et tout de suite, une dépêche du parquet.
00:32:21Je termine, pardonnez-moi, il y a un autre élément qui me paraît quand même très très fort,
00:32:26c'est que, pourquoi, parce qu'on s'interroge, on dit, il faut des peines planchées.
00:32:31Pourquoi on veut de nouveau les peines planchées pour répondre ?
00:32:34Parce qu'en fait, justement, c'est à cause des décisions comme ça.
00:32:37Donc, les magistrats sont en colère parce qu'on nous dit,
00:32:40vous comprenez, si on met des peines planchées, on nous empêche notre libre appréciation.
00:32:44Mais c'est à cause de peines comme celle-ci,
00:32:47de peines, pardon, de décisions comme celle-ci, c'est-à-dire de remise en liberté,
00:32:50que, bien évidemment, les députés, les politiques et surtout la population
00:32:56disent, il faut des peines planchées, c'est-à-dire qu'eux-mêmes se tirent une balle dans le pied.
00:33:01Ça s'est passé à Tourcoing.
00:33:04Est-ce qu'il y a un message subliminal envoyé à Gérald Darmanin ?
00:33:07On ne peut pas totalement exclure, évidemment, une provocation politique.
00:33:10Le garde des Sceaux s'est rendu sur place en fin de semaine dernière,
00:33:13à parler de tolérance zéro.
00:33:14Qu'est-ce qui se passe dans la foulée ?
00:33:17Le principal suspect est laissé libre en contrôle judiciaire.
00:33:21C'est pour ça que vous êtes un naïf, Philippe Bilger, pardonnez-moi.
00:33:24Parce que vous êtes, non seulement, ah ben je termine.
00:33:26Pardon.
00:33:27Non seulement vous êtes un naïf, mais vous êtes un corporatiste.
00:33:31Mais c'est le contraire.
00:33:33Mais s'il y a un aide qui n'a pas été corporatiste, c'est moi.
00:33:37Pascal, vous m'avez un peu connu, contrairement à Pascal.
00:33:41Est-ce que j'étais corporatiste ?
00:33:44Alors, je vais vous dire, parce que je vous connais bien.
00:33:47Vous avez tellement le souci de la contradiction
00:33:49que je vous dirais que ce téléphone est noir, vous me diriez qu'il est bleu.
00:33:53Pour vous, vous aimez toujours contredire.
00:33:55Puis-je vous poser une question ?
00:33:57Non, on ne me pose pas de question.
00:33:58Dans les deux raisons que j'ai données, est-ce qu'il n'y avait pas une raison idéologique ?
00:34:03Vous n'avez pas fait le rapport avec Tourcoing.
00:34:05Vous n'avez pas vu la provocation politique possible.
00:34:08N'ai-je pas parlé de Bruno Retailleau et de Gérald Darmanin ?
00:34:12Sauf que Gérald Darmanin, il est de Tourcoing, c'est ça ?
00:34:14Il est élu à Tourcoing.
00:34:15Il est élu à Tourcoing.
00:34:16Mais bien sûr, mais...
00:34:17Eh bien, je pose la question.
00:34:19Je n'ai pas d'informations.
00:34:21Je ne suis pas naïf.
00:34:22Notre métier, c'est de ne pas être naïf.
00:34:25Mais vous ne l'êtes pas.
00:34:26Donc voilà, je pose la question.
00:34:27Ma naïf ne garantit pas l'intelligence, tout de même.
00:34:31Non, je ne parle pas de vous, bien sûr.
00:34:34En général.
00:34:35Mais j'ai dit exactement la même chose.
00:34:37Il y a un précédent, c'est la finale de la Ligue des champions.
00:34:39Gérald Darmanin dit qu'il va falloir des peines sévères.
00:34:42Que fait la justice ?
00:34:43Bon, affaire à suivre.
00:34:45Mathieu Vallée.
00:34:45À Lille, au tribunal, il y a un sujet.
00:34:50Moi, j'ai un policier de la brigade de terrain de Roubaix.
00:34:53C'est-à-dire des policiers qui luttent contre les narcotrafiquants au Trois-Ponts.
00:34:56Qui s'est fait massacrer par un dealer qui a été de la région parisienne.
00:34:59Il a fallu que les policiers l'interpellent trois fois.
00:35:01pour que le GLD, le gelé de l'interpellation, se décide à le mettre en prison dans son jugement.
00:35:05Ce policier, il est encore en arrêt.
00:35:07Pardon, parce qu'après, on m'avait invité à l'époque comme ça.
00:35:09Il dit, pardon.
00:35:10Manon, Paul et Steven, ces trois policiers de Roubaix qui ont été tués par un chauffard qui a été drogué et ivre.
00:35:15Il a insulté les secours lorsque les policiers et les sapeurs-pompiers du Nord sont intervenus.
00:35:20La procureure de Lille a expliqué aux familles qu'elles ne poursuivraient pas cet individu.
00:35:24Alors que juste avant, son complice, pardon, alors il est décédé, je parle du complice, pardon, du passager qui pour moi est un complice,
00:35:29a pris une photo du tableau de bord puisqu'il roulait en trépané à contresence sur la voie rapide.
00:35:34Sur tous ces éléments-là, il a dit qu'il faut encore enquêter, il faut attendre et pour l'instant, on ne poursuit pas.
00:35:38Et là, on a à nouveau cette problématique-là de Tourcoing.
00:35:40Et d'ailleurs, pardon, mais vous aviez vu les excuses de ces individus.
00:35:42Ils expliquent qu'ils agitaient en état de légitime défense, ça me rend dingue,
00:35:46face à un policier qui est quand même reconnaissable, qui intervient pour sauver un petit gamin qui s'est fait requêter,
00:35:50qui est allé à nouveau se faire massacrer par ces bourreaux présumés qu'il avait, il avait requêté.
00:35:54Non mais, vous savez, Pascal Proulx, les gens honnêtes, ils supportent plus tout ça.
00:35:56C'est des gens qui connaissent la réalité.
00:35:57Et quand on est juge, on est indépendant, mais on a des comptes à rendre moi.
00:36:00Quand j'étais policier, il fallait rendre des comptes à tout le monde.
00:36:02Au parquet, au préfet, à l'IGPN, à la population, à tout le monde.
00:36:06Et on le faisait parce qu'on a, comme vous le dites, une dépositaire d'autorité publique.
00:36:09Donc, tant qu'on ne changera pas de logiciel sur ces sujets-là,
00:36:12il n'y aura plus des trois quarts des Français qui jugeront que la juge est laxiste
00:36:14et qui ne feront pas confiance en la justice.
00:36:15Et je le regrette.
00:36:16Bon, changez de logiciel, vous êtes gentil, c'est bon.
00:36:20Je vais faire ça pour des royalties, Pascal Proulx.
00:36:22Je ne voulais pas vous prendre un copain que vous avez déposé.
00:36:24Changer de logiciel et ouvrir sur le capot, ça va.
00:36:27Pour remettre du bonheur, vous ne vous connaissez pas.
00:36:29Renverser la table aussi, je crois que ça peut.
00:36:30Non, renverser la table, tout le monde le disait.
00:36:32Vous l'avez remis un peu au goût du jour.
00:36:33Non, renverser la table, non, non.
00:36:35Bon, voilà ce qu'on pouvait dire sur ce sujet.
00:36:37Le 18 septembre, je ne sais pas d'ailleurs, Marine Lançon est en régie,
00:36:42si elle a des informations, si ça bouge, entre guillemets, sur le terrain.
00:36:46Et on pourra effectivement, je crois qu'il y a un point presse qui est prévu de Bruno Retailleau à 11h.
00:36:5011h, finalement.
00:36:51Bon, écoutez M. Retailleau ce matin qui a parlé des Black Blocs.
00:36:57Nous attendons des milliers, sans doute 5, 6, 7, 8 000 ou plus peut-être,
00:37:03d'individus qui peuvent être dangereux, qui viendront pour semer le désordre.
00:37:07Et finalement, pour voler cette journée aux manifestants qui veulent encore une fois manifester paisiblement.
00:37:13Les consignes, c'est d'abord de protéger les manifestants, voilà,
00:37:17ceux qui, encore une fois, veulent s'exprimer, exprimer ce droit constitutionnel de façon tranquille.
00:37:24Et la consigne, c'est d'être très réactif, d'être mobile, d'aller au contact.
00:37:29Dès lors qu'il y a des dégradations, des atteintes aux biens, des atteintes aux personnes,
00:37:34on sera intraitables, implacables.
00:37:36Mais oui, on sera intraitables, implacables.
00:37:38J'entends ce qu'il dit, mais si la justice ne suit pas, alors sur le terrain c'est déjà bien.
00:37:42Alors ça sera bastignation.
00:37:44On passera par République.
00:37:45Voilà, mais ces pauvres gens qui habitent Place de la République, je ne sais pas si l'agent immobilier
00:37:53qui veut vendre un appartement et qui fait visiter un appartement Place de la République,
00:37:58il faut déjà qu'il choisisse ses jours.
00:38:00Parce qu'il y a des jours, ça doit être quand même compliqué.
00:38:02C'est un vrai semblable.
00:38:03Justement quelqu'un qui a une agence immobilière sur le tracé de la manifestation
00:38:06qui va devoir faire une boutique quasiment toute la journée.
00:38:09Vous avez vu, Pascal Praud, pardon, ça vient de être rapide,
00:38:12vous avez vu l'armada sécuritaire qu'on est obligé de déployer
00:38:14pour permettre aux honnêtes gens de manifester, de revendiquer,
00:38:16parce qu'il y a un laxisme judiciaire, un laxisme politique
00:38:19vis-à-vis de l'extrême-gauche, de l'ultra-gauche, des antifas qu'on connaît tous.
00:38:22Mais oui, mais pourquoi vous soufflez ? Il n'a pas raison ?
00:38:26Pourquoi ?
00:38:27Vous soufflez.
00:38:27En fait, pourquoi ?
00:38:29Pourquoi ce que dit Mathieu Vallée, qui est une évidence ?
00:38:32Vous faites...
00:38:33Ah non, mais parce que c'est un peu un pléonasme
00:38:36par rapport à ce que vous dites assez régulièrement.
00:38:38Mais est-ce que c'est vrai ?
00:38:39Mais c'est vrai, mais...
00:38:41Non, mais développez, est-ce que c'est vrai ?
00:38:43J'aime beaucoup Mathieu Vallée, mais je l'aime, je l'aime...
00:38:46Il y a un ton que je n'aime pas.
00:38:49Un ton ?
00:38:49Oui, un ton.
00:38:50Un ton, une forme...
00:38:53Il faudrait qu'il dise comment, alors.
00:38:55Donnez-lui des cours, il faut qu'il fasse quoi ?
00:38:57Non, écoutez, je n'ai pas de cours à donner...
00:39:00Mais même si je l'ai démenti tout à l'heure,
00:39:04j'aime bien sur un plateau un ton tranquille.
00:39:06Ah bah monsieur, vous avez raison, vous avez vu comment vous m'avez parlé de tout à l'heure.
00:39:09Oui, mais contrairement à vous, je l'ai admis.
00:39:13Je l'ai admis.
00:39:14Je l'ai admis.
00:39:17Oui, je suis d'accord, mais franchement, vous êtes chatouilleux.
00:39:20Mais quand j'entendais des choses sujettes à caution pour ne pas dire autre chose,
00:39:28j'ai tendance à...
00:39:29Mais qu'est-ce qu'ils aient chagriner leur fille ?
00:39:30Non, mais je veux dire...
00:39:31Que je suis en colère parce que depuis des années, quand j'étais policier,
00:39:34on n'en prend pas la figure par des antifas, des black blocs qui brûlent des policiers.
00:39:38Vous avez vu, ces policiers se sont mis en torches brûlantes.
00:39:40Non, mais moi, je les ai vus et j'estime que...
00:39:43Pardon, monsieur Bilger, mais moi, je suis politique aujourd'hui.
00:39:45Avec Marine Le Pen et Jordan Berdella, oui, on confinera ces casseurs
00:39:48en les faisant pointer avant, pendant et après au commissaire brigade de gendarmerie,
00:39:52comme on le fait pour les oligans.
00:39:53Mais on peut le faire, monsieur Bilger.
00:39:55On peut le faire.
00:39:56Il faut bien rédiger la loi.
00:39:56C'est tout ce que le Conseil constitutionnel disait en 2009
00:39:58quand la loi anti-casseurs a été censurée.
00:40:00Mais il faut protéger Pascal Procézonnait.
00:40:02Parce qu'il a le droit de l'indiquer.
00:40:03Voilà.
00:40:03Comment ?
00:40:04Arrêtez avec votre ton.
00:40:05Ah oui.
00:40:05Mais non.
00:40:06Je vous demande de vous arrêter.
00:40:07Dans Cuisine et Dépendant.
00:40:08C'est mieux un ton engagé et passionné parce qu'elle trouve que...
00:40:11Dans Cuisine et Dépendant.
00:40:12On entend tellement de gens.
00:40:13Écrit par Bacri et Jaoui.
00:40:15À un moment, Zabou, elle dit
00:40:16« T'as entendu, tonton ? »
00:40:18Ah !
00:40:19Tonton, c'est une expression que j'aime bien.
00:40:21J'adore cette réplique que j'ai...
00:40:23Mais c'est vrai, t'as entendu, tonton ?
00:40:25Voilà.
00:40:26Et c'est Zabou qui dit ça.
00:40:27J'ai pu...
00:40:27La pièce est très bonne.
00:40:28Elle est formidable.
00:40:29Elle est formidable.
00:40:31Bon, les policiers mobiles.
00:40:32Bruno Retailleau.
00:40:36Les policiers, les gendarmes iront au contact, seront très mobiles pour ne supporter justement aucun désordre, aucune atteinte au bien ni aux personnes.
00:40:46On a pour cela mobilisé massivement un certain nombre de moyens.
00:40:50Sur la plaque parisienne, on a plus de 6 000 policiers.
00:40:53Mais si vous ajoutez sur l'ensemble du territoire national, policiers, gendarmes, c'est plus de 80 000 qui seront mobilisés avec des moyens de tous ordres, bien entendu.
00:41:05Des drones, mais aussi, derrière moi, j'ai des blindés de la gendarmerie nationale, 26 centaures, 10 engins lanceurs d'eau.
00:41:14J'espère que nous n'aurons pas les utilisés.
00:41:17Mais il vaut mieux prévenir, il vaut mieux, pour faire face, prévoir un certain nombre de ces matériels.
00:41:23On écoutera M. Tabarro tout à l'heure sur Etre Ensemble.
00:41:25Mais je voulais qu'on écoute ce sujet de Laure Parra, sujet très très intéressant à Marseille, qu'elle a tourné, Laure.
00:41:32Ça nous permet d'ailleurs de saluer tous nos journalistes en région, en province, qui vont devoir subir, c'est difficile parfois d'être sur le terrain.
00:41:41Et c'est encore plus difficile lorsque vous avez la PDG de France Télévisions qui explique que les gens qui seront sur le terrain sont des gens d'extrême droite ou travaillent pour une chaîne d'extrême droite.
00:41:52C'est ça, la réalité.
00:41:55Donc Laure Parra et tous les correspondants, c'est l'occasion de tous les saluer à ce moment de l'émission.
00:42:00Et voyons le sujet de Laure à Marseille.
00:42:02Sur les hauteurs de Marseille, au cœur du marché du village d'Allo, l'appel à la mobilisation interpelle.
00:42:10Il y a ceux qui soutiennent, mais avec des conditions.
00:42:12Je pense que manifester, oui, on peut manifester, mais après détruire, casser, je suis contre, voilà.
00:42:22Je peux les comprendre, mais en faisant en sorte que quand même, laisser un passage aux gens qui travaillent.
00:42:28Après, je vous dis, je suis complètement avec eux.
00:42:31Christian Leforin, lui, s'interroge sur les revendications.
00:42:35Je ne comprends pas, en fait, de manifester pour rien, quoi.
00:42:40Parce qu'à part bloquer les gens qui veulent travailler, bloquer les cantines, bloquer tout,
00:42:45mais s'il n'y a pas de demande, on fait comment ?
00:42:49On dit juste qu'on n'est pas content et ça y est, tout s'arrange.
00:42:52Et il y a ce couple qui ne croit pas que 24 heures de mobilisation changera quoi que ce soit.
00:42:58Moi, je suis contre ces grosses grèves inutiles pour une journée qui ne sert à rien et qui coûte énormément d'argent et à l'État et aux contribuables et au reste.
00:43:06Embêter les gens qui vont travailler, à la limite, paralyser, je veux dire, les entrées d'autoroutes et tout, je pense que ça ne sert pas à grand-chose.
00:43:14Parmi ceux rencontrés, il y a certes de la colère, de la frustration, mais aussi du fatalisme.
00:43:19En majorité, ils ne défileront pas ce jeudi dans les rues de la cité phocéenne.
00:43:25Bon, voilà ce qu'on peut dire sur cette journée si particulière.
00:43:30Écoutez ce que disait M. Tabarro, c'est le ministre des Transports.
00:43:34M. Tabarro, maintenant, nous allons pouvoir écouter.
00:43:38A l'instant, je l'espère, en tout cas.
00:43:41Allons-y, M. Tabarro.
00:43:43Comment ?
00:43:43Au niveau des RATP, le service est plutôt conforme à ce que j'avais annoncé également mardi, mais quelquefois meilleur sur certaines lignes.
00:43:53Je pense notamment au niveau de la ligne 2, de la ligne 3, des lignes 9 et 10 également, ainsi que de la ligne 13.
00:44:02Donc un service un petit peu moins perturbé.
00:44:06Globalement, les prévisions sur l'aérien n'ont pas bougé aussi.
00:44:11Les avions dans notre pays vont pouvoir décoller, atterrir sans grande difficulté aujourd'hui, quelquefois peut-être avec du retard,
00:44:20à l'exception de l'aéroport de Balmoulouse qui est relativement perturbé.
00:44:26Sur le reste, on peut dire sur les transports qu'on a certes une situation perturbée, mais qu'elle n'est pas bloquée.
00:44:34Pascal-Pierre Garbarini, je vous ai réveillé hier à 7h du matin.
00:44:39On ne peut pas vous réveiller d'ailleurs, parce que vous l'avez à 6h.
00:44:41Je me lève à 6h, oui.
00:44:42Je suis au bureau déjà.
00:44:43Je vous ai dit, mais qu'est-ce que c'est que cette histoire qui s'est passée en Corse ?
00:44:46Donc c'est grâce à vous que nous avons pu appeler un passager qui était dans l'avion, Pascal Ruggiero, qui nous a expliqué hier.
00:44:54Mais alors, on a appris.
00:44:55Est-ce que vous savez pourquoi cette aiguilleur du ciel s'est endormie dans la tour de contre ?
00:44:59Regardez le match de Bastia.
00:45:04C'est une magagne à Jacques Sienne.
00:45:08On adore le sporting du club de Bastia, mais nous à Jacques Sienne, tout de suite, on a dit, regardez le match de Bastia.
00:45:14Finalement, il a fini par s'endormir.
00:45:17Pour se réveiller, il s'attendait qu'il joue.
00:45:21Plus sérieusement, il y a une enquête qui a été faite immédiatement.
00:45:26C'est important de dire qu'il n'était pas sous alcool, sous rien du tout.
00:45:29On a le droit d'être fatigué.
00:45:31Sous stupéfiants.
00:45:32Hélas, mais ça peut être dangereux.
00:45:34Il y a un règlement, il y a une enquête de la direction générale de l'aviation civile qui est en cours.
00:45:41Et en fait, il semblerait, et même c'est plus qu'il semblerait, que le dispositif qui est prévu justement en cas de situation comme ça, fonctionne.
00:45:51Et il était prévu, d'ailleurs, c'est la phase 3, que l'avion soit détourné pour atterrir à Bastia.
00:45:57Vous savez ce que j'aime dans l'aéroport Napoléon Bonaparte à Ajaccio ?
00:46:02Alors avant, c'était Campo Delor.
00:46:03Oui, mais vous savez ce que j'aime ?
00:46:04C'est qu'il n'y a pas de passerelle, c'est à l'ancienne, on est en 70.
00:46:10C'est-à-dire que tu descends directement sur le tarmac.
00:46:14Et il y a quelque chose de vintage.
00:46:17Vous voyez, il y a un retour vers le futur.
00:46:20Bastia, c'est pareil.
00:46:21Oui, voilà.
00:46:24Donc il y a quelque chose de très simple, de très facile.
00:46:26C'est-à-dire que tu descends et tout de suite, tu es dehors.
00:46:29Il y a les odeurs, tout de suite.
00:46:30Il y a l'odeur du maquis, tout de suite.
00:46:32Oui, donc voilà.
00:46:34Vous êtes né à Ajaccio ?
00:46:36Oui, oui.
00:46:39Vous avez grandi à Ajaccio ?
00:46:40J'ai grandi à Ajaccio.
00:46:41Alors c'est le lycée Fèche, le collège de lycée Fèche,
00:46:43où tous les Ajacciens sont, ou beaucoup d'Ajacciens en tout cas, sont passés.
00:46:47Face à la mer.
00:46:49Face à la mer, mais la cathédrale aussi, face à la mer.
00:46:52Je vous assure, moi, j'ai la nostalgie des vacances, vraiment.
00:46:56Quand je suis à Paris.
00:46:57Je sens.
00:46:57Bon, notre ami Thomas Hill est là.
00:47:02Thomas.
00:47:03Oui, je suis là.
00:47:03Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:47:05Vous avez pu arriver aujourd'hui.
00:47:07Vous venez comment d'ailleurs ?
00:47:08Vous venez en métro, à vélo ?
00:47:10Je suis venu à vélo ce matin.
00:47:11Bah oui, parce que là, c'était injouable.
00:47:13Et d'habitude, vous venez comment ?
00:47:15Vous venez plutôt en métro ?
00:47:16J'avoue que je prends souvent ma voiture, parce que je n'ai pas le courage de venir à vélo.
00:47:20Parce que vous habitez loin, peut-être, du 15e arrondissement ?
00:47:23J'habite à une vingtaine de minutes d'ici, voilà.
00:47:26Mais une vingtaine de minutes à pied, à vélo, en voiture ?
00:47:28À vélo ou en voiture, c'est à peu près équivalent.
00:47:31D'accord.
00:47:31Donc ça vous fait un petit peu de sport, ce qui était bien ce matin ?
00:47:34Exactement.
00:47:35Un petit peu d'exercice.
00:47:36Vos enfants sont à l'école, par exemple ?
00:47:38J'ai mes enfants à l'école, bah oui, oui.
00:47:40Et il n'y a pas de grève ?
00:47:41Non, il n'y a pas de grève ce matin.
00:47:43Il n'y a pas de grève dans le privé.
00:47:46J'en ai une dans le public et il n'y a pas de grève.
00:47:48Bon, bah écoutez, c'est bien.
00:47:50Et alors, vos invités vont pouvoir venir quand même ?
00:47:53Oui, j'attends David Ginola, figurez-vous.
00:47:55Non !
00:47:56Qui doit arriver, David Ginola.
00:47:57Mais quelle chance vous avez !
00:47:59Il va rester jusqu'à 11h, David ? 11h30 ?
00:48:01Il sera là jusqu'à 10h45.
00:48:05Parce que hier soir, c'était le PSG, c'était formidable.
00:48:07La Ligue des Champions, le mieux du foot, évidemment, c'est la Ligue des Champions et c'est sur Aïkanal.
00:48:13Pourquoi vous recevez David pour parler du PSG ?
00:48:16Justement, pour parler de ça, de cette victoire éclatante hier du PSG, c'est quand même son club de cœur.
00:48:20Et puis du Canal Champions Club, parce que vous savez qu'il est consultant pour Canal.
00:48:24Il Magnifico !
00:48:25Il Magnifico !
00:48:27Vous étiez trop jeune, peut-être ? Vous l'avez vu jouer, David Ginola ?
00:48:30Évidemment, on va vous plaisanter.
00:48:32Puis là, j'ai revu des images pour préparer cette émission, parce qu'on va dresser évidemment son portrait, on va revenir sur ça.
00:48:37Il y a un but qui est extraordinaire à 20 mètres d'une reprise de volée sous la barre contre le Real, qui est extraordinaire, David.
00:48:46Évidemment, les plus beaux joueurs de France.
00:48:50Une beauté insolente, bien sûr.
00:48:51Une beauté insolente, vous pouvez déposer l'expression.
00:48:54Je pense qu'elle peut avoir un certain succès.
00:48:59Bon, merci, camarade.
00:49:02Merci, Mathieu Vallée.
00:49:05Merci à vous, Pascal Proulx.
00:49:06J'essaie de prendre un ton qui plaît, Philippe Bilger, non, parce que...
00:49:10Mais moi, je viens de dire la vérité.
00:49:12Vous savez, Philippe...
00:49:13Et moi, j'aime dire le mensonge.
00:49:15J'ai tellement entendu dans ma vie.
00:49:16Je peux vous répondre, Philippe Bilger ?
00:49:18Je sais que vous avez le droit d'histoire de moi avec Pascal Proulx, mais...
00:49:19J'ai tellement entendu de responsables politiques avec des discours creux qui ne veulent rien dire.
00:49:24Je suis content de vivre mes convictions et mes passions,
00:49:26et la passion de l'uniforme que j'ai portée fièrement pendant 20 ans.
00:49:28Donc, c'est bien de parler avec les tripes.
00:49:30Parce que sinon, on endort les gens, on les perd, et on n'est pas convaincants.
00:49:32Si on a un qui défend la police, c'est bien moi, mon cher.
00:49:34Je le sais bien.
00:49:35Donc, j'ai une pensée, Pascal Proulx, pour ces 80 000 policiers et gendarmes qui sont engagés aujourd'hui.
00:49:39J'espère qu'ils ne seront pas blessés, et qu'ils pourront revoir leur famille,
00:49:42après avoir protégé les autres agents qui veulent manifester.
00:49:45Je pense à ces commerçants qui doivent fermer rideau et plier les goules,
00:49:48parce qu'on a des black blocs qui, en fait, ont pignon sur rue.
00:49:51Et donc, je pense évidemment à mes sœurs et mes frères d'armes,
00:49:53que j'ai toujours défendus, pour qui j'ai toujours le grand estime et le grand amour Pascal Proulx.
00:49:57C'est ma première leitmotiv.
00:49:58Bon, on marque une pause.
00:49:59Et vous voyez, comme on est éclectique,
00:50:01parce qu'on ne va peut-être pas en parler beaucoup,
00:50:03parce que l'actualité est forte,
00:50:04mais il n'empêche, on va recevoir...
00:50:06Comment dire ?
00:50:08On va recevoir quelqu'un qui a écrit un livre sur Paul Valéry,
00:50:12puisque c'est son arrière-petit-fils qui est là.
00:50:18Et Paul Valéry, Alexandre Valéry,
00:50:20qui est un des plus grands écrivains français.
00:50:23Je ne crois pas qu'il était particulièrement d'extrême droite,
00:50:25je le dis pour Mme Ernotte.
00:50:27Mais c'est vous dire notre éclectisme.
00:50:29Alors, on ne va pas en parler pendant une demi-heure, bien évidemment,
00:50:31mais c'est intéressant parfois de parler d'autre chose que de l'actu pure.
00:50:35Et Paul Valéry fait partie du patrimoine culturel littéraire français.
00:50:40Ça va être très passionnant, ça.
00:50:43Ça va être très passionnant, c'est pas très pas Valéry.
00:50:46J'adore la demi-heure qui vient.
00:50:48Oui, c'est vrai.
00:50:49J'adore la demi-heure qui vient.
00:50:51À tout de suite.
00:50:57Il est 10h03.
00:50:59Ce Maïa à la midi nous rappelle les titres.
00:51:01Déjà 15 interpellations et 2 gardes-avions en zone police à Marseille.
00:51:08Des tensions ont éclaté tôt ce matin dans le quartier de la Joliette,
00:51:11comme vous pouvez le constater sur ces images.
00:51:14Une journée de mobilisation qui promet d'être très suivie.
00:51:17Au total, 250 cortèges prévus dans toute la France.
00:51:21C'est une journée particulière qui peut générer un sentiment d'inquiétude,
00:51:25mais nous sommes prêts pour affronter un événement comme celui-ci.
00:51:28Les mots du directeur général de la police nationale au micro de Sonia Mabrouk ce matin,
00:51:33qui ajoute qu'un gros travail de préparation a été fait en amont
00:51:36avec beaucoup d'effectifs consacrés à cette mission.
00:51:40Et puis des perturbations, mais pas de blocage dans les transports.
00:51:43C'est ce que déclare ce matin Michel Tabarro, ministre des missionnaires,
00:51:47avec un service moins perturbé que prévu sur les lignes 2, 3, 9, 10 et 13 du métro parisien.
00:51:54Peu d'impact également du côté de l'aérien par quelques retards à l'aéroport de Belle-Mulouse.
00:52:00Merci beaucoup Somaïa.
00:52:02Alors ça peut vous paraître étrange, dans une actualité particulièrement rude aujourd'hui,
00:52:07de faire juste une petite parenthèse littéraire, une échappée littéraire,
00:52:11en vous parlant de Paul Valéry avec un petit livre édité aux éditions Mille et une Nuit,
00:52:15c'est chez Fayard,
00:52:17et de recevoir Alexandre Valéry et de parler de celui qui fut son arrière-grand-père
00:52:22que vous n'avez jamais connu, il est mort en 1945.
00:52:26Bonjour Alexandre Valéry.
00:52:27Bonjour Pascal.
00:52:28Je me dis, c'est quand même formidable d'être...
00:52:33Vous êtes l'arrière-pédifice ?
00:52:35Oui.
00:52:35Je trouve que c'est formidable d'être dans une famille
00:52:37où l'arrière-grand-père était un des hommes les plus intelligents de France
00:52:43et qui aura marqué la littérature comme l'a marqué Paul Valéry.
00:52:48Écoutez, merci d'abord.
00:52:49Mais non, mais c'est vrai.
00:52:50Ce bel éloge, c'est vrai, c'est un peu écrasant aussi.
00:52:54Oui, alors je ne sais pas qu'est-ce que vous faites dans la vraie vie, si je veux dire.
00:52:56Alors, tout est...
00:52:57Moi, je suis diplômé d'HEC et je travaille dans le domaine du mécénat.
00:53:01Ah oui.
00:53:02Donc quand même, dans la famille, on avait piqué la matière grise dans le quartier.
00:53:05On avait fait en sorte d'être plutôt performant.
00:53:09En tout cas, voilà, c'est vrai que...
00:53:10Mais on n'écrit pas, évidemment, quand on est le fils de Zidane.
00:53:14Remarque-nous quand on est le fils de Zidane en jeu au football.
00:53:16Mais c'est difficile d'écrire quand on est...
00:53:18En tout cas, j'ai des goûts littéraires très prononcés et c'est pour ça que ça m'a aussi...
00:53:22Enfin, je suis passionné par son œuvre et je suis aussi...
00:53:25Et j'avais envie, justement, de rendre hommage à deux grandes figures de mon histoire familiale,
00:53:31Paul Valéry et Berthe Morisot, qui étaient la tante de mon arrière-grand-mère,
00:53:35à travers des textes que j'ai choisis de rassembler,
00:53:38qui sont dans différents voies que j'ai choisi pour la première fois,
00:53:40de rassembler et de commenter en faisant une préface.
00:53:43Ce qu'il a écrit sur l'impressionnisme, c'est ça l'idée, c'est Paul Valéry,
00:53:46et ce sont des textes sur l'impressionnisme parce qu'il était proche de Berthe Morisot,
00:53:50parce que son fils...
00:53:50C'était ça. Berthe Morisot était sa tante par alliance.
00:53:54Voilà. Donc, c'est tous ces textes-là qui sont dans ce petit renail.
00:53:58Voilà, tout à fait.
00:53:59Et on retrouve la haute intelligence de Paul Valéry.
00:54:02C'est à la fois des brillants essais, effectivement, comme savait les faire Paul Valéry,
00:54:07et c'est des précieux témoignages, puisqu'il a eu cette possibilité merveilleuse de vivre de l'intérieur,
00:54:13finalement, ces grandes aventures de l'impressionnisme,
00:54:15aux côtés de ses acteurs ou de leurs enfants, évidemment, quelques années après,
00:54:18mais de leurs enfants, voilà, puisqu'il a épousé la nièce de Berthe Morisot.
00:54:21Et c'est vrai que ce courant de peinture est un des courants les plus accessibles,
00:54:27parce qu'on est encore dans le figuratif, on est un peu avant l'art abstrait.
00:54:31Ceux qui viennent à Paris peuvent aller régulièrement aux puces de Saint-Ouen.
00:54:35Il y a beaucoup de tableaux qui sont ce qu'on appelle des petits maîtres,
00:54:39parce que c'est inabordable, autrement, les grands maîtres ou les maîtres.
00:54:43Et là, vous pouvez trouver des très beaux tableaux de cette école-là,
00:54:47et qui sont à des prix, entre guillemets, raisonnables.
00:54:49Et ce courant est un des courants, le musée d'Orsay, par exemple,
00:54:53je ne sais pas les uns et les autres, votre musée préféré,
00:54:55mais le musée d'Orsay, c'est celui peut-être qui est le plus visité, d'ailleurs,
00:55:01parce qu'il touche, c'est l'identité française, forcément, le musée d'Orsay.
00:55:07L'art abstrait peut être plus compliqué parfois.
00:55:11En tout cas, restez avec nous, vous savez qu'il y a une grosse actualité,
00:55:14on lira peut-être tout à l'heure deux ou trois passages,
00:55:16mais passer de Paul Valéry au Black Bloc,
00:55:18passer de l'impressionnisme au Black Bloc.
00:55:23Voilà, c'est le charme de notre émission,
00:55:26mais ce n'est pas facile, la transition.
00:55:31Les Black Blocs, comment ils se préparent ?
00:55:34Comment on n'arrive toujours pas ?
00:55:35C'est ça qui est fou, quand même.
00:55:36Je peux vous dire que dans d'autres pays, à mon avis,
00:55:39les Black Blocs, je ne parle pas du Salvador,
00:55:41mais dans d'autres pays, les Black Blocs,
00:55:43je pense qu'ils ne seraient pas sur le terrain ce matin.
00:55:45Je vous le dis.
00:55:46Vous pouvez se rire, monsieur.
00:55:47Non, je vous le dis.
00:55:48Non, on les connaît, à votre avis ?
00:55:51En Italie, par exemple, il y a une loi qui est passée.
00:55:53Lorsqu'il y a eu des manifestations dans le sud de la France
00:55:56d'altern-mondialistes, Black Blocs, etc.,
00:55:58il y a eu beaucoup d'Italiens,
00:55:59parce qu'en Italie, ça devient de plus en plus compliqué de manifester.
00:56:01Et Pascal-Pierre Garbarini, on les connaît, les Black Blocs ?
00:56:04On les connaît ?
00:56:05Forcément, ils sont fichés.
00:56:06Bien évidemment.
00:56:08La DGSI, elle doit avoir des fiches sur chacun d'entre eux,
00:56:11en tout cas sur les principaux meneurs.
00:56:14Et puis ensuite, comme il y avait une manifestation prévue,
00:56:19à mon avis, ça fait 2-3 jours, 4-5 jours,
00:56:22que les services ont d'ores et déjà identifié
00:56:26les principaux meneurs pour voir où ils se placent.
00:56:28Je rappelle qu'il y a eu une loi récente
00:56:30pour permettre aux préfets
00:56:32de prendre des interdictions administratives préventives.
00:56:35Malheureusement, ça a été censuré par le Conseil constitutionnel.
00:56:38Oui, sur la libre circulation.
00:56:39Je vois des images qu'on m'envoie du collège Boulevard Pasteur.
00:56:43Parce que Boulevard Pasteur, c'est des gosses de bourgeois.
00:56:46On est en plein 14e arrondissement.
00:56:49C'est Pasteur de Paris, ce n'est pas Pasteur de Neuilly.
00:56:52Donc je vois des drapeaux palestiniens,
00:56:54je vois des jeunes gens, effectivement,
00:56:56et je les identifie en les regardant
00:56:58comme des enfants manifestement qui sont,
00:57:02oui, ce que j'ai traduit ça en disant
00:57:04des enfants de la bourgeoisie.
00:57:06Et ils sont là avec leur petit drapeau palestinien.
00:57:08Pourquoi pas, d'ailleurs ?
00:57:09Avec la complicité des profs, me dit-on.
00:57:12Voyons les Black Blocs et le mouvement,
00:57:13comment il est organisé.
00:57:16Le mouvement des Black Blocs est très organisé.
00:57:19Avant de participer à des actions lors des manifestations,
00:57:22ces individus ne laissent rien au hasard.
00:57:24Ils enfilent tout de suite des tenues noires sombres
00:57:27parce que c'est difficile pour nous après de l'identifier.
00:57:30Ils ont juste une pièce d'identité,
00:57:32histoire de dire on respecte la loi,
00:57:34mais bon, en même temps,
00:57:35ils ont les téléphones des avocats militants
00:57:37qui sont déjà gravés sur leurs bras,
00:57:39au stylo, au feutre, indélibiles, etc.
00:57:41Des éléments radicaux au profil très varié.
00:57:44Certains d'entre eux sont des écologistes radicaux,
00:57:47des anticapitalistes ou encore de simples marginaux.
00:57:50D'autres, des jeunes de bonne famille,
00:57:51plus connus comme les Black Bourges.
00:57:53Les leaders des Black Blocs
00:57:55utilisent plusieurs groupes de messagerie cryptée
00:57:57pour faire passer leurs consignes.
00:57:59Ils les transmettent parfois directement dans la rue
00:58:01par mesure de précaution.
00:58:03C'est de plus en plus quelque chose qui passe physiquement
00:58:06de façon à éviter d'être repéré par la police
00:58:10qui désormais a bien infiltré les boucles classiques de l'ultra-gauche.
00:58:15En cas de dégradation ou d'attaque contre les forces de l'ordre,
00:58:18les plus aguerris se replient dans le cortège.
00:58:20Difficile de les interpeller
00:58:21sans mettre en danger les autres participants.
00:58:24Aujourd'hui, les policiers ne peuvent pas interpeller
00:58:26des Black Blocs de manière préventive.
00:58:28La justice peut néanmoins condamner ces éléments radicaux
00:58:31à pointer au commissariat ou les assigner à résidence.
00:58:34Il y a des drapeaux d'ailleurs palestiniens qui ont été distribués.
00:58:37Figurez-vous, le maire de Corbeil-Essonne va distribuer 1000 drapeaux palestiniens
00:58:41à ses habitants.
00:58:42C'est le patron du Parti Socialiste, Olivier Faure,
00:58:44qui a demandé aux mairies de faire flotter le drapeau palestinien.
00:58:46Eh bien, Bruno Pirriou, qui est un édit de l'hiver-gauche,
00:58:50de Corbeil-Essonne, veut aller plus loin.
00:58:51L'ancien membre du Parti communiste annonce que 1000 drapeaux palestiniens
00:58:54seront distribués aux habitants de sa commune lundi prochain.
00:58:57On est évidemment dans l'électoralisme le plus...
00:59:00Et puis en plus, ce n'est absolument pas l'objet des manifestations.
00:59:06C'est-à-dire qu'encore une fois, on utilise une manifestation
00:59:10qui est là pour dénoncer une certaine politique,
00:59:15le mal de vivre, les difficultés de vivre, le problème du pouvoir d'achat.
00:59:20Et on confisque cela en mettant cette situation
00:59:26entre Israël et la Palestine.
00:59:28Je me permets de rappeler qu'aujourd'hui, au ce jour,
00:59:32nous avons encore 40 otages israéliens
00:59:36qui sont détenus à Gaza par le Hamas.
00:59:39Je pense que peut-être que ces gens
00:59:41qui manifestent avec le drapeau palestinien
00:59:43devraient s'en rappeler.
00:59:45Parce que je pense que s'ils les libéraient, par exemple,
00:59:48la situation pourrait être différente.
00:59:51C'est le 22 septembre.
00:59:53On peut lire sur le site de l'Amérique Corbeil-Essonne
00:59:551 000 drapeaux pour la Palestine.
00:59:56Rendez-vous lundi 22 septembre, 20h à 18h30,
01:00:00devant l'hôtel de...
01:00:01C'est le jour de la reconnaissance par la France
01:00:02de l'État palestinien.
01:00:04Et donc Bruno Pirriou, il est deuxième vice-président
01:00:07à Grand Paris-Sud, en charge du renouvellement urbain
01:00:10de Grand Paris-Sud.
01:00:12Donc voilà.
01:00:13Qu'est-ce que vous voulez que je vous dis ?
01:00:14Vous avez raison de parler, la sémiologie du drapeau ?
01:00:16Ce n'est pas un drapeau qui sert à la cause palestinienne.
01:00:18C'est un drapeau qui sert à propager le califat.
01:00:20Il y a tout un signe et des codes qui sont relatifs
01:00:24à ce drapeau palestinien.
01:00:26Bon, en tout cas, pour le moment, sur le terrain,
01:00:30les manifestations...
01:00:30La grande manifestation n'a pas commencé de toute façon.
01:00:32Non, alors Marseille, comme d'habitude,
01:00:34et Paris en début d'après-midi.
01:00:36Généralement, c'est en fin de journée
01:00:37qu'il peut se passer certaines choses.
01:00:40On ouvre le chapitre politique avec les consultations hier.
01:00:43Marine Le Pen a souhaité la dissolution.
01:00:44Jordan Bardella parle de rupture.
01:00:47Madame Tondelier est allée là-bas pour être écoutée
01:00:50et pourquoi pas proposée.
01:00:51Monsieur Fort et Monsieur Vallaud y sont allés.
01:00:54Madame Pannoni n'y est pas allée.
01:00:56Qu'est-ce qu'on peut dire ?
01:00:57Tout se joue dans les mains du Parti Socialiste
01:00:59qui est en train de faire monter les enchères
01:01:01en disant qu'on n'a pas à être totalement satisfait,
01:01:03on n'a pas l'impression d'avoir été écouté sur tout.
01:01:06Il faut monter les enchères parce qu'ils s'appuient
01:01:08sur ce qu'ils estiment être un élan populaire
01:01:11pour la taxe sur les revenus
01:01:12parce qu'elle est plébiscitée.
01:01:14En tout cas, c'est ce qu'ils vendent.
01:01:15Il y a la mobilisation d'aujourd'hui
01:01:16qui va les renforcer d'une certaine manière aussi.
01:01:19Donc, ils sont en train de faire monter les enchères
01:01:20pour acter la non-censure du gouvernement
01:01:23de Sébastien Lecornu
01:01:24qui est la seule voie de passage pour le Premier ministre.
01:01:26C'est la seule voie de passage.
01:01:28Concilier un peu, faire quelques concessions à la gauche
01:01:30évidemment sans brusquer la droite.
01:01:33Donc, c'est le jeu d'équilibriste de Sébastien Lecornu.
01:01:35Mais que dit la droite ?
01:01:36La droite est prête à accepter un impôt nouveau ?
01:01:39Une taxe provisoire sur les hauts revenus, oui.
01:01:42Mais qu'est-ce que vous appelez les hauts revenus ?
01:01:44Ça, ce sera déterminé par le Premier ministre.
01:01:46La taxe Zuckman, c'est 100 millions.
01:01:47On ne va pas se diriger dans quelque chose
01:01:49qui sera peut-être équivalent.
01:01:51La taxe Zuckman, surtout,
01:01:53elle prend dans le patrimoine...
01:01:56L'outil de travail.
01:01:57L'outil de travail, ce qui n'est jamais arrivé.
01:01:58Ça, ce sera sorti parce qu'on imagine mal...
01:02:00Après, on peut avoir des surprises.
01:02:02On imagine mal la Macronie validait ça
01:02:04alors qu'ils ont tout fait jusqu'à présent.
01:02:05C'est quelque chose qu'on peut mettre à leur bilan
01:02:07pour éviter l'augmentation des impôts sur les sociétés.
01:02:10On vide de sa substance la taxe Zuckman
01:02:13parce que l'essentiel du patrimoine,
01:02:15c'est souvent la société.
01:02:17Il faut y avoir des taxes,
01:02:19comme par exemple le Rassemblement national
01:02:20qui propose que ce soit sur le patrimoine financier.
01:02:22Il y a des autres pistes qui peuvent être explorées.
01:02:25Je voulais vous faire écouter également ce sujet
01:02:29de Charlotte Diry
01:02:31et qui évoque évidemment ce qui se passe
01:02:33des relations entre Israël et la France.
01:02:35Beaucoup de gens qui pensent notamment faire leur aléa.
01:02:38On en a beaucoup parlé hier.
01:02:40On a reçu Chirelle également
01:02:41qui expliquait la difficulté qu'elle avait à vivre
01:02:44aujourd'hui sa vie de juive,
01:02:47disons-le, sur le sol de France.
01:02:49Je vous propose de voir le sujet.
01:02:50Manuel Valls, Michel Onfray ou encore Paul Amar
01:02:55étaient présents à la maison de la chimie
01:02:57pour faire entendre leur voix
01:02:58face à la reconnaissance de l'État de Palestine.
01:03:01Un choix voulu par le président de la République
01:03:03qui ne fait pas l'unanimité.
01:03:05Il est capable de dire une chose et son contraire
01:03:07sur cette seule question
01:03:08quand il a dit reconnaissance de l'État palestinien
01:03:11aux conditions suivantes que l'on connaît.
01:03:13Quelques temps plus tard, il a dit
01:03:14j'ai oublié les conditions,
01:03:15c'est plus nécessaire de reconnaissance.
01:03:17Donc ne serait-ce que pour ça qu'il y a forfaiture.
01:03:19A l'origine de ce rassemblement,
01:03:21le mouvement citoyen Agir Ensemble.
01:03:24Selon eux, 78% des Français
01:03:26sont contre la reconnaissance unilatérale
01:03:29et sans condition d'un État palestinien en France.
01:03:32Emmanuel Macron se pose en leader
01:03:34d'une coalition internationale contre Israël.
01:03:38Que s'est-il passé pour que les victimes
01:03:40deviennent à ses yeux les coupables
01:03:42et les coupables victimes ?
01:03:44Que s'est-il passé pour qu'il adopte à son tour
01:03:47ce logiciel pervers, immuable,
01:03:50des dictateurs et des théocrates,
01:03:52de Staline à Poutine,
01:03:53de Khomeini à Sinoir,
01:03:55des frères musulmans à Mélenchon ?
01:03:58Emmanuel Macron annoncera la reconnaissance
01:04:00de l'État de Palestine ce lundi 22 septembre.
01:04:03Une officialisation qui se déroulera à New York
01:04:06à l'occasion de l'Assemblée générale des Nations Unies.
01:04:09Bon, pas Bruno Retailleau d'ailleurs,
01:04:12Olivier Faure a pris la parole toujours
01:04:14sur ce drapeau palestinien
01:04:16et je vous propose de l'écouter.
01:04:18L'interview qu'il a donnée,
01:04:19elle est honteuse.
01:04:21Laissez penser un seul instant
01:04:22que je puisse moi avoir
01:04:24la moindre pensée antisémite,
01:04:26c'est une folie faible.
01:04:27Si j'ai demandé à ce que le drapeau palestinien
01:04:30soit accroché,
01:04:31qu'il pavoise les mairies françaises
01:04:33le 22 septembre,
01:04:35c'est simplement parce que c'est le jour
01:04:36où le président de la République va commettre
01:04:39un geste qui est extrêmement puissant,
01:04:41fort, puisqu'il va reconnaître
01:04:42au nom du peuple français
01:04:43l'État de Palestine.
01:04:45Il répondait à Jérôme Gage
01:04:47qui l'a mis en accusation
01:04:49dans les colonnes de l'opinion hier
01:04:50en disant, voilà,
01:04:51un premier secrétaire du Parti Socialiste,
01:04:53ça s'empêche.
01:04:54Il lui reprochait son tweet,
01:04:56non seulement où il a appelé
01:04:57à pavoiser les mairies du drapeau palestinien,
01:04:59mais aussi où il y avait une réponse
01:05:01qui crée un rapprochement
01:05:02entre le nouvel ange juif
01:05:03et la date de la reconnaissance
01:05:05de l'État de Palestine,
01:05:05où il disait qu'on peut fêter les deux,
01:05:08sinon on est coupable
01:05:09de semer la haine,
01:05:10semer la mort.
01:05:11C'était des mots
01:05:11qui étaient très inappropriés.
01:05:13Il a été mis en accusation
01:05:15par Jérôme Gage
01:05:15et il lui répond ce matin,
01:05:17chacun se fera son avis,
01:05:17mais bon,
01:05:18il s'embourbe un peu.
01:05:19Pascal Pierre-Garard.
01:05:20Oui, et M. Fort
01:05:21a le sens de la formule,
01:05:22parce que va commettre un geste
01:05:24en mettant le drapeau palestinien,
01:05:26c'est un petit lapsus quand même.
01:05:27Va commettre quoi ?
01:05:29C'est pas commettre un geste,
01:05:30on commet un acte.
01:05:32Et là, on commet un crime.
01:05:34surtout.
01:05:36Donc, c'est vrai que
01:05:37mettre le drapeau palestinien,
01:05:41sachant qu'encore une fois,
01:05:42je le répète,
01:05:43avec le 7 octobre,
01:05:45les 40 otages
01:05:47qui sont encore détenus,
01:05:48mais je ne sais pas,
01:05:49en fait,
01:05:50le PS,
01:05:51mais qu'est-ce qu'il est devenu,
01:05:53en fait ?
01:05:54Moi, je suis né en 1963.
01:05:57C'est la génération Mitterrand.
01:05:581,7.
01:05:59Non, mais en plus,
01:06:011,7, exactement.
01:06:02C'est Terra Nova.
01:06:03Mais c'est incroyable.
01:06:05En fait,
01:06:06c'est l'analyse Terra Nova,
01:06:09c'est-à-dire qu'on change
01:06:10d'électeur,
01:06:12les classes populaires
01:06:13ne sont plus avec nous,
01:06:14et on va chercher
01:06:15d'autres électeurs,
01:06:16et ces électeurs,
01:06:17on va les recruter
01:06:18là où vous savez
01:06:21qu'on peut les recruter.
01:06:22C'est vrai aussi pour...
01:06:23Voilà, c'est vrai aussi
01:06:25pour Jean-Luc Mélenchon.
01:06:27Non, mais c'est surtout
01:06:28la gauche et le profétariat.
01:06:29Ça a été théorisé
01:06:30depuis le leader
01:06:32du parti socialiste
01:06:33travailliste anglais
01:06:34déjà au 19e siècle,
01:06:36qui a vite compris
01:06:37que les masses islamistes
01:06:38servaient de carburant électoral
01:06:40et Jean-Luc Mélenchon
01:06:41s'en est inspiré
01:06:42pour justement bâtir
01:06:43une stratégie électorale
01:06:45et le palestinisme
01:06:46n'en est que l'Akme,
01:06:47finalement, c'est tout.
01:06:48Mais tout ça a été théorisé.
01:06:50C'est bien avant Terra Nova.
01:06:51Bon, voilà en tout cas
01:06:53sur ce sujet
01:06:54ce que nous pouvions dire.
01:06:57Je voulais vous faire
01:06:58écouter également...
01:06:59Alors ça, ça fait réagir,
01:07:01c'est intéressant d'ailleurs
01:07:02parce que la presse
01:07:05dans un extrait vidéo
01:07:06relayé ce mercredi
01:07:07par plusieurs comptes
01:07:07sur le réseau.
01:07:09Julia Torlet,
01:07:11qui est présidente
01:07:11de SOS Homophobie,
01:07:13livre ses conseils
01:07:14lors d'une conférence
01:07:15à une élève enseignante
01:07:16qui l'interroge
01:07:16sur la meilleure manière
01:07:17de faire du militantisme LGBT
01:07:19dans les salles de classe.
01:07:21malgré le devoir
01:07:22de neutralité
01:07:23auquel sont soumis
01:07:23les professeurs
01:07:24comme n'importe quel fonctionnaire.
01:07:25Alors, vous allez me dire
01:07:26ce que vous pensez
01:07:27de cet échange.
01:07:30Moi, j'ai eu un échange
01:07:31avec Marine
01:07:32tout à l'heure.
01:07:34Je ne vais pas dire
01:07:34que je ne suis pas choqué
01:07:35par ce que dit
01:07:35cette présidente,
01:07:38mais ce n'est pas effectivement...
01:07:39Je n'y ai pas vu
01:07:40un militantisme en tout cas.
01:07:42Je dis simplement...
01:07:43Ce que j'ai entendu
01:07:44dans cette vidéo,
01:07:45c'est une femme
01:07:46qui dit simplement
01:07:46à ses élèves
01:07:48qui leur dit
01:07:48que je suis lesbienne.
01:07:50Voilà ce que j'entends.
01:07:51Je n'y vois pas
01:07:51de militantisme,
01:07:53mais peut-être
01:07:54que je me trompe.
01:07:56Alors, elle le dit,
01:07:58la communication
01:07:59n'est pas toujours verbale.
01:08:00C'est-à-dire que les signaux
01:08:01qu'elle envoie
01:08:01sont clairs.
01:08:02Et puis, elle est
01:08:02à l'université d'été
01:08:03de la France Insoumise,
01:08:04accessoirement.
01:08:04Oui, alors ça,
01:08:05c'est autre chose.
01:08:06Mais là, sur cet échange précis,
01:08:08vous me dites
01:08:09ce que vous en pensez.
01:08:11Évidemment que nos identités
01:08:13sont politiques.
01:08:14Et puis, petite astuce,
01:08:16moi, je n'ai jamais dit
01:08:17à mes élèves
01:08:18que j'étais lesbienne.
01:08:19Les personnes qui sont
01:08:20vers les premiers rangs
01:08:21verront mes chaussures.
01:08:23J'ai des lacets arc-en-ciel.
01:08:26Voilà.
01:08:27Voilà.
01:08:29Je vais en classe comme ça.
01:08:31Je vais en classe comme ça.
01:08:32Donc, les élèves,
01:08:33c'est écrit sur moi.
01:08:34Voilà.
01:08:35Et c'est comme ça
01:08:36qu'on triche.
01:08:37Et c'est comme ça
01:08:38qu'on impose
01:08:39les identités LGBTI
01:08:40dans la société
01:08:41parce que, oui,
01:08:42on existe
01:08:42et parce que le petit discours
01:08:44que j'ai fait tout à l'heure
01:08:44sur c'est important
01:08:45de savoir qu'on peut être lesbienne
01:08:47et juste prof normal
01:08:48dans la société,
01:08:49c'est super important
01:08:50et ça commence
01:08:51par nos salles de classe.
01:08:52Bon, elle dit quelque chose
01:08:53qu'on peut débattre.
01:08:54Notre identité politique.
01:08:56Moi, je n'ai pas l'impression
01:08:57que mon identité hétérosexuelle
01:08:58soit politique.
01:09:00Maintenant, peut-être
01:09:01que je me trompe.
01:09:02Mais comment vous dire,
01:09:03ce qu'elle dit
01:09:04ne me choque pas,
01:09:05Philippe Bidger ?
01:09:06T'inquiéter, Pascal,
01:09:07je suis d'accord avec vous.
01:09:10Parce qu'en effet,
01:09:11il n'y a rien de choquant
01:09:12dans ce qu'elle dit.
01:09:13C'est même une évidence.
01:09:15Sur l'apparence,
01:09:17on peut décréter,
01:09:18mais il n'y a rien
01:09:19de scandaleux.
01:09:20Ce n'est pas du militant.
01:09:20Est-ce que l'orientation sexuelle,
01:09:21c'est un sujet
01:09:22qu'on doit aborder à l'école ?
01:09:23Si on laissait tranquille
01:09:24nos élèves et nos enfants.
01:09:25Elle ne l'aborde pas.
01:09:26Elle dit précisément,
01:09:29je n'ai jamais dit
01:09:30à mes élèves
01:09:31que je suis lesbienne,
01:09:32mais ils le verront.
01:09:33Ils le voient.
01:09:34Voilà, c'est tout,
01:09:35c'est ce qu'elle dit.
01:09:36Donc, elle les laisse
01:09:37entre guillemets
01:09:38leur dire.
01:09:40Et puis, je vais vous dire,
01:09:41effectivement,
01:09:42que des jeunes enfants
01:09:43de 10 ans, 12 ans
01:09:44sachent que dans la société,
01:09:46ils puissent avoir
01:09:46des hommes qui aiment
01:09:47des hommes,
01:09:48des femmes qui aiment
01:09:48des femmes,
01:09:49je trouve que c'est
01:09:50plutôt bien au fond.
01:09:50Et on a dans la tête
01:09:52Thomas le suicide
01:09:53il y a quelques jours.
01:09:54Oui, bien sûr.
01:09:55Je trouve que c'est
01:09:56plutôt bien.
01:09:57Je trouve que c'est
01:09:57plutôt une bonne chose.
01:09:58C'est de la démarche
01:09:59qui m'échappe.
01:10:00Ah oui.
01:10:00Vous êtes très progressiste.
01:10:01Mais sur ces...
01:10:02Bah oui.
01:10:04Je suis critique.
01:10:05Je trouve que
01:10:07que les plus jeunes
01:10:09soient déjà convaincus
01:10:11et les sont les tranquilles.
01:10:13Que les plus jeunes soient...
01:10:14Arrêtons de faire
01:10:14du militantisme.
01:10:15Mais ce n'est pas
01:10:16du militantisme.
01:10:17Que les plus jeunes
01:10:18soient convaincus.
01:10:19Mais non, elle dit...
01:10:19Voilà, ils ont envoyé
01:10:21mes chaussures.
01:10:22Que les plus jeunes
01:10:23soient convaincus
01:10:24dès le plus jeune âge
01:10:25qu'il y a une tolérance
01:10:26que chacun peut vivre
01:10:28sa sexualité
01:10:29comme il le veut.
01:10:30C'est ça aux parents.
01:10:30C'est ça aux parents.
01:10:31Pourquoi l'éducation nationale ?
01:10:32Parce qu'ils sont
01:10:338 heures dans les cours.
01:10:35L'in.
01:10:37Pascal Pierre Garbain.
01:10:38C'est vrai qu'aujourd'hui,
01:10:40je pense que c'est utile
01:10:42que l'on sache
01:10:42qu'il y ait la possibilité,
01:10:44encore une fois,
01:10:45d'avoir une liberté sexuelle.
01:10:47Encore une fois,
01:10:48on est tout le temps
01:10:48en train de...
01:10:49de revendiquer
01:10:51les libertés.
01:10:52Là, la liberté sexuelle,
01:10:53à mon avis,
01:10:54c'est un postulat
01:10:55d'éducation également.
01:10:56De le savoir ensuite.
01:10:57Chacun fait son choix.
01:10:58Ce qui serait critiquable,
01:11:00à mon avis,
01:11:01ça serait d'orienter.
01:11:02De dire,
01:11:03bon, voilà, etc.
01:11:05Là, ce n'est pas le cas.
01:11:06Ça s'arrête là.
01:11:07Je veux dire,
01:11:08cette dame,
01:11:10elle a circonscrit
01:11:12son champ d'intervention.
01:11:14Elle ne le dit pas.
01:11:16En revanche,
01:11:16elle s'habille,
01:11:17voilà, avec des signes.
01:11:18Et puis,
01:11:19c'est tout.
01:11:20Franchement, je...
01:11:21Sauf que la théorie du genre
01:11:22est rentrée à l'école,
01:11:23c'est une catastrophe.
01:11:24Ça, c'est autre chose.
01:11:25Mais attendez,
01:11:26on commence comme ça.
01:11:26Ça, c'est autre chose.
01:11:27Laissons les enfants.
01:11:29La théorie du genre.
01:11:29Alors, c'est quoi ?
01:11:30Elle n'a pas le droit
01:11:30d'avoir des lacets arc-en-ciel ?
01:11:34Elle fait ce qu'elle veut,
01:11:34mais elle n'a pas...
01:11:35Elle n'a pas...
01:11:36Ce n'est pas son rôle
01:11:37d'aller parler de ces choses-là.
01:11:38Mais elle vous dit
01:11:39qu'elle n'en parle.
01:11:40Enfin, vous avez écouté
01:11:41ce qu'elle dit.
01:11:41Elle dit qu'elle n'en parle pas,
01:11:43mais qu'elle a des lacets arc-en-ciel.
01:11:44Qui veulent dire
01:11:45ce que ça veut dire.
01:11:46Mais elle n'a pas le droit
01:11:46d'avoir des lacets arc-en-ciel.
01:11:48Mais qu'elle...
01:11:49Mais sûr qu'elle a le droit.
01:11:50Et qu'elle en fasse
01:11:51une manière de se montrer
01:11:52devant ses élèves.
01:11:54Donc, pour vous,
01:11:54elle n'a pas le droit.
01:11:55Il ne faut pas qu'elle vienne avec ses lacets.
01:11:56Je trouve que c'est déjà
01:11:56une petite partie de militantisme.
01:11:58Vous voyez ce que je veux dire.
01:12:00Oui, mais j'ai le droit
01:12:01d'avoir mon opinion.
01:12:02Oui, ça, vous avez le droit.
01:12:05Avant de parler de Paul Valéry,
01:12:07juste sur Antenne de France Inter,
01:12:08la journaliste du Monde
01:12:09Ivan Trippenbach
01:12:11a déformé les propos
01:12:12tenus par l'influenceur
01:12:13Charlie Kirk.
01:12:14Et c'est vrai que c'est
01:12:15un certain climat
01:12:16qui peut exister
01:12:18parmi nos confrères.
01:12:19Écoutez cet échange
01:12:20parce qu'il est savoureux.
01:12:22Évidemment,
01:12:23nul ne doit mourir
01:12:23pour ses idées politiques,
01:12:25quelles qu'elles soient.
01:12:26Et le meurtre de Charlie Kirk
01:12:27est glaçant et inexcusable.
01:12:29C'était important
01:12:30de le préciser
01:12:31avant d'en parler.
01:12:32Charlie Kirk,
01:12:32c'était,
01:12:33ce que j'ai vu en reportage,
01:12:34c'était une idéologie
01:12:35et une communication.
01:12:36Une idéologie
01:12:37parce qu'effectivement,
01:12:37il allait dans les campus
01:12:38pour défendre ses idées.
01:12:39C'est quelqu'un
01:12:40qui n'avait pas peur,
01:12:41disons,
01:12:42des formules.
01:12:43Il disait que,
01:12:43par exemple,
01:12:44l'amour entre deux hommes
01:12:45était une abomination.
01:12:46Il n'avait pas peur non plus
01:12:47de dire que les femmes noires
01:12:49n'avaient pas
01:12:49les capacités intellectuelles
01:12:51pour être prises au sérieux,
01:12:52que Joe Biden
01:12:53méritait la peine de mort.
01:12:55Si, si, c'est vrai.
01:12:55Non, non, en fait,
01:12:57il y a une journaliste
01:12:58qui vient d'être licenciée
01:13:00pour relancer
01:13:01ceux dans le débat public
01:13:03et ce n'est pas vrai.
01:13:04Il a dit ça
01:13:05de femmes spécifiques
01:13:07qui ont dit
01:13:07d'avoir eu leur poste
01:13:09par la discrimination positive
01:13:10pour critiquer
01:13:11la discrimination positive.
01:13:12Mais il n'a pas dit
01:13:12que les femmes noires
01:13:13n'ont pas cette question.
01:13:14C'est très important
01:13:16d'être exact.
01:13:16Mais on laisse finir.
01:13:17Il a énuméré
01:13:19des noms de femmes
01:13:19qui vient d'être tués
01:13:20et de ne pas dire
01:13:21qu'il a dit des choses
01:13:22qu'il n'a pas dites.
01:13:23Yvonne Treben-Bakalézy
01:13:24et on pourra,
01:13:24Yvonne Treben-Bakalézy,
01:13:24prendre le temps
01:13:25de préciser
01:13:26ce qu'était l'idéologie
01:13:28de Charlie Kerr
01:13:28qui s'est prise de position.
01:13:29On peut citer
01:13:30in extenso ses propos
01:13:31mais c'est pour aller
01:13:32plus vite
01:13:32et pour expliquer
01:13:33le fond de son
01:13:35positionnement politique.
01:13:37Alors, pour mettre
01:13:37en perspective
01:13:38l'extrait que vous venez de voir,
01:13:40à côté,
01:13:41il y avait donc
01:13:41Yasha Moon
01:13:42qui était invité
01:13:42sur le plateau.
01:13:44C'est un enflé
01:13:44politologue
01:13:47et il rappelle
01:13:47que les propos
01:13:48sont faux
01:13:49et que c'est un énorme raccourci.
01:13:50En réalité,
01:13:51l'influenceur américain
01:13:53expliquait
01:13:53que des femmes noires
01:13:55ayant été choisies
01:13:55pour un poste
01:13:56pour des questions
01:13:57de discrimination positive
01:13:59n'étaient pas forcément
01:14:00à même de répondre
01:14:01aux qualifications.
01:14:02Et Mme Treben-Bak
01:14:03s'est défendue
01:14:03en disant
01:14:04oui, mais c'était
01:14:04pour aller plus vite.
01:14:05Oui, mais c'est pas du tout
01:14:05la même chose.
01:14:06C'est Salud-Terre
01:14:07qui est ce rappel
01:14:08en direct.
01:14:09Il précise quand même
01:14:09qu'aux Etats-Unis
01:14:10en ce moment,
01:14:11il y a un peu
01:14:11la même chose
01:14:11qui se passe.
01:14:12Il y a un journaliste
01:14:12du Washington Post
01:14:13qui a été écarté
01:14:13après pour la même raison.
01:14:15Et surtout,
01:14:16information de la nuit,
01:14:17Jimmy Kimmel
01:14:17qui est l'une des vedettes
01:14:19de la télévision
01:14:20aux Etats-Unis,
01:14:21qui est vraiment
01:14:21une star aux Etats-Unis,
01:14:22a été écarté
01:14:23de l'antenne cette nuit
01:14:24parce qu'il disait
01:14:25en gros qu'il y avait
01:14:26une forme de récupération
01:14:27politique de la part
01:14:28de Donald Trump
01:14:28de cette affaire
01:14:29et qui faisait tout
01:14:30pour écarter
01:14:30sa propre responsabilité.
01:14:32Il a été écarté.
01:14:33ABC a mis fin
01:14:34provisoirement
01:14:35pour l'instant,
01:14:36a suspendu l'émission.
01:14:37Très intéressant
01:14:37parce que dans le monde entier,
01:14:39vous voyez,
01:14:39le discours
01:14:40politiquement correct
01:14:41commence à être...
01:14:43Parce que s'il se passe
01:14:43là-bas,
01:14:44il se passe également ici.
01:14:45Bon, est-ce que
01:14:46Paul Valéry,
01:14:46il est politiquement correct ?
01:14:48Qu'est-ce qu'il dirait
01:14:49aujourd'hui ?
01:14:49Alexandre Valéry,
01:14:50je rappelle,
01:14:51Tante Berthe
01:14:51et autres textes
01:14:52sur l'impressionnisme.
01:14:53Cette intelligence-là,
01:14:55parce qu'on a parlé de lui
01:14:56pour être président
01:14:56de la République
01:14:57à un moment.
01:14:59J'étais question,
01:15:00Jean Moulin,
01:15:01en 1942-1943,
01:15:02pensait déjà
01:15:03au redressement
01:15:04de la France
01:15:04à la fin de la guerre
01:15:06et il avait effectivement
01:15:07songé à Paul Valéry
01:15:09comme président
01:15:10de la République.
01:15:11Alors,
01:15:12c'est un poète,
01:15:12c'est un essayiste,
01:15:13c'est un romancier,
01:15:14c'est une politique,
01:15:14c'est qui ?
01:15:15Justement,
01:15:17c'est non seulement...
01:15:18Alors,
01:15:18c'est un immense poète,
01:15:19c'est un génial penseur
01:15:20et il a en fait
01:15:21une actualité,
01:15:23une pertinence
01:15:24et une modernité
01:15:25de sa pensée
01:15:26effectivement incroyable
01:15:27puisque
01:15:28notamment quand il parle
01:15:30de la modernité,
01:15:31du progrès technique,
01:15:33quand il dit effectivement
01:15:34que certains esprits
01:15:35ne vivent plus
01:15:36que d'excitation
01:15:37toujours renouvelée.
01:15:37On pense aussi
01:15:38à notre société,
01:15:40aux réseaux sociaux,
01:15:41on pense...
01:15:42il le dit aussi d'ailleurs
01:15:43pour l'art aussi
01:15:43dans les textes
01:15:44effectivement du livre.
01:15:46Il dit effectivement
01:15:46quand la mode s'en mêle,
01:15:49le commerce aussi
01:15:50s'en mêle aussi
01:15:50et succede
01:15:51à la langue formation
01:15:52des styles,
01:15:53des écoles finalement,
01:15:55et bien finalement
01:15:57une excitation,
01:15:58un besoin d'excitation
01:16:00permanent
01:16:00de surprendre en fait
01:16:02aussi par les œuvres d'art
01:16:03et non plus
01:16:04de faire quelque chose
01:16:04qui soit dans la droite ligne
01:16:05de ce qu'on a fait
01:16:06jusqu'à là.
01:16:06Quand il parle aussi
01:16:07de la civilisation européenne,
01:16:09de la fragilité
01:16:09de la civilisation européenne,
01:16:10de l'identité européenne,
01:16:12quand il parle aussi
01:16:14de la modification
01:16:15de notre rapport
01:16:15au temps et à l'histoire,
01:16:16quand il dit par exemple
01:16:17dans le bilan d'intelligence
01:16:19on ne regarde plus
01:16:21passer aujourd'hui
01:16:22comme un père
01:16:23regarde son fils
01:16:24duquel il peut apprendre
01:16:24quelque chose,
01:16:25mais comme un homme fait
01:16:26regarde un enfant.
01:16:28Et c'est vrai
01:16:28que c'est une phrase
01:16:30qui vraiment reste
01:16:32totalement actuelle.
01:16:34Quand on dit
01:16:34c'est le Moyen Âge,
01:16:35tout est dit finalement
01:16:36alors que le Moyen Âge
01:16:37c'est une situation européenne.
01:16:39Ceux qui ne connaissent pas
01:16:40Paul Véleri
01:16:41qui est toujours cité
01:16:42d'ailleurs par les préfets
01:16:43de la République
01:16:43pour n'importe quelle inauguration,
01:16:45qu'est-ce qu'il faut lire
01:16:46en priorité selon vous ?
01:16:47Alors, il faut lire déjà
01:16:49les textes
01:16:49sur l'impressionnisme
01:16:51puisqu'il a eu ce regard
01:16:53effectivement
01:16:53sur Berthe Morisot,
01:16:56la tente de mon arrière-grand-mère,
01:16:57qu'il a eu ce regard
01:16:58sur Manet,
01:16:59évidemment,
01:17:00dont Berthe Morisot
01:17:02est devenue la belle-sœur
01:17:03après avoir été sa muse
01:17:04et son modèle favori,
01:17:05sur Doga
01:17:06qu'il a aussi
01:17:07très bien connu.
01:17:09Donc, c'est tous ces témoignages
01:17:10en fait
01:17:11qui sont dans ce livre
01:17:12et puis sur la pensée
01:17:13actuelle
01:17:14de Paul Véleri,
01:17:16il y a des textes
01:17:17comme la crise de l'esprit
01:17:18qu'il faut lire,
01:17:20qu'il a écrit
01:17:20au lendemain
01:17:21de la déflagration
01:17:23de la Première Guerre mondiale
01:17:24pour dire
01:17:24combien la civilisation européenne
01:17:26était fragile,
01:17:28que la mort de l'Europe
01:17:30devenait concevable.
01:17:31il a écrit aussi
01:17:33le bilan de l'intelligence,
01:17:34les regards
01:17:35sur le monde actuel
01:17:36qui sont pleins
01:17:37de ces réflexions.
01:17:38Alors, je vais en citer une
01:17:39par exemple,
01:17:39parce que je ne l'ai pas...
01:17:40Monsieur Test,
01:17:41c'est formidable.
01:17:42La crise n'est pas son fort.
01:17:44Oui, alors,
01:17:44je vais vous citer
01:17:45par exemple
01:17:45la haute intelligence
01:17:46servie par un style éblouissant.
01:17:49Et je crois que je l'ai lu
01:17:50plusieurs fois,
01:17:50c'est ce qu'il appelle
01:17:51les professions délirantes.
01:17:52Oui.
01:17:54Paris enferme et combine
01:17:55et consomme ou consume
01:17:56la plupart des brillants
01:17:58infortunés
01:17:59que leur destin
01:17:59ont appelés
01:18:00aux professions délirantes.
01:18:02C'est nous, hein.
01:18:03Avocats,
01:18:03présentateurs de télé,
01:18:04artistes,
01:18:05chanteurs,
01:18:06c'est hommes politiques.
01:18:07Je nomme ainsi
01:18:08tous ces métiers
01:18:08dont le principal instrument
01:18:10est l'opinion
01:18:10que l'on a de soi-même
01:18:11et dont la matière première
01:18:13est l'opinion
01:18:13que les autres ont de vous.
01:18:15Les personnes
01:18:16qui les exercent
01:18:17vouées à une éternelle
01:18:17candidature
01:18:18sont nécessairement
01:18:19toujours affligées
01:18:19d'un certain délire
01:18:20des grandeurs
01:18:21qu'un certain délire
01:18:23de la persécution
01:18:24traversent et tourmentent
01:18:25sans répit.
01:18:26Chez ce peuple d'unique
01:18:27règne la loi
01:18:29de faire ce que nul
01:18:30n'a jamais fait
01:18:30et que nul
01:18:31jamais ne fera.
01:18:33C'est du moins
01:18:33la loi des meilleurs,
01:18:34c'est-à-dire de ceux
01:18:35qui ont le cœur
01:18:36de vouloir nettement
01:18:36quelque chose d'absurde.
01:18:39Ils ne vivent que
01:18:39pour obtenir
01:18:40et rendre durable
01:18:41l'illusion d'être seul
01:18:43car la supériorité
01:18:44n'est qu'une solitude
01:18:45située sur les limites
01:18:47actuelles d'une espèce.
01:18:48Ils fondent chacun
01:18:49son existence
01:18:51sur l'inexistence
01:18:52des autres
01:18:53mais auxquels
01:18:54il faut arracher
01:18:54leur consentement
01:18:55qu'il n'existe pas.
01:18:57remarquez bien
01:18:57que je ne fais que
01:18:58déduire
01:18:59ce qui est enveloppé
01:19:00dans ce qui se voit.
01:19:01Si vous doutez,
01:19:02cherchez donc
01:19:03à quoi tant un travail
01:19:04qui doit ne pouvoir
01:19:04absolument être fait
01:19:05que par un individu
01:19:06déterminé
01:19:07qui dépend de la particularité
01:19:08des hommes
01:19:09songer à la signification
01:19:11véritable
01:19:11d'une hiérarchie
01:19:12fondée sur la rareté.
01:19:15Éblouissante intelligence.
01:19:17Il est 10h31
01:19:18Sommayal Abidi.
01:19:18On commence par ces images
01:19:24de l'arrivée
01:19:25de Bruno Retailleau
01:19:26à la cellule
01:19:26de gestion de crise.
01:19:28Place Beauvau,
01:19:28le ministre
01:19:29démissionnaire
01:19:29de l'Intérieur
01:19:30qui tôt ce matin
01:19:31a prôné le calme
01:19:32tout en reconnaissant
01:19:33le droit de chacun
01:19:34à manifester
01:19:35devrait prendre la parole
01:19:36aux alentours
01:19:36de 11h
01:19:37pour en faire
01:19:37un point de situation
01:19:39allocution
01:19:40que vous pourrez
01:19:40évidemment suivre
01:19:41en direct
01:19:41sur notre antenne.
01:19:43Plusieurs lycées
01:19:44de France
01:19:44sont bloqués
01:19:45depuis ce matin.
01:19:46C'est le cas
01:19:46de l'établissement
01:19:47Maurice Ravel
01:19:48dans le 20ème arrondissement
01:19:49de Paris
01:19:49comme vous pouvez le voir
01:19:50sur ces images.
01:19:52Au moins 300 élèves
01:19:53sont rassemblés.
01:19:54Certains brandissant
01:19:54des pancartes
01:19:55bloquent ton lycée
01:19:56contre l'austérité.
01:19:58Et puis comme
01:19:59à chaque manifestation
01:20:00les commerçants
01:20:01sont sous tension.
01:20:02La majorité d'entre eux
01:20:03se sont barricadés
01:20:04pour éviter
01:20:05que leur vitrine
01:20:06ne soit vandalisée
01:20:07à la veille
01:20:07de ce rassemblement
01:20:08qui promet de réunir
01:20:09près d'un million
01:20:10de personnes
01:20:10dans les rues de France.
01:20:12Merci Sommayal.
01:20:13Vous voyez j'ai voulu donner
01:20:14élevé un peu
01:20:15le débat
01:20:16non pas grâce à moi
01:20:17mais grâce à Paul Valéry
01:20:18et Marine Lançon
01:20:20m'a dit
01:20:20c'est un peu long
01:20:20et en régie
01:20:22ils sont morts de rire.
01:20:23Donc voilà
01:20:23l'effort
01:20:24que j'ai voulu faire
01:20:25monsieur Valéry.
01:20:27On vous sait gré
01:20:28de l'avoir fait.
01:20:31On rappelle quand même
01:20:32votre livre.
01:20:36Tant de Berthe
01:20:36et autres têtes
01:20:37sur l'impressionnisme
01:20:38alors on peut lire
01:20:39notamment dedans
01:20:40c'est amusant
01:20:41l'histoire intime
01:20:42aussi de chefs-d'oeuvre
01:20:43qui sont devenus célèbres
01:20:44qui sont maintenant
01:20:45dans les grands musées.
01:20:47Par exemple
01:20:48je raconte
01:20:50l'histoire
01:20:50de Berthe Morisot
01:20:51au bouquet de violette
01:20:52qui est le fameux portrait
01:20:54par Manet
01:20:55qui est maintenant
01:20:56au musée d'Orsay
01:20:57et qui était autrefois
01:20:58rue de Villejuste
01:20:59qui est aujourd'hui
01:21:00la rue Paul Valéry
01:21:01où vivaient
01:21:02mes arrières et grands-parents
01:21:03Paul Valéry
01:21:05donc est la nièce
01:21:06de Berthe Morisot
01:21:06avec la fille
01:21:07de Berthe Morisot
01:21:08Julie Manet
01:21:09qui avait épousé
01:21:10Ernest Roir
01:21:11voilà.
01:21:12Et la rue Paul Valéry
01:21:13elle est dans le 16ème arrondissement
01:21:14oui tout à fait
01:21:15dans le 8ème
01:21:16ou dans le 16ème
01:21:16elle prend la rue
01:21:18Victor Hugo
01:21:18dans le 16ème
01:21:19et vous savez
01:21:20alors elle a été
01:21:22en fait c'était
01:21:22l'hôtel particulier
01:21:24qui avait fait construire
01:21:25Berthe Morisot
01:21:26et dans lequel
01:21:28elle a vécu
01:21:29et où ensuite
01:21:30ont vécu
01:21:30mes arrières-grands-parents
01:21:31et la fille
01:21:32de Berthe Morisot
01:21:32Julie Manet
01:21:33et vous savez
01:21:33que c'est également
01:21:34alors par le plus grand
01:21:35des hasards
01:21:36c'est le siège social
01:21:37du FC Dante
01:21:37qui est rue
01:21:38Paul Valéry
01:21:39et par
01:21:40c'est vrai
01:21:40Valdez Marquita
01:21:41elle est rue
01:21:42Paul Valéry
01:21:42je ne dis pas
01:21:43il y a l'ambassade
01:21:44également
01:21:44qui est juste en face
01:21:45je crois
01:21:45l'ambassade
01:21:46d'un pays africain
01:21:48me semble-t-il
01:21:48et il y avait
01:21:49un endroit
01:21:50qui était sulfureux
01:21:52dans la rue
01:21:52Paul Valéry
01:21:53il y a de
01:21:54nombreuses années
01:21:55mais on ne le citera pas
01:21:56mais je vois
01:21:57que vous le connaissez aussi
01:21:58en tout cas
01:22:00merci beaucoup
01:22:01monsieur Alexandre Valéry
01:22:02pour découvrir
01:22:03voilà l'histoire
01:22:04intime
01:22:04moi je trouve
01:22:05que c'est formidable
01:22:05franchement
01:22:06je trouve que c'est formidable
01:22:07Paul Valéry
01:22:08Tante Berthe
01:22:09et autres textes
01:22:10sur l'impressionnisme
01:22:11je trouve que c'est bien
01:22:12si nous pouvons
01:22:12de temps en temps
01:22:13éclairer
01:22:15cette haute intelligence
01:22:16et vous en parlez
01:22:17merveilleusement bien
01:22:18cette haute intelligence
01:22:19de celui qui était
01:22:21votre arrière-grand-père
01:22:22avec cette très belle
01:22:23cette très beau portrait
01:22:24et merci à Lisboel
01:22:26bien sûr
01:22:27qui dirige Fayard
01:22:28c'est dans la collection
01:22:31Mille et une nuits
01:22:32on est en retard
01:22:33monsieur Morandini
01:22:34c'est à vous
01:22:35dans un instant
01:22:36page spéciale
01:22:36bien évidemment
01:22:37on sera plus terre-à-terre
01:22:37que vous
01:22:38page spéciale
01:22:39sur ce qui se passe
01:22:40partout en France
01:22:40avec cette mobilisation
01:22:41avec toutes les équipes
01:22:42de CNews mobilisées
01:22:43sur le terrain
01:22:44à Marseille
01:22:45à Lyon
01:22:45à Bordeaux
01:22:46et également plusieurs équipes
01:22:47dans Paris
01:22:48en ce moment
01:22:48qui sont en train
01:22:49de surveiller
01:22:49les différents mouvements
01:22:50et Paul Valéry
01:22:51qui avait eu
01:22:52des funérailles nationales
01:22:54me rappelle André Valini
01:22:55merci à Jérôme Guilleux
01:22:57qui était à la réalisation
01:22:58à Robin Desbois
01:22:59qui était à la vision
01:23:01Jean-François Couvlard
01:23:02Marine Lançon
01:23:03Pauline Trevzer
01:23:04toutes ces émissions
01:23:05seront retrouvées
01:23:05sur CNews.fr
01:23:07merci vraiment grandement
01:23:08Alexandre Valéry
01:23:09d'être passé par notre émission
01:23:11j'en marque dans une seconde
01:23:12à ce soir
01:23:12Jérôme Guilleux
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