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  • il y a 8 heures
Chaque soir, Julie Hammett vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Bienvenue si vous nous rejoignez dans BFM Grand Soir autour de la table d'Ilan Slama, Yves Tréhard.
00:05Antoine Aubertdorf, Jacques Fondon, Rachel Binas et Dominique Rizet.
00:10Sur les failles de l'enquête après le drame à Accra-Montana et cette question pourquoi les images des caméras de vidéosurveillants.
00:15De la ville qui datait du 31 décembre et donc de la soirée du drame ont-elles été effacées ?
00:20Dominique Rizet, il y a eu plusieurs demandes de la part de la procureure.
00:25Et jamais la police n'a été en mesure de lui fournir les images de vidéosurveillance.
00:30De la soirée du drame, les images complètes.
00:32Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier.
00:35Assez tôt, la PROC demande à la police cantonale et à la communauté...
00:40De fournir les images de vidéosurveillance.
00:42Pas de réaction.
00:43Le 5 janvier, on est...
00:45Donc 5 jours après cette fameuse nuit, la procureure demande à la police...
00:50à nouveau les images de vidéosurveillance de la commune et elle précise...
00:55un horaire, elle dit du 1er janvier 2026 entre les horaires 30...
01:00et 2h du matin, mais je voudrais les images qui couvrent ce moment-là.
01:036 janvier...
01:05Toujours pas de réponse de la police, c'est un avocat, une partie civile qui demande les...
01:10la sauvegarde des mêmes images, on parle du gel des images, c'est bien ça Jacques ?
01:14Oui.
01:15Le 15 janvier, nouvelle demande de la procureure, 22...
01:20Le 15 janvier, on est trois semaines après, la police répond enfin, elle répond à la procureure...
01:25Notre système de vidéosurveillance enregistre et sauvegarde des images sur une durée...
01:30de 7 jours maximum...
01:31Dès lors, nous n'avons plus accès aux images du 31 décembre...
01:35C'est seulement celle du 1er janvier...
01:36Mais pardon, mais c'est l'anacteurisme dans un cas pareil, on parle de 40...
01:40morts, plus d'une centaine de blessés, et la police qui ne pense pas à sauvegarder...
01:45Vous avez déjà une partie de la réponse, peut-être que les policiers vont devoir aussi...
01:50rendre des comptes, ou en tout cas s'expliquer, ou peut-être qu'ils peuvent être mis en cause...
01:55dans ce dossier, parce qu'ils n'ont pas gardé ces vidéosurveillantes...
01:57Ça veut dire que ça dysfonctionne de tout...
02:00Tout en haut, jusqu'en bas...
02:01D'autant que pourquoi est-ce qu'ils auraient à disposition...
02:04C'est ce qu'ils disent...
02:05Quelles sont les images de minuit à 6 heures du matin...
02:07Et pourquoi est-ce que celles-ci auraient été conservées, si on regarde leur logique ?
02:10Parce que manifestement c'est une erreur, quelqu'un a oublié...
02:12C'est-à-dire ce qu'on disait il y a quelques minutes...
02:15Les images sur la voie publique sont filmées par vidéo pour des questions de...
02:20de protection.
02:21Pour le respect de la vie privée, on ne les garde qu'un certain temps...
02:247 jours effectivement...
02:25en l'occurrence...
02:26Mais là on est dans le cadre d'une affaire correctionnelle ou criminelle...
02:30C'est-à-dire que les enquêteurs...
02:32C'est comme un gel des lieux sur une scène de crime...
02:35qui conservent tous les éléments qu'on va pouvoir collationner...
02:37Et évidemment quand on a une vidéo sur la...
02:40dans laquelle on peut voir s'il y a des gens qui rentrent avec pourquoi pas des produits inflammables...
02:44Si simplement il y a...
02:45davantage de personnes qu'il devrait y en avoir dans la boîte...
02:47immédiatement l'officier de police judiciaire va saisir...
02:50ces objets...
02:52ces disques...
02:54qui ont enregistré les images...
02:56faire un PV de saisie...
02:58les compter...
02:59et les garder pour ensuite pouvoir les exploiter...
03:01ou les donner au procureur qui va pouvoir les exploiter...
03:04pendant son enquête...
03:05On parle là de 250 caméras...
03:08et donc d'une impossible...
03:09la possibilité d'exploiter ces images...
03:11vous aviez des infos...
03:12des médias italiens je crois...
03:14C'est la presse italienne très mobilisée sur le drame de Grand Montana...
03:17qui nous donne des détails ce soir parce que...
03:19c'est pas un petit couac Julien...
03:20vous le disiez...
03:21250 images de vidéosurveillance...
03:23qui se trouvent comme ça...
03:24250 caméras...
03:25250 caméras...
03:26200 caméras...
03:27c'est je veux dire...
03:28vraiment...
03:29une défaillance majeure...
03:31et ce qui est dit...
03:32en tout cas à la presse italienne...
03:34par le commissaire de Grand Montana...
03:36de la police municipale de Grand Montana...
03:38et bien c'est...
03:39c'est que...
03:40les images en dehors...
03:42de la période horaire de minuit à 6h...
03:44du matin...
03:45n'auraient été demandées que dans un deuxième temps...
03:47par le parquet de Sion...
03:49les raisons pour lesquelles...
03:50la demande...
03:51disent-ils en tout cas...
03:52au commissariat...
03:53sans doute pour ces prévisions...
03:54communir aussi...
03:55des accusations...
03:56qui ne manqueront pas de tomber...
03:57oui c'est ça...
03:58que la demande...
03:59ne leur a été formulée...
04:00que le 13 janvier...
04:02or comme Dominique le précise à l'instant...
04:04il y a expiration...
04:05du délai de sauvegarde des images...
04:07après une semaine...
04:08raison pour laquelle...
04:09ces images ont disparu dans la nature...
04:11ce qui ne fait quand même...
04:12que rajouter du soupçon...
04:14dans cette affaire...
04:15parce qu'il y avait déjà...
04:16des manquements manifestes...
04:17dans les contrôles effectués sur place...
04:19des validations...
04:21qui ont été données sur site...
04:22alors même...
04:23que les...
04:24les contrôles n'avaient pas été effectués...
04:25pendant une période de 4 ans...
04:26et là on s'aperçoit que...
04:27des images ont disparu dans la nature...
04:28dans les circonstances...
04:29assez invraisemblables...
04:30mais là encore...
04:31on se dit...
04:32comment c'est possible...
04:33que même s'il n'y a pas eu...
04:34demande...
04:35attend...
04:36que la police ne soit pas dit...
04:37l'enquête là va être...
04:39euh...
04:39conséquente...
04:40il faut qu'on sauvegarde à tout prix ces images...
04:42alors je vais peut-être surprendre beaucoup de gens...
04:44mais moi je l'ai régulièrement vu ce genre de couac...
04:46ça veut dire que j'ai vu ça dans au moins 4, 5, 6 dossiers...
04:49je pensais là depuis tout à l'heure...
04:50une fois je me rappelle c'était en boîte de nuit...
04:52une fois je me rappelle c'était dans un restaurant...
04:54où on se rend compte...
04:55alors nous avocats c'est...
04:57une fois qu'on a le dossier...
04:58ça veut dire à la fin des investissements...
04:59en général...
05:00on se rend compte qu'il manque des images...
05:01parce que quoi ?
05:02parce que ça n'a pas été demandé...
05:03parce que la clinique...
05:04parce que c'est ça qui gère en France...
05:05un peu la durée pendant laquelle on peut durer...
05:07on peut garder les images...
05:09qui impose des délais ou des conditions...
05:11qui parfois sont un peu difficiles...
05:12pour des gens qui ne maîtrisent pas toujours les tenants à boutique...
05:14ce qui étonne là...
05:15c'est qu'on n'est pas dans un petit dossier...
05:16moi quand je l'ai vu en général...
05:18c'est dans des dossiers...
05:19de moins grande ampleur bien évidemment...
05:2140 morts sans cesse blessés...
05:2340 morts sans cesse blessés...
05:24une médiatisation quand même internationale...
05:27on imagine que tous les voyants de...
05:29devaient être rouge...
05:30et donc c'est ça qui étonne là...
05:31c'est que personne n'a eu la présence d'esprit...
05:33de se dire que justement...
05:34il fallait garder ces images...
05:35ce qui est bizarre...
05:36c'est que je disais tout à l'heure...
05:37que c'était une affaire politique...
05:38mais c'est une affaire aussi...
05:39c'est une affaire géopolitique...
05:40parce que...
05:41les français pour le moment n'ont pas dit grand chose...
05:43les autorités françaises...
05:44je suis assez étonné...
05:45alors qu'il y a quand même une dizaine de morts...
05:47qui sont de nationalités...
05:49les italiens ont carrément rappelé leur ambassadeur...
05:52en disant...
05:53aussi longtemps...
05:54que les propriétaires de la boîte...
05:57enfin du bar...
05:58se...
05:59seront en liberté...
06:00et bien...
06:01notre ambassadeur...
06:02sera...
06:03euh...
06:04euh...
06:04sera retenu chez nous en Italie...
06:05il pourra pas revenir en Suisse...
06:06les autorités italiennes qui sont montées au créneau...
06:08euh...
06:09aïe...
06:09on voulait vous montrer ce...
06:10ce document...
06:11ce document BFM TV qui vient de nous parvenir...
06:13euh...
06:14euh...
06:14ce sont euh...
06:15euh...
06:16des euh...
06:17jmages...
06:18de la nuit du drame...
06:18ces appels au...
06:19On va les entendre, notamment cet ambulancier le soir.
06:24Du drame qui appelle au secours.
06:27On va écouter ce...
06:29Un document, on vient juste derrière.
06:31L'urgence de Réna, Joël ?
06:33Oui, salut.
06:34Je ne sais pas si je fais le bon numéro.
06:39Oui, c'est juste pour t'avertir qu'on a un...
06:44Événement sanitaire majeur sur Cromantana avec une explosion d'hôtels.
06:48On aurait déjà quatre décès et une trentaine de blessés minimum.
06:52Merci.
06:52D'accord.
06:54Les hôpitals de Sion, de Viège ont lancé leur plan...
06:57Entre guillemets, catastrophes.
07:00Oui.
07:00Et du coup, voilà.
07:01Je vous avertis que...
07:02Peut-être on va en amener aussi chez vous.
07:06Dominique Rizet, c'est donc peut-être l'un des...
07:07des premiers appels au secours la nuit du drame.
07:12Alors, on entend clairement que ces personnes ne réalisent pas encore ce qui est en train de se passer.
07:17On parle d'un hôtel.
07:18Mais on peut...
07:19D'un hôtel, d'une explosion.
07:21Donc, on est dans la confusion.
07:22On n'a pas encore d'élément précis.
07:25Mais c'est bien normal.
07:26Et effectivement, bon...
07:27Ça rappelle les appels du Bataclan, ce qu'on entendait, les premiers appels qui arrivent...
07:32Ils arrivent à police secours où des personnes parlent de coups de feu.
07:36Il y a de la confusion et des coups de fourrurent.
07:37Le Stade de France a des terrasses au Bataclan.
07:41Et donc...
07:42Là, c'est en train de s'organiser.
07:44Et c'est vrai que quand on parle de quatre morts déjà, une tranquille...
07:47Une centaine de blessés, ça veut dire que dès le début...
07:52Dès le début, on sait qu'on va faire appel.
07:55Donc, si j'ai bien compris, parce que je la découvre avec vous...
07:57Deux hôpitaux sont mobilisés.
08:01Et la personne qui appelle, qui doit...
08:02Appeler quelqu'un qui gère les secours, lui dit...
08:05Peut-être qu'il faudrait que dans ton hôpital aussi, tu...
08:07Tu prévois d'accueillir des gens.
08:11Ça ne veut pas...
08:12C'est juste une communication des services de secours qui ne...
08:17Ça ne permet pas d'imaginer que ça s'est bien ou mal passé au niveau des secours.
08:22Eux, des coups...
08:22Ouvre cette affaire, ça vient de se produire.
08:25Autre document, là ce sont...
08:27Visiblement des personnes qui étaient présentes à Cran-Montana.
08:32Ce soir-là et qui appellent les secours pour faire part de ce qui est en train de...
08:37de se dérouler sous leurs yeux.
08:39On écoute à nouveau.
08:42Cran-Montana 24, bonjour.
08:43Quelle est l'adresse de l'adresse ?
08:44Oui, bonjour.
08:44C'est une urgence pour Cran-Montana.
08:46Cran-Montana, il y a eu...
08:47Cran-Montana, il y a un incendie et tout le monde est brûlé.
08:49Oui, tous les secours sont en route, monsieur.
08:52Oui, il faut...
08:52Il faut vraiment venir beaucoup, beaucoup, beaucoup.
08:54Oui, on a fait tout ce qu'on a, monsieur.
08:56D'accord, au revoir.
08:57Bonne soirée.
09:00Urgence 144 ?
09:02Bonjour.
09:02Juste, à Cran-Montana, si jamais il y a eu feu dans un club...
09:06Oui, les secours sont en route.
09:07Il y a plein de gens brûlés, il y a plein de gens et tout.
09:09Les secours sont en route, oui.
09:11On va faire le nécessaire.
09:12Merci.
09:12Merci beaucoup, au revoir.
09:15Là, on...
09:16On se rend...
09:17On se rend...
09:17On prend un peu plus la mesure du drame qui est en train de se dérouler.
09:20Vous souhaitez réagir, Rachel ?
09:21Oui, une remarque parce qu'on a...
09:22On a souvent pointé du doigt dans cette affaire, les jeunes, et le réflexe du...
09:27Le téléphone portable, soulevé, relevé pour filmer.
09:32Ces scènes qui sont violentes à leur manière et qui, hélas, jalonnent...
09:37Ça donne bien des affaires aujourd'hui.
09:39On a pointé ces jeunes, alors ça pourrait être des moins jeunes également.
09:42On se rend compte, enfin, on voit en tout cas, qu'on entend que c'est des jeunes...
09:47Des jeunes gens qui prennent aussi la mesure de la gravité, qui doivent être...
09:52Nombreux apparemment appelés, puisqu'on comprend qu'il y a une forme de saturation et que les services...
09:57sont déjà au courant, mais qui ont ce réflexe extrêmement important et qui est de prévenir et pas simplement...
10:02d'être une espèce de citoyen passif en train de filmer, pas simplement de céder...
10:07On appelle la dilution de responsabilité, c'est-à-dire que plus vous êtes nombreux à assister à...
10:12un événement de réagir, moins les personnes réagissent, parce qu'on est persuadé que quelqu'un d'autre le fera à notre place.
10:17Là, ça vient contredire, du moins en partie, le jugement parfois un peu rapide.
10:22qui avait été fait à leur égard.
10:24Jacques Pombonne.
10:25Oui, je trouve qu'il y a quelque chose qui est étonnant dans le...
10:27Alors on vient de la découvrir en même temps que les téléspectateurs, je trouve qu'il y a quelque chose...
10:32d'étonnant et surtout dans la première, dans la première conversation, on a l'impression que ces deux...
10:37copines qui discutent, c'est-à-dire qu'elle dit qu'il y a quatre morts, on s'attend à ce que...
10:42déjà le ton soit très affolé et que, puisqu'on est a priori dans une...
10:47demande de secours, même si on n'est pas complètement au fait, on commence à donner...
10:52à son interlocuteur des éléments qui lui permettent de prendre une décision, qui lui permettent de...
10:57réagir.
10:58Je suis à tel endroit, on a quatre morts, j'ai pas davantage de renseignements.
11:02C'est un incendie, donc on comprend tout de suite si le ton est un peu plus rapide qu'il y a quelque chose...
11:07de faire.
11:08Là, on a l'impression que c'est deux personnes qui discutent.
11:11Une conversation, oui.
11:12Une conversation, tiens, je suis à la télé, on a quatre morts, je suis dans mon salon.
11:15Je ne sais pas si ça vous a fait cette...
11:17cette impression, mais c'est très curieux ce détachement qu'on sent également dans la...
11:22deuxième vidéo, même si déjà c'est moins le cas.
11:25Et puis il y a cette expression...
11:27d'une personne qui appelle l'autre et qui lui dit...
11:29ils ont déclenché leur, entre guillemets, plan d'urgence.
11:32Donc c'est-à-dire que ce plan d'urgence, il existe, mais qui doit être tellement peu usité.
11:37tellement peu utilisé que quand on en parle, c'est quelque chose...
11:42d'ailleurs.
11:43Et on voit aussi que la Suisse...
11:46évidemment personne...
11:47personne ne peut s'attendre à un drame d'une telle dimension, mais que...
11:52la Suisse n'était pas préparée.
11:54La Suisse n'était pas préparée.
11:56C'est bon...
11:57Le canton nous allait.
11:58Le canton nous allait.
11:59Le canton nous allait à des charges pour nos amis suisses...
12:02Il peut s'attendre à ce que 40 jeunes, dont la moitié sont des mineurs...
12:06cette nuit du premier...
12:07janvier festif, tous les parents s'amusent, font confiance dans cette station LS.
12:12Bien normalement, même si ça paraît surprenant, des enfants de 15 ou 16 ans allaient s'amuser.
12:17surtout dans une situation pareille.
12:19Mais en l'occurrence, ce qu'on comprend aussi, c'est que les secours sont arrivés vite...
12:22d'autres documents...
12:23Là, je découvre avec vous ce document, pour tout vous dire...
12:26Là, visiblement...
12:27Il s'agit d'un jeune homme qui participait à cette soirée, qui est sorti...
12:32pour passer ce coup de fil aux secouristes.
12:34On écoute.
12:36...
12:3744, quelle est l'adresse de l'urgence ?
12:40Bonsoir, j'ai fallu mourir au concert...
12:42Bonsoir, vous êtes où, Monsieur ?
12:45Je suis devant le concert...
12:47La population, j'ai brûlé, je crois...
12:49La population, elle a brûlé en entier...
12:52C'est à...
12:53Ah oui...
12:54C'est à Grand Montana ?
12:55Oui...
12:56Oui...
12:57J'ai brûlé...
12:57J'ai failli mourir...
12:59J'ai failli mourir...
13:00J'ai failli mourir, je crois...
13:01Mais...
13:02Mes amis sont morts dedans...
13:04Vous êtes où sur la place, Monsieur ?
13:06Je suis...
13:07Je suis au bar...
13:08Comment il s'appelle le bar ?
13:10Oui...
13:11Oui...
13:12Je ne vous raselle pas...
13:13Parce que les exclusions...
13:15Oui...
13:16Mais...
13:17Mais...
13:173...
13:17J'ai brûlé au deuxième degré, au troisième degré.
13:22Mais il y a plein de gens, ils sont dedans, ils ont failli mourir je crois, il y a des gens morts dedans.
13:27Oui, à l'amont, le chasseur 54, on est au courtel.
13:32Au courtel, ça a pris feu, je suis brûlé, s'il vous plaît.
13:35Oui, on est déjà courts, tout est en route.
13:37Tout est en route, monsieur.
13:40Ok, parfait, merci.
13:42Voilà, témoignage extrêmement choquant de ce jeune homme qui était donc en train de participer à la soirée.
13:47Et qui prévient les secours.
13:51Qui est lui-même blessé.
13:52Qui est même visiblement grièvement brûlé, qui dit qu'il a failli mourir et que ses copains sont sûrement...
13:57déjà morts à l'intérieur, il est terrible ce déménagement.
14:01Oui, c'est de la sens.
14:02C'est vrai que, par rapport à ce qu'on a vu tout à l'heure, là, on est vraiment dans les tapes au-dessus.
14:06C'est-à-dire qu'on a quelqu'un...
14:07qui est blessé, qui appelle au discours, mais il y a quelque chose qui est quand même étonnant, c'est qu'il...
14:12Il y a, de la part de l'interlocutrice, il n'y a aucune parole d'apaisement.
14:17Il n'y a aucune parole de, je dirais, de protection.
14:21Vous êtes blessé, éloignez-vous.
14:22Mettez-vous à l'abri, rassurez-vous.
14:24On la sent désemparée aussi, d'ailleurs.
14:26Elle lui dit, mais vous êtes où ?
14:27La réaction.
14:27La réaction n'est pas professionnelle, parce qu'elle dit que les secours sont partis.
14:30Donc, a priori, ça vous sait, il y a déjà des éléments qui...
14:32Normalement, doivent être, je dirais, en termes d'intervention, doivent déjà être...
14:37reconnus, quand on a quelqu'un dans cette situation, on le rassure, on essaie de faire en sorte...
14:42Qu'il n'y ait pas un sur-accident, qu'il n'aille pas de nouveau rentrer pour...
14:46Je ne sais pas, c'est quand même assez...
14:47C'est quand même assez curieux, en termes de réponse à la détresse qui est exprimée par ce jeune homme.
14:52Ces appels, bien sûr qu'il y a l'émotion, c'est la première fois qu'on les entend, donc c'est évidemment bouleversant, émouvant, mais...
14:57Du point de vue de l'enquête, c'est des éléments extrêmement importants.
15:01C'est-à-dire qu'à un moment, ça va faire partie de l'enquête.
15:02Et ça va permettre de dater un certain nombre de choses, de dater le moment peut-être où a pris...
15:07La Constellation, de dater le moment où les premiers appels ont été lancés.
15:12C'est de dater de manière extrêmement précise les déplacements et de voir s'il y a eu des dysfonctionnements égales.
15:17Alors vous, vous évoquez les dysfonctionnements humains dans la prise en charge téléphonique, mais également dans la...
15:22La manière dont les secours ont peut venir, à quelle vitesse ils sont venus, est-ce qu'ils sont venus tôt, est-ce qu'ils sont venus tard, est-ce qu'ils ont...
15:27On réussit à bien communiquer entre eux pour pouvoir agir et protéger les civils le plus rapidement.
15:32ou est-ce qu'au contraire, ça a été tellement saturé que ça a été beaucoup trop long, donc ça va permettre bien...
15:37Bien sûr, au moment de l'enquête, voire au moment du procès, de dater encore une fois, minute par minute...
15:42Comment les choses se sont déroulées pour, bien sûr, établir éventuellement des responsabilités.
15:47pour mieux comprendre ce qui s'est passé et surtout, surtout, c'est un peu, j'allais dire...
15:52presque, pas de manière cynique, mais c'est un peu ce qu'on dit après chaque drame, pour progresser aussi, pour apprendre...
15:57des erreurs qui ont été faites, vous pointez des erreurs humaines, mais si vous voulez, c'est comme on dit à chaque crash d'avion, la sécurité...
16:02l'été aérienne s'améliore, c'est un petit peu la même chose ici.
16:05Dominique Rizet...
16:07J'écoutais Dylan qui parlait de...
16:11Je reprends...
16:12...
16:12Je pensais au général Daoust qui nous... qui a un jour eu cette expression aussi, qui nous a parlé de...
16:17la frise chronologique de l'événement.
16:19Oui.
16:20C'est-à-dire, on fait un minuté et attend...
16:22à telle heure, premier appel, de qui ? D'une personne brûlée ? Qui dit quoi ?
16:27La réaction de son interlocuteur, déclenchement des secours, évidemment, parce qu'il faut...
16:32faire partir des secours, en quelle quantité ? Dans quel délai ? Et tout ça, effectivement...
16:37va mettre à chaque fois la responsabilité des uns et des autres en scène.
16:42et on s'en parlera.
16:44Et quand on entend ces jeunes femmes qui répondent...
16:46Je ne peux pas me...
16:47pas empêcher de penser à cette séquence au Bataclan...
16:50Pardon, je reviens au Bataclan...
16:51Bien sûr.
16:52...
16:52qui a été diffusé à l'audience.
16:54On n'a pas diffusé à BFM TV parce que ce n'est pas nous de le faire.
16:57Mais à l'audience...
16:57un pompier qui répond à une femme qui appelle et qui dit
17:00je suis au Bataclan, je suis au Bataclan...
17:02on entend des coups de feu.
17:03Le pompier de Paris qui lui répond lui dit
17:05Madame, ne criez pas !
17:07On entend des coups de feu et elle hurle
17:09venez, venez !
17:11Le pompier lui ne criez pas !
17:12Ne criez pas Madame !
17:13Ne criez pas !
17:14Surtout !
17:15Si ça continue, couchez !
17:17Faites-vous !
17:18Faites la morte !
17:19Ce que disait Jacques Fontbonne tout à l'heure,
17:20c'est des conseils à viser...
17:22Mais bon, je ne vais pas anticiper cette personne qui répond au téléphone
17:25ou moi, elle répond au téléphone...
17:27...
17:27avec l'encher des secours en Suisse à Cran-Montana.
17:29Mais couchez-vous !
17:30Faites la morte !
17:31...
17:32Ne criez pas !
17:33Ne vous signalez pas !
17:34Ne vous manifestez pas !
17:36On a...
17:37On est là !
17:38Et les paroles de ce pompier...
17:39Alors je ne sais pas s'il existe encore et s'il nous entend...
17:41Qu'est-ce qu'il est...
17:42...
17:42Pompier de Paris nous entendre...
17:43Mais il est tellement réconfortant...
17:45Qu'il a peut-être sauvé la vie de cette femme...
17:47Vous voyez donc...
17:49Mais c'est de la formation...
17:50Mais c'est du temps passé...
17:51C'est important !
17:52Pompier de Paris...
17:53C'est un militaire...
17:54C'est un militaire...
17:55Là, on a une jeune femme qui répond...
17:57...
17:57aux urgences...
17:59Mais ça montre aussi l'importance de l'écoute...
18:02Parce qu'il faut être à la fois...
18:04Un interlocuteur...
18:05Un psychologue...
18:06C'est ça !
18:07...
18:07Quelqu'un qui gère les urgences...
18:09Mais encore une fois...
18:10On découvre...
18:11On commande ces images...
18:12Pas à chaud...
18:13Qu'est-ce qu'elle aurait dû dire...
18:15Sans l'accabler évidemment...
18:16Parce qu'elle a...
18:17...
18:17On l'accabler surtout pas...
18:19Non...
18:20Mais on imagine aussi...
18:21...
18:22La terreur qu'elle a dû ressentir...
18:24En recevant...
18:25Ces centaines d'appels...
18:27...
18:27Elle a paniqué...
18:28Elle aurait dû dire quoi ?
18:29Alors après...
18:30Pour prolonger ce qui vient de dire Dominique...
18:32On sait pas qui est cette personne...
18:34Est-ce que c'est la police cantonale ?
18:36Est-ce que c'est...
18:37...
18:37Un hôpital ?
18:38Est-ce que c'est un...
18:39Est-ce que c'est un centre de secours qui reçoit aussi...
18:42Les accidents de voiture...
18:43Que les...
18:44Que les...
18:45Les petits...
18:46Au bout de la voiture...
18:47...
18:49Demandez...
18:50D'abord rassurer la personne...
18:51Parce que dans le...
18:52Dans l'état où le jeune est quand il l'appelle...
18:54Il est incapable de donner quelques éléments que ce soit...
18:57Donc effectivement...
18:58Le rassurer...
18:59Mettez-vous à l'abri...
19:00Protégez-vous...
19:02Vous avez mal...
19:03Faites attention...
19:04De ne pas...
19:05Par exemple...
19:06Quand on brûle...
19:07On a envie...
19:07On a envie de se mettre de l'eau...
19:08On a envie de se mettre des liquides...
19:09Mais au moins...
19:10Ça brûle...
19:11Mettez-vous à l'abri...
19:12Protégez-vous...
19:12Où êtes-vous exactement ?
19:14Et ensuite...
19:15On rassure la personne...
19:16Je dirais...
19:17Par la mise en route...
19:17Du dispositif...
19:18Rassurez-vous...
19:19Les voitures de pompiers sont parties...
19:21Ils seront là dans deux...
19:22Trois...
19:23Quatre minutes...
19:24À la limite...
19:25Même si c'est pas vrai...
19:26Mais au moins...
19:27La personne se calme...
19:28Et ensuite...
19:27Quand elle est un peu plus...
19:28En mesure d'ouvrir le dialogue...
19:30On peut...
19:31Pour faciliter...
19:32Le départ...
19:33Des secours...
19:34Lui poser des questions...
19:35Plus précises...
19:36Sur la...
19:37L'adresse...
19:38Sur l'étendue de la catastrophe...
19:39Savoir s'il y a encore des personnes dedans...
19:41Avoir le...
19:42Un maximum de...
19:43De renseignements...
19:44Qu'on va...
19:45Pendant qu'ils sont en train de rouler sur le...
19:46Sur le lieu...
19:47Du sinistre...
19:48Communiquer aux ambulances...
19:49Communiquer aux pompiers...
19:50De façon...
19:51En arrivant ici...
19:52Qu'ils sachent déjà...
19:53Un peu mieux...
19:54Que s'ils découvraient...
19:55Avec aucun renseignement...
19:56Quoi faire et où aller...
19:57En l'occurrence...
19:58Dominique Rizey...
19:59Quelles sont les infos dont on dispose...
20:00Même si l'enquête est en cours...
20:01Sur l'arrivée des...
20:02Les secours...
20:03Ils sont venus en nombre...
20:04Et assez rapidement non ?
20:05Alors je vous avoue que moi...
20:06J'ai pas travaillé là-dessus...
20:07Nous envoyer...
20:07Les spéciaux...
20:08Boris Karlamov...
20:09Et puis...
20:10Maxime Braunstetter...
20:12On travaillait sur...
20:13Je sais pas...
20:14Je sais pas à quel...
20:15J'imagine...
20:16Enfin je...
20:17J'imagine qu'ils sont arrivés...
20:19Le plus vite possible...
20:20Je crois qu'ils sont arrivés...
20:21Dans les minutes qui ont suivi...
20:22Sans réussir à éteindre la sondition...
20:23Sans réussir à....
20:24A éteindre la sondition...
20:25Avec aussi...
20:26Les consignes...
20:27Les secours venaient de Sion, qui est une ville qui est dans la vallée.
20:32Qui est sous celle de Grand Montana.
20:36Je n'ai pas l'information, pardon.
20:37En tout cas, l'enquête...
20:38Je devrais l'avoir.
20:40Ça arrive, Dominique.
20:42Merci.
20:42On va refaire un point sur l'enquête dans un instant, mais juste avant.
20:47C'est vrai qu'on réécoute ce témoignage, ce témoignage très fort.
20:52témoignage poignant de ce jeune garçon qui était donc dans ce bar.
20:57Par le Constellation à Grand Montana, qui arrive, lui, à s'en sortir malgré ses blessures.
21:02et qui appelle les secours.
21:05On ressent son émotion.
21:07État de choc.
21:08Regardez.
21:10Urgeau 544, quelle est l'adresse de l'Urgeau 544?
21:12Bonsoir, j'ai fallu mourir aux Constellations.
21:17Bonsoir, vous êtes où, monsieur?
21:20Je suis devant le Constellation, j'ai brûlé.
21:22Je crois, le groupe de Constellation, elle a brûlé en entier.
21:26C'est...
21:27Ah oui, je...
21:27C'est à Grand Montana?
21:29Oui.
21:30Oui.
21:30J'ai brûlé.
21:32Allô?
21:32J'ai failli mourir.
21:35J'ai failli mourir.
21:36Je crois, mes amis, ils sont morts dedans.
21:37Vous êtes où sur la place, monsieur?
21:40Je suis, je suis au bord.
21:42Comment il s'appelle, le bar?
21:45119.
21:46Vous vous en appelez pas...
21:47Mais je crois, j'ai brûlé au deuxième décret.
21:52Et votre collègue, vous êtes à côté de votre...
21:57Il y a plein de gens, ils sont dedans, ils ont failli mourir, je crois.
22:00Des gens morts dedans.
22:02Oui, à la...
22:02On est au Constell.
22:06Au Constell, ça a pris...
22:07Je suis au feu, je suis brûlé, s'il vous plaît.
22:09Oui, oui, on est déjà court.
22:10Tout est en route, monsieur.
22:12Tout est en route.
22:12Tout est en route, monsieur.
22:14Ok, parfait, merci.
22:17Voilà, donc...
22:17Ces témoignages qui sont absolument poignants...
22:21C'est...
22:22Des appels au secours alors que le drame est en train de se dérouler sous ses yeux.
22:27Autre...
22:27Tout témoignage, celui d'une mère et sa fille présents au moment de l'incendie.
22:31Urgence 144, quelle est l'adresse de l'urgence ?
22:36Oui.
22:36Bonjour, je suis dans la voiture avec ma fille Charlotte qui était à la Constellation, elle est brûlée.
22:41Oui.
22:41C'est une ambulance, on l'a dans l'ambulance.
22:43Mais on va à quel hôpital ?
22:44On descend à Sion, à Sierre, c'est où...
22:46On doit aller...
22:48Vous êtes dans la voiture.
22:50Oui.
22:51On est dans la voiture, ils n'avaient plus d'ambulance.
22:53On est en train de descendre.
22:54Oui.
22:55C'est le carnage...
22:56Vous savez, à Cro-Montana, il y a eu un incident, il y a beaucoup, beaucoup de blessés.
23:00Je veux savoir à quel hôpital...
23:01Est-ce qu'on descend à Sion ou à Sierre ?
23:04Il est terrible aussi.
23:06Oui, parce qu'on ressent quand même le décalage entre l'extrême...
23:11Détresse des personnes qui appellent, qu'elles soient blessées ou que ce soit les familles.
23:16Et des standardistes qui nous apparaissent comme un peu démunis, il s'agit d'accabler.
23:21Et des personnes, mais le simple fait que dans le dernier son que nous avons...
23:26Bien entendu, cette mère qui entend à l'arrière du véhicule...
23:31Cri de douleur de sa fille, que l'on imagine brûlée, gravement brûlée.
23:36Et potentiellement, le simple fait que cette mère soit obligée de répéter à deux reprises...
23:41vers quel établissement hospitalier elle doit se diriger, ça...
23:46laisse quand même sentir un manque de réflexe.
23:51à minima d'un certain nombre de standardistes ce soir-là.
23:55Dans le premier...
23:56Le premier extrait, ce qui est frappant, c'est que le jeune qui appelle est au début...
24:01au fond, même plus conscient probablement de ses propres blessures,
24:04elle n'a plus la dimension de son corps.
24:06c'est simplement dans un second temps où il se rend compte peut-être,
24:09même en parlant au bout du fil, qu'il est peut-être...
24:11brûlée au second degré.
24:13C'est vraiment des sons à la fois inédits et bouleversants.
24:16que vous nous diffusez ce soir.
24:17Dominique Rizet, c'est ce manque de préparation qui vous fera...
24:21ou à travers ces extraits ?
24:23Ça me gêne de le dire comme ça parce que j'aimerais pas...
24:26qu'on trouve à la place de celui ou celle qui décroche le téléphone
24:29quand on lui annonce une chose...
24:31c'est quelque chose pareil et...
24:33on entend, il y a une jeune fille en tout cas qui est jeune...
24:36et puis il y a la voix d'un homme qui est plus expérimenté,
24:39visiblement un peu plus âgé mais...
24:41c'est vrai que cette compassion dont on parlait, ces paroles rassurantes,
24:45ce qui est nécessaire...
24:46pour quelqu'un qui s'occupe des secours, ne pas perdre de temps non plus...
24:51à écouter quelqu'un qui dit je suis dans un bar en face, vous êtes où ?
24:54vous êtes...
24:55mais le rassurer en deux...
24:56en deux mots, essayer de le rassurer peut-être en deux mots en disant
24:58on arrive, on fait tout ce qu'on peut, on va être là...
25:01rapidement...
25:02et donc...
25:03mais...
25:04il y a certains effets de situation...
25:05bah oui...
25:06très honnêtement...
25:07en faisant l'avocat deux minutes...
25:09mais je prends la défense un peu...
25:11de cette pauvre standardiste...
25:12bien sûr...
25:13c'est très difficile...
25:14nous avons les informations depuis un peu...
25:16bientôt un mois...
25:17nous savons ce qui s'est passé...
25:18on a les images...
25:19on sait à peu près tout...
25:20enfin non on sait pas tout...
25:21mais on a beaucoup...
25:21avancé...
25:22elle apprend en direct ce qui se passe...
25:24et je pense qu'elle ne mesure pas l'ampleur de ce qui se passe...
25:26je pense qu'elle se dit que c'est peut-être une blessure qui a blessé une personne...
25:30voire deux personnes...
25:31explosion...
25:32elle ne sait pas ce qui se passe...
25:33on peut imaginer aussi qu'elle a peut-être un manque de formation...
25:35que peut-être qu'elle connaît des gens...
25:36qui sont là...
25:37et qu'elle-même est inquiète...
25:38on peut toutes s'imaginer...
25:39effectivement la sidération aussi...
25:40alors bien sûr...
25:41qu'avec du recul on peut se dire...
25:42il aurait fallu faire ci...
25:43il aurait fallu faire ça...
25:44il aurait fallu parler de cette manière...
25:45oui c'est un peu facile...
25:46avec le mois de recul dont on dispose...
25:48un mois après avec le recul...
25:49je trouve que c'est un peu délicat...
25:51de dire que cette personne là...
25:53une tragédie de cette ampleur dans une station de ski c'est quand même assez...
25:56peu fréquent...
25:57ah bah oui...
25:58assez peu fréquent...
25:59vous avez raison...
26:00autre document...
26:01un nouveau témoignage...
26:04des passants...
26:06je crois bien...
26:07qui sont inquiets...
26:08des parents qui sont inquiets...
26:09qui sont inquiets...
26:10C'est une idée...
26:11urgence 144...
26:12bonjour...
26:13quelle est l'adresse de l'urgence ?
26:14oui...
26:15il y a eu un...
26:16incendie dans un bar à Grand Montana...
26:18notre fille est impliquée...
26:19on n'a pas de nouvelles...
26:20oui...
26:21non j'ai pas de nouvelles sur les patients monsieur...
26:23tous les secours sont en route là-bas...
26:25ils sont disponibles...
26:26dispatchés dans tous les hôpitaux...
26:28je peux pas dire votre fille...
26:30où elle est...
26:31si elle y est...
26:32ou si elle est...
26:33à quelle heure est une incendie ?
26:34à quelle heure est une abstiniste ?
26:35euh...
26:36à priori une heure et demie à peu près...
26:39à quelle heure pardon ?
26:40une heure et demie...
26:41une heure et demie...
26:42d'accord...
26:43environ...
26:44et euh...
26:45et pour l'instant vous savez pas plus...
26:46que ce que vous venez de me dire...
26:47non...
26:48à quel numéro on peut appeler ?
26:49à quel numéro on peut appeler ?
26:50euh...
26:51pour...
26:51pour l'instant j'ai pas l'information...
26:53essayez d'appeler les hôpitaux peut-être...
26:55les réceptions...
26:56dans des hôpitaux...
26:57ouais...
26:58c'est l'hôpital principal...
27:00après vraiment...
27:01on les dispatche jusqu'à Berne...
27:03dispatcher jusqu'à Berne...
27:04d'accord...
27:05voilà...
27:06d'accord...
27:07et donc euh...
27:08oui il n'y a pas d'autre moyen...
27:09qu'à appeler
27:11les...
27:11différents hôpitaux ? Oui, oui. Ok, merci. Merci, Berne, donc il y aura Berne.
27:16Berne, Sion ? Sion, Viège, Réna, Berne, Genève, Lausanne.
27:21Même Lausanne, d'accord. Oui, d'accord.
27:26Combien de personnes impliquées ? Une centaine. Une centaine, d'accord.
27:30Voilà, je suis désolée, mais...
27:31Je n'ai pas plus d'informations à vous donner. D'accord, d'accord. Merci.
27:35Au revoir. Au revoir.
27:36Quel horreur ce témoignage du papa qui appelle...
27:41Le ton du père est quand même très calme.
27:46Alors que sa fille, il ne sait pas où elle est. Il faut savoir que peu de temps après...
27:51Il y en a qui ont été transportés à Paris, il y en a qui ont été transportés à l'étranger, en Italie.
27:55En Italie, beaucoup.
27:56Allemagne. Et donc, c'est quand même une tragédie terrible.
28:01Mais je crois que personne n'a pris la mesure parce que c'est une petite station de sport.
28:06Petite station de sport d'hiver, je la connais très bien.
28:08C'est une grande station de sport d'hiver, Grand Montana.
28:11C'est une station où vous ne pouvez pas vous imaginer qu'il se passe un drame pareil.
28:15Bien sûr.
28:15Voilà.
28:16Ce qui explique d'ailleurs certainement les réponses qui ne sont pas très satisfaisantes.
28:21Effectivement, que donnent les personnes qui sont les interlocuteurs du numéro de secours au 144.
28:26parce que manifestement, après la sidération...
28:31Il y a quand même peut-être un problème de formation, mais tout simplement parce que dans la formation...
28:36que reçoivent ces gens, je pense qu'ils devaient être, de la part de ceux qui les ont formés...
28:41C'est inimaginable qu'on soit confrontés à ce genre de situation.
28:45L'histoire ne dit pas.
28:46Quand même, et si je voulais introduire une toute petite loueur d'optimisme, après c'est...
28:51des sondes, tous d'une gravité sans nom, l'histoire ne dit pas si cette mer a peut-être...
28:56qui se perd de famille, pardonnez-moi, à retrouver la trace de sa fille.
29:01Moi, évidemment, je pense spontanément à Laetitia, cette mère de famille...
29:06que l'on a vue sur différents plateaux de télévision, la maman d'Arthur, 16 ans...
29:11qui a appris la disparition de son fils au bout de trop nombreuses heures, peut-être...
29:16que dans ce cas, en tout cas je le souhaite, la fin a été heureuse, le son ne le dit pas.
29:20Dominique ?
29:21Non mais...
29:22Je sais pas...
29:23Je sais...
29:25On...
29:26On entend ces images, on commence cette tragédie depuis un mois maintenant...
29:31et on entend ces premières paroles qui ont été prononcées par des gens...
29:36qui appellent des secours et puis par des secours qui essaient de faire ce qu'ils peuvent de s'organiser.
29:40On rappelle quand même...
29:41Effectivement, on est dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier...
29:46On était...
29:47Qui, autour de nous, travaillait autour de cette table ?
29:50Cette jeune fille...
29:51qui est aux urgences, elle est le travail.
29:53Elle essaie de répondre, elle répond comme elle peut.
29:55Elle déclenche les coups...
29:56les secours assez rapidement.
29:58On n'a pas de...
29:59On n'a pas encore d'informations sur les...
30:01Mais visiblement, il n'y a pas eu de discussion là-dessus...
30:03Sur le délai d'intervention des secours en Suisse...
30:06qui sont arrivés avec les moyens dont ils disposent en Suisse...
30:09Évidemment, petit pays...
30:11qui piquent le nôtre...
30:12Et puis, encore une fois, un 31 janvier...
30:14Parce que le 31 janvier, il y a quand même...
30:16peu de personnes qui ont envie de travailler...
30:18et qui sont disponibles pour travailler.
30:19En tout cas, ceux-là étaient là.
30:20Et puis...
30:21Jacques Fonbonne...
30:22Pardon...
30:23Je vous redonne le micro derrière, mais...
30:24Qu'est-ce qu'il faut dire dans ces cas-là ?
30:26Un papa qui cherche sa fille, on sait que...
30:31Ils ont été...
30:32Les blessés, en tout cas, ont été amenés dans divers hôpitaux...
30:36Et...
30:37Est-ce que ce n'est pas normal d'avoir peu d'informations à ce stade
30:39à donner à ce pauvre papa qui...
30:41qui est désemparé, qui n'a pas de nouvelles de sa fille ?
30:44À ce stade, il est très...
30:46Ouais...
30:47Quasi impossible de l'aider, non ?
30:48Alors...
30:49C'est évidemment très facile...
30:50Très facile...
30:51à dire autour de ce plateau.
30:53Parce qu'en plus, quand on est dans cette situation, il ne faut pas se laisser...
30:56L'interlocuteur se laisser dépasser par l'émotion, se laisser dépasser par la panique...
31:01On ne peut pas dire...
31:04Je ne sais pas si votre fille...
31:06est vivante ou si elle est morte.
31:08Si on ne sait pas, il ne faut donner aucune information.
31:11Vous êtes au standard, il y a eu effectivement un incendie...
31:16Je ne peux vous donner aucun renseignement.
31:18Vous les aurez dans les minutes qui vont...
31:21poursuivre.
31:22Ne vous déplacez pas sur les lieux, c'est inutile.
31:24Restez à l'écoute de la radio...
31:26sur la télé pour avoir des renseignements.
31:27Donnez-moi un numéro où je puisse éventuellement vous rappeler.
31:31Mais on ne rentre pas dans le détail de dire
31:33il y a déjà des morts, il y a déjà des blessés.
31:35Je ne suis pas...
31:36je ne suis pas capable de vous dire si votre fille est vivante ou morte
31:38parce que c'est...
31:40ça rajoute...
31:41je dirais l'imprécision au chagrin, c'est-à-dire qu'on se dit
31:44mais j'ai en face de moi...
31:46quelqu'un qui me dit qu'il ne sait pas...
31:48c'est-à-dire que même si on ne sait pas, on ne le dit pas...
31:50donc...
31:51qu'en est-il du reste des secours
31:53quand elle me dit que le dispositif est lancé...
31:56que les secours sont en route...
31:58comme elle hésite et comme elle ne sait pas non plus...
32:01on imagine tout de suite évidemment quand on est le père de famille
32:03que ça ne marche pas mieux j'allais dire sur le terrain...
32:06alors qu'effectivement la fille est certainement complètement paniquée par la situation...
32:11et encore une fois ça sent vraiment le manque de...
32:16le manque de formation...
32:17vous savez dans les unités militaires où...
32:21par définition les gens sont formés...
32:23pour répondre à des situations de guerre et à des situations extrêmement...
32:26stressantes...
32:27il y a une expression qui est une expression allemande...
32:29d'ailleurs on appelle ça le drill...
32:30c'est-à-dire que...
32:31on fait apprendre...
32:33par cœur...
32:34par cœur...
32:35par cœur...
32:36des...
32:36comment dirais-je...
32:37des réponses à des situations...
32:39je suis à cet endroit...
32:41il voit telle chose...
32:42je demande qu'il...
32:43quand on l'a répété 250 fois...
32:45même quand on est dans la panique...
32:46ça devient un réflexe...
32:47là...
32:48et bien ça prend du temps...
32:49ça coûte cher...
32:50et puis c'est un...
32:51petit pays...
32:52on n'est pas dans la capitale...
32:53on n'est pas...
32:54on est dans la montagne...
32:56mais encore une fois...
32:57comme disait Dominique...
32:58c'est la nuit du réveillon...
33:00et puis c'est...
33:01tellement hors de...
33:03de tout ce qui peut être...
33:04imaginé...
33:05imaginé...
33:06que...
33:06voilà...
33:07c'est cet effet de sidération...
33:08que l'on voit dans des...
33:09dans des chocs psychologiques...
33:10et qui...
33:11et qui rend les gens...
33:13incapables de réagir...
33:14même s'ils analysent la situation...
33:16ces enregistrements là...
33:18vous le disiez Dylan...
33:19seront analysés aussi...
33:20par les enquêteurs...
33:21et par la justice...
33:22bien sûr...
33:23encore une fois...
33:24dans un souci de manifestation de la vérité...
33:25pour savoir précisément ce qui s'est...
33:26passé...
33:27et aussi dans un souci...
33:28d'améliorer la situation...
33:29pour pallier effectivement...
33:30aux défauts de formation...
33:31qu'il y a eu...
33:32mais pour rebondir sur ce que vous venez de dire...
33:33et je suis totalement d'accord...
33:34mais il faut se rendre compte...
33:35que ce qui s'est passé...
33:36un incendie meurtrier de cette nature...
33:38c'est littéralement sans précédent...
33:39sans précédent...
33:40donc comment se...
33:41préparer à quelque chose...
33:42qui n'a pas de précédent...
33:43c'est littéralement impossible...
33:45on peut essayer d'anticiper des choses...
33:46mais on ne peut pas anticiper...
33:47ce qui ne s'est jamais passé...
33:48même des faits à peu près similaires...
33:50et pour peut-être mieux...
33:51comprendre l'effet de sidération...
33:52on peut tous en faire un peu l'expérience...
33:54moi je me rappelle quand j'ai appris cet incendie...
33:56j'ai vu...
33:57alors je ne sais plus si c'était mon portable...
33:58sur mon portable ou la télé...
33:59mais j'ai vu qu'il y avait un incendie en Suisse...
34:00j'étais à mille lieux d'images...
34:01j'ai imaginé...
34:02alors que c'était déjà médiatisé...
34:03et que j'avais l'information...
34:04que ce serait aussi avec un...
34:06un bilan aussi funeste à la fin...
34:08et vous parliez, Dominique Rizet, du Bataclan...
34:11un nouveau parallèle...
34:12bon qui vaut ce qui vaut...
34:13mais je me rappelle aussi...
34:14du moment où moi personnellement...
34:16et tout le monde en fait l'expérience...
34:17du moment où j'ai appris...
34:18qu'il se passait quelque chose au Bataclan...
34:19j'apprends qu'il y a une prise d'otage...
34:21je suis à mille lieux...
34:22alors que j'ai l'information qui est médiatisée...
34:24j'étais à Paris, je me rappelle...
34:26ce cours qui s'agit...
34:27mais j'étais quand même à mille lieux...
34:28d'imaginer ce qui allait se passer...
34:29dans les heures qui allaient suivre...
34:30donc...
34:31encore une fois...
34:32même quand on a des informations...
34:33qu'on sait que ce qui se passait grave...
34:35parfois il faut plusieurs...
34:36pour digérer l'information...
34:37pour que l'information circule...
34:38et donc...
34:39encore une fois...
34:40cette standardiste...
34:41elle n'en est pas là...
34:42elle est avant la médiatisation...
34:43elle est au point zéro...
34:44chronologiquement...
34:45la frise...
34:46chronologique...
34:47elle est au tout début...
34:48de la frise chronologique...
34:49donc si nous-mêmes...
34:50lorsque nous nous apprenons des informations...
34:51devant notre télé...
34:52devant notre écran...
34:53on a du mal à comprendre ce qui se passe...
34:54et à anticiper le drame qui va se produire...
34:56a fortiori...
34:57cette standardiste...
34:58pas forcément formée...
34:59un soir du nouvel an...
35:00qui est jeune...
35:01bah c'est nécessaire...
35:01encore plus amplifié...
35:02cette impréparation...
35:03à ce qui allait se passer...
35:04ils rappellent donc...
35:05euh...
35:06euh...
35:06ce...
35:07ce point sur l'enquête...
35:08euh...
35:09quatre personnes actuellement mises en cause...
35:11ça peut évoluer...
35:12on a parlé du couple de propriétaires...
35:14Jacques et Jessica Moretti...
35:15il y a...
35:16également l'ancien chargé de la sécurité de la ville...
35:18et l'actuel chef de sécurité...
35:20euh...
35:21de la ville...
35:22l'Amérique est également donc dans le viseur...
35:24pour euh...
35:25des failles dans...
35:26dans l'inspection de cet établissement...
35:28euh...
35:29de la constellation donc...
35:30à Accra-Montana...
35:31Merci beaucoup...
35:31euh...
35:32à tous les six...
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