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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros

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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue à l'heure des pros sur Europe 1 jusqu'à 10h comme tous les jours et sur CNew jusqu'à 10h30.
00:00:10Que faisait sur le sol français Abdelkader D qui a attenté à la vie de 5 personnes avant d'être abattu par les policiers dans les rues de Marseille mardi ?
00:00:18Il est tunisien, on ne sait comment il est entré sur le sol de France.
00:00:22Il est condamné en mai 2025 à 4 ans de prison dont une année ferme pour tentative d'homicide sur son neveu homobile qu'il imaginait homosexuel.
00:00:33Il est laissé en liberté, j'ai pensé à Eric Dupond-Moretti, la justice est-elle laxiste lorsqu'elle n'enferme pas un individu après une tentative d'homicide ?
00:00:43En juin 2025 il est placé en garde à vue après avoir pris la parole dans une mosquée pour expliquer que les juifs gouvernaient le monde.
00:00:50Malgré cela, Abdelkader D est resté en France.
00:00:54On aurait dû le renvoyer, a dit hier François Bayrou, sauf qu'on ne l'a pas fait.
00:00:59Combien y a-t-il dans le pays de cas semblables ?
00:01:03Combien d'assassins en puissance sont-ils laissés en liberté ?
00:01:07Étrangers venus on ne sait comment, condamnés par la justice française et jamais renvoyés dans leur pays, jamais privés de liberté.
00:01:14Je ne sais évidemment répondre à cette question mais quand une affaire de ce type arrive, on découvre le dysfonctionnement de l'Etat et de sa justice et on prend peur.
00:01:26Ah évidemment si vous êtes un homme politique, si votre combat penche à droite, soyez certain que la justice s'occupera de vous.
00:01:33Qu'elle déploiera tous les moyens et plus encore pour instruire le dossier et condamner le prévenu.
00:01:41Face au magistrat, j'ai parfois l'impression qu'il vaut mieux ne pas être une personnalité publique, politique, médiatique et qu'il existe.
00:01:49Un peu plus d'indulgence peut-être pour d'autres profils.
00:01:53Mais ce n'est que mon impression, j'ai mauvais esprit et je suis certain que je suis le seul à penser ça dans le pays.
00:02:01Il est 9h01, Alice Somrère.
00:02:03Bonjour Pascal, bonjour à tous à Lisbonne.
00:02:18Hier soir, l'accident de funiculaire a causé la mort de 15 personnes et blessé 18 autres dont une française.
00:02:25Le funiculaire de la Gloria a déraillé dans le centre historique de la ville.
00:02:29L'entreprise qui gère les transports de la capitale assure pourtant que tout était aux normes.
00:02:33Le gouvernement a décrété un jour de deuil national.
00:02:37Le sommet de la coalition des volontaires se tiendra aujourd'hui à l'Elysée.
00:02:41Emmanuel Macron accueillera Volodymyr Zelensky et d'autres dirigeants européens.
00:02:45L'occasion de discuter autour des garanties de sécurité pour l'Ukraine.
00:02:49De son côté, la Russie a averti hier qu'elle refusait de discuter d'une quelconque intervention étrangère en Ukraine.
00:02:56Et puis les appels à la grève se poursuivent.
00:02:58Plusieurs syndicats appellent à se mobiliser le 10 et 18 septembre prochains.
00:03:02Alors concrètement, le 10 septembre, la SNCF, Air France et les aéroports sont appelés à la grève.
00:03:08En ce qui concerne le 18 septembre, ce sont les contrôleurs aériens, Air France et la RATP qui sont appelés à se mobiliser.
00:03:14Merci beaucoup Alice.
00:03:15Nous sommes avec Sabrina Medjobber ce matin.
00:03:18Nous sommes avec Richard Millet que vous connaissez qui est écrivain.
00:03:20Allo maman bobo, tous les écrivains parlent de leur mère.
00:03:23Donc ça m'intéresse, ce n'est pas nouveau.
00:03:26Albert Cohen avait fait un livre.
00:03:28Et puis il y a Vipère au point, Folkogge va crever, Hervé Bazin, etc.
00:03:32Mais vous me direz quand même ce que vous pensez de cette rentrée littéraire tout à l'heure.
00:03:35Olivier Delagarde qu'on peut écouter sur Europe 1 à trois reprises le matin.
00:03:39Thomas Bonnet.
00:03:40Bonjour Thomas Bonnet.
00:03:41Nous sommes également avec Patrick Stéphanini qui est représentant spécial du ministère de l'Intérieur
00:03:48et qui nous parlera du conflit que nous avons avec la Té Tunisie.
00:03:51Et de Philippe Bilger qui est représentant ordinaire de...
00:03:55De qui ?
00:03:56De moi-même.
00:03:57De vous-même.
00:03:58De vous-même.
00:04:00Mais évidemment ce qui m'intéresse c'est la Tunisie qui a qualifié ce mercredi soir de meurtre injustifié.
00:04:06La mort d'un de ses ressortissants a battu la veille à Marseille par la police française.
00:04:09Tunis a appelé les autorités françaises à ouvrir une enquête rapide sur les circonstances du drame.
00:04:14Et je crois que l'ambassadeur a été convoqué.
00:04:16Mais comme l'ambassadeur n'était pas là, c'est le numéro 2 qui est allé.
00:04:19Ce sont des amis la Tunisie manifestement Patrick Stéphanini.
00:04:23Plutôt.
00:04:24En tout cas si on compare avec l'Algérie, la relation que nous avons avec la Tunisie
00:04:28est une relation satisfaisante du point de vue du ministre de l'Intérieur et du point de vue migratoire.
00:04:34Alors ceci dit dans cette affaire, il y a des dysfonctionnements.
00:04:38Il y a des dysfonctionnements graves.
00:04:39Vous y avez fait allusion dans votre propos introductif.
00:04:42Et je parle sous le contrôle d'un éminent connaisseur des affaires de justice.
00:04:46L'adjectif me plaire.
00:04:48Non, tant mieux, c'est déjà ça.
00:04:49Si vous le flattez, tout ira bien avec Philippe Algère.
00:04:51Ça, je peux...
00:04:54Là, vous avez gagné des points.
00:04:55Alors les dysfonctionnements, moi j'en vois deux.
00:04:57Le premier sur lequel je m'interroge, l'intéressé avait été condamné, vous l'avez rappelé, à quatre ans de prison dont un enferme.
00:05:06Et malgré cela, il n'a pas été emprisonné.
00:05:08Pourquoi ? Je ne sais pas.
00:05:10Mais M. Dupond-Morédi dit que la justice n'est pas laxiste.
00:05:12Donc ça, c'est un cas chimiquement pur de laxisme.
00:05:17Ça serait bien.
00:05:18Je ne sais pas s'il nous écoute de temps en temps, M. Dupond-Morédi, mais c'est quand même formidable.
00:05:23Homicide.
00:05:24Tentative d'homicide, le type est dehors.
00:05:26Et vous avez un ancien ministre de la justice qui dit que la justice n'est pas du tout laxiste.
00:05:30Ça, c'est un cas de laxisme.
00:05:31En tout cas, c'est un cas de laxisme.
00:05:33Le deuxième dysfonctionnement, c'est que la condamnation de l'intéressé n'avait pas été inscrite au casier judiciaire
00:05:41parce que, paraît-il, elle n'était pas définitive.
00:05:45Ça, je peux comprendre.
00:05:46Ça, je peux comprendre.
00:05:47Mais du coup, les préfets qui doivent apprécier la dangerosité de l'intéressé
00:05:53parce qu'ils peuvent prendre des mesures administratives d'éloignement du territoire
00:05:57au vu notamment de la menace pour l'ordre public,
00:06:00les préfets non informés de cette condamnation n'ont pas pu agir en temps et en heure.
00:06:06Ce n'était pas vraiment ma question.
00:06:08C'est la Tunisie, quand même.
00:06:09Ce que vous dites est juste.
00:06:11Mais ce qui m'intéresse, c'est...
00:06:13Quand je dis d'une manière ironique, la Tunisie, ce sont des vrais amis.
00:06:16C'est-à-dire qu'ils convoquent l'ambassadeur.
00:06:20Écoutez ce que disait Vincent Hervouet sur ce sujet.
00:06:23Il était tout à l'heure sur Europe 1.
00:06:26Les Tunisiens ont été choqués, comme tout le monde d'ailleurs,
00:06:28par les images, en fait, de l'élimination de cet homme.
00:06:32Ils disent qu'il y a d'autres moyens de maîtriser un psychopathe
00:06:34que de lui tirer cinq balles dans le corps.
00:06:37Ça, c'est la première chose.
00:06:38Qu'on peut viser les pieds ou utiliser un taiser.
00:06:40Alors, c'est un mauvais procès, évidemment.
00:06:42Et je pense que la police tunisienne aurait fait exactement la même chose
00:06:45en espérant qu'il n'y ait pas d'image qui tourne,
00:06:47que ce ne soit pas filmé par un passant.
00:06:49Mais surtout, ce que cela démontre, c'est la faiblesse de la France.
00:06:53À quel point son influence a diminué
00:06:54pour que n'importe qui puisse se permettre de lui marcher dessus.
00:06:57Bon, psychopathe, psychopathe, tout le monde est psychopathe.
00:07:01Donc moi, j'en ai un petit peu assez qu'on fasse passer les terroristes
00:07:03pour des psychopathes.
00:07:04Quand il est dans une mosquée et qu'il explique que les juifs gouvernent le monde,
00:07:10manifestement, c'est une parole antisémite plus que d'un psychopathe.
00:07:13Quand il crie Allah Akbar, c'est une parole religieuse plus que d'un psychopathe.
00:07:19Donc on habille ça à chaque fois en disant que c'est un psychopathe.
00:07:22Ça arrange tout le monde.
00:07:23Mais ce qui m'intéressait, c'était votre avis à vous sur...
00:07:26Oui, l'avis du ministère de l'Intérieur sur les rapports entre diplomatiques,
00:07:30entre la France et la Tunisie.
00:07:31C'est ça qui m'intéresse.
00:07:32Alors, je vais vous répondre deux choses.
00:07:34La première, c'est que, prises dans l'absolu,
00:07:38les déclarations des autorités tunisiennes sont inacceptables.
00:07:44En même temps, il faut comprendre que ce sont probablement des déclarations
00:07:47qui sont faites à l'intention de l'opinion publique intérieure tunisienne.
00:07:51Ça ne nous a pas échappé.
00:07:52Bon. Et donc ça, notre chargé d'affaires a été convoqué.
00:07:57J'imagine que le quai d'Orsay s'expliquera avec l'ambassadeur de Tunisie en France.
00:08:02Tout va bien.
00:08:03Si le quai d'Orsay s'en mêle, tout ira bien.
00:08:06Alors là, vraiment, vous me rassurez.
00:08:08Ce que je voudrais vous dire, au risque de vous choquer,
00:08:11mais vous m'avez demandé de participer un peu au déboté à votre émission,
00:08:15j'ai accepté.
00:08:16Donc je vais dire ce que je pense.
00:08:20Les trois premières nationalités pour l'immigration en France,
00:08:24ce sont les pays du Maghreb.
00:08:26Dans l'ordre, Maroc, Algérie, Tunisie.
00:08:29Ce sont les trois pays auxquels la France délivre chaque année le plus de titres de séjour.
00:08:33Et c'est le produit de notre héritage colonial.
00:08:36Donc il faut qu'on fasse avec.
00:08:37Il y a un pays avec lequel la situation est totalement bloquée,
00:08:43c'est l'Algérie,
00:08:44qui continue à utiliser les accords existants
00:08:48pour envoyer des Algériens s'établir en France,
00:08:51mais qui ne reprend plus les clandestins.
00:08:54Et pour l'instant, la situation est bloquée.
00:08:56Il y a eu une sorte de prise d'otage
00:08:58avec l'arrestation de deux de nos compatriotes,
00:09:01qui sont toujours emprisonnés.
00:09:02Tout ça est inadmissible.
00:09:06J'entends bien, mais la Tunisie ?
00:09:08Alors, avec la Tunisie, nous avons des relations,
00:09:11c'est là que je vais vous choquer,
00:09:13qui, par rapport à l'Algérie,
00:09:15relèvent de ce que j'appelle des bonnes relations.
00:09:20Eh bien, dis donc, avec des bonnes relations comme ça,
00:09:21avec des amis comme ça, je préfère avoir quelques ennemis.
00:09:23C'est pour ça que j'ai pris mes précautions.
00:09:25Je me permets de vous le dire.
00:09:27Oui, mais moi, je vous pose une question.
00:09:28En fait, la France, c'est un paillasson.
00:09:30Pardonnez-moi de le dire comme ça.
00:09:31Je ne suis pas d'accord.
00:09:32Si, la France est un paillasson sur lequel tout le monde
00:09:35vient s'essuyer les pieds, même le gouvernement de Tunisie.
00:09:38Eh bien, je suis venu vous dire.
00:09:39Parce que, croyez-moi, la France, les Tunisiens,
00:09:42ne feraient peut-être pas ça sur une autre nation.
00:09:45Et ça en dit beaucoup, la réaction des Tunisiens.
00:09:47Ça en dit beaucoup sur ce qu'est la France aujourd'hui.
00:09:48Eh bien, moi, je suis venu vous dire que les choses
00:09:50sont moins simples que cela,
00:09:52que nous ne pouvons pas être en guerre avec tout le monde.
00:09:55Non, mais tout le monde est en guerre avec nous, manifestement.
00:09:57Que nous sommes en guerre, entre guillemets,
00:09:59s'agissant des questions migratoires,
00:10:01et s'agissant d'autres sujets plus graves,
00:10:03je pense à Boalem Sansal et à notre compatriote journaliste
00:10:07avec l'Algérie.
00:10:08Et je suis venu vous dire que,
00:10:10même si ça ne relève pas du miracle,
00:10:13même s'il y a encore beaucoup d'améliorations à apporter,
00:10:16nos relations avec la Tunisie,
00:10:17et je m'en réjouis, sont meilleures que celles que nous avons avec l'Algérie.
00:10:20Monsieur Stéphanini, on dit la même chose.
00:10:23Dans le monde dans lequel nous vivons,
00:10:26la déclaration des autorités tunisiennes,
00:10:29en effet, elle n'est pas acceptable.
00:10:31Les mots sont mal choisis.
00:10:33Ben oui.
00:10:34Alors moi, je traduis ça...
00:10:35Comme disait un auteur célèbre,
00:10:36mal choisir ces mots, c'est ajouter au malheur du monde.
00:10:38Monsieur Stéphanini, on dit la même chose, en fait.
00:10:40On le dit différemment.
00:10:41Moi, je ne dis pas Yasson,
00:10:42et je veux bien, évidemment, admettre
00:10:45que cette expression, ou que ce mot,
00:10:47est sans doute exagéré,
00:10:48est un peu caricatural.
00:10:51Mais au fond, on dit la même chose,
00:10:52vous et moi.
00:10:53Vous dites que la Tunisie a dit des choses inacceptables,
00:10:55et moi, je dis, avec des amis comme ça,
00:10:57effectivement, on vient s'essuyer les pieds sur la France,
00:11:00et ça me fait de la peine, au fond,
00:11:01de voir comment notre pays est traité.
00:11:04Écoutez ce que disait Robert Ménard sur ce sujet.
00:11:06Il était avec Sonia Mabrouk il y a une seconde.
00:11:08La Tunisie a meurtre.
00:11:11Il parle.
00:11:12Enfin, on ne va pas parler tout de suite.
00:11:13Meurtre injustifié.
00:11:14Injustifié.
00:11:14Il est injustifié.
00:11:15Ils savent quoi ?
00:11:16Ils savent de quoi ?
00:11:18Les policiers n'ont pas bien fait de faire ça
00:11:21avec quelqu'un qui s'en était déjà pris à cinq personnes.
00:11:23On me dit, il est dérangé, en gros,
00:11:25il ne va pas bien dans sa tête.
00:11:26Je ne savais pas que tous les gens
00:11:28qui n'étaient pas bien dans leur tête
00:11:29criaient à l'Akbar,
00:11:30puisque c'est ce qu'il a dit,
00:11:32avant de s'en prendre à un certain nombre de gens.
00:11:34Je crois que tout ça se fait
00:11:36sur une espèce de toile de fond
00:11:41de montée d'extrémisme.
00:11:43Patrick Stéphanie,
00:11:44alors comme toujours,
00:11:45la France ne répondra pas.
00:11:47Il y a une croissance exponentielle
00:11:48de l'immigration tunisienne en France.
00:11:49Je ne sais pas pourquoi, d'ailleurs.
00:11:51Pourquoi ?
00:11:54C'est devenu la première nationalité.
00:11:56Pourquoi ?
00:11:56Pourquoi tout d'un coup ?
00:11:58Non, non.
00:11:59La première nationalité, c'est le Maroc.
00:12:01Mais pourquoi ?
00:12:01La deuxième, c'est l'Algérie.
00:12:02Et la troisième, c'est la Tunisie.
00:12:03Et pourquoi ?
00:12:04Parce qu'on a signé,
00:12:05là aussi la réponse est claire,
00:12:07on a signé en 2008,
00:12:09on a renégocié l'accord
00:12:10qui nous liait à la Tunisie.
00:12:12Ce qu'on devrait faire avec l'Algérie.
00:12:14Et à cette occasion,
00:12:15on a mis en œuvre
00:12:17une politique qui s'appelle
00:12:18la politique d'immigration choisie,
00:12:20portée par Nicolas Sarkozy,
00:12:22qui, je vous le rappelle,
00:12:23avait deux objectifs.
00:12:24Contenir l'immigration familiale
00:12:26et en revanche,
00:12:28encourager l'immigration.
00:12:29C'était en 2008
00:12:29et les choses ont peut-être
00:12:30un peu changé.
00:12:31Est-ce qu'il va y avoir
00:12:31une réponse du gouvernement français
00:12:33par rapport à ces déclarations-là ?
00:12:35Est-ce qu'on va fermer,
00:12:36pourquoi pas,
00:12:38les frontières à la Tunisie ?
00:12:40Je n'en sais rien.
00:12:41Je pense que de toute façon,
00:12:41tout le monde est d'accord
00:12:42pour dire qu'il faut quand même
00:12:43limiter l'immigration,
00:12:45voire l'arrêter.
00:12:46Voire l'arrêter.
00:12:47Alors le chiffre de 500 000
00:12:48est régulièrement donné.
00:12:49Ça explose partout.
00:12:50Tout ça n'a pas de sens.
00:12:51Il y a évidemment un lien
00:12:52entre immigration et délinquance
00:12:53et immigration et criminalité.
00:12:56Personne ne peut le contester.
00:12:57C'est là aussi
00:12:57un exemple chimiquement pur.
00:12:59J'ai été un des premiers à le dire.
00:13:01Oui.
00:13:01Mais d'autres l'ont dit.
00:13:04D'autres l'ont dit
00:13:05dans les années 80.
00:13:06Si vous me permettez.
00:13:07D'autres l'ont dit.
00:13:08Mais c'était des fascistes.
00:13:10Donc on ne les écoutait pas.
00:13:11Monsieur Pro,
00:13:11on ne refera pas le monde
00:13:12en un jour.
00:13:13Je suis...
00:13:14Mais après...
00:13:15La politique d'immigration,
00:13:16elle a besoin
00:13:16d'être très largement reconstruite.
00:13:19Oui.
00:13:19Bruno Retailleau s'y est attelé.
00:13:21Oui.
00:13:21On commence à obtenir des résultats.
00:13:23Bien sûr.
00:13:24Mais il faut du temps.
00:13:24Je suis bien d'accord avec toi.
00:13:25Qui débouche sur les titres de séjour.
00:13:28Baisse des régularisations.
00:13:30Augmentation des éloignements.
00:13:32Voilà ce qu'est le bilan de Bruno Retailleau
00:13:33après un an de présence au ministère de l'Intérieur.
00:13:36J'entends bien en plus.
00:13:37Bruno Retailleau, il n'a pas les mains libres,
00:13:38il n'a pas de majorité.
00:13:39Tout cela est vrai.
00:13:40Je suis bien d'accord avec vous.
00:13:41Il fait tout ça sans pouvoir modifier.
00:13:43Il fait ce qu'il peut.
00:13:44Mais il ne sera plus là dans huit jours, peut-être.
00:13:45Je n'en sais rien.
00:13:47Visiblement, on va avoir un Premier ministre socialiste.
00:13:50Ça, ça sera la cerise sur le gâteau.
00:13:52Un Premier ministre socialiste.
00:13:53Comme ça, Emmanuel Macron retrouvera ses origines,
00:13:57puisqu'il vient de là.
00:13:58Ça va être formidable.
00:13:59La France va être magnifique.
00:14:00Pendant deux ans,
00:14:01on va avoir un Premier ministre socialiste.
00:14:03Vraiment, c'est...
00:14:04On va s'enfoncer, mais on y va, là.
00:14:06On y va.
00:14:07On va trouver du pétrole à France.
00:14:08Ça sera sans nous.
00:14:09Comment ?
00:14:10Ça sera sans nous.
00:14:10Oui, ça sera sans vous.
00:14:13Mais bon.
00:14:14Bon.
00:14:15Merci, en tout cas.
00:14:16Mais je vous en prie.
00:14:17Non, mais merci.
00:14:18Merci beaucoup d'être venu sur ce profil.
00:14:21Je ne sais pas si les uns et les autres m'ont...
00:14:22Philippe Bilger.
00:14:24Merci, M. Stéphanini.
00:14:25Merci beaucoup.
00:14:26Vous étiez d'ailleurs, je le dis sur Europe ce matin,
00:14:28vous étiez avec Romain Desartes tout à l'heure dans la matinale
00:14:30et vous êtes resté quelques minutes avec nous.
00:14:32Donc, je vous remercie grandement.
00:14:34Merci de votre invitation.
00:14:35Je vous en prie.
00:14:35Ce qu'il y a d'un vraisemblable,
00:14:37c'est que...
00:14:37Philippe Bilger.
00:14:38Lorsque des individus problématiques sont en France,
00:14:42on peut attendre de la part de la droite ou de la gauche
00:14:45parfois une attitude plus ou moins rigoureuse.
00:14:49Mais ce qui est frappant avec cet homme, par exemple,
00:14:52c'est que n'importe qui peut entrer en France.
00:14:55Vous découvrez le Pérou.
00:14:57C'est ça le problème.
00:14:58Ah, vous avez découvert le Pérou à Orléans.
00:15:00Non, non, non.
00:15:01C'est n'importe qui qui peut entrer en France.
00:15:03Mais vous êtes formidables.
00:15:04Non, mais Pascal...
00:15:05Ça fait 40 ans.
00:15:06Si vous vouliez vous approfondir un peu votre pensée...
00:15:09Oui, je veux bien approfondir.
00:15:11Eh bien, c'est le fait qu'en France,
00:15:13on peut mettre en œuvre des législations,
00:15:16mais bizarrement, on laisse entrer n'importe quoi.
00:15:19Mais parce qu'il faut renverser la table et tout changer.
00:15:24Quand vous mettrez ça dans votre tête,
00:15:28vous pourrez avancer.
00:15:29Autrement, on aura...
00:15:29Je vous ai proposé un motif de réflexion.
00:15:31Mais moi, c'est très simple.
00:15:32En disant qu'on fait entrer n'importe qui.
00:15:34Et que ça, c'est une interrogation.
00:15:36Mais non, le problème, c'est-à-dire que les gens savent
00:15:40que lorsqu'ils entrent en France,
00:15:42il ne leur arrivera rien.
00:15:44Si demain, si demain, celui qui est dans la rue,
00:15:48en situation irrégulière,
00:15:50il est à l'ombre tout de suite.
00:15:53À l'ombre tout de suite.
00:15:54Donc, il faut construire peut-être 100 000, 200 000,
00:15:56300 000 places de prison.
00:15:57Je n'en sais rien.
00:15:57Ce n'est pas le problème.
00:15:59Ah bon, ce n'est jamais le problème.
00:16:00Mais Pascal, le Tunisien n'aurait jamais dû entrer en France.
00:16:05C'est ça qu'il y a de fondamental.
00:16:08Sauf ce que vous ne comprenez pas,
00:16:10c'est qu'il est entré en France
00:16:11parce qu'il savait que rien ne lui arriverait.
00:16:14Et que la solution que je vous propose,
00:16:16c'est de mettre tous ces gens qui sont hors la loi à l'ombre
00:16:20de telle sorte que les autres n'aient plus envie de rentrer en France.
00:16:23Après, d'accord.
00:16:26Déjà, ça, c'est la solution qu'on ne peut pas dire immédiatement.
00:16:29Non, mais imaginons...
00:16:30Richard Millet.
00:16:31Est-ce qu'il ne s'était pas...
00:16:32Mais on n'y arrivera pas, je vous assure.
00:16:34Éric Nolo a raison, c'est foutu.
00:16:36C'est foutu, oui.
00:16:36On n'y arrivera jamais.
00:16:38On n'y arrivera jamais.
00:16:39Jamais, jamais.
00:16:40Parce qu'on ne met pas les moyens.
00:16:42C'est une question de psychologie.
00:16:43D'ailleurs, il faut tout changer.
00:16:44Donc, Richard Millet.
00:16:45Oui, je voulais savoir si cet individu ne s'était pas marié.
00:16:48Il s'est marié une fois.
00:16:49Il s'est marié.
00:16:50Comment a-t-il pu se marier s'il était entré clandestinement ?
00:16:53Voilà.
00:16:54Ah ben voilà, ça, c'est une bonne question.
00:16:55Parce qu'il n'y a pas de délit de séjour.
00:16:57Mais tu as le droit de se marier.
00:16:58Oui.
00:16:59Je veux dire, Robert Ménard a été...
00:17:01Dernièrement, la question a été assez posée.
00:17:02Avec le QTF.
00:17:03Est-ce qu'on peut empêcher quelqu'un de se marier ?
00:17:05Avec ses mariages, etc.
00:17:06Juste un mot sur la déclaration de la juillibilité.
00:17:09Thomas Bonnet.
00:17:09Oui, quand même, j'ai sollicité le Quai d'Orsay ce matin.
00:17:11Pour l'instant, silence radio du côté du Quai d'Orsay qui n'a pas réagi publiquement.
00:17:15Visiblement trop occupé à s'occuper du dossier ukrainien ou d'autres dossiers au Groenland ou je ne sais où.
00:17:20Mais visiblement, il n'y a pas de réponse en tout cas officielle.
00:17:22Je rappelle quand même qu'en 2023, lorsque Naël a été tué, là aussi l'Algérie avait publié un communiqué pour à peu près les mêmes termes.
00:17:30Donc ça fait quand même plusieurs fois que des pays du Maghreb s'essuient les pieds, disons-le, sur la diplomatie française.
00:17:35Il y a une chose quand même qui est positive. Olivier Delagarde.
00:17:37Il y a une algérisation de la Tunisie.
00:17:40C'est quand même quelque chose d'assez inquiétant.
00:17:42Parce qu'effectivement, jusqu'à présent, les relations avec Tunis, et parce qu'elles sont moins psychodramatiques,
00:17:48il n'y a pas eu de guerre au moment de la décolonisation, elles étaient plutôt bonnes.
00:17:52Et ça se tend de plus en plus avec la Tunisie.
00:17:55C'est assez inquiétant.
00:17:57Moi, j'entendais ce que disait Patrick Stéphanini en disant que finalement, cette immigration, elle était le prix à payer de la colonisation.
00:18:04Personne n'occulte l'aspect historique des choses.
00:18:07Mais question, jusqu'à quand devra-t-on payer ce prix ?
00:18:11Ça fait maintenant 63 ans que la guerre d'Algérie est terminée.
00:18:15Est-ce qu'on doit considérer qu'on doit continuer à ouvrir nos frontières aux...
00:18:20Il y a une chose quand même qui est positive, c'est que pour la première fois, les policiers ont été décorés immédiatement.
00:18:27Vous avez raison.
00:18:28Donc ça, c'est très bien.
00:18:29Les policiers ont été décorés.
00:18:30C'est un signal qui a été envoyé.
00:18:32Pourquoi ils ont été décorés ?
00:18:34Parce qu'il y a des images et il y a des vidéos.
00:18:37Et s'il y avait eu des vidéos dans d'autres affaires, je pense qu'on n'en serait pas là où on en est.
00:18:42Et vous savez très bien à quel type d'affaires je peux penser.
00:18:45Là, personne ne peut rien dire.
00:18:47On voit la vidéo.
00:18:48Parce qu'après, tout est réinventé.
00:18:49Bien évidemment.
00:18:50Mais on voit comment ils travaillent, les flics de France.
00:18:53Et ils sont formidables.
00:18:54Et ils sont formidables parce qu'eux, ils sont sur le terrain et ils jouent leur peau.
00:18:58Leur peau.
00:18:59Et moi, je peux penser à Florian M.
00:19:02Et ce procès, évidemment, on le suivra.
00:19:04Parce qu'il joue sa peau, Florian M.
00:19:07Nous, on est là autour de...
00:19:08À bavarder tranquillement sur un plateau de télévision.
00:19:12Donc bravo à eux.
00:19:13Et bravo, c'est le ministère de l'Intérieur.
00:19:14Je pense qu'il les a décorés.
00:19:17Bravo à eux.
00:19:18Vraiment bravo à eux.
00:19:18Et ce qu'il y a d'important, c'est qu'on montre là l'ensemble de la vidéo.
00:19:23Parce qu'en général, dans toutes les affaires dont la presse se repère, on montre un bout de la vidéo.
00:19:29On ne montre jamais pourquoi les policiers ont dû...
00:19:33Là, il n'y a pas d'ambiguïté.
00:19:36Là, il n'y a pas la police tue.
00:19:37Là, il n'y a pas Libération Télérama France Inter qui fait le procès.
00:19:40Ils ne peuvent pas.
00:19:41Mais s'il n'y avait pas de vidéo...
00:19:42Absolument.
00:19:44Le procès, il serait chez les flics ce matin.
00:19:45Mais il serait clair.
00:19:46Pourquoi ils ont tué cette personne ?
00:19:49Il serait prévu, mais pas comme d'habitude.
00:19:50Exactement.
00:19:50C'est ça.
00:19:51Comme d'habitude.
00:19:52Heureusement qu'il y a eu la vidéo.
00:19:52Et elle sauve les policiers, la vidéo.
00:19:57Parce qu'autrement, tout l'espace médiatique taperaient.
00:19:59C'est tellement...
00:20:00Et on tape sur les flics.
00:20:01Moi, j'aimerais bien savoir comment l'État peut faire.
00:20:04Sabrina Béjeber.
00:20:05Sachant que nous accueillons encore une fois des populations dont le substrat culturel est antinomique au nôtre.
00:20:11On parle de l'exemple de son neveu qui l'aurait tenté d'assassiner parce qu'homosexuel.
00:20:16Il y a un chiffre.
00:20:1763% des musulmans considèrent l'homosexualité comme une perversion.
00:20:20C'est l'IFOP qui le dit.
00:20:21Alors, quand il y a une assise démographique solide, 500 000 entrées par an.
00:20:26Quand il y a la préservation des codes culturels d'origine au nom du droit à la différence.
00:20:30Quand il y a des filières de l'immigration qui sont sanctuarisées comme le regroupement familial, le droit du sol, etc.
00:20:36Quand ces populations sont concentrées dans des quartiers qui forment des contre-sociétés.
00:20:40Moi, j'aimerais savoir quelle est la solution politique pour lutter contre l'immigration et éviter ce genre de drame.
00:20:45Franchement.
00:20:45Il nous reste une minute.
00:20:46On n'a même pas écouté le procureur Besson.
00:20:48Je voudrais qu'il nous rappelle le profil de Abdelkader D.
00:20:54Il était mis en cause en 2023 dans une procédure de violence avec arme sur son neveu qui entraînait sa condamnation que j'avais évoquée hier du 6 mai 2025 par le tribunal correctionnel de la Rochelle.
00:21:07Manifestement de l'enquête, cette fois-ci plutôt mise en œuvre par l'APJ, il apparaissait que dès la fin de l'année 2024, il présentait certains troubles du comportement.
00:21:23Et puis la question, comment est-il venu ?
00:21:25Et je le dis pour Marine, puisqu'on a parlé de l'antisémitisme, pourquoi il avait été mis en garde à vue.
00:21:31Mais comment est-il venu là ? Il y a une sorte de mystère.
00:21:33Je vous propose d'écouter ce que disait M. Besson.
00:21:35L'auteur serait arrivé en France, dans les Charentes-Maritimes, en 2019.
00:21:45Il se mariait en 2020 avec une jeune femme qui le quittait, semble-t-il, compte tenu de sa violence et de ses problèmes d'addiction à la fois à la cocaïne et à l'alcool.
00:21:57Il était mis en cause en 2023 dans une procédure de violence avec arme sur son neveu qui entraînait sa condamnation que j'avais évoquée hier du 6 mai 2025 par le tribunal correctionnel de la Rochelle.
00:22:11Sur le plan d'une éventuelle radicalisation à l'occasion des faits montpellierains, il faisait l'objet d'un criblage dont il ressortait que l'individu n'apparaissait pas radicalisé,
00:22:24mais souffrant de troubles psychiatriques.
00:22:29Bon, je ne vais pas vous faire le coup d'ouvrir le capot parce qu'on va dire que je radote et puis on aura raison.
00:22:35Pourquoi dire ça ?
00:22:36Non, mais on aura raison.
00:22:37On pourrait poser la question de savoir quel est le fait de radicalisation.
00:22:39Je vais faire un bouquin, ouvrir le capot.
00:22:40Non, mais c'est vrai que c'est terrifiant.
00:22:43Parce que tu te dis qu'en fait, il y en a des milliers de gens comme ça.
00:22:45Oui.
00:22:46Des milliers.
00:22:47C'est ça qui est incroyable.
00:22:47Tu découdes des trucs, mais c'est invraisemblable.
00:22:51Il est 9h22.
00:22:52On aimerait parler d'autre chose, de littérature.
00:22:55Les charmillets.
00:22:56Allô, maman bobo.
00:22:58Oui.
00:22:58C'est bien.
00:22:59On en parlera tout à l'heure.
00:23:00Vous avez vu, tout le monde écrit son petit livre sur sa maman.
00:23:02Qui ?
00:23:03Tout le monde écrit son petit livre sur sa maman.
00:23:05Moi, je ne ferai pas.
00:23:07Ah oui ?
00:23:07Non.
00:23:08Pourquoi ?
00:23:09Parce que, je ne sais pas, je n'ai rien à dire de particulier.
00:23:12Ou alors, il a fallu que je l'interroge avant qu'elle meure beaucoup plus.
00:23:15Parce que c'était une époque où les femmes...
00:23:17Ma mère était née en 1922, était beaucoup plus discrète pour parler d'elle.
00:23:21C'était quand même...
00:23:22Elle n'allait pas s'étaler.
00:23:22Voilà.
00:23:24Maintenant que les fils cherchent, ou les filles cherchent à parler de leur mère, à savoir...
00:23:29C'est des filles, là, en l'occurrence, aussi.
00:23:30Pourquoi pas ?
00:23:31Je n'ai pas encore lu le livre d'Emmanuel Carrère.
00:23:34J'ai lu celui, par exemple, de Catherine Millet, qui est un livre extrêmement intéressant, parce que sa mère, elle, s'est suicidée.
00:23:41Donc là, il y avait motif, si vous voulez, de s'interroger sur la mère.
00:23:45Et la mère de Catherine Millet lui ressemble comme deux gouttes d'eau quand elles étaient jeunes.
00:23:49C'est ça, il y a quelque chose d'assez fascinant, cet effet de mirmoire.
00:23:52Pour le reste, je n'ai pas lu.
00:23:53Mais c'est un peu inquiétant, parce qu'on a l'impression que les écrivains, aujourd'hui, n'ont plus de sujet.
00:23:58Plus d'imaginaire.
00:23:58Les romanciers n'ont plus de sujet.
00:24:01Écoutez, chez Proust, la mère, elle est présente de la première à la dernière page.
00:24:05Comment ?
00:24:06La mère.
00:24:07Oui.
00:24:08Elle est présente tout le temps, chez Proust.
00:24:09Oui, mais pas seulement.
00:24:11Pas seulement, mais elle est quand même très présente.
00:24:13Elle est une image qui parle aussi d'autre chose que de la dernière.
00:24:15Oui, mais elle est présente.
00:24:16Oui.
00:24:17Là, c'est un grand classique de parler de sa mère.
00:24:18Vous parlez de Proust, merci de me tendre la perche, si j'ai une minute.
00:24:21Parce que je viens d'entamer ma cinquième lecture, il y a une semaine de la recherche.
00:24:26Et j'étais dans un bonheur absolu, parce que je me dis qu'il parle de Combré, vous savez, au début.
00:24:31Bien sûr.
00:24:31Et pas seulement de sa mère.
00:24:33Et il parle de Combré, et je me dis, il parle d'un monde qui n'existe plus,
00:24:38d'une France qu'on ne peut plus nommer.
00:24:41Et je ne suis même pas sûr que les gens d'aujourd'hui, les jeunes,
00:24:43puissent comprendre de quoi Proust parle.
00:24:46Vous voyez ?
00:24:47Pas d'immigration, rien du tout, pas de violence.
00:24:51La seule question qui intéresse Proust, au fond, c'est la question de Swan en tant que juif,
00:24:55en tant que marié à une cocotte.
00:24:56Vous voyez ?
00:24:57Et ça, j'en avais les larmes aux yeux, parce que c'est, au fond, l'enfance presque que j'ai connue, moi.
00:25:02C'est la France d'Ancien Régime, quand même.
00:25:04La France d'Ancien Régime, la guerre de 14.
00:25:06Moi, j'ai connu, en Corée, cette France-là.
00:25:09J'en ai connu les dernières lueurs, vous voyez, quand j'étais...
00:25:12On marque une pause.
00:25:14On marque une pause.
00:25:15J'adore quand vous êtes là.
00:25:17Nous aussi.
00:25:18Ah oui.
00:25:19Oui, mais pardon, mais...
00:25:20Et en même temps, c'est ce qu'on va dire.
00:25:23On va faire un spécial pour vous cet jour.
00:25:26Et vous verrez, il y aura du monde qui nous écoutera.
00:25:28J'en suis sûr, parce que, vous savez pourquoi ?
00:25:30Parce que vous en parlez formidablement bien.
00:25:31Ah, merci.
00:25:33C'est Proust qui écrit...
00:25:34Oui, mais...
00:25:36Les élèves qui ont eu la chance de vous avoir comme profs, je pense qu'ils ont lu Proust.
00:25:41Oui, c'est ça.
00:25:42La pause et on revient tout de suite.
00:25:431h31, bonjour Somaïa Labidi, vous nous rappelez les titres du jour.
00:25:55Bonjour Pascal et bonjour à tous.
00:25:57Le futur accord UE-Mercosur, une trahison selon le syndicat agricole, coordination rurale.
00:26:02On n'est pas dupes, on aperçoit bien que ces choses-là étaient programmées.
00:26:06Estime ce matin Christian Converse, soulignant que ça ne va pas renforcer le lien de confiance que les agriculteurs ont avec leurs gouvernants.
00:26:14Vous découvrez à présent les images du Tour d'Espagne perturbées hier par des manifestants pro-palestiniens qui ont brandi des drapeaux et des banderoles.
00:26:22Conséquence, la 11e étape de la Vuelta a dû être neutralisée à 3 km de l'arrivée pour des raisons de sécurité.
00:26:29Et puis l'Ardèche, la Drôme et l'Isère placés en vigilance orange dès cet après-midi en raison d'un risque d'orage important.
00:26:36Météo France met en garde contre de fortes intensités pluvieuses, un risque de grêle et des rafales de l'ordre de 80 à 100 km heure.
00:26:44Merci Somaïa.
00:26:45Comment peut-on dire que l'immigration est le prix à payer de la colonisation ?
00:26:49La décolonisation a été un divorce.
00:26:51Ce sont des questions qui arrivent sur les réseaux sociaux et que je vous livre.
00:26:55Mais c'est vrai que c'est une bonne question qui est posée.
00:26:59Le quartier de la Chapelle, on en parle, non pas tous les jours, mais on voit bien que les solutions ne marchent plus.
00:27:08Le quartier de la Chapelle, je disais d'ailleurs à Bruxelles, le prix du mètre carré est à 4000 euros aujourd'hui à Bruxelles.
00:27:14Et là, il est en chute libre.
00:27:16Il faudrait voir celui de la Chapelle en livre.
00:27:17Mais à la Chapelle, ceux qui dirigent ce pays, ils ne vivent pas à porte de la Chapelle.
00:27:23Ils ne vivent pas à porte de la Chapelle.
00:27:24Ça, croyez-moi, et s'ils avaient un appart, parce que c'était joli la porte de la Chapelle.
00:27:29Oui, alors il y a la porte et la place de la Chapelle.
00:27:31Les deux sortes de la Chapelle, ça n'a jamais été...
00:27:33Mais écoutez, pardonnez-moi, j'ai habité dans le 18ème...
00:27:39Quand j'étais étudiant, j'habitais dans ce côté-là, mais c'était des quartiers très agréables.
00:27:46C'était des quartiers très agréables.
00:27:48D'ailleurs, il y a des influenceurs qui viennent aujourd'hui en France.
00:27:53Je ne vous montrerai pas les images.
00:27:54Des Américains, des Sud-Africains, etc.
00:27:57Et ils se baladent, ils font des vidéos où ils montrent l'état de la France aujourd'hui.
00:28:03Et quand vous parlez à un étranger qui arrive à Roissy et qui passe par la porte de la Chapelle,
00:28:07ils vous en parlent encore.
00:28:08Ils disent, mais qu'est-ce que ce pays ?
00:28:10À Châteaudeau, on leur interdit carrément de filmer.
00:28:12Mais qu'est-ce que c'est que ce pays ?
00:28:13Ils vous disent, mais c'est quoi la France ?
00:28:15Alors, vous allez voir le quartier de la Chapelle,
00:28:17qui est confronté à une recrudescence inquiétante de la violence.
00:28:19Mais bon, en l'espace de deux semaines, deux homicides ont été recensés.
00:28:23Quelques jours après le meurtre d'un homme en pleine journée.
00:28:25Alors, bon, c'est toujours pareil, tu vas avoir une opération un jour médiatique.
00:28:28Les caméras seront là, les gens y seront là, un ministre sera là.
00:28:31Pendant deux jours, il n'y aura plus personne.
00:28:33Et puis après, tout le monde revient.
00:28:35Donc, voyez le sujet, en l'occurrence, de Noémie Hardy.
00:28:41Bagarre, meurtre, trafic de drogue et vente à la sauvette,
00:28:45la place de la Chapelle continue de faire parler d'elle.
00:28:48Depuis deux ans maintenant, Baptiste est propriétaire d'un appartement qui donne sur le square.
00:28:53Il raconte anonymement son quotidien.
00:28:55De ma fenêtre sur cet immeuble, on peut voir facilement 400 personnes au pied de l'immeuble.
00:28:59Et ça deal, ça se bastonne, pas tous les jours, mais ça arrive quand même très souvent.
00:29:06Même, ils peuvent être armés d'armes blanches.
00:29:08Pour rappel, ce samedi, un homme afghan a été poignardé par un de ses compatriotes.
00:29:14Pour cet employé de la même origine, sa communauté subit cette situation.
00:29:18L'insécurité, c'est un problème, mais surtout pour les clients.
00:29:26Ils ont peur de venir dans ce quartier.
00:29:29Les institutions se renvoient la balle.
00:29:31Du côté de la mairie, ils évoquent un manque de moyens.
00:29:34Nous avons besoin d'arrêter l'hémorragie que nous connaissons dans notre commissariat 18e.
00:29:39Sans policiers nationaux en cinq ans, ce n'est pas possible d'avoir une telle baisse.
00:29:43Depuis début 2025, la préfecture défend une augmentation continue de l'activité de police.
00:29:50Selon elle, le nombre de mises en cause par rapport à l'année dernière a augmenté de 16%.
00:29:55– Mais non, c'est un sentiment que vous avez.
00:30:01– C'est un sentiment.
00:30:01– La réponse de cet élu qui dit qu'il faut plus d'effectifs de police.
00:30:04Alors oui, on peut mettre 100 000 policiers, si on veut, dans les rues de Paris.
00:30:07Vous êtes attaqué au problème à la racine.
00:30:09On parle là d'une communauté afghane qui est très présente,
00:30:11qui pose des problèmes visiblement,
00:30:13parce que sans doute il y a une forme de violence chez certains d'entre eux.
00:30:16Ce sont les mêmes problèmes que rencontrent d'autres pays.
00:30:18L'Allemagne, par exemple, qui a pris des décisions drastiques.
00:30:20– Heureusement qu'il y a la problématique des moyens,
00:30:30c'est à chaque fois la consolation pour les institutions
00:30:34et les services publics qui ne marchent pas.
00:30:36À chaque fois, on vous dit, il y a les moyens.
00:30:38Comme si ça interdisait l'efficacité.
00:30:41– Je voulais vous montrer une image positive d'Israël.
00:30:46C'est une image qui tournait sur les réseaux sociaux,
00:30:47et parfois les réseaux sociaux proposent vraiment des séquences qui sont passionnantes.
00:30:51À la veille de leur départ,
00:30:52ça en dit beaucoup cette vidéo que je vais vous montrer
00:30:54sur ce qu'est Israël, sa solidarité,
00:30:56et puis le lien qui unit les uns les autres cette population.
00:31:03À la veille de leur départ pour le championnat d'Europe de basket,
00:31:05les joueurs de la sélection israélienne ont assisté à un moment inattendu
00:31:08lors d'un concert de musique classique en leur honneur.
00:31:12Alors je le dis pour que vous compreniez bien,
00:31:14même si c'est sous-titré,
00:31:15c'est en ce moment le championnat d'Europe masculin de basket.
00:31:19Il a lieu d'ailleurs en Lettonie, à Chypre, en Finlande et en Pologne.
00:31:24Et ce concert donc a eu lieu fin août.
00:31:27Donc les joueurs sont là, ils assistent au concert,
00:31:30et tout d'un coup, parce que c'est organisé,
00:31:33il y a des spectateurs qui vont se lever
00:31:36et qui vont prononcer le nom de chaque joueur israélien.
00:31:41et qui vont leur dire, en fait,
00:31:44« Gagnez pour Israël, vous êtes la fierté d'Israël,
00:31:47le championnat d'Europe commence... »
00:31:49Et puis peu à peu,
00:31:51toute la salle de concert va se lever
00:31:53et dans une sorte de fraternité,
00:31:55va partager ce moment d'émotion
00:31:57qui donne les larmes aux yeux.
00:32:01Et évidemment,
00:32:02dans ce moment particulier
00:32:04que vit Israël,
00:32:06je ne suis pas sûr qu'il y a dix ans,
00:32:09ce serait passé comme ça.
00:32:10Mais aujourd'hui,
00:32:12les uns et les autres,
00:32:14au-delà de leur...
00:32:15Comment dire ?
00:32:17De leur...
00:32:18Ils ne peuvent pas partager toujours
00:32:19le même avis politique,
00:32:21mais ils se regroupent au nom d'Israël.
00:32:23Et autant plus que c'est très rare
00:32:25en ce moment.
00:32:26Oui.
00:32:27C'est vrai qu'il y a des divergences,
00:32:29bien sûr,
00:32:30mais hier, J. Louis-Diam,
00:32:32qui revient d'Israël,
00:32:33nous disaient quand même qu'au-delà de ça,
00:32:35il y a un lien, évidemment,
00:32:36qui ouit tous les Israéliens.
00:32:38Alors, voyez cette séquence
00:32:39que j'ai trouvée très intéressante.
00:32:40Sous-titrage Société Radio-Canada
00:32:45Sous-titrage Société Radio-Canada
00:32:51Sous-titrage Société Radio-Canada
00:32:57Sous-titrage Société Radio-Canada
00:33:02Sous-titrage Société Radio-Canada
00:33:08Sous-titrage Société Radio-Canada
00:33:38Sous-titrage Société Radio-Canada
00:33:43Sous-titrage Société Radio-Canada
00:34:13Parfois, une vidéo en dit plus que n'importe quel discours.
00:34:31J'espère que vous avez bien compris que tous ces gens qui étaient dans la salle de concert
00:34:36se sont levés, ils ont cité le nom des joueurs de basket.
00:34:41Donc, les joueurs de basket ont été étonnés qu'on cite leur nom.
00:34:44Et puis après, tout le public s'est enflammé.
00:34:47Alors, Israël s'est qualifié pour les huitièmes de finale
00:34:49après sa victoire sur la Belgique.
00:34:51Ce championnat, je ne sais pas si vous vous intéressez au basket.
00:34:53Ils ont battu la France.
00:34:54Ils ont battu la France.
00:34:54Exactement.
00:34:55Israël occupe provisoirement la tête du groupe D.
00:34:57Elle est presque mathématiquement assurée de se qualifier pour les huitièmes de finale de l'Euro.
00:35:00Et ce sera une première pour cette sélection depuis 2015.
00:35:03Elle qui a été sortie dès la phase de poule des deux premières éditions.
00:35:08Donc, c'est émouvant.
00:35:10Oui.
00:35:11Alors, ce qui me frappe, Pascal, je peux dire quelque chose ?
00:35:14Il y a, on dirait, il y a cette magnifique fraternité.
00:35:18Il y a les horreurs à Gaza.
00:35:20Et on dirait, au milieu, on n'a plus droit à une approche équilibrée et nuancée.
00:35:27L'antisémitisme.
00:35:28Un homme portant un maillot de l'équipe nationale allemande
00:35:31floqué d'un message antisémite a été aperçu ce mardi sur la terrasse d'un café à Toulouse.
00:35:35Et je vous propose de voir le sujet de Jean-Luc Thomas à Toulouse.
00:35:41Cette photo a été prise mardi après-midi à la terrasse d'un restaurant.
00:35:46Le porteur de ce maillot commet un délit.
00:35:49Les inscriptions floquées incitent à l'arrachage de kippa, geste brutal et humiliant.
00:35:55Il témoigne d'un antisémitisme décomplexé dans les rues.
00:35:59C'est devenu banal et c'est porté aussi par des nouvelles générations
00:36:03qui peuvent laisser libre cours à leur antisémitisme et à leur haine du juif sur Internet.
00:36:07On trouve ça, et notamment je pense à ce maillot de foot, on trouve ça sur les jeux vidéo.
00:36:13On trouve ça beaucoup sur les réseaux sociaux et les jeux en ligne.
00:36:16Donc il faut que les pouvoirs publics ne soient pas simplement exigeants sur la voie publique,
00:36:21sur l'espace public, mais aussi sur la toile.
00:36:23Le délinquant porteur de ce maillot devrait être rapidement entendu.
00:36:26La police a lancé un avis de recherche des enquêteurs aidés par le réseau de vidéosurveillance de la ville.
00:36:34En deux mois, c'est le quatrième acte antisémite à Toulouse.
00:36:38Il y a eu 23 actes sur l'année 2024 et nous en sommes à 28 actes pour l'année 2025 qui n'est pas encore terminé.
00:36:46Le CRIF local a déposé plainte.
00:36:49Être l'auteur d'une incitation à la haine fait encourir jusqu'à un an de prison et 45 000 euros d'amende.
00:36:57Bon, on n'a pas passé les propos de Rima Hassan sur l'antenne parce que ça lui donnait beaucoup de publicité.
00:37:06Ce qu'elle dit est effrayant.
00:37:07Oui, absolument.
00:37:08Quand même dire ça, c'est-à-dire qu'elle justifie la masse.
00:37:13Bien sûr, dit-elle, c'est une organisation terroriste, mais bon.
00:37:15C'est un groupe politique.
00:37:16C'est voilà, à partir du moment où Israël est sur une terre sur laquelle Israël ne devrait pas être depuis 50 ans.
00:37:24Rima Hassan dans l'université, pardon.
00:37:26Richard a donné un nom en promotion.
00:37:29Vous avez vu que Rima Hassan s'éloigne du sujet de la Palestine.
00:37:33Elle est en très grande difficulté.
00:37:35Quand elle parle de Fessenheim, c'est catastrophique.
00:37:37Mais bien sûr.
00:37:38Ça montre bien qu'elle n'est pas au niveau.
00:37:40C'est une députée européenne française.
00:37:41C'est très particulier parce qu'on est dans une situation où lui donner la parole, c'est faire de la publicité.
00:37:46Je suis d'accord avec vous.
00:37:47Je suis assez d'accord.
00:37:48Cette interview qui dure trois heures, je crois.
00:37:51Vous lui parlez de la dette, elle ne sait pas de quoi elle parle.
00:37:53Vous lui parlez de Fessenheim, effectivement, elle ne sait pas de quoi elle parle.
00:37:55Et ces gens sont aujourd'hui députés européens.
00:37:59Bon.
00:37:59Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
00:38:00Sabrina Medjaber, l'antisémitisme, c'est un sujet récurrent.
00:38:03Mais oui, mais voyez-vous, on regardait l'exemple précédent avec ce champ magnifique.
00:38:08Ça résume finalement toutes les problématiques auxquelles nous sommes confrontés.
00:38:11C'est-à-dire qu'il y a des pays européens qui n'accueillent pas des populations acquises à la doctrine islamiste.
00:38:17Il y a des peuples en Europe où il n'y a pas de convergence des luttes entre une extrême gauche factieuse et l'islamisme.
00:38:22Eh bien, ça donne ce magnifique hommage.
00:38:24Et il y a des pays comme la Belgique où un match avait été déplacé en Hongrie.
00:38:28Bien sûr.
00:38:28En France, le match de vote en Israël a été, comment dire, joué comme dans un climat de guerre.
00:38:35Et puis, voilà, des actes antisémites ne font que la série interdite à Marseille.
00:38:39Absolument.
00:38:40Voilà, ça résume tout, en fait, tous les débats précédents sur l'immigration, l'islamisme, l'antrisme, les frères musulmans, l'extrême gauche factieuse.
00:38:49Voilà.
00:38:50Et nous n'avons pas de pouvoir public à la hauteur pour lutter contre l'antisémitisme.
00:38:54Avec une inquiétude, c'est de voir la Belgique et d'imaginer la Belgique comme une sorte d'avant...
00:39:05Un peu un laboratoire, d'une certaine manière.
00:39:06Oui, un cheval de Troyes.
00:39:07C'est ça, un laboratoire, vous avez...
00:39:09Il y en a en France, vous savez, Charles Pascal, des quartiers comme Molenbeek.
00:39:12Oui, il y a des quartiers, mais là, c'est Bruxelles, c'est juste la capitale.
00:39:15Molenbeek.
00:39:16C'est ça qui change tout, c'est Bruxelles.
00:39:17Et je le redis, Bruxelles, le prix du mètre carré est aujourd'hui tombé quasiment au plus bas.
00:39:24C'est-à-dire que plus personne ne veut aller à Bruxelles.
00:39:27Et ce qu'on dit en passant, c'est la capitale européenne.
00:39:30Oui, alors, je vais vous proposer un reportage dans la commune de Boum.
00:39:34Peter Calui, qui est un ancien travailleur social, alerte depuis 21 ans sur la progression de l'islam radical.
00:39:40En fait, tous les lanceurs d'alerte ont fait leur travail.
00:39:46Ils n'étaient pas écoutés, c'était Cassandre.
00:39:49Et aujourd'hui, tout explose.
00:39:50En Belgique, ils n'ont pas le droit à la parole.
00:39:52C'est vrai que dans les médias, on ne donne pas la parole à ces gens-là.
00:39:54Vous savez, je le sais bien.
00:39:55Mais tout explose.
00:39:56Quand Judith avait sorti son reportage qui s'appelle le Belgique-istan,
00:40:00les médias belges l'ont accusé de faire le jeu de l'islam premier.
00:40:03Un édile en Belgique qui avait refusé de répondre à CNews avec des mots très peu.
00:40:08Bien sûr.
00:40:09Thomas, tu dis là, en Belgique, en Flandre ?
00:40:12Alors, je pense que ça concerne plus la Belgique que la Wallonie.
00:40:15La dérive de l'islam radical en Belgique.
00:40:18Voyez le sujet de Michael Dos Santos.
00:40:19Dès 2004, Peter Calui constate les premières dérives de l'islam radical.
00:40:27Ce travailleur social pointe du doigt charia for Belgium et jeune pour l'islam.
00:40:32Deux associations responsables, selon lui, de l'embrigadement de très jeunes mineurs.
00:40:36Quand j'étais en train de faire football avec les jeunes de 12-13 ans,
00:40:42ils avaient dit que c'était juste de lapider la femme en Nigéria, dans ce temps-là.
00:40:48Parce que comme ça, elle allait au paradis.
00:40:53Choqué par la violence de ses propos, Peter Calui alerte alors les pouvoirs publics.
00:40:57Des personnalités politiques qui font la sourde oreille à des fins électoralistes.
00:41:02Ils ont peur de leur ombre là, pour dire à les musulmans,
00:41:07vous voulez vivre dans une démocratie sécularisée et avec une constitution ?
00:41:15Vous ne voulez pas ça, vous voulez détruire ça.
00:41:17Demande ça !
00:41:18Pour le lanceur d'alerte, la situation est désormais irréversible.
00:41:22L'entrisme islamique prend de l'ampleur.
00:41:24S'opposer aux radicaux peut même parfois provoquer le chaos.
00:41:27Ils cassent la ville.
00:41:28C'est pas de bagarre.
00:41:29C'est une guérille, il y a des villes.
00:41:30Si vous cachez les Molotov cocktails dans les poubelles, c'est quoi ?
00:41:35Menacé, Peter Calui limite aujourd'hui ses déplacements.
00:41:38Bruxelles est devenue pour lui une ville interdite.
00:41:43La Belgique est un pays, mais elle n'est pas une nation.
00:41:47Donc c'est un pays extrêmement faible.
00:41:50Vous allez vous faire des amis, vous, ce matin ?
00:41:51Vous allez vous faire des amis ?
00:41:52Oui, j'en ai déjà beaucoup.
00:41:54Et c'est une nation extrêmement faible.
00:41:57Donc il est normal que ce pays soit probablement le premier à éclater à cause de l'islam.
00:42:01Ou l'État est très faible en plus.
00:42:03L'État, oui.
00:42:03Non mais développer cette idée pays-dation.
00:42:06Quand vous avez un pays où vous avez deux communautés, en gros, je laisse tomber les
00:42:11paysages germanophones dans le Limbourg, qui ne s'entendent pas.
00:42:15Moi, j'ai vu à Bruxelles une scène comme ça.
00:42:18Une serveuse s'adresse à deux types qui venaient boire.
00:42:21Elle leur demande en français, bien sûr, puisque c'est majoritairement francophone encore.
00:42:25Et le type répond en anglais, alors que c'était des flamands.
00:42:28Vous voyez, donc ce n'est pas un pays, ce n'est pas possible.
00:42:30Il n'y a pas de dialogue.
00:42:30Il dialogue en anglais.
00:42:31Si vous avez vu, par exemple, les timbres belges.
00:42:34Il faut toujours regarder les timbres parce que c'est intéressant.
00:42:36Timbres postes.
00:42:36Eh bien, vous avez Belgique, Belgier, mais vous avez, le message est en anglais.
00:42:42Donc, c'est quand on adopte l'anglais, le globige comme l'anglais.
00:42:45Mais vous ne trouvez pas qu'il y a une identité belge ?
00:42:47Il n'y a aucune identité belge.
00:42:49Aucune.
00:42:50Ce sont deux négations qui ne font pas une nation, comme on disait pour le Liban.
00:42:55Il y a une identité wallonne quand même, attendez.
00:42:58Ah, une identité wallonne, mais pas belge.
00:43:00Mais par rapport à l'entrisme islamiste en Belgique, encore une fois, ce n'est pas un phénomène
00:43:04arrivé ex nihilo, où c'est travaillé depuis déjà 1974, à l'époque où le roi Fessal
00:43:09avait inauguré le grand centre culturel islamique.
00:43:12Et c'est de là, en fait, que l'idéologie wahhabite a commencé à se diffuser.
00:43:16Et comme dans de nombreux Européens, ils se servent de l'outil de centre culturel
00:43:21pour diffuser une idéologie.
00:43:22Et le poids de la démographie arrive à ce que, eh bien, parfois, il y a une dominante
00:43:26culturelle dans certains quartiers qui n'est plus négociable.
00:43:29Parce que là où se passe cette idéologie, il n'y a plus que d'isolation,
00:43:32il n'y a plus de retour en arrière.
00:43:33– La Hollande aussi est menacée.
00:43:35– Je pense à ce qu'était Bruxelles il y a des années.
00:43:37– Exactement.
00:43:39– Bon, Thomas Bonnet.
00:43:40– Oui.
00:43:41– Est-ce que vous avez des infos ?
00:43:42Parce que je rappelle que vous êtes journaliste politique.
00:43:44Et ce que j'attends de vous, c'est que vous me disiez ce qui va se passer.
00:43:48Alors d'abord, il y a un sondage sur l'exécutif.
00:43:52Je vois que tous les jours, on demande, moi ce que je ne fais pas d'ailleurs,
00:43:56ce qui ne paraît pas convenable de faire,
00:43:58beaucoup de gens commencent à demander la démission d'Emmanuel Macron.
00:44:01– Robert Ménard encore ce matin.
00:44:02– Ce qui n'est pas une bonne chose pour nos institutions.
00:44:04Vraiment, je vous assure, ce n'est vraiment pas une bonne chose.
00:44:07Si on met le doigt là-dedans, ce n'est pas une bonne chose, les amis.
00:44:11– Mais c'est vrai qu'à force de faire des bêtises, ce vote de confiance,
00:44:15en fait, Emmanuel Macron a donné son imprémature là-dessus,
00:44:19c'est une nouvelle bêtise.
00:44:21La dissolution, c'est une nouvelle bêtise.
00:44:23C'est vrai que ça fait beaucoup, c'est ce que disait Robert Ménard.
00:44:25– Il faut bien trouver une solution institutionnelle.
00:44:27– Mais la solution…
00:44:29– Il y a un moment, excusez-moi, mais une fois que vous avez nommé,
00:44:31vous avez nommé un Premier ministre qui va sauter,
00:44:33un autre qui va sauter, un troisième qui va sauter,
00:44:34il y a un moment, vous ne pouvez pas le dissoudre.
00:44:36– Non, mais là, il devrait dissoudre.
00:44:39– C'est la responsabilité du Président de dire,
00:44:40je n'ai plus de solution à proposer, je n'ai plus mon mandat dans la balance.
00:44:43– Non, mais avant le mandat dans la balance, il devrait dissoudre.
00:44:46– Alors, il va sans doute dissoudre.
00:44:47– Non, mais non, il va nommer un autre Premier ministre.
00:44:50– Oui, mais il va dissoudre dans trois mois.
00:44:54– Oui, en tout cas, pas la semaine prochaine.
00:44:56– D'abord, il y a un truc comme…
00:44:59– Il y a quelque chose qui est dangereux.
00:45:01– Un socialiste ?
00:45:02– Non, non, non, un ancien socialiste.
00:45:03– Mais cet ancien socialiste, il reposera sa majorité sur qui ?
00:45:06– En fait, il va essayer de trouver quelqu'un au sein du bloc central,
00:45:09pas un socialiste éthique TPS, mais quelqu'un qui vient du Parti Socialiste.
00:45:12Il y en a beaucoup dans ces ministres.
00:45:14– Mais qui ? 15-9 ?
00:45:16– Non, parce que lui, il est encore…
00:45:17Je parle de quelqu'un du bloc central qui a déjà rejoint Emmanuel Macron,
00:45:20donc ça peut être…
00:45:21– Ah oui, il y a ses journées, d'accord.
00:45:22– Madame Yael Brunpivet, il y a plein de possibilités.
00:45:25Voilà, je donne des noms comme ça.
00:45:27– Mais vous faites un groupe, mais à ce moment-là,
00:45:29les LR ne rentrent pas dans le gouvernement ?
00:45:30– Non, ça dépend.
00:45:31S'il n'y a pas de socialiste au sein du gouvernement,
00:45:33après, c'est un jeu d'équilibre.
00:45:34– Mais alors, c'est la même chose que Bayrou, à ce moment-là.
00:45:38Ce que vous me dites, c'est la même chose.
00:45:39– Oui, mais avec des gages, là, le Parti Socialiste
00:45:41est en train de faire monter les enchères avec Emmanuel Macron
00:45:44pour essayer d'avoir une forme d'accord de non-censure
00:45:46et en échange, ils auront deux, trois mesures peut-être portées
00:45:50par le gouvernement qui viendra.
00:45:51Voilà, c'est comme ça que ça va se jouer.
00:45:52– Bon, pardonnez-moi, vous parlerez après
00:45:55et puis j'ai une petite surprise pour vous qui va vous faire plaisir.
00:45:58– Vous avez parlé de Nicolas Sarkozy, une petite surprise.
00:46:01– Ça va me permettre de l'approuver encore.
00:46:03– Vous êtes allé chez le coiffeur, moi.
00:46:05– Oui, pas pour vous, il y a quatre jours.
00:46:08– Mais vous êtes allé chez le coiffeur, j'ai remarqué quand même.
00:46:10– Oui, parce qu'il faut que je me coupe régulièrement les cheveux,
00:46:15même si j'en ai plus beaucoup.
00:46:16– Mais non, mais je vois que, parce que ça remonte un petit peu.
00:46:19– Oui, je ne dirais pas que mon esthétique vous passionne.
00:46:24– Si, je trouve que c'est intéressant.
00:46:26Thomas Hill, tous les sujets capillaires que ce soit avec vous, Thomas Hill, m'intéressent.
00:46:30– Je sais que vous adorez ça.
00:46:31– Thomas Hill, lui, il est bon.
00:46:32– Thomas Hill, il est, regardez, il est lu.
00:46:34– Mais je suis heureux de constater qu'on a le même coiffeur et qu'il migère, visuellement.
00:46:39– Et pourquoi vous ouvrez votre chemise chaque matin ?
00:46:42C'est quand même un mystère.
00:46:43– Ah, c'est pour mailler.
00:46:43– Mais vous avez un tee-shirt, une chemise, ça se faisait ça il y a 20 ans, mais ça
00:46:48se fait plus.
00:46:48– Ça revient, mais comme la cravate aussi, ça se faisait, le siège le dernier, ça revient,
00:46:52c'est des choses qui reviennent.
00:46:53– Alors là, franchement, bébé, vraiment, ça c'est terrible.
00:46:56Bon, c'est quoi le programme, monsieur Hill ?
00:46:59– Alors, on va recevoir le dessinateur Johan Sfar, tout à l'heure, 100 ans sans solitude,
00:47:03c'est son nouveau carnet, Johan Sfar.
00:47:06Il nous livre ses réflexions sur la vie, sur notre époque, et sur ce qu'il appelle
00:47:11les comportements, alors non pas antisémite, il n'utilise pas beaucoup ce terme-là, il dit
00:47:15anti-juif, lui, alors je lui demanderai la différence entre les deux, on en parlera avec lui.
00:47:19Et puis Valérie Carsanti, pour une très très drôle comédie qui est sortie en salle
00:47:23hier, qui s'appelle Adieu Jean-Patte.
00:47:25– Et c'est vrai que le cinéma a souffert, là, cet été, les comédies, notamment françaises,
00:47:31ça a été parfois un peu compliqué.
00:47:33– Mais il faut dire que la plupart ne sont pas drôles, et ça c'est un vrai problème.
00:47:36– Ah, ça c'est ennuyeux pour une comédie, effectivement.
00:47:38– Et là, pour une fois, on en a une drôle, donc je vous invite à aller la voir, Adieu Jean-Patte,
00:47:43c'est vraiment très très drôle.
00:47:43– Adieu Jean-Patte ?
00:47:45– Adieu Jean-Patte, oui.
00:47:46– Bon, d'accord, et autrement, c'est tout ?
00:47:48– Ben, c'est déjà pas mal, non ?
00:47:49– Oui, évidemment, moi, je m'intéresse, je m'intéresse.
00:47:53– Bien sûr, et puis on parlera de l'actu média.
00:47:55– Et oui, alors comment ça se passe d'ailleurs, la rentrée, le France Télévisions,
00:47:59Léa Salamé, ça marche bien ?
00:48:01– C'est pas la folie, Léa Salamé, pour l'instant, elle a fait un démarrage qui était
00:48:05plutôt pas mal, et puis ça s'est effondré le deuxième jour, elle a perdu 400 000 téléspectateurs,
00:48:11et là, elle se stabilise au même niveau, mais qui est assez moyen.
00:48:13– Hier, donc, c'était la troisième audiologie hier ?
00:48:17– Voilà, la troisième, et ça se stabilise.
00:48:18Il y a un niveau qui est moyen, autour de 20% du public.
00:48:21– Bon, alors que CNews fait une rentrée en termes d'audience, comme vous le soulignez,
00:48:24tout à fait exceptionnelle.
00:48:25– Bien sûr, on le soulignera trois fois, vous inquiétez pas.
00:48:28– Puisque, comment ?
00:48:29– On le soulignera plusieurs fois, vous inquiétez pas, bien sûr.
00:48:32– Le train sifflera trois fois.
00:48:33Il est 9h54.
00:48:34– Au revoir, Pascal.
00:48:37– Aucun rapport, d'ailleurs.
00:48:38– Je rêvais d'écrire un livre sur les trains dans les westerns.
00:48:43– Non !
00:48:44– À quel est votre western préféré ?
00:48:45– Il y en a un qui est très peu connu, qui a une merveille, El Perdido.
00:48:50– Ah oui, ça, je vous confirme qu'il est très peu connu.
00:48:52Mais ça vous plaît, les westerns ?
00:48:54– Ah ben, j'adore, j'adore, j'adore.
00:48:55– C'est vrai ?
00:48:55– Absolue.
00:48:56– Vous aimez ça, les westerns ?
00:48:57– J'ai une régression infantile, absolument.
00:48:59– Moi, j'en mets…
00:49:00– La justice est expéditive dans les westerns.
00:49:02– Le monde est fin.
00:49:05– Non, mais on regardait ça quand on était gosses, il y avait quoi ?
00:49:07L'homme qui te a liberté Valence ?
00:49:08– Ah, c'est formidable.
00:49:09– Il y avait un peu…
00:49:11– Il y avait le dernier train à Gunn-Île, je crois.
00:49:15– Gunn-Île, Gunn-Île, 3-20 pour Uyuma, c'est un chef-d'oeuvre.
00:49:19– Non, puis ensuite, il y a eu le Sergio Leone, quand même.
00:49:21– Oui, pour moi, c'est pas révolutionnel.
00:49:24– Il était une fois dans l'Ouest.
00:49:26– C'est plus du western, c'est le feu-dent.
00:49:28– Le bon, la route et le truand ?
00:49:30– Oui, il y a une histoire d'apache aussi.
00:49:32– Ah oui, franchement !
00:49:34– Non, mais les westerns de Clint Eastwood sont extrêmement…
00:49:38– Moi, ça ne me bouleverse pas, l'western.
00:49:40– Non, on va régresser ensemble.
00:49:42– Bon, et le…
00:49:44– Là, il est des mystères de l'Ouest, il faut rendre l'antenne là.
00:49:47Et on revient, alors restez avec nous, j'ai une vidéo tout à fait formidable
00:49:51à vous montrer de Nicolas Sarkozy à Bruxelles.
00:49:57Et ça va faire plaisir à Philippe Bilger.
00:50:01À tout de suite.
00:50:02– Récentes ou très vieilles, mardi.
00:50:04– On va recevoir Bruno Guillot.
00:50:07Et Bruno Guillot a écrit un livre tout à fait passionnant, itinéraire d'un imam salafiste,
00:50:12et ça s'appelle « Adieu Soleimane ».
00:50:13– Donc on comprend que vous êtes né Bruno, vous êtes converti à l'islam et vous êtes devenu Soleimane.
00:50:21Vous étiez un imam extrêmement important, qui aurait pu même être au plus haut niveau,
00:50:27bien si j'ose dire, même s'il n'y a pas de clergé dans la religion de l'islam.
00:50:32Et on comprend à quel lieu, Soleimane, le sens de votre parcours, c'est que vous êtes éloigné de la religion musulmane.
00:50:40Et vous dites d'ailleurs que vous avez tout perdu depuis que vous êtes éloigné.
00:50:42Donc on en parlera tout à l'heure, dans une seconde.
00:50:45Mais Sommeil à la midi nous rappelle les titres avant cela.
00:50:47La Tunisie a qualifié de meurtre injustifié la mort d'un de ses ressortissants abattu mardi à Marseille par la police française
00:50:59après l'attaque au couteau qui a fait cinq blessés et réclame une enquête rapide à la France.
00:51:04Une vive protestation qui sera au cœur de la convocation du chargé d'affaires par intérim de l'ambassade de France à Tunis.
00:51:11Face à la multiplication des fusillades et du trafic de drogue dans sa ville,
00:51:15la maire PCF de Vénifieux, Michel Picard, a écrit au ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau pour réclamer plus de moyens.
00:51:23Et puis à quatre jours du vote de confiance qui risque de précipiter sa chute,
00:51:26François Bayrou reçoit en ce moment même le parti socialiste, le PS,
00:51:31qui espère prendre la tête du gouvernement dans les prochaines semaines,
00:51:34prévoit de ne pas accorder sa confiance au gouvernement lors du vote de mardi.
00:51:40Merci Sommeil. Alors je voulais vous montrer une vidéo.
00:51:42L'image n'est pas extraordinaire d'ailleurs, parce que c'est une captation qui est faite alors qu'elle n'aurait pas dû se faire,
00:51:50puisque c'était une conférence privée qui a donné à Nicolas Sarkozy.
00:51:54Il était à Bruxelles, donc ce n'était pas destiné forcément à être diffusé.
00:52:01Il se trouve que c'est maintenant sur les réseaux et que même des chaînes d'information la diffusent,
00:52:07et que je dirais que dans ces cas-là, Nicolas Sarkozy est peut-être un peu plus libre dans l'expression
00:52:14que s'il était autour de cette table où la parole est parfois un peu plus calibrée.
00:52:20Et il parle d'Emmanuel Macron, de l'avenir, et il est interrogé par quelqu'un qui s'appelle John,
00:52:26qui vient de temps en temps ici d'ailleurs, sur ce plateau, qui est un journaliste.
00:52:30Et on lui dit, qu'est-ce que vous avez dit au président Macron ?
00:52:35Qu'est-ce que vous lui direz s'il vous appelle sur la situation politique du moment ?
00:52:41Et il dit, mais je vais vous répondre, mais surtout ça s'est passé,
00:52:44puisque j'ai eu l'occasion de le rencontrer cet été.
00:52:47Et je trouve que ça en dit beaucoup sur la psychologie d'Emmanuel Macron,
00:52:51et je trouve que ce témoignage que donne le président de la République,
00:52:55l'ancien président de la République, est intéressant.
00:52:57Et c'est pourquoi je vous propose de l'écouter, ça dure trois minutes.
00:53:01Et c'est assez drôle.
00:53:02Et en plus, effectivement, il y a un peu d'esprit et d'humour,
00:53:06ou même beaucoup d'esprit et beaucoup d'humour.
00:53:09Bonjour président, je ne sais pas comment il vous appelle,
00:53:11bonjour président, qu'est-ce que je dois faire ?
00:53:14Je suis perdu.
00:53:15Qu'est-ce que vous lui conseillez ?
00:53:18D'abord, on se rouvoie, parce que je me méfie de la fausse proximité,
00:53:25et il n'a pas besoin de m'appeler pour me dire ça,
00:53:29puisqu'il l'a fait il y a quelques jours.
00:53:33Ah, bon, ben voilà.
00:53:35Et qu'est-ce que vous lui avez dit ?
00:53:37Je m'apportais exactement la question de John.
00:53:40À mon avis, ce John doit être copain avec moi.
00:53:42Non, non, non, avec Brigitte.
00:53:45Il y a deux solutions.
00:53:48Soit il est très intelligent,
00:53:51soit il est copain avec moi.
00:53:53Je vous laisse choisir ce qu'il y a de plus.
00:53:55J'aimerais bien que Yann ne réponde pas à cette question, merci.
00:54:01Donc, le président m'a dit, j'ai pu jeûner avec lui,
00:54:06vraiment président, dites-moi ce qu'il faudrait faire.
00:54:10Et je lui ai répondu, je ne vous le dirai pas parce que vous allez faire le contraire.
00:54:17Vous me demandez mon avis depuis huit ans,
00:54:20et vous faites si c'est bâtiment le contraire.
00:54:22Vous vous trompez sur mon caractère.
00:54:25Parce qu'un coach,
00:54:29dont celui qui coach fait le contraire de ce qu'il dit,
00:54:32s'il est normal,
00:54:34il dit on arrête le boulot.
00:54:35Il dit non, je vous dis, bon non, d'accord,
00:54:40je vais vous dire ce que vous allez faire.
00:54:44Vous allez,
00:54:45parce qu'il pensait que Bayou pouvait être maintenu,
00:54:48tout le truc.
00:54:49Vraiment,
00:54:51il l'a,
00:54:51ah oui, vous savez, la politique c'est un truc de professionnel.
00:54:57Donc, pour un professionnel,
00:55:00il vous dit tout de suite,
00:55:01si un cheval est capable de courir le Grand Prix de Deauville,
00:55:04au Grand Prix de l'Arc de Triomphe,
00:55:08c'est simple, je vois,
00:55:10je lui dis, Bayou va tomber,
00:55:14et vous allez vouloir nommer un Premier ministre.
00:55:17Et les mêmes causes produiront les mêmes effets.
00:55:20Et vous allez perdre encore trois mois.
00:55:22Et plus vous attendez,
00:55:23plus la pression sur votre démission sera importante.
00:55:28Donc il faut faire la dissolution.
00:55:29Et il fera la dissolution.
00:55:32Parce qu'il ne pourra pas faire autrement.
00:55:34Quelle que soit la personne qui trouve.
00:55:38Il fera la dissolution.
00:55:40Il y aura des élections législatives.
00:55:42Et le Grand Débat sera Front Républicain
00:55:43ou pas de Front Républicain.
00:55:45Et cette fois-ci,
00:55:45Front Républicain,
00:55:46ça ne marchera pas.
00:55:48Je vous dis, moi,
00:55:48ce qui va se passer.
00:55:50Ne croyez pas que je le dis par prétention.
00:55:53Je le dis parce que les choses se passeront comme cela.
00:55:55Et on a eu cette discussion.
00:55:58J'ai quitté l'Élysée à 15h45.
00:56:01Je n'en pouvais plus.
00:56:04Et là, il m'a dit quelque chose qui m'a beaucoup inquiété, le président.
00:56:09Il m'a dit, je crois que vous avez raison.
00:56:10Alors là, j'étais sûr qu'il allait faire le contraire.
00:56:14Oui, tout ça n'est pas de très bonne augure.
00:56:19Bon, je précise évidemment
00:56:21qu'il n'y a pas de volonté de mise en scène
00:56:24sur ce message de Nicolas Sarkozy
00:56:26parce que ça ne devait pas être filmé.
00:56:29C'est une captation, vous voyez l'image.
00:56:31Mais il dit un peu la même chose au Figaro.
00:56:33Oui, mais pas de la même manière.
00:56:34Oui, pas de la même manière.
00:56:34Mais en gros...
00:56:35Moi, j'aime bien ce ton-là.
00:56:37Et je trouve que les politiques devraient parler.
00:56:38C'est vrai.
00:56:39Parce qu'ils sont au plus près de ce qu'ils pensent
00:56:41et c'est plus simple d'être au plus près de ce qu'on pense dans la vie.
00:56:43C'est beaucoup plus simple.
00:56:45Et je trouve que dans nos échanges, justement,
00:56:47tous ceux qui viennent sur ce plateau,
00:56:48je leur dis, soyez au plus près de ce que vous pensez.
00:56:50C'est plus simple dans la vie.
00:56:51Et bon, je m'aperçois d'ailleurs que certains journalistes
00:56:55le font maintenant.
00:56:56J'ai écouté une intervieweuse hier avec un Premier ministre.
00:57:00Elle a raison.
00:57:01Ce serait bien si traité tous les politiques comme ça.
00:57:05Elle n'a pas tort, je veux dire, de parler.
00:57:08Un journaliste, tu parles, comment dire, au plus près.
00:57:14En plus, les gens, ils adhèrent aujourd'hui.
00:57:16Ils savent très bien, ils décodent tout.
00:57:18Le public, ils décodent tout.
00:57:19Donc, je trouve que le ton est intéressant, la couleur est...
00:57:21Et puis, sur le fond, son analyse, comme toujours, Philippe Bilger...
00:57:26Elle est assez juste.
00:57:26Mais ce n'est pas qu'elle est assez juste,
00:57:29c'est qu'elle est complètement juste,
00:57:30c'est que c'est juste la meilleure.
00:57:31Et quand on l'écoute, on se dit...
00:57:33On se dit, c'est dommage, évidemment,
00:57:35qu'on n'ait pas dans l'arsenal politique,
00:57:39une qualité d'intervention comme le président de la République.
00:57:41Au début, Emmanuel Macron avait remarquablement géré Nicolas Sarkozy
00:57:45en lui donnant l'impression qu'il était indispensable.
00:57:49Mais aujourd'hui, c'est vrai,
00:57:51alors que Nicolas Sarkozy fait des analyses politiques très fines,
00:57:55et dans le Figaro, Olivier, c'est pareil,
00:57:59Emmanuel Macron, en effet, a tendance à faire le contraire.
00:58:03Mais Philippe Bilger, ce n'est pas Nicolas Sarkozy
00:58:05qui demande à rencontrer Emmanuel Macron.
00:58:08Vous doutez bien que ce n'est pas dans ce sens-là.
00:58:10C'est forcément Emmanuel Macron qui demande à Nicolas Sarkozy
00:58:13de venir à l'Élysée.
00:58:15Le président demande l'avis de beaucoup de gens.
00:58:18Mais la question, c'est savoir s'il l'écoute.
00:58:19C'est ça, la vraie question.
00:58:20Mais il devrait dissoudre.
00:58:23C'est-à-dire que là, plutôt, qu'est-ce qui va se passer ?
00:58:26Comme toujours, il est au centre de tout,
00:58:27il adore ça, Emmanuel Macron.
00:58:29Donc ça va durer deux jours, huit jours, quinze jours, etc.
00:58:31Là où il surprendrait tout le monde, c'est lundi prochain.
00:58:34C'est lundi 8 septembre ?
00:58:35Lundi.
00:58:36C'est la veille du 9.
00:58:37Le 9 septembre, c'est un grand jeu.
00:58:39Je la note.
00:58:39Mais hop, 9 septembre, il devrait dire on dissout.
00:58:42Et dissout, ce n'est pas cher.
00:58:43On dissout.
00:58:44Voilà, là, il surprendrait.
00:58:45Et c'est ça qu'il devrait faire.
00:58:47Parce que la dissolution est la seule chose.
00:58:50Et je pense que ce serait un signal qui serait envoyé dans le pays.
00:58:53On dirait, enfin, enfin, il comprend quelque chose à l'état du pays.
00:58:58Alors que les petits...
00:58:59Vous avez Villepin qui ne veut pas la dissolution.
00:59:01C'est normal, ça le sert.
00:59:02Vous avez Attal qui ne veut pas la dissolution.
00:59:04Évidemment, il va perdre des électeurs, il va perdre des députés, etc.
00:59:08Donc voilà, c'est des petits arrangements entre amis.
00:59:11Mais il y a autre chose que ça.
00:59:13Il y a la France.
00:59:14Mais est-ce qu'il est capable de le faire ?
00:59:16Il peut craindre que la dissolution, Emmanuel Macron, le mette encore plus en mauvaise posture.
00:59:21Mais il ne peut pas être plus en mauvaise posture qu'il est là.
00:59:24Pardonnez-moi.
00:59:25Ça peut être pire.
00:59:26Pascal, s'il y a une dissolution et qu'on se retrouve avec la même Assemblée qu'aujourd'hui,
00:59:30là, c'est sa démission qui est sur la table.
00:59:31Ah ben voilà, c'est vrai.
00:59:32Donc là, ça complète des choses.
00:59:33Mais justement, ça serait intéressant.
00:59:34Et il le fait.
00:59:35Et peut-être.
00:59:36Mais si on s'en fiche, là, la situation, elle impose une dissolution.
00:59:41Je partage plutôt votre avis, je dis jusqu'à sa classe.
00:59:43De toute façon, cette conférence, cette interview d'hier, ça marque aussi un peu le début de la fin du macronisme.
00:59:52Jusque-là, Nicolas Sarkozy ne parlait pas de ses entretiens avec le président de la République.
00:59:58Ça restait dans le domaine privé.
00:59:59Les gens se lâchent aujourd'hui.
01:00:00C'est vraiment, ça commence à sentir la fin.
01:00:03Oui, c'est bon.
01:00:04Adieu Suleymane.
01:00:05Itinéraire d'Animan salafiste.
01:00:07Alors, vraiment, ce livre est très intéressant, même si, j'ai le droit de le dire, je me méfie de ceux qui ont été communistes et qui viennent, après, taper sur le communisme.
01:00:19Vous avez bien raison.
01:00:20Comme je me méfie toujours de celui qui a été marié avec une femme pendant 20 ans et qui, dans des dîners, t'explique qu'elle était horrible.
01:00:26Bon, je n'aime pas ça.
01:00:27Mais ce n'est que mon...
01:00:29Il y en a beaucoup qui se crassent dans la soupe.
01:00:31Je n'aime pas ça.
01:00:32Oui, mais je suis de votre avis.
01:00:34Je déteste ça.
01:00:35Et voilà.
01:00:36Bon, moi, tant que supporter de l'OM, je n'aime pas un joueur parisien qui se crée pour l'Olympique de Marseille.
01:00:41Je le dis en préambule.
01:00:43Parce qu'effectivement, c'est parfois la même énergie d'adhérer que de ne pas adhérer.
01:00:50C'est parfois la même énergie.
01:00:51Parce que, j'ai envie de vous dire, vous découvrez, c'est ça qui est ennuyeux.
01:00:55Vous découvrez des choses que...
01:00:57Je me dis, mais pourquoi il ne les a pas vues tout de suite ?
01:00:59Bon, cela dit, parce que c'est quand même intéressant.
01:01:02D'abord, votre histoire, nous sommes d'accord.
01:01:04À 15 ans, vous vous convertissez.
01:01:07À 19 ans, vous vous mariez à une jeune convertie.
01:01:09Vous partez avec elle en Égypte.
01:01:12Et là, comme vous êtes plutôt brillant, vous avez un diplôme.
01:01:17Vous êtes à l'université islamique de Médine, en Arabie Saoudite.
01:01:21Et puis, vous allez devenir...
01:01:25Vous allez être un imam et vous allez faire ce que fait un imam.
01:01:29Donc, prêchez la bonne parole.
01:01:32Exactement.
01:01:33Je me convertis à l'islam vraiment très, très tôt.
01:01:36Et de base, je n'ai pas forcément une bonne image des musulmans, de l'islam,
01:01:43des maghrébins de manière générale.
01:01:45Disons-le.
01:01:47Issue d'une famille catholique très, très royaliste, si je puis dire.
01:01:53On aime la France.
01:01:55On aime l'histoire de France.
01:01:56On aime la culture française.
01:01:58Mais malheureusement, la pratique religieuse est désastreuse.
01:02:01Ensuite, il y a un manque d'amour et de manifestation de l'amour.
01:02:08C'est pour ça que j'aime, dans ce livre, dire qu'il s'attaque un petit peu à plusieurs couches de la société,
01:02:13que ce soit les parents, les enfants, les adolescents, ceux qui vont à l'école,
01:02:17également ceux qui s'investissent dans une religion avec tout ce que ça peut englober en termes de choix pour leur futur.
01:02:26Et donc, par rapport à ça, je m'isole.
01:02:31Vu que j'étais promis un avenir footballistique extraordinaire,
01:02:36j'aurais bien voulu faire gagner à l'OM une seconde Ligue des Champions,
01:02:39ce qui est un peu plus compliqué en ce moment.
01:02:42Et mon papa décide de mettre un frein à ma carrière professionnelle.
01:02:47Et à ce moment-là, je me recroquevis sur moi-même.
01:02:50Et c'est là que je commence à fréquenter des familles marocaines et algériennes.
01:02:56Chez nous, l'immigration majoritaire musulmane et surtout marocaine.
01:03:02Et donc, par rapport à ça, je commence à découvrir un nouveau monde.
01:03:05Ce nouveau monde, c'est le monde de la Oumma, c'est-à-dire la communauté musulmane,
01:03:10où tout paraît, et je dis bien paraît en apparence, c'est important de faire cette nuance, cohérent.
01:03:15On retrouve finalement tout ce qu'on n'a jamais eu, on retrouve une spiritualité qui est apparente,
01:03:21qui est prosélyte, qui est marquée, qui est encadrée.
01:03:26Et quand on est jeune, c'est paradoxal, on ne veut pas ça, mais on a besoin de ça.
01:03:31C'est pour ça qu'aujourd'hui, je distingue clairement l'envie du besoin.
01:03:35On a besoin de ce cadre, on a besoin de ces règles de halal autorisé,
01:03:41« Haram interdit, si tu fais ça, c'est le paradis, si tu fais ça, c'est l'enfer ».
01:03:45Mais votre père, il est catholique, royaliste, dites-vous ?
01:03:48S'il vous plaît.
01:03:49Votre père, il est catholique ?
01:03:50Il est catholique, mais pas du tout, pratiquement.
01:03:53Maman aussi, donc il y a vraiment un...
01:03:55Vous êtes le seul dans la famille à aller dans ce...
01:03:58Oui, exactement.
01:03:59Il y a vraiment un vide spirituel, et c'est ce que j'aime à dire,
01:04:01c'est que l'islam radical ne peut s'imposer en France que par un déracinement
01:04:06de ce que j'appelle le moins une déchristianisation de la société.
01:04:12Qu'on y adhère totalement, complètement, culturellement, culturellement,
01:04:15ça c'est une autre question, mais ça contribue favorablement à l'islamisation.
01:04:20Et alors vous témoignez, vous dites que le nombre d'élèves en religion islamique
01:04:23et pratiquant le jeûne lors du Ramadan est très important,
01:04:25tout comme les débats dans la cour sur la religion et sur Allah.
01:04:28Dès lors, celui qui n'est pas musulman peut parfois se sentir rejeté ou mis à l'écart.
01:04:33Il lui est donc fortement recommandé de participer au Ramadan
01:04:36par solidarité avec ses amis ou de s'abstenir de manger du porc en leur présence, etc.
01:04:39Donc vous vous rappelez comment la communauté est présente.
01:04:43Vous dites également, si le prophète a dit,
01:04:45laissez-vous pousser la barbe et taillez vos moustaches,
01:04:47il s'agit d'un impératif divin auquel je dois me conformer.
01:04:51Muslime ne signifie-t-il pas littéralement soumis et islam soumission.
01:04:55Donc c'est important le climat.
01:04:57Mais ce climat-là, ce qui est tout à fait étonnant pour nous,
01:05:01c'est que dans les années 70,
01:05:03ceux qui venaient sur le sol de France,
01:05:05ils n'étaient pas comme ça, ça n'existait pas de cette manière-là.
01:05:07Ce n'était pas aussi présent.
01:05:08Moi je vois beaucoup de musulmans qui ont 60, 70 ans, 75 ans
01:05:12qui sont étonnés de ce qui se passe aujourd'hui.
01:05:14Moi personnellement, ce livre c'est un témoignage,
01:05:17un témoignage de l'intérieur pour des gens venus de l'extérieur.
01:05:21Mon témoignage de l'intérieur, c'est de dire que
01:05:23la majeure partie des musulmans et ceux qui sont sincères envers eux-mêmes
01:05:27de cette nouvelle génération pourront le dire et acquiescer.
01:05:32Ceux qui sont venus de l'immigration maghrébine,
01:05:35ici en France, en Europe, en Belgique particulièrement,
01:05:38n'étaient pas des grands connaisseurs de la religion.
01:05:40C'étaient des gens humainement élevés,
01:05:44vraiment qui ont des intentions honorables,
01:05:48qui voulaient apporter un peu plus de beurre dans les épinards.
01:05:52C'est vraiment comme ça que je vois les choses.
01:05:54Mais ils n'avaient pas comme but de l'islamisation
01:05:57ou l'imposition de quoi que ce soit.
01:06:00Généralement, ils étaient illettrés.
01:06:02Généralement, ils ne parlaient pas l'arabe littéraire
01:06:04et ils n'avaient pas forcément un islam des plus...
01:06:07Nous sommes d'accord, mais comment vous expliquez ça,
01:06:11notamment auprès des plus jeunes ?
01:06:13On a vu des rentrées scolaires et effectivement,
01:06:16il y a beaucoup de jeunes gens, on voit des mamans,
01:06:18beaucoup de gens voilés, ça n'existait pas.
01:06:21Il y a 40 ans, 50 ans, leur mère, leur grand-mère n'était pas voilée.
01:06:25Donc, quelle est votre explication ?
01:06:27Il y a même une anecdote chez nous.
01:06:29Les magasins Aldi, la chaîne de magasins Aldi,
01:06:31pour ne pas faire de promotion, bien évidemment,
01:06:34vendaient de la viande au travers d'une boucherie
01:06:37qui s'appelle Renman.
01:06:38Je ne sais pas si vous connaissez ça ici en France.
01:06:41Et les musulmans de l'époque avaient pour coutume
01:06:44d'acheter leur viande dans ce genre de boucherie.
01:06:48Ce qui, aujourd'hui, est impossible.
01:06:50Comment est-ce que j'explique cela ?
01:06:52Simplement par, premièrement,
01:06:54la médiatisation accrue de l'islam
01:06:56au niveau de l'international.
01:06:59Deuxièmement, les réseaux sociaux, Internet.
01:07:01Et troisièmement, les librairies islamiques
01:07:03et les mosquées qui sont financées de l'extérieur.
01:07:07C'est-à-dire que, pour vous prendre un exemple,
01:07:09et j'ai écouté votre émission précédemment,
01:07:11on parlait du centre islamique culturel et cultuel
01:07:14à Bruxelles, donc le parc du Saint-Quantenaire,
01:07:17pour celles et ceux qui connaissent cette mosquée,
01:07:20que je connais très très bien.
01:07:21À l'époque, on se convertit à l'islam dans cette mosquée.
01:07:24On nous donne un panel de livres.
01:07:26Ces livres sont des livres du salafisme
01:07:28et du wahhabisme saoudien.
01:07:30Je pourrais citer les noms de ces livres exactement.
01:07:33Et on vous les donne gratuitement.
01:07:35Donc, la génération d'avant n'a pas eu accès à ces livres-là.
01:07:38Oui, mais les jeunes, vous croyez qu'ils ont lu ces livres ?
01:07:40Moi, je pense que les jeunes qui vont dans les mosquées,
01:07:43à un moment donné, on est, comme moi, à l'âge de 15 ans,
01:07:45dans une perte d'identité.
01:07:47On a une envie de spiritualité.
01:07:49On se pose des questions existentielles.
01:07:50Et c'est à ce moment-là que dans des quartiers
01:07:52comme Molenbeek, Scarbeck et autres,
01:07:54on trouve des réponses très...
01:07:55Richard Millet.
01:07:57Je peux vous poser une question ?
01:07:58Oui, bien sûr.
01:07:59Pourquoi, dans cette spiritualisation
01:08:02où vous vous trouviez à 15 ans,
01:08:03vous n'êtes pas allé plus profondément dans le catholicisme ?
01:08:07Vous auriez trouvé la même chose, au fond.
01:08:08Oui, bien sûr.
01:08:09Et c'est aujourd'hui ma conclusion.
01:08:11Finalement, il y avait dans le catholicisme
01:08:14ce qui, entre guillemets,
01:08:16était présent dans l'islam.
01:08:18Simplement, c'est un concours de circonstances.
01:08:20On est en contact avec les musulmans
01:08:22de manière quasiment journalière,
01:08:26que ce soit à l'école,
01:08:26que ce soit dans la rue, etc.
01:08:28Vous habitiez où, à ce moment-là ?
01:08:29Marseille ?
01:08:30Non, non, Charleroi.
01:08:31Charleroi, oui.
01:08:32Supporter de l'OM, mais à Charleroi.
01:08:34Et donc, par rapport à ça,
01:08:36il y a aussi cette visibilité de l'islam.
01:08:38Et c'est important...
01:08:39Il y aurait eu des catholiques à Charleroi
01:08:40où vous auriez peut-être été catholique, au fond.
01:08:42Oui.
01:08:43Il y aurait eu beaucoup de catholiques.
01:08:44Mais alors, vous êtes imam,
01:08:46et puis, tout d'un coup, ça va vous décrocher.
01:08:49Mais alors, pourquoi ?
01:08:50Je décroche parce qu'en vérité,
01:08:52il se passe pas mal de choses.
01:08:53Je fais mon pèlerinage à la Mecque en 2013.
01:08:55Je suis à quelques envergures de la mort.
01:08:59La mort se présente dans un mouvement de foule énorme.
01:09:03Également, on demande ma petite fille en mariage
01:09:06par deux fois.
01:09:08Quel âge elle avait, votre petite fille ?
01:09:09À la sept ans, la première fois.
01:09:10Et qui demande votre petite fille en mariage ?
01:09:11C'est un Saoudien, le premier.
01:09:13Le deuxième, c'est un converti à l'islam de Belgique.
01:09:15Et donc, forcément, là, ça choque.
01:09:19Mon papa a un cancer du cerveau.
01:09:23Je le déteste.
01:09:24Je ne l'aime plus.
01:09:25Je n'aime plus du tout ma famille.
01:09:26J'ai un sentiment affectif qui est néant envers ma famille.
01:09:31Mais mon père décide, et a la bonne inspiration,
01:09:33de me manifester ses sentiments à la porte de la mort.
01:09:37Et donc, ça me reconnecte avec mes sentiments.
01:09:40Moi, c'est vraiment avec beaucoup d'émotions que je vous dis cela.
01:09:45Et son retour à la foi catholique, son retour au Christ m'a vraiment percuté.
01:09:50Je me suis dit, finalement, j'aimerais partir dans l'état dans lequel il va partir.
01:09:54Mais entre ce moment-là et le fait de quitter l'islam,
01:09:56c'est très compliqué puisque le doute n'est pas permis.
01:09:59Et en tant qu'imam, connaissant le Coran par cœur, etc.,
01:10:03il faut garder une certaine éthique.
01:10:04Néanmoins, ces questions redondent dans ma tête
01:10:07jusqu'à provoquer, à un moment donné, un volcan.
01:10:11Et ça finit par éclater.
01:10:13Ça donne aujourd'hui le résultat que...
01:10:15Et qu'est-ce que vous faites aujourd'hui ?
01:10:17Aujourd'hui, je suis, bien sûr, un adhérent du Christ.
01:10:22Donc, je ne me cache pas que le Christ a apporté énormément de choses dans ma vie.
01:10:26Mais je suis au quotidien dans la recherche.
01:10:30Je ne prétends pas être un théologien chrétien.
01:10:32Mais quelle est votre activité professionnelle ?
01:10:34Pour le moment, nous avons une chaîne de télévision sur Internet
01:10:39où on fait des articles, on fait des émissions, etc.
01:10:42On essaye un petit peu d'expliciter certains sujets de l'islam
01:10:46comme l'apostasie, le blasphème, etc.
01:10:48Donc, pour le moment, c'est l'activité principale.
01:10:50Et vous êtes attaqué, peut-être ? Surveillé ?
01:10:53J'étais très loin d'imaginer, écrivez-vous,
01:10:55que ceux qui me manifestaient de l'amour et de l'intérêt il y a quelques années
01:10:58me menaceraient de mort aujourd'hui.
01:10:59J'ai enseigné dans le passé à cet homme qui était redevenu pratiquement,
01:11:03pratiquant suite à mes cours, devant cette fureur presque palpable,
01:11:07je reste sans voix.
01:11:09J'avais oublié à quel point l'islam pouvait être violent, profondément triste.
01:11:12Je m'isole à mon domicile, non pas par crainte, mais bien par abattement.
01:11:17Je comprends désormais que ce n'est pas l'amour qui ancre les musulmans dans l'islam,
01:11:20mais la peur.
01:11:21J'ai tout perdu en quittant l'islam.
01:11:23L'argent mis à ma disposition de façon illimitée.
01:11:26Alors, qui mettait de l'argent de façon illimitée ?
01:11:28Il faut savoir que quand on est en Arabie Saoudite,
01:11:30premièrement, on est financé par le royaume.
01:11:32C'est important de comprendre que les pétrodollars contribuent fortement
01:11:35à l'islamisation des sociétés européennes,
01:11:38et je pourrais en faire un livre complètement différent.
01:11:41Et deuxièmement, il y a des Saoudiens qui ont pas mal d'argent,
01:11:45même des émirs, c'est-à-dire des princes saoudiens,
01:11:47qui n'hésitent pas à mettre la main à la paix.
01:11:49Et là, vous auriez eu de l'argent de manière illimitée pour vous ?
01:11:51Bien sûr.
01:11:52Mes amis de longue date, la reconnaissance, le respect, ma femme,
01:11:54et pourtant j'ai tout gagné.
01:11:56Je ne savais pas encore que Dieu avait pour moi un plan tout autre
01:11:59que celui minutieusement préparé pendant plus de dix ans.
01:12:01Mais cela, une autre histoire.
01:12:03Comment vous qualifieriez ?
01:12:04Parce que c'est souvent une question qui est posée à l'islam.
01:12:10Comment vous analysez les relations amoureuses au sein de l'islam ?
01:12:16Parce que souvent, c'est quelque chose qui revient de dire
01:12:20qu'il y a une particularité du lien amoureux.
01:12:24Alors déjà, tous les liens amoureux ne sont pas possibles,
01:12:26puisque l'homosexualité, par exemple, n'est pas acceptée, si j'ai bien compris.
01:12:32La virginité, la marie.
01:12:33Exactement.
01:12:35Comment vous analysez ce rapport-là,
01:12:38de vouloir couvrir entièrement le corps d'une femme ?
01:12:44Ce qui n'est pas neutre, disons-le.
01:12:46Si je devais parler de l'islam, et de l'islam des origines en particulier,
01:12:51l'islam, c'est l'encadrement.
01:12:54L'islam promeut, par exemple, le fait d'entrer du pied gauche dans les toilettes,
01:13:01de sortir du pied droit, etc.
01:13:03Dans les moindres détails, il y a un acte d'adoration à faire.
01:13:08Il y a toujours la surface et l'intérieur.
01:13:11La surface, ce serait plutôt de dire qu'on va couvrir la femme
01:13:14parce qu'on veut la surélever dans la société.
01:13:17Elle est un petit peu comme un bijou qu'il faudrait couvrir,
01:13:19que les gens ne pourraient pas voir, etc.
01:13:21La réalité est tout autre.
01:13:22Il faut savoir que d'après les écoles de jurisprudence islamique,
01:13:26même une non-musulmane sur une terre d'islam se doit de se voiler.
01:13:30Il faut savoir aussi également que les femmes esclaves,
01:13:32à l'époque de Mohamed et de ses compagnons,
01:13:34avaient l'interdiction.
01:13:35J'entends bien, mais qu'est-ce que ça dit selon vous ?
01:13:39Qu'est-ce que ça dit et surtout qu'est-ce que ça fabrique dans les cerveaux
01:13:42d'avoir ce rapport à la femme ?
01:13:45Pour moi, tout est une question de soumission.
01:13:47L'islam, c'est la soumission, on fait.
01:13:49Il y a un verset du Coran qui est très explicite sur ça,
01:13:51qui dit « nous avons entendu, nous avons obéi ».
01:13:55Je fais parce que je dois faire, parce que je suis musulman, donc soumis.
01:13:59Après, si je ne comprends pas forcément la sagesse qu'il y a derrière telle ou telle chose...
01:14:02Oui, mais pourquoi ? Pourquoi ce rapport à la femme ?
01:14:06Pourquoi ce lien amoureux ? Pourquoi ?
01:14:08Qu'est-ce qui le justifie ?
01:14:09La femme reste, pour l'islam, la problématique de pas mal de choses.
01:14:15Il y a un texte musulman qui stipule clairement
01:14:18que la femme est la plus grande tentation, la plus grande fite en un
01:14:22et la flèche que Satan utilise en premier pour dévier l'espèce humaine.
01:14:28Il y a une volonté de l'encadrer pour justement...
01:14:33On y arrive.
01:14:34On y arrive, on est en plan.
01:14:36Pour poser des questions et pour essayer de la faire de la maïotique, comme on dit.
01:14:40Philippe Bilger.
01:14:42Je voulais vous demander, Bruno,
01:14:45est-ce que votre livre, à votre avis, peut être une leçon pour tous
01:14:49ou bien est-ce qu'il résulte d'une structure psychologique particulière ?
01:14:55C'est une question vraiment pertinente et je voulais vraiment la développer
01:14:59parce que le livre n'a pas pour but de faire de la défense de quoi que ce soit,
01:15:03du christianisme, de l'apologétique, comme on dit,
01:15:06ou même de faire du prosélytisme.
01:15:08C'est vraiment un témoignage de l'islam radical de l'intérieur
01:15:12pour faire prendre conscience à l'extérieur de ce qui se passe
01:15:14dans les rangs des radicaux.
01:15:17Donc, pour moi, ce livre a vraiment une portée sociétale et sociologique.
01:15:23On a vraiment, il s'adresse à chaque personne,
01:15:26un père de famille qui lit ce livre doit se rendre compte
01:15:29que manifester en amour vis-à-vis de ses enfants est vital,
01:15:33qu'enraciner ses enfants dans quelque chose de fort est vital.
01:15:38L'enfant doit comprendre aussi qu'à l'âge de 15 ans,
01:15:40on peut faire des choix et on envoie des convertis à l'islam à l'âge de 15 ans,
01:15:44dans les prisons par la suite, etc.
01:15:45peut avoir une portée, un défi qui va même jusqu'à se donner la mort
01:15:51dans le sens de Dieu, etc.
01:15:53– Bruno Guillot, je renvoie à votre livre,
01:15:55« Adieu, Souleymane, itinéraire d'un imam salafiste,
01:15:57un témoignage au cœur de l'islam radical ».
01:16:00On va terminer avec tous ces livres qui ont été écrits sur les mères,
01:16:04le livre de ma mère, Albert Cohen, Sidot, Colette,
01:16:08« La promesse de l'aubre ».
01:16:09Je crois que la phrase, elle est géniale.
01:16:12« L'amour d'une mère te fait une promesse que la vie ne tiendra jamais ».
01:16:18Je crois que c'est la phrase de Romain Garry.
01:16:21Et il y a une autre phrase, il dit quelque chose, Emmanuel Carrère,
01:16:25et je ne sais pas si c'est une bonne chose ou pas,
01:16:27je vais vous lire ce qu'il dit dans Colcause,
01:16:30il dit « Ma mère est la femme que j'ai le plus aimée au monde ».
01:16:37Bon, est-ce que c'est bien ou pas ?
01:16:42Ça le regarde.
01:16:43Oui, mais est-ce que c'est bien pour la vie ?
01:16:45Est-ce que c'est ça que je veux dire ?
01:16:47Mais c'est tellement banal.
01:16:48Oui, mais c'est pour ça que je vous pose la question.
01:16:50Parce qu'il pourrait dire, voilà, on a des périodes dans la vie,
01:16:55par définition, donc entre 0 et 20 ans, entre 20 et 40,
01:16:58entre 20 et 40, etc.
01:17:01Je dirais que ma mère est la personne la plus aimable du monde,
01:17:05au sens fort du mot aimable.
01:17:06C'est tout à fait différent.
01:17:08Digne d'être aimé.
01:17:09Ou digne d'être aimé, voilà, merci Philippe.
01:17:11Oui, magnifique.
01:17:11Oui, mais je n'ai pas lu le livre de Carrère encore.
01:17:14Oui, Colcause.
01:17:16Simone de Beauvoir aussi a écrit un livre sur sa mère,
01:17:19« Une mort très douce »,
01:17:22qui est peut-être un de ses moins mauvais livres.
01:17:24Parce qu'elle était chez Gallimard, Simone de Beauvoir.
01:17:33Vous n'aimez pas Simone de Beauvoir ?
01:17:34Si, si, j'ai du respect pour Simone de Beauvoir,
01:17:36quand elle témoigne objectivement, ce qui est assez rare.
01:17:39Oui.
01:17:39De toute façon.
01:17:42Mais c'est vraiment ce retour à la famille, là.
01:17:43Parce qu'on est loin d'André Gide, du famille Jevouet,
01:17:46ou si Thierry Bazin.
01:17:48Il y a quelques petits règlements de compte, quand même.
01:17:50Colcause, c'est...
01:17:53Je ne l'ai pas lu.
01:17:54Je n'ai pas encore lu le Carrère.
01:17:55Il y a des...
01:17:57Attendez, quand il a dit que le père de Hélène Carrère d'Ancause,
01:18:04qui s'appelait Georges, était un collabo,
01:18:07sa mère, elle n'était pas très contente de ça.
01:18:09Ils ont été fâchés pendant quelques temps.
01:18:13Donc, il y a...
01:18:13Un roman russe.
01:18:14C'était dans un roman russe, c'est ça.
01:18:16Donc, voilà.
01:18:18En fait, il y a un amour fusionnel au départ,
01:18:24et après, elle s'éloigne.
01:18:25Et l'enfant, parfois, est triste que la fusion s'arrête.
01:18:30En tout cas, c'est ce qu'un peu raconte Manuel Carrère.
01:18:34Mais c'est formidable, les livres sur la mère, sur les pères,
01:18:36parce qu'on est tous intéressés de les lire
01:18:39pour savoir comment était le père,
01:18:42comment était votre père, comment était votre mère.
01:18:44Il y a une curiosité, puisque ça renseigne après,
01:18:48ou ça renvoie en miroir à ce qu'étaient nos parents.
01:18:51C'est pour ça que peut-être aussi que ça marche bien.
01:18:53Vous ne trouvez pas ?
01:18:55J'ai l'impression de parler...
01:18:56Longtemps, j'ai pensé...
01:18:57Non, mais vous avez raison, Pascal.
01:18:59Longtemps, j'ai pensé que les livres sur les pères étaient meilleurs.
01:19:03Mais apparemment, maintenant, il y en a très bons sur les mères.
01:19:06J'ai pris bien longtemps, moi, je me suis couché de bonheur.
01:19:08Simone de Beauvoir.
01:19:12Pourquoi pas ?
01:19:14Un jour, peut-être.
01:19:15Somaya de Beauvoir.
01:19:19Somaya, à la midi.
01:19:23Deux individus interpellés à Grenoble, devant une pharmacie de la Villière.
01:19:27Ils ont été reconnus par le boulanger qu'ils ont agressé à l'arme blanche lundi,
01:19:31qui a aussitôt contacté la police.
01:19:34Les deux suspects qui appartiennent à la communauté rome sont en garde à vue
01:19:37et interrogés en vue d'obtenir l'identité du troisième mis en cause dans cette agression.
01:19:42Une journée de deuil national débutant au Portugal,
01:19:46au lendemain du déraillement d'un funiculaire emblématique de Lisbonne
01:19:49qui a fait au moins 17 morts et 21 blessés,
01:19:52dont une française, dans un des quartiers ultra-touristiques de la capitale portugaise.
01:19:57La justice a annoncé l'ouverture d'une enquête pour déterminer les causes du drame.
01:20:01De son côté, l'entreprise gestionnaire a assuré que tous les protocoles de maintenance
01:20:05ont été mis en œuvre et respectés.
01:20:08Et puis, on termine avec cette prise exceptionnelle.
01:20:10Une frégate de la marine française a saisi près de 6 tonnes de cocaïne
01:20:14d'une valeur marchande de 320 millions d'euros sur un bateau de pêche
01:20:18naviguant au large des côtes africaines le 29 août dernier.
01:20:22Et évidemment, c'est funiculaire, funiculaire, le terme exact.
01:20:27Parce que je voyais sur le bandeau passer une autre orthographe.
01:20:31Bon, c'est intéressant ce que vous avez dit.
01:20:32Pourquoi vous trouvez que les livres sur les pères sont mieux que les livres sur les mères ?
01:20:35Non, parce qu'il y a eu de grands livres sur les pères.
01:20:37Par exemple ?
01:20:39Mais je pense Dominique Fernandez, Dominique Zamey et d'autres encore.
01:20:45Est-ce que la structure paternelle rend les choses plus faciles ?
01:20:53Heureusement, je vais lire Colcos qui est arrivé sur Kindle seulement hier, cette nuit.
01:21:00Et donc, peut-être...
01:21:01Parce que vous lisez maintenant sur Kindle.
01:21:03Depuis toujours.
01:21:05De plus en plus.
01:21:06Oui, parce que depuis toujours.
01:21:07Mais parce que ça, on l'a tout de suite, le livre.
01:21:11C'est bon.
01:21:11Parce que non.
01:21:12Je suis là, je suis là, il y a trois jours déjà.
01:21:14Non, mais Olivier, bizarrement, ils ont attendu 10 jours.
01:21:18Mais sur Kindle, c'est-à-dire que c'est sur tablette.
01:21:20Voilà.
01:21:21Vous lisez sur tablette.
01:21:22Je lis sur tablette.
01:21:23Le grand bonheur de la tablette, c'est dès que je lis un journal et que je vois un livre
01:21:28qui me plaît, immédiatement il arrive.
01:21:31Vous êtes hyper moderne.
01:21:32Je lis plus qu'avant.
01:21:34Oui, non, mais c'est bien.
01:21:35Et vous n'aimez le contact avec le papier.
01:21:37Alors, quand je suis dans les jurys, je suis obligé de lire des livres classiquement.
01:21:42Vous êtes dans les jurys maintenant.
01:21:44Ça m'arrive, oui.
01:21:45Non.
01:21:46Bon, écoutez, c'était intéressant.
01:21:47Alors, c'est vrai que la relation père-fils n'a rien à voir avec la relation mère-fille.
01:21:51La relation mère-fille n'a rien à voir avec la relation mère-fils.
01:21:54Mais la relation mère-fille, si vous me permettez, ça a l'air d'être quelque chose.
01:21:58Bien sûr.
01:21:59Ça a l'air d'être quelque chose.
01:22:00Je ne veux pas rentrer là-dedans, mais ça a l'air d'être quelque chose.
01:22:02Jean-Marc Morandini.
01:22:05Bon, on va vous parler d'un sujet grave aujourd'hui.
01:22:08C'est ce qui s'est passé à Martigues.
01:22:10Oui.
01:22:10À Martigues, c'est un professeur qui a poignardé un autre professeur dans la salle de profs.
01:22:13Deux profs de maths, en plus ?
01:22:15C'est surréaliste.
01:22:16Il n'était pas d'accord sur les triangles isocèles ?
01:22:18Non, mais surtout, on apprend qu'un des profs a des problèmes psychologiques depuis longtemps.
01:22:20Mais malgré tout, il a été recruté comme prof.
01:22:23Il se trouvait devant ses élèves, devant la salle de classe.
01:22:26C'est sur Alice.
01:22:27Mais ça s'est passé où ? Dans la salle de classe ?
01:22:28Dans la salle des profs.
01:22:29Dans la salle des profs.
01:22:30Deux profs de maths.
01:22:31Deux profs.
01:22:32Qui se débagarrent sur les Pythagoras.
01:22:34Enfin, ce n'est pas juste bagarre, surtout.
01:22:35C'est deux coups de couteau dans le coup contre l'un des profs.
01:22:39C'est sur Alice ce qui s'est passé.
01:22:40On sera en direct sur place.
01:22:41Bon, merci Jean-Marc.
01:22:4210h35.
01:22:43Je rappelle Bruno Guillot.
01:22:44Adieu Solémane.
01:22:46C'est un joli prénom, Solémane, d'ailleurs.
01:22:48C'est magnifique.
01:22:49Le roi de la sagesse.
01:22:52Exactement.
01:22:52Itinéraire d'un imam salafiste.
01:22:55Merci à Jérémy Guillot qui était à la réalisation.
01:22:58Merci à Juliette qui était à la vision.
01:23:01Raphaël Lissac est revenu.
01:23:02Il est au son.
01:23:03Marine Lançon était là.
01:23:05Robin Servet était là.
01:23:06Et Louise Tertret avec un E et pas d'H.
01:23:11Toutes ces émissions sont à retrouver sur cnews.fr.
01:23:13Jean-Marc dans une seconde.
01:23:14Et nous, on se dit à ce soir.
01:23:17On se dit à ce soir.
01:23:17C'est bon.
Commentaires
2
  • Loïcil y a 4 mois
    cnews fr emission/2025-09-04/lheure-des-pros-emission-du-04092025-1734463#
  • bernard angeliil y a 4 mois
    C’est scandaleux. Chaque fois que j’essaye d’avancer, je me retape 30 minutes de pub. C’est vraiment des salopards chez Dailymotion
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