Passer au playerPasser au contenu principal
Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00:00Bonjour à tous et bienvenue ce matin sur Europe 1 jusqu'à 10h et sur CNew jusqu'à 10h30.
00:00:07Sébastien Lecornu, le nouveau Premier Ministre, ne dit pas de bêtises.
00:00:12Ça n'a l'air de rien mais ça repose.
00:00:15Sébastien Lecornu ne donne pas de leçon. C'est agréable.
00:00:20Quand on échange avec lui, il semble réfléchir avant de parler.
00:00:24Ce n'est pas si fréquent.
00:00:26Il ne semble pas attiré par la lumière des projecteurs au point de prendre la parole tous les jours dans les médias.
00:00:33Suivez mon regard.
00:00:35Sébastien Lecornu ne semble pas non plus possédé, habité par une ambition démesurée
00:00:41qui lui ferait penser à l'Elysée toujours et tout le temps.
00:00:44Il ne la ramène pas. Il y a une forme de modestie.
00:00:47Il a 39 ans. Il est passé par la case élu local.
00:00:51Il a commencé comme simple militant. Il est ministre depuis 2017.
00:00:55Et ce n'est pas lui faire injure de dire qu'il est inconnu du grand public.
00:00:59Ce qui, à mes yeux, n'est pas un handicap.
00:01:02Bref, tout ça est plutôt de bonne alloi.
00:01:05Mais, évidemment, il y a un hic.
00:01:07Il est macroniste. Personne n'est parfait.
00:01:10Et quand je dis macroniste, il a quasiment inventé le concept.
00:01:13Il est ministre sans discontinuer depuis 2017, le premier jour du premier mandat du président.
00:01:20Il est un fidèle parmi les fidèles.
00:01:23Il est donc comptable du bilan et le bilan est une catastrophe.
00:01:26Mais, c'est là qu'il est très fort, il est macroniste sans avoir l'air d'être macroniste.
00:01:32Comme une sorte d'ancien député ou sénateur du RPR.
00:01:38Notons quand même que, pour une fois, Emmanuel Macron est allé vite.
00:01:43Et que, pour une fois aussi, le choix de Lecornu est cohérent.
00:01:46J'allais dire rationnel.
00:01:48Voyez comme je suis dans de bonnes dispositions ce matin.
00:01:51Il était pressenti il y a 9 mois.
00:01:539 mois, c'est parfois le temps qu'il faut entre la conception et la réalisation.
00:01:58Sérieusement, bonne chance à Monsieur Lecornu.
00:02:01Bonne chance et bon courage.
00:02:03C'est pas gagné, comme disent les sportifs.
00:02:06Il est 9h01.
00:02:07Allez saumereur.
00:02:19Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:02:21Le mouvement Bloquons-Tout a démarré ce matin.
00:02:24Partout en France, des actions violentes ont éclaté.
00:02:26Autoroutes, gares, universités, tous les secteurs sont touchés.
00:02:30Le dispositif de sécurité est massif.
00:02:32Tolérance zéro.
00:02:33C'est ce que voulait Bruno Retailleau.
00:02:3580 000 policiers et gendarmes sont mobilisés.
00:02:37Au moins 75 interpellations ont déjà été effectuées.
00:02:41Rien que sur le secteur parisien.
00:02:44Sébastien Lecornu est donc notre nouveau Premier ministre.
00:02:47Il sera à Matignon à midi pour la passation avec François Bayrou.
00:02:50L'ancien ministre des Armées poursuivra ensuite ses consultations
00:02:53avec les différentes forces politiques du pays.
00:02:56Et puis trois agences de santé ont été touchées par une cyberattaque.
00:03:00Il s'agit des ARS des Hauts-de-France, de Normandie et des pays de la Loire.
00:03:04Ces agences ont subi de nombreux vols de données, notamment d'identité.
00:03:07En revanche aucune donnée médicale n'a été volée.
00:03:10Une situation de plus en plus fréquente qui inquiète les autorités sanitaires.
00:03:14Merci Alice.
00:03:16Sarah Salman est avec nous.
00:03:17Sabrina Birlin également.
00:03:18Eric Nolo, Georges Fenech, Vincent Herouet, Thomas Bonnet.
00:03:20Avec Sabrina, on va voir immédiatement ce qui se passe d'ailleurs sur le terrain.
00:03:24S'il y a des blocages.
00:03:25Le périph' était bloqué ce matin, il a été débloqué.
00:03:27On a vu des images également qui étaient très violentes.
00:03:30Je le disais tout à l'heure, on voit des gens s'en prendre à des policiers, ce qui me sidère toujours
00:03:36parce qu'ils savent qu'ils ne seront pas fortement punis.
00:03:39Est-ce qu'on peut donner des informations ces dernières secondes, Sabrina ?
00:03:43Oui, les derniers chiffres selon nos informations.
00:03:45On est déjà à 75 interpellations, rien qu'en région parisienne.
00:03:49Alors vous l'avez dit, il y a eu des blocages, des barricades qui ont été mises en place sur le périphérique parisien
00:03:54avec une intervention des forces de police, avec toujours ce même mode opératoire qu'on retrouve
00:03:59et qu'on va sans doute encore retrouver au cours de la journée.
00:04:01Une cinquantaine d'individus habillés de couleur sombre, visages masqués ou cagoulés qui bloquent.
00:04:07Alors là, ce sont les axes routiers.
00:04:09Il y a eu aussi des blocages devant les centres de bus.
00:04:12On a vu des affrontements que vous voyez à l'image entre les forces de l'ordre
00:04:15et les manifestants avec des jets de projectiles et des jets de poubelles même sur les forces de l'ordre.
00:04:21Alors en ville, ça y est, ça commence à bloquer mais au niveau des lycées.
00:04:25On en est à deux lycées parisiens pour l'instant qui sont concernés.
00:04:28D'autres lycées à Lyon aussi où il y a des regroupements devant les lycées.
00:04:33C'était attendu.
00:04:34On a vu des dégradations, des arrêts de bus tagués, des radars dégradés et puis des feux de poubelle.
00:04:40Ça c'est à Paris mais aussi partout en France.
00:04:42Je peux vous citer quelques villes.
00:04:43On a Poitiers où une autoroute a été bloquée.
00:04:46Nantes, le blocage du périphérique de Nantes.
00:04:48Rennes où il y a eu des affrontements.
00:04:51Pareil du côté de Marseille, de Toulouse et de Lille.
00:04:54À Lyon, il y a eu également une voiture incendiée à l'entrée d'un tunnel
00:04:58fait par des regroupements comme ça d'individus qui se disent de la mobilisation.
00:05:02Bloquons tout.
00:05:03Il y a Florian Bachelier qui était député de Rennes qui me fait passer effectivement une information.
00:05:10Les manifestants mettent le feu à un bus sur la rocade.
00:05:14Mais les images que je vois là, qu'ils me désespèrent d'ailleurs.
00:05:18Quand je vois un manifestant lancer une poubelle sur un policier,
00:05:23je vous assure que si ce manifestant savait qu'en s'en prenant un policier,
00:05:29ils passaient un certain nombre d'années, d'années en prison,
00:05:34croyez-moi ils réfléchiraient avant de le faire.
00:05:38Comme on ne veut pas de sanctions de ce type, on laisse les policiers.
00:05:43Vous vous rendez compte les policiers qui sont sur le terrain ce matin.
00:05:46Ils sont partis à 3 ou 4 heures du matin.
00:05:48Il y a leur famille qui toute la journée va vivre dans l'inquiétude.
00:05:52Et vous avez des jeunes gens, des voyous, qui vont s'en prendre à eux en quasiment toute impunité.
00:05:59Alors que la loi le prévoit.
00:06:00Oui, la loi prévoit des peines lourdes.
00:06:03Mais moi je les mettrais...
00:06:04Vraiment, je n'ose même pas vous dire la peine que...
00:06:07Mais le gouvernement fait l'inverse puisqu'il prévoit un plan de réassurance pour couvrir les élus.
00:06:11Sarah Salmane.
00:06:12C'est-à-dire que maintenant, Gabriel Attal nous avait dit tu casses, tu répares.
00:06:15En réalité, le gouvernement a proposé il y a quelques jours...
00:06:17Mais c'est pas tu casses, tu répares, tu les mets en prison, point, tout ça.
00:06:20Gabriel Attal avait proposé ça.
00:06:21Et Gabriel Attal, quand il parle généralement, c'est pour dire une chose.
00:06:24Evidemment, parce qu'il y aura des émeutes, on prévoit de le mettre dans les assurances pour que les gens, vous et moi, on paye.
00:06:28Et bien c'est pas la bonne solution.
00:06:29Ah non, c'est pas la bonne solution, évidemment.
00:06:31Bon, on va suivre ça, évidemment.
00:06:33Une dernière information de dernière minute.
00:06:35Il y a un tentative de blocage de la gare à Lyon.
00:06:38Une quinzaine de bloqueurs évacués, gare de Lyon.
00:06:41Donc voilà, maintenant ce sont les axes comme ça, les axes routiers.
00:06:44C'était attendu, c'est l'ultra-gauche.
00:06:46C'est l'ultra-gauche, c'est une poignée évidemment d'énergie humaine.
00:06:50Ce sont des minorités actives.
00:06:52La France a envie de travailler aujourd'hui.
00:06:54Mais bien sûr, l'ultra-gauche veut faire tomber le pays, tout ça.
00:06:58Mais en toute impunité, je le répète, puisque les black blocs, lorsqu'on fait les comparutions immédiates,
00:07:04ils ne prennent pas grand-chose.
00:07:06C'est pour ça qu'ils recommencent.
00:07:08C'est pour ça qu'ils recommencent.
00:07:09Exactement.
00:07:10Alors, on suit ça, évidemment.
00:07:12Mais la personnalité de Sébastien Lecornu.
00:07:15Vraiment, je trouve que l'une des choses les plus intéressantes de Thomas Bonnet,
00:07:18c'est que voilà quelqu'un qui ministre depuis 2017 et qu'on ne connaît pas.
00:07:22Et je trouve que finalement, c'est une bonne chose.
00:07:24Ça en dit beaucoup.
00:07:25Et la deuxième chose que j'ai...
00:07:26Mais oui !
00:07:27Ben oui, parce que c'est...
00:07:29Ça veut dire que...
00:07:30Mais non, mais je ne trouve pas ça inintéressant dans le monde d'aujourd'hui.
00:07:33Vous avez fait tout un portrait en négatif.
00:07:34Moi, je trouve que ça dit beaucoup de l'époque.
00:07:36Voilà un homme qui n'est pas ceci, qui n'est pas cela, donc c'est super.
00:07:39Moi, je trouve que ça en dit beaucoup de l'époque.
00:07:40Et à une autre époque, vous auriez dit, ce Premier ministre est formidable
00:07:43parce qu'il est ceci, cela.
00:07:44Là, vous dites, il n'est pas ceci, pas cela.
00:07:46Ben oui.
00:07:47Mais parfois, on aime les gens pour les défauts qu'ils n'ont pas.
00:07:51Ça peut exister aussi.
00:07:53Parce qu'il n'est pas agaçant, urtiquant comme d'autres.
00:07:56Bon.
00:07:57Et, alors je voulais vérifier ça avec vous, le détail n'existe pas.
00:08:02Il a été tenté par la vie monastique.
00:08:05Oui.
00:08:06Alors, vous voyez, je l'ignorais.
00:08:07Si, si.
00:08:08Donc ça, moi, je trouve ça très…
00:08:10Ah ben, plus que ça, oui, ça dit…
00:08:12Voilà.
00:08:13Il a été tenté par la vie monastique.
00:08:15C'est quelqu'un qui a le sens de l'engagement en sens large,
00:08:17puisqu'il a même été officier de réserve dans la gendarmerie.
00:08:19Ce qui, là aussi, dit quelque chose de son parcours personnel même,
00:08:23plus que politique.
00:08:24Je suis assez d'accord avec le portrait que vous en avez dressé ce matin.
00:08:28Je précise aussi quand même que c'est un homme qui, effectivement, n'est pas connu du grand public,
00:08:32mais qui agit en coulisses depuis très longtemps et qui a une bonne relation avec une grande partie de l'échiquier politique,
00:08:37ce qui va aider dans la période dans laquelle on est.
00:08:39Alors, quand je dis il est inconnu, évidemment, les journalistes le connaissent,
00:08:43mais pour reprendre une formule célèbre de Thierry Roland,
00:08:47qui me disait il peut descendre tranquillement les Champs-Elysées et les remonter,
00:08:50il ne sera pas ennuyé.
00:08:51Et Thierry, qui avait le sens de la formule, résumait parfois…
00:08:56Mais celui qui le connaît, mais peut-être le mieux autour de la table,
00:08:59c'est notre ami Vincent Hervouet, puisqu'il a été ministre des Armées,
00:09:03qui est quand même un de vos domaines.
00:09:05Je pense qu'il était conseiller de Bruno Le Maire, jadis.
00:09:08Oui, alors Bruno Le Maire, il a tout fait pour ne pas le faire monter, Bruno Le Maire.
00:09:12Oui.
00:09:13Parce qu'ils étaient en conflit tous les deux.
00:09:15Bruno Le Maire, il y avait une forme de jalousie,
00:09:17parce qu'il prenait un petit peu de lumière, évidemment, avec Bruno Le Maire.
00:09:20Il n'a pas écrit de livre, par exemple, Sébastien Lecornu.
00:09:23Il n'a pas écrit de livre pour expliquer…
00:09:26Je trouve ça bien, vous voyez.
00:09:28Non, les livres de Le Maire sont très bien. Pourquoi vous dites ça ?
00:09:30Parce que les livres de Le Maire n'ont pas d'intérêt.
00:09:32S'il a écrit un livre, le livre Cornu.
00:09:34Ah bon, alors ils ont un intérêt.
00:09:36Il a écrit un grand discours.
00:09:38En fait, il n'est pas là pour écrire des livres.
00:09:39Il a écrit un grand discours, celui que l'on prête à Dominique de Villepin.
00:09:42Voilà.
00:09:43C'est le discours de Le Maire, quand même.
00:09:44Bon, il faut rendre à César ce qui est à César.
00:09:46Il y en a un qui veut écrire des livres chez Gallimard.
00:09:48On ne lui demande pas ça.
00:09:49On lui demande d'être ministre de l'économie.
00:09:51Mais non, mais c'est vrai.
00:09:52Il y a une époque, on s'en serait réjouis.
00:09:53On aurait dit, vous voyez, la France est un pays littéraire.
00:09:55Oui, mais plus aujourd'hui.
00:09:57Ah oui, mais alors qu'il est foutu à la poubelle.
00:09:58Plus aujourd'hui.
00:09:59Oui, on pourrait interdire aux critiques littéraires et aux ministres d'écrire des livres.
00:10:02Voilà.
00:10:03Bon.
00:10:04Terminé, Vincent Arben.
00:10:05Non, je n'ai pas commencé.
00:10:06C'est bien.
00:10:07Non, mais le cornu, c'est vrai qu'il est un peu diabolique parce qu'il est lisse
00:10:11et que tout le monde l'aime beaucoup avec son côté old school, sa cravate de travers
00:10:16et son air chafouin.
00:10:18Alors qu'en fait, il est très aimable et il a eu des extraordinaires.
00:10:25Vous venez de lui en faire un portrait.
00:10:27Moi, je n'ai pas vu un portrait en creux.
00:10:29Il a même, d'après ce que vous dites, il a même eu une vocation rentrée.
00:10:34Donc, il a eu plusieurs vies derrière lui.
00:10:36Il a 39 ans.
00:10:37Il est tout jeune.
00:10:38On dirait un politicien dans son papier de soie tout neuf.
00:10:42Alors qu'en fait, il a été ministre Fessenheim.
00:10:48C'était à son époque la fermeture de Fessenheim.
00:10:51Vous qui êtes très attaché au nucléaire, vous devriez le honnir pour avoir fermé Fessenheim.
00:10:57Vous l'avez complètement oublié.
00:10:59La débâcle qu'on vient de vivre au Sahel, il était ministre de la Défense.
00:11:05On devrait quand même lui demander quelques comptes.
00:11:07Eh bien, non.
00:11:08Le Cornu, c'est un homme qui, effectivement, par effet de contraste avec l'arrogance de tous ses pères au Conseil des ministres,
00:11:16Le Cornu est un type qui attire la sympathie parce qu'il avance modestement.
00:11:20Et c'est un élu de terrain.
00:11:21C'est un élu de terrain, n'oubliez pas.
00:11:22Non mais ça compte.
00:11:23Pardonnez-moi.
00:11:24Avec un entourage local, avec un entourage local.
00:11:26Vous vous rendez compte, c'est d'un ancien sénateur.
00:11:28Il y a trop de prévents, c'est d'un ancien sénateur.
00:11:29Ça compte.
00:11:30Il a dit cette vie derrière lui.
00:11:32Ça ne va rien donner.
00:11:33Hier, nous avons dit que le meilleur choix, c'était la dissolution.
00:11:39Et que quand le président devait prendre une décision, il prenait toujours la plus mauvaise.
00:11:44Quand il avait le choix.
00:11:45Donc, il aurait dû dissoudre.
00:11:46Il n'a pas voulu dissoudre.
00:11:47Bon, à partir du moment où il ne veut pas dissoudre...
00:11:50Oui, mais donc l'Assemblée est toujours la même.
00:11:51Les mêmes causes produisent les mêmes débats.
00:11:53Alors, pour l'avis monestique, c'était dans l'émission Quelle Époque de Léa Salamé en 2024.
00:11:57Il avait partagé une confidence étonnante.
00:11:59Il avait confié avoir un temps songé à rentrer dans les ordres pour devenir moine bénédictin.
00:12:03Une tentation que certains ont peut-être eue ici.
00:12:06Il a expliqué être particulièrement touché par la manière dont les moines se saluent, front contre front,
00:12:11gestant prins de recueillement et de fraternité à un moment de ma vie, a-t-il dit à l'adolescence,
00:12:15pendant une période de discernement, période très intime ?
00:12:18Oui, à l'âge de 16 ans, j'ai pensé à être moine.
00:12:20Il a fait un livre aussi qui s'appelle Vers la guerre aux éditions Plon.
00:12:24Moi, je suis très sensible à cette dimension spirituelle.
00:12:26Mais si on revient au terre-à-terre, le président de la République, c'est Monsieur Bricolage.
00:12:29Dans sa boîte à outils, il restait un macroniste.
00:12:31Une espèce en voie de raréfaction.
00:12:33Qu'est-ce que va faire cet homme admirable ?
00:12:35Il va essayer d'amadouer un peu le PS, peut-être un peu le RN, et il ne se passera rien.
00:12:39Moi, je veux bien qu'on fasse le portrait en creux, en plein de cet homme.
00:12:42Mais en fait, il va être pris à des choses totalement subataires.
00:12:45Il reste un macroniste.
00:12:46Il ne veut pas faire avancer la force.
00:12:48Il est macroniste.
00:12:52C'est un vrai UMP.
00:12:53Ce que je veux vous dire, c'est que ce n'est pas quelqu'un de gauche.
00:12:57Donc déjà, ce n'est pas une mauvaise chose.
00:12:59En cela, ça traduit la volonté du pays.
00:13:04Ce n'est pas un avis personnel que je donne là.
00:13:06Je dis que de mettre un premier ministre qui n'est pas de gauche, traduit la volonté du pays.
00:13:11Le pays est plutôt à droite, à 60 ou 70 %.
00:13:13Vous le définissez encore par la négative ?
00:13:15On a échappé au pire.
00:13:17Je suis allé voir un peu ses prises de position sur l'immigration, l'insécurité,
00:13:21même avant qu'il soit ministre.
00:13:23Les propos qu'il partage sont plutôt en adéquation avec ce qu'attendent les Français.
00:13:26Il est pour agir fermement pour la délinquance, etc.
00:13:29On verra s'il peut.
00:13:31Il fait partie du cercle intime du Président,
00:13:35où ils sont quelques-uns, très proches.
00:13:38Donc il est co-responsable.
00:13:40C'est ce que j'ai dit tout à l'heure, il est bien évidemment.
00:13:42Ils ont précipité la France dans l'impasse où elle est,
00:13:45avec la dissolution de juin l'an dernier,
00:13:49et aussi avec le vote de confiance.
00:13:52Le ministre des Armées à Matignon.
00:13:54Pour moi, il y a un message là-dedans.
00:13:55Vous envoyez le ministre des Armées à Matignon.
00:13:57Il sera à Matignon ce que Jean-Noël Barraud a été au Quai d'Orsay,
00:14:02c'est-à-dire l'ombre portée de son maître.
00:14:04Oui, mais vous êtes sévère là.
00:14:06Non !
00:14:07J'ai pas envie d'accabler de responsabilité Sébastien Lecornu.
00:14:11Ah bah si, il est responsable du bilan.
00:14:13C'est le macroniste de chez Macroniste.
00:14:15Il n'y a pas plus macroniste que lui.
00:14:17Si vous l'accablez pas, qui est responsable ?
00:14:19En fait, personne n'est jamais responsable avec vous.
00:14:21Je veux dire, vous êtes formidables.
00:14:22Vous n'avez pas envie d'accabler personne.
00:14:23Personne n'est jamais responsable.
00:14:24Il est des vôtres.
00:14:25Il est des vôtres.
00:14:26Mais il y a une chance.
00:14:28Il est depuis 2017, c'est celui qui a été le plus proche du président.
00:14:33Il est responsable du bilan quand même.
00:14:35Ou alors personne n'est jamais responsable de rien.
00:14:37Oui, mais il a été un bon ministre.
00:14:39Notamment aux armées.
00:14:41Les militaires l'adorent.
00:14:42Il a fait son job.
00:14:44Les militaires adorent.
00:14:45Il est allé en Ukraine.
00:14:47A la place de Barrault, il l'envoyait en Ukraine.
00:14:49C'est quelqu'un qui a des qualités.
00:14:51Le contraire, je ne sais pas.
00:14:53Il n'a pas encore commencé.
00:14:55Il n'a même pas pris le pouvoir encore.
00:14:57Il a commencé depuis 2017.
00:15:00Il est dans le bureau du président.
00:15:02C'est un des collaborateurs les plus proches.
00:15:04Donc il n'a pas réussi à infléchir sa politique.
00:15:07Il ne faut pas qu'il avait son mot à dire sur l'économie.
00:15:10Ah bon ?
00:15:11Fais ce dingue par exemple.
00:15:12Vous êtes sérieux ?
00:15:13Il n'a pas été sérieux.
00:15:14La Nouvelle-Calédonie quand il était ministre du Premier ministre.
00:15:17Bon, écoutez ce qu'a dit Monsieur Vallaud.
00:15:19Monsieur Vallaud dont l'épuisé est au conseil.
00:15:23On juge quand même un homme à ses actes et une politique à ses résultats.
00:15:29Moi je trouve que Lecornu est très sympathique quand on le rencontre comme ça.
00:15:32Il a un parcours absolument mirobolant alors qu'il est resté discret.
00:15:36Mais sincèrement, Fessenheim quand il était ministre, chargé de la chose.
00:15:41La Nouvelle-Calédonie quand il était à l'Outre-mer.
00:15:44La Défense, vous dites qu'il allait en Ukraine.
00:15:46Vous trouvez franchement que ce qui s'est passé avec le bataillon français...
00:15:50Il a des meilleurs budgets pour la défense qu'on ait déjà eu.
00:15:53Non mais d'accord.
00:15:54Ça c'est un argument.
00:15:55Vraiment.
00:15:56Ça ça explique qu'il soit aimé des militaires.
00:15:57C'est un argument.
00:15:58Il est aimé des militaires.
00:15:59Bon, écoutez, en tout cas il est un macroniste.
00:16:01Non mais je veux pas jouer le rôle des avocats mais j'ai pas envie de l'accabler tout de suite.
00:16:05Mais personne n'a envie de l'accabler.
00:16:06Tout le monde voudrait y croire.
00:16:07Laissez-nous quand même un peu de scepticisme.
00:16:09D'abord on est payé pour ça.
00:16:10On a envie d'y croire.
00:16:11On a vu un peu de stabilité.
00:16:12Voilà.
00:16:13Non, on a le droit de...
00:16:14La stabilité ?
00:16:15Vous trouvez qu'il y a de la stabilité là ?
00:16:16Non.
00:16:17Après la dissolution et après la démission...
00:16:20Vous en raccoutez en l'accablant quoi.
00:16:21Non mais franchement...
00:16:22C'est de votre faute.
00:16:23On est dans une impasse.
00:16:24C'est retour à la quatrième république.
00:16:25Il a un physique de quatrième république.
00:16:27Il est à sa place à Matignon.
00:16:28Voilà la vérité.
00:16:29Vous voyez, vous êtes vraiment sévère.
00:16:31Une vérité.
00:16:32Non, là je dirais pas qu'il est...
00:16:34D'abord, ça veut rien dire un physique de la quatrième république.
00:16:37Si, un peu vieux jeu.
00:16:38Non mais...
00:16:39Il a 39 ans.
00:16:40Je ne dirais pas que c'est un homme de la quatrième république.
00:16:41Vous trouvez qu'il a l'air d'avoir 39 ans ?
00:16:43Je pense que François Bayrou était un homme de la quatrième république mais pas projeté.
00:16:46Troisième.
00:16:47Elle est en forme.
00:16:49Bon, est-ce qu'on peut écouter monsieur Vallaud ?
00:16:52Monsieur Vallaud qui était ce matin à RTL.
00:16:54Bon, d'habitude ils sont plus sur France Inter ou l'attaché de presse.
00:16:58Ils sont en grève, France Inter.
00:16:59France Inter est en grève ?
00:17:00Oui, j'ai vu qu'il y avait un avis.
00:17:01L'attaché de presse du Parti Socialiste et monsieur Cohen est en grève.
00:17:05Vous avez vu ça ce matin ?
00:17:06Non.
00:17:07Ils bloquent pour tout alors.
00:17:09Bon, écoutons, écoutons monsieur Vallaud.
00:17:13D'abord le sentiment qui est le nôtre, c'est celui à la fois de la colère avec en plus la tristesse de l'humiliation supplémentaire
00:17:21qui est infligée aux Françaises et aux Français qui attendent le changement.
00:17:25Après deux échecs consécutifs de gouvernement et de Premier Ministre qui ont servi la politique macroniste,
00:17:33cette espèce de réitération a quelque chose de fou.
00:17:37Les mêmes causes risquent de produire les mêmes effets.
00:17:39Donc vous censurez le gouvernement ?
00:17:40Par définition, une opposition ne se prive d'aucun de ces moyens constitutionnels.
00:17:46Aujourd'hui, ça n'est pas tant à nous d'aller à monsieur Lecornu que monsieur Lecornu de venir à nous.
00:17:51Je rappelle que le parti socialiste a fait 1,7% aux dernières élections présidentielles.
00:17:57Je rappelle que le parti socialiste est majoritaire à France Inter, qu'il est majoritaire au Conseil d'Etat,
00:18:03qu'il est majoritaire à la Cour des comptes, qu'il est majoritaire au Conseil constitutionnel,
00:18:08qu'il est majoritaire partout alors qu'il ne représente rien.
00:18:121,7% s'il représente 1,7%.
00:18:14Après, c'était Madame Hidalgo qui t'a envoyé, donc ceci explique cela.
00:18:17Oui, mais n'importe, le courant du PS qui est porté par les attachés de presse de France Inter
00:18:24représente 1,7%.
00:18:2666 députés à l'Assemblée dont beaucoup ont été élus grâce aux voix de l'LFI.
00:18:30Et ils feront tout, ce sera leur candidat.
00:18:32Est-ce que ce sera, je ne sais pas, le retour de M. Hollande, M. Glucksmann, je n'en sais rien.
00:18:37Ils feront tout le service public.
00:18:39France Télévisions, Delphine Ernotte n'a toujours rien dit d'ailleurs.
00:18:42Delphine Ernotte aux abonnés absents.
00:18:44Tous ces gens ne veulent pas dire un mot sur le scandale d'État qui s'est passé la semaine dernière.
00:18:50On est aux abonnés absents.
00:18:51Mais c'est ainsi.
00:18:53Écoutons M. Chenu qui a parlé au 4V.
00:18:57C'est surtout le premier et dernier soldat de la Macronie.
00:19:01C'est surtout celui qui est ministre depuis l'élection d'Emmanuel Macron sans discontinuer.
00:19:07Celui qui a validé, porté, défendu toutes les politiques macronistes.
00:19:12Et en cela, il est le dernier avatar du macronisme.
00:19:16Il est la dernière cartouche que tire Emmanuel Macron.
00:19:18Avec un côté un peu narcissique concernant Emmanuel Macron dont on dit qu'il nomme son fils spirituel en politique.
00:19:25Ce qui, évidemment, ne nous place pas dans de bonnes conditions pour l'accueillir.
00:19:29Et Gérald Darmanin qui sera sans doute reconduit d'ailleurs dans le gouvernement.
00:19:32Et il se passe sur RTL pour l'interview politique de Marc-Olivier Fogiel.
00:19:37Qui aura donc mis jusqu'un jour pour faire les interviews politiques à la place de son ami présentateur Thomas Soto.
00:19:45Écoutons Gérald Darmanin.
00:19:48M. le Premier ministre, moi j'ai toute confiance en lui.
00:19:50Il a une grande capacité de dialogue, je le connais en effet personnellement depuis extrêmement longtemps.
00:19:54C'est quelqu'un qui vient du peuple, qui est en considération des gens du peuple.
00:19:58Et j'espère, je souhaite qu'il aura en face de lui des interlocuteurs qui vont travailler pour la France.
00:20:03Il ne faut pas juger les gens pour ce qu'ils sont, mais pour ce qu'ils font.
00:20:06C'est ça, être un homme libre.
00:20:07Sébastien Lecornu, je le sais, je l'espère, je l'aiderai, tendra la main, sera un homme d'écoute, de dialogue.
00:20:14Et il n'y aura pas de façon d'autre avenir pour le Premier ministre, comme le gouvernement, mais comme notre pays, sans dialogue.
00:20:21Vous ne dites pas le Premier ministre de gauche, pardonnez-moi, mais là, quand on voit les déclarations,
00:20:25on voit que l'issue pour M. Lecornu, ce sera plus à gauche qu'à droite.
00:20:28Parce que le RN a un discours plus dur que celui du PS.
00:20:32Il a des relations cordiales avec le RN.
00:20:34Oui, mais enfin, ils ne sont pas très aimables avec lui.
00:20:36Alors que le PS dit, peut-être...
00:20:39Alors, il faut décoder. Pourquoi le RN veut des élections législatives ?
00:20:44Parce qu'ils sont haut dans les sondages ?
00:20:46Non. Parce que Marine Le Pen veut tester sa candidature ?
00:20:48Non plus. Parce que, non plus, le RN, et c'est humain, veut gagner pour faire une loi d'amnistie
00:20:55pour que Marine Le Pen puisse se présenter en 2027.
00:20:57Ah !
00:20:58Bien sûr, mais c'est humain, d'ailleurs.
00:21:00Vous seriez Marine Le Pen, vous feriez la même chose.
00:21:03C'est humain, c'est humain, c'est humain.
00:21:05Ça fait très magouille, pardon.
00:21:06Mais non, vous avez le sentiment que la justice vous a exclu de vous présenter.
00:21:15que c'est une injustice. Vous avez ce sentiment.
00:21:18Donc Marine Le Pen, elle se dit, moi, elle va jouer la dissolution,
00:21:22parce que si elle gagne, il y a une loi d'amnistie et elle peut se présenter.
00:21:26Mais loi d'amnistie, mais on ne fait pas une loi d'amnistie pour...
00:21:28Une personne !
00:21:30On fait une loi d'amnistie pour des faits, pour la guerre d'Algérie.
00:21:32Mais c'est très injuste de faire ça pour les gens qui sont condamnés.
00:21:34Quand vous êtes condamnés par la justice, vous ne vous dites pas, ça ne me convient pas ?
00:21:38Je n'ai pas d'informations.
00:21:40C'est une hypothèse que je dis là.
00:21:42Elle ne m'a pas dit cela, dans un café du 7e arrondissement.
00:21:46Elle ne m'a pas dit ça, Mme Le Pen.
00:21:48Je n'ai pas de contact sur ce plan-là avec elle.
00:21:52Je me dis que c'est une stratégie qui est une possibilité.
00:21:56On va dire...
00:21:57On va parler de 4e République, alors là, on est dans la magouille.
00:22:00Non, mais elle peut aussi tester sa connaissance.
00:22:02Attendez !
00:22:03Ce n'est pas forcément la magouille.
00:22:05C'est-à-dire qu'elle peut considérer que...
00:22:07En fait, sur le fond, pardonnez-moi que Marine Le Pen ne puisse pas se présenter à l'écure présidentielle.
00:22:12Je trouve que c'est...
00:22:14La magouille, elle est peut-être là.
00:22:16La dernière loi d'amnistie...
00:22:17Elle est peut-être là.
00:22:18La dernière loi d'amnistie pour des affaires financières politiques remonte,
00:22:21si je ne me trompe pas, à 1993.
00:22:23Oui, alors ce n'est peut-être pas amnistie,
00:22:25si c'est le non-exécutoire...
00:22:27Un parti qui proposerait une auto-amnistie...
00:22:29Alors, je ne dis pas amnistie.
00:22:30C'est suicidaire.
00:22:31Vous avez raison, ce n'est pas amnistie.
00:22:33Je vais dire que, simplement, lorsque tu as été condamné,
00:22:36tu puisses te présenter à une élection présidentielle.
00:22:37Mais est-ce que c'est normal de pouvoir se présenter
00:22:39quand on a un casier judiciaire ?
00:22:40Moi, quel que soit le parti,
00:22:41moi, quand je suis devenue avocate,
00:22:43on m'a demandé un casier judiciaire vierge.
00:22:44Est-ce que c'est normal,
00:22:45quand on a un détournement de fonds publics
00:22:47ou d'autres infractions,
00:22:48qu'on puisse se soumettre au supérieur ?
00:22:49Écoutez, la question, vous la posez.
00:22:51Et quel que soit le parti.
00:22:53Mais c'est aux électeurs de répondre à ces questions.
00:22:55Donc, quand on est condamné par la justice,
00:22:57on peut se présenter.
00:22:58Que Adrien Quatennin soit l'assumé,
00:23:00ce n'est pas un problème.
00:23:01Sauf, Sarah, que moi, la justice,
00:23:03aujourd'hui, j'ai une défiance XXL.
00:23:05Oui, comme beaucoup de Français.
00:23:07Voilà.
00:23:08Et quand je vois l'élection d'Emmanuel Macron
00:23:11et comment ça s'est passé avec François Fillon,
00:23:13j'ai une défiance XXL.
00:23:16Et c'est tout.
00:23:18Oui, comme beaucoup de Français, les sondages...
00:23:20Donc, voilà.
00:23:21Donc, à partir de ce moment-là,
00:23:22j'ai le sentiment, parfois,
00:23:23qu'il y a une justice pour les gens de droite
00:23:25et une justice pour les gens de gauche.
00:23:27Donc, arrêtons la justice.
00:23:28Je ne sais pas se tromper.
00:23:29Je ne sais pas se tromper,
00:23:30comme tout le monde, etc.
00:23:32Que dites-vous ?
00:23:33Comme dans toutes les républiques bananières.
00:23:35Ah !
00:23:36Non, mais dans tous les pays corrompus,
00:23:38dans tous les pays corrompus,
00:23:39vous avez ceux qui sont du côté du pouvoir
00:23:42échappent à la sanction
00:23:44et ceux qui sont dans l'opposition
00:23:45risquent d'avoir à demander des comptes.
00:23:47Dans les pays anglo-saxons,
00:23:48c'est un peu différent.
00:23:49Vous avez la semaine dernière
00:23:51le numéro 2 du gouvernement britannique,
00:23:53la vice-première ministre,
00:23:54qui a sauté,
00:23:55qui a dû démissionner.
00:23:57Pourquoi ?
00:23:58Parce qu'elle a acheté un appartement
00:24:00dans une petite station balnéaire
00:24:02avec vue sur la mer
00:24:04qu'elle a payé 950 000 euros
00:24:06et il y avait 40 000 euros d'impôts
00:24:09si c'était une résidence secondaire
00:24:11et elle l'a déclarée en résidence principale.
00:24:12Ou du moins,
00:24:13elle ne l'a pas déclarée en résidence secondaire.
00:24:14Alors, elle a expliqué qu'on l'avait mal conseillée,
00:24:16qu'elle était distraite,
00:24:17qu'elle était négligente.
00:24:19Pas un problème.
00:24:20On lui pardonne.
00:24:21Sauf que le comité,
00:24:23sauf que la règle ministérielle,
00:24:25c'est qu'elle a disparu.
00:24:27C'était la vedette du gouvernement.
00:24:29Elle est dehors.
00:24:30Et sa carrière politique est terminée.
00:24:33Vous voulez que je vous fasse la liste ?
00:24:34Et ça, en France,
00:24:35vous ne verrez jamais ça.
00:24:36Ah bah si, François Fillon...
00:24:37Vous voulez que je vous fasse la liste ?
00:24:38Tous les politiques ont été condamnés ?
00:24:40Fillon est une exception.
00:24:41C'est une encyclopédie qu'il faut...
00:24:43Jérôme Cahuzac ?
00:24:44Ah oui.
00:24:45Jérôme Cahuzac...
00:24:46Jérôme Cahuzac...
00:24:47Émane Delis a pas été condamné.
00:24:48Les époux Balkany ?
00:24:50Non.
00:24:51Il y en a beaucoup.
00:24:52Attendez.
00:24:53Ce dont je vous parle,
00:24:55c'est pas un système
00:24:57de mise en coupe réglée d'une agglomération
00:25:00avec des résultats qui peuvent d'ailleurs être soulignés.
00:25:03On est en cas.
00:25:04Allez.
00:25:05C'est un petit accident de la vie.
00:25:07Un accident à 40 millions.
00:25:08Un petit accident fiscal.
00:25:09Un accident à 40 millions.
00:25:10Et bien c'est mortel.
00:25:11Bon.
00:25:12On marque une pause
00:25:13et on revient.
00:25:14On parlera des blocages.
00:25:15On parlera évidemment de l'affaire Le Grand Cohen
00:25:17avec Max Brisson qui était avec nous hier
00:25:20qui a écrit au président de l'ARCOM
00:25:22et puis on écoutera Laurent Wauquiez
00:25:23qui a pris la parole également
00:25:25qui dit je n'oublie pas
00:25:26Cyril Hanouna,
00:25:27ce qu'a fait l'ARCOM à Cyril Hanouna.
00:25:28A tout de suite.
00:25:30Vous pouvez lui demander si vous voulez.
00:25:32Bon, il est 9h31
00:25:34et c'est Soumaïa Labidi.
00:25:36Bonjour Soumaïa qui va nous rappeler les titres
00:25:38et ce qui se passe sur le terrain.
00:25:39On fera également un point
00:25:40avec Sabrina Berlin dans une seconde.
00:25:44Bonjour Pascal et bonjour à tous.
00:25:46Les blocages et les heures ont commencé tôt ce matin.
00:25:49Illustration avec ces tensions
00:25:50aux abords d'un lycée du 12e arrondissement de Paris
00:25:53où on distingue des élèves
00:25:55mais aussi des hommes cagoulés
00:25:56jetant des projectiles et des poubelles
00:25:58des policiers.
00:26:00Une cellule interministérielle de crise active
00:26:02et place Beauvau au ministère de l'Intérieur
00:26:04depuis 9h ce matin.
00:26:05Bruno Retailleau prendra la parole
00:26:06à l'issue de cette réunion.
00:26:08Une allocution que vous pourrez évidemment
00:26:10suivre en direct sur notre antenne.
00:26:12Et puis selon nos informations, les forces de l'ordre
00:26:16ont déjà procédé à 95 interpellations
00:26:18en agglomération parisienne.
00:26:20Une barricade a été mise en place sur le périphérique
00:26:22par une cinquantaine d'individus cagoulés.
00:26:25Et je vous rappelle ce dispositif,
00:26:2780 000 policiers et gendarmes sont mobilisés
00:26:30pour faire face aux tensions de la journée.
00:26:32Et ces jeunes gens qui sont souvent très jeunes,
00:26:36ce sont des hommes, toujours la même chose.
00:26:39Majoritairement, oui.
00:26:40Des hommes, toujours des hommes.
00:26:41Majoritairement.
00:26:42On a vu quelques femmes sur les images.
00:26:44Mais même dans les infractions de droits communs,
00:26:45c'est majoritairement des hommes.
00:26:46Voilà, au-delà de majoritairement.
00:26:48Majoritairement.
00:26:49On voit la parité.
00:26:50On voit des hommes.
00:26:51On voit des hommes cagoulés.
00:26:53Evidemment, cagoulés.
00:26:54Vêtus de sombre.
00:26:56Voilà.
00:26:57C'est des blocs.
00:26:58C'est...
00:26:59Bon, ça...
00:27:00Cette partie-là, vous ne pourrez pas,
00:27:01dans un pays, il y aura toujours
00:27:02quelques...
00:27:03C'est quelques énergumènes.
00:27:04C'est quelques milliers.
00:27:05Quelques milliers.
00:27:06Oui, pour l'instant, notre dernier chiffre,
00:27:07ce sont des chiffres gendarmerie.
00:27:08C'est tout.
00:27:09Ils seraient 3 000.
00:27:10Oui.
00:27:11Pour l'instant.
00:27:12Il n'est pas beaucoup, en effet.
00:27:13Mais ils font des dégâts, malgré tout.
00:27:14Mais bien sûr.
00:27:15C'est les mêmes qu'on voit le 1er mai,
00:27:16qui attaquent les banques, etc.
00:27:18Bon.
00:27:19Un mot, quand même, sur M. Lecornet.
00:27:20Alors, d'abord, je disais amnistie tout à l'heure,
00:27:22et le terme n'est pas exact,
00:27:23ça peut être une nouvelle loi,
00:27:24mais je maintiens une chose que,
00:27:25je pense,
00:27:26une grande partie des gens peuvent penser,
00:27:28que Marine Le Pen ne puisse pas se présenter
00:27:31à une élection présidentielle
00:27:33alors qu'elle représente 35% du pays.
00:27:35C'est juste scandaleux.
00:27:36Pardonnez-moi de le dire comme ça.
00:27:38Vous pouvez le dire.
00:27:39C'est juste scandaleux.
00:27:40Mais là, vous met les deux débats différents.
00:27:41Vous pouvez le dire.
00:27:42Non.
00:27:43C'est juste scandaleux.
00:27:44Et attention,
00:27:45parce que les effets sont boomerangs.
00:27:47Parce que les gens,
00:27:48ils n'acceptent pas ça.
00:27:49T'as eu l'affaire Fillon,
00:27:50ça commence à faire beaucoup.
00:27:51Elle doit pouvoir se présenter.
00:27:53Vous pouvez avoir...
00:27:54Je dirais la même chose
00:27:55pour Jean-Luc Mélenchon.
00:27:56Alors, pourquoi ne pas avoir supprimé cette loi
00:27:57tout de suite
00:27:58quand ils sont arrivés à l'Assemblée ?
00:27:59Si cette loi est parfaitement injuste,
00:28:01pourquoi ne pas l'avoir supprimée ?
00:28:04Oui, mais vous avez raison.
00:28:05Je mélange.
00:28:06Vous avez raison.
00:28:07Si ce que vous jugez anormal
00:28:08que beaucoup de gens...
00:28:09Mais vous aussi, j'imagine.
00:28:10Moi, je juge anormal, en effet.
00:28:11Bon, mais tout le monde juge ça anormal.
00:28:14Par une combine,
00:28:15moi, ça me semble pas aller dans le bon sens.
00:28:16Alors, c'est possible.
00:28:17C'est pas une combine, c'est une loi.
00:28:18Non, mais je veux dire que...
00:28:19Non, mais c'est une loi.
00:28:20C'est une loi dont on a un adérêt personnel.
00:28:21Enfin, c'est pas au juge
00:28:22de faire l'élection présidentielle.
00:28:23Pardonnez-moi.
00:28:24Oui, mais ça, c'est un débat.
00:28:25Mais une combine au profit d'une seule personne,
00:28:27je crois pas que ça va restaurer la confiance.
00:28:29On termine sur M. Lecordi
00:28:31avec ces petites informations.
00:28:32La proximité avec Bélatar ?
00:28:35Elle est exacte, pas exacte ?
00:28:37C'était au Maroc,
00:28:38lors du déplacement officiel d'Emmanuel Macron.
00:28:39Il se trouve que j'y étais,
00:28:40et j'ai constaté en effet ces images
00:28:42qu'on a après rapportées
00:28:43grâce à Sacha Robin à l'époque,
00:28:45de cette proximité.
00:28:47Sébastien Lecornu s'en était défendu,
00:28:48enfin son entourage plus exactement,
00:28:49en disant qu'il ne le connaissait pas,
00:28:50qu'il l'avait pris pour un technicien.
00:28:52C'est pas ce qui apparaissait clairement
00:28:53sur les images.
00:28:54Je ne sais pas quel est leur niveau de proximité.
00:28:56Je ne peux pas croire que Sébastien Lecornu,
00:28:58étant parmi les proches du Président de la République,
00:29:00ignore qu'il y ait Yassine Bélatar,
00:29:02dont on a dit il y a très longtemps
00:29:03qu'il avait l'oreille du Président de la République.
00:29:06C'est un peu fâcheux quand même.
00:29:07Après, je pense qu'il ne partage pas
00:29:09évidemment la même idéologie.
00:29:10Il ne s'agit pas de dire ça.
00:29:12On est en train de chercher des poux quelque part.
00:29:14C'est vraiment incroyable.
00:29:16Bélatar, Bélatar, il a dit qu'il ne le connaissait pas.
00:29:19Il ne le connaissait pas.
00:29:20Georges, vous voulez un poste ?
00:29:22Non.
00:29:23Vous voulez chercher un ministère de la Justice ?
00:29:27Non, mais il y a la coca.
00:29:29Avec Vincent, on est trop sévère.
00:29:32Non, mais je suis trop sévère avec vous.
00:29:35Mais le ministre qui tienne la route, Jean,
00:29:39vous pourriez frayer avec des personnages
00:29:41comme Bélatar, par exemple ?
00:29:43Avec Sébastien Lecornu.
00:29:44Oui, mais Bélatar, je ne le connais pas.
00:29:45Oui, mais lui, il le connaît.
00:29:46Moi, je trouve qu'il y a quand même
00:29:47des lignes rouges de temps en temps.
00:29:48Vous lui donnez trop d'importance.
00:29:50J'étais hier à Europe 1
00:29:52avec M. Georges.
00:29:53Oui.
00:29:54C'est anxiogène, le discours de Bruno Retailleau.
00:29:56Il se lève à 4h du matin maintenant
00:29:57parce qu'il écrit ses mémoires
00:29:58comme le général de Gaulle.
00:29:59Vous êtes levé à quelle heure ce matin, Georges ?
00:30:00J'écris pas mes mémoires.
00:30:01J'écris autre chose, vous le savez.
00:30:02Il écrit des portraits de nous.
00:30:03Oui.
00:30:04Ah bon ?
00:30:05Oui.
00:30:06J'ai consacré tout un chapitre à ce monsieur.
00:30:09Il nous dirige.
00:30:10Il est plus long de couverture, Georges.
00:30:12Ça va faire vendre.
00:30:13C'est ma liberté d'auteur.
00:30:16Attendez, vous avez raison.
00:30:18Bien sûr.
00:30:19Il y a quoi à dire, je vous le dis.
00:30:20J'imagine.
00:30:21J'imagine.
00:30:22Je suis déjà inquiet.
00:30:24Je tremble.
00:30:26Il se lève à 4h du matin.
00:30:28Oui, c'est vrai.
00:30:29Il nous fait de la philosophie à 16h.
00:30:30C'est pour ça qu'il arrive à 9h mais il est déjà fatigué.
00:30:32Il est déjà fatigué.
00:30:33Il est en pleine forme.
00:30:34Bien sûr.
00:30:35Et à 16h.
00:30:36Bon.
00:30:37Le blocage.
00:30:38Des infos nouvelles.
00:30:39On peut écouter par exemple monsieur Retailleau qui était à Rungis ce matin.
00:30:42Ce matin, oui.
00:30:43À 4h30.
00:30:44Voilà.
00:30:45Parce que Rungis, c'est traditionnellement un lieu qui est pris d'assaut.
00:30:47Écoutez.
00:30:49C'est tout le matin.
00:30:51À 4h.
00:30:52Il y a une limite, c'est la violence.
00:30:54On voit bien que ce mouvement qui est né au départ d'une impulsion citoyenne a été dévoyé.
00:31:00Il a été capté progressivement par une mouvance qui est une mouvance extrême gauche.
00:31:06Une mouvance ultra-gauche.
00:31:07L'ultra-gauche, elle est ultra-violente.
00:31:09Avec des encouragements malheureusement politiques des insoumis de monsieur Mélenchon.
00:31:14Il y a eu une récupération très politicienne.
00:31:16Alors cette récupération politicienne, elle a sans doute conduit à une forme de démobilisation
00:31:23de celles et de ceux qui ne voulaient pas être mêlés à une récupération, une instrumentalisation.
00:31:29Mais on voit bien que le risque, c'est des mouvements qui seront beaucoup plus intenses.
00:31:35Le risque de violence, le risque de boycott, le risque, là encore, de dérapage.
00:31:41Bon, c'était ce matin.
00:31:43Quelques petites informations, Sabrina.
00:31:45Voilà, on l'a subie, on la ressent cette intensité dans les violences.
00:31:48On parlait des axes routiers.
00:31:50Maintenant, c'est la mobilisation des lycéens.
00:31:52Plusieurs blocages dans des grandes villes, notamment à Lyon, également à Lille.
00:31:57Et puis à Paris, où plusieurs lycées sont bloqués.
00:32:00Il y a deux policiers qui ont été légèrement blessés lors d'affrontements avec les lycéens.
00:32:04Nous avons une équipe qui est justement devant le lycée Victor Hugo qui dit qu'il y a un blocage en ce moment même.
00:32:10Concernant les axes routiers, toujours des blocages, des barricades.
00:32:14Une nouvelle barricade qui s'est mise en place du côté de Portes de Vincennes, précisément.
00:32:21Donc toujours ces axes routiers qui sont visés et puis des blocages partout en France.
00:32:25Une tentative de blocage aussi de la gare de Lyon, mais qui a pu se résoudre grâce à l'intervention des forces de l'ordre.
00:32:32Bon, bah écoutez, c'est des jeunes gens.
00:32:34Le lycée Victor Hugo, il est dans quel arrondissement ?
00:32:37Dans le troisième arrondissement.
00:32:39Et c'est dans un lycée du quatrième arrondissement que les policiers ont été blessés.
00:32:42J'imagine que ce n'est pas des manifestants que jouent là, ce sont davantage des lycéens peut-être qui sont là.
00:32:49Ils jouent à la révolution, oui.
00:32:51Oh là, ils ne jouent pas.
00:32:52Le troisième et quatrième arrondissement, oui, ce ne sont quand même pas les arrondissements les plus populaires de Paris.
00:32:56Bon, ils ne jouent pas, ils ne jouent pas.
00:32:58Bon, l'affaire Legrand-Cohen, qui effectivement me paraît importante et qui est sous-traitée bien sûr dans les médias.
00:33:08Et ce matin, M. Wauquiez a évoqué sur notre antenne, il était avec Sonia Mabrouk.
00:33:17Et il a effectivement pointé les responsabilités de France Inter.
00:33:24Et surtout parce que, rappelez-vous, c'était lui déjà qui avait été enregistré.
00:33:27Bien sûr.
00:33:28L'insu par Covidien, méthode défendue à l'époque par M. Cohen, qui aujourd'hui porte plainte pour la même méthode.
00:33:34Écoutons ce que disait Laurent Wauquiez.
00:33:37Moi, quel étrange personnage de poids, deux mesures.
00:33:41Je me souviens très bien quand moi, j'avais été enregistré à l'issue totalement de façon dissimulée et organisée.
00:33:47Il avait expliqué que c'était tout à fait naturel et normal.
00:33:49Et maintenant, quand ça le touche lui, il dit mais comment, quelle indignité.
00:33:53Ce n'est pas des fonctionnements républicains.
00:33:55Pour moi, c'est très révélateur de ce qu'est cette personne.
00:33:59Je n'ai jamais voulu participer à des interviews avec lui, parce que j'ai toujours considéré...
00:34:04Vous avez déjà été invité sur le service public, évidemment.
00:34:07Et j'y défends mes idées, parce que je veux que dans le service public, il y ait le pluralisme.
00:34:11Et je pense que quand on est de droite et qu'on défend nos idées, il faut aller y compris là où ce n'est pas facile.
00:34:16Et donc, j'y vais, bien sûr.
00:34:18Mais il y a des limites.
00:34:19Il y a des limites aux deux poids, deux mesures.
00:34:21Je n'ai pas oublié ce qui a été fait à Cyril Hanoune.
00:34:23Je n'ai pas oublié la façon dont on a fait fermer son émission et son antenne.
00:34:27Et j'attends de voir ce qui là sera fait.
00:34:30Le service public, ça doit être le pluralisme.
00:34:32Ce comportement a porté atteinte à ce qui est normalement le service public qui est financé par nos impôts.
00:34:37Et donc, il y a des limites.
00:34:38Bon, moi, et ce n'est que de l'interprétation,
00:34:41mais je fais une passerelle entre les juges, les journalistes, les essayistes, les intellectuels, le monde médiatique.
00:34:49Pour moi, tout ça, c'est les mêmes.
00:34:51C'est-à-dire que ce sont des gens qui penchent à gauche et qui ne veulent absolument pas
00:34:55que la droite prenne le pouvoir.
00:34:57Et ils feront tout, que vous soyez juges, journalistes, etc.
00:35:01Certains, pas tous.
00:35:02Pas tous, bien sûr.
00:35:04Mais l'affaire Fillon, elle a laissé des traces.
00:35:07L'affaire Marine Le Pen est sur l'exécution provisoire.
00:35:10Uniquement le fond du dossier, je le connais mal.
00:35:14Mais on doit, effectivement, laisser la possibilité aux hommes politiques de se présenter dans une élection présidentielle.
00:35:21Mais dans ce cas-là, il fallait supprimer la loi avant, parce que là, la juge n'a fait qu'à ce qui était possible.
00:35:24Mais vous avez raison.
00:35:25Elle n'a pas outre-mer.
00:35:26Vous avez parfaitement raison.
00:35:28Le politique s'est donné aujourd'hui...
00:35:32La possibilité de créer cette situation.
00:35:34Bien sûr, vous avez raison sur la haute autorité, mais sur plein de choses, vous avez parfaitement raison.
00:35:38Vous avez parfaitement raison.
00:35:39C'est une autre des choses de moralisation de la vie publique.
00:35:41Vous avez parfaitement raison.
00:35:43Ça me fait plaisir de vous l'entendre dire.
00:35:45Mais vous avez parfaitement raison.
00:35:46Dans l'affaire Le Grand Cohen, le moment de vérité, ce sera l'ARCOM, en effet.
00:35:50Parce que que France Inter, que tout le milieu dise qu'il n'y a pas d'affaires,
00:35:54qu'ils viennent tous en défense des deux journalistes qui se sont comportés comme des opposants politiques, c'est une chose.
00:36:00Mais l'ARCOM, on va voir si c'est vraiment une autorité indépendante.
00:36:03Et le parallèle, en effet, avec Cyril Hanouna et C8 est assez ravageur.
00:36:06On va voir.
00:36:07Moi, je...
00:36:08On va voir.
00:36:09Je vais vous dire que ce qu'ils ont fait à Cyril Hanouna, c'est tout vu.
00:36:11J'ai pas perdu complètement espoir.
00:36:12Non, mais pour Cyril Hanouna, c'est réglé.
00:36:13Mais là, les frais sont tellement accablants.
00:36:16Vous n'allez pas fermer France Inter, quand même.
00:36:18Non, mais une sanction.
00:36:20Là, pour l'instant, il y a une sanction partielle qui n'est d'ailleurs pas présentée comme une sanction pour Thomas Le Grand.
00:36:25Et M. Cohen, lui, il est en apesanteur.
00:36:27C'est tout juste si on ne réclame pas sa béatification.
00:36:30Donc, j'attends que l'ARCOM prenne ses responsabilités.
00:36:33Mais j'ai écouté hier Caroline Fourest.
00:36:35Ah oui, c'est extraordinaire.
00:36:36Mais c'est sidérant.
00:36:37C'est une amie.
00:36:38Chez David Pujadas hier.
00:36:40C'est sidérant.
00:36:41Elle dit, mais non, il n'y a pas de souci.
00:36:42Il n'y a pas de souci.
00:36:43Il complote avec deux...
00:36:44Exactement.
00:36:45Je trouve ça très bien, etc.
00:36:48Et on a le droit de parler dans un café.
00:36:49Non, ce n'est pas le problème.
00:36:50C'est deux personnes qui sont en train de dire, on va s'occuper de Rachida Dati pendant la campagne.
00:36:54Quel langage en plus, ça fait très mafiance.
00:36:56C'est quand même extraordinaire.
00:36:58Et là, tous ces journalistes sont ensemble et ils pensent beaucoup pareil, disons-le.
00:37:04Et M. Cohen, il est obsédé par le Rassemblement national.
00:37:07Obsédé.
00:37:08Mais il n'est pas que lui.
00:37:10Ils sont obsédés par le Rassemblement national.
00:37:12Mais ça, ce n'est pas besoin de prêter l'oreille dans un bistrot pour le savoir.
00:37:15Il suffit d'écouter ses prises de position en tant qu'éditorialiste.
00:37:18Il y a des services publics.
00:37:20Non, mais moi, je suis d'accord avec Laurent Wauquiez.
00:37:22Au risque de passer pour un horrible suppôt du corporatisme le plus étroit,
00:37:26moi, cette histoire me gêne pas mal.
00:37:28Parce que, je suis désolé, Cohen, dans cette histoire que je connais depuis 40 ans, c'est vrai,
00:37:33Cohen, il est très au retrait dans la conversation.
00:37:37Ce n'est pas lui qui dit « Rachetati, on va se la faire ».
00:37:39Mais tout le monde a dans l'oreille l'altercation qu'ils ont eue sur le plateau de la 5.
00:37:44Donc, on sait, quand Legrand en parle, c'est à ça qu'il fait allusion.
00:37:49Avec Patrick, on fait le travail.
00:37:50Il dit « avec Patrick, on fait le travail ».
00:37:52Il ne répond pas « Cohen, pardonnez-moi ».
00:37:54Là, il peut dire « ben non, je ne suis pas d'accord ».
00:37:56Avec Patrick, on fait le travail.
00:37:58Il laisse dire, et c'est le grand débloque.
00:38:02Le grand débloque, c'est vrai, c'est une évidence, et ce n'est pas une surprise.
00:38:06Il est journaliste à Libération.
00:38:08Ça ne va pas échapper que Libération est un journal de gauche.
00:38:11Donc, voilà, on n'est pas vraiment surpris.
00:38:13Attendez, pardonnez-moi, je sais que j'ai une position difficile à défendre,
00:38:16mais je trouve que, que vous n'appréciez pas Patrick Cohen, c'est tout à fait votre droit.
00:38:22Que dans cet enregistrement, il se montre, comment dire, il se suicide professionnellement,
00:38:33je ne suis pas d'accord.
00:38:34Je trouve qu'en fait, quand vous écoutez bien la bande, vous avez du mal à trouver matière à le pendre.
00:38:41Ah bon ?
00:38:42Oui, je trouve.
00:38:43Désolé.
00:38:44Je parle de vous avec Patrick qui ont fait le travail et qui...
00:38:46Il l'a laissé dire.
00:38:47Il l'a laissé dire.
00:38:48Comme il l'a laissé dire les socialistes.
00:38:49Alors, moi, je vais dire ça sur un plateau.
00:38:50On est dans l'entre-soi.
00:38:51Je veux dire ça sur un plateau.
00:38:52Je veux dire ça sur un plateau avec vous.
00:38:54Je parle à deux hommes politiques et se dire avec Vincent, on fait le travail.
00:39:00Avec Vincent, on s'occupe de lui.
00:39:01Non, non, non.
00:39:02Moi, j'ai...
00:39:03Je suis désolé.
00:39:04Moi, ça fait très longtemps que je fais ce boulot.
00:39:05J'ai rencontré...
00:39:06J'ai déjeuné et j'ai pris les pots avec des tas de gens infréquentables.
00:39:10C'est pas le sujet.
00:39:11Mon métier, c'est de rencontrer des gens infréquentables.
00:39:13C'est là, c'est pas le sujet.
00:39:14Première chose.
00:39:15Et la deuxième chose.
00:39:16La seule chose que vous puissiez reprocher à Patrick Cohen en réalité, en vérité, c'est le problème de l'arroseur arrosé.
00:39:21Non.
00:39:22C'est-à-dire que c'est le vertueux qui dénonce effectivement Laurent Wauquiez et qui, quand ça lui arrive, est indigné.
00:39:28Ça, c'est évidemment tellement tartuffe que ça l'incrimine.
00:39:33Bien sûr.
00:39:34Mais pour le reste, sur le fond du dossier, ses opinions politiques, le fait qu'il rencontre des hiérarchies du PS.
00:39:40C'est pas la rencontre.
00:39:41Mais bon, on n'est pas d'accord.
00:39:42Mais c'est bien d'avoir un échange.
00:39:43On n'est pas d'accord.
00:39:44C'est le service public.
00:39:45C'est le service public.
00:39:46Et puis, c'est le service public.
00:39:47Mais arrêtez.
00:39:48J'étais pendant dix ans dans le service public et j'ai été délégué du personnel.
00:39:52Je les connais.
00:39:53Je les connais parfaitement.
00:39:54Ils me lyncheraient s'ils me rencontraient aujourd'hui.
00:39:56Vincent.
00:39:57Je le sais ça.
00:39:58Et vous aussi.
00:39:59C'est pas une découverte.
00:40:00Vincent.
00:40:01Et vous n'êtes pas le seul comme ça.
00:40:02Le service public, quand est-ce que vous avez travaillé pour le service public ?
00:40:06En quelle année ?
00:40:07Il y a longtemps.
00:40:08Ça, c'est vraiment son droit à votre question.
00:40:10Mais non.
00:40:11Non, pas du tout.
00:40:12Vincent.
00:40:13Ce n'est plus le même.
00:40:14Ce n'est plus le...
00:40:15Non, Vincent.
00:40:16Mais ils étaient déjà complètement à gauche.
00:40:17Arrêtés.
00:40:18Mais aujourd'hui, ils sont à l'extrême-gauche.
00:40:19Je te touche deux fois au placard.
00:40:20Ils sont dans une obsession.
00:40:22L'émission La Terre au carré.
00:40:25C'est une émission...
00:40:26Ah bah oui.
00:40:27C'est la gauche au carré.
00:40:28Ça, c'est vrai.
00:40:29Ou les colos au carré.
00:40:30Il y a 25 ans qui n'aurait pas existé comme ça.
00:40:32Ils étaient de gauche.
00:40:33C'est toute la grille.
00:40:34À l'époque, ils étaient de gauche.
00:40:35Ils sont d'extrême-gauche.
00:40:36Même culturel.
00:40:37Mais culturel, je parle de lui.
00:40:38Même humoriste.
00:40:39Même de la profession.
00:40:40La profession se co-opte.
00:40:41C'est la co-optation.
00:40:42Ce n'est pas le concours.
00:40:43C'est la co-optation.
00:40:44Et évidemment, bon ben voilà.
00:40:46La jeune femme qui fait aujourd'hui la revue de presse sur France Inter.
00:40:50Avant, c'était Claude Ascolovic.
00:40:52J'ai travaillé avec Claude.
00:40:53Avant, c'était Yvon Levaille.
00:40:54Mais Levaille était un socialiste bontain.
00:40:57Et ça n'avait rien à voir.
00:40:59Ah bah, quand même, il était de gauche.
00:41:02Le gars qui faisait la revue de presse.
00:41:04Il s'appelait, quand Levaille n'était pas au fourneau, il s'appelait Fabrice Lequintrec.
00:41:09Lequintrec est un martyr du service public.
00:41:12Sa carrière a été massacrée.
00:41:14Vous savez pourquoi ?
00:41:15Il a été mis au placard.
00:41:16Il a été viré.
00:41:17Il a été repris finalement parce que les tribunaux l'ont exigé.
00:41:19Et puis il a été encore de nouveau mis au placard.
00:41:22Pourquoi Lequintrec a été mis au placard pendant 30 ans ?
00:41:25Parce qu'il avait cité présent le journal de l'ultra-droite à l'époque.
00:41:30Il avait cité présent dans la revue de presse.
00:41:32On citait l'humanité tous les jours.
00:41:33Il a été présent.
00:41:34Il a été viré.
00:41:35Il a été viré.
00:41:36J'entends bien.
00:41:37Mais convenez que ce qui a été fait à Jean-François Achilly, convenez ce qui a été fait…
00:41:43Eugénie Bastier a ressorti une affaire avec M. Carly.
00:41:48C'était extraordinaire qui a dû être viré.
00:41:50Et on va écouter ce que dit Eugénie parce que j'ai ressorti sa chronique qui date de janvier dernier.
00:41:56Et c'était Plenel évidemment, Plenel qui fait des listes.
00:42:02Parce que Plenel c'est Marat.
00:42:04Il fait des listes.
00:42:05Dans cette détente troublée, vous êtes guillotiné.
00:42:07M. Vincent Arouette, boum, allez, on fait des listes, on écrit.
00:42:11C'est ça Plenel.
00:42:13C'est ça Plenel.
00:42:14Donc écoutez ce qu'avait dit Eugénie Bastier.
00:42:16Et ce M. Carly, les raisons pour lesquelles il a été obligé de démissionner.
00:42:19Il avait simplement liké un propos.
00:42:22Écoutez ce que dit Eugénie.
00:42:24Un scalp de plus pour Mediapart.
00:42:26Il y a quelques jours, le journal fondé par Edoui Plenel révélait que Philippe Carly,
00:42:30patron du plus gros groupe de presse régionale de France qui possède entre autres
00:42:33Le Progrès, Le Dauphiné Libéré, L'Est Républicain,
00:42:36avait aimé sur LinkedIn des publications de l'eurodéputé reconquête Sarah Knafo.
00:42:41Pire encore, il avait osé partager des extraits de l'émission de Pascal Praud sur CNews.
00:42:46C'est vrai qu'on en a embastillé pour moins que ça.
00:42:48A grand renfort de capture d'écran, Mediapart épinglait chacun des likes en question
00:42:53comme autant de preuves de péché collectionnées par la Sainte Inquisition.
00:42:56Aussitôt, la CGT avait réclamé le départ de M. Carly en raison de sa proximité affichée
00:43:02avec des figures d'extrême droite.
00:43:03comme l'a résumé une déléguée syndicale meurtrie.
00:43:07Ce n'était pas possible pour nous de travailler dans des rédactions dont l'indépendance et les valeurs
00:43:11pourraient être entachées par les prises de position du président du groupe Ebra.
00:43:15Philippe Carly, lui, s'est excusé, mais ça n'a pas suffi.
00:43:18Il a été poussé à la démission.
00:43:20Alors, on savait qu'on pouvait être ostracisé pour un dérapage,
00:43:23que dîner avec Marine Le Pen pouvait vous valoir les larmes du monde,
00:43:26qu'avoir un livre de Jean Raspail dans votre bibliothèque vous placer sur des listes,
00:43:30mais désormais un simple like vaut l'être de cachet.
00:43:34Le crime de l'aise politiquement correct est désormais sans frontières.
00:43:37Thomas Legrand a écrit, j'ai annoncé ce matin à la direction, c'était hier de France Inter,
00:43:40qu'il m'est désormais impossible d'assurer sereinement le débat hebdomadaire prévu dans la nouvelle grille.
00:43:44France Inter et Maradio, la direction m'a assuré de sa confiance.
00:43:47Et puis il a dit, je reste sur Inter, Maradio, donc c'est assez étrange.
00:43:50Il y avait également une tribune dans le Figaro hier, on l'avait cité, de M. Patrier Lettus,
00:43:54qui est un député Horizon, qui a dit ce que ses propos de Bistro révèlent,
00:43:57c'est le risque d'une porosité inquiétante entre les médias de service public et un camp politique.
00:44:01Ce glissement, c'est une rupture du contrat moral entre les journalistes et les français.
00:44:04L'audiovisuel est un bien public, qui ne peut pas prendre le risque de laisser penser qu'il puisse être l'instrument de trop.
00:44:10Et Max Brisson était avec nous hier, parce qu'avec 90 sénateurs, il a saisi Parcom.
00:44:17Vous avez dit, ça sera le juge de paix tout à l'heure.
00:44:19Écoutez M. Brisson, qui était avec nous hier soir.
00:44:23D'abord, nous vous exprimons un sentiment de scandale absolu.
00:44:27Au-delà de la manière dont deux journalistes qui travaillent pour le service public, avec deux responsables du Parti Socialiste,
00:44:36ont cherché les meilleurs moyens de désinguer la candidature de Rachida Dati, on en a déjà beaucoup parlé.
00:44:41Il y avait autre chose qui, moi, m'a choqué davantage encore.
00:44:44Ils évoquent, en ce moment, cet électorat de centre droit qui regarde France Inter en masse, dit Thomas Legrand.
00:44:52Et comme ils regardent France Inter en masse, on essayait de voir comment France Inter pourrait finalement être un vecteur de la candidature de M. Glucksmann.
00:45:00C'est quand même extraordinaire, c'est de la manipulation électorale.
00:45:03C'est deux journalistes qui travaillent pour le service public qui prépareraient, avec deux responsables du Parti Socialiste, la stratégie électorale du Parti Socialiste.
00:45:13Excusez-moi, mais si on vous avait vu avec Eliott Deval en train de discuter avec M. Retailleau de la stratégie électorale des Républicains,
00:45:20vous ne seriez peut-être plus à l'antenne à l'heure qu'il est et je ne serais pas face à vous.
00:45:24Je pense quand même que là, on atteint le scandale absolu.
00:45:27Et nous ne sommes pas à service public.
00:45:29Ça veut dire quoi ? Ça veut dire quoi ?
00:45:31Ça veut dire qu'on va biaiser l'information, qu'on va la transformer, qu'on va l'adapter pour que cet électorat, on le canalise vers un projet politique.
00:45:39Le service public, c'est-à-dire la radio et la télé payés par tous les Français.
00:45:44Le bien commun de tous les Français au service d'une stratégie électorale.
00:45:49C'est ce qui me paraît encore plus grave.
00:45:51Bon, cette affaire n'est pas neutre et évidemment, elle fait beaucoup de mal au service public et à son intégrité
00:45:56parce qu'ils ont été pris la main dans le sac.
00:45:59Ce que tout le monde sait, là, vous avez une preuve.
00:46:02Donc, ce n'est pas une bonne publicité.
00:46:04M. Bouisson a placé le débat à la bonne hauteur.
00:46:06Il veut un audit parce que cet incident est révélateur d'un système.
00:46:09Le niveau de propagande sur le service public, c'est stratosphérique.
00:46:13C'est quelque chose qui ne va pas.
00:46:15Ce n'est plus un service public, c'est un service privatisé par un clan.
00:46:18C'est un bourrage de crâne quotidien et de qualité.
00:46:22C'est vrai dans la fiction, c'est vrai dans le divertissement.
00:46:26On avait cité cet animateur qui fait l'action à une jeune femme parce qu'elle avait acheté une voiture.
00:46:30Non mais ça va !
00:46:31Pour qu'il se prenne ces gens-là !
00:46:33Nagui !
00:46:34Je ne citais pas son nom.
00:46:35Donc, vous voyez.
00:46:36Donc, je...
00:46:37Voilà.
00:46:39Et puis dans le plat.
00:46:41La culture.
00:46:42Nous sommes avec Europe 1.
00:46:43Nous sommes avec Europe 1.
00:46:44Oh !
00:46:45Qu'est-ce que vous buvez maintenant ?
00:46:46Comment ça va ?
00:46:47J'ai pas le droit de boire.
00:46:48Bonjour Pascal.
00:46:49Comment allez-vous ?
00:46:50Très bien.
00:46:51Très bien.
00:46:52Et vous-même ?
00:46:53Bah écoutez, vous avez pu arriver tranquillement ce matin.
00:46:56Vous n'étiez pas bloqué, votre appartement, tout ça.
00:46:59Il y a des gens en bas de chez vous.
00:47:00Est-ce que vos enfants sont allés à l'école ?
00:47:02Tiens.
00:47:03Alors, j'en ai une qui n'a pas école parce qu'on est mercredi.
00:47:05Et j'en ai un autre qui va à l'école dans son collège qui est privé.
00:47:09Et donc, il n'a pas de problème ce matin.
00:47:11Ah ! Vous mettez vos enfants dans l'école privée ?
00:47:13Alors, pas la petite.
00:47:14La petite est dans le public.
00:47:15Ah !
00:47:16J'ai les deux pieds moi.
00:47:17Vous êtes le en même temps.
00:47:18D'une certaine manière.
00:47:20Il se défend.
00:47:21Il se défend.
00:47:22Bon.
00:47:23Qu'est-ce que vous allez ?
00:47:24Vous allez parler de quoi, cher Tomé ?
00:47:25Alors, on va parler notamment d'un film que vous allez peut-être aller voir en salle.
00:47:29En tout cas, je pense que le titre doit vous parler.
00:47:31Connemara.
00:47:32Célèbre titre de Michel Sardou.
00:47:34Et donc, c'est un film désormais signé Alex Lutz qui sera avec nous tout à l'heure.
00:47:38Et ça sort aujourd'hui en salle.
00:47:40Voilà.
00:47:41Mais c'est pas le film qui est tiré du livre de Nicolas Mathieu ?
00:47:44De Nicolas Mathieu.
00:47:45Adaptation de son livre.
00:47:46Absolument.
00:47:47C'est l'adaptation de son livre, bien sûr, que vous aviez lu.
00:47:49Que j'avais lu et que j'avais beaucoup aimé à l'époque.
00:47:51Bien sûr.
00:47:52Et là, le film est très réussi aussi.
00:47:54Et c'est un polar ?
00:47:55C'est un...
00:47:56Non, c'est...
00:47:57Non, non.
00:47:58C'est plutôt une histoire d'amour à vrai dire.
00:48:00C'est une histoire de...
00:48:01Oui.
00:48:02Une histoire d'amour.
00:48:03Une histoire d'amour.
00:48:04Une histoire de vie.
00:48:05Ah, une histoire de vie.
00:48:06Oui, oui.
00:48:07Une histoire d'amour.
00:48:08Qui retourne sur les traces de son enfance, finalement.
00:48:12Et qui retrouve son amour de jeunesse.
00:48:14Ah, c'est ça.
00:48:15C'était l'idole du lycée, vous voyez.
00:48:17Bon, bah écoutez, on vous écoutera.
00:48:20Et...
00:48:21Merci, Pascal.
00:48:22Merci beaucoup.
00:48:23On va recevoir Christine Kelly.
00:48:24Pourquoi moi, ce jour-là, ma vie a basculé.
00:48:27C'est chez Fayard.
00:48:28Vous connaissez évidemment, Christine, qui a un rapport si particulier
00:48:31avec le public.
00:48:33Parce que...
00:48:34Et on le voit d'ailleurs sur Europe 1.
00:48:36où les gens ont envie de lui parler, de se raconter, de lui confier, pourquoi pas,
00:48:41des choses.
00:48:42Et elle les écoute avec beaucoup d'empathie.
00:48:45Ce jour-là, ma vie a basculé.
00:48:47Et elle a également très bien connu Monsieur Lecornu.
00:48:50Donc, elle pourra nous donner des informations sur lui.
00:48:55Pas d'info ?
00:48:57Dernière information, plus de 100 interpellations dans toute la France.
00:49:01On en est là.
00:49:02Les lycées bloquées à Paris et un petit peu partout en France.
00:49:05Mais c'est massif.
00:49:06Si on voulait faire une petite synthèse de ce qui se passe en France,
00:49:10ce sont des mouvements épars ou c'est le pays qui s'est arrêté ?
00:49:14Alors, le pays, je ne sais pas.
00:49:15Ce que je peux vous dire, c'est que les grandes villes de France sont toutes concernées
00:49:18par des blocages, soit sur les axes routiers, soit dans les villes avec des regroupements.
00:49:23Pour le moment, ce sont des lycéens devant les lycées.
00:49:25C'est le début.
00:49:26C'est le début.
00:49:27Espérons que ça se calme.
00:49:28Mais voilà, il y a déjà eu des affrontements avec les forces de l'ordre.
00:49:30En ce moment même, il y a des barricades en feu et des interpellations du côté de Toulouse
00:49:35et également des affrontements entre police et manifestants à Clermont-Ferrand.
00:49:39Donc voilà, c'est dans le pays de manière, disons, progressive.
00:49:44C'est en train de monter.
00:49:45Vous allez suivre ça, évidemment.
00:49:47Christine va vous venir à cette table.
00:49:51Nous marquons une pause.
00:49:52A tout de suite.
00:49:56Christine Kelly, pourquoi moi, chez Fayard, ce jour-là, ma vie a basculé ?
00:50:03Et vous nous direz pourquoi.
00:50:06C'est un livre étonnant.
00:50:07Pourquoi c'est un livre étonnant ?
00:50:08Parce que vous parlez beaucoup de vous.
00:50:10Donc, il faut oser parfois parler de soi.
00:50:12Moi, j'aime bien les gens qui parlent d'eux.
00:50:14Parce que c'est...
00:50:15On en sait davantage.
00:50:17Mais c'est très impudique.
00:50:19Pas simple.
00:50:20Très intime.
00:50:22Pas simple.
00:50:23Ne serait-ce que vous entendre parler comme ça.
00:50:25J'ai presque les larmes aux yeux.
00:50:26Non, mais c'est vrai, je suis très émue.
00:50:28Non, non, parce que...
00:50:29Non, non, non, sincèrement, vous savez bien que je suis sensible.
00:50:32C'est difficile de parler de soi.
00:50:33Et puis, je me suis beaucoup livrée.
00:50:35Et je trouve que parler de soi...
00:50:37J'ai remarqué que lorsqu'on parle de soi, on peut aussi parler à certaines personnes
00:50:41qui ont vécu peut-être le même parcours que vous.
00:50:43Donc, leur tendre la main, les encourager.
00:50:45Vous savez que j'ai une association avec des familles monoparentales, des enfants.
00:50:49Et je trouve qu'on est journaliste et de rester en prise directe avec les gens,
00:50:54leur dire ce qu'on a vécu peut-être comme les autres, je trouve que c'est important.
00:50:58Ça n'a pas été si simple.
00:51:00Et tout commence par ce harcèlement scolaire lorsque j'avais 12 ans.
00:51:03Sommaya, la Bidi va nous rappeler les titres et ce qui se passe en France.
00:51:08Selon nos informations, les forces de l'ordre ont déjà procédé à plus d'une centaine d'interpellations dans toute la France.
00:51:1880 000 policiers et gendarmes sont mobilisés sur tout le territoire pour faire face aux tensions de la journée.
00:51:24Des blocages un peu partout.
00:51:26Vous découvrez ces images tournées à Toulouse, en Haute-Garonne,
00:51:29où les manifestants ont érigé des barricades, lancé des fumigènes et brûlé du mobilier urbain, comme vous pouvez le constater.
00:51:36Et puis, Bruno Retailleau soutient la France du courage face à la France du blocage.
00:51:41Les mots du ministre désormais démissionnaire de l'Intérieur en déplacement ce matin au marché de Rungis,
00:51:48qui reconnaît le droit de protester, mais dans le calme et promet la tolérance zéro face au saccage.
00:51:54Merci beaucoup, Smaïa. Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, je partirai, vois-tu ?
00:52:02Je sais que tu m'attends. J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
00:52:06Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
00:52:09Valentin Rouillon est devant le lycée Victor Hugo et il nous attend.
00:52:14Ah, vous m'avez dit que c'était le lycée Victor Hugo.
00:52:18Alors, écoutez, mon effet manqué, c'est le lycée Simone Veil.
00:52:22Simone Veil, elle a écrit moins de poèmes.
00:52:24Bonjour, Valentin. Dites-nous ce qui se passe devant le lycée Simone Veil.
00:52:28Je ne sais même pas dans quel arrondissement il est à Paris.
00:52:31Troisième arrondissement, on me dit.
00:52:33Eh bien, écoutez, Pascal, on est dans le troisième, absolument.
00:52:36On est dans le troisième arrondissement, vous l'avez dit, devant ce lycée Simone Veil.
00:52:39Vous le voyez derrière moi des images, sur les images de Laurent Sellerier,
00:52:42plusieurs dizaines de jeunes lycéens devant leur lycée qui bloquent l'accès de leur établissement
00:52:48dans cette rue de Poitou du troisième arrondissement.
00:52:51Un dispositif des forces de l'ordre devant ce lycée qu'une dizaine de policiers
00:52:55avec une manifestation plutôt pacifique.
00:52:58Alors, une porte latérale a été ouverte à côté de nous pour laisser passer ceux qui le souhaitent
00:53:04pour rentrer dans leur établissement, pour assister à leur cours.
00:53:06Alors, nous avons discuté avec un lycéen qui nous disait qu'il laissait évidemment passer ceux qui voulaient travailler.
00:53:12Alors voilà, pour l'instant, très pacifistes, plusieurs points comme celui-ci pourraient s'installer,
00:53:15vous le savez, sur d'autres points stratégiques à Paris dans les plusieurs heures.
00:53:19Voilà, Pascal.
00:53:20Manifestement, il y a plein de jeunes qui sont avec vous, donc ils ont peut-être envie de parler.
00:53:23Moi, j'aimerais bien les entendre.
00:53:24Il y a une jeune fille qui est juste derrière.
00:53:26Demandez à cette jeune fille qui est juste derrière vous par exemple.
00:53:29Retournez-vous.
00:53:30Demandez-lui si elle veut parler à la caméra.
00:53:33Demandez-lui si elle veut parler.
00:53:35Je n'ai pas entendu du bien sur vous.
00:53:36Est-ce que vous voulez vous exprimer et savoir pourquoi vous manifestez ici ?
00:53:40Je crois que c'est un petit peu difficile ici, voilà.
00:53:45Voilà, vous l'entendez, c'est un peu compliqué.
00:53:47Et qu'est-ce qu'ils disent ces brefs des gens ?
00:53:50Ah ben voilà.
00:53:52Alors je ne le vois pas très bien.
00:53:54Non mais c'est intéressant de les écouter parce que c'est toujours vraiment très intéressant d'écouter ces jeunes gens.
00:53:59Merci Valentin.
00:54:00Merci beaucoup.
00:54:01Merci.
00:54:02Merci beaucoup.
00:54:04Non mais c'est intéressant parce que, et ce qu'ils disent, c'est intéressant.
00:54:08C'est le sous-texte qui est intéressant parce que peut-être que la dimension comique échappe à certains téléspectateurs qui ne connaissent pas Paris.
00:54:13Le troisième et le quatrième là où les lycées bloquées, ce sont des zones vitrifiées où habitent très peu de gens, que des bobos.
00:54:19Il n'y a quasiment plus aucune voiture.
00:54:21Donc si vous voulez, c'est des privilégiés parmi les privilégiés.
00:54:24Et c'est des petits bourgeois qui mettent une cagoule une fois ou deux fois par an et qui crient facho.
00:54:29Donc c'est le comble du ridicule en réalité.
00:54:32Je suis d'accord avec vous.
00:54:33Ce sont des super privilégiés qui jouent à se révolter contre le système dont ils bénéficient à chaque minute de leur existence.
00:54:40Donc il y avait quelque chose de très drôle, mais ils ne s'en aperçoivent pas.
00:54:43Avec une difficulté à faire une phrase, manifestement.
00:54:46Mais parce qu'ils ne savent même pas les pauvres dire tout ce que c'est.
00:54:48Mais en revanche, ils peuvent venir nous parler s'ils le souhaitent.
00:54:53Troisième arrondissement.
00:54:54Non mais c'est vrai que...
00:54:56Bon, avant de parler avec Christine, l'actualité internationale, il y a quand même deux, trois petites choses.
00:55:00Ce qui s'est passé à Doha hier.
00:55:02Alors ce qui s'est passé à Doha, oui, c'est une première.
00:55:06C'est la première fois qu'Israël tape au Qatar, donc bombarde et essaie de liquider les négociateurs.
00:55:12C'est rarissime quand même que dans une négociation, l'une des parties cherche à écraser sous les bombes le négociateur à l'endroit même où les négociations doivent avoir lieu.
00:55:23Donc ça, c'était une première.
00:55:25Il y a une raison à ça, c'est que...
00:55:27D'ailleurs, il y a eu une conjonction extraordinaire, une coïncidence extraordinaire, c'est que le Hamas a revendiqué la tuerie aveugle, l'attentat aveugle de Jérusalem il y a trois jours,
00:55:39au moment précis où les bombes s'écrasaient sur la tête des responsables du Hamas.
00:55:45Le ciel leur est tombé dessus à l'instant précis où ils venaient publiquement de revendiquer la tuerie de Jérusalem.
00:55:52Il y a donc eu une vengeance des Israéliens qui ont le bras long, qui tiennent à le faire savoir.
00:55:57Leur armée et leurs services de renseignement sont bien faits.
00:56:00Et après avoir frappé au Liban, en Syrie, au Yémen, en Iran, ils s'en sont pris au Qatar.
00:56:07Problème, juste un mot encore, le problème c'est que le Qatar, c'est là aussi où il y a le centre com' américain,
00:56:13c'est protégé dans son espace aérien, il est sous-disant protégé par les Américains.
00:56:16Les Américains ont laissé faire, ils ont prévenu au dernier moment l'émir,
00:56:21il paraît que M. Witkoff, l'envoyé spécial de Donald Trump, était au téléphone avec l'émir
00:56:27alors que les bons étaient en train de s'écraser sur la banlieue nord,
00:56:31la banlieue, le quartier résidentiel au nord de Qatar, de Doha.
00:56:35Et évidemment, Donald Trump n'a pu que désavouer ce qui venait de se passer en disant que c'est très regrettable.
00:56:43Donc voilà, c'est une affaire qui est très bonne pour les otages à Gaza.
00:56:49D'ailleurs, je crois qu'Emmanuel Macron va recevoir les familles d'otages.
00:56:53Il y aura cinq familles reçues à l'Elysée du Nord.
00:56:55Oui, il serait temps.
00:56:57Oui, mais c'est important de le dire néanmoins.
00:56:59Écoutons M. Netanyahou qui a pris la parole.
00:57:03J'ai dit au début de la guerre qu'aucun de ceux qui ont perpétré le massacre ne serait exempté
00:57:08et en tant que Premier ministre d'Israël, j'ai agi pour tenir cette promesse.
00:57:12Je le fais à la fois pour régler les contacts des meurtriers et pour assurer la sécurité future des citoyens.
00:57:17Une grande partie du monde, y compris une grande partie du monde démocratique ou du moins des gouvernements, ont honteusement oublié le 7 octobre.
00:57:30Mais je n'oublie pas et Israël n'oubliera jamais. Jamais.
00:57:36Le Premier ministre Qatari a pris la parole. Écoutons-le.
00:57:39Netanyahou lui-même a déclaré qu'il allait remodeler le Moyen-Orient.
00:57:46Ce message implique-t-il qu'il envisage également de remodeler le Golfe ?
00:57:50Nous croyons qu'aujourd'hui, nous avons atteint un moment charnière.
00:57:53Il doit y avoir une réponse de toute la région à de tels actes barbares.
00:58:02Si on vous le disait, cette décision a été prise par le Premier ministre Netanyahou et non par moi.
00:58:06C'est Donald Trump qui a écrit cela sur son réseau social.
00:58:10Et puis Emmanuel Macron, les frappes israéliennes de ce jour au Qatar sont inacceptables.
00:58:14Quel qu'en soit le motif, j'exprime ma solidarité au Qatar et à son émir.
00:58:19Le Tchèque Tamim al-Tani, la guerre ne doit en aucun cas s'étendre dans la région.
00:58:25Voilà pour ce chapitre.
00:58:27Juste un mot, il reçoit les familles des otages.
00:58:30C'est encore une façon de donner des coups de pied dans les chevilles de Benjamin Netanyahou qu'un jour avant la reconnaissance de la Palestine.
00:58:37Le Tailleux est en train de s'exprimer, me dit Marine Lançon.
00:58:39Pardonnez-moi de vous couper, Vincent, sur ce qui se passe en France.
00:58:42Le ministre de l'Intérieur, est-ce qu'on peut l'écouter ?
00:58:47Manifestement, le son n'est pas présent.
00:58:51Je ne sais pas si le son est là.
00:58:52La direction nationale des renseignements territoriaux, la DGSI.
00:58:55Il y avait évidemment les forces de sécurité intérieures.
00:58:59Il y avait évidemment une douzaine de ministres, ceux qui sont bien sûr les plus concernés.
00:59:06Donc la journée a commencé très tôt, mais la nuit a été plutôt calme.
00:59:12C'est dès l'aube que les premières actions se sont déroulées,
00:59:15et ces actions ont confirmé ce que nous pressentions,
00:59:19ce qui nous avait été remonté par nos services de renseignement dès hier,
00:59:22sur la nature de cette mobilisation.
00:59:25Les choses sont désormais très claires.
00:59:27La mobilisation n'a rien d'une mobilisation citoyenne.
00:59:30Elle a été détournée, confisquée,
00:59:33captée par la mouvance de l'extrême-gauche, de l'ultra-gauche,
00:59:38appuyée par le mouvant des insoumis.
00:59:41C'est très très clair, notamment dans les modes opératoires, dans les modalités.
00:59:45Un bus à Rennes qui a été brûlé de façon assez violente.
00:59:50Une opération de sabotage dans le sud-ouest qui a eu lieu avec des câbles électriques sur une voie,
00:59:57ce qui a endommagé, bien sûr, l'ensemble du système SNCF,
01:00:01ce qui a dû interrompre la circulation, notamment entre Toulouse et Hoche.
01:00:06Et on a bien vu aussi, y compris, un tir de mortier, non seulement sur des forces de l'ordre,
01:00:10mais aussi sur une ambulance, un VSAB des sapeurs-pompiers qui a été visé.
01:00:16Donc on a, en fait, des groupuscules qui sont aguerris, qui sont mobiles,
01:00:20qui sont souvent masquées, cagoulées, qui sont vêtues de noir,
01:00:24où on peut reconnaître, en réalité, la marque, l'ADN des mouvances de l'extrême-gauche et de l'ultra-gauche.
01:00:34Ce que je voulais dire aussi, c'est qu'en France, on a le droit de protester, on a le droit de manifester,
01:00:41on a le droit de se mobiliser, à la condition de respecter la loi,
01:00:45à la condition, évidemment, de ne pas entraver les Français, cette France des honnêtes gens,
01:00:53qui veut pouvoir se déplacer, qui veut pouvoir aller au travail,
01:00:57qui veut pouvoir accomplir les gestes qu'elle a besoin d'accomplir du quotidien.
01:01:01Et autant nous accompagnerons ce jour les mouvements, les rassemblements,
01:01:07les manifestations qui ont été déclarées pour assurer qu'elles puissent se dérouler
01:01:12dans les meilleures conditions possibles, autant où les consignes que nous avons données,
01:01:17que j'ai données aux forces de l'ordre sont très fermes.
01:01:20Il s'agit de ne tolérer aucun blocage, évidemment pas de boycott,
01:01:24dès lors qu'il y a des rocades, dès lors qu'il y en a eu qui ont été bloquées,
01:01:30elles ont été débloquées au moment où je vous parle, dès lors qu'il y a eu des dépôts,
01:01:34de trams, de bus, de bloqués, là aussi on a procédé à des blocages.
01:01:40Mais à chaque fois qu'il y a une tentative soit de blocage ou de faits de violence,
01:01:47de faits délictuels, alors nos forces de sécurité intérieure ont une consigne,
01:01:51c'est d'intervenir, c'est d'être rapide, d'être agile.
01:01:54Et au moment où je vous parle, nous avons eu près de 200 interpellations
01:01:59avec une cinquantaine d'actions de déblocage qui concernent aussi bien des rocades, des voies,
01:02:06qui concernent des dépôts, trams, bus, etc. sur l'ensemble du territoire.
01:02:12Je voudrais vraiment, moi, condamner ces actes que je viens de décrire qui sont inacceptables,
01:02:17condamner celles et ceux qui se sont livrés à ces actes de sabotage.
01:02:22Je parlais tout à l'heure de la ligne SNCF.
01:02:26Condamner ceux qui portent des masques, qui essaient d'échapper grâce à l'anonymat
01:02:33aux forces de l'ordre pour bloquer, encore une fois, des ronds-points, des périphériques,
01:02:39mais surtout qui empêchent la liberté pour les Français d'aller et de venir.
01:02:44Il ne doit pas y avoir de prise d'otages et ces blocages-là, encore une fois,
01:02:49c'est une tentative, là encore, d'entraver les déplacements et la liberté des Français.
01:02:54Je voudrais aussi, quand même, condamner ces élus qui, malheureusement, portent parfois et souvent,
01:03:01puisqu'ils sont des députés, notamment, l'écharpe tricolore et qui, pour autant, sur les réseaux,
01:03:08ont des mots d'ordre qui sont des mots d'ordre d'appel à l'insurrection, au soulèvement ou bien à la violence.
01:03:14On voit bien que ceux-là veulent profiter, ce mouvement politique veut profiter de cette mobilisation
01:03:23pour créer un climat insurrectionnel en France et donc nous y opposons de toutes nos forces.
01:03:30Ils n'y parviendront pas.
01:03:31Ensuite, je veux vraiment rendre hommage à nos forces de l'ordre.
01:03:35Nous avons mobilisé beaucoup, beaucoup de policiers, de gendarmes, de fapeurs-pompiers aussi.
01:03:40Pour ce qui concerne les forces de sécurité intérieures, je vous le rappelle,
01:03:44c'est près de 80 000 hommes et femmes qui sont mobilisés.
01:03:47Je donne cette comparaison pour que vous puissiez en prendre la mesure de la mobilisation.
01:03:52Le 14 juillet, c'était 65 000.
01:03:55Cette fois-ci, c'est 80 000, avec des moyens d'hélicoptères, de centaures,
01:04:01c'est-à-dire des engins blindés, des lanceurs d'eau.
01:04:04Bref, on a mis les moyens de drones aussi pour faire en sorte que force reste évidemment à la loi.
01:04:12Elles interviennent souvent dans des conditions très difficiles.
01:04:17Elles ont été visées par des tirs de mortier.
01:04:20Elles ont été visées par exemple par des pavés de pierres de plusieurs kilos
01:04:25qui visaient à blesser ou même pirateer.
01:04:28Voilà.
01:04:29Je voudrais vraiment saluer leur courage et il y a quelque chose qui me frappe d'un côté.
01:04:33Il y a cette France du courage, celle de ces hommes, de ces femmes en bleu
01:04:38et de l'autre côté, la France du sabotage en noir.
01:04:41Encore une fois, comme je le disais, des cagoules noirs.
01:04:44Et c'est ce face-à-face qu'on voit aujourd'hui.
01:04:47Nos forces de l'ordre sont là pour protéger nos concitoyens,
01:04:50y compris pour celles et ceux d'entre eux qui voudront manifester leur colère,
01:04:55s'ils le souhaitent, dans la journée.
01:04:57J'ai donc donné des consignes de grande fermeté, de grande réactivité, de grande mobilité.
01:05:02Preuve en est d'ailleurs le nombre d'interpellations que je vous citais.
01:05:08Pour terminer, je pense qu'on en est, au moment où je vous parle,
01:05:12qu'à la première phase de cette journée, on va basculer dans quelques heures dans une autre phase,
01:05:18puisque à partir de la fin de matinée, il y aura des rassemblements, il y aura des manifestations.
01:05:23Fin de matinée et dans l'après-midi, avec un risque particulier.
01:05:27Et je voudrais appeler les uns et les autres à leur responsabilité,
01:05:32puisque ces groupuscules les plus violents vont tenter de s'infiltrer,
01:05:36de suivre la mobilisation un peu plus populaire qui pourrait avoir lieu, notamment dans les centres-villes.
01:05:43Là encore, nous ne céderons rien, nous ne reculerons pas.
01:05:46Mais les tentatives, précisément, d'utiliser ce levier de cette mobilisation dans les centres-villes,
01:05:53pour là encore provoquer des violences, devra être déjouée.
01:05:57C'est plus compliqué dès lors que ces groupuscules se mêlent à des populations plus importantes.
01:06:03Mais les forces de l'ordre y veilleront dans toute la mesure de leurs moyens.
01:06:08Et encore une fois, les consignes ont été claires, elles seront respectées.
01:06:13Et nous ferons des interpellations pour pouvoir déférer ces violences à la justice.
01:06:20Bon, on a compris l'essentiel évidemment de l'intervention du ministre de l'Intérieur,
01:06:25c'est l'ultra-gauche, comme on l'imaginait, d'ailleurs comme on l'a vu sur les images.
01:06:28C'est pas un mouvement citoyen, c'est la première phrase du ministre de l'Intérieur,
01:06:31c'est pas un mouvement citoyen, c'est récupéré par l'ultra-gauche,
01:06:35ce qui rend les manifestations très difficiles d'ailleurs.
01:06:37Et qui, c'est ça le paradoxe, qui sauve Emmanuel Macron ?
01:06:40Parce que ceux qui voudraient vraiment manifester et qui voudraient exprimer leur colère,
01:06:46ben ils peuvent pas, parce que c'est récupéré par l'ultra-gauche.
01:06:50Bon, Christine est avec nous, je voulais qu'on parle peut-être de la Pologne,
01:06:53mais Christine est là, il ne nous reste que 10 minutes,
01:06:55mais effectivement l'actualité est ainsi, Christine.
01:06:57Alors d'abord, parlez nous de Sébastien Lecornet,
01:07:01parce qu'il se trouve que vous le connaissez plutôt bien.
01:07:03Pourquoi vous le connaissez si bien ?
01:07:05Alors j'ai rencontré chez des amis il y a quelques années,
01:07:08peut-être une vingtaine d'années.
01:07:09Et très simple, très gentil, il a beaucoup évolué effectivement depuis.
01:07:14Il a été ministre de l'Outre-mer, là aussi je l'ai bien connu,
01:07:20mais il a été ministre de l'Outre-mer au moment de la crise du Covid,
01:07:23ça a été très difficile pour lui, et il me demandait souvent des conseils,
01:07:27comme à beaucoup de personnes, et j'aimais bien cette humilité qu'il a toujours eue
01:07:31de prendre des conseils auprès de ceux qu'il connaissait sur la Guadeloupe.
01:07:35Il me demandait tout le temps mon avis, par exemple.
01:07:37Et ça m'a beaucoup touchée.
01:07:39C'est quelqu'un aussi qui m'a décorée,
01:07:42officier-chevalier de l'Ordre national du mérite, peu importe,
01:07:45mais autant dire les choses aussi clairement.
01:07:47Et c'est quelqu'un qui, partout où il passe,
01:07:49alors on ne sait pas ce qu'il donnera en tant que Premier ministre,
01:07:51mais partout où il passe, il est apprécié.
01:07:53C'est un homme de dialogue, il ne réussit peut-être pas toujours,
01:07:55mais partout où il passe, c'est quelqu'un qui est extrêmement apprécié
01:07:58pour sa discrétion, pour son sourire, pour son humilité,
01:08:02et pour sa fermeté dans la discrétion.
01:08:05Et son intelligence.
01:08:06Et son intelligence.
01:08:07Même au ministère des Armées, c'est quelqu'un qui apprécie.
01:08:09Mais c'est un macroniste.
01:08:10Mais c'est un macroniste.
01:08:11On verra ce qu'il donne.
01:08:12Il est associé au bilan, c'est tout.
01:08:15C'est ce que je dis.
01:08:16Le bilan n'est pas bon.
01:08:17Le bilan est même très mauvais.
01:08:19Donc forcément...
01:08:20Et François Bayrou lui avait volé Matignon,
01:08:22si on peut se le permettre, entre guillemets.
01:08:23Donc là, c'est une sorte de revanche.
01:08:25J'avais échangé avec lui à ce moment-là.
01:08:26Donc je pense qu'il est très content.
01:08:27Bon.
01:08:28Vous avez grandi évidemment en Guadeloupe.
01:08:29Et bien sûr, vous avez été membre du conseil supérieur du CSA.
01:08:33Vous avez été sur LCI.
01:08:34Bon.
01:08:35Moi, je vous connais et je vois bien les gens de télévision.
01:08:39Chacun a un rapport avec le public.
01:08:42Bon.
01:08:43Je trouve que vous avez un rapport assez particulier.
01:08:45Je vois, et je le vois sur Europe 1 où vous êtes aujourd'hui,
01:08:49les gens, d'abord vous aiment.
01:08:52Ils viennent naturellement vers vous.
01:08:55Ils ont envie, pourquoi pas, d'un conseil,
01:08:58comme si vous pouviez les aider dans leur vie quotidienne,
01:09:02comme si vous les compreniez.
01:09:04Il y a cette dimension-là d'empathie qui se met en place chez vous.
01:09:08Et ce lien-là, qui existe entre une journaliste,
01:09:12une personnalité et le public, n'est pas si fréquent.
01:09:15Et vous dites beaucoup dans le livre qu'il y a une différence entre ce que vous êtes et ce que vous projetez.
01:09:22Et moi, je ne suis pas trop d'accord avec vous.
01:09:23Je pense que les gens, ils savent qui vous êtes.
01:09:25Ils ont compris qu'il y a une sensibilité.
01:09:28Il y a quelqu'un qui a été blessé.
01:09:31Il y a quelqu'un qui peut les comprendre, qui les écoute, etc.
01:09:35Donc, j'étais surpris que souvent, vous disiez ça.
01:09:38Et moi, j'ai le sentiment que le public, il comprend tout.
01:09:41Il devine tout.
01:09:42Il sait qui est Hervouette.
01:09:44Il sait qui est Nolo.
01:09:45Il sait qui nous sommes.
01:09:46Il décode tout.
01:09:47Tu ne peux pas tricher en télévision.
01:09:49C'est le sentiment que j'aime.
01:09:50J'avoue qu'avec les années, je me suis rendu compte que le public, effectivement, petit à petit, était plus à même de comprendre, effectivement, qui je suis que d'autres, effectivement.
01:10:02Mais ça a été progressif.
01:10:04Mais on vit aussi dans une société pascale où ce n'est pas forcément le public aussi qui définit votre image.
01:10:11C'est aussi d'autres personnes qui ne sont pas nos amis.
01:10:14Vous avez vu tout à l'heure, facho, facho, ils ne savent même pas ce que ça veut dire facho.
01:10:18On l'a vu tout à l'heure.
01:10:19Alors qu'on traite toujours de facho celui qui ne peut pas vous mettre un coup de poing dans la gueule, si vous permettez l'expression.
01:10:24Et on voit beaucoup de personnes qui vous définissent comme moi.
01:10:27On me définit aujourd'hui aussi de facho aussi, de raciste aussi, de quelqu'un de l'extrême droite, si vous permettez.
01:10:35Mais pas le public, c'est sûr.
01:10:37Mais pas le public, c'est une petite camarilla de gens.
01:10:40Et le message que je vais faire passer aussi à travers le livre, qui commence par ce harcèlement scolaire que j'ai vécu à l'âge de 12 ans,
01:10:47et après qui se prolonge dans la vie par un certain harcèlement que tout le monde peut vivre, toute personnalité...
01:10:53Et ça vous touche, ce que les gens disent de vous ?
01:10:56Ça vous touche ou vous en touchez ?
01:10:59Ça me touche, comme dit ma meilleure amie Gigi, écoutez, absorber et rejeter.
01:11:04Ça me touche, mais je rejette.
01:11:06Ça me touche, mais je me dis tout le temps que les gens, en général, qui vous insultent, ne veulent pas la vérité.
01:11:13Ils veulent la version de vous qui corresponde à leurs préjugés.
01:11:16Ils veulent la version de vous qui les met à l'aise.
01:11:18Ils veulent la version de vous qui permet de les maintenir supérieurs.
01:11:22Et je trouve que c'est un message aussi à faire passer, que ce soit dans le harcèlement scolaire,
01:11:27que ce soit dans le harcèlement tout court, quelles que soient les personnalités publiques.
01:11:31J'ai rencontré beaucoup de jeunes qui ont envie de se lancer, par exemple, dans la politique pour sauver la France,
01:11:36et qui se disent, mais moi j'ai peur d'avoir cette étiquette de facho...
01:11:39Ah oui, si tu veux pas prendre des coups, faut pas faire de la télévision, c'est sûr, sur aujourd'hui.
01:11:43Voilà, et je trouve que c'est un message à faire passer pour pouvoir être en forme d'une certaine résistance,
01:11:48et de savoir faire la part des choses, et de savoir construire un peu ces murs de la résistance et de la résilience.
01:11:55C'est vrai qu'aujourd'hui, personne ne résisterait à 5 ans de réseaux sociaux,
01:11:59si tu es président de la République, que tu t'appelles de Gaulle, Pompidou ou Giscard.
01:12:02Aujourd'hui, c'est terrible, les réseaux sociaux, t'en sors et serez,
01:12:05et le président de la République, de ce point de vue-là, sa fonction est compliquée.
01:12:09Alors, vous racontez effectivement un événement clé.
01:12:11En fait, vous racontez deux événements clés.
01:12:13Le premier, c'est qu'un jour, vous perdez la mémoire pendant une émission.
01:12:16Ça, ce qui est quand même très…
01:12:17Incroyable.
01:12:18Mais qu'est-ce que vous appelez perdre la mémoire ?
01:12:20Incroyable.
01:12:21Vous savez que je n'ai jamais su ce qui m'est arrivé.
01:12:23On était le 26 mai 2021.
01:12:25Oui.
01:12:26J'avais passé 48 heures en Guadeloupe parce que ma mère avait été hospitalisée pour le Covid.
01:12:30J'atterris.
01:12:31Je crois que je suis super forte.
01:12:32Deux, trois cafés.
01:12:33J'enregistre l'émission Histoire.
01:12:35Je viens faire l'émission Face à l'Info.
01:12:36Je suis avec Éric Zemmour sur le plateau.
01:12:38Et puis, il y a un moment où je ne comprends rien de ce que dit Éric Zemmour.
01:12:43Je regarde mes fiches, je me dis, mais qui a écrit mes fiches ?
01:12:46Je me dis, mais c'est bien moi qui ai écrit mes fiches.
01:12:48Alors, j'ai une partie de ma mémoire qui est consciente et l'autre partie qui est complètement inconsciente.
01:12:53Je me dis, mais je me vois bien écrire mes fiches.
01:12:55Oui, c'est bien moi qui ai écrit mes fiches.
01:12:56Je l'écoute, mais je ne comprends rien.
01:12:58Comme s'il parlait un langage technique.
01:13:00C'est fou.
01:13:01Mais c'est terrible, Pascal.
01:13:02Je suis rentrée chez moi, les larmes aux yeux.
01:13:04Je regarde ensuite, je me dis, je crois que je passe de chroniqueur en chroniqueur.
01:13:08Je ne suis pas sûr.
01:13:09Mais je regarde tout le monde.
01:13:10Personne ne se rend compte que j'ai perdu la moitié de ma mémoire.
01:13:13Je passe à le chroniqueur.
01:13:14Il y avait Éric de Rydmatten à l'époque.
01:13:16Je passe ensuite aux chroniqueurs.
01:13:17Je lis mot pour mot mes fiches.
01:13:19Je ne sors pas de ce qui est écrit.
01:13:21Déjà, je me dis, j'arrive à lire.
01:13:23C'est un truc de fou.
01:13:24Et je continue.
01:13:25Et à la fin, je regarde, je me dis, je ne vais quand même pas leur dire.
01:13:28Je regarde, ils n'ont rien vu.
01:13:30Et j'essaie de rentrer chez moi.
01:13:32J'essaie de trouver mes clés.
01:13:33J'essaie de trouver mon parcours.
01:13:35J'essaie de trouver mon chemin.
01:13:36J'essaie de trouver mon parking.
01:13:37J'essaie de trouver ma maison.
01:13:39Oui, mais j'essaie.
01:13:40Ça veut dire quoi ?
01:13:41Si vous avez perdu la mémoire, on n'essaye pas.
01:13:42Si vous n'avez pas de mémoire, c'est pour vous et de votre voiture.
01:13:44Finalement, petit à petit, vous rendez compte.
01:13:47Ou on a perdu la mémoire ou on ne l'a pas perdue ?
01:13:50Comme je vous dis, j'ai perdu la moitié de ma mémoire.
01:13:53Donc vous rendez compte.
01:13:54La moitié de la mémoire, c'est étrange la moitié de la mémoire.
01:13:57Moi, je vous dis ce qui s'est passé.
01:13:59Que ça soit étrange, c'est le minimum qu'on puisse définir d'étrange.
01:14:02Sinon, je n'aurais pas raconté et je n'aurais pas ouvert le livre avec ça.
01:14:05Je veux dire, bien sûr que c'est étrange.
01:14:07Qu'est-ce qui s'est passé ?
01:14:08Je n'en sais rien.
01:14:09Je n'en sais rien du tout.
01:14:10Sauf que c'était une alerte.
01:14:12Une alerte du corps qui lâche lorsque vous ne vous occupez pas de votre corps.
01:14:16Et c'est ce que je vais faire passer comme message.
01:14:18C'est-à-dire que j'ai fait toutes sortes d'examens après.
01:14:20Je crois que c'était un AVC.
01:14:21Je crois que c'était, je ne sais pas, toutes sortes de crises.
01:14:25Il ne s'est rien passé.
01:14:27On n'a rien vu, en tout cas dans mon corps.
01:14:29Sauf que c'était une alerte.
01:14:31Et alors, l'autre événement évidemment important de votre vie.
01:14:34Pourquoi moi ?
01:14:35Vous dites, vous allez en 81.
01:14:38Vous racontez un événement marquant de votre enfance.
01:14:41Est-ce que je peux dire ce que vous lisez sur...
01:14:45Je ne sais pas s'il faut le dire.
01:14:47Vous êtes insulté, on va dire.
01:14:49Sur le balcon du bâtiment principal, vous entrez dans la cour de l'école.
01:14:55Et puis là, il y a une insulte qui vous concerne.
01:14:59Et que cette insulte, elle va vous marquer à jamais.
01:15:02C'est ce que vous parlez de harcèlement.
01:15:04Et c'est pour ça que ce témoignage peut être intéressant d'ailleurs
01:15:06pour ceux qui nous écoutent ou qui l'ont connu.
01:15:08Puisque là, votre vie change.
01:15:10Il suffit d'une fois pour être victime de harcèlement scolaire.
01:15:13Et imaginez, ma fille, elle a 11 ans.
01:15:15Elle aura bientôt 12 ans.
01:15:1612 ans, vous avez deux couettes.
01:15:19Vous avez une jupe qui arrive jusqu'aux chevilles.
01:15:21Vous êtes protestante jusqu'au bout des ongles.
01:15:24Vous avez la rigueur dans l'âme.
01:15:26C'est-à-dire école et église.
01:15:28C'est tout ce que vous connaissez.
01:15:29Et vous arrivez un jour au collège.
01:15:31Et votre nom est insulté sur le balcon.
01:15:34Et vous ne savez pas pourquoi.
01:15:36Et là, vous perdez pieds.
01:15:38Vous perdez la notion du temps.
01:15:39Vous perdez qui vous êtes.
01:15:41Vous perdez toute sensation.
01:15:43Vous allez en cours.
01:15:44Vous ne savez même pas ce qui se passe en cours.
01:15:46Vous rentrez chez vous.
01:15:47Vous ne savez même pas ce qui se passe.
01:15:48Et je me suis rendu compte 40 ans plus tard
01:15:50que je n'en ai pas parlé à ma mère.
01:15:52Je n'en ai pas parlé à mon père.
01:15:53Je n'en ai pas parlé à mes frères.
01:15:54À qui je dis pourtant tout.
01:15:56Et j'avais intériorisé cette insulte.
01:15:58Mais en y pensant en permanence.
01:16:00Et en me disant.
01:16:02Mais comment on peut à ce point
01:16:04m'insulter de ce que je ne suis pas
01:16:07et que je ne peux pas être ?
01:16:08Je ne peux pas être.
01:16:10Et cette insulte et cette violence
01:16:13dans le corps d'un enfant de 12 ans
01:16:15résonne pendant des années.
01:16:17On s'enfouit pendant des années.
01:16:19On se bat pendant des années pour le faire taire.
01:16:22Ce corps qui a été insulté.
01:16:24Et jusqu'au moment où il craque.
01:16:25C'est un livre, je l'ai dit impudique.
01:16:27Il faut pouvoir parler de soi comme vous parlez.
01:16:29De votre vie.
01:16:30De vos frères.
01:16:31De vos amours.
01:16:32De votre fille.
01:16:33De beaucoup de choses.
01:16:34On me traite de négresse maison.
01:16:35Écrivez-vous.
01:16:36De facho.
01:16:37Lorsque vous arrivez sur CNews.
01:16:38Et que vous faites l'émission avec Eric.
01:16:39On me reproche de soutenir l'extrême droite.
01:16:41Il y a même des gens qui se sont détachés de vous.
01:16:43Des gens avec qui vous étiez amis.
01:16:44En tout état de cause.
01:16:45Personne ne parie un copec sur moi.
01:16:47Personne ne croit en l'avenir de cette émission.
01:16:49Pas deux jours d'émission.
01:16:50C'est intenable.
01:16:51J'entends dire autour de moi.
01:16:52Pas une semaine.
01:16:53C'est impossible.
01:16:54Elle ne tiendra pas.
01:16:55C'est vrai que quand cette émission avec Eric a commencé.
01:16:59Beaucoup de gens imaginaient qu'elle ne marcherait pas.
01:17:02Le public a été au rendez-vous assez rapidement.
01:17:04J'ai déjà l'expérience du décalage entre l'image que d'autres se font de moi.
01:17:07Et la personne que je suis réellement.
01:17:09Je me rends compte que ce malentendu m'est familier depuis l'âge de 12 ans.
01:17:12C'est là que je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous.
01:17:15J'ai l'impression qu'au contraire, les gens, ils ont perçu précisément ce que vous êtes.
01:17:20Vous qui m'avez connu à LCI, par exemple, Pascal.
01:17:23On s'est connu là-bas avec Vincent aussi.
01:17:25Vincent qui tapote sur son téléphone.
01:17:26Mais à l'époque, je ne suis pas sûre.
01:17:29Je pense que ça a pris des années.
01:17:31Regardez, vous avez fait quelque chose quand Jean-Claude Dacier a quitté LCI.
01:17:37C'est vous qui aviez organisé tout un grand dîner pour lui rendre hommage.
01:17:41Lui rendre hommage avec tout le monde.
01:17:43Vous avez appelé tous les journalistes.
01:17:45Moi, je ne connais pas beaucoup de gens qui font ça.
01:17:47Ça lui a fait plaisir.
01:17:48J'imagine à Jean-Claude.
01:17:49Moi, j'étais convié.
01:17:50Il y avait David Pujadas.
01:17:51Vous aviez invité tous ceux qu'il avait plus ou moins accompagnés dans la vie professionnelle.
01:17:56Tout le paysage de vie est le français.
01:17:58Il n'était plus en fonction.
01:18:00On est d'accord.
01:18:01Je ne sais plus si c'était un an, deux ans ou trois ans après.
01:18:04Il n'y avait plus.
01:18:05En tout cas, il y avait Laurent Diary au 20h de la fin.
01:18:07Voilà.
01:18:08Mais c'était simplement...
01:18:09D'abord, c'était agréable.
01:18:10C'était simplement gentil.
01:18:11C'était gratuit.
01:18:12Et pourquoi vous dites ça ?
01:18:13Parce que c'est gentil.
01:18:14Et c'est bienveillant.
01:18:15Je trouve que c'est bien les gens qui font des choses gratuitement.
01:18:18Vous n'avez rien à retirer de ça.
01:18:20Il n'était plus en fonction.
01:18:22Bon, ben ça, c'est une barre de vous.
01:18:24Et que cette empathie ou cette gentillesse, je pense que les gens ont perçu ça.
01:18:28Qu'est-ce qu'ils vous disent, les gens dans la rue ?
01:18:30Exactement ce que vous dites, effectivement.
01:18:32Et c'est vrai, lorsque j'ai commencé l'émission Face à l'Info,
01:18:34vous avez été l'un des rares à me soutenir, soyons clairs.
01:18:37Dès le début, d'ailleurs.
01:18:38Et il y avait un grand décalage entre, effectivement,
01:18:41les 50 articles par jour m'insultant, les messieurs les réseaux sociaux,
01:18:45et les Français.
01:18:46Quand je sortais dans la rue et qu'ils me parlaient de cette bienveillance.
01:18:50Et Serge Nédia, qui trois jours après, je le dis dans le livre,
01:18:53disait que c'était une émission de la bienveillance.
01:18:55Je lui ai dit, mais comment vous pouvez dire que l'émission avec Éric Zemont,
01:18:58c'est une émission de la bienveillance ?
01:18:59Il m'a dit, mais vous, c'est une émission de la bienveillance.
01:19:02Et le public disait aussi la même chose.
01:19:04Alors, vous savez, aujourd'hui, Pascal, la bienveillance,
01:19:07elle est souvent critiquée.
01:19:09Et on est accusé d'être...
01:19:11Bon, alors, évidemment, on est collègues tous les deux.
01:19:13Donc, forcément, on peut se dire, oui, il dit du bien du livre,
01:19:17parce qu'ils travaillent ensemble et c'est aux éditions à Fayard.
01:19:21Ben non, je pense que ce livre touchera les uns et les autres.
01:19:24Parce que, d'abord, il y a une curiosité que vous éveillez.
01:19:29Il y a beaucoup de gens qui ont envie de savoir qui vous êtes, tout simplement.
01:19:33Donc, ce livre répond à cela, racontez votre vie.
01:19:38Je pense qu'effectivement, c'est un exercice particulier.
01:19:40Vincent Herouet ne le ferait pas.
01:19:42Non, mais je remercie...
01:19:43Vincent Herouet, je le connais.
01:19:46Non, mais je remercie les éditions Fayard aussi, parce que, franchement...
01:19:49Oui, ils n'aimeraient pas ça.
01:19:50Ils n'aimeraient pas raconter sa vie, ses frères, sa...
01:19:53C'est vrai.
01:19:54Vous souriez.
01:19:55Vous n'aimeriez pas ça.
01:19:56Non, mais je détesterais que vous le racontiez.
01:19:58C'est ça.
01:19:59Quelqu'un d'autres racontent.
01:20:00Non, mais Fayard m'a beaucoup aidé à accoucher aussi à mon parcours.
01:20:03Mais c'est vrai que, écoutez, je pense que ce qu'a dit Christine au début est juste.
01:20:09C'est-à-dire que, parfois, le fait de parler de soi d'une manière très intime
01:20:13peut permettre, et c'est une bonne justification à certaines gens,
01:20:17de se retrouver de...
01:20:19Et de savoir que ce n'est pas parce qu'on est une personnalité publique
01:20:22qu'on n'a pas des failles, qu'on n'a pas de faiblesse,
01:20:24qu'on n'est pas marqué par des guerriers,
01:20:26qu'on n'est pas marqué par des blessures.
01:20:29Des blessures, parfois, qu'on ne montre pas par pudeur.
01:20:33Par pudeur, mais je pense qu'il est important de les montrer aussi.
01:20:36Un ennemi, c'est quelqu'un avec qui on n'a pas déjeuné.
01:20:39Et effectivement, quand tu parles avec les gens,
01:20:42tu te rends compte, tiens, même M. Cohen, dont on dit du mal,
01:20:46eh bien, si on déjeunait avec lui,
01:20:48on se rendrait compte, peut-être, que quand il était enfant,
01:20:51quelque chose s'est mal passé et que, pourquoi pas,
01:20:54il a eu un jour où on lui a volé son ballon dans la cour
01:20:58et ça a créé un traumatisme vis-à-vis des autres.
01:21:02L'important n'est pas ce qu'on a fait de toi.
01:21:05L'important, c'est ce que tu fais de ce qu'on a fait de toi.
01:21:07On se dirait, pourquoi est-il si peu gentil avec les uns et les autres ?
01:21:11Peut-être qu'il y a une blessure intime.
01:21:13Ce n'est pas une mobilisation citoyenne, elle a été captée par l'ultra-gauche.
01:21:30Les mots de Bruno Retailleau à l'issue de la cellule de crise interministérielle active et place Beauvau.
01:21:35Le ministre des Missionnaires de l'Intérieur ajoute que les forces de l'ordre
01:21:39ont déjà procédé à 200 interpellations et se préparent à des actions violentes
01:21:43dans le courant de cette journée de mobilisation.
01:21:46Les blocages ont commencé tôt ce matin, un peu partout en France.
01:21:50Illustration sur ces images de la place de la Nation à Paris
01:21:53où les manifestants ont érigé des barricades avec des poubelles incendiées.
01:21:57Face à eux, des colonnes de policiers.
01:21:59Au total, 80 000 forces de l'ordre ont été mobilisées.
01:22:03Et puis, on termine avec cet autre point de blocage dans la capitale.
01:22:07Des tensions ont éclaté ce matin aux abords d'un lycée du 12e arrondissement de Paris.
01:22:12Des élèves, mais aussi des hommes cagoulés, vêtus de noir, ont jeté des projectiles, des poubelles
01:22:17et du mobilier urbain sur les forces de l'ordre.
01:22:20Merci beaucoup.
01:22:21Christine, ce soir, rendez-vous à 19h ?
01:22:24Ce soir, rendez-vous à 19h sur Face à l'Info.
01:22:26J'ai quand même parlé d'un sujet, Pascal.
01:22:28Moi, j'ai été interpellée par la réaction d'Emmanuel Macron sur les têtes de cochons sur les mosquées
01:22:33par rapport aux églises catholiques qui n'ont pas été... On n'a pas eu de ce réaction.
01:22:38Et vous serez avec Marc Menand ?
01:22:39Avec Marc Menand, oui.
01:22:41L'important, c'est d'être le plus loin de Marc Menand parce qu'il parle fort.
01:22:45Sa mère était sourd.
01:22:47C'est vrai ?
01:22:48Oui, c'est pour ça qu'il parle fort.
01:22:50Et c'est pour ça que je le supporte.
01:22:52Ah mais je ne savais pas.
01:22:53Il faut connaître les gens.
01:22:55Il faut connaître les gens.
01:22:56Et bien sûr.
01:22:57C'est touchant.
01:22:58Vous avez raison.
01:22:59Des fois, je les tremble quand même qu'on entend.
01:23:01Bien sûr.
01:23:02Effectivement, je le verrai et surtout, je l'entendrai différemment.
01:23:05Vous avez raison.
01:23:06Jean-Marc Morandini.
01:23:07Jean-Marc, vous allez être sur le terrain, j'imagine.
01:23:09Bien évidemment, on sera sur le terrain avec toutes les équipes de CNews en région
01:23:12et puis un dispositif exceptionnel puisqu'on a deux motos avec nos reporters
01:23:15qui sillonnent Paris en ce moment et qui seront sur les points chauds en direct.
01:23:18Jean-Marc Lelouch est à la réalisation.
01:23:20Dominique Raymond est à la vision.
01:23:21Arnaud était au son.
01:23:22Merci à Marine Lançon, à Gauthier Ramon.
01:23:23Toutes ces émissions seront retrouvées sur CNews.fr.
01:23:25Rendez-vous ce soir.
01:23:26Bravo.
01:23:27Bravo.
Commentaires

Recommandations