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  • il y a 5 mois
Ce jeudi 4 septembre, Delphine Arnaud, portfolio manager/analyst multi-asset & overlay chez Edmond de Rothschild AM ; Alain du Brusle, directeur général délégué – responsable gestion OPCVM de Claresco, se sont penchés sur la part des 28-24 ans parmi les demandeurs d’emploi en France et la croissance des commandes dans le secteur de l’ingénierie en Allemagne sur un an, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00On est en attendant à cinq minutes de la clôture ici en Europe, on entre dans la data room.
00:12Aussi vrai que tous les chemins mènent à Rome, tout est data, tout être, toute notion, toute poussière, bref tout ce qui existe, donne matière à data.
00:19Alain et Delphine, êtes-vous prêts à enclencher la machine à data ?
00:22Oui.
00:23Voici la data room. Delphine et Alain, vous avez chacun une minute.
00:27Delphine, on va démarrer avec vous. Top chrono, votre chiffre, 27%.
00:3127%, c'est la part des 18-24 ans parmi les demandeurs d'emploi en France. C'est beaucoup.
00:38Ça ne veut pas dire qu'un quart des jeunes sont au chômage. Le taux de chômage des jeunes, c'est 19%, publié par l'INSEE en juin dernier.
00:46Mais 27%, ça veut dire qu'un quart des demandeurs d'emploi ont moins de 25 ans.
00:51Ça reflète le fait que le marché de l'emploi, il ne se tient pas si mal, paradoxalement.
00:57Ça reflète le fait que les autres catégories, les autres tranches d'âge, en fait, ont vu leur taux de chômage se réduire.
01:03L'emploi a été créé, mais plutôt pour les plus de 25 ans.
01:07Et malheureusement, les jeunes sont restés un peu à l'écart de ce marché de l'emploi.
01:11C'est un indicateur qu'on regarde beaucoup, le chômage chez les jeunes, parce qu'il est un indicateur avancé des retournements de cycle.
01:18Et justement, le taux de chômage des jeunes, il commence à réaccélérer.
01:22Il était à 28% en 2016, il est tombé à 16% il y a quelques trimestres, et là, il est en train de remonter vers les 19%.
01:30Ce n'est pas très bon.
01:32Ce n'est pas très bon. Et du coup, qu'est-ce qu'on en déduit ?
01:34C'est un signal que vous nous envoyez, mais en termes de trajectoire, ça dit quoi ?
01:38En termes de trajectoire, ça veut dire que va faire la dette de la France s'il y a un prochain ralentissement,
01:44sachant que malgré les aides à l'apprentissage, malgré les réformes sur le chômage,
01:53malgré finalement un marché de l'emploi qui s'est plutôt bien tenu,
01:56on n'a pas réussi à régler le problème des jeunes.
01:58Ça veut dire moins de cotisations de la part de cette tranche d'âge.
02:02Ça veut dire aussi moins de capital humain, de productivité, d'expérience qui est fournie aussi pour ces gens-là.
02:07Ça veut dire que, prochain ralentissement, ça va dégrader les finances publiques
02:12et ça veut dire que c'est compliqué pour la dette française.
02:16Ça ne va pas dans le sens, effectivement, d'amélioration de la situation budgétaire non plus.
02:20Alain, à vous. Votre data, une minute, plus 4%.
02:24Alors, plus 4%, c'est la croissance des commandes dans le secteur de l'ingénierie en Allemagne au mois de juillet.
02:29C'est pas mal. C'est un chiffre qui paraît correct en soi.
02:32Mais ce qui est intéressant, c'est sa décomposition, en fait.
02:34Il cache une réalité un peu plus inquiétante parce qu'elle est alimentée exclusivement
02:39par les ventes en direction de l'étranger qui sont à plus 7.
02:42Et si on creuse, c'est même les ventes en dehors de la zone euro qui sont à plus 10.
02:47Tandis que les ventes en direction de l'industrie allemande, elles sont à zéro.
02:50Donc, c'est un peu surprenant parce qu'en Allemagne, on a quand même ce plan de relance
02:54qui, visiblement, est annoncé, qui a fait beaucoup bouger les marchés.
02:59Mais on voit bien dans ce chiffre, mais aussi dans d'autres chiffres macro,
03:02que pour l'instant, dans la réalité du quotidien des entreprises industrielles, ça tarde un petit peu.
03:07Alors, on reste confiant.
03:08On pense que l'Allemagne, on se doute bien que ça va mettre un petit peu de temps,
03:12que les budgets vont se déclencher et que ça va arriver.
03:14Mais bon, il faudrait quand même que ça ne tarde pas trop.
03:16Effectivement, et voilà, c'est ce qui explique aussi certaines prises de bénéfices
03:21qu'on observe depuis quelques semaines sur le marché,
03:23le risque de voir certaines commandes arriver plus tard que prévu.
03:26Vous avez battu le chrono, du coup, on a dû supprimer le gong à la fin
03:29parce que vous l'avez battu en l'occurrence.
03:31Non, mais félicitations, c'est rare.
03:32Voilà, et vous l'avez fait.
03:33Judith, merci beaucoup.
03:35Alain Dubrul, Claresco et Delphine Arnault,
03:37qui nous accompagne aussi.
03:38Delphine Arnault pour Edmond Rochilda.
03:40Bonne soirée.
03:41Bonne soirée.
03:42Bon retour.
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