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- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Ils ne sont pas tous nus les futurs premiers ministrables, mais au suivant, au suivant, bon je sais c'est classique, mais que voulez-vous ?
00:13Nous sommes avec Sabrina Medjaber, Philippe Bilger, Geoffroy Lejeune, Gilles-William-Golnadel et Johan Ouzahi.
00:20Au suivant, pourquoi je vous dis ça ? Parce qu'on a appris, il n'y aura pas de dissolution, pas cette fois-ci.
00:25On dissout a priori de manière irrationnelle, mais quand c'est irrationnel, on ne dissout pas.
00:31Et l'Élysée a fait savoir qu'il y aurait un futur premier ministre très vite.
00:38Est-ce que vous savez pourquoi ? Est-ce que vous savez même avant quand ?
00:42Parce que je vais vous donner une information peut-être.
00:44Parce que le 22 septembre, le président est à l'ONU et il veut parler et faire son grand discours pour reconnaître Israël.
00:53Pour reconnaître l'État palestinien.
00:56Et évidemment, il est pressé cette fois-ci.
00:59Et je ne sais pas, il va partir peut-être le 21 ou le 20 dans ces cas-là ?
01:02Probablement le 21, oui.
01:03Le 21. On est aujourd'hui le 8.
01:05Donc il est pressé et il veut que ce premier ministre, certainement, c'est une hypothèse,
01:13soit nommé avant son voyage pour l'ONU pour qu'on puisse passer à autre chose.
01:17Que pensez-vous de ça ?
01:19Je pense qu'il sera nommé bien avant le 21 septembre.
01:21Oui, je pense que c'est une question, effectivement, de jour.
01:24Je pense qu'on aura un nouveau premier ministre avant la fin de la semaine.
01:27Avant la fin de la semaine ?
01:28Oui, je pense, oui, qu'on aura un premier ministre avant le week-end.
01:31Bon, et alors, vous paraissez bien sûr de vous.
01:34Il l'a dit dans les prochains jours.
01:35Oui, mais les prochains jours.
01:37Oui, mais pardonnez-moi, c'est le sketch de Fernand Reynaud un certain temps.
01:41Alors je sais que plus personne ne connaît Fernand Reynaud et ne connaît sans doute tout ce sketch.
01:46Mais tout peut-être que ça a été évident, Pascal.
01:48Oui, alors ça veut dire que c'est Sébastien Lecornu.
01:53Ça veut dire que les cartons étaient faits pour Sébastien Lecornu la dernière fois.
01:57En fait, il n'y a pas de raison que ce ne soit pas Sébastien Lecornu, puisque la dernière fois, ça devait être lui.
02:02Et c'est parce que M. Bayrou est venu faire une colère dans le bureau.
02:05Oui, c'est vrai qu'il fait partie des favoris. Il a de bonnes chances.
02:07C'est pour vous. J'essaye de réfléchir.
02:10On n'est pas dans la tête du président. Vous savez qu'il aime surprendre, malgré tout.
02:12Mais effectivement, Sébastien Lecornu, oui, il mettrait bien une pièce dessus.
02:17Non, mais ça ne peut pas être un socialiste.
02:19Un socialiste, non, parce que ça voudrait dire que les Républicains quittent le gouvernement.
02:23Ça serait compliqué.
02:23Donc c'est forcément quelqu'un du Bloc central qui penche à droite.
02:27Compatible avec la gauche, quand même.
02:28Compatible avec la gauche, parce qu'il faudra que le Bloc central aille négocier un accord de non-censure avec le Parti Socialiste.
02:33Mais il faut surtout qu'il soit compatible avec le RN, pardonnez-moi.
02:35Non, compatible avec le Parti Socialiste.
02:37Mais si le RN ne censure pas ?
02:41Non, mais là, la clé, me semble-t-il, je pense que le prochain Premier ministre va essayer de négocier un accord de non-censure avec le PS.
02:48Je pense qu'il va plutôt se tourner de ce côté-là.
02:50Il me semble qu'on en prend le chemin.
02:52Si la France insoumite...
02:53Moi, j'ai l'impression que je rappelle que Barnier est tombé avec Mme Le Pen.
03:02Oui, mais si vous vous assurez du soutien du Parti Socialiste...
03:04Non, avec le RN...
03:05C'est ce que je vous dis.
03:06Oui, absolument.
03:07Et donc, c'est avec le PS qu'il aura un problème, si c'est lui.
03:13Bon, au suivant, au suivant.
03:15Voyez cette annonce.
03:16Alors, on va décortiquer cette annonce, parce que manifestement, M. Bayrou a eu moins de voix qu'il imaginait.
03:23Écoutez Mme Yael Brun-Pivet.
03:24L'Assemblée nationale n'a pas approuvé la déclaration de politique générale, conformément à l'article 50 de la Constitution.
03:52Le Premier ministre doit remettre au Président de la République la démission du gouvernement.
03:58Bon, 114 voix pour François Bayrou.
04:02Alors que Bloc Central plus LR, ça fait plus que 194 voix.
04:08Et a priori, les LR auraient pu voter la confiance, puisqu'on rappelle qu'ils sont dans le gouvernement.
04:14Donc, vous avez des LR qui sont dans le gouvernement, mais qui ne votent pas la confiance.
04:16Qui ont voté contre ou qui se sont abstenus, parce qu'ils savent qu'ils vont devoir retourner devant les électeurs.
04:21Parce qu'une dissolution, il y en aura une.
04:23Nécessairement, Alconne, il y en aura une.
04:25Il y aura une dissolution, ça me semble inéluctable.
04:27Donc, les électeurs des Républicains demandent à ce que la confiance ne soit pas votée.
04:32Ils vont retourner devant les électeurs, donc ils ne voulaient pas porter ce boulet-là.
04:35Ils ont pensé à leur réélection, évidemment.
04:37Bon, Philippe Bidger, vous n'avez pas l'air d'accord.
04:39Je vais évoquer, non mais je veux dire, je m'attendais à un tel désastre que finalement, je disais à Johan tout à l'heure que Bayrou n'est pas ridicule tout de même.
04:51Le score, il y a 100...
04:52Vous vouliez que les gens du Bloc Central ne votent pas pour lui ?
04:56Ah ben, vous savez, à un moment donné, on pouvait craindre qu'une partie importante du Bloc Central, compte tenu du peu de sympathie qu'il a pour François Bayrou, se lâche.
05:11Donc, c'est honorable.
05:13Oui, c'est honorable.
05:14Oui, moi je trouve.
05:15Vous trouvez qu'il fait 194 voix, vous dites non.
05:18Vous avez perdu 4-0, vous sortez du match et vous dites c'est honorable.
05:21Vous savez, 194 députés qui ont été convaincus par le constat pertinent de François Bayrou, même si les solutions sont discutables, je trouve que ça n'est pas médiocre.
05:35Bah, écoutez, tout le monde est d'accord pour dire qu'il y a un surendettement en France et qu'il y a une dette.
05:39Bah, apparemment, tout le monde n'est pas d'accord.
05:42Bon, écoutez, dans les réactions, pardonnez-moi à chaud, on va écouter ce qu'a dit M. Vallaud.
05:47M. le Président.
06:17Il y a, s'il aime ce pays, s'il est soucieux de l'intérêt des Français, s'il ne veut pas laisser à l'extrême droite le soin d'être la seule alternative, eh bien, je l'ai dit qu'il vienne nous chercher.
06:34Bon, est-ce que c'est possible ça ? Est-ce que c'est possible que ce soit une personnalité de gauche ?
06:38À Matignon ? Issue directement du Parti Socialiste ?
06:40Une personnalité de gauche, est-ce que c'est possible ?
06:43Une personnalité de gauche.
06:43On dit le cornu, je vous ai dit tout à l'heure le cornu, ce qui semble logique, rationnel par rapport à ce qui s'est passé il y a neuf mois, mais est-ce que c'est possible, malgré tout, qu'il y ait un accord gauche-centre-gauche ?
06:54Une personnalité de gauche à Matignon, c'est possible, on parle d'Éric Lombard, par exemple, mais une personnalité qui appartient aujourd'hui au Parti Socialiste, non.
07:01Éric Lombard, par exemple, qui vient du PS.
07:04Qui vient du PS, oui.
07:05Qui est un homme de gauche, mais qui n'est plus aujourd'hui directement au Parti Socialiste, voilà, qui n'est plus un homme de parti.
07:09Et qui faisait, lui, campagne.
07:11Oui.
07:11C'est des excites, finalement, on les met quelque part, et puis ils sont excités par l'ambition.
07:18Ah, le pouvoir, c'est quelque chose.
07:20Je ne peux pas vous en parler.
07:22Mais, en revanche, on peut écouter Mme Panot, qui a été assez virulente, et là, pour le coup, François Bayrou a eu raison, il a fait une intervention, d'ailleurs, je trouve que c'est sa meilleure, lorsqu'il a parlé de la violence du débat politique.
07:34Et c'est vrai que personne n'a rien à gagner de cette violence extrême qui existe aujourd'hui dans l'hémicycle.
07:40Écoutez Mme Panot.
07:41Ce que montre le résultat, au-delà même du gouvernement de Bayrou, c'est l'imposture de la Macronie qui éclate au grand jour.
07:50Rendez-vous compte qu'il n'y a qu'un tiers de l'hémicycle qui a accordé sa confiance au Premier ministre.
07:55Ce qui veut dire que la politique macroniste pour les riches, au service des riches, et de guerre sociale contre le peuple, a recueilli deux tiers de votes défavorables dans l'hémicycle.
08:06Elle est donc minoritaire, à la fois dans l'Assemblée nationale, mais aussi dans le pays.
08:11Bon, il y avait une très grande violence dans son intervention également.
08:16Neuf mois de bonheur. Écoutez ce que dit François Bayrou lorsqu'il a dit au revoir, notamment à ses ministres.
08:22Ces neuf mois ont été, pour le Premier ministre, des mois de profond bonheur
08:34parce que nous avons réussi, contre tous les pronostics, à former une équipe dans laquelle il y avait beaucoup de poids lourd,
08:46beaucoup de solidarité, beaucoup d'amitié,
08:50et qui n'a pas eu une seule crise, une seule tension, pendant les neuf mois que nous avons vécu ensemble.
09:01Demandez au ministère de la Santé si entre Vautrin et Noderre, il n'y a pas eu de tension.
09:07Entre Pannier-Runacher et le ministre de l'Intérieur.
09:09Quelques petites contradictions, tout au plus.
09:13Non mais vous dites ça avec ironie ou...
09:15Non mais je veux dire...
09:17Parce que vous, vous êtes désormais le porte-parole de...
09:19Mais non !
09:21Quand je dis il y a d'ironie ou pas, vous êtes le porte-parole,
09:25il a fait un bon score, il est battu, c'est merveilleux, quelques petites contradictions.
09:29Voilà un premier ministre courageux.
09:31Mais oui, bien sûr qu'il a été courageux.
09:33Dès sa nomination a été traîné dans la boue.
09:36Mais pas pourquoi traîné... Non mais pardonnez-moi, il n'a pas été traîné dans la boue.
09:39C'est normal d'avoir une attitude intellectuelle équitable.
09:42Non mais il n'a pas été traîné dans la boue.
09:44Si.
09:44Il se trouve que M. Bayrou est homme politique depuis 40 ans,
09:50et qu'on a le sentiment aujourd'hui qu'il réclame ce qu'il n'a pas fait depuis 30 ou 40 ans,
09:56pour dire ça à grands traits.
09:57Donc quelqu'un qui a voté pour Ségolène Royal en 2007 et 2012, François Hollande,
10:03qui ont multiplié, Mme Royal voulait augmenter les impôts,
10:08où on sait comment le pays est géré quand les socialistes sont au pouvoir,
10:12qui viennent nous donner le décon sur l'argent public, je dis non.
10:15Oui mais je ne suis pas persuadé de la validité de ce type de raisonnement...
10:19Pourquoi ?
10:19Qui consiste toujours à aller...
10:21Mais pourquoi vous n'êtes pas...
10:22C'est le choix !
10:24Il a voté pour François Hollande et il voulait voter Ségolène Royal !
10:27Mais parce que dans toute vie et toute vie politique,
10:30il y a des moments où on a commis des erreurs.
10:32Mais ce n'est pas des erreurs, c'est deux fois !
10:33Et ce n'est pas pour ça que la lucidité d'aujourd'hui doit être réclamée.
10:37Mais en 1993, il était ministre de l'Éducation nationale, il y a 30 ans !
10:41Mais qu'est-ce qu'il a fait ?
10:42Mais il n'a pas fait tout ce qu'il aurait dû...
10:46Ah oui, il n'a pas fait grand-chose en fait !
10:48L'argument qui consiste à fouiller dans le passé pour dire qu'il n'est pas lucide aujourd'hui,
10:53il ne doit pas le dire !
10:54Moi je vais vous dire, pour résumer les choses, je ne le trouve pas très crédible,
10:58M. Bayrou.
11:01M. Goldadiel, vous êtes muet !
11:04Je suis assez d'accord avec ce que vous dites,
11:07vous oubliez aussi, pour nous rapprocher du présent,
11:10qu'il a porté au pouvoir M. Macron.
11:14Donc, non, à vous dire le vrai, sans prendre la pause,
11:17ce jeu politique m'ennuie profondément.
11:21Nous sommes dans une crise de régime, nous sommes dans une crise économique,
11:26nous sommes même dans une grave crise morale,
11:30et j'en veux, il n'y a qu'un seul responsable,
11:32j'en veux au syndic de faillite qui nous a menés là.
11:35Je ne dis pas que c'est un homme dissolu,
11:38mais malgré tout, il a fait cette dissolution qui est catastrophique,
11:43et avant ça, il nous a fait le quoi qu'il en coûte,
11:46auquel d'ailleurs une grande partie des Français, il faut le reconnaître, ont participé.
11:49Alors, il faut dire qu'il y a une décérébration depuis à peu près 30 ans là-dessus,
11:55donc ils sont des circonstances atténuantes.
11:58Pour le reste, je ne vous avoue aucune compétence particulière
12:02pour savoir de quoi va être fait le lendemain sur le plan politique.
12:05Bon, il y avait Léon, c'était le nettoyeur,
12:09celui qui arrivait quand ça allait mal, dans un film de Besson,
12:13et là, visiblement, M. Attal demande un négociateur.
12:16Maintenant, on a besoin d'un négociateur pour savoir qui va être Premier ministre.
12:20Écoutons M. Attal.
12:21Depuis un an et depuis la dissolution qui a eu un impact terrible pour notre pays,
12:27tout a été fait à l'envers.
12:29Les premiers ministres ont été nommés sans savoir s'ils pourraient avoir un soutien au Parlement.
12:33Je propose aujourd'hui de renverser la méthode.
12:35Commençons par parler du quoi avant de parler du qui.
12:38Le président de la République devrait désigner un négociateur
12:41qui mettrait autour de la même table les chefs de partis politiques
12:45pour regarder ce qui nous rassemble et quel socle minimal de budget
12:48pourrait nous convenir à tous.
12:51Et à ce moment-là, ensuite, un Premier ministre serait nommé avec un gouvernement
12:54pour garantir que ce budget puisse être adopté.
12:57C'est un changement de logique qui n'est pas habituel en France,
13:00mais qui existe chez tous nos voisins européens.
13:02Partout en Europe autour de nous, le Parlement ressemble à celui qu'on a en France.
13:06Personne n'a de majorité seul.
13:08Et pourtant, des partis arrivent à se parler, à faire des compromis,
13:12pour avancer pour leur pays.
13:13– Être aussi jeune et dire des choses aussi vieilles,
13:17en fait, c'est la Quatrième République qui veut.
13:19Petit arrangement entre amis, c'est pas ça, la Cinquième.
13:22C'est pas ça, donc il est une nouvelle fois à côté.
13:24Mais à force d'être à côté, il va être ailleurs, M. Attal.
13:27– Il n'est pas à côté. Il n'y a qu'une explication à ça.
13:29C'est qu'il est terrifié. Il est terrifié qu'il y ait une dissolution.
13:32Il sait que s'il y a une dissolution, ses troupes reviendront, mais plus qu'affaiblies.
13:36Il y a un député sur deux, un député sur deux macroniste,
13:38qui ne revient pas à l'Assemblée.
13:39Donc il veut à tout prix éviter une dissolution.
13:42Il cherche toutes les méthodes, y compris les plus grotesques.
13:45Voilà, c'est ça l'explication. Il n'y en a pas d'autre.
13:47– Mais vous avez parfaitement raison.
13:48– C'est la marque la plus déceptive qui soit d'être député macroniste.
13:51– Ce n'est pas très fendeur, effectivement.
13:57Bon, écoutez, deux ou trois, on va recevoir Sarah Knafow dans quelques instants.
14:04Mais avant cela, on peut peut-être écouter, M. Bayrou, on l'a entendu sur le surhonnêtement,
14:09sur le constat, on peut peut-être l'écouter sur le réel.
14:13Parce que sa phrase, pour le coup, était juste de dire qu'il y a une réalité.
14:17Je dis que ce n'est pas à lui forcément de porter ce discours, parce qu'il est aussi responsable du discours,
14:22il est aussi responsable plus exactement de la situation, mais son constat est juste, sur le réel.
14:27– Le problème, la menace, le risque pour la France, demeurera entier.
14:34Parce que, mesdames et messieurs les députés, vous avez le pouvoir de renverser le gouvernement.
14:41Mais vous n'avez pas le pouvoir d'effacer le réel.
14:43– Je vous propose d'écouter peut-être, bon là c'est vrai, il a raison, il n'a pas le pouvoir d'écouter.
14:49– Il y a une autre phrase dans son discours, il dit « le pronostic vital de la France est engagé ».
14:52Et ça, sincèrement, c'est très compliqué de lui donner tort, il n'y a pas un domaine dans lequel ça va.
14:56C'est quand même très inquiétant, au-delà de la question de Bayrou,
14:58je pense qu'on est en train d'entrer dans une lente agonie,
15:00et la politique n'a plus les moyens de nous faire sortir de cet état de léthargie.
15:03Je pense que c'est un jour assez inquiétant.
15:06– Marine Le Pen sur l'effondrement du système.
15:08– Dirigeants de droite comme de gauche, vous êtes coupables.
15:18Vous ne pouvez pas pleurer devant les caméras les conséquences des méfaits que vous avez vous-même commis.
15:31Curieux procéder, en effet, de brandir les dettes dont on est comptable,
15:42les déficits dont on est responsable,
15:45l'effondrement général dont on est coupable,
15:48pour chercher à obtenir la confiance du Parlement.
15:51– Oui, elle a raison.
15:54– Elle a raison, malheureusement, ils sont tous comptables de la faillite morale,
16:00identitaire, économique de la France depuis 40 ans.
16:04C'est difficile de lui donner tort, mais dans cette situation, je suis assez perplexe.
16:08Je me demande finalement quelle sera la solution,
16:12vu la composition de l'Assemblée nationale.
16:13Qu'on mette un technocrate qui puisse faire baisser la pression politique
16:17ou qu'on nomme quelqu'un qui puisse trouver des arrangements,
16:19les rapports de force sont tellement antagonistes que ça va être très, très difficile
16:24de tenir jusqu'à 2027 sur un sujet aussi politique que le budget.
16:29Ça va être très compliqué de trouver des arbitrages.
16:31– J'ai été très frappé par un papier ce week-end d'Alain Duhamel dans Le Monde.
16:34Alain Duhamel a une autorité, une expertise, une intelligence, une analyse.
16:39Ça fait 70 ans, 60 ans qu'il est un expert de la vie politique.
16:44Il dit que c'est pire aujourd'hui qu'en 1958.
16:46– Crise de politique. – Il dit, parce qu'il a connu 58.
16:49– Crise de société. – Il dit « crise de société ».
16:51Et pourquoi dit-il que c'est pire ?
16:53Parce qu'en 58, il y avait une alternative possible,
16:55qui était le général de Gaulle, et qu'aujourd'hui, il n'y en a pas.
16:58Et il est dans une inquiétude qu'un homme de cette dimension-là,
17:02de cette autorité-là, dise cela.
17:06Ça peut peut-être nous inquiéter.
17:09– Avec un pays qui n'a jamais été aussi à droite.
17:12Si vous regardez toutes les...
17:13– Alors à droite, est-ce que le RN est à droite ?
17:15– C'est toujours les mêmes...
17:16– Mais c'est le PRS, ça n'est pas que Marine Le Pen.
17:20– Est-ce que les électeurs du RN,
17:23l'électorat très populaire du RN,
17:26est-ce que c'est un électorat que vous classez naturellement à droite ?
17:30– Non. – Traditionnellement, il est à gauche.
17:31– Les électeurs ?
17:32– C'est une bonne question.
17:34– Il y a même des électeurs du RN qui vont aller manifester en bloquant tout.
17:41Et je ne suis pas un adversaire acharné de Marine Le Pen,
17:46mais je ne suis pas sûr que les recettes économiques de son parti
17:49sont de nature à faire fondre la dette, à dire le vrai.
17:52– Madame Pannot, notre futur n'existe pas,
17:58ou le futur n'existe pas de la Macronie.
18:01– Pour vous, le futur n'existe pas,
18:05car vous sentez bien que vous appartenez au passé.
18:08Impopulaire, minoritaire, détesté,
18:11le macronisme ne gouverne plus que par la peur.
18:14Vous étiez pourtant si sûr de vous.
18:17Jamais un pouvoir ne s'était donné autant de mal
18:19pour passer en force sa politique.
18:2149-3 en série, combine constitutionnelle,
18:24brutale répression des mouvements sociaux,
18:27piétinement de l'opposition,
18:28dissolution du Parlement,
18:30déni du résultat des élections,
18:32reconduite des perdants au gouvernement.
18:34Tant d'efforts pour gouverner seul contre tous,
18:38et vous voilà déploré un déficit que vous avez vous-même creusé.
18:42– Bon, pour imaginer ce que sera demain
18:44dans les recompositions à droite ou à gauche,
18:45je trouve que ce qu'a dit Laurent Wauquiez
18:47me paraît le plus intéressant.
18:48Parce que Laurent Wauquiez a ménagé ses coûts
18:51principalement pour Jean-Luc Mélenchon.
18:53Et il a épargné le RN.
18:55– C'est vrai.
18:55– Et j'y vois quelque chose,
18:57une sorte de possibilité ou un rapprochement
19:00entre deux forces possibles.
19:02Peut-être que je me trompe.
19:04– Non, non, il n'est pas très éloigné.
19:06– Pardon ?
19:07– Non, d'ailleurs, Laurent Wauquiez,
19:08sur un certain plan intellectuel et politique,
19:12notamment dans le domaine régalien,
19:14n'est pas très éloigné du RN.
19:16– C'est pour ça.
19:17– C'est ce que vous dites très justement.
19:18– En tout cas, il a attaqué très fortement
19:20Jean-Luc Mélenchon.
19:21À partir du moment où il dit
19:22« Jean-Luc Mélenchon est l'ennemi numéro un »,
19:23ça veut dire que le RN ne l'est pas.
19:25– Comme fait Bruno Wauquiez.
19:26– Écoutons M. Wauquiez.
19:28– Il y a quelqu'un qui n'attend que le chaos
19:32parce qu'il espère la révolution.
19:35C'est Jean-Luc Mélenchon.
19:37Et la récupération politique qu'il cherche à faire
19:40du mouvement du 10 septembre
19:41est le signe de sa stratégie du chaos.
19:45Et je le dis aujourd'hui plus que jamais,
19:48l'extrême-gauche est le premier danger politique
19:51pour la République française.
19:52LFI avec Jean-Luc Mélenchon
19:55est le premier danger politique pour notre République.
20:00Et avec les députés de la droite républicaine,
20:03nous serons le premier barrage face à cette menace.
20:07Nous n'accepterons jamais qu'un gouvernement
20:10comporte des députés de la France insoumise.
20:13Nous n'accepterons jamais que se mette en place
20:15ici le programme funeste du nouveau Front populaire.
20:19Et cela vaut évidemment pour un gouvernement socialiste
20:21qui prônerait ou porterait ce programme.
20:24Bon, j'ai dans l'oreille ce qu'avait dit Laurent Wauquiez
20:26au moment de la censure de M. Barnier.
20:29Où il n'avait pas eu de mots assez durs
20:31pour Marine Le Pen, souvenez-vous.
20:34Là, on n'est pas dans la même couleur.
20:36Non, mais il y a encore un peu de chemin
20:37avant de faire l'union des droites quand même.
20:39Vous avez raison, il y a une inflexion du discours.
20:42Et la vérité, quand vous regardez l'état des forces politiques,
20:44ça fait très longtemps qu'ils auraient dû commencer
20:46à se poser la question de se mettre tous ensemble.
20:48Et ils n'y sont pas.
20:48Parce que tout simplement, Marine Le Pen n'en veut pas.
20:54Et que sur le plan économique, comme l'a dit Gilles William...
20:59Marine Le Pen est insultée par la droite depuis 40 ans.
21:01Oui, mais en même temps...
21:02Je crois qu'elle n'est pas tellement en vie que de m'activer,
21:04si vous me permettez.
21:05On la traite de fasciste depuis 40 ans avec ce...
21:08On ne parle pas de la même chose.
21:10Sur le plan économique, déjà, le RN n'est pas le même qu'il y a 10 ans.
21:13C'est-à-dire qu'ils ont, je pense, compris qu'électoralement,
21:15ils se limitaient un peu avec le programme qu'on disait avant de gauche.
21:18Donc aujourd'hui, moi, par exemple, là, ils ont proposé des économies
21:21à François Bayrou pour faire passer son budget.
21:24Donc ils ne sont pas dans la dépense de l'État acharnée, etc.
21:27Et la deuxième chose, Marine Le Pen, il y a 10 ans,
21:29elle voulait d'ailleurs se démarquer complètement de la droite.
21:32Aujourd'hui, je la trouve plutôt bienveillante.
21:35C'est plus compliqué que ça.
21:37D'abord, il y a l'ERN du côté des Nimbomonts
21:39et puis il y a l'ERN du côté du Sud.
21:41Il y a une sorte un peu d'antagonisme.
21:44Mais la réalité, c'est que, je me permets de vous rappeler
21:46que M. Sarkozy a dit que maintenant,
21:49l'ERN fait partie de l'arc républicain.
21:52Alors on n'est pas, c'est vrai, dans une alliance électorale,
21:56mais on n'est plus en tous les cas dans le bloc tout contre l'ERN.
21:59Il se crée au contraire une sorte de cordon sanitaire
22:03autour du parti antisémite.
22:04Ce qu'il a dit précisément, Nicolas Sarkozy,
22:08c'est que le front républicain ne marcherait plus.
22:12Il a dit que l'ERN faisait partie de l'arc républicain.
22:15C'est quand même une nouveauté.
22:17Sarah Knafou est avec nous.
22:18Elle va entrer et on va pouvoir l'écouter.
22:22Et en même temps, nous entendons d'abord Boris Vallaud
22:24sur la défaite du camp macroniste.
22:29Et Sarah Knafou va pouvoir s'asseoir pendant ce temps.
22:32Monsieur le Premier ministre,
22:35vous ne ferez pas aujourd'hui de votre défaite une victoire.
22:39De l'absurde un haut fait.
22:41Du vide.
22:43Du vide politique.
22:45L'étoffe d'un destin.
22:46Non.
22:47Ce vote auquel vous vous sommetez n'est pas un acte de courage,
22:50c'est une dérobade.
22:51Que dis-je ?
22:53C'est une pantanolade.
22:54Face à l'adversité,
22:56vous vous résignez.
22:58Face à la difficulté,
22:59vous reculez.
23:00Face à la responsabilité,
23:02aujourd'hui, vous vous effacez.
23:04Dans le grand silence de l'été,
23:07nous pensions que vous prépariez le budget.
23:09En réalité, vous prépariez votre sortie.
23:12Sarah Knafou, bonsoir.
23:13Bonsoir, Pascal.
23:14Merci d'être avec nous.
23:15On a appris ce soir
23:16qu'il y aurait un futur Premier ministre,
23:18c'est-à-dire qu'il n'y aurait pas de dissolution.
23:20Est-ce qu'Emmanuel Macron a raison ?
23:23Bien sûr que non.
23:24Bien sûr que non.
23:25Je pense qu'en réalité,
23:25maintenant, on a devant nous plus que trois scénarios.
23:29Le premier, c'est le statu quo.
23:31Et je mets dans le statu quo
23:32le fait d'avoir un nouveau Premier ministre,
23:34soutenu par le bloc central,
23:36soutenu par des nuances diverses de centre-gauche.
23:39Le deuxième, et je le mets aussi dans le statu quo,
23:41c'est une dissolution.
23:43Parce qu'on a vu,
23:44à deux reprises déjà,
23:45en 2022 et en 2024,
23:47que les deux dissolutions,
23:48que les deux législatives n'avaient rien réglé.
23:51La deuxième, celle de 2024,
23:53a été appelée par l'opposition,
23:54donc par le Rassemblement national.
23:55Emmanuel Macron l'a alors accordé.
23:57On a vu le résultat.
23:59Instabilité encore plus grande,
24:00pas de majorité,
24:01puisqu'en réalité,
24:01le problème remonte déjà
24:02à la présidentielle de 2022,
24:05avec un président Emmanuel Macron
24:06qui a refusé de faire campagne,
24:08qui a refusé de débattre
24:09avec ses contradicteurs,
24:10qui a refusé de présenter un programme.
24:12Donc évidemment...
24:13Mais qui a gagné ?
24:14Et qui a gagné par défaut,
24:15parce que les gens ne voulaient pas élire Marine Le Pen.
24:18Et donc forcément,
24:19à la fin,
24:19pas de majorité,
24:20puisqu'il n'a pas présenté de projet aux Français.
24:22On se retrouve avec une majorité relative,
24:24comme on l'a appelé,
24:25pour être sympa avec lui.
24:27Et résultat,
24:28deux ans plus tard,
24:29dissolution qui ne règle rien,
24:30toujours pas de majorité.
24:32Je pense que pour la prochaine,
24:33ce sera la même chose.
24:34Alors peut-être que certains feront 20 députés de plus.
24:36Ça ne changera pas radicalement le problème.
24:38Donc ce premier scénario,
24:39pour moi,
24:39c'est le statu quo.
24:40Le deuxième scénario,
24:41et c'est le scénario que je préfère,
24:43celui que j'appelle,
24:44c'est la démission du président de la République.
24:46Je pense qu'aujourd'hui,
24:47seule sa démission
24:48peut permettre aux Français
24:49de reprendre leur destin en main,
24:51de redécider,
24:52puisque comme je vous l'ai dit,
24:53tout le problème remonte
24:54à la dernière élection présidentielle.
24:56Ça signifie qu'il faut
24:57une autre élection présidentielle
24:59pour trancher enfin
25:00les grandes questions
25:01qui n'ont pas pu l'être la dernière fois,
25:03avec une campagne escamotée.
25:05Et je vous ai dit
25:05qu'il y avait un troisième.
25:07Donc si Emmanuel Macron
25:08n'a pas le courage
25:10d'un général de Gaulle,
25:11d'un sangor,
25:12qui eux ont pu quitter le pouvoir
25:14parce qu'ils se sentaient rejetés,
25:16alors je pense que l'autre solution,
25:17ce serait le référendum.
25:19Et j'en appelle au référendum.
25:20Il faut rendre la parole au peuple.
25:22Il faut lui redonner la parole.
25:23On a bien vu
25:24que ça ne passerait pas par l'Assemblée.
25:26Il n'y aura pas de majorité
25:27dans cette Assemblée.
25:27Il ne faut pas se mentir.
25:28On peut passer du temps,
25:29on peut perdre du temps, etc.
25:30Il n'y aura pas de majorité claire.
25:32Donc, redonner le pouvoir au peuple.
25:34Je vois deux sujets majeurs.
25:36Le premier, puisque c'est d'actualité,
25:37on en parlait, le budget.
25:39J'ai modestement proposé
25:40un plan de 63 milliards d'euros.
25:42Je suis sûre, en toute modestie,
25:44qu'il serait accepté
25:45par une très large majorité des Français.
25:48Tant les mesures que je propose
25:49sont consensuelles
25:50et faciles à mettre en œuvre tout de suite.
25:52Par exemple ?
25:53Et le deuxième,
25:53par exemple,
25:54la privatisation de l'audiovisuel public.
25:56Par exemple,
25:56le fait de réserver...
25:574 milliards d'euros.
25:58Par exemple,
25:58le fait de réserver
25:59les aides sociales non contributives
26:01aux citoyens français,
26:02entre 15 et 20 milliards.
26:03Par mesure qui a l'assentiment
26:05de 71% des Français,
26:07il y a même une majorité
26:08chez les gens de gauche
26:09pour réserver
26:10les aides socialement contributives
26:11aux Français.
26:12Je rappelle que même
26:13le gouvernement de Michel Rocard,
26:14en 91,
26:15voulait les réserver
26:16aux Français et aux Européens.
26:18C'est le Conseil constitutionnel
26:19qui les en a empêchés.
26:20Les socialistes.
26:21Imaginez qu'aujourd'hui,
26:22vous avez des gens
26:22de centre droit
26:23qui vous disent
26:24que ce serait scandaleux
26:24de les réserver.
26:25Même les socialistes,
26:26à l'époque,
26:26étaient un peu plus conscients
26:27de ce que signifiait
26:28« national »
26:29dans « solidarité nationale ».
26:31Bref,
26:31je pourrais continuer
26:32longtemps sur le budget.
26:33Premier sujet,
26:34donc un référendum sur ça,
26:35les économies urgentes à faire.
26:37Et deuxième sujet,
26:38évidemment,
26:39et je regarde Geoffroy Lejeune,
26:40un référendum sur l'immigration
26:41que Philippe Devilliers
26:43appelle de ses voeux,
26:44qu'Éric Zemmour
26:44appelle de ses voeux
26:45depuis longtemps déjà.
26:46Je pense que c'est
26:47la priorité
26:48pour trancher les grandes questions.
26:49C'est le dernier cadeau
26:50qu'Emmanuel Macron
26:51puisse nous faire
26:51avant de partir.
26:52Rendre la parole au peuple.
26:53La dissolution,
26:54elle ne la fera pas.
26:55Le référendum,
26:55il ne la fera pas.
26:56Et la démission,
26:57elle ne se passera pas.
26:58Alors,
26:59tout est de sa faute.
26:59Alors,
26:59ça c'est possible.
27:00En revanche,
27:01j'ai été surpris,
27:01peut-être que de la position
27:02de reconquête,
27:03Éric Zemmour et reconquête
27:05sont plutôt légalistes,
27:06légitimistes.
27:07Et demander la démission
27:09du président de la République,
27:10on pourrait souhaiter
27:11qu'il s'en aille
27:12à la De Gaulle,
27:13vous avez raison.
27:13Mais lorsqu'on est un opposant,
27:15demander cette démission,
27:17c'est peut-être mettre le doigt
27:18dans un jeu dangereux
27:19parce que si à chaque fois
27:20qu'un président ne convient pas
27:22ou n'a plus la majorité,
27:23l'opposition réclame son départ,
27:25je vois là quelque chose
27:26pour les institutions
27:27qui n'est pas forcément
27:29une bonne chose.
27:30Je ne crois pas,
27:31vu que le fait
27:32qu'ils puissent démissionner
27:33est légal,
27:33constitutionnel,
27:34etc.
27:35De dire que la seule solution,
27:37la seule manière
27:37de débloquer cette situation,
27:39on vient en statut...
27:40Il y a d'abord la dissolution
27:41quand même.
27:41La dissolution serait logique.
27:43Ça ne règle aura rien.
27:44Si,
27:44parce qu'on peut imaginer
27:46que la chambre qui revienne
27:48ne soit pas la même
27:49qu'il y a un an et demi.
27:50La France insoumise
27:52n'est plus alliée
27:53aujourd'hui avec le PS.
27:54Le nouveau Front populaire
27:55ne fonctionne pas
27:56de la même manière.
27:57Le Front républicain
27:58ne marcherait pas.
27:59Il y a également peut-être
28:00des gens qui ont été choqués
28:01par l'attitude
28:02de la France insoumise
28:03depuis 15 mois.
28:05Moi, je ne suis pas sûr
28:05que ce soit la même chambre.
28:07Quelque chose m'a frappé ce soir
28:08en écoutant Marine Le Pen.
28:10Je l'ai entendu dire
28:10si on a une majorité claire,
28:12une majorité absolue,
28:13alors on ira à Matignon.
28:15Ce que ça signifie,
28:16c'est qu'en cas de majorité relative,
28:17on n'ira pas.
28:18Est-ce que vous savez,
28:19en 17 législatures,
28:20dans toute la Ve République,
28:22combien de fois un parti seul
28:23a réussi à avoir
28:24la majorité absolue ?
28:25En 80, le PS l'a eu.
28:27Le PS, il y a eu 4 fois.
28:30Même le général de Gaulle
28:30a eu besoin des républicains
28:31indépendants de Valéry Giscard d'Estaing.
28:33Le RP a dû l'avoir en 86.
28:35Il y a eu 4 fois en 17 législatures.
28:36Donc ça n'arrive quasiment jamais.
28:38C'est très peu probable
28:39qu'un parti tout seul
28:40arrive à obtenir
28:41une majorité absolue.
28:42On le sent ce soir
28:43quand elle dit
28:43on refusera
28:44si ce n'est pas une majorité absolue.
28:45Ce qu'on sent aussi,
28:47et on peut comprendre,
28:47c'est qu'ils ne veulent prendre
28:48aucun risque avant la présidentielle,
28:50qu'ils ne veulent pas
28:50prendre le risque de décevoir
28:51parce qu'ils ont bien vu.
28:53Elle veut la dissolution.
28:54Elle a demandé hier
28:55la dissolution, Madame Le Pen.
28:56Je ne vais pas sonder
28:57les cœurs et les reins
28:57et essayer de...
28:58Non mais elle a demandé,
28:59c'est elle.
28:59Pourquoi est-ce qu'elle souhaite
28:59une dissolution ?
29:00Moi ce que je vous dis,
29:01c'est que tout le monde...
29:01C'est contradictoire
29:02par rapport à ce que vous dites.
29:03Je ne crois pas.
29:04Tout le monde sent bien
29:04qu'avec une majorité relative,
29:06on ne peut pas réformer le pays
29:07et trancher les grandes questions.
29:08C'est aussi la raison pour laquelle,
29:09à mon avis,
29:10le Rassemblement National dit
29:11si ce n'est pas une majorité absolue,
29:12on n'ira pas.
29:13Donc, je crois que tout le monde
29:15sait ce soir
29:16que la dissolution
29:16ne réglera pas toutes les questions.
29:18Si on se projette,
29:19évidemment,
29:19il y aura un candidat reconquête.
29:21Vous avez vu d'ailleurs
29:21que M. Wauquiez,
29:22il est prêt à travailler avec vous.
29:24J'ai entendu ça.
29:26Et alors ?
29:27Mais pourquoi il dit par exemple
29:28qu'il est prêt à travailler avec vous ?
29:29Pourquoi il cite le nom de Sarah Knafou
29:31et pas celui d'Éric Zemmour ?
29:33C'est une très bonne question
29:33à lui poser.
29:35Mais à votre avis ?
29:36Franchement,
29:36je n'ai pas la réponse.
29:37Oui, j'ai vu ça.
29:39Je trouve que c'est positif
29:40que tous les gens de droite
29:41veuillent travailler ensemble.
29:42C'est ce qu'on souhaite
29:43depuis bien longtemps.
29:45Donc, ce que je réponds,
29:47c'est que si on arrive
29:47à s'entendre sur un dénominateur commun,
29:49alors oui,
29:50le dénominateur commun,
29:51ce ne sera pas Xavier Bertrand.
29:52Ce ne sera pas
29:53de ne pas censurer
29:54un gouvernement PS.
29:55Mais si on arrive à s'entendre
29:56sur un dénominateur commun,
29:58je viens de vous citer
29:58deux champs d'action
29:59qui, à mon avis,
30:00étaient prioritaires.
30:01Un, le budget de la France
30:02parce qu'aujourd'hui,
30:03notre économie est étouffée
30:05par l'état de nos finances publiques,
30:07de l'immigration,
30:08parce que là,
30:08il en va de notre destin.
30:10C'est la question existentielle.
30:12François Bayrou parlait
30:12de questions politiques
30:13ou historiques.
30:14Là, vraiment,
30:15on parle de questions existentielles.
30:16Donc, si sur ces deux questions,
30:18on arrive à trouver
30:19un dénominateur commun
30:20avec des gens de chez LR,
30:22des gens du RN,
30:23et quelles que soient
30:23nos différences,
30:24j'ai des différences économiques
30:25avec le RN qui sont flagrantes.
30:27Ce matin,
30:27Jean-Philippe Tanguy répondait
30:28qu'il ne voulait pas d'alliance
30:29avec Reconquête
30:30parce qu'il estimait
30:31qu'on n'était pas assez sociaux,
30:34qu'il me reprochait
30:36de ne pas vouloir revenir
30:37à la retraite à 62 ans.
30:39Vous êtes plus libérale.
30:40C'est ce que dit Marine Le Pen.
30:41Marine Le Pen a dit
30:42« Moi, je ne suis pas de droite. »
30:43C'est ce qu'elle dit.
30:44C'est vrai.
30:44Vous avez raison.
30:45C'est ce qu'elle dit.
30:46Mais si c'est être libéral
30:47de ne pas vouloir revenir
30:48à la retraite à 62 ans,
30:50oui, je suis obligée
30:50de l'admettre.
30:51Donc, malgré ces différences
30:53qui sont flagrantes,
30:54si on arrive à s'entendre
30:55sur ces dénominateurs communs,
30:57alors c'est clair
30:57que toute la droite
30:58doit faire un bout de chemin ensemble.
31:00Moi, je suis surpris
31:01que vous demandiez
31:01la démission du président
31:02de la République
31:03parce que, de facto,
31:04ça signifierait
31:05la fin de la Ve République,
31:07précisément.
31:08Ça crée un précédent.
31:09Donc, le général de Gaulle
31:10a mis fin à la Ve qu'il avait créée.
31:11Non, mais là, c'est-à-dire...
31:12On a répondu, d'une certaine manière,
31:14à cette question
31:14sur la Ve.
31:17Non, mais parce que
31:18ça crée un précédent.
31:18C'est-à-dire que le prochain
31:19président de la République,
31:21dès que quelque chose ira mal,
31:22on demandera sa démission.
31:23Mais vous dites aussi
31:24qu'il faut une campagne
31:25que les Français se prononcent
31:27en leur âme et conscience,
31:28qu'il y ait des projets, etc.
31:29Là, ce serait une campagne éclair.
31:31Vous appelez de vos voeux
31:32une campagne longue
31:33pour que les Français
31:34puissent vraiment avoir le choix.
31:35Là, la démission
31:36du président de la République,
31:37c'est une campagne
31:37de 30-40 jours.
31:38Encore une campagne éclair.
31:39Donc, est-ce que ça ne priverait pas
31:41les Français
31:41d'un véritable choix ?
31:43Donc, puisque la campagne
31:44des législatives
31:45durerait deux semaines,
31:46elle ne sert à rien non plus.
31:47Elle permet de ne rien trancher.
31:48Il ne faut jamais faire
31:49d'élections dans ce cas-là.
31:50Moi, je pense qu'on peut,
31:50en réalité,
31:51tant qu'il y a des débats
31:52télévisés importants,
31:53tant que les gens peuvent
31:53présenter leurs programmes
31:54et leurs idées,
31:55on peut réussir
31:56à donner le choix aux Français.
31:59Et quant à la première partie
32:00de votre question,
32:01écoutez, si le général de Gaulle
32:02l'a fait parce qu'il s'est senti désavoué,
32:04on peut considérer
32:05qu'il a quand même donné le « là »
32:06sur ce qu'étaient
32:06les institutions de la 5e
32:07puisqu'il les a mises en place
32:08et qu'il les a créées.
32:10Ça ne signifiait pas
32:11la fin de la 5e.
32:12Et bien, au contraire,
32:13on a considéré à ce moment
32:14que la 5e, c'était aussi...
32:15Mais c'est lui qui décidait.
32:16La difficulté,
32:17c'est quand l'opposition demande.
32:18Mais vous avez répondu
32:19à cette question...
32:20On sait très bien
32:20que c'est Emmanuel Macron
32:21qui va décider.
32:22Quand on dit,
32:23on appelle Emmanuel Macron
32:24à prendre conscience
32:25de la gravité de la situation
32:26et à prendre conscience
32:27que sans cela...
32:28Et qui sait ?
32:29Et qui sait ?
32:29Et vous avez raison,
32:30qui sait ?
32:30Peut-être qu'il peut partir dignement.
32:33Gilles-William-Golnadel.
32:35Moi, je serais ravi
32:36qu'il y ait un référendum
32:39en matière d'immigration,
32:41sur l'immigration.
32:42C'est la question existentielle.
32:45Je ne suis pas sûr
32:45compte tenu du caractère
32:47complètement obéré actuel,
32:50qu'il soit constitutionnel,
32:52votre projet de référendum
32:53sur l'immigration.
32:56Et je vous avoue
32:57que la confiance
32:58que m'inspire
32:59l'actuel président
33:00du Conseil constitutionnel
33:01est assez limitée.
33:04Donc, comment on fait ?
33:05Déjà, on peut reprocher
33:06qu'il soit passé
33:07à une voix près
33:08et que le Rassemblement national
33:09se soit abstenu
33:10en l'ayant laissé passer.
33:11Vu la confiance toute relative
33:13qu'on peut lui accorder,
33:14c'est un des grands reproches
33:15qu'on peut quand même faire
33:16puisqu'avoir beaucoup de députés
33:18à l'Assemblée nationale,
33:19ça doit quand même servir
33:20à quelque chose,
33:21à s'opposer
33:21et à défendre les Français.
33:23Sur la constitutionnalité,
33:24j'imagine que vous voulez parler
33:25du fait qu'on choisisse
33:26soit l'article 11
33:27soit l'article 89.
33:28Il y a une décision
33:29du Conseil constitutionnel
33:30qui est majeure
33:31sur laquelle il faudra revenir.
33:32C'est celle
33:33au cours de laquelle
33:34le général de Gaulle
33:35donc avait utilisé un article.
33:37Toute la doctrine
33:38et les juristes,
33:38notamment de gauche,
33:39lui reprochaient l'utilisation
33:40de cet article
33:41en disant qu'il n'était pas constitutionnel.
33:43Il a gagné ce référendum
33:44très largement
33:45et quand il l'a gagné,
33:46le Conseil constitutionnel
33:47a répondu
33:47en disant oui,
33:48les Français ont validé
33:49la méthode.
33:50C'est la méthode
33:51qui a été validée
33:52puisqu'ils ont dit oui
33:53à ce référendum.
33:54Je crois vraiment
33:55que ce référendum
33:56sur l'immigration
33:57aurait largement
33:58les deux tiers des Français
33:59qui diraient oui
34:00mais haut la main.
34:01Et dans ce cas-là,
34:02vous avez, à mon sens,
34:04un vrai choix de conscience
34:05pour le Conseil constitutionnel
34:06et pour M. Charferro
34:06pour ne pas le nommer.
34:09Ah oui, une conscience.
34:10J'espère bien,
34:10M. Bill,
34:11j'ai un peu de nous le dire
34:12mais j'espère bien
34:12que les neuf juges
34:13qui s'y trouvent
34:14se poseront la question
34:17de comment les jugera l'histoire
34:18si 70% des Français
34:20ont dit
34:21on veut défendre notre pays
34:22et qu'ils répondent
34:23expressément au peuple
34:24en direct,
34:25pas à ses représentants,
34:26pas aux députés.
34:27S'ils leur répondent
34:28en direct,
34:29vous avez tort
34:29parce que c'est le mauvais article
34:30qui a été utilisé.
34:32Je suis persuadée
34:32qu'il se passera
34:33à ce moment-là
34:35une forme de lâcheté
34:36de la part du Conseil constitutionnel
34:38qui se dira
34:39on ne peut pas faire ça.
34:40J'ai l'impression
34:41que l'union des droits
34:43devient peu à peu
34:44une idée,
34:45un projet
34:45qui s'ancre
34:47presque dans la réalité.
34:50Qu'est-ce qui bloque
34:50encore un petit peu
34:52aujourd'hui
34:52cette union
34:53souhaitée par beaucoup ?
34:55Les hommes,
34:56les femmes,
34:57les égaux.
34:58Non mais plus structurellement.
34:59Bravo, presque à l'heure.
35:01Alors là où vous avez raison
35:02c'est que
35:03tous les électeurs de droite
35:05je dis tous
35:06mais on peut spécifier
35:0778% chez LR
35:0895% chez Reconquête
35:1077% ORN
35:12la grande majorité
35:13des électeurs
35:14la veulent.
35:14Donc c'est ce qu'on entend partout
35:15sans doute vous aussi
35:17moi c'est ce que j'entends partout
35:18à chaque fois que je parle
35:18à quelqu'un dans la rue
35:19il me parle d'union des droites
35:20donc l'idée a fait son chemin
35:22je suis très fière
35:23de dire que chez Reconquête
35:24c'est ce qu'on a défendu
35:25tout au long de la campagne
35:26de 2022
35:27et même bien longtemps avant
35:28pour Éric Zemmour
35:29qui disait déjà
35:29que les LR
35:30avaient grand tort
35:31d'ostraciser
35:32à l'époque
35:32même Jean-Marie Le Pen
35:33donc ça remonte à loin
35:34cette défense de l'union des droites
35:35aujourd'hui qu'est-ce qui bloque ?
35:37Pour avoir une union
35:37que ce soit l'union de la gauche
35:39ou l'union de la droite
35:39en réalité
35:40c'est la personne
35:41la mieux placée
35:42qui peut l'imposer
35:42c'est le groupe le plus fort
35:44qui peut dire
35:45je tends la main
35:45à ceux qui sont les plus petits
35:47pour leur dire de faire union
35:48c'est ce qu'a fait
35:49Jean-Luc Mélenchon
35:50Jean-Luc Mélenchon
35:50était le premier de la gauche
35:51il a accepté de sauver
35:53je mets des guillemets
35:53de sauver des gens
35:55qui auraient fait zéro député
35:56il a accepté
35:57qu'il soit à l'Assemblée
35:58parce qu'il s'est dit
35:58c'est historique
36:04d'un coup
36:05ils s'étaient insultés
36:06pendant toute la campagne
36:07du jour au lendemain
36:08ils se mettent tous dans une pièce
36:09ils réfléchissent à un programme
36:10et ils se disent
36:10on va gagner
36:11et ils ont beaucoup plus de siestes
36:13que ce qu'ils n'auraient eu
36:14s'ils avaient été chacun tout seuls
36:15il a sauvé ses petits concurrents
36:17qui l'avaient tapé
36:18toute la campagne
36:19vous voyez le parallèle
36:19à côté
36:20vous avez le Rassemblement National
36:21le plus gros parti de droite
36:23qui refuse toute alliance
36:25convenons
36:26qu'Éric Zemmour
36:28n'a pas toujours eu des mots
36:29aimables
36:30avec Marine Le Pen
36:31et vous m'avez entendu dire
36:32que Jean-Luc Mélenchon
36:33avait fait alliance
36:34avec des gens
36:35qui avaient
36:35mais il y a toujours
36:36quand je parle d'égo
36:37il y a forcément
36:38à travers les années
36:40vous avez raison
36:42c'est beaucoup d'égo
36:42mais parce que c'est la vie aussi
36:44quand on s'est fait
36:45parfois mal craiter
36:47je ne ferai pas alliance
36:48mais si par exemple
36:49on a eu un mot négatif
36:50sur moi
36:50il n'y a pas qu'un mot négatif
36:52en revanche
36:53c'est ranger son égo
36:55que de dire
36:56le soir du premier tour
36:57à dix minutes
36:58après une énorme déception
36:59et après tout ce qui s'est passé
37:00pendant la campagne
37:01j'appelle à voter pour Marine Le Pen
37:03c'est ce qu'avait fait
37:03Éric Zemmour
37:04vous avez parfaitement raison
37:05mais si elle vous appelait
37:06par exemple
37:06le Madame Le Pen
37:07ils ne sont rien négociés
37:08est-ce que je ferais alliance ?
37:09bien sûr
37:09il faut faire alliance
37:10vous la connaissez
37:10les gens se posent toujours
37:13ces questions
37:14vous vous rencontrez
37:15parfois avec Madame Le Pen
37:16vous avez des échanges
37:17c'est-à-dire que vous l'avez déjà rencontré une fois ?
37:20non il ne me semble pas
37:21jamais vous avez échangé avec elle
37:22alors permettez-moi
37:24comment ?
37:25j'allais dire que vous connaissez
37:26par contre Jordan Bardella
37:27oui on se connaît depuis
37:28mais c'est étonnant
37:30on pourrait imaginer
37:31au nom de la France
37:32parce que ce que vous dites
37:33est juste sur
37:34entre guillemets
37:35les peuples de droite
37:36le peuple de droite
37:37effectivement
37:38il voit des passerelles
37:42entre Wauquiez
37:44Bardella
37:45Knafot
37:46Zemmour
37:47Marine Le Pen
37:48Jean-Philippe Tanguy
37:48je peux même mettre
37:49Gérald Darmanin
37:51Bruno Retailleau
37:52et il est d'accord
37:54sur 70%
37:57c'est-à-dire sur l'immigration
37:58il en veut moins
37:59sur la société libérale
38:01il veut sans doute
38:02qu'il y ait un peu plus
38:03moins de normes
38:04qu'on puisse mieux travailler
38:06bon sens que leur dirigeant
38:07à grands traits
38:08vous pouvez faire un programme
38:10où vous allez
38:11entièrement d'accord
38:12après il faut que les gens
38:13se rencontrent
38:13entièrement d'accord
38:14donc ce que j'allais vous dire
38:15c'est que c'est le plus fort
38:16qui est en capacité
38:18de dire
38:18je vais faire alliance
38:20je jette
38:21toutes nos rancunes
38:21à la rivière
38:22comme l'a dit Eric Zemmour
38:23dans une interview
38:24du JDD récemment
38:25et je suis prêt
38:26à faire un accord
38:27malgré tout ce qui a pu se passer
38:28malgré les désaccords
38:30parce qu'il y a un dénominateur
38:30commun le plus faible
38:31donc ce que je dis
38:32aux gens qui nous écoutent
38:33si vous voulez vraiment
38:34l'union des droites
38:35alors il faut promouvoir
38:36le seul parti qui la défend
38:38c'est-à-dire reconquête
38:39et nous ce qu'on peut vous assurer
38:40la promesse qu'on peut faire
38:42parfois les partis les plus petits
38:43deviennent les partis les plus grands
38:44on a vu ça en Italie
38:45chez nos voisins
38:45Mélanie était à 2%
38:47Salvini était à 30%
38:48aujourd'hui c'est elle qui défend
38:49mais le vote utile
38:50est un lami noir
38:51en Italie on disait la même chose
38:53on disait à Mélanie
38:54arrêtez de vous présenter
38:54ça sert à rien
38:55n'y allez pas
38:56et aujourd'hui c'est la femme forte
38:57de l'Europe
38:58donc ce que je dis aux gens
38:59c'est si vous voulez vraiment
39:00cette union
39:01votez pour le parti
39:02qui la promeut
39:03et qui la défend
39:04et nous ce qu'on peut vous promettre
39:06c'est que dès le lendemain
39:07on oubliera toutes ces rancunes
39:08on oubliera toutes ces attaques
39:10j'oublierai que M. Jean-Philippe Tanguy
39:11m'a reproché
39:12de ne pas avoir les bonnes idées
39:13ce matin chez Apolline de Malherbe
39:15on tendra la main
39:16on posera la question
39:18aux gens de droite
39:18quand ils viennent sur ce plateau
39:19alors comme il y a le temps de parole
39:20le fameux temps de parole
39:21vous savez qu'il reste quelques minutes
39:23bon je voulais savoir votre avis
39:24parce que vous avez suivi
39:25et on va en parler
39:26la polémique Cohen-Legrand
39:29ça ça m'intéresse beaucoup
39:31comment vous l'avez vécu d'abord
39:33et est-ce que par exemple
39:35vous pourriez imaginer
39:36ne plus aller à France Inter
39:37où je disais ce matin
39:39je suis étonné que les gens de droite
39:40aillent encore à France Inter
39:41alors moi la dernière fois
39:42que j'y suis allée
39:43je pense que je leur ai laissé
39:45un bon souvenir
39:46oui parce qu'effectivement
39:47vous les avez
39:48vous les avez mis en difficulté
39:49la journaliste qui m'interrogeait
39:50a arrêté le métier
39:51je ne sais pas si vous avez vu ça
39:52oui j'ai vu
39:53elle a ouvert un vignoble
39:54elle est devenue vignoronne
39:55vous êtes Attila
39:56rien ne repousse
39:57rien ne repousse
39:58France Inter attention
39:59donc elle a arrêté le métier
40:02alors je ne sais pas si j'y retournerai
40:04je pense que c'est bien d'y aller
40:06et qu'il faut leur dire
40:06leur cas de vérité
40:07avant de fermer
40:08ces chaînes
40:09en tout cas avant de les vendre
40:10et de les privatiser
40:11c'est d'ailleurs dommage
40:13qu'il n'y ait pas un service public
40:14de qualité
40:14moi je le regrette
40:15moi j'ai connu un service public
40:17le service public
40:18des années 70
40:19de Marcel, Julien
40:20de Chancel, de Pivot
40:21il y avait une
40:22comment dire
40:23il y avait une grande estime
40:24du service public
40:25on en est aujourd'hui
40:26à regretter le service public
40:27qui est devenu
40:28un service de propagande
40:29dans la fiction
40:30dans l'information
40:31dans le divertissement
40:32dans tous les domaines
40:33il y a deux sujets
40:34d'abord il y a le sujet idéologique
40:35évidemment que c'est scandaleux
40:36de payer avec nos impôts
40:38des gens qui complotent
40:39à haute voix
40:40dans des bars tabac
40:41du 7ème arrondissement
40:43pour faire gagner
40:43M. Glucksmann
40:44c'est rageant de se dire
40:45que tous les mois
40:46Nicolas paye
40:47nous payons
40:48pour aller
40:49payer le salaire
40:50de M. Patrick Cohen
40:51le salaire d'Élise Lusset
40:53etc.
40:53je ne vais pas tous les nommer
40:54ça énerve Jean-Michel Apathy
40:56que je les nomme
40:56mais c'est rageant
40:58de se dire
40:58qu'avec notre argent
40:59c'est ce qu'on finance
41:004 milliards d'euros par an
41:01c'est excessif
41:02c'est énorme
41:02pour vous donner un comparatif
41:04c'est ce que devait rapporter
41:05la suppression
41:06des deux jours fériés
41:07par M. Bayrou
41:07on voit bien
41:09ce qu'on demande
41:10comme effort aux français
41:11et ce qu'on verse
41:12et ce qu'on paye à côté
41:13donc ça c'est le premier sujet
41:14c'est un sujet
41:15éminemment politique
41:16on n'a pas envie
41:17de payer pour ça
41:17et je vais même vous dire
41:18parce que je suis
41:20quelqu'un de sincère
41:20et de bon sens
41:21je ne voudrais pas avoir
41:22un service public
41:23de l'audiovisuel de droite
41:24je n'ai pas envie
41:25de remplacer le service
41:26de l'audiovisuel de gauche
41:27par un service
41:28de l'audiovisuel de droite
41:29je ne veux plus
41:30qu'il y ait de service public
41:31de l'audiovisuel
41:32et je vous réponds
41:33sur la nostalgie
41:34de ces années
41:35où ça marchait
41:36économiquement
41:37ça se justifiait
41:38à l'époque
41:38ça coûtait très cher
41:40de créer une chaîne
41:40de télévision
41:41on en avait une seule
41:42il y avait des moyens
41:43colossaux
41:44il y avait des impératifs
41:45techniques
41:45des barrières à l'entrée
41:46énormes
41:47qui justifiaient
41:47que l'Etat
41:48puisse investir dedans
41:48aujourd'hui
41:49créer une chaîne
41:50ça prend deux minutes
41:51vous avez un micro
41:52vous avez Youtube
41:52vous créez votre propre chaîne
41:53on a du divertissement
41:55partout
41:56aucune justification économique
41:57pour que ce soit
41:58l'Etat qui investisse
41:59à perte
42:00puisque c'est des subventions
42:01alors qu'à côté
42:02des groupes privés
42:03font même du bénéfice
42:04donc privatisation totale
42:06et j'espère que
42:07de plus en plus de Français
42:08sont lucides
42:08quand ils voient
42:09ce genre de vidéos
42:09il est 20h47
42:11et ce fameux temps de parole
42:13dont je parle très souvent
42:15est terminé
42:17donc je vous remercie
42:18grandement
42:18on a pu faire
42:19un tour d'horizon
42:20je retiens quand même
42:21des choses importantes
42:22c'est que si demain
42:22Marine Le Pen
42:24vous appelle
42:25pour former
42:27une union
42:28ou les prémices
42:29d'une union
42:30et si Madame Le Pen
42:31donc appelle également
42:32pourquoi pas
42:33les LR
42:34mais il faudra poser
42:34la question LR
42:35vous en tout cas
42:36vous êtes partante
42:37merci
42:38merci partante
42:39vous allez l'être
42:40également à l'instant
42:42puisque ce temps de parole
42:43est terminé
42:44et nous
42:45on va pouvoir
42:45continuer la discussion
42:47justement
42:47sur
42:48Cohen
42:49Le Grand
42:50non sans vous dire
42:51quand même
42:51parce que ça
42:52c'est intéressant aussi
42:52que le procès du RN
42:54aura lieu
42:55juste avant
42:57les municipales
42:58et
42:59j'ai entendu
43:01l'avocat du RN
43:02qui voit une manœuvre
43:04une manœuvre
43:04pourquoi pas
43:05politique
43:06avant les municipales
43:07donc écoutez
43:08ce que disent
43:10les avocats
43:11d'abord du Rassemblement
43:12National
43:12et puis après
43:13de la Commission Européenne
43:14c'est M. Maisonneuve
43:15qui défend
43:15l'Union Européenne
43:16Je constate simplement
43:19que cette décision
43:20du 31 mars
43:21c'est une bombe
43:23à fragmentation
43:25qu'après avoir perturbé
43:26les élections présidentielles
43:28elle est en train
43:29de perturber
43:30les élections municipales
43:31j'avais demandé
43:32que la justice
43:34puisse tenir compte
43:35précisément
43:36des élections municipales
43:37pour ne pas
43:38paraciter
43:38le processus démocratique
43:40je pense qu'il y avait
43:41de la place
43:42pour un entre deux
43:42je pense qu'il y avait
43:44de la place
43:44pour qu'un
43:45procès
43:47se déroule
43:48après immédiatement
43:50le deuxième tour
43:52des élections municipales
43:53ce n'est pas le cas
43:54et je le regrette
43:55Je suis un peu
43:56carrément désaccord
43:57avec mes confrères
43:58dans la mesure
43:58où nous savons
44:00qu'il y a eu
44:00des interférences politiques
44:02entre le politique
44:02et le judiciaire
44:03pour preuve
44:04l'affaire Fillon
44:05par exemple
44:05il est candidat
44:07à l'élection présidentielle
44:08ce n'est pas rien
44:09et le parquet national
44:10financier
44:11et les juillies
44:11d'instruction
44:12ont continué
44:13effectivement
44:14ce qu'ils estimaient
44:16être leur devoir
44:17effectivement
44:18de continuer
44:18sur le plan judiciaire
44:19L'important
44:21c'est que ce procès
44:22ait lieu
44:22avant l'élection
44:24présidentielle
44:25qu'il ait lieu
44:26avant l'été
44:27surtout
44:27puisque le rassemblement
44:29national se retrouve
44:29à la rentrée
44:30de septembre 2026
44:31en position claire
44:32avec un candidat
44:33désigné
44:33etc
44:34c'est plutôt une bonne chose
44:36moi je trouve
44:37que c'est plutôt
44:38là on dit souvent
44:39du mal de la justice
44:40mais là ça me paraît
44:42ils ont accéléré
44:43ils ont bien fait
44:43en revanche
44:44Marine Le Pen
44:45pour son procès
44:46en première instance
44:47elle a disparu
44:48pendant plusieurs semaines
44:48elle était extrêmement concentrée
44:50elle a assisté à tout
44:51donc en fait
44:51elle ne pourra pas faire campagne
44:52elle sera bloquée au tribunal
44:53c'est une campagne municipale
44:55sur cinq semaines
44:57vous êtes le leader
44:57d'un mouvement
44:58vous allez soutenir
44:59des candidats
44:59à droite à gauche
44:59elle ne pourra pas le faire
45:00donc ça effectivement
45:02c'est un argument
45:03qui s'entend
45:03vous y voyez une manœuvre
45:05non mais
45:06comment vous dire
45:07je pense que le parasitage
45:08de le récit médiatique
45:10de ce procès
45:11à mon avis
45:12ne sera pas un problème
45:12parce qu'au lendemain
45:13de la condamnation
45:14de Marine Le Pen
45:14il y a des études
45:15qui sont sorties
45:16pour dire que leurs électeurs
45:17ça ne changeait absolument
45:19pas leur avis
45:19sur le rassemblement national
45:21bon France Inter
45:22alors ça nous a mobilisés
45:24samedi
45:24bien sûr
45:25dimanche également
45:27sur cette antenne
45:28et uniquement sur cette antenne
45:29c'est ça qui est extraordinaire
45:30c'est-à-dire que tu as l'impression
45:31que c'est silence radio
45:32sur les autres médias
45:34vous imaginez
45:35c'est toujours la même comparaison
45:37si par exemple
45:38Yoann Ozaï
45:39est surpris
45:41en train
45:41journaliste de CNews
45:43en train de discuter
45:45avec Jordan Bardella
45:46ou lui dit
45:47attention à nous
45:48sur CNews
45:49on va bien s'occuper
45:50de Jean-Luc Mélenchon
45:51etc
45:52et des autres
45:53évidemment
45:54les gens
45:55montraient au créneau
45:58dans la profession
45:59pour dire
45:59que ce n'est pas convenable
46:01comme journaliste
46:02oui mais enfin
46:03quand même
46:04on en parle
46:06on en parle
46:08les réseaux sociaux
46:08c'est important
46:09les réseaux sociaux
46:10aujourd'hui
46:11ne parlent que de ça
46:12moi je ne vais pas
46:14faire le faux jeton
46:15je suis ravi
46:16de ce qui arrive
46:17je suis ravi
46:18que la preuve
46:19a été totalement
46:21démontrée
46:22que ces gens là
46:23sont dans une complicité
46:25idéologique
46:26totale
46:27avec la gauche
46:28moins d'ailleurs
46:29par attirance
46:30pour le parti socialiste
46:31que par détestation
46:33de la droite
46:34ça c'est tout à fait clair
46:35et donc
46:36c'est assez jouissif
46:39je le dis
46:39très franchement
46:40c'est l'un des combats
46:41les plus importants
46:42de mon existence
46:42puis autre chose aussi
46:44non mais
46:45il y a aussi
46:45non mais parce que
46:46vous l'avez dit d'ailleurs
46:47c'est pas que l'information
46:48c'est tout le culturel
46:50c'est une véritable
46:51décérébration
46:52morale
46:53le long
46:54vous écoutez
46:55zoom zoom zen
46:56vous écoutez
46:56la terre au carré
46:57c'est invraisemblable
46:59la terre au carré
46:59c'est vraiment
47:00la terre au carré
47:00c'est l'écologie
47:02gauchisme
47:04sans la moindre concession
47:05puis il y a une autre chose
47:06qui me ravit aussi
47:08c'est comment
47:09leur mauvaise foi
47:10est flagrante
47:11parce que monsieur
47:12monsieur Cohen
47:14veut
47:14c'est merveilleux
47:16il veut porter plainte
47:17parce que
47:18on lui a volé sa voix
47:20et on lui a volé
47:20son image
47:21extraordinaire
47:22monsieur Cohen
47:23a défendu
47:25il a défendu
47:26Mediapart
47:27lorsque Mediapart
47:29avait volé
47:30la voix
47:31dans l'affaire
47:32Bettencourt
47:33il a défendu
47:34quotidien
47:34également
47:35lorsque monsieur
47:36Wauquiez
47:37se voyait
47:38voler
47:39sa voix
47:40et son image
47:40lorsqu'il parlait
47:41à des étudiants
47:43à Lyon
47:43c'est
47:44leur imposture
47:46intellectuelle
47:48explose
47:49totalement
47:49de manière
47:51de manière
47:52publique
47:53c'est important
47:55mais je le dis pas
47:56par méchanceté
47:56c'est parce que
47:58je rejoins sur ce point là
47:59totalement
48:00ce qu'a dit
48:02madame Knaffo
48:03c'est que
48:04une seule solution
48:05c'est évidemment
48:07la privatisation
48:08pas seulement
48:09pour des raisons
48:10économiques
48:10pour des raisons
48:12d'intérêt
48:12public
48:13et moral
48:14voilà
48:15je suis un peu
48:17surpris
48:18par le fait
48:20que
48:20immédiatement
48:22il y a une indignation
48:23devant cette
48:24partialité
48:25ostensible
48:27et le roi
48:28est nu
48:28on a compris
48:29que
48:29ce qu'on soupçonnait
48:31chez France Inter
48:32était vrai
48:32mais
48:33immédiatement
48:34après
48:35il me semble
48:36qu'il n'y a pas
48:37eu un reflux
48:38mais on a commencé
48:39à dire
48:40les modalités
48:41de l'enregistrement
48:42on va déposer
48:43plainte
48:44donc
48:44je suis pas sûr
48:45que l'indignation
48:47ne soit pas déjà
48:48malheureusement
48:49un peu atténuée
48:50non mais l'indignation
48:52dans l'espace médiatique
48:53vous avez raison
48:54elle n'existe pas
48:55mais là où
48:55a raison
48:56Gilles Louis-Diam
48:57c'est que le public
48:58s'en rend compte
49:00et
49:00bien sûr
49:02quand même
49:02on voit
49:03qui ils sont
49:03on le savait avant
49:04d'ailleurs
49:05mais
49:05je n'aimerais pas
49:07être à la place
49:07de monsieur Cohen
49:08ni à la place
49:09de monsieur Legrand
49:10c'est pas une situation
49:11quand même très agréable
49:12ta crédibilité
49:14fortement
49:15tamée
49:15c'est à dire que
49:16à chaque interview
49:17quand il va
49:18interroger
49:19aujourd'hui un homme politique
49:20surtout de droite
49:21la tentation
49:23sera grande
49:24pour l'homme de droite
49:24de dire bon
49:25on n'est pas dans le 7ème arrondissement
49:27dans votre café
49:28monsieur Cohen
49:30lui le saura
49:31donc sans doute
49:32interrogera
49:34différemment
49:35de ce qu'il aurait interrogé
49:36si cet événement là
49:37n'avait pas eu lieu
49:38voilà
49:39tout ça
49:39contamine un petit peu
49:41ça existe
49:41c'est vrai
49:42je le pense
49:44bien sûr
49:45le chevalier blanc
49:46je crois que c'est
49:47le chevalier blanc
49:47de la maison rouge
49:48a dit Elliot
49:49ce week-end
49:50c'est une bonne expression
49:51c'est à dire que
49:52tu veux laver plus blanc
49:53et puis
49:53t'es pris dans les
49:54les mains
49:55dans le pot de confiture
49:56donc
49:57voilà
49:59on a entendu
50:00monsieur Cohen
50:01on l'a passé plusieurs fois
50:02lorsqu'il est passé
50:03par la maison européenne
50:05qu'il était sur le perron
50:06parce que
50:06donner des leçons
50:08de déontologie
50:09parce qu'au fond
50:09c'est ça
50:10qui est le plus insupportable
50:11qu'il soit de gauche
50:12etc
50:13vraiment
50:15ça ne dérangerait même pas
50:16au contraire
50:17il le faut
50:18faudrait qu'il avance
50:19non masqué
50:20puis qu'il y ait un éditorialiste
50:21de droite
50:22sur France Inter
50:22tout ça ne me gênerait pas
50:23mais ce qui est insupportable
50:25chez ces gens là
50:25et c'est quand même
50:26la panache des gens de gauche
50:28c'est des tartuffes
50:30c'est des
50:31de Edoui Plenel
50:32à Cohen
50:33c'est des tartuffes
50:35et quand tu rentres
50:36dans leur vie
50:37c'est les gens
50:38qui parlent le plus mal
50:39aux autres
50:39c'est les gens
50:40qui se conduisent
50:40le plus mal
50:41avec les autres
50:42interrogez les gens
50:43qui ont travaillé
50:44avec monsieur Cohen
50:45interrogez-les
50:46de RTL à Europe 1
50:48ils vous diront
50:49ce qu'ils pensent de lui
50:50au quotidien
50:51c'est ça qui me sidère
50:53tout le temps
50:54c'est de très bons critères
50:55mais c'est quand même
50:56un critère
50:56de savoir si tu dis
50:57si t'es gentil
50:58avec l'assistante
51:00si t'es agréable
51:02avec les gens
51:03plutôt que de rentrer
51:04où t'as une tête
51:05qui passe pas
51:06comme un compteur à gaz
51:08et que tu passes pas
51:09entre deux portes
51:10voilà
51:10ça me paraît quand même
51:11une manière de se comporter
51:12discours généreux
51:14vous quittance
51:15comment ?
51:15discours généreux
51:16vous quittance
51:17voilà
51:19c'est tout
51:19vous êtes
51:20avec le berbe
51:22vous êtes gentil
51:23vous donnez
51:24donc le moral
51:24comme ça vous pouvez
51:25vous permettre
51:26d'être méchant
51:27dans la vie
51:27Molière
51:29c'est des archétypes
51:30tout est écrit
51:31Tartuffe
51:32Tartuffe
51:33voilà
51:33mais Tartuffe démasquée
51:35c'est bon
51:36et comme toujours
51:37le point commun
51:37il n'y a pas d'humour
51:38vous faites très attention
51:40dès Louis Plenel
51:41à Cohen
51:42il n'y a pas
51:43il n'y a pas
51:44l'ombre
51:44c'est pas les gens
51:45les plus rigolos
51:46mais il vous en verrait
51:47je n'envie pas
51:50mon sort
51:50si par une hypothèse
51:52vous allez direct
51:54vous faites l'aller
51:55sans retour
51:56moi je vous le dis
51:57l'aller sans retour
51:59c'est ça qui est fou
52:00c'est ça qui est fou
52:01et c'est la vie
52:02qu'est-ce que vous voulez
52:03il est 20h57
52:04monsieur
52:04Gauthier Lebrecht
52:07va arriver
52:08bonjour
52:09monsieur Gauthier Lebrecht
52:12bonjour Mascal
52:12comment allez-vous
52:13bien et vous-même
52:13vous arrivez comme là
52:14on dirait
52:15futur premier ministrable
52:16j'ai l'impression
52:17je n'ai pas été appelé
52:19il n'écarte pas l'hypothèse
52:20je n'ai pas été appelé
52:21ce monsieur
52:22elle est dans l'eau
52:22oui bien sûr
52:23non mais la période
52:23n'est pas propre
52:24oui
52:24non
52:25il est trop tôt
52:26il est trop tôt
52:27sur proposition du gouvernement
52:29monsieur Gauthier Lebrecht
52:30ça
52:31là il y aurait
52:32là il y aurait
52:33une petite surprise
52:34bon
52:35vous allez enchaîner
52:36j'imagine
52:37tout ce que nous avons dit
52:38Sarah Knafow
52:39c'était très intéressant
52:40ce qu'elle dit quand même
52:40la proposition qu'elle fait
52:41de l'union des droites
52:42c'est pas la première fois
52:43qu'elle le fait
52:44mais voilà
52:45elle dit si on m'appelle
52:46on est prête à travailler ensemble
52:47on va pendant 3h
52:49sans aucune publicité
52:50de 21h à minuit
52:51revenir sur la chute
52:52de François Bérou
52:53et l'annonce de l'Elysée
52:54ce soir d'un prochain premier ministre
52:55dans les tous prochains jours
52:57parce que vous êtes bien informés
52:58quand même
52:58il y a le nom
52:59qui peut
53:00c'est-à-dire
53:01si on reprend le socle commun
53:02qu'on repart
53:03avec la même idée
53:04de non-censure
53:05de la part du RN
53:07qui resterait évidemment
53:08à l'extérieur du gouvernement
53:09le nom qui s'impose
53:10c'est Sébastien Lecornu
53:11puisqu'il n'a pas été nommé
53:12la précédente fois
53:12et que François Bérou
53:13au dernier moment
53:14lui a ravi
53:15le fauteuil de premier ministre
53:17mais on attend évidemment
53:19la décision de l'Elysée
53:20je voulais vous dire
53:20qu'on a donc 3
53:21on a une dizaine de politiques
53:22qui vont se succéder ce soir
53:233 plateaux différents
53:25à chaque heure
53:26et donc ça va être
53:27tout à fait passionnant
53:27pour évoquer
53:28les différentes hypothèses
53:29qui nous attendent
53:30et sans doute
53:31il faut le rappeler
53:32la décision ira vite
53:33parce que le président
53:34de la République
53:34sera le 22 septembre
53:36à New York
53:36pour la conférence
53:39de l'ONU
53:40on dit comme ça
53:40la conférence
53:41et la reconnaissance
53:42de l'Etat palestinien
53:43donc il partira peut-être
53:44le 21 et le 20
53:45il va être entre guillemets
53:46débarrassé des affaires françaises
53:47pour se consacrer
53:48uniquement à ce discours
53:49donc on ne va pas attendre
53:50la dernière fois
53:50on avait attendu
53:51combien de temps ?
53:5241 ou 50
53:53ça avait été très long
53:5451 jours
53:55ça avait plus d'un mois
53:56on avait eu le temps
53:57de faire les Jeux Olympiques
53:58un mois et demi
53:5951 jours
54:00Arnold Carr a été
54:01à la réalisation
54:01Nicolas a été
54:02à la vision
54:03Marc Fontaine était au son
54:05Benjamin Aneau était avec nous
54:06Lucas Consalves
54:07Astrig
54:07Yalik
54:09était là également
54:10toutes ces émissions
54:10se sont retrouvées
54:11sur cnews.fr
54:13dans les 10 personnes
54:14politiques qui viennent
54:15vous pouvez nous dire ?
54:16Oui bien sûr
54:16Alors Laura Lavalette
54:17Julien Audoul
54:18pour le Rassemblement National
54:19Carl Olive
54:20pour Renaissance
54:20Richard Ramos
54:21pour le Modem
54:22François-Xavier Bellamy
54:24pour Les Républicains
54:25notamment
54:25Et bien on vous suivra
54:27avec plaisir
54:28Olivier Benkemoun
54:29nous attend
54:30et je crois qu'Olivier
54:31il est
54:32où est-ce qu'il est ?
54:34Olivier Benkemoun
54:35il est à l'Assemblée Nationale
54:37il a peut-être
54:37récupéré
54:39quelques réactions
54:41et pourquoi pas
54:42nous donner la couleur
54:43du soir
54:44cher Olivier
54:45Bonne soirée
54:45Merci
54:48Bonsoir
54:49Bonsoir à tous
54:51Pascal Gauthier
54:52La couleur
54:54si vous voulez
54:54c'est
54:54c'est celle de
54:56comment dire
54:57la fin d'un jour
54:59un soleil qui plonge
55:01je ne sais pas
55:02en tout cas
55:03ce n'est pas l'aurore
55:04pour François Bayrou
55:04François Bayrou
55:05va devoir quitter
55:06Matignon
55:07vous le savez
55:08après 9 mois
55:09passé ici
55:10il est défait
55:11ce soir
55:12je rappelle
55:13les voix
55:15plus de 300 voix
55:16364 voix
55:18qui ont voté
55:19pour son départ
55:21sur un total
55:22d'un peu plus de 500
55:23558
55:24exactement
55:25c'est un peu plus de 500 voix
55:27qui ont voté
55:28pour son départ
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