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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros
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00:00:01Bonjour à tous et bienvenue à l'heure des pros ce matin sur Europe 1 jusqu'à 10h et sur CNew jusqu'à 10h30.
00:00:06On savait que France Télévisions était une entreprise de propagande au service du camp du bien,
00:00:11à l'image de son directeur des antennes, Stéphane Sidbon-Gomez, ex-salarié d'Europe Écologie-Les Verts,
00:00:17ex-directeur de campagne d'Eva Jolie en 2012 et aujourd'hui à la manœuvre pour initier les projets,
00:00:23les émissions qui répondent aux critères de son obsession militante.
00:00:27On savait que Mme Delphine Ernot était en croisade contre CNews, contre l'homme blanc au-dessus de 50 ans,
00:00:33mais aussi contre la pensée libérale qu'il faut combattre à longueur de brûlots avec la soldatesque pilotée par Mme Élise Lucet,
00:00:41exécutrice des basses œuvres.
00:00:44On ignorait que tous ces gens fussent à ce point incompétents quand il s'agit de faire des additions.
00:00:48Ce n'est pas moi qui le dis, c'est la Cour des Comptes qui épingle la gabgie de France Télévisions et la dilapidation des deniers publics.
00:00:57Dans n'importe quelle entreprise, toute l'équipe dirigeante serait remerciée.
00:01:02En France, non seulement ces gens ne démissionnent pas,
00:01:05mais l'Arcom a reconduit il y a quelques semaines Mme Ernot et sa camarilla d'esprit servile,
00:01:11sans que je sache si ce rapport était connu ou non par ceux qui ont pris cette décision.
00:01:17Est-ce que ce rapport a été caché ?
00:01:21J'attends un complément d'enquête de Tristan Valec sur son antenne.
00:01:27France Télévisions est un scandale français.
00:01:29France 2, France 5 sont des chaînes partisanes qui ignorent le pluralisme et imposent une idéologie sans contradiction.
00:01:37France Télévisions est un scandale français qui coûte cher aux contribuables.
00:01:41Je ne sais pas s'il faut privatiser France Télévisions.
00:01:45Je sais en revanche qu'il faut en finir avec ce système des copains et des coquins.
00:01:51Il est 9h01, Alice Sommerer.
00:01:53Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:02:07Aujourd'hui s'ouvre le procès du violeur de Claire Géronimie.
00:02:10Il y a deux ans, la jeune femme a été violée dans le hall de son immeuble.
00:02:14Elle a ensuite fondé en 2024 l'association Éclat de Femmes pour aider toutes les victimes d'agressions sexuelles.
00:02:20Son agresseur était sous le coup d'une OQTF, il faut le rappeler, est déjà connue de la justice.
00:02:25A moins de 6 mois des élections municipales, les Républicains ont investi une quarantaine de candidats
00:02:30et apporté leur soutien formel à Jean-Michel Aulas à Lyon et à Martine Vassal à Marseille.
00:02:35L'objectif est de battre la gauche, a affirmé la ministre de l'Agriculture Annie Gennevar.
00:02:40Et puis Claudia Cardinal est décédée à l'âge de 87 ans.
00:02:44L'actrice franco-italienne s'est éteinte en région parisienne.
00:02:47Elle était mère de deux enfants, dont un, Patrick, était issu d'un viol.
00:02:50Il faut le rappeler également, connu pour ses rôles, notamment dans Le Guépard où il était une fois dans l'Ouest.
00:02:56Claudia, merci Alice, Claudia Cardinal et je pense à Norbert Saada qui est son amie d'enfance
00:03:02qui a produit beaucoup de films dans le cinéma français, on en parlera tout à l'heure.
00:03:06Elle était d'une beauté avec une voix tout à fait exceptionnelle.
00:03:10Comme vous le savez, nous sommes ce matin avec Sarah Salman, avec Éric Nolot, avec Joachim Lefloc-Imad, avec Vincent Herouet, avec Thomas Bonnet, avec Éric Nolot.
00:03:23Comme vous le savez aussi, nous obsédons, nous sommes, SN News est devenue une obsession pour le PAF, disons-le.
00:03:30Et Éric Dupond-Moretti, tout à l'heure, a parlé de nous et a parlé de votre serviteur une nouvelle fois sur l'antenne d'RTL.
00:03:37Bon, on va écouter Éric Dupond-Moretti, que je trouve toujours sympathique.
00:03:40Moi, j'ai du mal à... Je ne trouve pas antipathique ce monsieur.
00:03:43Mais je pense que c'est une obsession, c'est-à-dire qu'il va sur RTL, il parle de nous quand même.
00:03:48Il y a peut-être autre chose à parler que de nous.
00:03:50Alors écoutez ce qu'il a dit sur notre chaîne et ce qu'il dit sur vous également,
00:03:55puisque vous êtes des chroniqueurs, des éditorialistes, vous seriez visiblement des fachos.
00:04:01Voilà, des fachos autour de la table. Voilà ce que dit M. Dupond-Moretti. Dans la nuance.
00:04:07Quand vous voyez que la presse Bolloré, par exemple, tous les jours, tous les jours,
00:04:11tape sur Emmanuel Macron, même quand il dit bonjour madame, il a faux.
00:04:15Donc ça aussi, ça fait partie des choses qui nourrissent cette détestation dont vous me parlez.
00:04:20Est-ce que vous diriez, vous comme Delphine Ernaud, que CNews est une chaîne d'extrême droite ?
00:04:25Oui, et CNews est une chaîne de désinformation continue.
00:04:29De désinformation continue ?
00:04:30D'évangélisation, si j'ose dire.
00:04:33Là encore, vous n'êtes pas dans la nuance ?
00:04:35Non, je ne suis pas dans la nuance, mais je regarde.
00:04:37Et avant de m'exprimer de cette façon, j'ai vu, j'ai écouté.
00:04:40Je peux vous donner des exemples. D'ailleurs, je les donne dans le livre.
00:04:43Vous savez, quand M. Pro fait un lien entre les migrants et les puces de lits,
00:04:47c'est une régression sociétale, c'est le Moyen-Âge.
00:04:49C'est l'estranger qui apporte la peste et le choléra.
00:04:53Alors il le fait de toute façon, c'est magique.
00:04:56Il dit, je ne dis pas qu'il y a un lien, mais je pose la question.
00:05:01J'ai quand même bien le droit de poser une question.
00:05:04Il s'en prend aussi souvent.
00:05:05Et là, il fait appel aux 4-5 fachos qui sont autour de lui,
00:05:09qui sont grassement payés pour confirmer ses propos.
00:05:11Voilà ce qui est devenu CNews.
00:05:12Vous êtes sûr qu'il va parler de vous ce matin ?
00:05:13De toute façon, il y a 4 ans qu'il parle de moi
00:05:17et 4 ans que je me fais injurier sur cette chaîne.
00:05:19Est-ce qu'il y a un problème aujourd'hui dans le service public ?
00:05:22Oui, il y a un problème aujourd'hui.
00:05:23Éditorial, économique ?
00:05:24Non, mais pardonnez-moi.
00:05:25Éditorial, on ne peut pas comparer,
00:05:28sauf à être d'une totale mauvaise foi,
00:05:30France Inter et CNews.
00:05:32Bon, écoutez RTL, c'est bien aussi.
00:05:34Oui, mais vous n'avez pas posé la question.
00:05:36Pourquoi vous appartenez au domaine public ?
00:05:38J'appartiens à personne, je suis comme vous.
00:05:40Non, mais d'accord.
00:05:40Voilà, donc RTL, moi, je suis devant vous,
00:05:45je n'ai jamais mis les pieds sur CNews.
00:05:47Pourquoi ?
00:05:48Parce que je mets les pieds là où je pense
00:05:49être raisonnablement accueilli.
00:05:53Bon, alors, d'abord, je remercie Thomas Soto
00:05:56pour la qualité de ses questions, bien évidemment,
00:05:58et les questions pertinentes qu'il pose sur notre chaîne.
00:06:02Je voudrais simplement vous dire que,
00:06:04d'abord, M. Moretti, j'ai une photo,
00:06:06il est venu à l'heure des pros,
00:06:07donc il dit qu'il n'a jamais mis les mains sur CNews.
00:06:08Voilà, on était ensemble, voilà, ça, c'est la preuve
00:06:11qu'il dit n'importe quoi ou qu'il mange,
00:06:13je n'en sais rien,
00:06:13puisqu'il est avec Philippe Bilger sur notre plateau,
00:06:17il est venu nombreuses fois,
00:06:18il est venu effectivement avant qu'il ne soit ministre.
00:06:21Bon, sur les punaises de lit,
00:06:23c'est extraordinaire, en fait.
00:06:25Pourquoi, d'ailleurs, on n'a pas été ni condamné,
00:06:27ni rien du tout ?
00:06:28Ce n'est pas moi, je veux bien reprendre le sujet.
00:06:31J'ai retrouvé, ça datait de juillet 2023,
00:06:35c'était l'Association nationale d'assistance aux frontières
00:06:38pour les étrangers,
00:06:39qui avait parlé d'une zone datant de l'aéroport de Roissy
00:06:42qui était infestée par les punaises de lit.
00:06:45Et l'association s'était donc retirée de la zone,
00:06:48dénonçant une situation qui ne cessait de se dégrader.
00:06:51Et c'était l'ANAFE,
00:06:53donc l'Association nationale d'assistance aux frontières,
00:06:56qui s'estimait contrainte de suspendre
00:06:59ses missions d'intervention,
00:07:01et qui avait dit qu'il y avait une infestation de nuisibles
00:07:05dans un lieu d'enfermement,
00:07:06il appartient à l'administration de le fermer
00:07:08le temps que ce problème soit éradiqué.
00:07:11Et cette même association avait dit
00:07:13une avocate assure avoir rencontré le 22 juillet
00:07:15trois ressortissants marocains maintenus dans cette zone immaculée de piqûres.
00:07:19Donc j'avais cité l'Association nationale d'assistance.
00:07:22Alors je comprends qu'il ne vienne pas sur ce plateau,
00:07:25M. Dupont-Moretti,
00:07:26parce qu'en fait il dit n'importe quoi.
00:07:29Ce n'est pas moi.
00:07:30J'avais cité ces rapports-là,
00:07:32et c'est d'ailleurs pour ça que personne,
00:07:35l'ARCOM...
00:07:36Vous savez que ça ne sert à rien, votre défense.
00:07:37Mais ça ne sert à rien,
00:07:38parce qu'en fait ils ont décrété
00:07:40que nous étions des fachos.
00:07:41Alors vous, vous êtes fachos ?
00:07:43Vous êtes fachos ?
00:07:44Vous êtes fachos, Sarah Salman ?
00:07:45Oui, tout le monde est fachos.
00:07:46Mais ils ne peuvent rien dire d'autre.
00:07:47Pour eux, le réel est fachiste.
00:07:50Quand on parle du réel, on est fachiste.
00:07:51Et d'ailleurs, je vous assure,
00:07:53non seulement je n'ai rien contre M. Dupont-Moretti,
00:07:56je l'ai rencontré, je vous l'ai déjà dit,
00:07:57Rhumard Boeuf.
00:07:59Je lui ai dit bonjour.
00:08:01Il a attendu, je me suis éloigné,
00:08:03et il m'a dit...
00:08:04Ce soir-là, il m'a interpellé en me disant
00:08:05« Vous me dites bonjour,
00:08:06vous m'avez engueulé pendant quatre heures... »
00:08:07Ce qui n'est pas vrai du tout.
00:08:08Qu'ils viennent demain matin.
00:08:10Moi, j'aimerais beaucoup qu'ils viennent.
00:08:11Moi, il me est sympathique,
00:08:11mais j'aimerais bien discuter.
00:08:12J'aimerais bien entendre
00:08:14qu'elle est sa définition du fascisme aussi.
00:08:16Parce que c'est vos valises
00:08:18qui servent à décrire et pas à décrire.
00:08:19Qu'ils viennent demain matin,
00:08:20je lui dirais, par exemple,
00:08:21sur le sujet dont il parle,
00:08:23je lui dirais ça.
00:08:24Et puis, il me dirait
00:08:24« Je ne savais pas où... »
00:08:26Moi, je veux bien ressortir l'extrait.
00:08:28Donc, tout est comme ça.
00:08:28Mais je pense qu'on les rend fous.
00:08:30Dire de nous qu'on est fachos,
00:08:30c'est quand même mettre une cible
00:08:31dans notre dos.
00:08:33Quand on est un responsable politique,
00:08:34pardon,
00:08:34il a été ministre de la Justice,
00:08:35je trouve ça totalement inapproprié.
00:08:36Ce qui est marrant,
00:08:38c'est que Dupond-Moretti
00:08:39n'est pas un stalinien,
00:08:40mais il reprend vraiment
00:08:41les vieilles méthodes
00:08:42des années 50,
00:08:43c'est-à-dire l'antifascisme
00:08:44d'intimidation.
00:08:46Vous n'êtes pas d'accord avec moi,
00:08:47donc vous êtes un facho.
00:08:49Et les fachos,
00:08:50ils sont exclus.
00:08:51L'antifascisme,
00:08:51mais pas l'antitotalitarisme,
00:08:53parce qu'il y a quand même
00:08:53un problème avec le pluralisme,
00:08:55je crois.
00:08:56Mais je vais vous dire,
00:08:57je pense qu'on a basculé
00:08:58dans l'irrationnel.
00:08:59C'est-à-dire que le succès
00:09:00de ces news
00:09:01rend tout le monde un peu fou.
00:09:02La panique.
00:09:02Ça rend fou le présentateur
00:09:04qui se croit obligé
00:09:05de poser des questions
00:09:06sur nous.
00:09:08Je ne sais pas si c'est
00:09:08le bon moment.
00:09:09Est-ce que vous pensez
00:09:10que ces news,
00:09:10qui s'occupent de ses audiences,
00:09:12M. Soto,
00:09:14qui n'ont pas été très brillantes
00:09:15l'année dernière,
00:09:17qui s'occupent de ses audiences,
00:09:18qu'RTL s'occupe de ses audiences
00:09:20et qu'RTL fiche,
00:09:21en plus RTL est en concurrence
00:09:23d'Europe 1.
00:09:23Oh, vous êtes célèbre.
00:09:24Voilà,
00:09:25qui s'occupe d'eux.
00:09:28Il a fait un bon moment de radio,
00:09:29la meilleure part,
00:09:29si vous le reprenez.
00:09:30Oui,
00:09:30et puis M. Dupond-Moretti,
00:09:32s'il veut venir...
00:09:33Mais vraiment, sincèrement.
00:09:35Mais bien sûr qu'il vient.
00:09:37En plus,
00:09:37qu'est-ce que vous voulez ?
00:09:38Moi, franchement,
00:09:39je n'ai rien contre lui du tout.
00:09:40Je trouve même plutôt
00:09:41qu'il est sur scène.
00:09:43D'ailleurs,
00:09:44il lui faut un petit peu de pub,
00:09:46peut-être,
00:09:46son spectacle,
00:09:47je ne sais pas s'il marche bien ou pas.
00:09:49Il s'y penche.
00:09:50Bon,
00:09:50voilà ce que je voulais vous dire
00:09:51sur Eric Dupond-Moretti,
00:09:53qu'on salue,
00:09:54bien évidemment.
00:09:55Alors,
00:09:56parlons de Trump,
00:09:56parce que,
00:09:57alors,
00:09:58pour vous dire
00:09:59notre honnêteté intellectuelle,
00:10:00le meilleur titre
00:10:01de la presse matin,
00:10:02c'est libération.
00:10:03Nous sommes d'accord.
00:10:04Voilà.
00:10:04Regardez.
00:10:05Trump emmerde le monde.
00:10:07C'est exactement ça.
00:10:08Je veux dire,
00:10:09pour le coup...
00:10:10C'est une sorte de bras d'honneur
00:10:11en 50 minutes.
00:10:11C'est exactement ça.
00:10:13Trump emmerde le monde.
00:10:14Et il y a quelque chose,
00:10:17pourquoi pas,
00:10:17de rafraîchissant,
00:10:18d'une certaine manière,
00:10:19à dire des choses.
00:10:21Mais on peut ne pas être d'accord.
00:10:22Ça dépend des moments du discours.
00:10:23Il faut quand même se pencher
00:10:25segment par segment.
00:10:26Nous sommes d'accord.
00:10:27Mais il y en a tellement marre
00:10:29de la pensée.
00:10:29Ah oui, d'accord.
00:10:30Mais enfin,
00:10:30sur l'Ukraine,
00:10:32c'est quand même une déclaration
00:10:33stupéciante.
00:10:34Les mêmes journalistes
00:10:35auraient fascisé
00:10:35le général de Gaulle
00:10:36en son temps
00:10:37qui parlait quand même
00:10:37de l'ONU
00:10:38comme un machin inutile
00:10:39et dangereux.
00:10:39Je n'ai pas l'impression
00:10:40que Trump a inventé la lune.
00:10:41Il a un discours
00:10:41plutôt courageux
00:10:42et rafraîchissant
00:10:43en certains égards.
00:10:43Alors,
00:10:44ce qui est certain,
00:10:44c'est que faire de la politique,
00:10:45c'est de parler aux gens.
00:10:46Donc lui,
00:10:47il parle
00:10:47pour que les uns
00:10:49et les autres comprennent.
00:10:50Voilà.
00:10:50Il parle aux gens,
00:10:51il parle au peuple.
00:10:52Après,
00:10:53on peut le traiter
00:10:53avec les noms, etc.
00:10:54Alors,
00:10:54écoutons ce qu'il dit,
00:10:55par exemple,
00:10:55sur le changement climatique
00:10:57qui est peut-être
00:10:58et sans doute d'ailleurs
00:10:59la sortie la plus polémique
00:11:02qu'il ait faite hier.
00:11:03Écoutez.
00:11:07C'est selon moi
00:11:08la plus grande escroquerie
00:11:09de l'histoire de l'humanité,
00:11:11le changement climatique.
00:11:12On nous parle sans cesse
00:11:13du changement climatique.
00:11:15On ne nous parle plus
00:11:15du refroidissement
00:11:16ou du réchauffement.
00:11:18Ce sont des prévisions
00:11:18qui ont été faites
00:11:19par l'ONU et d'autres,
00:11:20souvent pour des raisons erronées
00:11:22et tout cela s'est avéré faux.
00:11:25Ce sont des personnes stupides
00:11:26qui ont formulé ces prévisions.
00:11:28Cela a coûté des fortunes
00:11:29à leur pays.
00:11:30Cela a garanti
00:11:31la ruine de ces pays.
00:11:33Je vous conseille
00:11:34de vous éloigner
00:11:34de cette supercherie écologique
00:11:36sinon vous allez faire faillite.
00:11:38Croyez-moi,
00:11:39je m'y connais en la matière.
00:11:41Pendant la campagne,
00:11:42il y avait une casquette
00:11:42que beaucoup de mes partisans portaient,
00:11:44une casquette qui disait
00:11:45« Trump avait raison sur tout ».
00:11:47Je ne dis pas ça
00:11:48pour me vanter,
00:11:49mais c'est vrai.
00:11:49Il va s'en dire
00:11:59qu'on ne peut pas défendre
00:12:00sur ce plateau
00:12:01des thèses climato-sceptiques,
00:12:03bien évidemment.
00:12:04Ce qui n'empêche que...
00:12:06C'est interdit par la loi ?
00:12:07C'est interdit par la loi.
00:12:09D'abord, c'est quoi être climato-sceptique ?
00:12:12Il faut reconnaître à Trump
00:12:14au moins une constance
00:12:15parce qu'à la fin d'un discours
00:12:16comme celui-là,
00:12:17on se demande qu'est-ce qui est
00:12:18de l'ordre simplement
00:12:19du discours fait pour son électorat
00:12:22et qu'est-ce qui est réellement pensé.
00:12:23Là, sur le climat,
00:12:25il est constant depuis
00:12:26au moins une douzaine d'années,
00:12:28même 15 ans.
00:12:30Il a toujours dénoncé
00:12:31l'escroquerie.
00:12:33Pour lui,
00:12:33le réchauffement climatique
00:12:35est un concept
00:12:36qui a été inventé
00:12:37par les Chinois
00:12:38pour ruiner
00:12:40le secteur manufacturier américain.
00:12:42Il a tort,
00:12:43il a tort,
00:12:43par exemple,
00:12:44il suffit de parler
00:12:45avec des viticulteurs
00:12:46par exemple du sud de la France
00:12:47pour savoir que
00:12:49les vendanges
00:12:50qui dans le temps
00:12:50étaient, je ne sais pas,
00:12:51le 1er octobre
00:12:52sont aujourd'hui avancés.
00:12:53Donc, il a factuellement tort.
00:12:55Oui.
00:12:56Non mais,
00:12:56il y a un désordre.
00:12:58Il n'y a pas de discussion.
00:13:00La question,
00:13:00c'est de savoir
00:13:01d'où il vient.
00:13:02Est-ce que c'est
00:13:03d'origine humaine ?
00:13:04Est-ce que c'est
00:13:05l'utilisation abusive
00:13:08effectivement
00:13:08d'une énergie
00:13:09carbonée ?
00:13:11C'est ça la discussion,
00:13:12vous avez raison.
00:13:13Mais c'est factuel
00:13:14que les températures montent.
00:13:15C'est factuel.
00:13:16Mais quand vous les discutez,
00:13:17c'est péremptoire,
00:13:19caricatural.
00:13:20Non, ce n'est pas
00:13:20très vraiment caractéristique.
00:13:21Non, ce n'est pas un débat.
00:13:22Il assène des choses,
00:13:23il faudrait trouver...
00:13:24Il dit c'est une escroquerie,
00:13:24ça n'a pas de...
00:13:25C'est une escroquerie,
00:13:26c'est pas un débat.
00:13:26Il n'est pas conflit
00:13:27de dévotion devant
00:13:27le rapport du GIEC.
00:13:29Oui, du moins...
00:13:29Mais pas obligé.
00:13:30Il faut être un peu plus nuancé
00:13:31que ça,
00:13:31c'est la façon
00:13:32dont les médias
00:13:33traitent les conclusions
00:13:35du rapport du GIEC.
00:13:37Oui.
00:13:37Il y a une petite nuance.
00:13:38Vous êtes plus subtil que lui.
00:13:39Non, mais par exemple,
00:13:40j'aimerais savoir,
00:13:41il nous l'explique par exemple,
00:13:42il a dit,
00:13:43Urbi et Torbi,
00:13:44il a dit,
00:13:45les Européens ont réduit
00:13:4637% leurs émissions carbone
00:13:48pendant que les Chinois
00:13:49l'augmentaient de 50%.
00:13:51Bon.
00:13:52Et donc,
00:13:52en fait,
00:13:53les pays européens
00:13:54se ruinent
00:13:55et provoquent
00:13:57le transfert
00:13:57de toutes les industries
00:13:59dans les pays pollueurs.
00:14:00Là, il a raison.
00:14:02C'est-à-dire que...
00:14:03Les 30% sont vrais.
00:14:04Il faudrait vérifier ça.
00:14:04La voiture est un bon exemple.
00:14:06On va produire
00:14:073 millions de voitures
00:14:08en moins qu'en 2019.
00:14:10On a tué
00:14:11l'industrie thermique.
00:14:13On a tué
00:14:14au nom de l'idéologie,
00:14:16au nom de l'écologie,
00:14:18en voulant absolument
00:14:19accélérer l'électrique
00:14:20alors qu'on n'est pas prêt
00:14:21pour l'électrique
00:14:22et que les Chinois
00:14:22sont meilleurs que nous
00:14:23pour l'électrique.
00:14:24Et qui a fait ça,
00:14:25c'est l'Europe.
00:14:26Donc l'Europe a tué
00:14:27l'industrie automobile.
00:14:29C'est factuel,
00:14:29je n'y peux rien.
00:14:30C'est l'échange ensuite
00:14:31avec d'autres continents.
00:14:32Je n'y peux rien.
00:14:33Je n'y peux rien
00:14:34pour des raisons
00:14:35purement idéologiques.
00:14:37Sur les éoliennes,
00:14:38écoutez...
00:14:38Nous qui importons
00:14:39du gaz de schiste,
00:14:40en veux-tu,
00:14:41en voilà,
00:14:42pour suppléer
00:14:42le gaz russe,
00:14:46je veux dire,
00:14:46sur les histoires
00:14:47de notre vertu climatique,
00:14:50il a...
00:14:50Il déteste,
00:14:51il est comme vous,
00:14:52il déteste
00:14:53les moulins à vent.
00:14:54Ce qu'il appelle
00:14:54les moulins à vent.
00:14:55C'est vraiment
00:14:55son obsession.
00:14:56Il a effectivement
00:14:56regretté
00:14:57l'énergie éolienne
00:14:59et on va écouter
00:15:00ce qu'il dit
00:15:00sur l'Europe.
00:15:01Parce qu'il s'adresse
00:15:02aux pays européens,
00:15:04il dit
00:15:05l'Europe est détruite
00:15:06parce que vous ne
00:15:07maîtrisez pas
00:15:07vos flux migratoires.
00:15:09Ça aussi,
00:15:10on peut l'entendre.
00:15:11Écoutons le président Trump.
00:15:12Je ne vais pas citer
00:15:18le nom des pays,
00:15:19mais le fait est
00:15:20que je pourrais citer
00:15:21le nom de vos pays.
00:15:22Vos pays sont en train
00:15:23d'être détruits.
00:15:25L'Europe se porte bien mal.
00:15:27L'Europe a été envahie
00:15:28par des migrants illégaux
00:15:29et ce n'est du jamais vu
00:15:30dans l'histoire.
00:15:31Des migrants illégaux
00:15:32affluent en Europe
00:15:33et personne ne fait rien.
00:15:34personne ne fait rien
00:15:40pour les chasser
00:15:41alors que vos prisons
00:15:42sont remplies
00:15:42de soi-disant
00:15:43demandeurs d'asile
00:15:44qui vraiment,
00:15:45alors qu'on leur a ouvert
00:15:46la porte,
00:15:47se livrent à la criminalité.
00:15:48Il faut mettre un terme
00:15:49à la politique
00:15:50des frontières ouvertes.
00:15:51Et je peux vous le dire,
00:15:52je sais comment
00:15:53fermer les frontières.
00:15:54Vos pays sont voués
00:15:55à l'enfer
00:15:56si vous ne faites rien.
00:15:58Ça, c'est intéressant aussi.
00:15:59Qui contestera
00:16:00que Lyon,
00:16:01que Londres a changé
00:16:03et qu'il n'y a pas changé.
00:16:04Justement,
00:16:04par rapport à Londres,
00:16:05on en parlait hier soir,
00:16:06vous disiez qu'il y avait
00:16:06beaucoup de tribunaux islamiques.
00:16:09J'ai regardé,
00:16:09il y en aurait environ 85
00:16:10et ils étaient déjà là
00:16:11en 2009.
00:16:12Donc en fait,
00:16:13il n'y en a pas plus.
00:16:13C'est simplement
00:16:14qu'on en parle plus aujourd'hui.
00:16:15Il n'y avait pas
00:16:16le hadith du jour
00:16:17sur le fronton
00:16:18de la guerre de King's Cross
00:16:19il y a une vingtaine d'années
00:16:20pendant le ramadan.
00:16:21Il y a quand même eu
00:16:21des bouleversements démographiques
00:16:22qui sont devenus en Europe
00:16:23sur le dos des peuples
00:16:25et on a eu pendant ce temps-là
00:16:26des gouvernements
00:16:27qui nous ont expliqué
00:16:27qu'ils ne pouvaient rien faire,
00:16:28qu'ils étaient impuissants.
00:16:29Trump a peut-être ses limites,
00:16:31il a peut-être ses défauts
00:16:32mais il est le symbole d'une chose,
00:16:33c'est le retour
00:16:34de la volonté en politique
00:16:34et le retour de l'idée nationale
00:16:36avec des résultats
00:16:37sur un court laps de temps
00:16:39parce qu'en six mois,
00:16:40la population immigrée
00:16:40aux Etats-Unis
00:16:41a baissé d'un million et demi.
00:16:43Ce n'était jamais arrivé
00:16:44pendant 60 ans.
00:16:45Donc ça montre
00:16:45que quand on veut,
00:16:46on peut.
00:16:47Quand il y a une volonté politique,
00:16:48il peut y avoir un chien.
00:16:48Il avait dit
00:16:49qu'il allait expulser
00:16:4911 millions de migrants illégaux.
00:16:51À ce jour,
00:16:52il n'en a pas expulsé 11 millions
00:16:53et vu la constitution américaine,
00:16:54il ne va pas en expulser 11 millions.
00:16:56Il y a quand même des recours.
00:16:57Il avait dit aussi
00:16:58qu'il y aurait un mur
00:16:59entre le Mexique
00:17:00et les Etats-Unis.
00:17:02Le mur,
00:17:02il y a des morceaux de mur.
00:17:03Ça va pour revenir
00:17:04à ce que vous disiez juste avant.
00:17:05Moi, 85 tribunaux islamiques
00:17:07à Londres,
00:17:07moi je trouve ça effrayant.
00:17:09Ça n'augmente pas,
00:17:10c'est très bien.
00:17:11Je ne nie pas
00:17:11que ce soit effrayant
00:17:12mais ça n'a pas augmenté.
00:17:14On me dirait
00:17:14qu'il y a 85 tribunaux islamiques
00:17:16à Paris.
00:17:16Mais le discours de M. Trump,
00:17:17c'est-à-dire qu'il y en a
00:17:17beaucoup plus.
00:17:19Écoutez,
00:17:20chacun peut constater
00:17:21que la France
00:17:22a changé,
00:17:23Sarah Salmane,
00:17:24quand même.
00:17:24On peut constater
00:17:25que des quartiers
00:17:26entiers,
00:17:27aujourd'hui,
00:17:27il n'y a plus de traces
00:17:28de la culture française.
00:17:29Mais vous allez souvent
00:17:30dans les quartiers ?
00:17:32Est-ce que c'est
00:17:33le sujet
00:17:36que moi,
00:17:37j'y aille souvent
00:17:37ou pas ?
00:17:38Comme vous me dites
00:17:39que ça a changé.
00:17:39Il suffit de lire
00:17:41et de voir quand même.
00:17:42Sarah,
00:17:43moi je vis à l'huile
00:17:43de ces quartiers.
00:17:44J'y habite depuis 25 ans.
00:17:45En 25 ans,
00:17:46j'ai vu ces quartiers
00:17:47changer du tout au tout.
00:17:47Vous habitez dans le centre
00:17:48de Paris ?
00:17:49Du tout au tout.
00:17:49Non,
00:17:49ce n'est pas le centre de Paris,
00:17:50c'est l'est de Paris.
00:17:51L'est de Paris est une ville
00:17:53maintenant complètement différente.
00:17:54Il y a une forme
00:17:55de sécession à Paris.
00:17:56Tout le monde le voit
00:17:57à l'œil nu.
00:17:58La pression communautaire
00:17:59est là.
00:18:01Les prières de rue
00:18:01qui n'existaient pas
00:18:02sont là.
00:18:03Et le fait que
00:18:04les gens fuient
00:18:05ces quartiers
00:18:06fait qu'il y a
00:18:06une homogénéité
00:18:07culturelle,
00:18:09ethnique,
00:18:09religieuse
00:18:10qui est catastrophique.
00:18:11Ces quartiers
00:18:11ont changé
00:18:12du tout au tout.
00:18:13On ne parle pas
00:18:13d'un vague ressenti.
00:18:16Moi,
00:18:16je n'y vais pas,
00:18:17mais Eric Nolot
00:18:18y a dit...
00:18:18Dans l'est de Paris,
00:18:19vous me dites que tout a changé.
00:18:20Écoutez,
00:18:21je vais aller voir
00:18:21dans l'est de Paris.
00:18:22Pardonnez-moi,
00:18:24mais ça m'étonne en ce moment.
00:18:25Je vois qu'il me le floc,
00:18:26il m'a...
00:18:26On n'est pas juste
00:18:27dans une question
00:18:28de ressenti.
00:18:29C'est une réalité
00:18:29statistiquement avérée.
00:18:30Quand l'INSEE dit
00:18:31qu'il y a 41,6%
00:18:32des moins de 4 ans
00:18:33sur le territoire français
00:18:34qui sont immigrés
00:18:35ou d'origine immigrée,
00:18:36on n'est pas dans un fantasme.
00:18:37Parlons de Trump
00:18:38parce que c'est ce qui m'intéresse
00:18:40parce qu'hier,
00:18:41effectivement...
00:18:41Alors,
00:18:41il devait parler un quart d'heure
00:18:42et finalement,
00:18:43il a parlé trois quarts d'heure
00:18:43parce qu'il n'y avait pas de...
00:18:44Oui,
00:18:44le prompteur était en panne
00:18:45donc il a improvisé.
00:18:47On a vu au moins
00:18:47que c'était sa conviction profonde.
00:18:48Et quand il improvise,
00:18:49il est en roue libre.
00:18:51Il est en roue libre
00:18:52quand il a...
00:18:52Alors,
00:18:53j'aime l'Europe,
00:18:54dit-il.
00:18:55J'aime vous.
00:18:56Comment ?
00:18:57En roue libre.
00:18:57Allons-y.
00:18:58Non,
00:18:58je ne suis pas en roue libre.
00:19:00J'aime l'Europe,
00:19:01c'est ce que dit Donald Trump.
00:19:06Je suis le président des Etats-Unis
00:19:07mais j'aime l'Europe.
00:19:09Je me préoccupe de l'Europe.
00:19:10J'aime la population européenne.
00:19:13Le fait est que l'Europe
00:19:14est dévastée par l'immigration
00:19:15et par ce problème énergétique.
00:19:18C'est en train de tout détruire.
00:19:20Les Européens ne peuvent pas
00:19:22rester les bras croisés.
00:19:23Vous ne faites rien
00:19:25parce que vous n'osez pas
00:19:25froisser vos électeurs.
00:19:27Vous êtes en train de détruire
00:19:28votre patrimoine.
00:19:29Il y a donc la catastrophe
00:19:31migratoire
00:19:31et il y a cette supercherie
00:19:33énergétique.
00:19:34Vous devez agir
00:19:35avant qu'il ne soit trop tard.
00:19:38Ça, c'est...
00:19:39On doit agir
00:19:41avant qu'il ne soit trop tard,
00:19:42dit-il.
00:19:43L'Amérique appartient
00:19:44au peuple américain.
00:19:45Non, puis l'Italie a agi.
00:19:46Il y a des pays
00:19:46qui ont quand même agi.
00:19:48La tête de chapitre,
00:19:49c'est ça.
00:19:49L'Amérique appartient
00:19:50au peuple américain
00:19:51et l'Europe est décadente.
00:19:53Nous allons écouter
00:19:54de ce qu'il dit
00:19:54sur le Hamas.
00:19:55Personne ne souhaite
00:20:00encourager la poursuite
00:20:01du conflit.
00:20:04Pourtant,
00:20:05certains pays souhaitent
00:20:06de façon unilatérale
00:20:07reconnaître un État
00:20:08palestinien,
00:20:09ce qui reviendrait
00:20:10à récompenser
00:20:10les terroristes
00:20:11du Hamas
00:20:11pour les atrocités
00:20:12commises.
00:20:12Ce serait pour ces terroristes
00:20:22une récompense,
00:20:23notamment pour les atrocités
00:20:24du 7 octobre.
00:20:27Le Hamas refuse
00:20:28de libérer les otages
00:20:29et refuse tout
00:20:30cesser le feu.
00:20:31Au lieu de récompenser
00:20:32le Hamas
00:20:33qui a tant détruit,
00:20:34nous aurions pu résoudre
00:20:35ce conflit
00:20:36il y a bien longtemps.
00:20:39Il ne faut pas céder
00:20:40aux exigences du Hamas.
00:20:41Si vous aspirez
00:20:43véritablement à la paix,
00:20:44vous devez vous exprimer
00:20:45d'une seule voix
00:20:46et demander la libération
00:20:47des otages
00:20:47dès aujourd'hui.
00:20:52C'est l'exacte position
00:20:53contraire de celle
00:20:54d'Emmanuel Macron.
00:20:54Exactement,
00:20:55c'est vraiment
00:20:55une pierre dans son jardin.
00:20:57Moi, c'est ce qui est
00:20:58le plus frappant
00:20:58finalement dans cette histoire.
00:20:59Il y a deux choses.
00:21:00Vous avez vu,
00:21:01on voit l'Assemblée
00:21:02qui est très attentive.
00:21:03Moi, je n'ai pas souvenir
00:21:04d'avoir vu les travées
00:21:05aussi pleines à l'ONU
00:21:06pendant le discours
00:21:07du président.
00:21:09Il fait vraiment sale
00:21:10comme tout le monde
00:21:10est suspendu
00:21:10à ce qu'il dit.
00:21:11Parce que tout le monde
00:21:12a conscience que,
00:21:13par exemple,
00:21:14sur Gaza,
00:21:15comme sur l'Ukraine d'ailleurs,
00:21:16c'est sa position
00:21:17qui peut faire changer
00:21:18les choses.
00:21:19C'est lui qui a
00:21:20les moyens
00:21:22de faire évoluer
00:21:23le conflit.
00:21:24Et donc là,
00:21:25c'est une fin
00:21:26de non recevoir clair.
00:21:27Quand il dit
00:21:27certains pays,
00:21:29il y en a
00:21:29les trois quarts
00:21:30de l'Assemblée
00:21:31ont voté
00:21:31la reconnaissance
00:21:32de la Palestine
00:21:34comme État.
00:21:35Les trois quarts
00:21:36de l'Assemblée générale
00:21:37ont déjà reconnu,
00:21:39la France arrive,
00:21:40c'est la première
00:21:41du Conseil de sécurité,
00:21:42le premier membre permanent
00:21:43du Conseil de sécurité,
00:21:43mais il y en a,
00:21:44tous les autres,
00:21:44ils sont déjà passés.
00:21:46Donc,
00:21:46il est vraiment,
00:21:47quand Libé titre
00:21:48« Il emmerde le monde »,
00:21:50c'est vraiment ça.
00:21:51Il les défie.
00:21:52Et il leur dit,
00:21:53c'est moi,
00:21:53moi,
00:21:53voilà ce que je pense.
00:21:54Je vais peut-être
00:21:56vous surprendre
00:21:56parce que le président
00:21:57indonésien,
00:21:58est-ce que vous le connaissez ?
00:22:00Vous ne le connaissez pas ?
00:22:01Moi, je le connais
00:22:02depuis moins d'une heure.
00:22:03Il s'appelle
00:22:04Prabowo ou Prasovo,
00:22:06je ne sais pas
00:22:06comment dire,
00:22:08mais son intervention
00:22:08est passée sous les radars
00:22:09et ce qu'il a dit hier,
00:22:10vous l'avez entendu également,
00:22:11Thomas Bonnet ?
00:22:12C'est peut-être
00:22:13la meilleure intervention
00:22:14qui a été faite hier
00:22:16à l'ONU.
00:22:17Écoutez ce président,
00:22:18ce qu'il a dit.
00:22:19Nous devons reconnaître,
00:22:24nous devons respecter,
00:22:25nous devons garantir
00:22:26la sécurité d'Israël.
00:22:31Ce n'est qu'ainsi
00:22:32que nous pourrons connaître
00:22:33une paix véritable.
00:22:37Ça, c'est intéressant.
00:22:38C'est le président
00:22:38du plus grand pays musulman
00:22:39du monde.
00:22:40Bien sûr.
00:22:41C'est pour ça
00:22:41que c'est intéressant.
00:22:43Et de dire ça
00:22:43alors que tout le monde
00:22:44lâche Israël,
00:22:45c'est quand même
00:22:45une position qui est
00:22:46sur la scène internationale.
00:22:48Les pays ne font
00:22:49soutiennent pas Israël
00:22:50et la libération
00:22:50des otages.
00:22:52Donc, il a parlé
00:22:53également de l'ONU.
00:22:54Alors l'ONU,
00:22:55hier, vous avez dit
00:22:56que le prompteur
00:22:57était tombé en panne.
00:22:59Alors l'escalator,
00:23:00il y a cette scène
00:23:00effectivement qui restera
00:23:02peut-être,
00:23:03oui, c'est à la fois...
00:23:05La Maison Blanche
00:23:05va chercher le responsable.
00:23:06Ne soyez pas contre le titre.
00:23:07Ah si, je vous assure,
00:23:08la porte-parole
00:23:09de la Maison Blanche
00:23:10a dit qu'il va falloir
00:23:11trouver qui est à l'origine
00:23:12de ce qui est un peu
00:23:13considéré comme une forme
00:23:14de sabotage.
00:23:15Oui, parce que ça,
00:23:16c'est évidemment,
00:23:17il arrive.
00:23:18On voit qu'à droite,
00:23:21l'escalator marche.
00:23:23Il marchait avant
00:23:24qu'il arrive sur le tapis
00:23:25et il s'est arrêté.
00:23:27Oui, c'est le prompteur pareil.
00:23:29Le prompteur pareil.
00:23:30Le prompteur pareil,
00:23:31évidemment.
00:23:32Les Américains ont
00:23:33une petite dette
00:23:34envers l'ONU.
00:23:35Il doit juste 3 milliards,
00:23:36du moins à l'automne dernier,
00:23:37il devait 3 milliards de dollars
00:23:39qui devrait faire fonctionner
00:23:42quand même le budget général.
00:23:43Bon, il est 9h23,
00:23:46on va marquer une pause
00:23:47et nous allons revenir
00:23:50après pour parler
00:23:51de l'ONU.
00:23:53Merci d'être avec nous
00:23:55ce matin.
00:23:56Et ce sera Michel Onfray
00:23:58tout à l'heure.
00:23:59Je ne sais pas comment
00:24:00M. Dupond-Moretti
00:24:01le qualifierait également
00:24:02d'ambulation dans les ruines.
00:24:06Et on attend M. Dupond-Moretti
00:24:07s'il veut.
00:24:08D'ailleurs, il peut venir
00:24:09jusqu'à la fin de l'émission.
00:24:10Moi, je le dis en toute sincérité.
00:24:12C'est quelqu'un qui m'est sympathique
00:24:13et je n'arrive pas
00:24:14à comprendre sa ligne.
00:24:15À qui il essaye de plaire ?
00:24:17Ou de complaire ?
00:24:18Je ne sais pas.
00:24:19Honnêtement,
00:24:20c'est assez simple.
00:24:20Vraiment, je l'aime bien.
00:24:20C'est un artiste.
00:24:21En fait, c'est assez simple.
00:24:22Les artistes sont de gauche.
00:24:23Je vais vous dire.
00:24:23C'est un avocat.
00:24:23Non, c'est assez simple.
00:24:25Il ne pense pas forcément
00:24:25ce qu'il dit.
00:24:26Mais c'est ce que je crois.
00:24:27Mais il a envie d'être reçu
00:24:30sur France Télévisions,
00:24:31par-ci, etc.
00:24:32Donc, il donne des gages.
00:24:34Voilà, je pense qu'il...
00:24:35Il faut qu'il se dépêche.
00:24:36Ça va bientôt être privatisé.
00:24:37Oui, oui, oui.
00:24:38Mais je ne suis même pas sûr
00:24:39qu'il pense ce qu'il dit.
00:24:40Il ne pense pas que vous êtes des fachos
00:24:41parce que ça n'aurait pas de sens.
00:24:43À tout de suite.
00:24:4730 Sommayal Abidi, bonjour.
00:24:49Nous rappellent les titres.
00:24:53Bonjour Pascal et bonjour à tous.
00:24:55A l'ONU, Emmanuel Macron
00:24:56met en garde contre le risque
00:24:58de voir la loi du plus fort l'emporter.
00:25:00Déclaration du chef de l'État
00:25:02quelques heures après la prise de parole
00:25:04de Donald Trump.
00:25:05Le président a défendu
00:25:06un multilatéralisme efficace
00:25:08ajoutant que la solution militaire
00:25:10ne fonctionne pas
00:25:11pour vaincre le Hamas à Gaza.
00:25:13Selon les échos,
00:25:15en plus de l'usine française de Poissy,
00:25:16le géant européen de l'automobile,
00:25:18Stellantis,
00:25:19s'apprête à mettre temporairement
00:25:21à l'arrêt 5 de ses usines
00:25:22en Allemagne,
00:25:24en Italie,
00:25:24et en Pologne et en Espagne.
00:25:26Information confirmée
00:25:27par l'usine italienne,
00:25:28mais pas par le groupe.
00:25:30Et puis,
00:25:31troisième jour du procès
00:25:32de Cédric Jubilard,
00:25:33une journée consacrée
00:25:34aux récits détaillés
00:25:35des investigations
00:25:36dont la qualité
00:25:37contestée par la défense.
00:25:39Sont attendus à la barre
00:25:40deux gendarmes
00:25:40qui n'ont pas pu prendre
00:25:41la parole hier.
00:25:43Des témoins
00:25:43dont un chauffeur de taxi
00:25:45est le directeur de l'enquête,
00:25:46le major Bernard Lorvelette.
00:25:48Merci Sommayal.
00:25:49Dernier passage
00:25:50de Donald Trump,
00:25:52ce qu'il dit
00:25:52sur l'ONU.
00:25:57Donald Trump
00:25:58qui s'est exprimé hier
00:26:00à la tribune de l'ONU
00:26:01pendant trois quarts d'heure.
00:26:03Est-ce que nous pouvons
00:26:03écouter
00:26:04Donald Trump
00:26:05ou pas ?
00:26:07Écoutons-le.
00:26:08Écoutons-le.
00:26:08C'est mal.
00:26:11Hélas,
00:26:12j'ai dû mettre un terme
00:26:12à ces guerres
00:26:13alors que j'aurais préféré
00:26:14que l'ONU le fasse.
00:26:15Le fait est que,
00:26:16dans le cas de toutes ces guerres,
00:26:18les Nations Unies
00:26:18ne m'ont pas aidé
00:26:19à résoudre ces conflits.
00:26:21J'ai mis un terme
00:26:21à cette guerre.
00:26:22Je me suis entretenu
00:26:23avec les dirigeants
00:26:24de chacun de ces pays
00:26:25et je n'ai reçu
00:26:26aucun coup de téléphone
00:26:27de l'ONU
00:26:27me proposant peut-être
00:26:28de m'aider.
00:26:29L'ONU ne contribue pas
00:26:39à résoudre les problèmes
00:26:40et souvent l'ONU
00:26:41crée de nouveaux problèmes
00:26:42que nous devons ensuite résoudre.
00:26:44A titre d'exemple,
00:26:45le principal dossier politique
00:26:46est le problème
00:26:47des migrations non contrôlées.
00:26:49C'est hors de contrôle.
00:26:51Vos pays sont en train
00:26:51d'être détruits.
00:26:53L'ONU finance des attaques
00:26:54qui visent les pays occidentaux
00:26:55et leurs frontières.
00:26:57En 2024,
00:26:57350 millions de dollars
00:26:59ont été apportés
00:27:00par l'ONU
00:27:00pour permettre
00:27:01à des centaines
00:27:02de milliers de migrants
00:27:02de se rendre aux Etats-Unis.
00:27:04Vous vous rendez compte
00:27:05que l'ONU aide
00:27:06ces migrants
00:27:06à se rendre aux Etats-Unis
00:27:07et ensuite
00:27:08nous devons les chasser.
00:27:18Vincent Lerouet,
00:27:19le président Trump
00:27:20dit qu'il a arrêté
00:27:21cette guerre.
00:27:22En tout cas,
00:27:22il n'a pas arrêté
00:27:23celle qu'il disait
00:27:24qu'il allait arrêter
00:27:24en 24 heures.
00:27:25C'était à Ukraine russe.
00:27:27Est-ce que c'est exact ?
00:27:30Il y a des conflits
00:27:31sur lesquels il est vraiment
00:27:31intervenu,
00:27:32notamment le Rwanda-Congo,
00:27:34où il y a eu
00:27:34une diplomatie efficace.
00:27:36Il y a d'autres conflits,
00:27:38si vous voulez,
00:27:38par exemple Israël-Iran,
00:27:40où l'intervention...
00:27:42c'est vrai que le cessez-le-feu
00:27:46a été décrété de facto.
00:27:48Mais bon,
00:27:49l'intervention américaine
00:27:50et celle de Donald Trump
00:27:51n'étaient pas forcément
00:27:52celles d'un faiseur de paix.
00:27:55En tout cas,
00:27:55ils n'étaient pas désarmés.
00:27:57Il y a Arménie,
00:27:58l'Azerbaïdjan,
00:27:58je ne sais pas du tout
00:27:59qu'est-ce que les Américains
00:28:00ont fait,
00:28:00mais ils le revendiquent.
00:28:01En tout cas,
00:28:02la reprise de dialogue.
00:28:04Comme pour l'Inde et le Pakistan.
00:28:05C'est un accord commercial
00:28:06plutôt qu'un accord de paix.
00:28:07Un de Pakistan,
00:28:08ça s'est arrêté tout seul.
00:28:08Un de Pakistan,
00:28:09ça s'est arrêté par intimidation.
00:28:11Est-ce qu'on peut dire
00:28:12qu'il exagère
00:28:13et qu'il ne dit pas la vérité ?
00:28:15Vous avez remarqué,
00:28:15il a une légère tendance,
00:28:17Donald Trump,
00:28:18à se vanter.
00:28:19Je trouve qu'il est légèrement vaniteux,
00:28:22comme vous avez pu le remarquer
00:28:23depuis 8 ans.
00:28:24Eh bien, écoutez,
00:28:25voilà donc un bilan
00:28:27de l'intervention de Trump
00:28:28qui a été faite
00:28:29autour de ce plateau.
00:28:30Elle me paraît contradictoire
00:28:32et nuancée.
00:28:33Il manque l'essentiel.
00:28:36C'est l'Ukraine,
00:28:37c'est la question en fait.
00:28:38Oui, pas vraiment.
00:28:39La question c'est
00:28:40est-ce qu'il y a un véritable virage
00:28:41stratégique américain ?
00:28:43Est-ce qu'il s'est résolu
00:28:44à regarder Poutine agir,
00:28:46Poutine à ses actes
00:28:47et non pas à l'amitié
00:28:49qu'il lui témoigne,
00:28:50mais à ses actes ?
00:28:51Par exemple,
00:28:52le fait d'aller à Pékin
00:28:53et de parader
00:28:53aux côtés du président Xi
00:28:55et du Nord-Coréen,
00:28:56ça visiblement,
00:28:58il ne l'a pas avalé.
00:28:59Et donc,
00:29:00il est quasi menaçant
00:29:02en expliquant
00:29:02que la Russie
00:29:03et que l'Ukraine
00:29:04peuvent reconquérir son territoire
00:29:05et même aller au-delà.
00:29:06C'est le haut-delà qui est inquiétant.
00:29:08Et le haut-delà,
00:29:08c'est donc
00:29:09là,
00:29:10il mise sur l'effondrement
00:29:12de l'économie
00:29:16et de l'armée russe.
00:29:17Et là,
00:29:18c'est un tournant.
00:29:19Mais peut-être que demain,
00:29:20il dira exactement le contraire.
00:29:21Donc,
00:29:21il faudra lui aussi
00:29:22le juger à ses actes.
00:29:23En tout cas,
00:29:24il y a un changement de ton.
00:29:26Son discours sur l'ONU
00:29:27n'a rien d'extrémiste.
00:29:28C'est un discours
00:29:28qui s'inscrit tout
00:29:28dans la lignée
00:29:29d'une vision réaliste
00:29:30des relations internationales
00:29:31qui part du principe
00:29:31que les organisations internationales
00:29:33n'ont pas d'intérêt
00:29:33en tant que telles
00:29:34mais qu'elles ne sont rien d'autre
00:29:35que ce que les États-nations
00:29:36en font.
00:29:37C'était la vision
00:29:37du général de Gaulle,
00:29:38encore une fois,
00:29:38qui est parlé de l'ONU
00:29:39comme un machin inutile
00:29:40et dangereux.
00:29:41Bon,
00:29:41voilà ce que vous pouvez dire
00:29:42en tout cas
00:29:42sur le président Trump.
00:29:44On va parler de France Télévisions
00:29:45dans une seconde.
00:29:46Simplement,
00:29:46je voulais vous faire écouter
00:29:47Salomon Milgram
00:29:48qui était hier présent
00:29:50sur le plateau
00:29:52de Christine Kelly
00:29:54et qui,
00:29:56je pense,
00:29:56synthétise
00:29:57ce que pensent
00:29:57beaucoup de Français juifs.
00:29:59Monsieur Milgram
00:29:59est un rescapé
00:30:00de la Shoah.
00:30:01Il a 94 ans.
00:30:02C'était tout à fait sidérant
00:30:03de l'écouter hier soir.
00:30:05La forme intellectuelle
00:30:06qui est la sienne
00:30:06et il a parlé
00:30:07effectivement des Juifs
00:30:08combien ils sont acquis.
00:30:09Écoutez.
00:30:11La France aujourd'hui
00:30:12a beaucoup changé
00:30:13et je ne vous cache pas
00:30:16qu'en tant que Juifs,
00:30:18nous nous interrogeons
00:30:19tous les jours
00:30:20à l'heure actuelle.
00:30:23J'ai des enfants,
00:30:23j'ai des petits-enfants,
00:30:25j'ai une grande famille,
00:30:26tous petits,
00:30:27tous arrière-petits
00:30:28et nous nous posons
00:30:29la question chaque jour
00:30:30comment faire
00:30:31et je ne voudrais pas
00:30:33que l'on recommence
00:30:36l'erreur
00:30:38qui a été faite
00:30:39en 1942
00:30:41où vous avez eu
00:30:43les pessimistes
00:30:46sont partis
00:30:48aux Etats-Unis
00:30:50et ont survécu
00:30:51et les optimistes
00:30:53qui, vous voyez là,
00:30:54ont fini à Auschwitz.
00:30:55On en est là.
00:30:56Oui.
00:30:57On en est.
00:30:58Et malheureusement,
00:31:00je ressens
00:31:01à l'heure actuelle
00:31:03un relanc
00:31:04des années 1930-1940.
00:31:07Salomon Milgram,
00:31:08mais puis c'est vrai
00:31:09qu'il a évoqué également
00:31:10le président Macron.
00:31:13Si je vous dis
00:31:14le regard
00:31:14que portent tous les Juifs
00:31:15à l'heure actuelle
00:31:16sur Macron,
00:31:17Macron n'existe plus
00:31:18pour rien,
00:31:18les Juifs.
00:31:19C'est clair.
00:31:20Il a fini d'exister.
00:31:22Il dit que des âneries
00:31:23les unes plus grosses
00:31:24que les autres,
00:31:25on se pose même,
00:31:26on est même
00:31:27à se poser la question,
00:31:28a-t-il déjà
00:31:29un point de chute
00:31:31quelque part ailleurs ?
00:31:33Mais comment peut-on
00:31:35aujourd'hui,
00:31:36à les dire,
00:31:37on fait,
00:31:39on va donner,
00:31:41on reconnaît la Palestine,
00:31:43un pays
00:31:43sans frontières,
00:31:45sans président,
00:31:47sans personne,
00:31:48sans rien.
00:31:48Et ce qui est pire,
00:31:50laisser cette victoire
00:31:52au Hamas
00:31:53et alors que les
00:31:56s'otages
00:31:58sont encore
00:31:59en dessous.
00:32:00C'est donc impensable.
00:32:02Tous les Français
00:32:02de confession juive
00:32:03ne sont pas
00:32:03forcément sur la ligne
00:32:05de M. Milgrom.
00:32:06Je pense à quelques intellectuels
00:32:07qui ont pris la parole
00:32:08ces derniers temps,
00:32:08c'est Alain Fingelkraut,
00:32:09c'est Jacques Attali
00:32:10qui ne sont pas
00:32:11sur cette ligne-là.
00:32:12C'est une minorité.
00:32:14Qui ne sont pas
00:32:14sur cette ligne-là,
00:32:15c'est une minorité.
00:32:16Je veux dire,
00:32:17moi j'étais plutôt
00:32:17pro-Macron.
00:32:19Là, quand je vois
00:32:19ce qu'il a fait,
00:32:21effectivement,
00:32:22ça m'éloigne beaucoup.
00:32:23Ça me paraît
00:32:24assez évident.
00:32:25Et que ce soit
00:32:25un rescapé
00:32:26de la Shoah
00:32:26qui dise
00:32:27qu'on a l'impression
00:32:28de revivre
00:32:29les heures sombres
00:32:30de l'histoire
00:32:31aujourd'hui,
00:32:32ce n'est pas n'importe qui
00:32:33qui le dit.
00:32:33C'est quelqu'un
00:32:33qui a connu
00:32:34malheureusement
00:32:35les camps de concentration.
00:32:36Ça restera comme une tâche
00:32:37vraiment indélébile
00:32:38sur les quinquennats
00:32:40d'Emmanuel Macron.
00:32:41Il a essayé
00:32:42de s'en expliquer
00:32:42hier à la télévision.
00:32:43Honnêtement,
00:32:44il n'y a rien à en tirer
00:32:45quasiment
00:32:45de cet entretien
00:32:47qu'il a accordé
00:32:47où il se défend,
00:32:49pourquoi il n'est pas allé
00:32:49à la marche
00:32:50contre l'antisémitisme.
00:32:51Rien ne prend.
00:32:52Il n'y a aucun argument.
00:32:52C'est terrible d'ailleurs.
00:32:54Il y a un manqué,
00:32:55il y a un raté.
00:32:56Il y aura peut-être
00:32:56des explications
00:32:56plus tard de sa part.
00:32:57Mais en tout cas,
00:32:58indéniablement,
00:32:59il y a un manqué
00:33:00de ce point de vue-là
00:33:00de la part d'Emmanuel Macron.
00:33:01Il n'y a pas besoin d'explication.
00:33:01Les faits sont là.
00:33:03Oui, mais pourquoi ?
00:33:03Peut-être qu'il a commis des erreurs.
00:33:05Est-ce qu'il a eu
00:33:05un problème d'analyse ?
00:33:06C'est possible aussi.
00:33:07Vous faites autant d'erreurs.
00:33:08Ce ne sont plus des erreurs.
00:33:09Ce sont des choix.
00:33:09Non, mais c'est...
00:33:10Voilà, l'erreur originelle,
00:33:12on la connaît.
00:33:13C'est-à-dire que de ne pas
00:33:14être présent d'une manière
00:33:16ou d'une autre
00:33:16dans cette manifestation.
00:33:18Il y avait tellement
00:33:18de façons d'être présent.
00:33:20C'est-à-dire que son épouse
00:33:21pouvait être présente,
00:33:22pourquoi pas ?
00:33:22Il pouvait être à la fin
00:33:23de la manifestation
00:33:24et accueillir quelqu'un.
00:33:26Il y avait 36 manières
00:33:27de donner un signal
00:33:28sans être dans la manifestation.
00:33:31Ce qui avait très bien fait
00:33:32d'ailleurs François Mitterrand
00:33:32en 1980,
00:33:36au moment de Carpentras.
00:33:37Voilà, il avait donné un signal.
00:33:39Bon, c'est le dimensif.
00:33:40Carpentras avait proposé
00:33:41que Serge Klarsfeld
00:33:41rencontre Emmanuel Macron
00:33:42ce jour-là,
00:33:43organise quelque chose
00:33:44qui aurait permis
00:33:44de ne pas marcher.
00:33:45Il y avait mille façons de le faire.
00:33:46Il y avait mille façons,
00:33:47mais il y a...
00:33:48Mais parce qu'il n'écoute...
00:33:49En fait, c'est une affaire
00:33:50de psychologie pour le coup.
00:33:51Il n'écoute personne.
00:33:53Mais si.
00:33:53C'est que justement,
00:33:54il a consulté ce jour-là.
00:33:55Oui, alors il a...
00:33:56Oui...
00:33:56Non, mais il a consulté
00:33:57des gens qui lui ont conseillé
00:33:59de ne pas aller.
00:33:59Si, il a écouté des gens
00:34:00et quelle personne.
00:34:01Non, mais c'est vrai.
00:34:02Vous allez mettre le feu au banlieue,
00:34:04n'y allez pas,
00:34:04monsieur le Président, etc.
00:34:05Il y a pire que la non-participation.
00:34:07C'est des raisons
00:34:08de cette non-participation,
00:34:09moi, je trouve.
00:34:09C'est une des circonstances
00:34:10aggravantes.
00:34:11France Télévisions.
00:34:12Jamais tort.
00:34:13C'est aussi la folie
00:34:14et l'incohérence
00:34:14d'une politique migratoire.
00:34:15On ne peut pas prétendre
00:34:16combattre l'antisémitisme,
00:34:17mais en même temps
00:34:17faire venir chaque année
00:34:18des dizaines de milliers
00:34:19d'antisémites sur notre sol.
00:34:20France Télévisions.
00:34:22France Télévisions.
00:34:22Alors, ça tombe mal quand même.
00:34:24Madame Ernotte,
00:34:25qui faisait la Une du Monde
00:34:32voir le sujet.
00:34:33Écoutez ce que disait
00:34:34Madame Ernotte en 2015.
00:34:36Elle était chez Jean-Pierre
00:34:37Elkabach.
00:34:37Elle était déjà assez énervée,
00:34:39d'ailleurs.
00:34:40C'est tout à fait étonnant
00:34:42de voir l'attitude,
00:34:43parfois, de Madame Ernotte.
00:34:44Écoutez ce qu'elle disait
00:34:45en 2015,
00:34:46parce que le numérique
00:34:47a de la mémoire.
00:34:48C'est ça qui est ennuyeux.
00:34:49C'était il y a 10 ans,
00:34:50au moment où elle prenait
00:34:51France Télévisions.
00:34:51Écoutons-la avec
00:34:52le regretté Jean-Pierre.
00:34:54Vive l'idée.
00:34:55Moi, j'arrive,
00:34:56je vois la situation
00:34:57d'une entreprise
00:34:58qui perd de l'argent
00:34:58depuis 4 ans.
00:34:59Grosso modo,
00:35:00depuis de l'arrêt
00:35:01de la pub après 20 heures.
00:35:02Et on me montre
00:35:02les chiffres pour les années
00:35:03qui viennent,
00:35:04on continue à perdre de l'argent.
00:35:05Deux messages.
00:35:06Deux messages.
00:35:07Un, je ne laisserai pas
00:35:08cette entreprise
00:35:09péricliter.
00:35:11Deux,
00:35:12et ça c'est un message
00:35:13que j'ai donné
00:35:14à mon actionnaire
00:35:15préféré,
00:35:16je ne ferai pas tout
00:35:18avec moins.
00:35:20J'ai annoncé
00:35:20que je produis
00:35:21à bras le corps
00:35:22l'économie
00:35:23de cette entreprise.
00:35:24On passe tout
00:35:25au panier fin.
00:35:26J'ai un conseil
00:35:26d'administration,
00:35:28j'ai un actionnaire,
00:35:28j'ai le CSA
00:35:29et c'est vers eux
00:35:30que j'en reviendrai
00:35:31très vite
00:35:31pour faire des propositions.
00:35:33Delphine Arnaud,
00:35:34on ne s'énerve pas.
00:35:35Je ne m'énerve pas.
00:35:36Votre projet
00:35:37comporte beaucoup.
00:35:39Je suis engagée,
00:35:40voyez.
00:35:40Je vois, je vois, je vois.
00:35:41Je suis pleine d'énergie.
00:35:42Oui, oui.
00:35:43On va voir dans quel domaine.
00:35:45Avec quel argent
00:35:45vous financez
00:35:46la chaîne
00:35:47que vous voulez créer ?
00:35:48Je suis en train
00:35:49de regarder
00:35:49combien elle coûtera ?
00:35:50toutes les économies
00:35:51que nous pouvons faire.
00:35:53Je vous l'ai dit,
00:35:54il faudra faire des choix.
00:35:55Vous la ferez
00:35:55sur les économies
00:35:56du service public.
00:35:57Et, et, et,
00:35:58parce que c'est de l'argent public.
00:36:00Et je vais vous dire,
00:36:00on doit être comptable
00:36:01de chaque euro
00:36:02que nous dépensons.
00:36:03C'est notre mission.
00:36:05Bon, effectivement,
00:36:07ça n'a pas très bien vieilli
00:36:08parce que ces gens-là
00:36:09ne sont jamais comptables
00:36:10de ce qu'ils ont dit.
00:36:12Donc, voyez,
00:36:13le sujet de Michael Dos Santos,
00:36:14la Gabgi
00:36:15de France Télévisions.
00:36:16Moi, ce que je voudrais savoir,
00:36:17parce que c'est de l'argent public,
00:36:19je voudrais...
00:36:21L'émission,
00:36:22c'est du dimanche,
00:36:23c'est quoi ?
00:36:23Ça s'appelle,
00:36:24c'est politique ?
00:36:25Voilà.
00:36:25Je voudrais savoir
00:36:26combien elle est facturée.
00:36:27Voilà.
00:36:28Ça, ça m'intéresse.
00:36:29C'est une émission
00:36:30qui dure une heure.
00:36:31C'est une émission
00:36:32qui est présentée par...
00:36:33Thomas Négaroff.
00:36:34Exactement.
00:36:35Il y a cinq personnes
00:36:36autour de la table.
00:36:37En fait, c'est une émission
00:36:38qui ne coûte rien,
00:36:39pour dire les choses clairement.
00:36:41C'est une émission
00:36:42qui ne coûte rien.
00:36:42C'est-à-dire que c'est une émission
00:36:43de plateau avec cinq personnes.
00:36:45Bon, je voudrais...
00:36:46Quand je dis
00:36:46que ça ne coûte rien,
00:36:48c'est...
00:36:49Dans nos métiers...
00:36:50Oui, ce n'est pas
00:36:51du grand spectacle.
00:36:51C'est du flux.
00:36:53C'est des émissions
00:36:53que nous faisons nous.
00:36:54Il n'y a pas de production.
00:36:56Il n'y a pas de...
00:36:58Cette émission.
00:37:00Voilà.
00:37:00Moi, si je faisais
00:37:01une commission d'enquête,
00:37:01je dirais,
00:37:02combien c'est facturé ?
00:37:03Et je regarde.
00:37:04Et je sais ce que ça coûte.
00:37:06Je sais ce que ça coûte,
00:37:07cette émission, à peu près.
00:37:08Bon.
00:37:09Mais si c'est facturé
00:37:11deux fois, trois fois,
00:37:12quatre fois, cinq fois,
00:37:13six fois, le prix que ça coûte,
00:37:14là, je dis...
00:37:16Attention.
00:37:17Il y a quelque chose
00:37:17qui ne va pas.
00:37:18Mais ça, il faut faire
00:37:19ce travail-là.
00:37:21Il faut rentrer
00:37:21précisément dans les comptes.
00:37:24Parce que c'est
00:37:24de l'argent public.
00:37:26Écoutez le sujet
00:37:27de Michael Dosantos.
00:37:28C'est comme...
00:37:29Aucune entreprise publique
00:37:31ni aucun ministère
00:37:32ne dispose du parc automobile
00:37:34de France Télévisions.
00:37:3553 cadres du géant
00:37:37de l'audiovisuel public
00:37:38disposent de voitures
00:37:39de fonction
00:37:39dont la valeur se situe
00:37:41entre 20 000
00:37:41et 53 000 euros.
00:37:44Tous ces véhicules
00:37:45sont loués
00:37:45pour une longue durée
00:37:46à l'exception
00:37:47de deux d'entre eux.
00:37:48Coût total
00:37:49des loyers mensuels
00:37:50plus de 21 000 euros.
00:37:51Une gabegie
00:37:52selon le rapport
00:37:53de la Cour des comptes.
00:37:54On se doute bien
00:37:55que ces voitures
00:37:55peuvent être utilisées
00:37:56aussi dans le cadre
00:37:57de la vie personnelle
00:37:58ou qu'elles ne sont pas
00:37:59justifiées
00:37:59parce que les gens
00:38:00habitent en l'occurrence
00:38:01par exemple à Paris
00:38:02et donc à Paris
00:38:03on sait très bien
00:38:03qu'on peut se déplacer
00:38:04très facilement.
00:38:05Dans son rapport,
00:38:06la Cour des comptes
00:38:07s'attaque également
00:38:08à la gestion
00:38:08des comités d'entreprise
00:38:09de France Télévisions.
00:38:11Les 13 CSE
00:38:12gèrent la restauration,
00:38:13une médiathèque
00:38:14mais aussi des centres
00:38:15de vacances
00:38:16comme un château
00:38:16en Dordogne
00:38:17et des logements
00:38:18à Trouville ou à Cannes.
00:38:20L'an dernier,
00:38:20leur budget global
00:38:21était de plus
00:38:22de 14 millions d'euros.
00:38:23Une enveloppe
00:38:24jugée trop généreuse
00:38:25du côté de la rue Cambon.
00:38:27Ils sont 9000 collaborateurs
00:38:29donc ça fait une aide
00:38:30d'à peu près 1500 euros
00:38:31par collaborateur
00:38:32ce qui est absolument
00:38:33vraiment très important
00:38:35si on compare
00:38:35à des entreprises privées.
00:38:37Compte tenu de ces montants,
00:38:38la Cour des comptes
00:38:39recommande
00:38:39un audit approfondi
00:38:41de la gestion
00:38:41de ces comités d'entreprise.
00:38:44Bon,
00:38:45votre sentiment
00:38:46sur ce sujet,
00:38:48je ne suis pas sûr
00:38:48qu'il faille
00:38:49s'adaptiser.
00:38:51C'est simple,
00:38:52il y a une dérive idéologique
00:38:53sous forme de propagande,
00:38:55il y a une dérive langagière
00:38:56parce que Mme Ernotte
00:38:57n'a en aucun cas
00:38:58à traiter
00:38:59les médias bollorés
00:39:00de médias d'extrême droite
00:39:01et maintenant
00:39:01il y a une dérive financière.
00:39:03Donc la seule solution
00:39:04dans un pays normal
00:39:04ce serait la démission.
00:39:06On l'attend.
00:39:06Voilà,
00:39:06c'est tout ce que j'ai à dire.
00:39:08C'est un échec
00:39:09sur tous les plans
00:39:10économiques,
00:39:11politiques,
00:39:12éthiques.
00:39:13Bon,
00:39:13donc passons au suivant.
00:39:14Mais écoutez,
00:39:15ce n'est pas possible
00:39:15et en effet
00:39:16il faut rentrer dans les comptes
00:39:17savoir qui coûte quoi.
00:39:19Ces gens-là
00:39:19sont abreuvés
00:39:20par l'argent public,
00:39:22par l'argent de la publicité.
00:39:23Il y a un pognon
00:39:24vraiment monstrueux
00:39:25qui est déversé
00:39:26pour quelque chose
00:39:27qui ne correspond pas
00:39:28à leur mission.
00:39:29Ils ne sont pas là
00:39:29pour faire avancer
00:39:30un agenda progressiste,
00:39:31ils sont là pour représenter
00:39:32la France
00:39:32dans sa diversité ethnique
00:39:34si on veut,
00:39:35mais d'opinion.
00:39:36Ils ne remplissent pas
00:39:36cette fonction.
00:39:37Il faut tout changer.
00:39:38Voilà.
00:39:39Il faut déjà fermer
00:39:40France Info
00:39:40qui coûte 40 millions d'euros
00:39:43et qui n'a pas trouvé
00:39:44son public.
00:39:45On peut le dire comme ça.
00:39:47Donc ça fait 10 ans
00:39:47que cette chaîne existe
00:39:48ou mutualisée.
00:39:50France Info,
00:39:51c'est le nom d'une radio,
00:39:52c'est le nom d'une télévision.
00:39:53On pourrait imaginer
00:39:54mutualiser les deux.
00:39:56Sur le terrain aussi.
00:39:56Nous sommes d'accord.
00:39:57Sur le terrain,
00:39:58chacun s'accorde à dire
00:40:00que...
00:40:01Un combat...
00:40:02Que se passe-t-il,
00:40:03Vincent Herbouet ?
00:40:04Parce que vous avez travaillé
00:40:05dans le public.
00:40:05C'est intéressant d'avoir votre avis.
00:40:06Moi, je fais la création
00:40:07de France Info Radio.
00:40:09Je me souviens de la difficulté
00:40:10qu'il y avait justement
00:40:11à obtenir un minimum
00:40:12de mutualisation
00:40:13avec France Inter.
00:40:14C'était un combat homérique
00:40:15et pas totalement perdu,
00:40:18mais ça a vraiment été
00:40:19très difficile.
00:40:19Parce que ce qui est frappant
00:40:21dans cette histoire
00:40:21avec France Télévisions,
00:40:22c'est que c'est le pire
00:40:23du service,
00:40:24c'est le pire
00:40:25de l'administration
00:40:26bureaucratique.
00:40:28Savoir...
00:40:29En fait, c'est co-géré
00:40:30avec les syndicats.
00:40:31Ce n'est pas une boîte facile
00:40:32à gouverner
00:40:33parce que vous êtes
00:40:34en co-gestion.
00:40:35Et en même temps,
00:40:35c'est le pire
00:40:36des excès du privé
00:40:37avec cette gabegie
00:40:38sur les voitures de fonction
00:40:39et les salaires.
00:40:40Il y a vraiment
00:40:41une espèce de synthèse
00:40:43qui est diabolique.
00:40:44Pourquoi vous dites
00:40:44que c'est le privé ?
00:40:45Le privé, il n'y a pas
00:40:46de gabegie.
00:40:46Autrefois, vous aviez
00:40:47dans le privé
00:40:47des salaires qui étaient
00:40:48largement supérieurs
00:40:50à ceux du public,
00:40:52ce qui n'est d'ailleurs
00:40:53plus du tout le cas.
00:40:55En tout cas,
00:40:56comme délégué du personnel
00:40:57à Radio France,
00:40:58je connaissais les salaires
00:40:58et puis après à TF1,
00:41:00je connaissais aussi
00:41:01les salaires
00:41:01en partie de la direction
00:41:04de l'info.
00:41:05Et donc,
00:41:05je me suis rendu compte
00:41:06que dans un cas,
00:41:07les gens mentaient
00:41:07parce qu'ils minimisaient
00:41:09leurs salaires
00:41:09et que dans l'autre cas,
00:41:10les gens mentaient
00:41:11mais dans l'autre sens
00:41:12en prétendant gagner
00:41:13davantage que ce qu'ils gagnaient.
00:41:15Et donc, en fait,
00:41:15c'était à peu près
00:41:16l'équivalent.
00:41:17Mais ce qui est frappant,
00:41:18c'est le nombre
00:41:18de voitures de fonction.
00:41:19C'est un détail,
00:41:20vous me direz,
00:41:21par rapport au projet
00:41:22de France Télévisions.
00:41:23Oui, c'est un détail,
00:41:24mais en même temps,
00:41:25vous vous imagineriez pas ça
00:41:26dans une boîte privée ?
00:41:28Non, parce que les gens
00:41:29sont mieux payés
00:41:30dans une boîte privée,
00:41:31sans doute.
00:41:32Mais pas vraiment.
00:41:33Pas vraiment.
00:41:33Pour les journalistes,
00:41:34en tout cas, pas vraiment.
00:41:35Je vous assure.
00:41:36C'est très frappant, ça,
00:41:37quand on regarde.
00:41:37C'est une manière
00:41:38de donner des avantages
00:41:39en nature.
00:41:40Oui, c'est un avantage,
00:41:41bien sûr.
00:41:42Après, la privatisation,
00:41:43c'est souhaitable.
00:41:44Je pense que c'est bien aussi
00:41:45d'avoir peut-être un canal
00:41:46qui serait sorti
00:41:47de la nécessité
00:41:47de la rentabilité.
00:41:48Et je suis parfaitement d'accord
00:41:49avec vous.
00:41:50Moi, je suis à fond
00:41:51pour le service public.
00:41:52Ça peut peut-être
00:41:53vous étonner,
00:41:53mais en revanche,
00:41:55un service public
00:41:55qui ne propose pas
00:41:56des...
00:41:57Mais surtout,
00:41:59un service public
00:42:01qui propose
00:42:01de la culture,
00:42:03de la littérature,
00:42:05du reportage,
00:42:06de la littérature,
00:42:07du théâtre,
00:42:08du cinéma patrimonial,
00:42:10etc.
00:42:12Comment ?
00:42:12Une chaîne d'éducation populaire.
00:42:14Une chaîne que personne
00:42:15ne regardera.
00:42:16Vous dites ça.
00:42:16Mais non, mais vous savez,
00:42:17ça, c'est pas bien de dire ça.
00:42:18Non, non, je plaisante.
00:42:19Franchement, c'est pas bien.
00:42:20Je plaisante.
00:42:20Ce n'est pas vrai.
00:42:21Une chaîne.
00:42:22Et peu importe, d'ailleurs.
00:42:23Mais ce n'est pas vrai.
00:42:24Une chaîne plus.
00:42:24Si demain,
00:42:25vous proposez aux gens
00:42:26de la culture,
00:42:28théâtre,
00:42:29art,
00:42:30peinture,
00:42:30des choses qu'on ne voit pas ailleurs,
00:42:32Bouillon de Culture
00:42:32est une émission
00:42:33qui marchait avec Pivot.
00:42:35Pivot a su rendre
00:42:36populaire la littérature.
00:42:38On n'est pas obligé
00:42:39de singer le privé
00:42:41et de faire des émissions
00:42:42de jeux.
00:42:43Mais d'ailleurs,
00:42:43ça ne marche pas.
00:42:44Samedi soir,
00:42:45ils ont fait une émission
00:42:45de jeux,
00:42:46ça a été une catastrophe.
00:42:47Elle est fondée,
00:42:48c'est même pas vrai.
00:42:49Oui, quoi.
00:42:49C'est Cyril Ferraud,
00:42:51je crois,
00:42:51qui a fait une émission.
00:42:52Ça ne marche pas du tout.
00:42:54Donc, vous pouvez avoir
00:42:55des divertissements
00:42:56comme Fort Boyard,
00:42:57des choses comme ça.
00:42:57Moi, ça ne me dérange pas.
00:42:58Mais qu'il y ait autre chose
00:43:01et un peu plus de choses
00:43:03que les autres
00:43:03ne montreront pas
00:43:05parce que l'audience
00:43:05ne sera peut-être pas,
00:43:06l'audience exceptionnelle
00:43:07ne sera pas au rendez-vous.
00:43:08Mais alors ?
00:43:08Donc, moi,
00:43:09je suis à fond pour le service public.
00:43:10Moi, je pense qu'il ne faut pas
00:43:11non plus de privatisation,
00:43:12mais il faut qu'il y ait
00:43:12une neutralité
00:43:13et inviter tout le monde.
00:43:14Je pense que c'est ce qu'on attend
00:43:15du service public,
00:43:16d'inviter les uns,
00:43:17les autres
00:43:18et pour rapport
00:43:18à la divergence d'opinion.
00:43:20Je pense que...
00:43:21Mais les humoristes
00:43:22sont uniquement
00:43:22des humoristes de gauche
00:43:23qui, sous couvert d'humour,
00:43:25effectivement,
00:43:25ne sont généralement
00:43:27pas très drôles.
00:43:28Donc, ce que je dis là,
00:43:29tout le monde s'en rend compte.
00:43:30C'est évident.
00:43:32Je me rends compte
00:43:32que dans le service public,
00:43:34il y a une partie
00:43:34des animateurs
00:43:35et des chroniqueurs
00:43:36qui disent exactement
00:43:37le contraire
00:43:37de ce qu'ils pensent
00:43:38quand vous les connaissez
00:43:38en privé.
00:43:39C'est ça qui est étonnant.
00:43:40Des noms.
00:43:41C'est-à-dire qu'ils se...
00:43:41Bah non, justement.
00:43:42C'est-à-dire qu'ils se calquent
00:43:45sur ce qu'il faut dire
00:43:47pour rester sur le service public.
00:43:47C'est comme Dupont-Moretti.
00:43:48Oui, c'est pareil.
00:43:49Alors, Dupont-Moretti,
00:43:49je ne le connais pas
00:43:50assez intimement.
00:43:51En revanche,
00:43:51il y a certains,
00:43:52même animateurs vedettes
00:43:53du service public
00:43:54que je connais bien
00:43:54et qui, en privé,
00:43:55ont un discours radicalement
00:43:56opposé à celui
00:43:57qu'ils tiennent à l'antenne.
00:43:58Donc, voilà.
00:43:58Mais c'est la condition
00:43:59pour garder leur place.
00:44:00Parce que t'es exclu autrement.
00:44:01Alors, Marine Le Pen
00:44:02a dit,
00:44:02l'audiovisuel public
00:44:03vit décidément
00:44:04dans un monde parallèle.
00:44:05Ces milliards de budgets annuels
00:44:06sont financés
00:44:07par l'ensemble
00:44:07des contribuables français
00:44:08dont notamment
00:44:09des millions d'électeurs
00:44:11du Rassemblement National.
00:44:12Malgré cela,
00:44:13l'idéologie qu'il défend
00:44:14chaque jour sur les antennes
00:44:15en violation
00:44:15de son devoir de neutralité,
00:44:17celle d'une minorité
00:44:18politisée à gauche
00:44:19voire de plus en plus
00:44:20à l'extrême gauche
00:44:20font public
00:44:21idéologie privée
00:44:22chercher l'erreur.
00:44:23Éric Zemmour a dit
00:44:24demander au Parti Socialiste
00:44:26de combler le découvert.
00:44:26Ils leur doivent bien ça.
00:44:28Sarah Knafow
00:44:29effectivement a dit
00:44:30ce matin
00:44:31les comptes catastrophiques
00:44:32de France Télévisions
00:44:33sont mis à nu.
00:44:34Rappelons que chaque année
00:44:35l'État reverse à France Télévisions
00:44:372,6 milliards d'euros
00:44:38d'argent public.
00:44:39Mais bon,
00:44:40ce ne sont que des réactions
00:44:41à droite.
00:44:42Après,
00:44:43Mme Ernotte a un mérite
00:44:44c'est qu'elle avance
00:44:44à visage découvert.
00:44:45Elle a dit elle-même
00:44:46qu'elle voulait représenter
00:44:47la France non pas
00:44:47telle qu'elle était
00:44:48mais telle qu'elle aimerait
00:44:49qu'elle soit.
00:44:50Donc le problème
00:44:50ce n'est pas elle
00:44:51à titre individuel
00:44:51c'est le politique
00:44:52qui a accompagné
00:44:53depuis des années
00:44:53la fuite en avant
00:44:54de l'audiovisuel public
00:44:55et maintenant
00:44:56son politique
00:44:56de prendre sa réunion.
00:44:57Elle n'est pas élu.
00:44:58Elle n'est pas élu,
00:44:59elle est nommée.
00:45:00Oui, mais alors
00:45:01la vraie question
00:45:02est-ce que l'ARCOM
00:45:03a caché
00:45:04ou est-ce qu'on a caché
00:45:05à l'ARCOM
00:45:06le rapport
00:45:07de la Cour des Comptes ?
00:45:08Voilà une vraie question
00:45:09quand même
00:45:10parce que si
00:45:10on a caché
00:45:11ça change tout
00:45:12pardonnez-moi
00:45:13c'est ça qui est
00:45:15invraisemblable.
00:45:15C'est un conseil
00:45:16qui n'avait pas connaissance
00:45:17des comptes
00:45:17de France Télévisions.
00:45:19Le sentiment
00:45:20je vais vous dire
00:45:20le sentiment que j'ai
00:45:21c'est qu'elle ne va pas rester
00:45:22parce que c'est intenable
00:45:24c'est que ce rapport
00:45:25la condamne.
00:45:26Vous pensez
00:45:26qu'elle va démissionner ?
00:45:27Ce rapport la condamne
00:45:28et ça viendra
00:45:29en interne.
00:45:30C'est-à-dire
00:45:31qu'elle a été reconduite
00:45:32il y a deux mois
00:45:32avec un rapport
00:45:33qui montre la gabegie.
00:45:36Donc il y a quelque chose
00:45:37qui choque
00:45:37le bon sens commun.
00:45:40Donc je pense
00:45:40je peux
00:45:41si je devais
00:45:42oui
00:45:43je peux imaginer
00:45:45qu'elle démissionne
00:45:46ou qu'on lui demande
00:45:47de démissionner.
00:45:48Et que toute
00:45:49cette direction
00:45:50enfin si
00:45:50Don Gomez
00:45:51vous trouve
00:45:52mais vous imaginez
00:45:53le directeur
00:45:54de campagne
00:45:55du rassemblement national
00:45:56directeur
00:45:57des programmes
00:45:58du service public.
00:45:59Surtout s'il n'y connaît rien.
00:46:00Dans un vie professionnelle
00:46:01il n'a rien fait.
00:46:02Évidemment qu'il ne connaît rien.
00:46:04C'est un idéologue
00:46:04pur et dur
00:46:05Sidbon Gomez
00:46:06et en plus
00:46:07avec l'argent
00:46:07des français
00:46:08enfin
00:46:09je vous assure
00:46:10mais ce pays
00:46:11vraiment
00:46:12c'est invraisemblable.
00:46:14Moscovici aussi
00:46:15avait entier
00:46:15un rapport
00:46:16en 2023
00:46:16sur l'immigration
00:46:17mais il est toujours là.
00:46:18Enfin vous avez
00:46:19une France
00:46:19où le PS
00:46:20fait moins de 2%
00:46:21aux élections législatives
00:46:22et ils sont
00:46:23dans tous les postes
00:46:25du service public
00:46:26que ce soit
00:46:26la politique
00:46:27conseil d'état
00:46:27conseil constitutionnel
00:46:29service public
00:46:30radio France
00:46:30télévision
00:46:31enfin c'est invraisemblable
00:46:32quand même
00:46:32et la droite
00:46:33ne dit rien.
00:46:34La droite laisse faire.
00:46:34C'est ça le vrai sujet.
00:46:35Mais la droite devrait dire
00:46:36mais on boycotte
00:46:37on n'y va pas
00:46:38mais ils n'ont aucun courage
00:46:39mais ils ne devraient surtout
00:46:39mener le combat des idées.
00:46:40Tous les ont le droit de dire
00:46:41mais j'y vais pas en fait
00:46:42vous allez voir
00:46:43ça changerait
00:46:43mais la droite
00:46:44a une part de responsabilité
00:46:45énorme
00:46:46ils refusent le combat des idées.
00:46:47Mais la droite
00:46:47elle accepte
00:46:48elle se fait humiliée
00:46:49elle se fait taper dessus
00:46:50elle est contente
00:46:51elle va dans des émissions
00:46:52elle se fait contente
00:46:53c'est leur choix
00:46:54elle n'a qu'à parler comme Trump
00:46:55comme Trump
00:46:56il parle à CNN
00:46:57nous réaffirmons
00:46:57que l'Amérique
00:46:58appartient au peuple Amérique
00:46:59mais bien sûr
00:47:00franchement
00:47:01mais ils n'ont aucun courage
00:47:03mais aucun courage
00:47:04en revanche
00:47:05double carré de 6
00:47:06Tobahy il a du courage
00:47:07J'ai pensé à vous
00:47:10en écoutant le président Trump
00:47:11Pourquoi ?
00:47:12Pourquoi à votre avis ?
00:47:15Alors là je l'ai pas
00:47:16là pardon
00:47:16Non mais lorsqu'il a parlé
00:47:18de certains sujets
00:47:19qu'on échange parfois
00:47:21en privé
00:47:22tous les deux
00:47:22Ah oui
00:47:23vous voulez parler
00:47:24de votre climato-scepticisme
00:47:25bien sûr
00:47:26Ah non attendez
00:47:27moi j'ai pris
00:47:27attendez
00:47:28c'est pas bien
00:47:30Thomas Hill
00:47:31au contraire
00:47:31j'ai dit
00:47:32l'exact contraire
00:47:33que la parole
00:47:34du président Trump
00:47:35il dit n'importe quoi
00:47:37lorsqu'il dit que
00:47:38comment dire
00:47:40la température
00:47:41ne s'élève pas
00:47:42sur le globe
00:47:43c'est factuel
00:47:44Ah d'accord
00:47:45d'accord
00:47:45très bien
00:47:45Donc ne me taxez pas
00:47:47Et la responsabilité humaine
00:47:49là-dedans aussi
00:47:49Ah bah alors là
00:47:50c'est là que le sujet
00:47:52peut commencer
00:47:53C'est là que le sujet
00:47:54peut commencer
00:47:55en tout cas
00:47:56pour certains
00:47:56Bon vous allez parler
00:47:58de quoi chers camarades ?
00:47:59Alors justement
00:48:00on va parler d'un documentaire
00:48:01de France Télévisions
00:48:01figurez-vous ce matin
00:48:02parce qu'ils font aussi
00:48:03de très bons documentaires
00:48:04Non mais écoutez
00:48:04franchement vous n'êtes pas sérieux
00:48:06vous allez faire la pub de France Télévisions
00:48:07dans votre émission
00:48:08Excusez-moi
00:48:08Non je vais faire la pub de Jean-Pierre Elkabach
00:48:11Ah de Jean-Pierre Elkabach
00:48:12Je l'ai vu
00:48:14Vous êtes avec Emmanuel
00:48:15Merci de me donner l'autorisation
00:48:17Oui je suis avec sa fille
00:48:18qui va arriver dans un instant
00:48:20On a fait une émission formidable
00:48:21On a fait une émission formidable
00:48:23avec elle
00:48:23et vous allez voir
00:48:24le documentaire est formidable
00:48:25il est émouvant
00:48:26on en a parlé
00:48:27vraiment
00:48:28Non mais nous
00:48:29on a envie de militer
00:48:30pour le service public
00:48:31c'est ça le paradoxe
00:48:31Bah oui
00:48:32Franchement moi je suis
00:48:33je suis pas
00:48:34je le répète
00:48:34C'est une émission qui devienne public
00:48:35là il est privatisé par un clan
00:48:37c'est pas la même chose
00:48:37Voilà c'est pas
00:48:38on a besoin d'un service public fort
00:48:40en fait
00:48:40et on l'a connu
00:48:41ce service public fort
00:48:42années 70
00:48:43et croyez-moi
00:48:44il y avait des gens
00:48:44comme Stelio Lorenzi
00:48:45c'était pas des gens de droite
00:48:46Claude Barma
00:48:48tous ces gens-là
00:48:48mais il y avait des
00:48:49Marcel Bluval
00:48:50tous ces grands réalisateurs
00:48:51mais il y avait une forme d'honnêteté
00:48:54Regardez le site de l'INA
00:48:55c'est que vous êtes un
00:48:55Mais bien sûr
00:48:56C'était une corne d'abondance
00:48:58Mais bien sûr
00:48:59Et ces gens étaient
00:49:00parfois à gauche
00:49:01Stelio Lorenzi
00:49:02c'était pas quelqu'un de
00:49:03Barma non plus
00:49:04Mais voilà
00:49:04mais peu importe
00:49:05il y avait une honnêteté
00:49:06et puis il y avait un talent
00:49:07qui aujourd'hui
00:49:08Il y a une nostalgie de ça
00:49:09d'ailleurs la jeune génération
00:49:09elle regarde de plus en plus
00:49:10de vieilles vidéos
00:49:11d'apostrophes sur l'INA
00:49:12ou d'autres émissions de ce type
00:49:13quand on cherche à élever les gens
00:49:15il y a une demande
00:49:15Madeleine
00:49:16Madeleine
00:49:17Madeleine
00:49:17Madeleine
00:49:17Madeleine
00:49:17Madeleine
00:49:18Madeleine
00:49:19Bon il est 9h55
00:49:20on va recevoir
00:49:22Michel Onfray
00:49:24alors bon le titre dit tout
00:49:25peut-être
00:49:25déambulation dans les ruines
00:49:27donc je ne sais pas
00:49:29de qui il parle
00:49:30mais bon
00:49:31c'est l'antiquité sans doute
00:49:32à tout de suite
00:49:3310h01
00:49:38Sommeil à la midi
00:49:39nous rappelle les titres
00:49:40On l'a appris il y a quelques minutes
00:49:45une professeure de musique
00:49:47de 66 ans
00:49:48poignardée en cours
00:49:49ce matin
00:49:49par un élève
00:49:50au collège Robert Schumann
00:49:51de Benfeld
00:49:51dans le Barin
00:49:52la victime blessée au visage
00:49:54a été évacuée
00:49:55dans un centre hospitalier
00:49:56son pronostic vital
00:49:57n'est pas engagé
00:49:58et le suspect
00:49:59un mineur de 14 ans
00:50:00s'est porté
00:50:01des coups de couteau
00:50:02au moment de son interpellation
00:50:038 préfets franciliens
00:50:06signés en justice
00:50:07par des associations
00:50:08le secours catholique
00:50:09au motif
00:50:10qu'ils ne remplissent pas
00:50:11leurs obligations
00:50:12de veiller
00:50:13à ce que 25%
00:50:14des logements sociaux
00:50:15au quartier des politiques
00:50:16prioritaires de la ville
00:50:17soient attribués
00:50:18aux ménages
00:50:19les plus pauvres
00:50:20et puis
00:50:21Claudia Cardinal
00:50:22incarnait une liberté
00:50:23un regard
00:50:24un talent
00:50:24qui ajoute à ton
00:50:25aux oeuvres
00:50:25des plus grands de Rome
00:50:27à Hollywood et Paris
00:50:28qu'elle a choisi comme patrie
00:50:29nous français
00:50:30porterons toujours
00:50:31dans notre coeur
00:50:31cette star italienne et mondiale
00:50:33dans l'éternité du cinéma
00:50:35réaction
00:50:36d'Emmanuel Macron
00:50:36sur X8 au décès de l'école du cinéma
00:50:39qui s'est éteinti hier
00:50:40à l'âge de 87 ans
00:50:41Merci Semaïa
00:50:42Michel Onfret est avec nous
00:50:44qu'on peut écouter
00:50:44chaque week-end
00:50:45avec
00:50:46avec Laurence Ferrari
00:50:49évidemment
00:50:50chaque week-end
00:50:51à l'heure du déjeuner
00:50:52puis un autre passage
00:50:53dans la journée
00:50:54merci d'être avec nous
00:50:55ce matin
00:50:56vous publiez
00:50:57Déambulation dans les ruines
00:50:58une histoire philosophique
00:50:59de l'Occident
00:50:59mais
00:51:00vous nous avez écouté
00:51:01j'imagine
00:51:01pendant la première heure
00:51:02parler de
00:51:03Trump
00:51:04parler du service public
00:51:05je ne sais pas par exemple
00:51:06si vous êtes invité
00:51:07vous-même
00:51:07dans une émission
00:51:08du service public
00:51:09ou la dernière fois
00:51:10que vous avez été invité
00:51:11la dernière fois
00:51:12non
00:51:13ça fait dix ans
00:51:14que je ne suis plus du tout invité
00:51:15ça ne gêne pas les gens
00:51:16qui sont gênés
00:51:17du fait que je sois assez news
00:51:18en revanche maintenant
00:51:19ça ne les gêne pas du tout
00:51:20j'ai vu que Finkielkraut
00:51:21fêtait les 40 ans
00:51:22de son démission
00:51:23en 30 ans
00:51:23j'ai dû être invité trois fois
00:51:24une fois tous les dix ans
00:51:25mais ça doit faire
00:51:26une dizaine d'années
00:51:27peut-être même 15 ans
00:51:28qu'il m'a invité
00:51:29la dernière fois
00:51:30mais c'est la même chose
00:51:30avec M. Elkabach
00:51:31dont on dit beaucoup de bien
00:51:32aujourd'hui
00:51:33il m'a invité une fois
00:51:33j'avais fait un livre sur Camus
00:51:35ça lui a permis beaucoup
00:51:36de parler de lui-même
00:51:37Elkabach
00:51:37prenant Camus
00:51:39en otage
00:51:40soyez gentil
00:51:41j'aime bien Jean-Claude
00:51:42il est mort
00:51:42non mais j'entends bien
00:51:43le pluralisme
00:51:44le pluralisme
00:51:45c'était l'art de dire
00:51:45qu'il était formidable
00:51:46c'était aussi l'art de dire
00:51:47le réel
00:51:48public sénat
00:51:49je suis venu une fois
00:51:49ça lui a permis de parler
00:51:50du Camus que j'avais écrit
00:51:52pas tant du Camus que j'avais écrit
00:51:53mais du Camus qu'il avait connu
00:51:54d'abord Jean-Pierre
00:51:55est un grand ancien
00:51:57on a reçu sa fille
00:51:59peut-être lui-même
00:52:01avait-il des instructions
00:52:03de ne pas vous inviter
00:52:05et peut-être
00:52:06a-t-il préféré
00:52:08ne pas vous inviter
00:52:09mais paix à son âme
00:52:10comme on dit
00:52:11en revanche
00:52:12ce qui m'ennuie davantage
00:52:13c'est que vous publiez
00:52:14beaucoup de livres
00:52:15et que vous pourriez
00:52:16être invité un soir
00:52:17pourquoi pas
00:52:18il y a tellement de
00:52:19en fait il y a quand même
00:52:20beaucoup d'émissions
00:52:21sur le service public
00:52:22vous avez France Info
00:52:23toute la journée
00:52:23pour un intellectuel
00:52:25ça peut être intéressant
00:52:26vous avez toutes les émissions
00:52:28de France 5
00:52:29Anne-Élisabeth Lemoyne
00:52:31Monsieur
00:52:31Snégaroff
00:52:33Karim Rissouli
00:52:36le soir
00:52:36Monsieur Rissouli
00:52:37bon vous avez
00:52:38pourquoi pas
00:52:39des émissions
00:52:39de France 2 également
00:52:40qui à l'époque
00:52:42le 20h
00:52:42il n'y a qu'à comparer
00:52:43le traitement
00:52:44de Michel Onfray
00:52:44et de Monsieur Zuckman
00:52:45voilà
00:52:46c'est ça
00:52:47150 livres
00:52:48pas une invitation
00:52:49en 10 ans
00:52:49les chiffres disent tout
00:52:50c'est tout simplement
00:52:51scandaleux
00:52:51c'est tout simplement
00:52:52inadmissible
00:52:52je dois faire remarquer
00:52:53que j'ai été invité
00:52:54une fois il n'y a pas
00:52:55très longtemps
00:52:55par Fabrice Drouel
00:52:57qui a fait une émission
00:52:57totalement à charge
00:52:58contre moi
00:52:59mais pas en ma présence
00:53:00donc il m'a cassé
00:53:01la figure pendant une heure
00:53:02c'est qui Fabrice Drouel
00:53:04je suis une affaire sensible
00:53:06entre Landru et Jubilard
00:53:09je suis une affaire sensible
00:53:10oui mais non
00:53:11bon
00:53:11j'étais un homme de gauche
00:53:13et je suis devenu
00:53:13un type d'extrême gauche
00:53:14et on avait là
00:53:15un sociologue de qualité
00:53:16qui s'appelle
00:53:17Monsieur Corcuff
00:53:17qui nous a expliqué
00:53:18que c'est parce que
00:53:19j'ai perdu ma compagne
00:53:20qui était de gauche
00:53:20que je suis devenu
00:53:21complètement cinglé
00:53:22et que je défends aujourd'hui
00:53:23les idées d'extrême droite
00:53:24c'est à dire que
00:53:24je préfère qu'on ne parle pas
00:53:25de moi parfois
00:53:26ou qu'on ne m'invite pas
00:53:26plutôt que de dire
00:53:27des sottises pareilles
00:53:28et qui sont même attentatoires
00:53:29à des gens qui paient
00:53:30à leur âme
00:53:30comme vous disiez tout à l'heure
00:53:31ne sont plus là
00:53:32c'est effrayant
00:53:33bon en tout cas
00:53:34vous publiez
00:53:35Déambulation dans les ruines
00:53:36alors je regarde
00:53:37la table des matières
00:53:38et c'est assez étonnant
00:53:40parce que
00:53:41quel rapport entre
00:53:41la réalité
00:53:42le couple
00:53:43la vérité
00:53:43la nourriture
00:53:44le bonheur
00:53:44le plaisir
00:53:45le suicide
00:53:45le citoyen
00:53:46la connaissance
00:53:46l'orientation
00:53:47la souffrance
00:53:47qu'est-ce que vous avez voulu faire
00:53:48à travers tous ces thèmes
00:53:50histoire philosophique
00:53:52de l'Occident
00:53:53en surtriste
00:53:54qu'est-ce que vous avez
00:53:56voulu dire
00:53:57d'abord ne dites pas
00:53:58à mon éditeur
00:53:59que j'ai dit
00:54:00que je ferais 4 volumes
00:54:01mais j'en ferais probablement plus
00:54:02quand j'ai fait
00:54:03la contre-histoire de la philo
00:54:03j'en avais annoncé 4
00:54:04il y en a eu 15 ou 16 je crois
00:54:06je propose une histoire occidentale
00:54:08une philosophique
00:54:10pardon
00:54:10de notre Occident
00:54:11donc notre façon de manger
00:54:12par exemple
00:54:13si vous voulez qu'on
00:54:14allez voir
00:54:15Sandrine Rousseau
00:54:15et son barbecue
00:54:16et bien
00:54:17il y a dans l'affaire
00:54:18du barbecue
00:54:18de Sandrine Rousseau
00:54:19tout ce qui a opposé
00:54:20les véganes de l'antiquité
00:54:21par exemple Pythagore
00:54:23à ceux qui étaient des carnivores
00:54:25par exemple
00:54:25Diogène de Cynop
00:54:26qui lui mangeait
00:54:27pas seulement cru
00:54:28mais aussi de la chair humaine
00:54:29et donc
00:54:30je montre
00:54:31qu'il y a une dialectique
00:54:32une opposition
00:54:33pendant 25 siècles
00:54:35entre deux tendances
00:54:36le libertinage
00:54:37en matière de couple
00:54:38par exemple
00:54:39cratesse
00:54:39hypercale
00:54:40et cynique
00:54:40et puis
00:54:40une espèce
00:54:41d'austérité
00:54:43chez des femmes pythagoriciennes
00:54:44dont on ne parle pas
00:54:45Théano
00:54:46Pérectionné
00:54:46etc
00:54:46où on nous dit
00:54:47que les femmes
00:54:48elles doivent être jolies
00:54:48belles
00:54:49maquillées
00:54:49faire la cuisine
00:54:50la vaisselle
00:54:50le ménage
00:54:51etc
00:54:51et je dis
00:54:52que toutes ces tensions
00:54:52ont été à un moment donné
00:54:54résolues
00:54:54et elles sont résolues
00:54:55par exemple
00:54:56avec la naissance du christianisme
00:54:57alors l'erreur
00:54:58un peu de l'éditeur
00:54:59c'est de ne pas avoir
00:55:00mis au dos
00:55:01ce qu'on avait prévu
00:55:02d'y mettre
00:55:02c'est à dire
00:55:02les quatre volumes
00:55:03parce que là
00:55:04je propose une histoire
00:55:05de l'Occident
00:55:05en un volume
00:55:06qui s'arrête
00:55:06à la naissance de Jésus
00:55:07donc c'est pas crédible
00:55:09mais normalement
00:55:10il y a d'autres sujets
00:55:11qui vont montrer
00:55:11avec ce qu'on appelle
00:55:13les pères de l'église
00:55:14dont on ne parle pas beaucoup
00:55:15mais qui sont des philosophes
00:55:16importants
00:55:16pendant dix siècles
00:55:17comment on a fabriqué
00:55:18notre corps
00:55:19notre façon de penser
00:55:20notre rapport à l'alimentation
00:55:21notre rapport à la vérité
00:55:23si aujourd'hui
00:55:24on a des nihilistes
00:55:24comme on dit
00:55:25c'est à dire
00:55:25des gens de la post-vérité
00:55:26c'est parce qu'il y a eu
00:55:28dans l'antiquité
00:55:28des philosophes sophistes
00:55:29qui se sont fait payer
00:55:30très cher
00:55:31pour dire
00:55:31peu importe
00:55:32la chose que vous allez défendre
00:55:33l'important est de triompher
00:55:34et il y a aujourd'hui
00:55:36des sophistes
00:55:36il y a aujourd'hui des cyniques
00:55:37il y a aujourd'hui des pythagoriciens
00:55:39simplement il faut montrer ça
00:55:40sur 25 siècles
00:55:41moi je voulais aussi
00:55:42écrire un livre
00:55:43pour dire à ceux
00:55:43qui font savoir
00:55:44qu'il n'y a pas d'Occident
00:55:45que ça n'existe pas
00:55:46de la même manière
00:55:47qu'Edouard Saïd
00:55:48nous disait
00:55:48qu'il n'y avait pas d'Orient
00:55:49que c'était une création
00:55:50de l'Occident
00:55:50qui lui-même
00:55:51l'Occident n'existe pas
00:55:52enfin j'ai juste voulu dire
00:55:53c'est le sens de ma première phrase
00:55:54l'Occident existe
00:55:55je l'ai rencontré
00:55:55et je le vois même s'effondrer
00:55:56et je vous en raconte l'histoire
00:55:58mais alors ce qui m'a étonné
00:55:59simplement
00:55:59c'est que vous semblez
00:56:01écrire
00:56:03qu'il y a quelque chose
00:56:04de figé parfois
00:56:05sur le couple
00:56:06et des choses comme ça
00:56:07et moi j'ai l'impression
00:56:08que c'est un système
00:56:09parfois de balancier
00:56:10c'est à dire qu'aujourd'hui
00:56:11on est entré dans une période
00:56:13qui sur ces sujets
00:56:16comme le libertinage
00:56:17est peut-être différente
00:56:19des années 60 ou 70
00:56:21voilà
00:56:22et que une génération
00:56:26répond parfois
00:56:26à une génération
00:56:27et c'est vrai
00:56:28sur le couple
00:56:29sur l'amour par exemple
00:56:30depuis trois siècles
00:56:31on a le sentiment
00:56:32d'un balancier
00:56:34entre Tartuffe
00:56:35et puis jusqu'à aujourd'hui
00:56:37et qu'on voit ça
00:56:38vous semblez
00:56:40dire que c'est plus figé
00:56:42non je dis au contraire
00:56:43que c'est dialectique
00:56:44c'est un mouvement perpétuel
00:56:45vous avez aujourd'hui
00:56:46des jeunes filles
00:56:47qui par exemple
00:56:47se refusent à la sexualité
00:56:49avant le mariage
00:56:49et qui sont dans des logiques
00:56:50catholiques
00:56:51retour du sacré
00:56:52etc
00:56:52on est dans la logique
00:56:53du Pythagore
00:56:54dont je vous parlais tout à l'heure
00:56:55et puis vous avez
00:56:56des gens
00:56:57j'ai vu un garçon
00:56:58l'autre jour
00:56:58qui m'expliquait
00:56:59comment fonctionnait Tinder
00:56:59toc toc toc
00:57:00j'ai compris
00:57:01comment ça fonctionnait
00:57:01ils sont dans des logiques
00:57:02d'un consumérisme absolu
00:57:04en matière sexuelle
00:57:05et qui sont dans les logiques
00:57:06de Crates
00:57:07et Parca
00:57:10il y a quand même des époques
00:57:12il y a une tendance générale
00:57:14sur une époque
00:57:15non en même temps
00:57:16vous ne trouvez pas
00:57:17qu'aujourd'hui
00:57:18il y a une tendance générale
00:57:19sur l'époque
00:57:19par exemple sur le couple
00:57:20vous diriez qu'elle s'est éclatée
00:57:22ça cohabite
00:57:23ça cohabite
00:57:23et puis après
00:57:25il y a MeToo
00:57:25qui fait que
00:57:26la drague à l'ancienne
00:57:27n'est plus possible
00:57:27vous n'avez plus à voir
00:57:28un dormeson
00:57:29ou un solaire sur un plateau
00:57:30qui nous faisait
00:57:31l'éloge du Marquis de Sade
00:57:32qui nous faisait
00:57:32l'éloge de Crébillon
00:57:33j'entends ce que vous dites
00:57:34c'est ce sentiment que j'ai
00:57:35mais c'est un peu contradictoire
00:57:36non pas du tout
00:57:37puisque je vous dis
00:57:38qu'en même temps
00:57:38vous avez Tinder
00:57:38et donc vous avez
00:57:40MeToo et Tinder en même temps
00:57:41donc ça cohabite
00:57:43c'est le sens un peu
00:57:43d'unilisme
00:57:44dans une époque
00:57:45il y avait une espèce
00:57:46de morale figée
00:57:48on vous disait
00:57:48la vérité c'est ça
00:57:49puis après ça se vivait
00:57:50en secret
00:57:51c'est à dire
00:57:51les homosexuels
00:57:52n'ont pas surgi
00:57:53au moment où on a commencé
00:57:54à revendiquer leurs droits
00:57:56ils se cachaient
00:57:57et ils se sont cachés
00:57:58pendant très longtemps
00:57:58et on les a persécutés
00:57:59pendant très longtemps
00:58:00et puis ça a été
00:58:01mis au devant de la scène
00:58:04en nous disant
00:58:04avec Badinter d'ailleurs
00:58:05qu'il ne fallait plus
00:58:06criminaliser l'homosexualité
00:58:07puis maintenant
00:58:08c'est devenu une fierté
00:58:09donc il y a un jeu
00:58:10que j'appelle dialectique
00:58:11c'est à dire
00:58:12un jeu de mouvement
00:58:12simplement
00:58:13il existe une multiplicité
00:58:16finie de relations
00:58:17le père et la mère
00:58:18le père et la nourrice
00:58:19la mère et l'enfant
00:58:20l'époux et la domestique
00:58:21la nourrice et le domestique
00:58:23l'esclave et l'enfant
00:58:24la mère et la nourrice
00:58:25etc.
00:58:26chacune d'entre elles
00:58:27doit abérer
00:58:27à un code de bonne distance
00:58:28ni trop
00:58:30ni trop peu
00:58:31de la distance
00:58:32mais pas en excès
00:58:33de la proximité
00:58:34mais pas plus
00:58:35ce qu'il n'en faut
00:58:35juste ce qu'il faut
00:58:37de la mesure en tout
00:58:38tout est affaire
00:58:39d'intervalles
00:58:39d'espaces
00:58:40d'écarts
00:58:40d'interstices
00:58:41d'étendus
00:58:42comment réaliser
00:58:43cette harmonie
00:58:44en étant à sa place
00:58:45quelle est la place
00:58:46de chacun
00:58:46l'homme commande
00:58:48avec amour
00:58:49la femme obéit
00:58:50avec intelligence
00:58:51les enfants obéissent
00:58:52aux parents
00:58:53mûs par l'amour
00:58:54et par l'intelligence
00:58:54c'est pas moi ça
00:58:55c'est une citation
00:58:56je ne pense pas comme ça
00:58:58mais ça c'est effectivement
00:58:59la logique des pythagoriciens
00:59:01dans l'antiquité
00:59:01et je montre
00:59:02que sur 25 siècles
00:59:03les pythagoriciens
00:59:04ont rendu possible
00:59:04Platon
00:59:05que Platon a rendu possible
00:59:06Saint Augustin
00:59:07et que Saint Augustin
00:59:08c'est nous
00:59:08c'est notre civilisation
00:59:09c'est à dire qu'il y a des racines
00:59:10donc le début de notre civilisation
00:59:12ce sont des ruines
00:59:13vous posiez tout à l'heure
00:59:14la question
00:59:14je vous entendais
00:59:15dans le couloir
00:59:16mais les ruines
00:59:17ce sont les ruines
00:59:18gréco-romaines
00:59:19parce qu'aujourd'hui
00:59:20quand vous avez Épicure
00:59:21par exemple
00:59:21il nous reste trois lettres
00:59:23d'Épicure
00:59:23il a écrit 300 livres
00:59:24et il faut raconter
00:59:25que le christianisme
00:59:26quand il s'impose
00:59:27détruit les 300 livres
00:59:28d'Épicure
00:59:29en disant
00:59:29c'est un philosophe matérialiste
00:59:31il fait l'éloge du plaisir
00:59:32etc.
00:59:32et puis on met d'autres livres
00:59:34en avant
00:59:34plus tard
00:59:35on grattera les peaux
00:59:36sur lesquelles
00:59:37ce texte-là a été écrit
00:59:38et puis on réécrira
00:59:38les textes
00:59:39qui seront les textes
00:59:40du christianisme
00:59:41l'histoire de l'Occident
00:59:42c'est ça
00:59:42c'est à dire
00:59:42moi je ne peux pas entendre
00:59:43on est quelques-uns
00:59:44autour de cette table
00:59:45je ne vais pas en dénoncer
00:59:46j'ai deux amis
00:59:47que notre Occident
00:59:49il existe
00:59:50mais pas depuis
00:59:51la Révolution française
00:59:52quand on entend Mélenchon
00:59:54qui nous dit
00:59:54que la France n'existe
00:59:55que depuis
00:59:56la République
00:59:57c'est même pas la Révolution française
00:59:58la République
00:59:59c'est à dire
00:59:59je le rappelle
01:00:0022 septembre 1792
01:00:01ça veut dire
01:00:03que la Révolution française
01:00:04ça veut dire
01:00:04que la prise de la Bastille
01:00:05ça veut dire
01:00:05que la déclaration
01:00:06des droits de l'homme
01:00:07ça veut dire
01:00:07que l'abolition des privilèges
01:00:09c'est à dire
01:00:09etc.
01:00:10tout ça
01:00:11ça n'a pas existé
01:00:12puisque la France
01:00:12n'existait pas encore
01:00:13donc c'est une sottise
01:00:15la France
01:00:16elle a au moins
01:00:172000 ans d'existence
01:00:18bon
01:00:19vous restez évidemment avec nous
01:00:20je voulais vous faire réagir
01:00:20également sur un intellectuel
01:00:22qui était au tribunal hier
01:00:23essayiste et romancier
01:00:25Régine Delfour
01:00:26écoutez
01:00:26avec l'affaire
01:00:28Enthoven
01:00:28puisque M. Enthoven
01:00:30était poursuivi
01:00:30par la France insoumise
01:00:31qui n'était même pas
01:00:32présent sur
01:00:32pendant près d'une heure
01:00:35Raphaël Enthoven
01:00:36a dû s'expliquer
01:00:37décortiquer chaque mot
01:00:39qu'il avait écrit
01:00:40lors d'un tweet
01:00:41le 1er mai 2024
01:00:44ce jour-là
01:00:44Raphaël Glussmann
01:00:46est exfiltré
01:00:46d'une manifestation
01:00:47une exfiltration
01:00:48qui provoque la colère
01:00:50de Raphaël Enthoven
01:00:52il qualifie
01:00:52la France insoumise
01:00:53de passionnément
01:00:55antisémite
01:00:56la France insoumise
01:00:57donc porte plainte
01:00:59pour injure
01:01:00publique
01:01:01Raphaël Enthoven
01:01:02s'étonne
01:01:03donc d'être poursuivi
01:01:04pour les propos
01:01:05qu'il a tenus
01:01:06des propos
01:01:06qu'il est qualifié
01:01:07lui
01:01:08d'être dans le débat public
01:01:09c'est aussi l'occasion
01:01:11d'un retour historique
01:01:12sur ce que c'est
01:01:13que l'antisémitisme
01:01:14à gauche
01:01:14donc je l'aborde
01:01:16avec sérénité
01:01:18et les débats
01:01:19se passent
01:01:19dans un climat apaisé
01:01:21beaucoup de gens
01:01:22ont écrit des choses
01:01:23beaucoup plus violentes
01:01:23que moi
01:01:24sur la France insoumise
01:01:25pendant longtemps
01:01:25et c'est moi
01:01:27qu'ils assignent en justice
01:01:28et pourtant
01:01:29ils ne se présentent pas
01:01:30au procès
01:01:30donc tout ça
01:01:31me paraît
01:01:32largement incompréhensible
01:01:33L'avocat de la partie civile
01:01:35Maître Davy
01:01:36a tenté de convaincre
01:01:37lors de l'exfiltration
01:01:39de Raphaël Guzman
01:01:39il n'y avait aucun
01:01:40caractère antisémite
01:01:42il réclame donc
01:01:43une indemnisation
01:01:44pour la France insoumise
01:01:45la France insoumise
01:01:46donc partie civile
01:01:47de ce procès
01:01:48mais grande absence
01:01:49de ce procès
01:01:50puisqu'il n'y avait
01:01:51aucun membre présent
01:01:52Et Raphaël Enthoven
01:01:53avait écrit
01:01:54c'est pourquoi
01:01:54il était poursuivi
01:01:55il avait donc écrit
01:01:57la France insoumise
01:01:57est un mouvement
01:01:58détestable
01:01:59violent
01:01:59et puis il avait dit
01:02:01et ils sont tellement cons
01:02:03qu'il n'est même pas nécessaire
01:02:04de les corrompre
01:02:05pour qu'ils reprennent
01:02:06à la lettre
01:02:06le narratif du Hamas
01:02:08ou de Poutine
01:02:09et cette phrase
01:02:10ils sont tellement cons
01:02:11a fait réagir
01:02:12la journaliste de l'AFP
01:02:14et ça aussi
01:02:15c'est intéressant
01:02:16parce que vous allez voir
01:02:17comment elle interroge
01:02:18la journaliste de l'AFP
01:02:19comment elle interroge
01:02:21non pas Enthoven
01:02:23mais Richard Malka
01:02:24qui est l'avocat
01:02:26de Enthoven
01:02:27et comment elle met en avant
01:02:30sa situation de mère de famille
01:02:32qui est choquée
01:02:33qu'on puisse parler
01:02:34comme ça
01:02:35donc non mais c'est une séquence
01:02:37très intéressante
01:02:37parce que comme toujours
01:02:38elle fait sens
01:02:39sur le service public
01:02:41et le journalisme
01:02:41de service public
01:02:42écoutez
01:02:43ce n'est pas parce qu'on
01:02:45désapprouve les méthodes
01:02:46de ce que vous qualifiez
01:02:47d'adversaires
01:02:47qu'il faut utiliser
01:02:48les mêmes méthodes
01:02:49mais je ne comprends
01:02:51même pas votre question
01:02:52en fait
01:02:52le fait d'employer
01:02:54des...
01:02:54tellement con
01:02:55oui
01:02:56tellement con
01:02:56ça
01:02:56moi en tant que mère de famille
01:02:57je suis choquée
01:02:58voilà
01:02:58mais vous m'interrogez
01:03:00en tant que mère de famille
01:03:01ou journaliste
01:03:02les deux
01:03:02ah d'accord
01:03:03parce que maintenant
01:03:04l'AFP
01:03:04en avance
01:03:06sa qualité de mère de famille
01:03:07bon d'accord
01:03:08alors est-ce que vous êtes choquée
01:03:10est-ce que vous êtes choquée
01:03:11quand les gens
01:03:11quand les députés de LFI
01:03:13traitent
01:03:14Raphaël Henthoven
01:03:15de vomissure
01:03:15oui
01:03:17de pourriture
01:03:18mais là c'est pas la question
01:03:19de vous
01:03:20là vous déviez le débat
01:03:21ben non je déviez pas le débat
01:03:22non parce que vous connaissez
01:03:23pas la jurisprudence madame
01:03:24il y a une équivalence
01:03:25on regarde
01:03:26est-ce que
01:03:27on regarde ce que disent
01:03:29les partis qui poursuivent
01:03:30vous avez Jean-Luc Mélenchon
01:03:31qui traite les journalistes
01:03:32d'abrutis
01:03:33de cons
01:03:33de laquais
01:03:34en permanence
01:03:35donc la jurisprudence
01:03:36alors c'est peut-être pas votre avis
01:03:37de mère de famille
01:03:38mais c'est l'avis de la Cour européenne
01:03:39des droits de l'homme
01:03:40la jurisprudence regarde
01:03:41le niveau
01:03:42de violence
01:03:44des personnes
01:03:44qui poursuivent
01:03:45et s'il y a une équivalence
01:03:46on dit
01:03:47bon ben
01:03:47voilà
01:03:48il n'y a pas de correlation
01:03:50ça c'est la jurisprudence
01:03:51vous pouvez ne pas être d'accord
01:03:52mais c'est comme ça
01:03:53c'est intéressant cette séquence
01:03:55Michel Onfray
01:03:55pourquoi ?
01:03:56parce que
01:03:57les journalistes ont changé
01:03:58depuis 40 ans
01:03:59et aujourd'hui
01:04:00ils font la morale
01:04:01carte de prêche
01:04:03ce qui n'était pas le cas
01:04:04il y a 40 ans
01:04:05et cette jeune femme
01:04:06que je ne connais pas
01:04:07elle dit à monsieur Malka
01:04:09vous utilisez
01:04:10les mêmes ressorts
01:04:12que la France insoumise
01:04:13et je parle en nom
01:04:14d'une mère de famille
01:04:15ce qui est quand même
01:04:16extraordinaire
01:04:17comme
01:04:18comme attaque journalistique
01:04:21oui on comprend bien
01:04:23que ça n'a pas grand chose
01:04:24à voir avec
01:04:24ce qu'on reproche
01:04:25à Raphaël Antoven
01:04:26c'est une façon
01:04:27de trouver inadmissible
01:04:28qu'on puisse trouver
01:04:28quelqu'un de con
01:04:30il ne faut pas exagérer
01:04:30et Raphaël Antoven
01:04:32est dans son droit
01:04:32je lui ai envoyé d'ailleurs
01:04:33il y a une dizaine de jours
01:04:33un texto
01:04:34parce que ce n'est pas la première fois
01:04:35qu'il a des ennuis
01:04:35c'est à quel endroit
01:04:37Besançon
01:04:38qu'il devait se rendre
01:04:39oui il devait aller
01:04:39alors la mère de Besançon
01:04:41est revenue
01:04:41sur sa décision
01:04:42d'accord
01:04:42enfin bon
01:04:43tout de même
01:04:43il y a eu ça
01:04:44il y a eu une interdiction
01:04:46à la FNAC de Paris
01:04:46également
01:04:47il ne peut plus aller nul
01:04:48donc ça fait
01:04:48voilà
01:04:49et c'est quand même
01:04:50dangereux
01:04:51donc je lui ai fait un texto
01:04:52en lui disant
01:04:54mon soutien
01:04:54on a le droit d'utiliser
01:04:55enfin théoriquement
01:04:56on peut utiliser le mot con
01:04:57moi j'ai perdu un procès
01:04:57contre quelqu'un
01:04:58dont je n'ai pas le droit
01:04:58de donner le nom
01:04:59enfin c'est le créateur
01:05:00d'une secte
01:05:00et on pense tout de suite
01:05:01à lui quand on pense à secte
01:05:02et je l'avais traité
01:05:03de crétin sidéral
01:05:04j'ai perdu mon procès
01:05:05c'est un type qui dit
01:05:06que si on veut être
01:05:07sauvé aujourd'hui
01:05:08et pouvoir prendre
01:05:11le vaisseau spatial
01:05:12qui nous permettra
01:05:13d'échapper à l'humanité
01:05:14et il disait des choses
01:05:15comme ça
01:05:16et je disais que c'était
01:05:17un crétin sidéral
01:05:17j'ai perdu mon procès
01:05:19jurisprudence
01:05:19j'ai gagné
01:05:20puis après en appel
01:05:21il a gagné
01:05:21parce qu'il y a une jurisprudence
01:05:23crétin est une insulte
01:05:24si con est une insulte
01:05:25le pauvre Raphaël
01:05:26il va perdre
01:05:26que LFI ne vienne pas
01:05:29à l'audience
01:05:29ils ont envoyé leur conseil
01:05:30pour moi c'est pas très grave
01:05:31en revanche
01:05:32je trouve que ça va
01:05:33beaucoup plus vite
01:05:34quand il s'agit de mettre
01:05:34M. Henthoven devant le tribunal
01:05:36que quand des personnes
01:05:37attaquent LFI
01:05:38pour antisémitisme
01:05:39j'ai toujours pas vu d'audience
01:05:40donc ce deux fois deux mesures
01:05:41j'imagine que c'est
01:05:42le calendrier judiciaire
01:05:43je ne veux pas être
01:05:44suspicieuse
01:05:45mais ça m'interroge quand même
01:05:46mais il y a un autre aspect
01:05:47c'est que le débat sémantique
01:05:49occulte peut-être
01:05:50le véritable débat
01:05:50c'est celui de l'antisémitisme
01:05:52de gauche
01:05:52qui a été longtemps nié
01:05:55parce que ça
01:05:56évidemment ça faisait
01:05:57très tâche dans le tableau
01:05:58mais enfin malheureusement
01:05:59la France insoumise
01:06:00c'est pas un cas isolé
01:06:01c'est une longue tradition
01:06:02qui remonte
01:06:03il y a un siècle et demi
01:06:04ils ont attaqué
01:06:05pour injures publiques
01:06:06et non diffamation
01:06:07donc même s'ils prouvent
01:06:08c'est pas la véracité
01:06:09qui compte
01:06:09c'est de savoir
01:06:09si c'est dans
01:06:10le débat qui m'intéresse
01:06:12mais ils auraient pu aussi
01:06:13une partie de la gauche
01:06:14utilise l'antisémitisme
01:06:16comme instrument
01:06:17de conquête du pouvoir
01:06:18voilà
01:06:18et c'est une très très longue tradition
01:06:20au lieu de parler de cons
01:06:21ou de vomissures
01:06:22moi je préférais
01:06:22mais le fait qu'ils aient mis
01:06:23M. Henthoven devant le tribunal
01:06:24et pas d'autres personnes
01:06:25il n'y a pas que Raphaël Henthoven
01:06:27qui a dit qu'ils étaient cons
01:06:28c'est aussi un choix
01:06:29de leur part
01:06:30c'est quoi Front Populaire
01:06:32la revue de Michel Onfray ?
01:06:34c'est une revue de souverainisme
01:06:35dans lequel il y a des bons auteurs
01:06:36et qui défend l'idée
01:06:38que la France devrait pouvoir
01:06:39recouvrer sa souveraineté
01:06:41une souveraineté perdue
01:06:41avec le traité de Maastricht
01:06:42en 1992
01:06:43donc nous avions dit au départ
01:06:45ni de droite
01:06:45ni de gauche
01:06:46ni d'ailleurs
01:06:48on accueille tout le monde
01:06:49mais on a du mal
01:06:50à accueillir des gens de gauche
01:06:51qui estiment que
01:06:52quand on accueille
01:06:53quelqu'un de droite
01:06:53c'est qu'on est d'extrême droite
01:06:54et que la revue devient infréquentable
01:06:56je rappelle que
01:06:56de l'heure vivant
01:06:57un Jean-François Kahn
01:06:58ou un Jacques Julliard
01:06:59avaient dit que c'était
01:07:01la revue des Rouges-Bruns
01:07:03et que le retour de Marcel Déin
01:07:04était assuré avec cette revue
01:07:05un autre qui s'appelle
01:07:06Bernard Ruy-Lévy
01:07:07a dit la même chose
01:07:08et comment vous expliquez ça ?
01:07:11Toujours cette façon
01:07:12de maintenir le système en place
01:07:14en disant
01:07:14qu'il est ce que j'appelle
01:07:15les Maastrichtiens
01:07:16de droite et de gauche
01:07:17qui finalement sont les mêmes
01:07:18et qui estiment
01:07:19que quiconque défend
01:07:20le drapeau français
01:07:21est un nazi
01:07:21un fasciste
01:07:22etc.
01:07:22la nazification de l'adversaire
01:07:24la revue n'était pas encore parue
01:07:26on avait juste dit
01:07:27qu'elle était souverainiste
01:07:28au simple mot
01:07:29souverainiste
01:07:30les personnes dont je vous ai parlé
01:07:31nous ont classé
01:07:33du côté de Marcel Déin
01:07:34et de Jacques Doriou
01:07:35moi j'ai été présenté
01:07:36comme le Déin d'aujourd'hui
01:07:37par BHL
01:07:38dans les colonnes du poing
01:07:38ça n'a gêné personne
01:07:40Vous voulez vous fâcher
01:07:40avec tous nos amis ?
01:07:41Non je suis déjà fâché
01:07:42donc il n'y a pas de problème
01:07:43Moi j'aime bien
01:07:44on le reçoit souvent
01:07:45Henri Lévy
01:07:46c'est pas vraiment intéressant
01:07:47Non mais là je rapporte
01:07:48actuellement je rapporte des choses
01:07:49L'autre jour
01:07:52on était avec Florian Philippot
01:07:53qui souhaite le Frexit
01:07:56je suis incapable
01:07:57de mesurer les conséquences
01:07:58d'un Frexit
01:07:59mais mon intuition me dit
01:08:01que ça serait quand même
01:08:01pas simple
01:08:02et qu'aujourd'hui
01:08:03effectivement
01:08:04si c'est une erreur
01:08:05d'avoir fait l'Europe
01:08:06comme nous l'avons faite
01:08:07ça serait peut-être encore
01:08:08une erreur aussi grande
01:08:10de vouloir sortir de l'Europe
01:08:11telle qu'elle est faite aujourd'hui
01:08:13ça nous mettrait dans une situation
01:08:14très compliquée
01:08:15vous imaginez demain
01:08:16si on repasse au franc
01:08:18moi je ne peux pas mesurer ça
01:08:20je ne sais pas si vous
01:08:20vous pouvez le mesurer
01:08:22Vous savez l'économie
01:08:23n'est pas une chance exacte
01:08:24exacte ça se saurait
01:08:25quand on a nommé Raymond Barre
01:08:27en nous disant que c'était
01:08:27le plus grand économiste de France
01:08:28ce n'était pas forcément terrible
01:08:30et puis les économistes
01:08:31ils sont assez doués
01:08:32pour nous dire
01:08:34ce que sera le passé
01:08:35mais pas vraiment l'avenir
01:08:37Non mais moi je suis très gaulliste
01:08:39et très gaullien
01:08:39donc je pense que
01:08:40l'intendance doit suivre
01:08:41et quand on fait de la politique
01:08:43on dit c'est comme ça
01:08:43et on dit aux économistes
01:08:44maintenant faites votre boulot
01:08:45il y a un élément de langage
01:08:46qui consiste à dire
01:08:47les fameux maastrichiens
01:08:48qui consiste à dire
01:08:48que si on est contre l'Europe
01:08:49de Maastricht
01:08:50on est contre toute Europe
01:08:52si on est contre toute Europe
01:08:53on est nationaliste
01:08:54si on est nationaliste
01:08:55Mitterrand qui avait la France 6
01:08:56nous disait c'est la guerre
01:08:57le nationalisme fait la guerre
01:08:58donc on vous interdit de penser
01:09:00c'est-à-dire il faut être pour l'Europe
01:09:01Non on peut être sûr
01:09:01on peut être séguiniste
01:09:02pardonnez-moi
01:09:03Philippe Séguin a donné
01:09:04un certain honneur
01:09:05au nom de Maastricht
01:09:08et personne ne dit
01:09:09Philippe Séguin
01:09:10est le fameux droit
01:09:10J'ai défendu Séguin
01:09:12et Chevenement à l'époque
01:09:13en souhaitant
01:09:14Et Philippe de Villiers
01:09:15Oui bien sûr
01:09:16mais Philippe aussi
01:09:17est quelqu'un que j'aime beaucoup
01:09:18et je trouve que
01:09:19sur un certain nombre de choses
01:09:20notamment sur le souverainisme
01:09:21on se rejoint
01:09:22moi je suis un homme de gauche
01:09:23Mais vous répondez pas vraiment
01:09:24à ma question
01:09:24et moi je peux pas y répondre non plus
01:09:25Comment ça se passe
01:09:26si on sort
01:09:27Est-ce que le Romaine
01:09:29n'est pas pire que le Man
01:09:30Je ne peux pas répondre
01:09:31Vous avez un exemple
01:09:33c'est que ces éléments de langage
01:09:35ont été utilisés
01:09:35pour la Grande-Bretagne
01:09:36et on nous avait dit
01:09:37vous allez voir les fils de camion
01:09:38vous allez voir l'effondrement
01:09:39de l'économie
01:09:40S'il y a un problème
01:09:41aujourd'hui avec la Grande-Bretagne
01:09:43c'est avec l'immigration
01:09:43c'est pas avec le Frexit
01:09:45avec le Brexit
01:09:47C'est pas une réussite
01:09:48sur le plan économique
01:09:48Alors t'as dit
01:09:50parce que le souverainisme
01:09:50c'est quoi ?
01:09:51C'est l'art de reprendre la barre
01:09:52mais si vous reprenez la barre
01:09:53pour garder le même cap
01:09:54ça sert à rien
01:09:55c'est-à-dire les Anglais
01:09:56ont recouvré leur autonomie
01:09:57et leur indépendance
01:09:58ils ont mené la même politique
01:09:59c'est une politique wokiste
01:10:00c'est une politique alignée
01:10:01sur l'européisme
01:10:02donc évidemment
01:10:03que ça n'a pas changé
01:10:05autant que ça aurait pu changer
01:10:06En tout cas
01:10:07il y a quelque chose
01:10:07qui peut nous mettre d'accord
01:10:09c'est Claudia Cardinal
01:10:10voilà
01:10:12la beauté de Claudia Cardinal
01:10:14les films de Claudia Cardinal
01:10:16et c'est vrai
01:10:17qu'on a tous pensé
01:10:18à Alain Delon
01:10:18ce matin
01:10:19parce que
01:10:20le guépard
01:10:21le guépard
01:10:23où il y avait ce couple magnifique
01:10:24pourquoi vous souriez
01:10:25cher camarade
01:10:27Vincent Herouette
01:10:28vous dites toujours
01:10:30vous souriez dans votre barre
01:10:31qu'est-ce que j'ai dit
01:10:32de si drôle que ça ?
01:10:33non
01:10:33non
01:10:34mais c'était
01:10:34private joke
01:10:36ah bon
01:10:36donc
01:10:37ils ont pensé à beaucoup de gens
01:10:38outre Alain Delon
01:10:40voilà
01:10:41absolument
01:10:41j'ai compris
01:10:43non mais écoutez
01:10:44franchement
01:10:45c'est pas bien
01:10:46écoutez
01:10:46vraiment ce n'est pas bien
01:10:47bon
01:10:48il était une fois dans l'ouest
01:10:49Rocco et ses frères
01:10:50icône du cinéma
01:10:51et muse des grands réalisateurs
01:10:53elle s'est éteinte
01:10:53à l'âge de 87 ans
01:10:55elle était née en Tunisie
01:10:56je disais tout à l'heure
01:10:57qu'elle était née
01:10:58c'est une amie d'enfance
01:10:59de Norbert Saada
01:11:01qui est le producteur
01:11:03historique
01:11:04un des producteurs historiques
01:11:06du cinéma français
01:11:07et que je salue
01:11:08parce qu'il doit
01:11:09nous écouter ce matin
01:11:11et regarder
01:11:12ces deux icônes
01:11:13Nicolas Sarkozy
01:11:14avec
01:11:15Claudia Cardinal
01:11:17à 17 ans
01:11:18un concours de beauté
01:11:19qu'elle remporte
01:11:19sans même être candidate
01:11:20bouleversa ville
01:11:21la plus belle italienne de Tunis
01:11:23gagnée un voyage
01:11:23à la Mostra de Venise
01:11:24où elle fait sensation
01:11:26et puis
01:11:26elle a été naturalisée
01:11:28française
01:11:29et
01:11:30elle a tourné
01:11:31avec Visconti
01:11:32bien sûr
01:11:33depuis quelques années
01:11:34elle était en retrait
01:11:35bien évidemment
01:11:35mais je retrouvais
01:11:36une
01:11:37comment dire
01:11:39le guépard
01:11:39le train
01:11:40la panthère rose
01:11:41Rocco et ses frères
01:11:41il était une fois dans l'ouest
01:11:42formidable
01:11:43le clan des Siciliens
01:11:45le clan des Siciliens
01:11:46elle est dans le clan des Siciliens
01:11:47Claudia Cardinal
01:11:48je n'ai pas le souvenir
01:11:49je ne crois pas
01:11:50ou alors
01:11:51non non
01:11:52elle n'est pas dans le clan
01:11:52des Siciliens
01:11:53elle n'est pas non plus
01:11:55dans la folie des grandes
01:11:56bon
01:11:57elle n'est pas non plus
01:11:58dans la piscine
01:11:59donc
01:12:00non non
01:12:02et
01:12:03Rachida Dati
01:12:04a tweeté
01:12:05Claudia Cardinal
01:12:06c'était un
01:12:06de son regard
01:12:07sa voix
01:12:07et son aura
01:12:08habite à jamais
01:12:08l'histoire du cinéma
01:12:09je vous propose
01:12:11de voir donc
01:12:11cette archive
01:12:12cette interview
01:12:13qui a été faite
01:12:14d'elle
01:12:15où elle est vraiment
01:12:16merveilleuse
01:12:16de
01:12:17comment dire
01:12:18de fraîcheur
01:12:19de beauté
01:12:19d'intelligence
01:12:20c'était il y a
01:12:2160 ans
01:12:23dites moi
01:12:25Claudia Cardinal
01:12:26et en l'espace
01:12:26de quelques années
01:12:27vous êtes devenue
01:12:28une grande vedette
01:12:29on peut déjà
01:12:30mesurer le chemin
01:12:31parcouru
01:12:31dans ce qui vous concerne
01:12:32est-ce que vous y aviez
01:12:33vraiment cru au début
01:12:34non
01:12:36pas du tout
01:12:37puis en plus
01:12:38ça ne m'intéressait
01:12:39pas du tout
01:12:41vu de l'extérieur
01:12:42ça ne vous intéressait pas
01:12:43non
01:12:43et je crois que c'est pour ça
01:12:44que j'ai pu faire
01:12:46quelque chose
01:12:47parce qu'au début
01:12:47j'avais pas envie
01:12:48vous étiez décontractée
01:12:50non pas décontractée
01:12:52mais
01:12:52j'avais jamais pensé
01:12:54ça ne m'intéressait pas
01:12:55je voulais
01:12:56rester à Tunis
01:12:57et
01:12:58le cinéma
01:12:59j'avais l'impression
01:13:00que c'était un monde
01:13:00je ne comprenais pas tellement
01:13:03oui car il est bon
01:13:04de rappeler en parenthèse
01:13:04que vous avez été élevée
01:13:06en Tunisie
01:13:06oui
01:13:07et que le français
01:13:07était votre première langue
01:13:08oui
01:13:09avant même l'italien
01:13:10oui c'est vrai
01:13:11alors dites moi
01:13:12pourquoi vous ne vouliez pas
01:13:13faire du cinéma
01:13:14qu'est-ce qui vous rebutait
01:13:14dans cette profession au départ
01:13:16mais
01:13:17je ne sais pas
01:13:19premièrement parce qu'en classe
01:13:21j'étais toujours la dernière
01:13:22qui parlait
01:13:23toujours dans un coin
01:13:24quand on devait m'interroger
01:13:26je ne parlais pas
01:13:27j'étais muette
01:13:28et donc c'est assez
01:13:30c'est assez incroyable
01:13:31enfin
01:13:31faire du cinéma dans ces conditions
01:13:33je ne crois pas
01:13:33que c'était tellement possible
01:13:35bon
01:13:36c'est un cinéma
01:13:37que nous avons beaucoup aimé
01:13:38forcément
01:13:39c'est les années 60
01:13:40boudeuse
01:13:41bon
01:13:42Michel Onfray
01:13:43j'ai une idée pour vous
01:13:44si vous créez
01:13:46l'association
01:13:47des intellectuels
01:13:49interdits
01:13:50sur le service public
01:13:51je trouve
01:13:53non mais
01:13:53ça serait vraiment intéressant
01:13:54parce que
01:13:55il y a quelques personnes
01:13:56je pense que
01:13:57Eric
01:13:57ça s'appelle Front Populaire
01:13:58vous savez
01:13:58oui
01:14:00c'est presque la liste intégrale
01:14:02oui bien sûr
01:14:03mais vous vous êtes interdit aussi
01:14:04ah oui bien sûr
01:14:05moi je ne suis pas interdite
01:14:06oui mais
01:14:07vous allez l'être
01:14:09moi à ma modeste échelle
01:14:11je le suis en tout cas
01:14:11j'ai sorti un bouquin
01:14:12sur l'éducation nationale
01:14:13j'ai été invité absolument partout
01:14:14sauf sur le service public
01:14:15un très bon livre sur Tolstoy aussi
01:14:18oui
01:14:18j'ai pas eu France Culture non plus
01:14:20pour Tolstoy
01:14:20non mais c'est quand même
01:14:22nous on invite tout le monde
01:14:24et les gens parfois
01:14:25ne veulent pas venir
01:14:26je réitère l'invitation
01:14:28pour monsieur Dupond-Moretti
01:14:30qui nous a traité
01:14:31tout à l'heure
01:14:31de fachos
01:14:32je ne sais pas si vous avez entendu
01:14:34sur RTL ce matin
01:14:35sur RTL ce matin
01:14:36il a parlé d'autres serviteurs
01:14:38et il a dit que
01:14:39voilà je disais
01:14:40ce que je te disais
01:14:41avec autour de moi
01:14:42ma bande de fachos
01:14:44Eric Dupond-Moretti
01:14:46qui a été quand même
01:14:47ministre de la justice
01:14:48on aime bien par ailleurs
01:14:50d'ailleurs
01:14:50on n'a rien contre lui
01:14:52bien évidemment
01:14:53le niveau
01:14:54de
01:14:55comment dire
01:14:56de discours
01:14:58politique
01:14:58dans l'espace public
01:14:59est devenu
01:15:00vraisemblable
01:15:02ce sont les éléments
01:15:03de langage de la gauche
01:15:04de ce qui est devenu la gauche
01:15:05ça a été fabriqué
01:15:06par Lénine
01:15:07par Staline
01:15:08c'est Staline
01:15:08qui disait
01:15:09soit on nous soutient
01:15:10et on nous soutient
01:15:10totalement et absolument
01:15:11soit on est un fasciste
01:15:13et l'usage du mot fasciste
01:15:15vient de là
01:15:15c'est à dire
01:15:16tous les gens
01:15:16qui aujourd'hui
01:15:17traitent de fachos
01:15:17ne savent peut-être pas
01:15:18qu'ils sont en train
01:15:19de reprendre
01:15:19un élément de langage
01:15:20de Staline
01:15:21mais c'est exactement
01:15:22la même chose
01:15:22avec le palestinisme
01:15:23qui est produit
01:15:24par l'Union soviétique
01:15:26et ces gens là
01:15:27continuent le combat soviétique
01:15:29le combat de l'Union soviétique
01:15:30et ce sont les mêmes
01:15:31qui trouvent que Cuba
01:15:32n'est pas une dictature
01:15:33que la Chine c'est formidable
01:15:34que la liberté de la presse
01:15:36est très grande
01:15:36en Chine
01:15:37je rappelle que
01:15:38c'est la thèse
01:15:39de Rima Hassan
01:15:40et non
01:15:42il sait bien ce qu'il dit
01:15:43en plus de ça
01:15:44il pense à gauche
01:15:46il vit à droite
01:15:46et c'est comme ça
01:15:47que sont beaucoup
01:15:48de ces gens
01:15:48qui donnent des leçons
01:15:49vous pensez qu'il vit à droite ?
01:15:52je ne vais pas donner d'infos
01:15:53mais oui
01:15:53oui mais ce n'est pas très grave
01:15:56ce qui est grave
01:15:57ce n'est pas qu'il aime
01:15:58les grosses voitures
01:15:59ce n'est pas qu'il collectionne
01:16:00les grosses motos
01:16:00ce n'est pas qu'il collectionne
01:16:01les maisons
01:16:01ça ce n'est pas grave du tout
01:16:03c'est qu'on puisse tenir
01:16:04en même temps un discours
01:16:05qui stigmatise les autres
01:16:07en disant qu'ils sont des fascistes
01:16:08fascistes si on a un minimum
01:16:09de connaissances historiques
01:16:11le fascisme
01:16:13c'est le refus du parlementarisme
01:16:14c'est l'éloge de la violence
01:16:15dans la rue
01:16:15c'est les passages à tabar
01:16:17des gens qui sont opposants
01:16:19et si vraiment
01:16:19le mot fasciste
01:16:20correspond historiquement
01:16:21aujourd'hui
01:16:21il correspond pour Mélenchon
01:16:22et les siens
01:16:23il ne correspond pas pour vous
01:16:24et la bande de fachos
01:16:26dont je fais partie
01:16:27justement puisque vous parlez
01:16:29de ce qu'on possède
01:16:30histoire philosophique de l'occident
01:16:32il y a un chapitre
01:16:32on est possédé
01:16:33parce que l'on possède
01:16:35cette leçon montre
01:16:36que l'on est possédé
01:16:36parce que l'on possède
01:16:37et que la meilleure relation
01:16:38qu'on puisse entretenir
01:16:39à l'argent
01:16:40ou au bien de ce monde
01:16:41ce n'est pas de ne pas les posséder
01:16:43mais de ne pas être possédé
01:16:45par eux
01:16:45donc
01:16:46ne pas inviter
01:16:47au dépouillement matériel
01:16:49comme les cyniques
01:16:49qui ne veulent pas avoir
01:16:50mais au dépouillement spirituel
01:16:52posséder sans être possédé
01:16:54parce qu'on possède
01:16:55avoir et pouvoir
01:16:56se défaire tout de suite
01:16:57de ce qu'on a
01:16:58car l'être vaut plus
01:16:59et mieux que l'avoir
01:17:01pas facile
01:17:02on est tous pareils
01:17:04on s'habitue
01:17:05un certain confort
01:17:07non
01:17:08je pense qu'il y a des gens
01:17:09qui au contraire
01:17:10sont
01:17:10d'abord
01:17:11moi j'ai de la sympathie
01:17:12pour les décroissants
01:17:13aujourd'hui
01:17:13non pas que je pense
01:17:14qu'il faudrait l'être
01:17:15mais ceux qui le sont
01:17:16et qui vivent leur décroissance
01:17:17moi j'ai beaucoup de respect
01:17:18parce que je n'ai pas de respect
01:17:19pour les gens
01:17:20qui sont à gauche
01:17:20et vivent à droite
01:17:21je n'ai pas de respect
01:17:22pour les gens
01:17:22qui sont écologistes
01:17:23et prennent l'avion
01:17:24et se soucient peu
01:17:25de leur taxe carbone
01:17:26ou pour madame Hidalgo
01:17:28qui multiplie
01:17:29les voyages en avion
01:17:29en nous disant
01:17:30qu'il faut absolument
01:17:31des vélos partout
01:17:32et les robes
01:17:32c'est la contradiction
01:17:34qui me gêne
01:17:352900 euros
01:17:36une robe Dior
01:17:37c'est une masse traditionnée
01:17:37à New York
01:17:38madame Hidalgo
01:17:38c'est formidable
01:17:39robe Dior
01:17:40je veux bien
01:17:41qu'elle ait des frais
01:17:42de représentation
01:17:43mais elle n'est pas obligée
01:17:44d'acheter une robe Dior
01:17:44à 2900 euros
01:17:46elle a pris des vêtements
01:17:47en taille différente
01:17:48oui
01:17:48c'est extraordinaire
01:17:49à la limite
01:17:50Dior c'est français
01:17:50parce qu'elle prend aussi
01:17:51des marques
01:17:51qui ne sont pas françaises
01:17:52de luxe
01:17:53vous diriez par exemple
01:17:55que vous êtes un homme de gauche
01:17:56qui vit à gauche
01:17:57ce n'est pas à moi
01:17:59de me donner
01:18:00des dépôts
01:18:01c'est quoi vivre à gauche
01:18:02c'est partagé
01:18:04c'est partagé
01:18:05moi j'ai fait 15 ans
01:18:06d'université populaire
01:18:07où j'ai donné bénévolement
01:18:08des cours
01:18:08où il y avait 1200 personnes
01:18:10je n'étais pas payé
01:18:10j'ai fait ça gratuitement
01:18:11bénévolement
01:18:12j'ai fait une université populaire
01:18:13du goût argentin
01:18:14je l'ai faite pendant des années
01:18:15c'était bénévole et gratuit
01:18:16je ne me suis pas fait payer
01:18:18pour ça
01:18:18j'ai fait un certain nombre
01:18:20de choses
01:18:20qui sont effectivement
01:18:22dans le don
01:18:23dans le retour
01:18:24moi je suis un fils de pauvre
01:18:25mon père était ouvrier agricole
01:18:26ma mère femme de ménage
01:18:27j'ai été sauvé par la culture
01:18:28et j'essaie de sauver des gens
01:18:29par la culture
01:18:30en leur disant
01:18:31si vous n'avez pas la possibilité
01:18:33d'aller dans des endroits
01:18:34qui vous intimident
01:18:35un amphithéâtre d'université
01:18:37une salle de concert
01:18:38ou je ne sais quoi
01:18:38j'apporterai ces choses là
01:18:39et sous un chapiteau
01:18:40alors j'entends
01:18:41pendant des années
01:18:42j'ai donné des concerts
01:18:42j'ai vu des gens pleurer
01:18:43parce qu'ils n'avaient jamais vu
01:18:44un piano
01:18:45on leur a expliqué
01:18:46ce qu'était par exemple
01:18:47des sonates de Boulez
01:18:49plutôt que de dire
01:18:49c'est du bruit
01:18:53c'est tout
01:18:53et c'est vrai qu'il y a une chose
01:18:55auxquelles on peut tous être sensible
01:18:57c'est qu'il faut faire
01:18:58des choses gratuites
01:18:59et oui
01:18:59surtout quand on peut
01:19:01quand on nous propose
01:19:02de les faire
01:19:03de manière payante
01:19:04et très bien payée
01:19:05mais les universités populaires
01:19:07n'ont pas été arrêtées par moi
01:19:08moi j'aurais continué
01:19:09celle de quand
01:19:09si le maire de l'époque
01:19:10celui d'aujourd'hui
01:19:11et d'un autre calibre
01:19:12ne m'avait pas interdit
01:19:14cette université populaire
01:19:15moi je vous écoutais beaucoup
01:19:16j'étais sur France Culture
01:19:18plus d'un million de podcasts
01:19:20par émission
01:19:21et je me suis fait virer
01:19:22de France Culture
01:19:23sans qu'on m'explique
01:19:24quoi que ce soit
01:19:24c'est mon éditeur sonore
01:19:26qui a reçu un texto un jour
01:19:27en lui disant
01:19:27on ne diffuse plus
01:19:28les cours d'Onfray
01:19:29je n'ai jamais eu d'explication
01:19:30et depuis
01:19:31si l'on s'est pas dans la ligne
01:19:32bon
01:19:33Somaya est avec nous
01:19:35et puis on terminera
01:19:35avec votre livre
01:19:36je le rappelle
01:19:36Déambulantion dans les ruines
01:19:38aux sources de notre civilisation
01:19:41c'est votre quatrième livre
01:19:42de l'année généralement
01:19:43ah de l'année
01:19:44troisième je crois
01:19:44troisième livre de l'année
01:19:45mais c'est pas le dernier
01:19:46ah oui
01:19:47ah oui
01:19:48parce qu'on n'est que le 22
01:19:4924 septembre
01:19:50Somaya
01:19:51une professeure de musique
01:19:56de 66 ans
01:19:56poignardée en cours ce matin
01:19:58par un élève au collège
01:19:59Robert Schumann
01:19:59de Benfeld
01:20:00dans le Barin
01:20:01la victime blessée au visage
01:20:03a été évacuée
01:20:04dans un centre hospitalier
01:20:05son pronostic vital
01:20:06n'est pas engagé
01:20:07le suspect
01:20:08un mineur de 14 ans
01:20:09s'est porté
01:20:10des coups de couteau
01:20:11au moment de son interpellation
01:20:12EDF manque de trésorerie
01:20:15pour le nucléaire
01:20:15alerte la cour des comptes
01:20:17l'entreprise ne dispose pas
01:20:18des fonds nécessaires
01:20:19pour financer ses investissements
01:20:21massifs d'ici à 2040
01:20:22et recommande à l'état
01:20:24de clarifier la répartition
01:20:25de risques financiers
01:20:26et à EDF
01:20:27de revoir sa stratégie
01:20:29d'investissement
01:20:30et puis au lendemain
01:20:31d'une brusque volte-face
01:20:32du président américain
01:20:33qui s'en est pris à la Russie
01:20:34et a soutenu l'Ukraine
01:20:35le Kremlin estime
01:20:37que le rapprochement
01:20:38avec Washington
01:20:38donne je cite
01:20:39des résultats proches de zéro
01:20:41déclaration du porte-parole
01:20:42de la présidence russe
01:20:44Dmitry Peskov
01:20:45merci beaucoup
01:20:47on salue Jean Sorel
01:20:49qui est un comédien
01:20:50qui était proche
01:20:52de Claudia Cardinal
01:20:53et Patricia Balm
01:20:54je vois un tweet passer
01:20:55Jean Sorel et Patricia Balm
01:20:57nous sommes tellement tristes
01:20:58depuis l'annonce
01:20:59du décès de Claudia Cardinal
01:21:01c'était une amie merveilleuse
01:21:02une immense actrice
01:21:03tous deux avaient été dirigés
01:21:05par Luquino Visconti
01:21:06dans Sandra
01:21:06un film ayant obtenu
01:21:08le lion d'or
01:21:09à la Mostra de Venise
01:21:11il est 10h33
01:21:13je rappelle
01:21:13déambulation dans les ruines
01:21:15avec une très belle couverture
01:21:18je ne sais pas si c'est vous
01:21:19qui l'avez choisi
01:21:19ce tableau
01:21:22des peintres ruinistes
01:21:23comme on dit
01:21:24Hubert Robert
01:21:24et quelques autres
01:21:25au monde du Désiderio
01:21:26qui ont peint des ruines
01:21:28un peintre ruiniste
01:21:29je savais que Mme Ernot
01:21:31était ruinée
01:21:32elle est ruinante
01:21:34ou ruineuse
01:21:35à sa manière
01:21:36mais je ne savais pas
01:21:39qu'il existait
01:21:40des peintres ruinistes
01:21:41et vous êtes allé voir
01:21:42les expos de la tour
01:21:44Georges Delatour ?
01:21:45Non j'ai prévu d'y aller
01:21:46mais je ne suis pas parisien
01:21:46mais ça fait partie
01:21:47des...
01:21:48Allez-y
01:21:48parce qu'il a peint
01:21:5040 tableaux
01:21:51il y en a 23
01:21:52qui sont exposés
01:21:53et c'est tout à fait
01:21:54formidable
01:21:54génie français
01:21:55le génie français
01:21:56monsieur Morandini
01:21:59c'est à vous
01:21:59effectivement
01:22:00on va vous parler
01:22:00dans un instant
01:22:01on va faire une page spéciale
01:22:02sur ce qui s'est passé
01:22:03il y a un peu plus de deux heures
01:22:04dans le barin
01:22:04sur ce lycée
01:22:05qui a été attaqué
01:22:07et en tout cas
01:22:08cet élève
01:22:09qui a attaqué
01:22:10ce professeur
01:22:11dans cette salle de cours
01:22:12on verra ça
01:22:13dans un instant
01:22:14on sera avec un policier
01:22:15on sera avec des professeurs
01:22:16également pour réagir
01:22:18à ce qui s'est passé
01:22:18l'élève a été rattrapé
01:22:19et il s'est porté lui-même
01:22:20des coups de couteau
01:22:21au moment où les gendarmes
01:22:22ont tenté de l'interpeller
01:22:23Effectivement
01:22:24on attendait
01:22:25puisque Marine Lançon
01:22:26m'a donné cette information
01:22:27pendant l'émission
01:22:28mais on attendait
01:22:28d'avoir des précisions
01:22:30et ces précisions
01:22:30on les aura avec vous
01:22:32dans une seconde
01:22:33Jean-Marc Morandini
01:22:34Je remercie
01:22:36Pauline Trezzer
01:22:37qui était avec nous
01:22:38aujourd'hui
01:22:39à la réalisation
01:22:41c'était Laurent Capra
01:22:42Juliette était à la vision
01:22:43Merci à Grégory Possidallo
01:22:46Marine Lançon
01:22:47Pauline Trezzer
01:22:48Toutes ces émissions
01:22:48sont à retrouver
01:22:49sur cnews.fr
01:22:51A ce soir
01:22:51Je remercie à Grégory Possidallo
01:22:54Je remercie à Grégory Possidallo
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