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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros

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00:00:01Bonjour à tous et bienvenue à l'heure des pros ce matin sur Europe 1 jusqu'à 10h et sur CNews jusqu'à 10h30.
00:00:06Nicolas Sarkozy saura ce lundi, s'il quitte la prison de la santé, les trois magistrats de la cour d'appel,
00:00:12les mêmes qui jugeront l'ancien président de la République au printemps,
00:00:16se prononceront selon les critères habituels, menaces de fuite, pression possible sur les témoins ou réitération de l'infraction notamment.
00:00:24Sur un plan strictement judiciaire, il existe un consensus pour imaginer que Nicolas Sarkozy recouvre la liberté.
00:00:32Il est incarcéré depuis trois semaines, il est peu de dire que ce séjour en prison a ému bon nombre de Français,
00:00:38mais aussi des acteurs de la vie politique, intellectuelle et même judiciaire.
00:00:42L'exécution provisoire contrevient à l'idée qu'il existe en France un double degré de juridiction.
00:00:49A l'heure à laquelle nous parlons, Nicolas Sarkozy est présumé innocent.
00:00:52Si un ancien président de la République est un citoyen comme les autres au regard de la loi,
00:00:56il n'a pas à subir un traitement d'exception eu égard à ce principe d'égalité devant la loi.
00:01:03Nicolas Sarkozy sera interrogé par les trois magistrats.
00:01:06Il répondra depuis la prison de la santé grâce à un système de visioconférence.
00:01:11Le parquet fera ses réquisitions et les avocats de Nicolas Sarkozy plaideront selon la procédure classique.
00:01:17La cour d'appel rendra son jugement dans les heures qui suivent.
00:01:20Les observateurs ce matin n'osent aucun pronostic.
00:01:24Le dossier, le droit, plaide pour une libération de Nicolas Sarkozy.
00:01:29Mais la justice a parfois des droits que le droit ignore.
00:01:33Ou si vous préférez, la justice a parfois des raisons que la raison ignore.
00:01:37Il est 9h02, Alice Sommerer.
00:01:39Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:01:52A l'initiative de Laurent Wauquiez, le groupe Les Républicains a adressé une lettre à Pierre Moscovici,
00:01:57patron de la Cour des Comptes.
00:01:59Le groupe pointe du doigt une estimation de l'association France Terre d'Asile,
00:02:03dirigée par Najat Vallaud-Belkacem, magistrate à la Cour des Comptes.
00:02:07Elle assure que régulariser 250 000 clandestins pourrait rapporter 3 milliards d'euros par an aux finances publiques.
00:02:13Les Républicains l'accusent de sortir de son rôle de magistrate à des fins de militantisme politique.
00:02:19Les débats sur le budget de la sécurité sociale reprendront mercredi à 15h.
00:02:23Environ 380 amendements doivent encore être étudiés.
00:02:25Les députés auront peu de temps pour arriver au bout.
00:02:28La fin du délai constitutionnel réservé à l'Assemblée en première lecture expirera mercredi à Minus.
00:02:34Et puis Israël a identifié la dépouille de l'otage qui lui a été restitué ce week-end.
00:02:39Il s'agit d'Adar Goldin, un jeune militaire enlevé et tué en 2014.
00:02:42Merci Alice.
00:02:44Nous sommes avec Sarah Salman, Richard Millet, Georges Fenech, Joseph Masses-Carrant, Thomas Bonnet et Paul Sujic qui restait avec nous.
00:02:49Parce que vous étiez à une réunion de journalistes et de la fine fleur de la profession qui s'est donnée.
00:02:57Qui dit comment il faut travailler, comment il ne faut pas travailler.
00:03:02Comment s'appelait cette brasserie ?
00:03:04Le cirque.
00:03:04Oui, elle l'a bien nommée finalement.
00:03:06Le cirque, oui.
00:03:07Elle l'a bien nommée.
00:03:08Un immense clown géant qui fait 2B0 qui a l'entrée à l'esprit lié.
00:03:10On en parlera tout à l'heure.
00:03:12Mais ce qui est sidérant avec ces news, c'est que les attaques les plus fortes sont celles des journalistes.
00:03:19C'est ça qui me sidère.
00:03:20Ce n'est pas le public, ce n'est pas les politiques, même si ces attaques existent.
00:03:27Ce sont les journalistes.
00:03:29Donc c'est sidérant quand même.
00:03:31C'est sidérant que nous soyons attaqués par des journalistes.
00:03:34Avec un nombre de papiers considérable.
00:03:37Il y en a encore 4 ou 5.
00:03:39Moi, j'ai des appels toujours.
00:03:41Des gens qui veulent que nous parlions.
00:03:42Alors je leur dis, je veux bien, mais si vous voulez, je peux écrire votre papier, c'est toujours le même.
00:03:47Donc ne perdez pas de temps.
00:03:50Mais c'est vrai, c'est exactement, c'est toujours le même.
00:03:53Et ce qui est important, c'est toujours de retrouver ce qu'ils appellent off.
00:03:56Quelqu'un qui, d'une manière anonyme, t'a croisé il y a 25 ans quand t'as pas payé un Pairier dans un restaurant.
00:04:02Et alors là, c'est un Pairier ou un Vichy ou n'importe quoi.
00:04:08Surtout à Vichy.
00:04:10Non mais c'est, et le off, le off dans les papiers.
00:04:13Ça, c'est formidable.
00:04:14Le off, c'est gens qui donnent des leçons, mais qui ne citent jamais, voilà, quelqu'un m'a dit.
00:04:19Bon, peut-être que le journaliste, il écrit ce qu'il veut aussi.
00:04:22Nicolas Sarkozy, Tancrede Guillotet, on va voir le sujet.
00:04:25Parce que c'est ce matin, il est 9h05, c'est dans 25 minutes que le président de la République, l'ex-président de la République, sera entendu par les magistrats.
00:04:32Pour décider de la remise en liberté de Nicolas Sarkozy, la Cour devra prendre en compte plusieurs éléments.
00:04:41Selon le Code de procédure pénale, son maintien en détention n'est possible qu'à certaines conditions.
00:04:47Il doit notamment être l'unique moyen de protéger les preuves, empêcher des pressions ou des concertations frauduleuses, prévenir une fuite ou éviter une récidive.
00:04:56La situation personnelle de Nicolas Sarkozy devrait également peser.
00:05:00La défense devrait mettre en avant son âge, 70 ans, et le fait qu'il ait été l'objet de menaces de mort depuis le début de son incarcération.
00:05:09Comme l'ancien président de la République a fait appel, il est également toujours présumé innocent.
00:05:14La décision de la Cour devrait être rendue dans la journée et si sa demande de remise en liberté est acceptée, il pourrait être libéré immédiatement.
00:05:22Il sera alors remis en liberté sous contrôle judiciaire et pourra éventuellement être assigné à résidence avec un bracelet électronique.
00:05:29Si elle est refusée, Nicolas Sarkozy pourra alors redéposer une nouvelle demande.
00:05:34Georges Fenech, je disais qu'il y avait un consensus judiciaire pour imaginer que Nicolas Sarkozy soit libéré. Est-ce que c'est exact ?
00:05:44Logiquement, oui.
00:05:45Sauf, et vous l'avez dit dans votre éditorial, que les juges ont un pouvoir discrétionnaire, un pouvoir souverain de faire en réalité ce qu'ils veulent.
00:05:56Mais oui, en argumentant avec toujours les bons arguments.
00:06:00Je vais vous dire, dans le cas de M. Sarkozy, logiquement, il doit recouvrer la liberté puisqu'il n'y a pas de risque de concertation frauduleuse, pas de risque de fuite.
00:06:08D'accord ? Sauf qu'il pourrait s'abriter derrière une autre mise en examen, actuellement en cours de Nicolas Sarkozy et de son épouse,
00:06:16pour recette de subornation de témoins dans l'affaire de la rétractation de Zad Takhédine qui est décédée depuis.
00:06:23Et les juges pourraient dire, intellectuellement, comme il a déjà tenté quand même d'influer sur des témoins, est-ce que si on le libère...
00:06:30Pourquoi vous dites qu'il a tenté d'influer sur des témoins ?
00:06:33C'est supposé, il est mis en examen, mais présumé innocent, bien entendu, comme toujours.
00:06:39Donc les juges peuvent faire finalement ce qu'il bon leur semble.
00:06:43C'est ça qui est gênant, si vous voulez.
00:06:45On ne pourrait pas parier là-dessus, alors que logiquement, le droit doit s'appliquer dans toute sa stricte rigueur.
00:06:51L'enjeu, parce que le procès en appel est programmé, il est au printemps.
00:06:57Il est au mois de mars, l'enjeu c'est de voir quelle va être cette confrontation première avec lui.
00:07:01Non, oui, l'enjeu c'est s'il n'est pas libéré aujourd'hui, il n'y a pas de raison qu'il soit libéré dans 15 jours, dans 3 semaines ou dans 1 mois.
00:07:06Le dossier sera toujours le même.
00:07:07Les mêmes critères.
00:07:08Donc ce qu'on va savoir aujourd'hui, c'est si le président Sarkozy comparaîtra libre ou prisonnier dans 4 mois.
00:07:17C'est ça l'enjeu ?
00:07:18Oui, c'est l'enjeu.
00:07:19Parce que s'il n'est pas libéré aujourd'hui, il ne sera...
00:07:24Sauf s'il y a un élément nouveau.
00:07:26Il peut redemander sa mise en liberté.
00:07:27Oui, mais le dossier sera le même.
00:07:29Et c'est ça qui est intéressant.
00:07:30S'il n'est pas libéré aujourd'hui, il comparaîtra comme prisonnier avec la difficulté quand tu es prisonnier de préparer ta défense.
00:07:38C'est quand même sans doute...
00:07:40Moi je crois qu'il faut en venir au grand principe de la présomption d'innocence.
00:07:43Oui, bah...
00:07:44Il faut protéger cette présomption d'innocence.
00:07:46Sarah Salman qui est l'avocate.
00:07:48Sarah Salman.
00:07:48Il ne serait pas derrière les barreaux aujourd'hui, pardonnez-moi.
00:07:51Mais aujourd'hui on va surtout voir est-ce que la justice dans ce dossier est à 100% idéologique, oui ou non.
00:07:57Si jamais il reste derrière les barreaux, je vais vous dire les critères ne sont pas remplis.
00:08:01Conservation des preuves, il n'y a pas de preuves.
00:08:03Il y a un moment.
00:08:04Pression sur les témoins, pas possible.
00:08:05Risque de récidive, impossible également.
00:08:09Et il a un domicile, enfin je veux dire il a des garanties de représentation.
00:08:13Si jamais il décide de ne pas le faire sortir, c'est pour des raisons idéologiques et personnelles.
00:08:18Bon, la personnalité du magistrat, il y a consensus là aussi pour dire que c'est un homme de grande qualité, indépendant, libre.
00:08:26Oui.
00:08:27Qui s'appelle M. Girond je crois.
00:08:28C'est ça.
00:08:29Et qui fait...
00:08:31Il aspire confiance.
00:08:32Voilà, tout ça je vous rapporte les avocats parce que ce sont des petits milieux, tout le monde se connaît.
00:08:38Donc moi j'ai interrogé les avocats.
00:08:41Il y avait d'ailleurs là monsieur, la semaine dernière, qui était avec nous déjà, monsieur Collard, qui disait qu'il l'avait eu dans le dossier du Mediator.
00:08:52Il disait voilà c'est quelqu'un.
00:08:54Alors tout le monde dit à peu près la même chose sur ce magistrat.
00:08:57C'est un homme de grande réputation, de grande indépendance.
00:09:00Il ne faut pas lui raconter des salades parce qu'il déteste ça.
00:09:03Il faut être au plus près de sa vérité.
00:09:06Il faut effectivement ne pas le prendre...
00:09:08Vous comprenez l'exposition que je voulais dire, mais il ne faut pas le prendre pour un investissement.
00:09:11Il y a un autre élément qu'il faudra regarder de près, c'est quelles seront les réquisitions du parquet général.
00:09:16Oui, exactement.
00:09:16Parce que le parquet général, ça n'est plus le parquet national financier.
00:09:19Oui, ça va être intéressant.
00:09:20D'autres magistrats, et vous aurez remarqué que la Cour d'appel a déjà pris son indépendance par rapport aux réquisitions contre l'un des trois qui ont été mis en détention.
00:09:29C'est public ?
00:09:31Non, ce n'est pas public là.
00:09:32Et c'est en visio, il se déplace ?
00:09:34Non mais ça Nicolas Sarkozy sera en visio, je le sais.
00:09:37Mais ce n'est pas public.
00:09:39Il faut faire le demander.
00:09:41Il faut faire le demander.
00:09:42Le prévenu, il y a eu une réforme depuis l'affaire d'Outre.
00:09:44Il n'y aura pas de journaliste par exemple, on ne sait pas, l'échange qui existe entre le président et Nicolas Sarkozy, on ne le saura pas.
00:09:51Je crois que ça va être à huis clos.
00:09:52Je crois que notre journaliste est sur place, mais elle n'a pas le droit sous téléphone, ce qu'elle a précisé tout à l'heure.
00:09:56Elle est dans la salle d'audience.
00:09:57Ah d'accord, donc il n'y a pas de huis clos.
00:09:59Heureusement qu'il y a des gens qui connaissent la procédure, monsieur le magistrat, qui peuvent nous éclairer.
00:10:04Les deux sont possibles.
00:10:06Bon, là, on va se renseigner.
00:10:08Demande à Marine Lançon.
00:10:09C'est la barotte qui est au tribunal.
00:10:10Est-ce qu'elle va ?
00:10:11Donc c'est important quand même de savoir.
00:10:12Donc ce n'est pas huis clos, c'est important de le dire.
00:10:16C'est important de le dire, c'est pour ça que je posais la question.
00:10:19Georges Fenech.
00:10:20Georges Fenech, faites attention.
00:10:22Vous savez, c'est la sanction qui vous attend.
00:10:25Bon, il est 9h11.
00:10:27Est-ce que l'un de vous veut ajouter Richard Millet ?
00:10:30Vous dites que ce magistrat est un homme de grande qualité.
00:10:33Non, je dis la réputation qu'il a.
00:10:35Il est respecté.
00:10:36Je veux dire, il y a quelque chose que j'aime bien, c'est qu'il n'a pas 30 ans.
00:10:39Et ni 35, ni 40.
00:10:41Ce que je veux dire, c'est que...
00:10:42Non, mais pour un juge, je trouve que c'est pas mal d'avoir 60 ans.
00:10:44Non, mais je ne discute pas ce fait.
00:10:47Non, l'argument d'autorité de l'âge, je le trouve un peu facile.
00:10:50Mais vous avez tort.
00:10:51Je trouve que l'âge t'apprend un peu plus peut-être de modération, de douceur.
00:11:01Ou au contraire, on est sur des idées très arrêtées, on évolue moins.
00:11:05Il me semble qu'il y a une intransigeance souvent chez les jeunes juges, parce qu'ils sortent de l'école, frémoulus comme on dit.
00:11:14Et je préférerais, mais ce n'est qu'un avis subjectif que je donne là, vous avez raison.
00:11:20Je préfère qu'un homme de 60 ans, il me semble qu'il a plus d'expérience, tout simplement, pour juger, pas pour tout.
00:11:27Pour jouer au football, il faut bien avoir 25 ans.
00:11:29Mais pour être un juge, il me semble que c'est mieux d'en avoir 60.
00:11:33Oui, Richard, parce que vous avez interrompu Richard.
00:11:37Je voulais simplement, dans ma grande mensuite, dire que s'il y a des juges ou des magistrats de grande qualité,
00:11:45ça implique logiquement qu'il y en a qui sont de qualité moindre ou orientée.
00:11:51Donc ça veut dire que le sort d'un homme ou d'une femme dépend de la qualité du juge.
00:11:55Donc je trouve ça terrifiant.
00:11:56Ah oui, mais là, c'est l'histoire de, bien sûr, il y a des journalistes de grande qualité,
00:12:02et puis il y a des journalistes qui vont en parler dans une seconde.
00:12:05Ça, bien sûr, inquiétant.
00:12:06Juste le point que vous avez souligné, c'est le paradoxe absolu.
00:12:10Si pour prouver que vous êtes injusticiable comme un autre, vous devez avoir moins de droits que les autres.
00:12:15Et là, on est dans le paradoxe absolu.
00:12:17Bon, on va attendre.
00:12:19Et à 9h30, je le dis pour Marine, à 9h30, si on peut avoir Célia Barotte, Nicolas Sarkozy,
00:12:25effectivement, c'est l'ancien palais de justice.
00:12:28C'est la cour d'appel.
00:12:28La cour d'appel.
00:12:29L'ancien palais, oui.
00:12:30Exactement.
00:12:31Donc, si on peut avoir des informations dès le départ, par exemple, à 9h35,
00:12:39quand l'audience s'est mise en place, si Célia peut nous dire ce qu'elle a vu les premières minutes,
00:12:46vraiment, je suis très preneur.
00:12:48Bon, Thomas Le Grand, Paul Sugi, qu'est-ce que c'est que cette affaire ?
00:12:52Alors, vous étiez présent.
00:12:54Qu'est-ce qui s'est passé exactement ?
00:12:55Racontez-nous.
00:12:56Mais ce qui s'est passé, c'est que Laurent Joffrin, l'ancien patron de Libye, qui a fondé, et qui était en plus votre...
00:13:02Mais qui est venu ici.
00:13:04Pendant des années.
00:13:05Pendant des années.
00:13:06Et qui était, franchement, mais ça se passait très bien.
00:13:09C'est-à-dire que Laurent Joffrin, il fait cette soirée pour contester ses news alors qu'il a été sur le plateau de ses news matin, midi et soir, j'ai envie de dire.
00:13:16Et en revendiquant cette expérience en disant, je les connais, j'y étais.
00:13:20Et donc, Laurent Joffrin, maintenant, est le patron d'un petit média d'opinion qui s'appelle Le Journal.
00:13:24C'est ses initiales, LJ, qu'on retrouve là.
00:13:26Quelque chose d'un peu mégalo.
00:13:27En fait, c'est une feuille de choux dans laquelle il publie surtout ses éditos.
00:13:29Une feuille de choux, vous êtes méchant.
00:13:31Parce que moi, je l'ai dit, ses éditos.
00:13:32Il le dit, c'est un petit journal d'opinion.
00:13:34Oui, mais feuille de choux, c'est un peu pejoratif.
00:13:36Et qui envoie une newsletter à laquelle je m'étais abonné, évidemment, par intérêt et par curiosité de son lancement.
00:13:42Et donc, il propose à ses, je crois, dit-il, 50 000 lecteurs et abonnés de participer à un dîner débat, une conférence débat avec Thomas Legrand sur le thème des médias.
00:13:53Et en fait, l'opération est une opération pratiquement de blanchiment.
00:13:56C'est-à-dire que Thomas Legrand, qui avait été mis en cause par la polémique lancée par la vidéo pirate de l'Incorrect,
00:14:01dans laquelle on le voit discuter avec deux socialistes, avec Patrick Cohen à ses côtés,
00:14:05et faire quasiment la stratégie de la gauche pour les municipales en disant,
00:14:08vous inquiétez pas, sur Rachida Dati, on fait ce qu'il faut.
00:14:12C'est la phrase, entre guillemets, qui prononce, on fait ce qu'il faut.
00:14:14Juste après avoir expliqué que France Inter avait encore un magistère intellectuel et politique sur les électeurs du Marais.
00:14:19Donc, sous-entendu, on utilise l'antenne pour dézinguer la candidature de Dati au municipal.
00:14:24Donc, après cette polémique, eh bien, la soirée sur les médias organisée par Laurent Geoffrin avec, en guest star, Thomas Legrand.
00:14:30L'idée, c'est de dire, vous revenez de loin, vous avez vécu une polémique, une cabale,
00:14:35lancée par l'extrême droite, et du coup, racontez-nous ce que cela vous a appris du fonctionnement des médias
00:14:40et de ce qui dysfonctionne dans les médias.
00:14:42Et le grand sujet de la soirée, ça a été évidemment les médias Bolloré, et c'est nous en particulier.
00:14:46Alors, bon, je répète que M. Geoffrin, c'est lui qui est parti.
00:14:50C'est-à-dire que c'est ça qui est toujours formidable.
00:14:52C'est lui qui a quitté notre plateau, alors qu'il avait toute sa place.
00:14:56Et d'ailleurs, moi j'avais plaisir à être avec Laurent Geoffrin.
00:14:59Il est parti en bon terme.
00:15:00Il est parti, mais écoutez, mais plusieurs années.
00:15:03Regardez, le 21 août 2023, voilà ce qu'il m'écrivait, Laurent Geoffrin.
00:15:09Merci pour vos messages amicaux, si vous dire.
00:15:11Moi, j'ai un excellent rapport avec lui.
00:15:13Je ne pourrais plus malheureusement participer à l'avenir à l'heure des pros.
00:15:16J'ai été heurté par l'affaire du CDD.
00:15:18Et j'ai pris sur ce sujet des positions très nettes.
00:15:21Ce serait pour moi incohérent de continuer à venir dans une émission du même groupe de médias.
00:15:24N'y voyait rien de personnel, j'ai toujours souligné que vous m'aviez laissé une entière liberté de parole au cours de nos joutes.
00:15:31Et que nos rapports étaient très cordieux au-delà des accords politiques manifestes.
00:15:35Donc finalement, il est en train de dire que je fais un métier de journaliste avec la parole contradictoire.
00:15:41Je remercie pour la courtoisie dont vous et la chaîne avez toujours fait preuve à mon endroit.
00:15:46Revoyons-nous à l'occasion.
00:15:48Donc ça, c'était le 21 août.
00:15:50Mais non, mais je vous lis ça, pourquoi ça vous montre l'état d'esprit dans lequel nous travaillons.
00:15:56C'est lui qui est parti.
00:15:57Et s'il veut revenir demain matin, Laurent Geoffrin, mais il a toute sa place.
00:16:00Bien sûr.
00:16:00Il a toute sa place.
00:16:01Alors, il nous accuse de ne pas donner la parole aux uns et aux autres.
00:16:05Et c'est lui-même qui part.
00:16:06C'est ça que je trouve toujours sidérant.
00:16:08Et M. Legrand a dit qu'on ne fait pas le même métier.
00:16:12Alors, effectivement, moi, je ne suis pas l'attaché de presse du Parti Socialiste.
00:16:15Lui l'est avec son ami Patrick Cohen, puisqu'il se rend compte.
00:16:19D'ailleurs, les audiences de France Inter ont été un peu ébréchées avec cela.
00:16:24Et les audiences du service public aussi.
00:16:25Parce que les gens se rendent compte quand même de ce qui se passe.
00:16:28Ça leur a fait beaucoup de mal.
00:16:30Ne vous détrompez pas.
00:16:31Beaucoup de mal.
00:16:32Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, ils réagissent.
00:16:35Parce qu'ils sont, effectivement, les gens se disent qu'il se passe quelque chose.
00:16:38Alors, écoutez M. Legrand qui disait qu'on ne fait pas le même métier que lui.
00:16:42Donc, écoutons-le.
00:16:43Il n'y a pas le même métier que les gens qui sont sur CNews.
00:16:50On ne peut pas débattre avec eux.
00:16:53Tout simplement parce que les débats qui se déroulent ne sont pas basés sur les faits journalistiquement établis.
00:16:59Par exemple, à la CNews, il n'y a pas de service.
00:17:02Il n'y a pas de service politique.
00:17:03Il n'y a pas de service.
00:17:04Il n'y a pas de réunion de service.
00:17:05Il n'y a pas de...
00:17:07Je tourne un petit peu.
00:17:09Il n'y a pas de...
00:17:10Il n'y a pas de conférence de rédaction.
00:17:14Il n'y a pas de service de reportage.
00:17:16Il n'y a pas de reportage.
00:17:17Vous vous rendez compte ce niveau, pardonnez-moi, de bêtises.
00:17:21Il n'y a pas de service politique.
00:17:23Thomas Bonnet, il n'y a pas de service politique.
00:17:25J'en suis un des représentants.
00:17:27Il n'y a pas de conférence de rédaction.
00:17:30Alors, comment on fait ?
00:17:31Les gens, ils arrivent.
00:17:32Mais comment on peut être...
00:17:33Pardonnez-moi, comment on peut être aussi bête ?
00:17:36Ou dire des choses aussi bêtes ?
00:17:38C'est invraisemblable.
00:17:40Moi, je vous assure, je suis même sidéré de tant de bêtises.
00:17:44Parce qu'évidemment qu'il y a un service de reportage.
00:17:47Évidemment qu'il y a un service politique.
00:17:48Évidemment qu'il y a des services sur la chaîne.
00:17:51Bien évidemment.
00:17:52En revanche, il y a sur ce plateau des gens qu'on n'entend nulle part ailleurs.
00:17:57Ce qui les rend dingue.
00:18:00C'est ça la réalité.
00:18:01C'est-à-dire que le meilleur exemple qui vient de se passer ces dernières heures,
00:18:06c'est ce qui s'est passé au Collège de France.
00:18:07On a parlé d'un sujet, le Collège de France, comme par hasard, ils ont annulé.
00:18:10Pourquoi ils ont annulé ?
00:18:12Parce que peut-être nous avions émis quelques doutes sur cette...
00:18:16On en parlera tout à l'heure sur ce colloque.
00:18:19Comme par hasard, ils l'annulent.
00:18:20Mais si on n'en parle pas, le colloque, il a lieu.
00:18:22Donc, il y a une certaine influence de CNews, effectivement, sur l'actualité.
00:18:29Et le Collège de France, on en parlera tout à l'heure, est un bon exemple.
00:18:32Vous avez pu reprendre aussi l'affaire Baptiste, vous pourriez reprendre le Soudan,
00:18:35vous pourriez reprendre des quantités d'éléments.
00:18:37Moi, je suis désolé, j'ai passé le week-end avec des personnes à la foire de Brive,
00:18:41la foire du Salon du Brive, la grande foire française du Salon du Brive.
00:18:44Des gens qui venaient de partout, des Herbiers, de Berck, de partout, de Montauban.
00:18:47Et énormément, énormément de personnes qui étaient d'âges différents,
00:18:52de conditions totalement différentes, qui regardaient CNews
00:18:57et qui disaient exactement toujours la même chose.
00:19:00Vous dites ce que nous n'entendons nulle part.
00:19:02Oui, et vous vous rendez compte que Nathan Devers et Paul Melun
00:19:05qui ont été sur cette chaîne dans une liberté totale,
00:19:07ils vous le diront toujours, ils sont à France Info
00:19:10et aujourd'hui, ils sont quasiment mis à l'index
00:19:12parce qu'on explique que Paul Melun et Nathan Devers,
00:19:17c'est les nouveaux CNews de France Info.
00:19:21France Info, c'est le nouveau CNews.
00:19:23C'est GT, je crois, qui a dit ça.
00:19:24Bien sûr.
00:19:25Et vous avez Léa Salamé qui est attaquée midi, matin, midi et soir.
00:19:28Pourquoi ? Parce qu'elle a plus de talent que les autres,
00:19:31souvent, qu'elle est effectivement plus en pointe que les autres
00:19:33et ils vont lui faire la peau.
00:19:35Ils vont lui faire la peau.
00:19:38Parce que c'est une vedette,
00:19:40parce qu'elle gagne sans doute plus d'argent que certains médiocres,
00:19:43etc. Ils lui feront la peau.
00:19:45C'est ça qui est formidable.
00:19:46Ce qui est intéressant dans ce que j'ai entendu avec Thomas Legrand,
00:19:49c'est qu'il y a cette question qui est posée
00:19:51de savoir qui peut faire la différence entre un bon et un mauvais journaliste,
00:19:54entre un journaliste qui fait correctement son métier
00:19:56et celui qui ne le fait pas.
00:19:57Et d'ailleurs, Laurent Joffrin, plus tard dans la soirée,
00:19:59s'est inquiété aussi de l'impact d'Internet, des réseaux sociaux
00:20:01et d'Elon Musk en disant, au fond, ça donne l'impression à tout le monde
00:20:03que n'importe qui peut devenir journaliste.
00:20:05Donc là-dessus, Thomas Legrand,
00:20:06parce qu'il était convenu dans la salle
00:20:07que c'est tout de même pas à l'État directement
00:20:09de faire la police entre les vrais journalistes et les faux,
00:20:13dit, mais au fond, c'est la mission du service public.
00:20:15Et donc après, il a fait toute une tirade dithyrambique
00:20:17en défense de France Inter,
00:20:20qui est son autre employeur, donc en plus de Libération,
00:20:22en disant, au fond, c'est vraiment,
00:20:23c'est au service public qu'il incombe cette mission
00:20:25de défendre la liberté d'informer,
00:20:26sous-entendu aussi de faire le tri entre le bon grain et l'ivraie.
00:20:30Et ça explique peut-être à quel point
00:20:31il peut y avoir des sensibilités qui sont exacerbées
00:20:34sur la présence d'anciens aussi chroniqueurs de CNews
00:20:35sur France Info,
00:20:36parce qu'il y a cette idée chez certains
00:20:38qu'au fond, il y aurait une contamination.
00:20:40En tout cas, Laurent Joffrin,
00:20:42il a été présent sur cette chaîne très longtemps.
00:20:45Ça fait juste deux ans qu'il ne l'est plus.
00:20:48Donc, il ne faut pas qu'il raconte de salade,
00:20:50ces gens-là,
00:20:50parce qu'il était sur notre antenne.
00:20:53Est-ce que c'est les audiences, en réalité ?
00:20:55Si les audiences étaient mauvaises, il ne faudrait pas ça.
00:20:57Mais moi, excellent avec lui, moi, je l'ai bien.
00:20:59J'avais un excellent rapport avec Laurent Joffrin.
00:21:00– Mais jamais ?
00:21:02– Jamais.
00:21:02– Mais jamais ?
00:21:03– Au contraire, on l'appréciait.
00:21:05– Mais jamais ?
00:21:06– Alors, écoutez le deuxième passage de M. Legrand
00:21:08qui dit une chose fausse sur les édouales de David
00:21:11où toute la presse…
00:21:13Moi, j'ai regardé toute la presse
00:21:15à traiter ça de la même manière.
00:21:17Toute la presse.
00:21:18Et je mets au défi de dire que CNews
00:21:21ne l'a pas traité de la même manière.
00:21:23Donc, en fait, tous ces gens-là
00:21:24nous accusent de choses qui n'existent pas.
00:21:26M. Legrand, qui est un phare de la profession,
00:21:29comme chacun sait.
00:21:31Je veux dire, c'est Albert Londres, M. Legrand.
00:21:35– Ils peuvent débattre pendant des heures
00:21:37s'il y a des choses qui s'enfoncent.
00:21:39Par exemple, vous vous souvenez des étoiles de David
00:21:43bleues, taguées, je s'appelle 7 octobre.
00:21:48Bon, il s'est avéré très rapidement
00:21:49et les journaux ont fait le Figuero,
00:21:52l'Universion, l'Universion,
00:21:53l'Universion, l'Universion,
00:21:55l'Universion, que c'était des Moldaves
00:21:57à la solde des Russes, etc.
00:21:59Et bien, sur CNews,
00:22:01ils ont continué à en parler pendant tout un jour
00:22:03en laissant entendre que c'était
00:22:05le petit débat pour lui, évidemment.
00:22:07Et il n'y a même pas eu, j'ai perdu,
00:22:08parce que j'ai fait une émission
00:22:09sur la polarisation.
00:22:10J'ai tout égouté.
00:22:11Il n'y a même pas eu une brève
00:22:12pour dire que c'est...
00:22:13Ce qu'il dit n'est pas exact.
00:22:16Nous sommes d'accord, Paul.
00:22:17Je suis allé chercher, je me suis dit
00:22:18c'est vraiment des nuls CNews.
00:22:20Ils n'ont même pas dit
00:22:21que c'était les Moldaves payés par les Russes.
00:22:24Là, c'est vraiment une faute professionnelle
00:22:25quand même de ne pas le faire.
00:22:26Donc je suis allé chercher,
00:22:2723 février 2024, je crois,
00:22:29je tombe sur un article du site
00:22:30qui reprend des extraits de l'antenne
00:22:32qui disent que toute la presse a dit,
00:22:34parce qu'il y a eu une enquête,
00:22:35évidemment, que ces étoiles bleues
00:22:36ont été taguées par des agents
00:22:37à la solde de l'État russe
00:22:38pour faire de la déstabilisation.
00:22:40Et effectivement, nous, Figaro,
00:22:42dans tous les autres médias,
00:22:43je pense que la chronologie
00:22:44de l'information a été la même.
00:22:45Il y a d'abord la sidération
00:22:46devant ces étoiles bleues
00:22:46et ensuite, évidemment,
00:22:48le fait qu'on se rende compte
00:22:49que c'est une opération de déstabilisation.
00:22:51Et je n'ai pas le sentiment
00:22:52que le traitement sur CNews
00:22:53était différent d'ailleurs.
00:22:55En revanche, le traitement sur le 7 octobre,
00:22:57là, c'était différent.
00:22:58Écoutez, la manière dont...
00:23:00C'est la vie.
00:23:00Mais je vous répète,
00:23:01c'est très intéressant,
00:23:02les attaques les plus fortes
00:23:03que nous recevons,
00:23:04ce sont les journalistes.
00:23:06Carte de prêche.
00:23:08Et comme je les connais tous,
00:23:10les journalistes,
00:23:11que je suis dans les rédactions
00:23:12depuis 40 ans,
00:23:13je sais ce qu'ils pensent.
00:23:15Je sais ce qu'ils pensent
00:23:15parce que je les ai vus.
00:23:17Je les ai vus faire.
00:23:18Même dans des rédactions.
00:23:20Je crois qu'il y a quelqu'un
00:23:21qui disait,
00:23:23dans une rédaction de gauche,
00:23:2890% des journalistes
00:23:31sont quoi qu'il arrive de gauche,
00:23:32mais dans une rédaction
00:23:33comme le Figaro et de ça,
00:23:35il y a aussi beaucoup de gens
00:23:36qui ont une sensibilité
00:23:37qui n'est sans doute pas de droite.
00:23:40Vous leur faites peur en réalité.
00:23:41Oui, je crois que tout.
00:23:43Je crois que c'est la sortie
00:23:44des Finernot.
00:23:45Nous sommes d'extrême droite,
00:23:46la chef de l'Ordre.
00:23:47Ils avaient cassé
00:23:48le monopole du récit.
00:23:49Oui, et puis je vais vous dire
00:23:51quelque chose,
00:23:52ça leur permet aussi
00:23:53de vendre leurs papiers.
00:23:54Parce que leurs papiers,
00:23:55ils n'ont pas beaucoup.
00:23:56Parce que c'est aussi la réalité.
00:23:58Et quand tu parles de nous,
00:23:59ça vend un petit peu le papier.
00:24:02Il y a aussi cette dimension
00:24:03de commerçant.
00:24:04Et bien si on peut aider
00:24:05la presse française
00:24:06de cette manière-là,
00:24:07je trouve que ce n'est pas
00:24:08une mauvaise chose.
00:24:09Voyez-vous,
00:24:09c'est notre solidarité.
00:24:11Nous aidons
00:24:12à la prospérité
00:24:13de la presse française.
00:24:14Et je trouve que c'est bien.
00:24:15Voilà.
00:24:16Merci Paul Zuchy.
00:24:17Merci beaucoup.
00:24:18Merci.
00:24:19A tout de suite.
00:24:199h32, vous faites peut-être
00:24:24le pont d'ailleurs.
00:24:25Il y a beaucoup de gens
00:24:26qui font le pont,
00:24:27le pont du 11 novembre.
00:24:29Et on les salue,
00:24:30parce qu'ils regardent peut-être
00:24:31notre émission pour la première fois.
00:24:32Parce que d'habitude,
00:24:33ils travaillent.
00:24:34Quoique, il y a des gens
00:24:35qui regardent notre émission
00:24:36en travaillant.
00:24:37Ou qui travaillent
00:24:37en regardant notre émission.
00:24:39Sommeil à la midi,
00:24:40le rappel des titres.
00:24:44Bonjour Pascal
00:24:45et bonjour à tous.
00:24:46Un policier de la BAC
00:24:47grillement blessé par balle
00:24:48lors d'une intervention
00:24:49cette nuit
00:24:50pour un cambriolage
00:24:51dans une agence bancaire
00:24:52à Saint-Germain-du-Puis
00:24:54dans le Cher.
00:24:55Le fonctionnaire
00:24:55touché au bras gauche
00:24:56a été transporté
00:24:57au CHU de Tours.
00:24:59Son pronostic vital
00:25:00n'est pas engagé.
00:25:01Les auteurs, eux,
00:25:01sont toujours en suite.
00:25:04Les obsèques du jeune Matisse
00:25:05tué à 19 ans
00:25:06début novembre à Lille
00:25:07par un conducteur
00:25:08ayant consommé
00:25:09du protoxyde d'azote
00:25:10se tiendront aujourd'hui
00:25:11dans l'intimité familiale.
00:25:13Et une marche blanche
00:25:14sera organisée demain
00:25:15à 14h à Saint-Omer
00:25:17dans le Pas-de-Calais.
00:25:18Et puis ouverture
00:25:19du procès outre-Rhin
00:25:20du médecin psychiatre
00:25:22saoudien de 51 ans
00:25:23qui a commis une attaque
00:25:25à la voiture
00:25:25bélier à Magdebourg
00:25:27en Allemagne.
00:25:28Attaque qui,
00:25:29il y a un an,
00:25:29a fait 6 morts
00:25:30et 338 blessés
00:25:31sur le marché de Noël.
00:25:33On reçoit
00:25:34François-Xavier Ménage
00:25:36pour un livre
00:25:36Les oubliés
00:25:37en quête aux racines
00:25:38de la colère française.
00:25:40Dans deux secondes,
00:25:41on va en parler avec vous.
00:25:42Je finis juste
00:25:42sur notre camarade
00:25:44Thomas Legrand
00:25:45parce que,
00:25:45comme il nous accuse
00:25:46de choses qui ne sont pas justes,
00:25:48on a ressorti
00:25:49les captations
00:25:51de l'antenne.
00:25:53Tag antisémite,
00:25:54le parquet de Paris
00:25:55ouvre une enquête.
00:25:56Je pense qu'on va les voir.
00:25:57D'ailleurs,
00:25:57étoile de David
00:25:58taguée à Paris.
00:25:58L'opération était pilotée
00:25:59par le renseignement russe.
00:26:00Donc,
00:26:01quand vous avez quelqu'un
00:26:02qui dit qu'il n'y a même
00:26:02pas eu une brève,
00:26:03est-ce qu'on peut les voir,
00:26:04Marine ?
00:26:06Est-ce qu'on les a ou pas ?
00:26:08Marine,
00:26:09est-ce qu'ils peuvent arriver,
00:26:10s'il vous plaît ?
00:26:11Et je le dis pour nos amis
00:26:12d'Europe 1
00:26:12qui sont en train
00:26:13de nous écouter.
00:26:14Tag antisémite,
00:26:15le parquet de Paris
00:26:16ouvre une enquête.
00:26:17Donc,
00:26:17vous voyez,
00:26:18c'est des captations
00:26:18sur le site de CNews.
00:26:20Étoile de David
00:26:22taguée à Paris.
00:26:22L'opération était pilotée
00:26:23par le renseignement russe.
00:26:25Donc,
00:26:25c'est vraiment très malhonnête.
00:26:27Ces gens sont des malhonnêtes.
00:26:29Franchement,
00:26:30c'est...
00:26:30Oui,
00:26:31on ne va pas en porter plainte,
00:26:32mais c'est de la diffamation.
00:26:34Donc,
00:26:34ces gens disent n'importe quoi.
00:26:36Ce sont des journalistes
00:26:37en carton.
00:26:38Ils disent n'importe quoi.
00:26:40Ils ne vérifient pas.
00:26:41Ça prend un préjudice
00:26:42à la chaîne.
00:26:42Mais bien sûr,
00:26:43ils ne vérifient pas
00:26:44leurs informations
00:26:45et ils disent
00:26:45c'est quand même
00:26:47invraisemblable.
00:26:48Bon,
00:26:48et on rappelle
00:26:48que la femme
00:26:49de Thomas Legrand,
00:26:51Mme Laure Vatrin,
00:26:52a créé le média participatif
00:26:53appelé Transsonore.
00:26:56Il a été financé
00:26:56grâce aux dons
00:26:57de différentes collectivités
00:26:58dirigées par la gauche
00:26:59et notamment le PS.
00:27:00Donc,
00:27:00tout ça doit être
00:27:01tout à fait légal,
00:27:02mais je le cite quand même.
00:27:03Entre 2022 et 2025,
00:27:05le département de Sète-Saint-Denis
00:27:06a accordé plus de 60 000 euros
00:27:07de subventions
00:27:08à Transsonore.
00:27:10Nous,
00:27:10il n'y a pas de subventions
00:27:11sur CNews.
00:27:1240 000 euros
00:27:13ont été versés
00:27:13en 2024
00:27:14par l'établissement
00:27:15public territorial.
00:27:16Est-ce ensemble
00:27:17géré par une majorité
00:27:18de gauche,
00:27:19incluant le Parti Socialiste ?
00:27:21Mais il n'y a évidemment
00:27:22aucun rapport
00:27:22ni entre Mme Vatrin,
00:27:24Thomas Legrand,
00:27:25son mari
00:27:25et l'argent qui circule.
00:27:27Tout va bien.
00:27:27Et pour terminer,
00:27:29M. Geoffrin,
00:27:30avec lequel nous avions
00:27:31les meilleures relations,
00:27:32était le ghostwriter
00:27:34de François Hollande.
00:27:38Il écrivait tout.
00:27:40Bon,
00:27:40et il vient de nous donner
00:27:41des leçons.
00:27:42Qui les garde,
00:27:43leurs leçons ?
00:27:44Voilà.
00:27:45Mais s'ils veulent répondre,
00:27:46M. Geoffrin peut venir
00:27:46demain matin,
00:27:47bien sûr.
00:27:47On va parler
00:27:49de la philharmonie
00:27:50dans un instant,
00:27:50mais les oubliés
00:27:51enquêtent aux racines
00:27:52de la colère française.
00:27:53Mais en fait,
00:27:54c'est un livre
00:27:55d'extrême droite.
00:27:56Alors là,
00:27:57ne me taquez pas là-dessus,
00:27:58je vais vous dire pourquoi.
00:27:59Mais c'est un livre
00:28:00d'extrême droite
00:28:01puisque vous donnez
00:28:02la parole aux oubliés.
00:28:03Alors les oubliés,
00:28:03ils sont de toute part.
00:28:04Je vais vous dire un truc,
00:28:05Pascal Praud,
00:28:05et c'est important
00:28:06qu'on en parle.
00:28:06Non mais vous comprenez bien.
00:28:08Certains m'ont dit,
00:28:09ah, tu nous fais
00:28:10un bouquin populiste.
00:28:10Je vais être tout à fait honnête.
00:28:11On m'a aussi dit,
00:28:12mais pourquoi tu leur donnes
00:28:13la parole ?
00:28:14Ça ne va pas vendre.
00:28:14Mais moi,
00:28:15je suis à 100% d'accord
00:28:16avec votre bouquin.
00:28:17Parle du sommet de l'État.
00:28:18Moi, j'ai fait 4 campagnes présidentielles,
00:28:19je pourrais en écrire
00:28:19comme d'autres des bouquins
00:28:20sur les coulisses.
00:28:21Mais les oubliés,
00:28:22je vais vous dire deux choses.
00:28:23Et j'en parle avec
00:28:24une certaine passion
00:28:25en tant que reporter.
00:28:26Moi, ma religion,
00:28:27c'est le terrain.
00:28:284 ans, non-stop,
00:28:30pour aller voir
00:28:30ce pays compliqué
00:28:32qu'on ne peut pas rentrer
00:28:33dans des cases,
00:28:34qu'on ne peut pas mettre
00:28:34dans des boîtes à chaussures.
00:28:35Je suis désolé,
00:28:35et je ne sais pas
00:28:36si le pays est fragmenté,
00:28:37archipédisé.
00:28:38Ce que je vois,
00:28:38en revanche,
00:28:39c'est qu'il y a énormément
00:28:40de débrouillardistes
00:28:41dans tous les sens,
00:28:41qu'il y a beaucoup d'optimisme
00:28:42dans ce livre.
00:28:43Mais il y a des Français
00:28:44qui n'ont pas la parole,
00:28:46à qui on ne dit pas
00:28:47de la prendre.
00:28:48Et matin, midi et soir,
00:28:50c'est le luxe
00:28:50de bosser pour TF1,
00:28:51je vais voir ceux,
00:28:52parce qu'il faut un peu de temps,
00:28:54qui ne lèvent pas la main.
00:28:55Et quand je parle politique
00:28:56avec eux,
00:28:58dans 98% des cas,
00:29:01c'est parce que c'est moi
00:29:01qui ai posé la question.
00:29:03Donc non,
00:29:03ce n'est pas un livre
00:29:04sur l'extrême droite,
00:29:05c'est un livre
00:29:06sur la colère des Français,
00:29:08qui est une colère
00:29:09qu'on n'entend pas,
00:29:11qui est souvent
00:29:11très silencieuse,
00:29:13à bas bruit.
00:29:13Et si on ne la comprend pas,
00:29:15si on ne la décrit pas,
00:29:16et je le dis
00:29:16à tous ceux
00:29:17qui nous écoutent,
00:29:17après on se dira
00:29:18« Merde,
00:29:19mais qu'est-ce qui se passe
00:29:19en France ? »
00:29:20Et je pense que
00:29:21le boulot du reportage,
00:29:23c'est fondamental.
00:29:25On ne peut pas seulement avoir
00:29:26des politologues,
00:29:27des sociologues,
00:29:28y compris aussi
00:29:28des hommes et des femmes politiques
00:29:29qui nous racontent la France,
00:29:31il faut aussi la raconter
00:29:31avec ceux qui la voient
00:29:32tous les jours.
00:29:33Je ne suis pas le seul,
00:29:34je n'ai pas inventé le journalisme,
00:29:35mais c'est, je pense,
00:29:36c'est pour ça que je le dis
00:29:36avec conviction,
00:29:37fondamentale.
00:29:39Sinon, on va toujours raconter
00:29:40les mêmes choses
00:29:40et on ne comprendra pas
00:29:41notre pays.
00:29:42Vous avez compris
00:29:43que ma question
00:29:44était ironique,
00:29:45parce qu'au contraire,
00:29:45j'ai beaucoup, oui,
00:29:46d'admiration
00:29:47pour le travail que vous faites
00:29:48et aussi d'envie,
00:29:50pour tout vous dire,
00:29:50parce que j'ai envie
00:29:51d'être sur le terrain,
00:29:52parce que moi,
00:29:53j'adorerais être plus souvent
00:29:54sur le terrain.
00:29:55Vous allez me suivre une journée.
00:29:58Vous êtes OK pour le faire ?
00:29:59Je veux bien,
00:30:00mais il faut que mon patron...
00:30:01Un samedi.
00:30:01Moi aussi,
00:30:02je bosse parfois le week-end.
00:30:02Vous avez eu le week-end encore ?
00:30:04Il me libère.
00:30:05Donc, ça boule ensemble.
00:30:06Pourquoi pas ?
00:30:06J'ai deux patrons dans ma vie,
00:30:07M. Nedjar et ma fiancée.
00:30:08Le samedi,
00:30:09c'est ma fiancée.
00:30:10Vous allez lui dire,
00:30:12quand il a bossé,
00:30:14le vendredi,
00:30:15mais là,
00:30:16bonne chance
00:30:17pour avoir une permission
00:30:18de sortie le samedi.
00:30:20Bonne chance à vous.
00:30:21Non, mais sérieusement,
00:30:22votre travail,
00:30:24il est formidable.
00:30:25Mais il y a un mépris
00:30:26pour ces gens-là
00:30:27et vous le savez bien.
00:30:28Quand Laurence Bloch
00:30:29nous dure à parler
00:30:30des CSP moins
00:30:31et je pense au journal
00:30:32de Jean-Pierre Pernault
00:30:33qui donnait la parole
00:30:35en reportage
00:30:36et je pense aux 13h de TF1.
00:30:38Vous avez vu
00:30:38comment il est
00:30:39dans l'espace médiatique,
00:30:41comment il était traité.
00:30:43C'est-à-dire que nous,
00:30:44C-News,
00:30:44on est traité aujourd'hui
00:30:45comme Jean-Pierre Pernault
00:30:46l'était dans les guignols
00:30:47il y a 25 ans.
00:30:48On se foutait de sa gueule
00:30:49et on le traitait
00:30:51d'extrême droite
00:30:51et vous le savez comme moi.
00:30:53Pourquoi ?
00:30:53Parce qu'il donnait
00:30:54précisément
00:30:55la parole
00:30:57à cette France
00:30:58silencieuse.
00:31:00Et aujourd'hui,
00:31:00effectivement,
00:31:01on est décalé,
00:31:01on n'attaque plus
00:31:02le journal de TF1,
00:31:03on attaque C-News.
00:31:04Mais c'était la même chose.
00:31:05On s'est foutu de sa gueule
00:31:07d'une manière inadmissible
00:31:08et moi,
00:31:08j'ai travaillé avec Pernault
00:31:09et Pernault,
00:31:10il donnait la parole aux gens
00:31:11comme vous le faites d'ailleurs.
00:31:13Pernault,
00:31:13et il faut lui rendre hommage,
00:31:15interdisait bien souvent
00:31:16que dans le 13h,
00:31:17pour que tout le monde sache,
00:31:18il y ait des paroles
00:31:18de ministres
00:31:19voire même d'experts
00:31:20considérants
00:31:21qu'il fallait aller
00:31:22sur le terrain
00:31:23pour décrire,
00:31:24parce qu'il faut arrêter
00:31:25de penser que c'était
00:31:25juste du café de comptoir,
00:31:27pour décrire
00:31:27les phénomènes
00:31:28qui sont en train
00:31:29de traverser la France.
00:31:31Ça s'appelle
00:31:31du reportage
00:31:32et j'insiste,
00:31:33le boulot numéro 1
00:31:34d'un journaliste,
00:31:36c'est d'aller voir
00:31:37celui qui n'a pas la parole
00:31:38et quiconque considère
00:31:40que ça,
00:31:40c'est du militantisme,
00:31:41je peux vous dire
00:31:41que ça me fait très mal
00:31:43à la tête,
00:31:43on est payé
00:31:44pour aller voir
00:31:45ceux qui n'ont pas la parole
00:31:46et nos opinions,
00:31:47on les garde où on veut,
00:31:49mais d'abord,
00:31:50la parole des Français
00:31:51et dans ce bouquin,
00:31:52je dois le dire,
00:31:53il y a beaucoup,
00:31:54beaucoup,
00:31:54beaucoup,
00:31:54beaucoup de débrouillardistes,
00:31:55juste pour qu'on comprenne
00:31:56quand même d'un mot
00:31:56cette matière première,
00:31:58je donne toujours cet exemple,
00:31:59d'une infirmière
00:32:00qui dans les déserts médicaux
00:32:02est obligée
00:32:02de travailler
00:32:03de manière bénévole
00:32:05pour aider des patients
00:32:06qui,
00:32:06parce qu'ils n'ont pas de médecin,
00:32:07n'ont donc pas d'ordonnance
00:32:08et donc ne peuvent pas
00:32:09faire venir d'infirmières.
00:32:10Eh bien,
00:32:11ces soldats
00:32:12qui sont invisibles,
00:32:14qui au quotidien
00:32:15font marcher notre pays,
00:32:16ça s'appelle
00:32:16le vivre ensemble,
00:32:17ça s'appelle faire société,
00:32:18il faut les applaudir
00:32:19mais il faut aussi comprendre,
00:32:21c'est le principe du livre,
00:32:23pourquoi ils sont beaucoup
00:32:23à dire
00:32:23j'ai plus envie de continuer
00:32:24parce que je n'en peux plus,
00:32:26du mépris
00:32:27et le mépris peut être partout
00:32:28quand on est oublié
00:32:28c'est qu'on est oublié
00:32:29de quelqu'un.
00:32:30Mépris de classe,
00:32:31c'est-à-dire que
00:32:32la petite camarilla
00:32:35des Thomas Legrand
00:32:35a une sorte de
00:32:37supériorité morale
00:32:38sur eux
00:32:39parce que
00:32:40quand tu votes
00:32:40Rassemblement National,
00:32:42ces gens-là
00:32:42les méprisent,
00:32:43d'abord ils les méprisent
00:32:44intellectuellement
00:32:44parce que souvent
00:32:45les gens dont on parle
00:32:46à Bac plus 5,
00:32:47Bac plus 6
00:32:48alors que ceux
00:32:49que vous allez voir
00:32:50ils n'ont pas toujours
00:32:51ce niveau d'études
00:32:52donc il y a une forme
00:32:52de mépris de classe
00:32:53qui se met en place.
00:32:54Mais qui est beaucoup plus large
00:32:55que la seule classe politique
00:32:57ou journaliste
00:32:58qui est en vrai.
00:32:59Mais il y a également
00:33:00cette dimension
00:33:02d'une supériorité morale
00:33:04de parler du climat,
00:33:06de parler de l'écologie,
00:33:07de parler de certaines choses,
00:33:09de certains sujets
00:33:11que donne effectivement
00:33:13la supériorité morale
00:33:14qui est portée
00:33:15par ce qu'on appelle
00:33:17les bobos
00:33:17qui ne sont plus
00:33:18des bobos d'ailleurs.
00:33:19Ce ne sont plus
00:33:19les bobos de Renault
00:33:19parce que les bobos de Renault
00:33:21c'était la gauche caviar.
00:33:23Les bobos d'aujourd'hui
00:33:24d'ailleurs ils sont
00:33:24beaucoup moins riches
00:33:25que ces bobos de Renault.
00:33:27Richard Millet.
00:33:28Vous avez commencé
00:33:29à répondre mais je voulais
00:33:29que vous me disiez un peu
00:33:31quels sont ces oubliés.
00:33:32Quelques exemples.
00:33:33Alors les oubliés
00:33:35ce sont des pompiers
00:33:36qui dans 80% des cas
00:33:38aujourd'hui
00:33:39effectuent un travail social.
00:33:41C'est-à-dire
00:33:41ils sont pour 6%
00:33:42à éteindre des incendies.
00:33:44Le reste
00:33:44ils font
00:33:45beaucoup de détresse sociale.
00:33:46Argenteuil
00:33:47moi j'y suis le quotidien
00:33:48de pompiers
00:33:48qui vont voir
00:33:49notamment une femme
00:33:50qui malheureusement
00:33:51tristement
00:33:51toutes les trois semaines
00:33:52ou tous les mois
00:33:53lance des appels
00:33:54parce qu'elle a
00:33:55peur de passer à l'acte
00:33:56et de se suicider.
00:33:57Ça c'est ce que fait
00:33:58un pompier
00:33:59aujourd'hui
00:33:59en Ile-de-France
00:34:00et partout en France
00:34:01sans qu'on en parle.
00:34:01Ce sont des professeurs
00:34:03dans le 93.
00:34:04Rappelons qu'un élève
00:34:05touche en général
00:34:068600 euros.
00:34:08L'État investit
00:34:088600 euros par élève.
00:34:10En Seine-Saint-Denis
00:34:10c'est 6800.
00:34:11Ça pose quand même
00:34:11un petit problème.
00:34:12Et ces profs
00:34:13quand ils font classe
00:34:14dans des lieux
00:34:15où le plafond tombe
00:34:16et littéralement
00:34:17il pleut
00:34:17parce que c'est pas
00:34:18assez bien isolé
00:34:19ces profs disent
00:34:21ça abîme
00:34:22le rapport
00:34:23à la République.
00:34:24Et c'est des élus
00:34:25les élus
00:34:26avec ou sans étiquette
00:34:27qui sont obligés
00:34:28de faire comme ça.
00:34:30Ils se retroussent
00:34:30les manches
00:34:31avec des adjoints
00:34:32avec parfois
00:34:32je vais prendre un exemple
00:34:33à Saint-Barthélemy
00:34:34dans le Morbihan
00:34:34avec des ados
00:34:35qui l'été
00:34:36touche 10 euros
00:34:37par jour
00:34:38c'est de l'argent de poche
00:34:39ils vont retaper
00:34:40une école primaire
00:34:41pour qu'au début septembre
00:34:42tout soit suffisamment
00:34:44décent
00:34:45entre guillemets
00:34:45pour accueillir les élèves
00:34:46et que leurs parents
00:34:47applaudissent ensuite.
00:34:48Ce premier parti de France
00:34:50je dépolitise un peu
00:34:51les choses
00:34:52c'est le parti
00:34:52de la débrouillardise
00:34:54et la plupart
00:34:54de mes interlocuteurs
00:34:55je pourrais pas vous dire
00:34:56pour qui ils votent
00:34:57puisqu'ils ne le savent
00:34:57eux-mêmes pas
00:34:58ils sont souvent paumés
00:34:59c'est une phrase
00:35:00que je retiens
00:35:01qui est abyssale
00:35:02phrase
00:35:04d'un jeune électeur
00:35:05à Brie-sur-Marne
00:35:07ces dernières semaines
00:35:07qui m'a dit
00:35:08je sais plus
00:35:09qui sont les gentils
00:35:09les méchants
00:35:10donc effectivement
00:35:11on a un regard
00:35:12sur la politique
00:35:12nous qui suivons
00:35:13tous les épisodes
00:35:14de cette Netflixisation
00:35:16de la politique
00:35:16pardon mais d'abord
00:35:17il faut avoir
00:35:18l'abonnement Netflix
00:35:18nous là on est journaliste
00:35:19ou alors on est
00:35:20observateur avisé
00:35:21tout le monde ne l'a pas
00:35:22et par ailleurs
00:35:23il faut comprendre
00:35:24tous les épisodes
00:35:24donc ce décrochage
00:35:26là aussi aucun mépris
00:35:27je pense
00:35:28par rapport à la politique
00:35:29que le décrochage
00:35:30que l'on voit
00:35:30est un décrochage
00:35:31subi
00:35:32ça n'amuse personne
00:35:33de dire je ne comprends pas
00:35:34et ça n'amuse personne
00:35:35de dire je ne sais pas
00:35:36pour qui je vais aller
00:35:36parce qu'on a un problème
00:35:37de perspective
00:35:38et je dois dire
00:35:39que dans ce livre
00:35:40il y a des dizaines
00:35:42d'exemples
00:35:42d'étoiles
00:35:43et d'étincelles
00:35:44sur le terrain
00:35:45de personnes
00:35:46non partisanes
00:35:47qui font un boulot
00:35:49incroyable
00:35:50de débrouillardise
00:35:51pour essayer
00:35:51de trouver des solutions
00:35:52et ils disent tous
00:35:53on et pas je
00:35:53je trouve ça superbe
00:35:55parce que ça raconte
00:35:56une notion du collectif
00:35:57que l'on évoque
00:35:58assez peu
00:35:58je m'inclus
00:35:59d'ailleurs
00:35:59dans les médias
00:36:00non mais moi
00:36:01je trouve votre livre
00:36:02formidable
00:36:02la troisième partie
00:36:03les effacés
00:36:04du système santé
00:36:05sur la difficulté
00:36:06à trouver un médecin
00:36:07depuis le Covid
00:36:07la priorité absolue
00:36:08pour de nombreux citoyens
00:36:09n'est plus à chercher
00:36:10du côté de l'insécurité
00:36:11ni même du pouvoir d'achat
00:36:12mais bien de la santé
00:36:13où et comment trouver
00:36:14un généraliste
00:36:15la question
00:36:15entre les élus locaux
00:36:16précis de toutes parts
00:36:17pour qu'aboutissent
00:36:18les solutions
00:36:19qui ne viennent pas
00:36:19dépiter
00:36:20certains patients
00:36:20avalent des centaines
00:36:21de kilomètres
00:36:22afin d'être soignés
00:36:25dans les grandes villes
00:36:25alors la folie
00:36:27du système médical
00:36:28en France
00:36:28la folie
00:36:29avec ce numerus
00:36:30qu'est-ce qu'il faut faire
00:36:31parce qu'il y a des solutions
00:36:32aujourd'hui
00:36:33ce qu'il faut faire
00:36:34c'est qu'il n'y a plus
00:36:35de concours en médecine
00:36:36c'est-à-dire que
00:36:36tu passes l'examen
00:36:38comme l'avocat
00:36:39et si tu es au-dessus de 10
00:36:40bah tu es reçu
00:36:41et puis
00:36:42bah bien sûr
00:36:42parce que
00:36:43tu empêches les gens
00:36:44d'être médecins
00:36:45et les jeunes
00:36:45tu les envoies en Roumanie
00:36:47ou en Espagne
00:36:49parce qu'ils ne peuvent pas
00:36:49redoubler
00:36:50donc c'est des trucs de dingue
00:36:52et puis les médecins
00:36:54qui seront au chômage
00:36:54comme les avocats
00:36:55bah ils iront travailler
00:36:56dans des endroits
00:36:58où il y a des patients
00:36:59c'est comme les avocats
00:37:00c'est exactement
00:37:01la même chose
00:37:02les avocats
00:37:02qui sont au chômage
00:37:03ils n'ont qu'à aller
00:37:04dans des endroits
00:37:05où il y a
00:37:06des clients
00:37:07il y a 70 000 avocats
00:37:09en France
00:37:09dont la moitié
00:37:1035 000 sont à Paris
00:37:11donc c'est pas
00:37:11on parle d'insécurité sanitaire
00:37:13et bien sûr
00:37:14beaucoup de communes
00:37:15là aussi
00:37:15il faut arrêter de penser
00:37:16que c'est l'insécurité
00:37:17ou l'immigration
00:37:18dans énormément de communes
00:37:19quand vous allez voir
00:37:20les élus
00:37:20ils vous disent
00:37:21la priorité absolue
00:37:22quand on vient me voir
00:37:23c'est comment faire
00:37:25pour avoir un médecin
00:37:26mais je suis d'accord
00:37:27mais on a fait n'importe quoi
00:37:28on a fait
00:37:29avec la médecine
00:37:30quand tu parles
00:37:31l'administration
00:37:32les ARS
00:37:32etc
00:37:32en fait c'est les enfants
00:37:34de Kouchner
00:37:35Marilos
00:37:36Marisol Touraine
00:37:38tous ces gens là
00:37:38ils ont fait n'importe quoi
00:37:40je ne peux pas vous dire autre chose
00:37:41on peut augmenter
00:37:42mais on se croise
00:37:43alors c'est le cas
00:37:44on verra les effets
00:37:44mais il ne faut pas
00:37:45nous aussi
00:37:45mais il ne faut pas le
00:37:46je veux dire
00:37:47il faut le supprimer
00:37:49c'est-à-dire que vous faites
00:37:50un examen
00:37:50vous faites un examen
00:37:52et puis
00:37:53tous ceux qui veulent être médecins
00:37:55ils seront médecins
00:37:56qu'est-ce que vous voulez
00:37:56vous abaissez le niveau
00:37:57si vous faites ça
00:37:58comment ?
00:37:58vous abaissez le niveau
00:37:59si vous faites ça
00:38:00et pourquoi ?
00:38:00vous ne pouvez pas comparer
00:38:01un concours et un examen
00:38:03mais non
00:38:04je n'abaisse pas
00:38:05alors vous
00:38:06c'est comme si vous me disiez
00:38:07avocat tu n'as pas de concours
00:38:08non mais j'ai jamais dit
00:38:09qu'il y en avait un
00:38:10et résultat
00:38:12il y a trop d'avocats en France
00:38:13et vous en avez un sur trois
00:38:14qui quittent la profession
00:38:15mais parce qu'ils aillent travailler
00:38:17là où il y a des clients
00:38:18mais ils font ce qu'ils veulent
00:38:20c'est le principe de liberté
00:38:21mais ils font ce qu'ils veulent
00:38:22mais qu'ils ne se plaignent pas
00:38:23mais ils ne se plaignent pas
00:38:24bon alors s'ils ne se plaignent pas
00:38:25tout va bien
00:38:25bon restez avec nous
00:38:26les oubliés
00:38:27enquête aux racines de la colère française
00:38:28je voudrais qu'on voit quand même
00:38:29les suites de la philharmonie
00:38:31parce que ça c'était un sujet
00:38:32qui nous a passionnés
00:38:33avec Goderic Bay
00:38:34il y a des mises en examen
00:38:37mais je voudrais vraiment savoir
00:38:38les sanctions
00:38:39contre le judiciaire
00:38:41oui simplement
00:38:41je te les aurais mis à l'ombre
00:38:43rapidement
00:38:44on a mérité
00:38:45mais oui
00:38:45parce qu'en fait
00:38:46le trouble à l'ordre public
00:38:47mais bien sûr
00:38:48ils sont dehors
00:38:52donc quand on parle
00:38:53de laxisme judiciaire
00:38:55ça c'est un exemple
00:38:56de laxisme judiciaire
00:38:57tolérance zéro
00:38:58ce qu'ils ont fait
00:38:59ça ne peut pas vous arriver à vous
00:39:00ça ne peut pas m'arriver à moi
00:39:01tolérance zéro
00:39:02tu vas dans un truc
00:39:03à l'ombre
00:39:04pendant 15 jours
00:39:04ça te fait réfléchir
00:39:06un peu de sursis
00:39:0715 jours à l'ombre
00:39:09je ne les enferme pas
00:39:10toute leur vie
00:39:1115 jours
00:39:113 semaines
00:39:12croyez-moi
00:39:13ça te change la vie
00:39:14écoutez le sujet de Goderic
00:39:16placé dans un premier temps
00:39:18en garde à vue
00:39:18après les incidents
00:39:19de jeudi soir
00:39:203 hommes et une femme
00:39:21ont été mis en examen
00:39:22dimanche
00:39:23par un juge d'instruction
00:39:24une information judiciaire
00:39:25a été ouverte
00:39:26et les 4 individus
00:39:27ont été placés
00:39:28sous contrôle judiciaire
00:39:29plusieurs infractions
00:39:30ont été retenues
00:39:31par le juge
00:39:32dégradation du bien d'autrui
00:39:33par un moyen dangereux
00:39:34pour les personnes
00:39:35mise en danger d'autrui
00:39:36détention sans motif légitime
00:39:39et interdit
00:39:39par arrêté préfectoral
00:39:40de produits incendiaires
00:39:42organisation d'une manifestation
00:39:43sur la voie publique
00:39:44sans déclaration préalable
00:39:46refus de se soumettre
00:39:47aux opérations de relevés signalétiques
00:39:49et violences avec usage
00:39:50ou menace d'une arme
00:39:51alors que les suspects
00:39:52étaient entendus
00:39:53au commissariat
00:39:53du 19e arrondissement
00:39:55de Paris
00:39:55samedi après-midi
00:39:56une rixe a éclaté
00:39:57devant le bâtiment
00:39:58entre des groupes
00:39:59pro-palestiniens
00:40:00et pro-israéliens
00:40:013 militants pro-israéliens
00:40:02et un pro-palestinien
00:40:04ont été interpellés
00:40:05et placés également
00:40:06en garde à vue
00:40:07donc finalement
00:40:08tu risques pas grand-chose
00:40:09tu risques pas grand-chose
00:40:11mais ils sont pas condamnés
00:40:11en plus pour l'instant
00:40:12ce sont que des mises en examen
00:40:14je suis d'accord avec vous
00:40:14mais enfin
00:40:15il y avait des gens
00:40:16qui étaient terrorisés
00:40:16dans la salle
00:40:17Laurent Serrari
00:40:17mais évidemment
00:40:18c'est dangereux
00:40:19il y a un risque
00:40:20c'est après qu'on va appeler
00:40:21les pompiers d'ailleurs
00:40:22qui évidemment seront là
00:40:23pour eux
00:40:24non il y a quelque chose
00:40:25dans la argumentation
00:40:26de la CGT
00:40:26qui consiste à dire
00:40:27il faudrait avant que
00:40:29chaque concert
00:40:30maintenant
00:40:30faire une sorte de mise au point
00:40:33à chaque concert
00:40:34d'un orchestre israélien
00:40:36d'un chanteur israélien
00:40:37il faudrait faire une mise au point
00:40:38de la situation à Gaza
00:40:39alors moi ce que je propose
00:40:40c'est qu'à chaque fête de l'humain
00:40:41il y ait un point
00:40:43pour rappeler les 100 millions
00:40:44de morts du communisme
00:40:45sérieusement
00:40:45moi ce que je propose
00:40:46c'est qu'il y ait des sanctions exemplaires
00:40:47à chaque fois qu'il y ait
00:40:48ce genre de drame
00:40:49aussi
00:40:49mais pourquoi ils sont pas
00:40:51en détention provisoire
00:40:52à partir de quel moment
00:40:54quand tu mets en danger
00:40:56la vie d'autrui
00:40:57avec des fumigènes
00:40:58ou ce qu'ils ont fait
00:40:59à partir de quel moment
00:41:01tu dis tiens
00:41:01on va peut-être aller
00:41:02pendant 15 jours
00:41:03parce que le trouble
00:41:05à l'ordre public
00:41:06n'est plus un critère
00:41:07de mise en détention
00:41:08en matière délictuelle
00:41:10mais c'est la mise en danger
00:41:10mais là on aurait pu
00:41:13trouver d'autres critères
00:41:14un an pour eux c'est délictuel
00:41:14est-ce qu'on aurait pu
00:41:16trouver le critère
00:41:16de terrorisme
00:41:17non
00:41:17pourquoi ?
00:41:19il n'y a pas de lien
00:41:20avec une organisation terroriste
00:41:22ah bon ?
00:41:23pourtant ça provoque
00:41:24la terreur
00:41:24vous avez raison
00:41:25c'est pour les propos palestiniens
00:41:26ah oui il a raison
00:41:27il a raison
00:41:29ça serait d'ailleurs
00:41:29mais est-ce que
00:41:30je vais vous dire quelque chose
00:41:32si c'était
00:41:33des militants
00:41:34fascistes
00:41:37ou de l'ultra droite
00:41:38je ne sais pas
00:41:39qui entraient
00:41:40dans un concert
00:41:42avec des crânes rasées
00:41:44et qui avaient fait
00:41:45ce qu'ils ont fait là
00:41:46ils seraient à l'ombre
00:41:47voilà
00:41:48c'est le privilège rouge
00:41:50cher à Gilles William
00:41:52Goldnadel
00:41:53c'est toujours la même chose
00:41:54est-ce qu'ils ont un casier aussi
00:41:55moi j'aimerais bien savoir
00:41:56est-ce qu'ils ont un casier
00:41:57ou pas de casier
00:41:57alors autre information
00:42:00qui m'intéressait
00:42:00c'est ce qui est arrivé
00:42:01aux jeunes identitaires
00:42:02qui avaient eu le malheur
00:42:02de prendre une
00:42:03de prendre
00:42:04comment dire
00:42:05de filmer
00:42:07des afghans
00:42:08à la sortie d'un supermarché
00:42:10tout de suite
00:42:10évidemment la justice
00:42:11il avait dit
00:42:13que cousin des talibans
00:42:14etc
00:42:14et puis parallèlement
00:42:20le collège de France
00:42:21ça c'est très intéressant
00:42:22a annulé un colloque
00:42:22sur la Palestine
00:42:23qui devait se tenir
00:42:24jeudi et vendredi
00:42:25la tenue de cet événement
00:42:25avait fait polémique
00:42:26car considéré
00:42:27comme pro-palestinien
00:42:28par certains
00:42:29le ministre de l'enseignement
00:42:29supérieur Philippe Baptiste
00:42:30a qualifié cette annulation
00:42:31de responsable
00:42:32mais pourquoi
00:42:33c'est annulé
00:42:34parce qu'on en a parlé
00:42:34personne n'en avait parlé
00:42:36autrement
00:42:37si on n'en avait pas parlé
00:42:37et les réseaux sociaux
00:42:38peut-être
00:42:39mais si on n'en avait pas parlé
00:42:40voyez le sujet
00:42:41de Godéric Bay
00:42:42et vous me dites
00:42:44ce que vous en pensez
00:42:45ce colloque
00:42:48était organisé
00:42:49sur deux jours
00:42:50au sein du collège de France
00:42:51ici les conférences
00:42:52et les cours
00:42:53sont gratuits
00:42:53et ouverts à tous
00:42:54le lieu est consacré
00:42:55à la liberté
00:42:56de la recherche
00:42:57et de l'enseignement
00:42:57mais certains thèmes
00:42:58et intervenants
00:42:59interrogent
00:43:00c'était le cas
00:43:01des ateliers proposés
00:43:02pour ce colloque
00:43:02comme par exemple
00:43:03le sionisme
00:43:04comme projet européen
00:43:05d'expansion coloniale
00:43:07le profil
00:43:07de certains modérateurs
00:43:09a également été
00:43:09pointé du doigt
00:43:10parmi eux
00:43:11Mousna Chiabi
00:43:12responsable développement
00:43:13en communication
00:43:14au CAREP
00:43:15centre arabe
00:43:16de recherche
00:43:16et d'études politiques
00:43:17de Paris
00:43:18depuis le 7 octobre
00:43:19certaines de ses positions
00:43:21provoquent l'indignation
00:43:22comme cette publication
00:43:23sur X
00:43:23en février 2024
00:43:25Israël tue les bébés
00:43:27partout
00:43:27ici c'est le Liban
00:43:29alors cessez
00:43:30de parler de guerre
00:43:31Israël Hamas
00:43:32ou Israël Hezbollah
00:43:33dites la vérité
00:43:34Israël
00:43:35est un état nazi
00:43:37pire même
00:43:38sous la pression
00:43:39de la polémique
00:43:39le collège de France
00:43:40a finalement décidé
00:43:41d'annuler l'événement
00:43:42l'administration
00:43:44du collège de France
00:43:45se voit dans l'obligation
00:43:46en tant que chef
00:43:47d'établissement
00:43:48responsable de la sécurité
00:43:49des biens
00:43:50et des personnes
00:43:51ainsi que de la sérénité
00:43:52des événements
00:43:53d'annuler la manifestation
00:43:55une décision
00:43:56saluée sur X
00:43:57par Philippe Baptiste
00:43:58le ministre
00:43:59de l'enseignement supérieur
00:44:00et de la recherche
00:44:00son ministère
00:44:02avait été saisi
00:44:02vendredi
00:44:03par la ligue internationale
00:44:04contre le racisme
00:44:05et l'antisémitisme
00:44:06donc c'est bien
00:44:08il n'y avait pas que ces news
00:44:09quand même
00:44:09il y avait la LICRA
00:44:11vous voulez dire quelque chose
00:44:11très rapidement ?
00:44:12oui
00:44:12parce que
00:44:13combien d'endroits
00:44:14aujourd'hui en France
00:44:15on trouve encore
00:44:16où on peut parler à tout le monde
00:44:17de manière
00:44:18dépassionnée
00:44:20avec une grammaire commune
00:44:21je pense qu'on souffre
00:44:22de ne plus avoir
00:44:22de grammaire commune
00:44:23et
00:44:24alors
00:44:24les médias en sont
00:44:25je dois défendre deux secondes
00:44:26mon biftec
00:44:27le 20h TF1
00:44:28on a encore la chance
00:44:28hier soir d'avoir
00:44:296 millions de français
00:44:30qui nous regardent
00:44:31et
00:44:31ouais on raconte la France
00:44:32avec des partis pris
00:44:33qui sont des partis pris
00:44:34journalistiques
00:44:34mais je pense qu'on a besoin
00:44:36de ces endroits
00:44:37où on peut
00:44:39raconter
00:44:40et parler surtout
00:44:40un plus grand
00:44:41nombre de français
00:44:43maximum
00:44:43et c'est le reporter
00:44:44qui cause quand il dit
00:44:45je suis d'accord avec vous
00:44:46et je salue Thierry Tuillier
00:44:47notamment
00:44:48qui est le responsable
00:44:49de l'info chez nous
00:44:50de TF1
00:44:52et
00:44:52personne ne contestera
00:44:54que TF1
00:44:55est piloté
00:44:56par des grands
00:44:56professionnels
00:44:57je parle de TF1
00:44:58je ne parle pas
00:44:59d'autres émissions
00:45:00qui sont dans le groupe
00:45:01allez
00:45:01vous remettez une pièce
00:45:02qui sont différents
00:45:04mais bon
00:45:05qui sont dans le groupe
00:45:05mais je parle de TF1
00:45:07bien sûr
00:45:07vous avez entendu le carillon
00:45:08rester évidemment
00:45:09avec nous
00:45:10mais c'est vrai
00:45:11qu'être reporter
00:45:12c'est
00:45:13on s'en prend
00:45:13d'un mot
00:45:14on s'en prend plein
00:45:14dans la gueule aussi
00:45:15sur le terrain
00:45:16je vais vous donner juste
00:45:16une anecdote
00:45:17je ne voudrais pas le faire
00:45:17mais à Nantes
00:45:18lors d'une manifestation
00:45:20il y a plusieurs années
00:45:20Nantes je suis breton
00:45:21moi donc on est cousin
00:45:22il y a un homme
00:45:23qui est venu me voir
00:45:24on couvrait une manifestation
00:45:25j'avais un micro TF1
00:45:26je ne devrais pas le dire
00:45:27mais il m'a mis un coup de poing
00:45:28dans la gueule
00:45:28sans que je n'ai ouvert ma bouche
00:45:30en disant
00:45:34et la plupart du temps
00:45:35on est bien accueilli
00:45:35mais je veux dire
00:45:36je pense à tous ceux
00:45:37qui matin, midi et soir
00:45:39se prennent des sauts de merde
00:45:40sur la tronche
00:45:41pardonnez-moi
00:45:41parce qu'ils font leur boulot
00:45:42sur le terrain
00:45:43où c'est éminemment compliqué
00:45:44je ne parle pas des 54 journalistes
00:45:46dans le monde évidemment
00:45:47c'est encore autre chose
00:45:48mais en France
00:45:48cette pratique au quotidien
00:45:49elle n'est quand même pas simple
00:45:50alors vive le reportage
00:45:53je suis d'accord
00:45:53François-Xavier Ménage
00:45:54restez avec nous
00:45:55Thomas il va rester avec nous aussi
00:45:57il va prendre l'antenne sur Europe 1
00:45:59ça va ?
00:45:59vous avez passé un bon week-end ?
00:46:01Bonjour Pascal
00:46:02oui oui ça va très bien
00:46:03je suis allé voir le bourgeois
00:46:04avec Rouve
00:46:05avec Jean-Paul Rouve
00:46:06excellent
00:46:07excellent
00:46:08vous l'aviez vu ?
00:46:09je ne me souviens plus
00:46:10on en avait parlé déjà
00:46:10non
00:46:11marquise vos beaux yeux d'amour
00:46:13me font mourir pour vous
00:46:16d'amour marquise
00:46:17mes beaux yeux me font
00:46:18mais alors je fais
00:46:19de la prose sans le savoir
00:46:21comme ça
00:46:22mais c'est formidable
00:46:23mais c'est bien
00:46:24parce que les clés dix sont
00:46:26c'est une mise en scène très moderne
00:46:28franchement
00:46:28moderne ?
00:46:30vous me faites peur
00:46:30c'est un mot que je n'aime pas beaucoup
00:46:32oui
00:46:32mais c'est là où vous risquez d'être un peu décontenancé
00:46:34je crois
00:46:35non j'aime pas
00:46:36et qui vous recevez ?
00:46:39je reçois Philippe Vandel
00:46:40figurez-vous
00:46:41non
00:46:41ce matin
00:46:42qui sera là
00:46:43ah mais Philippe Vandel
00:46:44on a passé une soirée
00:46:45l'autre jour
00:46:46avec le Paris Football Club
00:46:47qui avait été battu par le FC Nantes
00:46:50d'accord
00:46:51c'est un supporter du PFC
00:46:53bon merci beaucoup
00:46:55merci beaucoup
00:46:56et bonne émission
00:46:58vous allez encore rester quelques instants avec nous
00:47:00nous recevrons également tout à l'heure
00:47:05monsieur Walter
00:47:06pour nous parler
00:47:07des actualités
00:47:09Richard Walter
00:47:11producteur de spectacles
00:47:12et des actualités
00:47:13notamment de spectacles
00:47:14puisqu'il arrive la fin de l'année
00:47:16notamment un spectacle autour de Johnny Hallyday
00:47:18à tout de suite
00:47:20il est
00:47:209h55
00:47:22vous êtes peut-être en train de nous réveiller
00:47:24parce que c'est le pont
00:47:25il y a le pont en ce moment
00:47:27donc il y a déjà
00:47:28dans le privé ils font le pont
00:47:29mais dans le public ils bossent
00:47:31c'est la première fois que le public bosse plus que le privé
00:47:33pour les écoles
00:47:34mais ça arrive il faut le dire
00:47:35à tout de suite
00:47:37il est 2h01
00:47:41Somaya Labidi
00:47:41nous rappelle les titres
00:47:43presque 3 semaines après son entrée
00:47:48à la prison de la santé
00:47:49Nicolas Sarkozy
00:47:50va-t-il être libéré
00:47:51la demande de remise en liberté
00:47:53de l'ancien président de la république
00:47:55est étudiée depuis ce matin
00:47:56par la cour d'appel de Paris
00:47:58je vous rappelle qu'il avait été condamné
00:48:00fin septembre à 5 ans de prison
00:48:01pour association de malfaiteurs
00:48:03dans l'affaire des soupçons
00:48:04de financement libyen
00:48:05de sa campagne présidentielle de 2007
00:48:08l'assemblée nationale a approuvé hier
00:48:11la limitation de la durée des arrêts de travail
00:48:13maximum d'un mois pour une première prescription
00:48:16et deux mois pour un renouvellement
00:48:17toutefois les médecins pourront déroger au plafond prévu
00:48:21au regard de la situation du patient
00:48:22et en le justifiant sur leur prescription
00:48:25et puis coup d'envoi de la COP30 à Bélément au Brésil
00:48:3150 000 participants vont tenter d'empêcher l'effondrement
00:48:34de la coopération mondiale sur le climat
00:48:36et parmi les grands absents
00:48:38les Etats-Unis et la Chine
00:48:39qui n'ont pas envoyé de représentants
00:48:41à ce rendez-vous destiné à faire baisser
00:48:43les émissions mondiales de gaz à effet de serre
00:48:46Merci beaucoup Somaïa
00:48:48on va terminer encore pendant quelques minutes
00:48:49avec François-Xavier Ménage
00:48:51qui est avec nous
00:48:51mais je voulais vous montrer
00:48:53ce qui s'est passé à Rieux-le-Pape ce week-end
00:48:55La Pape
00:48:56Rieux-la-Pape pardonnez-moi
00:48:58parce que c'est quand même
00:48:58c'est dingue ce qui se passe parfois en France
00:49:00alors là vous voyez ça
00:49:02par exemple
00:49:02les gens
00:49:05ceux que vous rencontrez sans doute
00:49:07subissent au quotidien
00:49:09parfois une insécurité maximum
00:49:11des incivilités
00:49:13et évidemment
00:49:14la caste d'en haut
00:49:15elle est protégée par son digicode
00:49:17comme disait Vincent Trémolette-Villers
00:49:18dans le Figaro
00:49:19j'ai trouvé cette expression formidable
00:49:20c'est-à-dire qu'eux
00:49:21ils n'ont pas de problème
00:49:22ils sont dans les jolis quartiers
00:49:23et je m'inclus dedans
00:49:25mais là vous allez voir le sujet
00:49:27c'est simplement scandaleux
00:49:28en fait ce qui se passe en France
00:49:30et tout le monde s'en fout
00:49:31Je vous parlerai des assos qui sont visés
00:49:33et bien voyez le sujet
00:49:34pour un tournage de clip
00:49:36Sharon et Camara
00:49:39mais ces gens-là
00:49:39là aussi
00:49:40comme il n'y aura pas
00:49:41pas de sanctions
00:49:41parce que s'ils ont fait ça
00:49:43et si on les met en tôle
00:49:44pendant un peu de temps
00:49:45ils n'y retourneront pas
00:49:46mais personne ne fait rien
00:49:49parce qu'évidemment
00:49:49un tournage de clip
00:49:50ça ne peut pas vous arriver
00:49:51ni à moi
00:49:52de lancer des mortiers
00:49:53dans l'appartement du voisin
00:49:56vous voyez le sujet
00:49:57Sur ces images amateurs
00:50:01tournées ce samedi
00:50:02plusieurs appartements de cet immeuble
00:50:04sont en feu
00:50:05la scène se déroule à Rieulapa
00:50:07près de Lyon
00:50:08l'incendie a été déclenché
00:50:10par un tir de mortier
00:50:11lancé lors du tournage illégal
00:50:13d'un clip de rap
00:50:14un peu avant 16h
00:50:16des jeunes
00:50:18on va dire
00:50:18tournaient un clip
00:50:20non déclaré
00:50:21un équipage de police
00:50:22est passé
00:50:22ce qui se passait
00:50:25normalement
00:50:25a fait son travail
00:50:26cet équipage de police
00:50:27a été pris à partie
00:50:28par des tirs de mortier
00:50:29un mortier
00:50:30aboutit
00:50:32sur
00:50:32le balcon
00:50:34d'un immeuble
00:50:35environ 70 pompiers
00:50:37sont intervenus
00:50:37sur les lieux du sinistre
00:50:39ces derniers
00:50:39ont aussi été
00:50:40la cible de projectiles
00:50:42les flammes ont ravagé
00:50:435 appartements
00:50:44une quarantaine d'habitants
00:50:46a été évacué
00:50:47et accueilli
00:50:48dans un gymnase
00:50:48en attendant un relogement
00:50:50ou la réintégration
00:50:51de leur domicile
00:50:52mon père
00:50:53il est très très malade
00:50:54il a du mal avec le froid
00:50:55et là il est là
00:50:56depuis 18h
00:50:5716h
00:50:57j'arrive pas à voir
00:50:58mes parents
00:50:59dormir dans un centre
00:51:00loisir
00:51:01avec tout le monde
00:51:02sachant qu'ils sont
00:51:02très très malades
00:51:03la présence policière
00:51:04a été renforcée
00:51:05dans la ville
00:51:05en plus des CRS
00:51:07déjà présents
00:51:08depuis le début
00:51:08de la semaine
00:51:09et vous voyez
00:51:10ça ça arrive pas
00:51:11dans les quartiers
00:51:12évidemment les plus chics
00:51:13donc c'est 40 personnes
00:51:15vous savez ce que c'est
00:51:15qu'un appartement
00:51:16qui brûle
00:51:16qui venait d'être refaire
00:51:17mais vous vous rendez compte
00:51:19le traumatisme
00:51:20les souvenirs
00:51:21les photos
00:51:22tout ce qu'on a accumulé
00:51:23dans une vie
00:51:24et c'est pas les gens
00:51:25comme toujours
00:51:25les plus riches
00:51:26c'est les gens
00:51:26les plus défavorisés
00:51:27et moi je trouve ça
00:51:28un vrai semblable
00:51:28le maire a dû être escorté
00:51:29par la police
00:51:30pour aller dans le quartier
00:51:31mais je trouve ça
00:51:32ce qui se passe en France
00:51:34je trouve ça
00:51:35Alexandre Vincent D
00:51:36était très sensible
00:51:37à toutes les questions
00:51:38mais c'est invraisemblable
00:51:38quand même
00:51:39alors ça peut pas arriver
00:51:40dans les beaux quartiers
00:51:40ça arrive pas effectivement
00:51:42là où habitent certains
00:51:43dans les quartiers
00:51:44dit de reconquête républicaine
00:51:45exactement
00:51:46je vais vous parler d'un oublié
00:51:47vous les avez rencontrés
00:51:48ces gens
00:51:49je vais vous parler d'un oublié
00:51:49et la jeune fille
00:51:50disons-le qui témoigne
00:51:51on le remarquera
00:51:52elle est voilée
00:51:53manifestement
00:51:54la jeune femme
00:51:55qui y témoigne
00:51:56ça change rien
00:51:56sur le préjudice
00:51:57non
00:51:57mais c'est son quotidien aussi
00:51:59je veux dire
00:52:00moi je
00:52:00je fais aucun commentaire
00:52:02je remarque simplement
00:52:03qu'une jeune femme aujourd'hui
00:52:04en France
00:52:05qui a 20 ans
00:52:06elle a un code vestimentaire
00:52:08qui n'est pas exactement
00:52:10le code vestimentaire
00:52:11de sa grand-mère
00:52:12ou
00:52:12c'est tout
00:52:13sur les quartiers oubliés
00:52:15sur les quartiers oubliés
00:52:15j'ai suivi moi le quotidien
00:52:17des policiers de la BAC
00:52:18et je donnerai
00:52:20le témoignage
00:52:21il est dans le livre
00:52:22de Thib
00:52:22je l'ai appelé comme ça
00:52:23qui
00:52:24sur son temps libre
00:52:25fait des rondes
00:52:27parfois
00:52:28pour éviter
00:52:29que le trafic de drogue
00:52:30ne se répande
00:52:31encore un peu plus
00:52:31dans une ville
00:52:32où il y en a beaucoup
00:52:33et il dit
00:52:33dans la périphérie
00:52:35cette ville
00:52:35qui est elle-même
00:52:36une ville périphérique
00:52:37voyez un peu
00:52:37si je n'y vais pas
00:52:39si je ne vais pas
00:52:39montrer ma présence
00:52:41auprès de personnes
00:52:41qui se lèvent à 5 du mat
00:52:42pour aller ensuite
00:52:43bosser et revenir
00:52:44avec des enfants
00:52:45qui se gèrent eux-mêmes
00:52:46si je ne fais pas ça
00:52:46j'abandonne
00:52:48des personnes
00:52:48qui ne doivent pas l'être
00:52:49et je parlais des associations
00:52:50il y a aujourd'hui
00:52:51des associations
00:52:52qui sont visées
00:52:52parfois en France
00:52:53pour plein de raisons différentes
00:52:54qui sont brûlées
00:52:55ça a été le cas
00:52:56ces dernières années
00:52:56et quand on voit
00:52:57qu'elles font un travail
00:52:58de vivre ensemble
00:52:58je prends l'exemple
00:52:59juste d'un mot
00:53:00d'un club de boxe
00:53:01qui fabrique
00:53:02des champions
00:53:03nationaux et internationaux
00:53:04c'est un club associatif
00:53:05il a été brûlé
00:53:06après les émeutes
00:53:07qu'il y avait eu
00:53:08en juin 2023
00:53:09et depuis
00:53:09il s'appelle Mohamed
00:53:10le patron de ce club
00:53:11et bien
00:53:12il n'a toujours pas son club
00:53:13qui est une des pépites de France
00:53:15et il dit
00:53:15quand la République m'abandonne
00:53:17moi j'abandonne
00:53:18des centaines de personnes derrière
00:53:19et bien ces oubliés là
00:53:20c'est pour ça que le livre
00:53:21il est jaune
00:53:21c'est pas le jaune des gilets jaune
00:53:23c'est le jaune du post-it
00:53:25vous savez
00:53:25on écrit important
00:53:26faut pas oublier
00:53:27puis après le post-it
00:53:29on l'oublie
00:53:30et bien écoutez
00:53:30merci d'être venu
00:53:31passer par notre studio
00:53:34ça va être intéressant
00:53:35de savoir
00:53:36qui vous invite aussi
00:53:37François-Xavier
00:53:37parce que
00:53:38c'est des choses
00:53:39dont les gens ne veulent pas
00:53:40l'ensemble médiatique
00:53:41ne veut pas entendre parler
00:53:42alors j'aime bon accueil
00:53:43et j'en suis content
00:53:44ça veut donc dire
00:53:44que le terrain marche encore
00:53:46et bien tant mieux
00:53:46si vous allez justement
00:53:47chez Léa Salomé
00:53:48ou chez Anne-Elisabeth Lemoyne
00:53:50pour donner une visibilité
00:53:51à ce bouquin
00:53:52la sixième partie
00:53:53c'est immigration
00:53:54tout ce
00:53:54encore plus
00:53:55vous êtes cuménique
00:53:56ça me touche
00:53:58non mais moi je suis
00:53:59je vous assure
00:54:01évidemment qu'on est cuménique
00:54:03on invite tout le monde
00:54:04il y a des gens
00:54:04qui ne veulent pas venir
00:54:05c'est différent
00:54:06mais je maintiens
00:54:08que parler
00:54:10de ce sujet
00:54:11ne convient pas
00:54:12à l'espace médiatique
00:54:13parce que les oubliés
00:54:14ce n'est pas
00:54:15les bonnes victimes
00:54:16en revanche
00:54:17il y a d'autres
00:54:18bonnes victimes
00:54:18que je ne citerai pas
00:54:20dont on parle
00:54:21plus souvent
00:54:22mais j'insiste
00:54:22quand on dit
00:54:22mais pourquoi t'écris ça
00:54:24parce que vraiment
00:54:24les oubliés
00:54:25ça ne va jamais vendre
00:54:26je peux vous assurer
00:54:26que ça fait mal au ventre
00:54:27mais on y croit
00:54:28on croit au reportage
00:54:29pas au ventre
00:54:30au reportage
00:54:31ce que vous montrez aussi
00:54:31c'est que la France périphérique
00:54:32elle est partout
00:54:33elle est partout
00:54:34et on ne la met pas dans des cases
00:54:35merci en tout cas
00:54:37vraiment François-Xavier
00:54:38saluez donc
00:54:39nos amis
00:54:40de TF1
00:54:42qui font du
00:54:43du bon boulot
00:54:44je vais leur dire
00:54:44et qui sont
00:54:45on avait une jeune femme
00:54:46qui était dans le groupe Canal
00:54:47Isabelle
00:54:48qui est aujourd'hui
00:54:49qui fait
00:54:51les étincelles aussi chez nous
00:54:52exactement
00:54:53bien sûr
00:54:54merci
00:54:56vraiment
00:54:56on va recevoir
00:54:57Richard Walter
00:54:57dans une seconde
00:54:58il est producteur
00:54:59depuis 30 ans
00:54:59et il va nous parler
00:55:00de ce qu'il prépare
00:55:01sans doute pour Noël
00:55:02parce qu'il y a
00:55:03des spectacles de Noël
00:55:04qui vont nous intéresser
00:55:05mais avant cela
00:55:06Jean-Luc Reichman
00:55:07regardez la vidéo
00:55:08de Jean-Luc Reichman
00:55:09alors lui
00:55:09il l'a mis
00:55:10qui est de TF1 également
00:55:11il l'a mis sur les réseaux
00:55:12puisque sa belle-mère
00:55:13figurez-vous
00:55:14c'est la vie quotidienne
00:55:16parfois des français
00:55:18désossée
00:55:18exactement
00:55:19regardez à la voiture
00:55:20désossée
00:55:20de la belle-mère
00:55:21de Jean-Luc Reichman
00:55:22alors voilà
00:55:24ils ont cassé là
00:55:26et ils ont pris tout ça
00:55:28ils ont pris ça
00:55:30ils ont pris tout ça
00:55:33et ils ont pris tout ça
00:55:34sympa non ?
00:55:38bon ben voilà
00:55:38alors vous connaissez
00:55:39Roselyne bien sûr
00:55:40attendez
00:55:41Roselyne
00:55:42ma belle-mère
00:55:43du Jura
00:55:44voilà
00:55:44donc figurez-vous
00:55:46que Roselyne
00:55:47avait sa voiture
00:55:49à la révision
00:55:49donc on lui a prêté
00:55:50un véhicule de courtoisie
00:55:52voilà
00:55:52ici
00:55:53voilà
00:55:53à Champagnol
00:55:54ils sont quand même
00:55:54assez sympathiques
00:55:55le problème c'est qu'on est
00:55:56dans la nuit
00:55:57et le petit souci
00:55:59c'est qu'il devait repartir
00:56:00dans le Jura
00:56:01et malheureusement
00:56:02et ben figurez-vous
00:56:04voilà ce qui s'est passé
00:56:05alors là c'est un petit peu
00:56:07complexe
00:56:07c'est un petit peu délicat
00:56:08il n'y a plus rien
00:56:09bon
00:56:09il y a quelque chose
00:56:11pardon
00:56:11je vous en prie
00:56:12je voulais revenir un peu
00:56:13le Charmier
00:56:14je suis frappé par une chose
00:56:16fumigène
00:56:17à la Philharmonie
00:56:19tir de mortier
00:56:20à Rieux-la-Pape
00:56:21et fumigène
00:56:22et tir de mortier
00:56:23par les ultra-marocains
00:56:24à Paris
00:56:25on va alors parler
00:56:25dans une seconde
00:56:26moi ça me frappe
00:56:27il y a une concomitance
00:56:28des choses
00:56:28qui
00:56:28et ben alors
00:56:30ah non je suis
00:56:31mais pas du tout
00:56:33pas du tout
00:56:33c'est le Wider Casablanca
00:56:34c'est le groupe des supporters
00:56:34mais enfin
00:56:35franchement
00:56:36mais c'est invéssemblable
00:56:37vous allez voir
00:56:39je pense que vous allez découvrir
00:56:40chaque jour
00:56:41tu découvres des trucs
00:56:42tu dis mais c'est pas
00:56:43ce pays est complètement dingue
00:56:44en fait
00:56:44de nombreux parisiens
00:56:46ont été choqués ce week-end
00:56:47après la fête organisée
00:56:48par les supporters
00:56:49du club marocain
00:56:50de Casablanca
00:56:51près de la Tour Eiffel
00:56:52les ultras de ce club
00:56:53ont fêté leurs 20 ans d'existence
00:56:55donc déjà
00:56:55t'apprends
00:56:56qu'il y a des ultra-marocains
00:56:58à Paris
00:56:59qui sont les ultras
00:56:59de Casablanca
00:57:00bon déjà
00:57:01et donc
00:57:03ils ont fait la fête
00:57:04bon
00:57:04la soirée des ultra-winners
00:57:06a eu lieu vendredi soir
00:57:07le club marocain
00:57:08s'appelle
00:57:08le Wayad Athletic Club
00:57:10des vidéos montrent
00:57:11les ponts de Grenelle
00:57:11et Mirabeau
00:57:12enveloppés de fumée rouge
00:57:13et feu d'artifice
00:57:14alors je vous propose
00:57:15de voir ces images
00:57:16et on en parle ensemble
00:57:18Des fumigènes et des feux d'artifice
00:57:36à la gloire d'un club de football marocain
00:57:38en plein cœur de Paris
00:57:39ce vendredi
00:57:40cette scène étonnante
00:57:42de deux minutes
00:57:42a été capturée
00:57:43et relayée
00:57:44sur les réseaux sociaux
00:57:45on y voit des supporters
00:57:46de l'équipe de football marocaine
00:57:48du Wayad Casablanca
00:57:49célébrer les 20 ans
00:57:50de leur groupe
00:57:51les ultra-winners 2005
00:57:53le maire du 15ème arrondissement
00:57:55affirme n'avoir jamais été informé
00:57:57de la tenue
00:57:58d'un tel événement
00:57:59c'était une manifestation
00:58:00non déclarée
00:58:01c'est inadmissible
00:58:02et c'est un défi aux autorités
00:58:03que des supporters
00:58:04tirent un feu d'artifice
00:58:05en plein Paris
00:58:06de façon très organisée
00:58:08et préparée
00:58:09un rassemblement surprenant
00:58:10à proximité de la tour Eiffel
00:58:12un secteur pourtant
00:58:13très sécurisé
00:58:14on peut quand même se poser
00:58:15la question
00:58:15aujourd'hui
00:58:17de savoir comment
00:58:18une centaine de supporters
00:58:20avec des fumigènes
00:58:22et des feux d'artifice
00:58:24ont réussi à se rassembler
00:58:26à Paris
00:58:26on est supporters
00:58:27mais à partir du moment
00:58:28où vous utilisez
00:58:28des feux d'artifice
00:58:29on est quand même
00:58:30dans une ville
00:58:30classée
00:58:32surtout à l'endroit
00:58:33où ils étaient rassemblés
00:58:33classés au monument historique
00:58:35un feu d'artifice
00:58:35qui part mal
00:58:36et on va sur un drame
00:58:38qui peut être terrible
00:58:39une enquête a été ouverte
00:58:40et confiée
00:58:41à la Sûreté territoriale de Paris
00:58:43pour retrouver les auteurs
00:58:44bon c'est quand même
00:58:46ça vous étonne pas
00:58:48vous ?
00:58:48c'est si
00:58:49vous trouvez pas ça
00:58:51si vous roulez
00:58:51à 35 kmh
00:58:52sur la route
00:58:53à côté
00:58:53vous allez prendre une amende
00:58:54mais on peut tirer
00:58:55des feux d'artifice
00:58:55tout autour de la scène
00:58:56non mais c'est lunaire
00:58:57et je connais un peu
00:58:58la culture ultra
00:58:59modestement
00:59:00là il y a une volonté
00:59:01de faire un pied de nez
00:59:02aux autorités
00:59:02d'être dans une forme
00:59:03de conquête
00:59:04de revendiquer
00:59:04une sorte de prise de guerre
00:59:06dire voilà
00:59:07on est à Paris
00:59:07mais c'est nous
00:59:08les supporters
00:59:08de ce club marocain
00:59:10qui faisant la loi
00:59:11je reviens juste une seconde
00:59:12sur le livre des oubliés
00:59:13ce que montre aussi le livre
00:59:14c'est que
00:59:15parce que j'ai lu le livre
00:59:16ils sont pas oubliés
00:59:17non non ils sont pas oubliés
00:59:18ce que montre le livre
00:59:20c'est que
00:59:20j'insiste là-dessus
00:59:21il n'y a pas de France périphérique
00:59:23la France périphérique
00:59:24elle est partout
00:59:25ça peut arriver partout
00:59:26et c'est ce que montre très bien le livre
00:59:27ça peut arriver à Paris
00:59:28là par exemple
00:59:29on a parlé de Rieux-la-Pape
00:59:30quelques heures après
00:59:32il y a un incendie
00:59:33qui est déclaré
00:59:33pour à peu près la même raison
00:59:35des gens qui veulent tourner quelque chose
00:59:36dans le quatrième arrondissement
00:59:37à Lyon
00:59:37donc il n'y a aucun endroit
00:59:39aujourd'hui
00:59:40qui est protégé
00:59:41ça n'existe plus
00:59:42donc les personnes qui pensent
00:59:43avoir un digicode
00:59:44ou etc
00:59:45très vite
00:59:45ça va se retrouver
00:59:46en bas de chez eux
00:59:47bon
00:59:48j'ai une petite information
00:59:49à vous donner
00:59:50qui vient de tomber
00:59:50à 10h06
00:59:51c'est la détention
00:59:52qui constitue une menace
00:59:53pour Nicolas Sarkozy
00:59:54pas le contraire
00:59:55c'est son avocat
00:59:56qui a dit cela
00:59:56puisqu'en ce moment
00:59:57l'audience a commencé
00:59:59et le président
00:59:59vous ne savez pas
01:00:00est-ce qu'a requis
01:00:00le parquet général ?
01:00:01bah non
01:00:02je ne sais pas
01:00:03mais je demande à Marine
01:00:04si elle peut nous donner
01:00:05quelques informations
01:00:06Richard Walter
01:00:06je vous en parle
01:00:07depuis quelques secondes
01:00:08vous êtes producteur
01:00:09depuis 30 ans
01:00:09avec à votre actif
01:00:10plus de 3000 concerts
01:00:12produits des plus grands artistes
01:00:13tels que
01:00:13Patricia Cass
01:00:14You2
01:00:15You2
01:00:16Pink Floyd
01:00:17Stéphane Escher
01:00:18Jenny Hallyday
01:00:19et là
01:00:20alors pour un producteur
01:00:21c'est la belle saison
01:00:23qui arrive
01:00:24c'est le bon moment
01:00:24parce que Noël
01:00:25j'imagine
01:00:26ah oui
01:00:26c'est une grosse saison
01:00:27c'est une très grosse saison
01:00:28et il y a des spectacles
01:00:30en tournée
01:00:30et on en verra
01:00:31plusieurs tout à l'heure
01:00:32on en parlera
01:00:32évidemment
01:00:33tout à l'heure
01:00:34mais il y a notamment
01:00:35David Hallyday
01:00:35Requiem pour un fou
01:00:36CNews et partenaires
01:00:39de cette manifestation
01:00:41ça sera du 5 au 30 novembre
01:00:43donc ça a commencé
01:00:44tout à fait
01:00:45déjà
01:00:45et c'est le dôme
01:00:47au palais des sports
01:00:48jusqu'au 12
01:00:50jusqu'au 12 novembre
01:00:52c'est le 12 au palais des sports
01:00:53c'est-à-dire
01:00:54après-demain
01:00:55exactement
01:00:55l'hommage à Jenny Hallyday
01:00:57puisque vous allez vous balader
01:00:58dans toute la France
01:00:59oui on a fait
01:01:00on va faire
01:01:00100 zéniths en un an et demi
01:01:02et zéniths c'est des grandes salles
01:01:04oui bah David
01:01:05on se finit
01:01:07à l'heure actuelle
01:01:08on a vendu déjà 250 000 billets
01:01:09c'est un succès
01:01:10immense
01:01:11et un spectacle
01:01:12d'une émotion incroyable
01:01:13on va voir un extrait
01:01:15si vous voulez
01:01:16de Requiem pour un fou
01:01:17ce qui nous permet
01:01:17de saluer d'abord David
01:01:18qui est un homme charmant
01:01:20de penser à sa maman
01:01:21Sylvie Vartan
01:01:22qui s'est retiré de la scène
01:01:24et puis
01:01:25c'est bientôt l'anniversaire
01:01:27des 8 ans
01:01:28c'était en 2017
01:01:29de la mort de Johnny Hallyday
01:01:31donc c'est aussi
01:01:32avoir une pensée pour lui
01:01:33il faut repartir
01:01:44de là où tout a commencé
01:01:46comment on n'est pas
01:01:48c'est bien
01:01:49pour tout de même
01:01:50à la nature
01:01:50pour l'année chier et le ciel
01:01:55et c'est évidemment
01:02:10le 12
01:02:11je vous le disais
01:02:12au Dôme
01:02:12du Palais des Sports
01:02:13information extrêmement importante
01:02:15cher
01:02:16M. Fenec
01:02:17à votre avis
01:02:18tiens
01:02:18on va voir si vous êtes soir
01:02:19Oula
01:02:20le parquet général
01:02:22qu'a-t-il requis
01:02:23selon vous ?
01:02:25qu'a-t-il requis ?
01:02:27le maintien ?
01:02:28eh bien non
01:02:28il a requis
01:02:29la mise en liberté
01:02:31sous contrôle judiciaire
01:02:33de Nicolas Sarkozy
01:02:35ça c'est une info importante
01:02:36c'est une excellente nouvelle
01:02:38donc ça veut dire que
01:02:39et c'est même
01:02:40il n'y a même pas
01:02:40pour le moment
01:02:41de bracelets électroniques
01:02:43c'est donc
01:02:43sous contrôle judiciaire
01:02:45donc on peut imaginer
01:02:46comme le parquet général
01:02:48requiert la mise en liberté
01:02:49que la Cour
01:02:51n'aille pas au-delà
01:02:52de ses réquisitions
01:02:53c'est la règle
01:02:53c'est souvent la règle
01:02:54c'est plutôt la règle
01:02:55la Cour
01:02:55le juge du siège
01:02:56ne voit pas au-delà
01:02:57ce que demande le parquet
01:02:58normalement
01:02:59donc c'est intéressant
01:03:00parce que ça va être
01:03:01fortement commenté
01:03:02au-delà de la décision du juge
01:03:04ce qui sera aussi
01:03:05fortement commenté
01:03:06c'est la décision
01:03:07du parquet
01:03:08bien sûr
01:03:09bon j'imagine que
01:03:10tous les amis
01:03:12Nicolas Sarkozy
01:03:13et évidemment
01:03:13sa famille
01:03:15et son épouse
01:03:16et ses enfants
01:03:17en premier lieu
01:03:17sont à l'écoute
01:03:20minute par minute
01:03:22de cette journée
01:03:22une forme de désaveu
01:03:24un peu je trouve
01:03:25du parquet national financier
01:03:26je vous propose
01:03:27de ne pas faire
01:03:28ce type de commentaire
01:03:29pour le moment
01:03:30je vous propose
01:03:32de garder
01:03:32ce type de commentaire
01:03:34pour ce soir
01:03:36cher Georges
01:03:37vous avez raison
01:03:37pardonnez-moi
01:03:39vous avez raison
01:03:40Sarah Salman
01:03:41il faudra aussi voir
01:03:42les interdictions
01:03:43et obligations
01:03:43du contrôle judiciaire
01:03:45oui
01:03:45on les connaît
01:03:46un point T au commissariat
01:03:47du 16ème arrondissement
01:03:49ce genre de choses
01:03:49ce qui est le plus contraignant
01:03:51après la détention
01:03:52ce qui est le plus contraignant
01:03:54c'est le brassier électronique
01:03:55qui l'a déjà subi une fois
01:03:57voilà
01:03:57et après
01:03:58effectivement
01:03:59c'est le contrôle judiciaire
01:04:00c'est point T
01:04:00ne pas se rendre
01:04:01dans certains lieux
01:04:02éventuellement
01:04:02ne pas voir
01:04:03telle ou telle personne
01:04:04écoutez
01:04:06il y a quand même
01:04:07même s'il sort
01:04:08il y aura quand même
01:04:09eu un préjudice réel
01:04:10de passer 21 jours
01:04:11dans ces conditions
01:04:11c'est une étape importante
01:04:13bien sûr
01:04:13c'est une étape importante
01:04:14bon je vais faire
01:04:15des allers-retours
01:04:16jusqu'à 10h30
01:04:17entre les spectacles
01:04:19que vous proposez
01:04:19alors il y a
01:04:20David Hallyday
01:04:20il y a
01:04:21One Night of Queen
01:04:22Wembley 86
01:04:24qu'est-ce
01:04:25c'est la répétition
01:04:27du fameux concert
01:04:28de Wembley
01:04:29exactement
01:04:30c'est génial
01:04:30on reproduit
01:04:31pour l'espace d'un soir
01:04:33le concert de Wembley
01:04:35avec Gary Mulen
01:04:37qui incarne
01:04:37Freddie Mercury
01:04:39et qui est
01:04:40la réincarnation vivante
01:04:41c'est moi qui ai vu
01:04:42Queen en réel
01:04:43je dis à tous les fans
01:04:44c'est le plus grand
01:04:45tribut de Queen au monde
01:04:47il a fait 6 millions
01:04:48de personnes
01:04:49et en France
01:04:50tenez-vous bien
01:04:50on a vendu
01:04:511 200 000 billets
01:04:52en 10 ans
01:04:53de One Night of Queen
01:04:54alors
01:04:55ça c'est une aventure
01:04:56extraordinaire
01:04:57parce que moi
01:04:57j'ai suivi ça
01:04:58la personne
01:04:59ne s'attendait pas du tout
01:05:00ne s'attendait pas du tout
01:05:01à ça
01:05:01et à la retrouver
01:05:02avec 30 représentations
01:05:03tout d'un coup
01:05:04c'est extraordinaire
01:05:05et on a reproduit
01:05:06les éclairages de Wembley
01:05:07les costumes ont été faits
01:05:09par le costumier
01:05:10d'origine de Queen
01:05:11et figurez-vous
01:05:12que la maman de Freddie Mercury
01:05:14est venue voir le spectacle
01:05:15il y a 10 ans
01:05:16et elle est allée dans les loges
01:05:18et elle est tombée
01:05:18dans les bras de Gary
01:05:19et lui a dit
01:05:20grâce à toi
01:05:20j'ai vu mon fils
01:05:21vivant sur scène
01:05:22et elle lui a demandé
01:05:24un autographe
01:05:24vous vous rendez compte
01:05:25et le lendemain
01:05:26la soeur de Freddie Mercury
01:05:28nous a envoyé la photo
01:05:29où il y avait
01:05:30dans le salon de la famille
01:05:31les disques d'or
01:05:33de Freddie
01:05:33et la photo
01:05:34et l'autographe
01:05:35de Gary Mulen
01:05:36et ça a été
01:05:37un concert iconique
01:05:40est-ce que vous avez
01:05:41reproduit
01:05:42le nombre
01:05:43de gobelets
01:05:45en carton
01:05:45qu'il y a sur le piano
01:05:47devant
01:05:48Freddie Mercury
01:05:50quand il chante
01:05:51Mama
01:05:52et qui commence
01:05:53en jouant au piano
01:05:54vous connaissez ça
01:05:55vous avez vu
01:05:55tous les petits
01:05:56c'est extraordinaire
01:05:57avec les gobelets
01:05:58j'ai été fan
01:06:00de Pascal Brault
01:06:00depuis très longtemps
01:06:01mais là maintenant
01:06:02vous allez être mon idole
01:06:03parce que ce détail
01:06:05nous a échappé
01:06:06et donc je vais
01:06:08dès que je sors d'ici
01:06:09m'atteler à
01:06:10quand il chante
01:06:11mais c'est incroyable
01:06:12quand il chante
01:06:12Mama
01:06:13et puis alors
01:06:15il faut pouvoir le jouer
01:06:15au piano
01:06:16mais il y a
01:06:17devant lui
01:06:1810 gobelets
01:06:20mais ça c'est
01:06:20au Banded
01:06:21ah c'est au Banded ça
01:06:23je pense que c'est
01:06:23au Banded
01:06:24à Wembley
01:06:25au Banded
01:06:26ah c'est pour ça
01:06:27et après
01:06:27et en 86
01:06:29il y a eu la tournée
01:06:31c'est pour ça que
01:06:32mais peu importe
01:06:33cette anecdote
01:06:33elle sera gravée
01:06:34dans ma mémoire
01:06:35je vous enverrai
01:06:37la photo
01:06:37mais non mais c'est
01:06:38notre jeunesse
01:06:39non mais Queen
01:06:40le problème de la musique
01:06:42c'est terrible d'ailleurs
01:06:43c'est que ça s'arrête
01:06:44plus rien ne rentre
01:06:45dans ta playlist
01:06:46après 30 ans
01:06:47paraît-il
01:06:48c'est horrible d'ailleurs
01:06:49de penser ça
01:06:49c'est vrai
01:06:49ce qui n'est pas vrai
01:06:50en cinéma
01:06:51ce qui n'est pas vrai
01:06:51en littérature
01:06:53mais la musique
01:06:54on est vraiment lié
01:06:56à sa période
01:06:57et c'est vrai
01:06:58que Queen
01:06:59c'est notre
01:07:00Queen
01:07:01police
01:07:02supertremp
01:07:03voilà
01:07:04tous les géants
01:07:05partie sociale
01:07:06tu fais
01:07:07ça c'est des téléphones
01:07:08bien sûr
01:07:10partie sociale
01:07:11tu perds ton sang-froid
01:07:12c'est notre jeunesse
01:07:13monsieur
01:07:13et Queen
01:07:14a eu cette chance
01:07:16que grâce à la coupe du monde
01:07:17et tout ça
01:07:18le répertoire
01:07:19a survécu
01:07:20et aujourd'hui encore
01:07:21on a une génération
01:07:23de plus en plus de jeunes
01:07:24bien sûr
01:07:24qui maintenant
01:07:24viennent voir ces spectacles
01:07:26donc tu as
01:07:26les gens de mon âge
01:07:28qui veulent revivre ce moment
01:07:30vous avez quel âge ?
01:07:3063 ans
01:07:31vous ne les faites pas
01:07:32vous avez gardé les chevaux longs
01:07:34j'essaie
01:07:35ah non mais bon
01:07:36c'est bien
01:07:36voyons un petit extrait de Queen
01:07:38et puis après on va parler
01:07:39j'ai une info à vous donner
01:07:41vous voyez là
01:07:42je vous dis la vérité
01:07:43les infos sortent
01:07:44de Nicolas Sarkozy
01:07:45c'est les fax
01:07:47comment dire
01:07:49Nicolas
01:07:50Sarkozy a déclaré
01:07:52la prison c'est très dur
01:07:53et éreintant
01:07:53a-t-il dit
01:07:54la décision sera rendue
01:07:55à 13h30
01:07:56hop
01:07:57une nouvelle info
01:07:58qui sort
01:07:59la décision sur la demande
01:08:00de mise en liberté
01:08:01de Sarkozy
01:08:01rendue son indi
01:08:02à 13h30
01:08:03bon
01:08:03c'est intéressant
01:08:05donc on peut parler
01:08:07de mes artistes
01:08:07jusqu'à 13h30
01:08:08mais
01:08:09écoutez
01:08:10voyons l'extrait
01:08:12avec Queen
01:08:13c'est parti
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