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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros

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00:00:01Bonjour à tous et bienvenue ce matin à l'heure des pros sur Europe 1 jusqu'à 10h et sur CNew jusqu'à 10h30.
00:00:07Chacun des présidents de la République et au-delà, beaucoup de chefs d'État français, de Louis XI jusqu'à Emmanuel Macron,
00:00:15ont suscité les interrogations sur leur intelligence, sur leur psychologie, sur leur motivation.
00:00:22Convenons qu'avec l'actuel résident de l'Élysée, nous sommes dans l'insoutenable légèreté de l'être.
00:00:27La semaine passée, les deux filles de Boilem sans salle rapportaient qu'elles n'avaient aucun contact avec le gouvernement français,
00:00:33qu'elles avaient écrit au chef de l'État, qui n'avait pas répondu. Comment est-ce possible ?
00:00:38Dimanche, en plein conseil franco-allemand à Toulon, Emmanuel Macron quitte le chancelier Mertz et envoie une vidéo aux amateurs de You-Gi-Oh !
00:00:49C'est un jeu de cartes à collectionner, si j'ai bien saisi, le You-Gi-Oh !
00:00:54Les championnats du monde aux lueurs en France, je me demande ce que ce serait que des championnats du monde de You-Gi-Oh !
00:00:58Mais peu importe !
00:00:59Et le président exhibe une carte avec un dragon blanc aux yeux bleus.
00:01:05Quel sens donner à cette intervention ? Je suis incapable de répondre à cette question.
00:01:09Pourquoi parle-t-il aux fans de You-Gi-Oh !
00:01:13Alors qu'hier, 12 millions d'élèves font leur rentrée scolaire sans que le président produise une vidéo ?
00:01:19Emmanuel Macron est un mystère, un mystère mystérieux.
00:01:22Il est irrationnel, disait Marine Le Pen hier.
00:01:26La dissolution de l'Assemblée nationale, en tout cas, elle était irrationnelle.
00:01:30Irrationnelle peut-être, à moins qu'il existe un fil conducteur.
00:01:34Emmanuel Macron fait ce qu'il veut, quand il veut, comme il veut.
00:01:38Il n'existe pas chez lui de « sur moi, tout l'amuse », à condition, à condition qu'il soit au centre.
00:01:45Et tant pis pour les conséquences.
00:01:47Voilà quelqu'un peut-être qui préfère perdre en étant au centre que gagner en étant à l'extérieur.
00:01:54Emmanuel Macron est joueur.
00:01:55Mais attention, les jeux sont faits, rien ne va plus.
00:02:01Il est 9h01, Alice Sommerer.
00:02:03Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:02:17François Bayrou reçoit aujourd'hui à Matignon, Jordan Bardella et Marine Le Pen.
00:02:22Une réunion qui n'empêchera pas le Rassemblement national de voter contre la confiance.
00:02:26Jordan Bardella qui pointe du doigt un gouvernement qui laisse souffrir les Français.
00:02:30La Belgique va reconnaître l'état de Palestine sans attendre la libération des otages retenus dans la bande de Gaza.
00:02:39C'est ce qu'a annoncé le ministre des Affaires étrangères belge.
00:02:42Il a aussi déclaré que des sanctions fermes sont prises à l'égard du gouvernement israélien.
00:02:46Fin juillet, Emmanuel Macron a annoncé que la France allait également reconnaître l'état de Palestine
00:02:51à l'Assemblée générale de l'ONU, assemblée qui se tiendra du 9 au 23 septembre à New York.
00:02:56Et puis le Royaume-Uni suspend temporairement les nouvelles demandes de regroupement familial pour les réfugiés.
00:03:04Une mesure qui s'inscrit dans le cadre d'un durcissement de sa politique d'asile.
00:03:07Le gouvernement a par ailleurs indiqué qu'il prévoyait de commencer à renvoyer vers la France plus tard ce mois-ci des premiers migrants.
00:03:14Carole Dornelas est avec nous, Gérard Magic Carreroux est là, c'est comme ça qu'on le nomme à Europe 1,
00:03:20Joseph Massé-Scaron, Thomas Bonnet et Richard Millet qui est écrivain.
00:03:26Et ça sera intéressant peut-être, vous qui êtes un écrivain, qui pouvez entrer dans le cerveau des uns et des autres.
00:03:32Bon, entrer dans le cerveau d'Emmanuel Macron.
00:03:35Pourquoi cette carte ? Je ne sais pas si vous avez une piste, si vous avez envie de travailler sur ce sujet.
00:03:42Mais c'est un bon sujet, c'est un bon titre de livre, dans la tête d'Emmanuel Macron.
00:03:47Oui, j'aimerais beaucoup.
00:03:49Mais c'est l'insoutenable insignifiance de l'être par moment, me t'ont dit l'impression.
00:03:56Parce qu'effectivement on s'évadait d'une rencontre pour sortir une carte d'un jeu coréen ou chinois, je ne sais pas.
00:04:01Japonais, je crois.
00:04:01Japonais, c'est quand même un pied de nez, l'histoire, semble-t-il.
00:04:06En tout cas, ou un sentiment à la futilité.
00:04:09C'est vrai qu'on n'imagine pas le général de Gaulle sortir d'une réunion pour parler du Monopoly et de l'avenue de Breteuil.
00:04:15Impossible.
00:04:16Ou de la carte chance et de sortir en disant boulevard Balzerbe, j'achète, que sais-je.
00:04:22Mais bon, c'est comme ça.
00:04:24Le titre de Koundéra auquel vous avez fait référence est un grand honneur, un trop grand honneur à mon avis pour Emmanuel Macron.
00:04:29Je vous dis, l'intessignifiance de l'être, plutôt.
00:04:32Bon, écoutez, voilà, ce n'est pas très aimable ce que vous dites là.
00:04:38Mais on en parlera peut-être tout à l'heure.
00:04:40En revanche, la rêve partie entamée ce week-end à Fonjoncouze, dans l'Aude, est toujours en cours.
00:04:46Et on sera tout à l'heure avec Charles Luillier, puisque je pensais qu'elle était terminée.
00:04:50Mais manifestement, elle est toujours en cours.
00:04:521 500 fêtards, je ne sais pas comment ils tiennent d'ailleurs, pendant 4 jours, étaient encore présents ce lundi.
00:04:57Et aujourd'hui, visiblement.
00:04:59Et je voulais qu'on écoute le maire de la commune.
00:05:02Alors, c'est une toute petite commune, un des plus petites communes de France.
00:05:06126.
00:05:06139.
00:05:08Et hier, on était avec le chef étoilé Goujon, sur Europe 1, précisément.
00:05:12Et alors, regardez ça, invraisemblable, évidemment.
00:05:16Et écoutez ce que disait le maire au micro de Charles Luillier.
00:05:21C'est une déchèterie.
00:05:24Quand c'est quelque chose, leur gêne pour passer, ils l'arrachent, ils l'enlèvent.
00:05:27Et ensuite, au milieu des vignes, ils défèquent.
00:05:29Aucun respect de rien.
00:05:30Il y a tout ferme.
00:05:31Là, il y en a quelques-uns qui sont partis.
00:05:32Mais malheureusement, il en reste encore énormément.
00:05:35Ça va aller à l'affrontement.
00:05:36J'ai prévenu la préfecture.
00:05:37J'ai dit, attention.
00:05:37Célie, qui a été interrogée par Charles Luillier, écoute à l'heure.
00:05:42Elle est agricultrice.
00:05:45Quand vous allez les voir, ils nous traitent de bousure.
00:05:48Ils n'ont aucun respect pour nos terres.
00:05:50Et donc, maintenant, on est assez touchés par le feu qu'on a subi.
00:05:54On leur a demandé de partir plusieurs fois.
00:05:56Ils veulent le pantalon.
00:05:56Ils défoncent tout.
00:05:58Ils nous prennent pour des camps.
00:05:59Ça veut dire qu'on peut intervenir pour les forcer à partir.
00:06:02Bon, je rappelle que c'est au cœur d'une zone sinistrée par le gigantesque incendie
00:06:06qui a parcouru 16 000 hectares dans l'eau du 5 au 10 août
00:06:09et notamment détruit 36 habitations et tué une personne.
00:06:12Donc, ces gens sont en train de faire la fête sur les cendres de cette personne, si j'ose dire.
00:06:17Écoutez, le propriétaire du lieu.
00:06:21On a un terrain d'un hectare et demi qui est, bon, heureusement pas planté avec des vignes.
00:06:26C'était semé avec des luzernes parce qu'on donnait aux bergers d'Albas.
00:06:31C'est le village à côté.
00:06:32Ces terres, on les mettait à disposition pour qu'ils puissent faire manger ces brebis dessus.
00:06:37Je pense que tout le monde est au bout des nerfs, émotionnellement.
00:06:40On n'a même pas digéré la grande prise du feu qui vient ou qui s'est passé.
00:06:45Dans un sens, le feu, ça s'est passé il y a à peine deux semaines.
00:06:49Donc, on n'a même pas géré toute la partie administrative pour le gérer.
00:06:52Vous regardez là derrière nous, on ne sait même pas si les assurances ont payé les bouteilles de verre qui sont cramées.
00:06:58Donc, il y a énormément d'inconnus encore pour nous.
00:07:01Dans un sens, on est extrêmement occupé.
00:07:03On travaille 18 heures par jour.
00:07:04Ça, c'est un peu maintenant la goutte qui fait déborder la barrique, comme on parle du langage vignerone.
00:07:10Que ces gens s'installent sans aucune pitié, sans aucun respect pour nous.
00:07:15Nous, les sinistrés, Gilles Goujon, utiliser des très bons mots, ils viennent ici pour danser sur nos cendres.
00:07:19C'est moralement inacceptable et c'est quelque chose, je pense, d'un moment donné, que tout le monde a accumulé la fatigue, le stress.
00:07:29Il y a des gens qui ont tout perdu et de subir ça maintenant, je pense que ça va rémuer des émotions qui vont basculer vers d'autres choses que le dialogue et la diplomatie.
00:07:40C'est semblable, disons-le.
00:07:42Bruno Rotaillou a pris la mesure, d'ailleurs, hier soir, parce qu'il était l'invité du journal de 20 heures.
00:07:46Et il a dit qu'il faut changer la loi parce que c'est un exemple à la française.
00:07:49C'est quelque chose qui existe ici, mais qui n'existerait pas ailleurs.
00:07:54Écoutons le ministre de l'Intérieur.
00:07:57C'est totalement indécent parce qu'il y a eu une femme qui est morte.
00:08:02C'est un territoire qui est meurtri.
00:08:04On ne devrait pas faire la fête.
00:08:05Évidemment que nous n'étions pas avertis.
00:08:07Vous savez, Gilles Boulot, on a depuis le printemps, c'est des dizaines et des dizaines de rêves parties qu'on a bloquées, qu'on a interdites.
00:08:17Mais parfois, certaines passent entre les mailles du filet.
00:08:19Mais je vais aller plus loin.
00:08:21Je vais aller plus loin.
00:08:21Parce que sur cette rêve partie, vous ne l'avez pas dit, peut-être que vous n'aviez pas l'info.
00:08:26Il y a beaucoup d'Italiens.
00:08:28Pourquoi il y a des Italiens dans l'Aude qui viennent faire la fête en France ?
00:08:32Parce que l'Italie, il y a trois ans, a adopté une législation très dure où ils ont criminalisé l'organisation de ces manifestations qui sont interdites.
00:08:40Eh bien, il va falloir faire la même chose en France.
00:08:43Il y a quand même quelque chose que je ne comprends pas, c'est que 2000 personnes qui arrivent dans l'Aude, on me dit qu'il n'y a pas d'informations.
00:08:50Je suis quand même un petit peu étonné parce que c'est 2000 de fêtards.
00:08:54Mais si c'est 2000 autres personnes qui arrivent dans le même endroit et qui veulent tout saccager, je trouve ça étonnant.
00:08:59Bon, Charles d'Huilliers est dans l'Aude.
00:09:02Et vous êtes donc dans ce petit village de Fonjoncouze.
00:09:06Et je voulais savoir d'abord si c'est terminé.
00:09:08Bonjour Charles.
00:09:09Non, bonjour Pascal.
00:09:11Ce n'est pas du tout terminé.
00:09:12En réalité, si vous voulez, hier, c'est vrai que les agriculteurs, les viticulteurs ont entamé une sorte de riposte.
00:09:21C'est-à-dire qu'ils sont venus à quelques dizaines et ont tenté, et ils sont parvenus là, de tout simplement saccager et abîmer les voitures des fêtards.
00:09:32Ce qu'il s'est passé, c'est donc effectivement une opération de grande ampleur de la part des agriculteurs.
00:09:38Et c'est vrai que du coup, certains fêtards, par peur, sont partis cette nuit.
00:09:43Mais il en reste environ un petit millier ce matin.
00:09:47Tous devraient normalement repartir en fin d'après-midi si tout va bien.
00:09:50C'est complètement fou.
00:09:51Alors le maire disait il y a quelques instants que les fêtards ont parfois des armes à feu.
00:09:56Il y a également des drapeaux palestiniens, me dit-on.
00:09:59Je ne sais pas si c'est exact, si vous pouvez confirmer ça, s'il y a une sorte d'engagement politique dans ces fêtes-là.
00:10:04On devine que c'est quand même l'extrême gauche qui est aussi, qui infiltre parfois ce type de fêtes.
00:10:11Mais là c'est une lapalissade que de le dire.
00:10:13Évidemment qu'il y a des drapeaux palestiniens.
00:10:17Évidemment qu'on coche dans cette rave toutes les cases de la ZAD avec des personnes d'ultra-gauche qui sont parfois sédicieuses.
00:10:27Il faut t'appeler un chat un chat.
00:10:29Et donc évidemment que ceux qu'on retrouve dans ces raves, ce sont les mêmes que ceux qu'on retrouve dans les manifestations dans le Tarn anti-A69.
00:10:38Voilà, c'est une sorte de petit microcosme, de gros microcosme qui se retrouvent à l'occasion de ces raves parties
00:10:46ou de ces manifestations, sans doute contre des projets comme la 69 notamment.
00:10:52On l'a vu il y a quelques mois dans la région Occitanie.
00:10:55Et c'était les mêmes qui étaient à la ZAD pour l'aéroport de Notre-Dame-de-Landes.
00:10:59Et comme ces gens-là sont dans l'impinité totale, c'est pour ça que c'est une nouvelle fois un témoignage d'un État français
00:11:08qui ne sait pas contrôler manifestement ces débordements.
00:11:12Charles, restez avec nous si vous avez d'autres informations.
00:11:14Mais je vais donner la parole peut-être aux uns et aux autres sur le plateau.
00:11:18Joseph Masses-Caron, 4 jours.
00:11:20Ça dure depuis 4 jours.
00:11:21Depuis vendredi.
00:11:22Et on est incapable en France d'envoyer un escadron.
00:11:26Et alors, vous savez pourquoi on est incapable ?
00:11:28Parce que surtout, on a peur.
00:11:30De la même manière qu'on n'est pas intervenu dans la ZAD de Nantes avec Notre-Dame-des-Landes pour l'aéroport.
00:11:38Parce que tout le monde s'est déballonné de Jean-Marc Ayrault qui était Premier ministre jusqu'à Édouard Philippe.
00:11:44Personne n'a voulu intervenir.
00:11:46Ils ont eu la trouille.
00:11:47Mais à force d'être lâches, on a ça.
00:11:50Et le gouvernement et ces gouvernements, le point commun c'est la lâcheté.
00:11:55On y va.
00:11:57On les vire.
00:11:58On les vire.
00:11:59Ils prennent leurs risques.
00:12:00On les vire.
00:12:02On arrive.
00:12:02Les forces de l'ordre les virent.
00:12:04Voilà.
00:12:05Il peut y avoir du grabuge, comme dit l'autre.
00:12:09Mais il faut les virer.
00:12:10C'est difficilement compréhensible.
00:12:11Il a été fait allusion au fait qu'il y ait des personnes étrangères, italiens ou autres.
00:12:15Parce qu'aujourd'hui, il y a un guide du routard pour toutes ces personnes-là.
00:12:19Joseph Masses-Caron.
00:12:20Qu'il s'agisse en effet des manifestations festives ou des manifestations qui mettent en cause des constructions ou quoi d'autre.
00:12:26Il y a un guide du routard et les personnes arrivent de toute l'Europe.
00:12:29Donc ça, c'est...
00:12:30Et nous, on reçoit ça alors que dans d'autres pays, évidemment, c'est criminalisé comme ça a été reporté.
00:12:35Mais il y a un mot qui a été très fort qui a été dit.
00:12:38Ils viennent danser sur nos cendres.
00:12:40Quand on sait...
00:12:41Moi, je sais bien, je connais bien cette région.
00:12:42Quand on sait ce que cette région, ce département a vécu...
00:12:46Et pourquoi ce département aussi a vécu ça ?
00:12:48Ça a été vécu précisément parce qu'on a arraché un certain nombre de vignes.
00:12:52On a obligé les viticulteurs à enlever un certain nombre de leurs productions.
00:12:56Puisqu'on estimait qu'il y avait un surplus de production.
00:12:59Donc évidemment, les mêmes viticulteurs, on les pénalise avec le feu.
00:13:04Et ensuite, après, on leur envoie ces types de personnes.
00:13:06Donc je comprends en effet leur réaction.
00:13:07L'autorité, on sait bien que le choc...
00:13:11Tant que le choc d'autorité ne sera pas venu dans ce pays,
00:13:16c'est une sorte de longue déliquescence, n'en déplaise à Éric Dupont-Moretti.
00:13:23Moi, je suis franchement désespéré.
00:13:25Gérard Carréau.
00:13:26Je suis désespéré parce que nous assistons actuellement à un remake
00:13:32avec tout ce que ça comporte de Notre-Dame-des-Landes.
00:13:35Vous vous souvenez du feuilleton de Notre-Dame-des-Landes.
00:13:38Et on a vu les résultats et on a vu les conséquences.
00:13:41Et bien là, je ne pensais pas que nous assisterions à un remake
00:13:45de l'affaire de Notre-Dame-des-Landes,
00:13:47c'est-à-dire d'avoir des milliers de gens qui,
00:13:50sans aucune autorisation,
00:13:53s'emparent quelque part de terrains qui ne leur appartiennent pas,
00:13:57font ce qu'ils veulent.
00:13:58On a entendu les témoignages.
00:14:00Et le font pendant quatre jours,
00:14:04sans être quelque part dérangé,
00:14:06par trois escadrons de CRS
00:14:08ou quatre escadrons de gendarmes mobiles
00:14:11qui auraient pu les débarrasser assez rapidement.
00:14:13Mais pardonnez-moi, Gérard.
00:14:15Laissez-moi finir ma phrase.
00:14:17Je suis écoeuré par ce que je pensais justement.
00:14:20Moi, je suis de ceux qui croient
00:14:22que le ministre, par exemple, Retailleau,
00:14:25a une politique intéressante
00:14:27et souvent offensive
00:14:29face à un certain nombre de problèmes.
00:14:31Je trouve que, pour lui, ça me fait mal
00:14:34car c'est le premier véritable échec
00:14:36en termes de maintien de l'ordre.
00:14:38Le maintien de l'ordre,
00:14:39ce n'est pas possible qu'on explique aux Français
00:14:41qu'il aura fallu quatre jours
00:14:43pour débarrasser quelques milliers de gens
00:14:47qui sont des toughers,
00:14:48qui sont dans leur...
00:14:50Gérard, si vous êtes policier,
00:14:52si vous êtes gendarme,
00:14:53que vous intervenez,
00:14:55si ça se passe mal,
00:14:56si quelqu'un est blessé,
00:14:57et je ne veux même pas imaginer
00:14:59si quelqu'un, hélas, est tué.
00:15:03Qu'est-ce qui se passe ?
00:15:04Le gendarme, qu'est-ce qui se passe ?
00:15:06Le gendarme, il est en garde à vue
00:15:07pendant 48 heures.
00:15:09Sa vie est bousillée.
00:15:10On explique qu'il n'aurait évidemment pas dû réagir.
00:15:13Vous ne vous en sortirez plus.
00:15:16Vous comprenez ?
00:15:17Mais il n'y en a plus.
00:15:19Pour la France d'aujourd'hui.
00:15:20Mais ils le savent.
00:15:22Il ne faut pas la peine de maintenir les fonctions.
00:15:24Mais tout ça est du cirque.
00:15:25Ils le savent.
00:15:26Les zadistes de Nantes,
00:15:28aucun Premier ministre n'a pris la décision
00:15:31d'intervenir dans la ZAD de Nantes.
00:15:34Aucun.
00:15:35Ils les ont laissés prospérer.
00:15:37Eh bien, vous avez aujourd'hui...
00:15:38L'affaire des bassines, après.
00:15:40Vous avez aujourd'hui le résultat.
00:15:41Les bassines aussi.
00:15:42Exactement.
00:15:42Et vous avez vu la violence contre les gendarmes
00:15:44sur les bassines.
00:15:46Donc les gendarmes, les policiers,
00:15:48moi je me mets à leur place.
00:15:49Ils ne sont pas défendus.
00:15:50Ils sont défendus par leur ministre.
00:15:52Ils ne sont pas défendus par la justice.
00:15:55C'est eux !
00:15:56Florian M, il a terminé en tôle.
00:15:58Il est en tôle.
00:15:59Et vous allez voir le procès
00:16:01qui se passera.
00:16:03Parce qu'il a simplement poursuivi...
00:16:05Simplement.
00:16:06Il a d'abord poursuivi un jeune homme
00:16:09qui était dans les refus d'obtempérer,
00:16:11qui s'appelait Naël,
00:16:12qui a failli, sur sa route,
00:16:14créer plusieurs accidents.
00:16:16Et lui-même, hélas, malheureusement,
00:16:19et la justice dira s'il est responsable ou pas,
00:16:22a tué Naël.
00:16:23Mais la première victime, c'est Naël, bien sûr.
00:16:26Mais le policier, il doit se dire
00:16:30mais j'ai fait mon travail.
00:16:32J'ai fait mon travail.
00:16:33Hélas !
00:16:35Dans ce travail, j'ai tué un homme.
00:16:37Hélas, bien sûr.
00:16:38Et il doit le regretter chaque seconde de sa vie.
00:16:41Comme nous le regrettons, nous, d'ailleurs.
00:16:43Mais qu'est-ce qu'on fait ?
00:16:45Donc on les laisse.
00:16:46Alors le mieux, c'est pour qu'il hâte.
00:16:48Le préfet ne doit dire rien.
00:16:49Parce que les 2000 personnes...
00:16:51Moi, j'aime bien Bruno Retailleau.
00:16:52Mais qu'ils disent qu'ils n'étaient pas au courant.
00:16:56Là, il y a quelque chose.
00:16:57Que ça passe à travers l'émail.
00:16:59Ils se sont dit, bon, voilà,
00:17:00ils n'ont peut-être pas mesuré l'ampleur.
00:17:03De cette fête.
00:17:04Mais il y a un truc qui ne va pas.
00:17:06Mais il y a un truc qui ne va pas.
00:17:07Qu'est-ce que vous voulez dire ?
00:17:07L'État est déganisé face à ces phénomènes-là.
00:17:09Et d'ailleurs, vous parliez du fait qu'il peut y avoir des accidents.
00:17:11En 2014, lorsque Rémi Frès est mort,
00:17:14lorsqu'il militait contre le barrage de Sivins,
00:17:16ça a créé un basculement.
00:17:17Mais bien sûr !
00:17:18Depuis, les premiers ministres, les gouvernements
00:17:19sont tétanisés à l'idée d'intervenir dans ce cas de figure.
00:17:22Et c'est pour cette raison notamment qu'à Notre-Dame-des-Landes,
00:17:24non seulement on n'est pas intervenu,
00:17:25mais en plus on a donné raison finalement
00:17:27à ceux qui avaient participé à cette ZAD,
00:17:28puisque l'aéroport n'a jamais vu le jour malgré les votations.
00:17:31On aurait tort de ne pas voir l'aspect politique évidemment de cet événement.
00:17:34Le concept même des rêves partis,
00:17:35c'est d'être dans une défiance contre l'autorité de l'État.
00:17:37Mais un État qui n'est pas prêt à accepter l'idée
00:17:40que dans une opération nécessaire de maintien de l'ordre,
00:17:44il peut y avoir un mort, deux morts,
00:17:46un État qui n'est pas prêt aujourd'hui,
00:17:49à la face du monde,
00:17:50à affronter ces drames possibles,
00:17:53c'est un État dont on peut dire qu'il est en faillite absolue.
00:17:56En tout cas, ce qui est sûr,
00:17:57c'est qu'il y a un espace médiatique qui ne vous le pardonnera pas.
00:18:00Il ne vous le pardonnera pas.
00:18:01Ça veut dire que l'espace médiatique, c'est la loi alors.
00:18:03Parce qu'on le connaît l'espace médiatique.
00:18:06On le connaît,
00:18:07mais c'est l'espace médiatique qui fait de la loi.
00:18:08Charlotte Dornelas qui n'a pas parlé,
00:18:10et je fais juste une petite précision,
00:18:12l'incendie criminel d'origine criminelle dans l'Aude,
00:18:15on n'en sait pas davantage.
00:18:16On nous a dit que c'était un incendie d'origine criminelle,
00:18:19comme Notre-Dame de Paris,
00:18:20c'est pas.
00:18:23C'est pas ce qui se passe.
00:18:23C'est l'incendie d'origine criminelle.
00:18:26Notre-Dame de Paris, c'était un accident d'ailleurs.
00:18:29On a conclu un accident faute d'autre chose.
00:18:33Non mais il y a plusieurs choses.
00:18:35D'abord, Bruno Retailleau veut une loi qui criminalise la chose.
00:18:37D'accord, mais il n'y a pas besoin que ce soit...
00:18:39Enfin, j'ose espérer qu'il n'y a pas besoin de criminaliser
00:18:41le fait de participer à une REVPARTY
00:18:43pour pouvoir les virer.
00:18:45Ça, c'est la première chose.
00:18:46Vous avez raison.
00:18:46La décision, c'est quelles seront les conséquences.
00:18:49Moi, je retiens une chose dans ce que vous avez dit, vous.
00:18:51C'est la question de prendre son risque.
00:18:53À Notre-Dame des Landes, à l'époque, c'était extrêmement renseigné.
00:18:55Ils avaient des manuels, les zadistes, des manuels
00:18:57qui prenaient modèle des pièges élaborés
00:19:02pendant la guerre du Vietnam.
00:19:05Notamment, je me souviens d'une histoire.
00:19:06Ils voulaient creuser des trous, vous savez,
00:19:07avec des pics au fond des trous, au cas où les gendarmes tomberaient dedans.
00:19:10Donc, eux sont prêts aux conséquences des actes
00:19:13qu'ils posent au sein de la ZAD.
00:19:14Et en face, en effet, on est tétanisé
00:19:17à l'idée d'une conséquence dramatique
00:19:19qui n'est pas décidée d'abord par la personne
00:19:21qui veut récupérer le terrain,
00:19:22mais par les personnes qui sont en face.
00:19:24Là, attendez trois jours
00:19:25que les agriculteurs du coin,
00:19:27en effet, comme disait un de vos intervenants,
00:19:30que les émotions changent un peu
00:19:31parce qu'ils n'en peuvent plus.
00:19:33Attendez qu'après avoir dégradé deux voitures,
00:19:35ils s'excitent vraiment.
00:19:36Mais ça ne se passerait pas sur tous les territoires de France.
00:19:38Ça ne se passerait pas sur tous les territoires de France.
00:19:41Les tuffeurs, je ne leur conseille pas
00:19:42d'aller du côté d'Ajaccio.
00:19:44Ah oui, non, ça c'est sûr.
00:19:45Parce que ça ne se réglera pas comme ça.
00:19:47Non, mais là, vous voyez, les agriculteurs,
00:19:49ils commencent à réagir.
00:19:49Là, croyez-moi, ils n'iront pas.
00:19:51Et eux, ils auront des ennuis.
00:19:52Voilà, là, ils auront des ennuis
00:19:54parce que ça ne se réglera pas
00:19:55puisque l'État n'est pas capable de le faire.
00:19:56Les gens vont le faire, en fait.
00:19:57Ce qui est terrible.
00:19:59Je voudrais dire quelque chose
00:20:00peut-être naïf, je suis d'accord.
00:20:01D'un côté, vous avez la déliquescence de l'État,
00:20:04la terreur exercée par les médias de gauche.
00:20:07Et d'autre part, il y a le phénomène même
00:20:08des rêves partis.
00:20:10Personnellement, pour moi,
00:20:11j'y vois une décadence absolue.
00:20:13Non seulement de l'idée de fête,
00:20:15qui est noble en elle-même,
00:20:16mais aussi de la civilisation.
00:20:18Parce que qu'est-ce que ça veut dire
00:20:19d'être 3 000 ou 4 000 abrutis d'alcool,
00:20:22de hachiche, de MDMA, etc.
00:20:26Tout ce que vous voulez pendant 4 jours.
00:20:28Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:20:30Qu'est-ce que c'est cette espèce de trans collective
00:20:32où est la civilisation là-dedans ?
00:20:35Vous avez ces jeunes gens.
00:20:37Il y a beaucoup de papiers en ce moment
00:20:41qui parlent de la sociologie de ces jeunes gens.
00:20:43Ces jeunes gens, parfois, qui sont formés,
00:20:45qui ont fait des études.
00:20:47On les trouve en sociaux, notamment.
00:20:49On les trouve en psychos, etc.
00:20:51Donc, c'est des jeunes gens qui pensent
00:20:52qu'ils méritent mieux dans la société.
00:20:55On les retrouve à l'extrême-gauche, ultra-gauche.
00:20:57Ils ne trouvent pas vraiment leur place dans la société.
00:20:59Et ils sont là pendant 4 jours.
00:21:02Il y a une question.
00:21:03Pour rejoindre ce que vous dites,
00:21:04que j'aimerais que quelqu'un qui est sur place,
00:21:07par exemple Charles, pose au rêveur,
00:21:10c'est la signification de l'iconographie.
00:21:12Je ne veux pas faire de conclusion à leur place,
00:21:14mais j'aimerais qu'ils répondent
00:21:15quelle est cette iconographie d'une femme
00:21:17avec des cornes, du chat qui est à côté d'elle,
00:21:19qui trône au-dessus de leur scène.
00:21:21J'ai lu un petit papier hier
00:21:23qui m'a beaucoup intéressé
00:21:25parce que je pense que le profil sociologique
00:21:27est intéressant.
00:21:29Je fais un parallèle avec ce que je vais vous lire
00:21:30et sans doute la personnalité des gens
00:21:32qui sont sur le terrain.
00:21:34La masse d'étudiants du supérieur
00:21:35dans les sciences sociales et autres humanités
00:21:37est une bombe à retardement
00:21:38et forme le cœur battant
00:21:40de l'électorat du nouveau Front populaire.
00:21:43Le mix explosif,
00:21:44un très fort sentiment de supérieur intellectuel.
00:21:48J'ai fait une thèse de sociologie,
00:21:49je sais de quoi je parle.
00:21:50Des capacités juste au-dessus de la moyenne
00:21:53car aucune sélectivité à l'entrée
00:21:55et une barre relativement basse
00:21:56pour passer le diplôme.
00:21:57Ils se prennent pour des stars,
00:21:58mais bon, franchement,
00:22:00tu discutes deux secondes avec eux,
00:22:02c'est compliqué.
00:22:03Cinq ans ou souvent plus d'endoctrinements
00:22:05simili marxistes à l'université
00:22:07entourés de semblables.
00:22:10Aucune qualification monnayable
00:22:11chère sur le marché du travail.
00:22:13Des salaires qui sont et resteront souvent
00:22:15au-dessous du salaire médian.
00:22:17Une croyance infinie en leur capacité
00:22:19de savoir mieux que les autres
00:22:20comment vivre sa vie
00:22:21et la régimenter
00:22:21ayant pour seul espoir
00:22:23de promotion sociale
00:22:24de devenir un super apparatchik
00:22:25dans une administration.
00:22:27Franchement,
00:22:28et moi je fais un parallèle
00:22:28entre ce que je lis là
00:22:29et la ZAD, bien sûr.
00:22:32Mais vous savez...
00:22:32Alors, j'ai trouvé ça,
00:22:33c'est le parti milléiste français.
00:22:37Mais j'ai raison.
00:22:40Rassemblant les partisans de milléiste.
00:22:43Mais c'est très intéressant.
00:22:45Il y a beaucoup de papiers en ce moment,
00:22:47il y en avait un papier dans le Figaro aussi,
00:22:48sur ces nouveaux,
00:22:50ces jeunes gens formés,
00:22:52Bac plus 5,
00:22:54qui se prennent pour des stars.
00:22:55Mais il n'y a pas de sélectivité,
00:22:57donc ils sont dans les facs,
00:22:59effectivement.
00:22:59Ils ont...
00:23:00Voilà.
00:23:01Ils ont peu d'avenir,
00:23:03sauf...
00:23:04Mais on leur fait croire aussi
00:23:05que la sociologie est une science-dure
00:23:06qu'on évoque à tout bout de champ.
00:23:07Donc, juste...
00:23:09Pardon, je crois.
00:23:10Dans une conversation que j'avais eue avec lui,
00:23:13il y a déjà quelques années,
00:23:14c'était en 2016,
00:23:15je me souviens,
00:23:16Jean-Luc Mélenchon m'avait...
00:23:17Joseph Massescar.
00:23:17Jean-Luc Mélenchon m'avait dit,
00:23:18moi, il y a dans ce pays
00:23:20un tiers état intellectuel,
00:23:23c'est sa formule,
00:23:23qui est en train de se former,
00:23:26de composer justement de sociologues,
00:23:28etc.
00:23:28Et ça, ça, ça va être notre carburant.
00:23:31Il m'avait dit,
00:23:31de quoi on va les guillemets.
00:23:32Et il avait raison.
00:23:33Il a raison.
00:23:33Il avait raison.
00:23:34Moi, je pense que, vous savez,
00:23:36on parle des médecins,
00:23:36mais on devrait faire
00:23:37un numerus clausus
00:23:38pour les sociologues.
00:23:39Parce qu'on ne les fait pas.
00:23:41Au lieu d'en faire pour les docteurs.
00:23:42Ce serait quand même
00:23:43une bonne solution.
00:23:44On les fait venir.
00:23:44Bon, on marque une pause.
00:23:45Charles Huillier est avec nous.
00:23:46Charles, je vais vous redonner
00:23:47la parole tout de suite,
00:23:48mais il est 9h23.
00:23:49Donc, je dois faire une pause
00:23:51et vous allez pouvoir intervenir
00:23:52et nous donner des informations,
00:23:54bien sûr,
00:23:56sur ce qui se passe dans l'Aude.
00:23:57A tout de suite.
00:24:02Et 9h30, Somaya Labidi
00:24:03nous rappelle les titres.
00:24:04Bonjour Somaya.
00:24:06Bonjour Pascal et bonjour à tous.
00:24:11La répartie qui se tire
00:24:12à fond Jean-Couze
00:24:13dans l'Aude
00:24:13n'est toujours pas terminée.
00:24:15Il reste près de 1000 fêtards
00:24:16sur le site
00:24:17au grand désarroi
00:24:18des agriculteurs
00:24:19et des viticulteurs
00:24:20de la région
00:24:20qui ont eu des accrochages
00:24:21avec les teufeurs.
00:24:23Des voitures ont été dégradées
00:24:24et 200 gendarmes
00:24:25ont été déployés.
00:24:27Un adolescent de 13 ans
00:24:29placé en garde à vue hier
00:24:30dans le cadre de l'enquête
00:24:31sur le meurtre par arme blanche
00:24:33d'un jeune de 16 ans.
00:24:34Dimanche soir,
00:24:34à quel huir et cuire
00:24:35dans la banlieue de Lyon ?
00:24:37Selon le maire de la commune,
00:24:38il s'agirait d'une simple dispute
00:24:40en différents personnels
00:24:41qui auraient dégénéré.
00:24:43Et puis, face à l'embrasement,
00:24:44en Indonésie,
00:24:45l'ambassade de France
00:24:46à Jakarta
00:24:47appelle les ressortissants français
00:24:48à la prudence
00:24:49lors de leurs déplacements
00:24:50en suivant les consignes
00:24:52données par les autorités locales
00:24:53et en évitant
00:24:54les zones à risque
00:24:55et les attroupements.
00:24:57Il y a la rêve partie
00:24:58entamée donc ce week-end
00:24:59à Fonjoncouze
00:25:01dans l'Aude
00:25:01et toujours en cours.
00:25:02Il y aurait encore
00:25:03quelques centaines de fêtards
00:25:05et nous sommes avec
00:25:06Charles Luillier
00:25:07d'Europe 1
00:25:08qui peut-être
00:25:09va nous donner
00:25:09quelques informations
00:25:11qu'il a pu glaner
00:25:12cette dernière demi-heure.
00:25:14Charles ?
00:25:15Effectivement,
00:25:15vous faisiez de manière
00:25:17très pertinente
00:25:17le portrait robot
00:25:19de ces participants
00:25:20à la fête.
00:25:21Alors, moi,
00:25:22je les ai rencontrés
00:25:23cette fœur.
00:25:24Je vais vous dire
00:25:24qu'ils sont...
00:25:25Il y a des étudiants
00:25:26à Sciences Po,
00:25:27sans surprise.
00:25:28Il y a des étudiants
00:25:30dans l'enseignement
00:25:32pour devenir professeur
00:25:33des écoles.
00:25:34Des enfants,
00:25:36des jeunes de 20 ans
00:25:37qui sont issus
00:25:38en tout cas
00:25:38du milieu enseignant.
00:25:40Ce sont leurs parents
00:25:41dont on parle.
00:25:42Et c'est vrai
00:25:42que c'est en fait
00:25:43un milieu très citadin
00:25:45contrairement à ce
00:25:45qu'on peut penser.
00:25:46Alors, bien sûr,
00:25:47je mets de côté
00:25:47tous les fêtards italiens
00:25:49avec qui je n'ai pas pu
00:25:50communiquer, évidemment.
00:25:51Vous vous en doutez.
00:25:52Mais c'est vrai
00:25:53que pour les Français,
00:25:54en tout cas,
00:25:54ce sont des gens
00:25:55de Montpellier,
00:25:56des gens de Toulouse,
00:25:58des gens d'Albi,
00:25:59des gens de Paris aussi,
00:26:00parfois,
00:26:01qui sont descendus
00:26:02jusqu'ici,
00:26:03dans l'Aude.
00:26:04Et c'est vrai
00:26:05qu'il y a finalement
00:26:05toujours dans cet esprit
00:26:07de vouloir dessiner
00:26:09le portrait robot
00:26:10de ces participants,
00:26:11une croyance,
00:26:13une ascendance
00:26:14qu'ils pensent avoir,
00:26:15ces participants,
00:26:16sur la ruralité.
00:26:17C'est-à-dire que
00:26:17j'ai assisté moi-même
00:26:19hier à des participants,
00:26:21des fêtards,
00:26:22qui expliquaient
00:26:23aux agriculteurs
00:26:24que non,
00:26:25on peut tout à fait
00:26:26piétiner une vigne
00:26:28quand elle est brûlée
00:26:29et que cela ne va pas
00:26:30du tout poser problème
00:26:31et que non,
00:26:32surtout pas,
00:26:33il ne faut pas avoir
00:26:34de notion de propriété
00:26:35puisque la terre
00:26:36est à tout le monde,
00:26:37il n'y a pas de frontière
00:26:38et que ces vignes
00:26:39appartiennent
00:26:40à qui veut l'entendre
00:26:41et à tout le monde.
00:26:42Voilà un petit peu
00:26:43ce que je voulais vous dire
00:26:44parce qu'en fait,
00:26:45on a tous les cas
00:26:45et toutes les mamelles
00:26:46de l'extrême gauche
00:26:47dans tout ça.
00:26:48Voilà.
00:26:49Merci Charles Lullier
00:26:50parce que c'est extrêmement
00:26:52intéressant ce que vous nous dites.
00:26:53Je renvoie également
00:26:54aux travaux de Peter Turchin,
00:26:55je ne sais pas
00:26:56si on dit Turchin ou Turquine,
00:26:58qui avait donné
00:27:00un entretien très intéressant
00:27:01dans le Figaro
00:27:02que j'avais gardé
00:27:03durant le mois de juillet.
00:27:04Il disait
00:27:05une surproduction d'élite
00:27:07conjuguée à un appauvrissement
00:27:08des masses
00:27:09peut mener au chaos.
00:27:10En France,
00:27:10comme dans le reste de l'Occident,
00:27:11des jeunes sont de plus en plus
00:27:13nombreux à être diplômés.
00:27:14En l'absence d'un nombre
00:27:15suffisant de postes
00:27:16à pourvoir,
00:27:17cela engendre
00:27:18de la frustration
00:27:19et crée in fine
00:27:20des dynamiques dangereuses.
00:27:21Alors,
00:27:22bon,
00:27:22tout ça est un grand sujet,
00:27:24bien évidemment.
00:27:26Il n'y a pas forcément
00:27:27de passerelle immédiate
00:27:29entre la rêve partie
00:27:30et ce que je vous dis là,
00:27:31mais c'est intéressant
00:27:33de voir cette nouvelle population
00:27:34de jeunes gens,
00:27:35Bac plus 5,
00:27:36parfois,
00:27:37qui ne trouvent pas sa place
00:27:38dans la société,
00:27:39qu'on retrouve à l'extrême gauche.
00:27:41Votre expression
00:27:41est très intéressante,
00:27:42le tiers état intellectuel,
00:27:44tiers état intellectuel.
00:27:45C'est l'expression
00:27:45de mélangeons.
00:27:46Oui,
00:27:46mais parce qu'ils ne sont pas
00:27:48assez bons
00:27:48pour aller plus haut
00:27:50et ils n'acceptent pas
00:27:52leurs conditions aujourd'hui.
00:27:54Il y a une autre expression
00:27:54qui est le titre d'un livre,
00:27:55d'ailleurs,
00:27:56je crois,
00:27:56c'est intello précaire.
00:27:57Oui,
00:27:57intello précaire.
00:27:59Bon,
00:27:59voilà ce qu'on pouvait dire.
00:28:01Oui,
00:28:01intello,
00:28:02ils sont intello.
00:28:04Ils se vivent comme tels.
00:28:05Oui,
00:28:05oui,
00:28:05oui,
00:28:05ils sont,
00:28:07mais complexe de supériorité,
00:28:10c'est dit dans le...
00:28:10Mais ça ne veut pas dire
00:28:12qu'ils le sont réellement.
00:28:13Oui,
00:28:13mais je suis...
00:28:14Ils se pensent comme tels.
00:28:15J'ai deux ou trois exemples
00:28:16qui me reviennent en tête,
00:28:19qui prennent la parole publiquement
00:28:20que je pourrais citer,
00:28:22mais bon,
00:28:22comme sur le début de saison,
00:28:23on a dit qu'on ne faisait plus,
00:28:24voilà,
00:28:25on ne fait plus,
00:28:27on ne nomme plus.
00:28:28Un numerus clausus
00:28:29pour les sociologues,
00:28:30très franchement.
00:28:30Mais je crois que c'est
00:28:31ce qu'avait voulu Éric Zemmour.
00:28:32Ah bon ?
00:28:32Il avait voulu ça,
00:28:33Éric Zemmour,
00:28:34un numerus clausus
00:28:36en socio.
00:28:36Bon,
00:28:37vous avez vu ce qui s'est passé
00:28:40dans cette boulangerie
00:28:41là aussi à Grenoble.
00:28:42Un boulanger d'une vingtaine d'années
00:28:43a été très gravement blessé
00:28:44à l'arme blanche ce lundi
00:28:45à côté de son lieu de travail
00:28:47après avoir surpris
00:28:47trois individus
00:28:48en train de voler du pain.
00:28:50En milieu d'après-hidi,
00:28:50son pronostic vital
00:28:52n'était plus engagé.
00:28:53Je vous propose peut-être
00:28:54de voir le sujet.
00:28:59Il est aux alentours
00:29:00de 4h30 du matin
00:29:01dans cette boulangerie
00:29:02du centre de Grenoble.
00:29:04Du pain est entreposé
00:29:05devant une fenêtre
00:29:06laissée ouverte.
00:29:08Trois hommes s'en aperçoivent
00:29:09et en réclament.
00:29:11Le propriétaire
00:29:11de la boulangerie
00:29:12raconte la scène.
00:29:14Ils ont été plutôt insistants
00:29:15de ce que l'on voit
00:29:17sur les caméras
00:29:18et à un moment donné
00:29:20ils prennent du pain
00:29:20et ils s'en vont avec.
00:29:23Je suppose que mon collaborateur
00:29:24lui a décidé
00:29:26d'aller récupérer le pain.
00:29:28Le boulanger
00:29:29qui est allé
00:29:29à leur rencontre
00:29:30à quelques mètres
00:29:31de la boutique
00:29:31a reçu deux coups
00:29:33de couteau
00:29:33au niveau du torse.
00:29:35Les agresseurs
00:29:36ont pris la fuite
00:29:36et les secours
00:29:37ont été alertés.
00:29:38admis en urgence absolue
00:29:40son pronostic vital
00:29:42était alors engagé.
00:29:44Une violence
00:29:44jamais vue
00:29:45pour le propriétaire.
00:29:46J'ai un historique
00:29:47de boulanger
00:29:48de par mes parents
00:29:50ou mon grand-parent
00:29:50mes grands-parents
00:29:51je n'ai jamais entendu
00:29:51parler de ça
00:29:52des larcins
00:29:52des vols
00:29:53on a vu ça
00:29:54les coups de couteau
00:29:55c'est choquant
00:29:57mais c'est la violence
00:29:58c'est la violence
00:30:00qu'aujourd'hui
00:30:01on rencontre
00:30:02au quotidien.
00:30:03Le boulanger
00:30:03est désormais
00:30:04dans un état stable
00:30:06et hors de danger.
00:30:06de son côté
00:30:08le propriétaire
00:30:09a annoncé
00:30:10qu'il allait investir
00:30:11pour sécuriser
00:30:12davantage son commerce.
00:30:14Pourquoi ?
00:30:14Il faut que les boulangers
00:30:15soient armés
00:30:16et évidemment
00:30:16ça renvoie
00:30:17à la discussion
00:30:18qu'on a eu la semaine dernière
00:30:19avec Éric Dupond-Moretti
00:30:20sans lui d'ailleurs
00:30:21parce qu'il ne vient jamais
00:30:22répondre aux questions
00:30:23moi ce que j'aime
00:30:26c'est le témoignage
00:30:26le témoignage de ce boulanger
00:30:28qu'est-ce qu'il dit
00:30:29il dit
00:30:29on n'a jamais vu ça
00:30:30voilà il dit
00:30:31on n'a jamais vu ça
00:30:31mes parents
00:30:32mes grands-parents
00:30:32on n'a jamais vu ça
00:30:33donc on va sortir encore
00:30:35ce qu'a dit Emmanuel Macron
00:30:36sur le brainwashing
00:30:37donc voilà
00:30:38ça n'existe pas
00:30:39il ne faut pas en parler
00:30:39jamais on n'a vu
00:30:41jamais
00:30:42on a vu
00:30:43des gens voler un pain
00:30:44et le boulanger
00:30:46lui court après
00:30:48et il prend un coup de couteau
00:30:49ça ne s'est jamais passé
00:30:50c'est l'anti-Jean Valjean
00:30:52oui
00:30:52j'ai pensé à Jean Valjean
00:30:55voilà
00:30:55mais l'anti-Jean Valjean
00:30:56exactement
00:30:57donc bon
00:30:58il y avait un moment
00:30:59il faut faire quelque chose
00:31:00il y a toujours eu des gens
00:31:03qui ont demandé du pain
00:31:03c'est clair
00:31:05mais là
00:31:06contrairement à ce qu'a pu
00:31:07d'ailleurs dans un premier temps
00:31:08dire
00:31:08je crois que c'est l'AFP
00:31:09dans un premier temps
00:31:10ils ont présenté ça
00:31:12comme une altercation
00:31:13j'ai la dépêche sous les yeux
00:31:15j'ai la dépêche
00:31:16un boulanger
00:31:16un boulanger
00:31:17a été grièvement blessé
00:31:18dépêche de l'AFP
00:31:19a été grièvement blessé
00:31:20à l'arme blanche
00:31:20lundi matin à Grenoble
00:31:22et son pronostic vital
00:31:23est engagé à indiquer la police
00:31:24vers 4h30
00:31:25cet homme de 29 ans
00:31:26a une altercation
00:31:27voilà
00:31:27devant la boule
00:31:28aujourd'hui où il travaille
00:31:29pardonnez-moi
00:31:30le mot altercation
00:31:31avec trois individus
00:31:33qui voulaient du pain
00:31:33et là
00:31:34devant son refus
00:31:35l'interagréateur
00:31:36vous savez c'est exactement
00:31:37le jugeur de dépêche
00:31:38mais bien sûr
00:31:38avec Aurélias
00:31:39bien sûr
00:31:40mais je l'ai là
00:31:41la dépêche
00:31:41elle est incroyable
00:31:43regardez
00:31:43elle est incroyable
00:31:44mais ces gens
00:31:45on devient fous
00:31:46vers 4h du matin
00:31:48je prends les uns
00:31:49et les autres
00:31:49qui nous écoutent à témoins
00:31:50un homme de 29 ans
00:31:51a une altercation
00:31:52devant la boulangerie
00:31:53où il travaille
00:31:54avec trois individus
00:31:55qui voulaient du pain
00:31:56devant son refus
00:31:57l'un des agresseurs
00:31:59lui a asséné
00:31:59deux coups de couteau
00:32:00au thorax
00:32:00avant de prendre la fuite
00:32:01c'est une manière
00:32:02il aurait pas dû refuser
00:32:03c'est ça que nous dit
00:32:04la dépêche
00:32:04c'est pas vraisemblable
00:32:06le mot altercation
00:32:08c'est-à-dire alter
00:32:08il y a autre
00:32:09c'est-à-dire qu'il y avait
00:32:10de part et d'autre
00:32:11un conflit
00:32:12et un conflit
00:32:13violent
00:32:13de part et d'autre
00:32:14c'est pas du tout
00:32:15ce qui s'est passé
00:32:16quand on choisit
00:32:17le mot altercation
00:32:18déjà pardonnez-moi
00:32:18on biaise l'information
00:32:20et puis il voulait du pain
00:32:21la manière dont c'est mis
00:32:22il voulait du pain
00:32:24donc t'as l'impression
00:32:25que c'est Jean Valjean
00:32:25qui vient demander du pain
00:32:26c'est l'excuse déjà
00:32:27c'est l'excuse qui pointe là
00:32:29donc c'est ça
00:32:30c'est absolument
00:32:32un coup de couteau
00:32:33ni l'autre
00:32:34à cette heure-ci
00:32:36dans le quartier
00:32:37Saint-Bruno
00:32:38ce sont des dealers
00:32:39en fin de travail
00:32:40pas des infamés
00:32:41et c'est Alain Carignan
00:32:42qui me fait passer
00:32:43ce message
00:32:44qui doit nous écouter
00:32:44d'ailleurs
00:32:45donc à cette heure-ci
00:32:46ce que j'imaginais
00:32:48d'ailleurs
00:32:48je l'avais pas dit
00:32:49parce que j'imaginais
00:32:49à 4h30 du matin
00:32:51c'est pas des
00:32:51évidemment
00:32:52c'est pas des infamés
00:32:54donc c'est le quartier
00:32:55dit Saint-Bruno
00:32:55à Grenoble
00:32:56ce sont des dealers
00:32:57en fin de travail
00:32:58ils viennent voler
00:32:59ils viennent se servir
00:33:00et comme on est en impunité totale
00:33:02et l'AFP trouve que c'est très bien
00:33:04on peut le relier
00:33:05pardon
00:33:05on peut le relier
00:33:05au sujet précédent
00:33:06là c'est
00:33:07je veux du pain
00:33:09je vais le prendre
00:33:10tu me le refuses
00:33:12donc je te poignard
00:33:13parce que ce pain
00:33:13par définition
00:33:14est à moi
00:33:15le pain appartient à tout le monde
00:33:16de même que
00:33:16pour la rêve partie
00:33:18le terrain occupe à tout le monde
00:33:20donc ça veut dire
00:33:21que la propriété
00:33:21c'est le vol
00:33:22de toute façon
00:33:22il n'y a pas de propriété
00:33:23dans les deux cas
00:33:24je reçois un petit message
00:33:26qui m'amuse
00:33:27un gauchiste
00:33:28c'est quelqu'un
00:33:28qui veut taxer ta réussite
00:33:30pour financer son échec
00:33:31c'est une définition
00:33:33comme une autre
00:33:34bon
00:33:35autre drame
00:33:36un adolescent de 16 ans
00:33:37est mort
00:33:38après avoir reçu
00:33:38un coup de couteau
00:33:39ce dimanche soir
00:33:39à Caluire
00:33:40et cuire
00:33:41dans la banlieue de Lyon
00:33:42ce lundi
00:33:42et son agresseur
00:33:44présumé
00:33:44est un adolescent
00:33:45de 13 ans
00:33:46il a été interpellé
00:33:48je vous assure
00:33:48je n'aime pas
00:33:50faire le journal
00:33:51de faits divers
00:33:54qui sont des faits de société
00:33:55j'ai pas ce goût là
00:33:56et avec Marine Lançon
00:33:57ce matin
00:33:58lorsqu'on est arrivé
00:33:59nous avons dit
00:34:00on peut pas
00:34:01tous les matins
00:34:02effectivement
00:34:02contrairement à ce que dit
00:34:03monsieur Dupond-Moretti
00:34:04c'est pas possible
00:34:05en fait
00:34:06parce qu'il y a des drames
00:34:07il y en a dans toute la France
00:34:08il a raison
00:34:09là c'est un gosse de 13 ans
00:34:10qui a tué quelqu'un de 16
00:34:12il avait 13 ans
00:34:13donc évidemment
00:34:16ça nous interpelle
00:34:17donc voyons
00:34:18le sujet
00:34:20que je vous propose
00:34:23d'écouter
00:34:23qui est
00:34:24de Mickaël Dosantos
00:34:25il est aux alentours
00:34:28de 22h30
00:34:29ce dimanche
00:34:30trois jeunes
00:34:31se trouvent dans cette rue
00:34:32de Caluire et Cuire
00:34:33un mineur
00:34:34armé d'un couteau
00:34:35s'approche d'eux
00:34:36le groupe prend la fuite
00:34:37l'intersection a eu lieu
00:34:38les individus
00:34:40ont pris la fuite
00:34:42et l'individu porteur du couteau
00:34:45a rattrapé malheureusement
00:34:47la victime
00:34:47et lui a porté
00:34:48un coup de couteau
00:34:49au niveau du coeur
00:34:50l'adolescent de 16 ans
00:34:51s'effondre quelques secondes
00:34:53plus tard
00:34:53après un massage cardiaque
00:34:54il décède à l'hôpital
00:34:56sur X
00:34:56le maire de la commune
00:34:58s'exprime sur les circonstances
00:34:59du drame
00:35:00perdre un enfant
00:35:01c'est la pire des douleurs
00:35:02et rien ne peut l'atténuer
00:35:03aujourd'hui
00:35:04toute notre ville
00:35:05est à leur côté
00:35:05ce n'est pas l'ombre
00:35:07d'un trafic
00:35:07ou d'un réseau criminel
00:35:08c'est un différent personnel
00:35:09qui a dégénéré
00:35:11dans ce quartier
00:35:11les habitants
00:35:12sont sous le choc
00:35:13Jocelyne était présente
00:35:14quelques minutes seulement
00:35:15avant l'agression mortelle
00:35:16je suis montée
00:35:17tranquillement chez moi
00:35:19mais tout en sachant
00:35:20je ne peux pas imaginer
00:35:22que ça se terminerait autrement
00:35:23qu'en X
00:35:23je ne suis pas navrée
00:35:24je suis traumatisée quelque part
00:35:25c'est une escalade de violence
00:35:28le mineur
00:35:29âgé de 13 ans
00:35:30auteur du coup mortel
00:35:31a été interpellé ce lundi
00:35:32selon le progrès
00:35:33il s'agirait d'un joueur de football
00:35:34du centre de formation
00:35:35de l'Olympique lyonnais
00:35:36une enquête a été ouverte
00:35:38du chef d'homicide volontaire
00:35:40en tout cas d'un apprenti footballeur
00:35:42parce qu'il avait 13 ans
00:35:42et vous allez entendre
00:35:43la mère
00:35:44donc
00:35:45de la victime
00:35:47le garçon s'appelait
00:35:48Shem Sedin
00:35:49et cette mère
00:35:50a témoigné
00:35:51au micro
00:35:52de RTL
00:35:53ce jeune garçon
00:35:55est arrivé
00:35:56il paraissait agité
00:35:57apparemment
00:35:58et il s'en est pris
00:35:59à Shem
00:36:00sauf que
00:36:00personne n'a vu
00:36:01qu'il avait un poignard
00:36:02quand il a retiré
00:36:04le poignard
00:36:04il se rendu compte
00:36:06en fait
00:36:06à ce moment là
00:36:07qu'il se faisait poignarder
00:36:08qu'il avait un mouton
00:36:09sur lui
00:36:10mon fils
00:36:11il n'avait rien
00:36:11aucun conflit
00:36:12en plus ce garçon
00:36:14il est plus jeune que lui
00:36:15donc il ne traînait pas avec
00:36:16il ne traînait pas avec ce garçon
00:36:18il avait 13 ans
00:36:19je suis choquée
00:36:20c'est irréel pour moi
00:36:22j'ai l'impression d'être
00:36:23un cauchemar
00:36:24ou pas concevoir
00:36:25qu'il est mort comme ça
00:36:27sans raison
00:36:28sans aucune raison
00:36:29c'est un garçon super doux
00:36:31super doux
00:36:32vous vous souvenez peut-être
00:36:33que
00:36:34de la jeune Lorraine
00:36:35à Nantes
00:36:36qui était morte
00:36:37et tuée par
00:36:37de nombreux coups de couteau
00:36:39dans un
00:36:40lycée
00:36:41collège
00:36:42de Nantes
00:36:43et là encore
00:36:44pardon
00:36:44le mot du maire
00:36:47dans la première partie
00:36:48est absolument impeccable
00:36:49mais il termine par
00:36:50c'est un
00:36:51un problème personnel
00:36:52qui a dégénéré
00:36:53c'est un différent personnel
00:36:54qui a dégénéré
00:36:54ça pardon
00:36:55c'est d'ailleurs
00:36:56la mère contredit
00:36:57que vous venez de faire passer
00:36:58contredit ça
00:36:59donc ça aussi
00:37:00c'est pas
00:37:00pardonnez-moi
00:37:00c'est pas audible
00:37:01on peut rester sur
00:37:03toute la commune
00:37:04se tient aux côtés
00:37:04sans dire
00:37:05parce qu'à partir du moment
00:37:07où vous dites
00:37:07c'est un différent personnel
00:37:08qui a dégénéré
00:37:09pas de problème
00:37:10circuler
00:37:11c'est un différent personnel
00:37:11il veut juste dire
00:37:14que là
00:37:14c'est pas une conséquence
00:37:15du trafic
00:37:16et qu'en l'occurrence
00:37:17j'ai pas l'impression
00:37:18qu'il ait l'air
00:37:19de l'excuser
00:37:19ou d'atténuer la chose
00:37:20il dit juste
00:37:21c'est un jeune
00:37:21qui pourrait
00:37:22c'est ce qu'il fait
00:37:22dans les deux cas
00:37:23mais non pas du tout
00:37:24c'est juste que
00:37:25nous en sommes arrivés là
00:37:26où vous avez des gamins
00:37:27même de 12-13 ans
00:37:29qui sont capables
00:37:30de se dire
00:37:30quand j'ai une frustration
00:37:31quelle qu'elle soit
00:37:32le différent personnel
00:37:33pardon mais
00:37:34on a vu une gamine
00:37:35se faire massacrer
00:37:36parce qu'un autre
00:37:37avait perdu un jeu vidéo
00:37:38la frustration
00:37:39se joue parfois
00:37:41sur des trucs débiles
00:37:42mais débiles
00:37:42simplement
00:37:43quand vous n'élevez pas
00:37:44un enfant
00:37:45à comprendre
00:37:46qu'il doit digérer
00:37:47la frustration
00:37:48et ne pas livrer
00:37:49ses pulsions
00:37:51et ses émotions
00:37:51à tout le monde
00:37:52et bien vous arrivez
00:37:53à des gamins
00:37:54qui pour la moindre
00:37:55parce que tout à l'heure
00:37:55on disait
00:37:56ils voulaient du pain
00:37:57la veille
00:37:57ils voulaient un téléphone portable
00:37:58et le lendemain
00:37:59il vaudra une cigarette
00:38:00ils tuent pour ça désormais
00:38:01on le voit bien
00:38:01toutes ces agressions
00:38:03bon ben c'est des gamins
00:38:04incapables de se gérer eux-mêmes
00:38:05donc en effet
00:38:06c'est indifférent
00:38:07dans la tête
00:38:07de l'agresseur
00:38:08et c'est vraiment pas
00:38:10je crois pas
00:38:10une manière d'atténuer la chose
00:38:11c'est justement
00:38:12une manière
00:38:12de dire la gravité
00:38:13dans laquelle nous sommes
00:38:14nous avons des gamins
00:38:15incapables de gérer ça
00:38:17autrement
00:38:17incapables de connaître
00:38:19la valeur de la vie
00:38:20parce qu'à 12 ans
00:38:21être capable
00:38:22de mettre un coup de couteau
00:38:24on peut en avoir envie
00:38:24le moment où vous enfoncez
00:38:26un couteau
00:38:26dans le corps d'un autre
00:38:27à 12 ans
00:38:28un poignard
00:38:29ou un poignard
00:38:30oui c'est ça
00:38:31il faut ouvrir
00:38:34de toute urgence
00:38:35des centres
00:38:36et en plus
00:38:36ce gosse manifestement
00:38:38il était
00:38:38ce gosse
00:38:39il était quand même
00:38:40comment dire
00:38:41et en plus
00:38:42il était dans un centre
00:38:43là où vraiment
00:38:44encadré
00:38:45a priori
00:38:46parce que
00:38:46le sport encadre
00:38:48et encadre fortement
00:38:49d'ailleurs
00:38:50et c'est souvent
00:38:50une bonne solution
00:38:52que le sport
00:38:53alors je vous disais
00:38:54les parents de Lorraine
00:38:55cette jeune fille
00:38:56qui avait 15 ans
00:38:5716 ans
00:38:58qui avait été tuée
00:38:59d'un nombre
00:39:00de coups de couteau
00:39:01également
00:39:02dans Notre-Dame
00:39:02de toutes aides
00:39:03ses parents
00:39:04ont pris la parole
00:39:06pour la première fois
00:39:07aujourd'hui
00:39:07et je vous propose
00:39:08de les écouter
00:39:09parce qu'ils étaient
00:39:09sur France Inter
00:39:10ce matin
00:39:10on pense
00:39:12qu'on ne peut pas
00:39:13construire une société
00:39:14sur la suspicion
00:39:17envers les jeunes
00:39:17c'est pas
00:39:18c'est pas
00:39:19c'est pas une logique
00:39:20correcte
00:39:21et c'est déjà
00:39:22assez compliqué
00:39:22pour les jeunes
00:39:23de se construire
00:39:24dans
00:39:25dans le contexte actuel
00:39:27les jeunes
00:39:27ils ont besoin
00:39:28qu'on leur fasse confiance
00:39:29c'est pas en effet
00:39:30en empêchant
00:39:31en les empêchant
00:39:32d'agir
00:39:33que ça va fonctionner
00:39:35ils pourront toujours
00:39:37du coup agresser
00:39:38ailleurs
00:39:38s'ils ont envie
00:39:39d'agresser
00:39:39la question c'est
00:39:40pourquoi ils ont
00:39:41envie d'agresser
00:39:41la question c'est
00:39:42pourquoi est-ce
00:39:43qu'ils n'ont pas
00:39:44trouvé avant
00:39:45quelqu'un
00:39:45qui peut les aider
00:39:46avant qu'ils en arrivent
00:39:47bon ça nous pose
00:39:48un problème
00:39:49très large
00:39:50sur la société
00:39:51dans laquelle
00:39:52nous vivons
00:39:53Richard Millet
00:39:53et que d'ailleurs
00:39:55c'est que les parents
00:39:56d'une manière
00:39:57très courageuse
00:39:58de Lorraine
00:39:58prennent la parole
00:39:59pour effectivement
00:40:00dire attention
00:40:01de nos enfants
00:40:02l'éducation
00:40:03de nos enfants
00:40:04comment une société
00:40:06peut-elle
00:40:06les accompagner
00:40:07à l'école
00:40:08mais aussi
00:40:08pas qu'à l'école
00:40:09comment elle peut
00:40:10réparer aussi
00:40:11les déficits
00:40:13des familles
00:40:13parce que les déficits
00:40:15des familles
00:40:15existent
00:40:16c'est-à-dire que les familles
00:40:17étaient très structurées
00:40:18jadis
00:40:18il y avait d'autres problèmes
00:40:19parfois dans les familles
00:40:20il y en avait d'autres
00:40:21mais effectivement
00:40:22le fait que ces enfants
00:40:23parfois grandissent
00:40:24avec des familles
00:40:25qui ont explosé
00:40:26comment on fait
00:40:27et ça c'est une réflexion
00:40:28très profonde
00:40:31que le politique
00:40:32devrait mener
00:40:33et dont il ne parle jamais
00:40:35non parce qu'il faudrait
00:40:36mettre au centre
00:40:37ou remettre au centre
00:40:38le rôle du père
00:40:38par exemple
00:40:39or le père
00:40:40est banni
00:40:41du discours public
00:40:42officiel
00:40:43de la gauche
00:40:43c'est-à-dire du discours
00:40:44officiel
00:40:45et à partir du moment
00:40:46où il n'y a plus de père
00:40:47il doit y avoir
00:40:48une mère ou deux
00:40:49je veux dire par là
00:40:50qu'il doit y avoir
00:40:51une forme d'autorité
00:40:51mais qui n'est pas acceptée
00:40:53par disons
00:40:53la plupart de ses adolescents
00:40:54les mères peuvent avoir
00:40:55de l'autorité
00:40:56pardonnez-moi
00:40:56et ça existe
00:40:59il y a des mères
00:41:00et souvent d'ailleurs
00:41:00c'était les mères
00:41:01qui faisaient
00:41:01les enfants dans les familles
00:41:03c'était les mères
00:41:05qui étaient là
00:41:06au contact des enfants
00:41:07c'était les mères
00:41:08qui accompagnent
00:41:08les enfants à l'école
00:41:09pardon
00:41:10en dernier recours
00:41:12évidemment que les femmes
00:41:13font les enfants
00:41:13d'une société
00:41:14mais le père a un rôle
00:41:16il a un rôle
00:41:17j'en demande bien
00:41:18je sais que cette question
00:41:20pardon
00:41:20j'interromps
00:41:21mais cette question
00:41:22est toujours très gênante
00:41:23on se dit
00:41:23oui mais quand même
00:41:24les femmes c'est l'égal des hommes
00:41:25merde comment on s'en sort
00:41:26de cette discussion
00:41:27mais on est tous d'accord
00:41:28que quand on analyse
00:41:29la délinquance
00:41:30tout le monde dit
00:41:31très naturellement
00:41:32et le plus naturellement
00:41:33du monde
00:41:33les pères ont disparu
00:41:34eux ça ne les dérange pas
00:41:36quand vous allez
00:41:37dans un tribunal
00:41:38et que vous allez
00:41:38dans le
00:41:39comment dire
00:41:40pas les affaires courantes
00:41:42comme on appelle ça
00:41:42les comparutions immédiates
00:41:43première chose
00:41:44sur la personnalité
00:41:45absence du père
00:41:46c'est significatif
00:41:48ça ne veut pas dire
00:41:49que les femmes sont incapables
00:41:50ça ne veut pas dire
00:41:51qu'il y a des femmes seules
00:41:52qui n'élèvent pas
00:41:53parfaitement leurs enfants
00:41:54évidemment qu'il y en a
00:41:55simplement la disparition
00:41:56du père
00:41:57même à l'échelle collective
00:41:58la disparition
00:41:59de l'autorité
00:42:00qui était attachée au père
00:42:02d'ailleurs
00:42:02si certains se sont battus
00:42:04pour détruire
00:42:04l'idée même
00:42:05de la figure paternelle
00:42:06c'est pas pour rien
00:42:07eux ils le savaient
00:42:08que ça voulait dire quelque chose
00:42:09en tout cas
00:42:10qui étaient attachés
00:42:11à la double figure
00:42:12du père
00:42:12et de la mère
00:42:13ça ça a disparu
00:42:14quand j'étais prof
00:42:15j'ai remarqué
00:42:16que les premières classes
00:42:18que j'avais
00:42:19avec une majorité
00:42:20d'enfants divorcés
00:42:21commençaient à poser
00:42:22des problèmes
00:42:23il y a longtemps
00:42:24aujourd'hui je ne sais pas
00:42:25ce que ça doit donner
00:42:26oui mais une fois
00:42:27qu'on a dit ça
00:42:28pardonnez-moi
00:42:28on n'a rien dit
00:42:29on ne va pas interdire
00:42:30le divorce
00:42:30mais ça ça s'accompagne
00:42:32beaucoup d'autres choses
00:42:32mais non mais il ne s'agit pas
00:42:33d'interdire le divorce
00:42:34il s'agit de le concevoir
00:42:36correctement
00:42:38d'être des adultes
00:42:39et de concevoir
00:42:41la responsabilité
00:42:42le divorce
00:42:43pendant des années
00:42:43au moment où il a été présenté
00:42:45a été présenté
00:42:45comme une liberté
00:42:46c'est une liberté
00:42:48acquise
00:42:48c'est un droit
00:42:49acquis par tout le monde
00:42:50certes
00:42:51mais quelle est la conséquence
00:42:52de cette séparation
00:42:53sur des enfants
00:42:54en psychologie basique
00:42:56plusieurs
00:42:57moi je ne suis pas psychologue
00:42:57mais plusieurs psychologues
00:42:58vous expliquent que
00:42:59les parents
00:43:00la question de la famille
00:43:01structurée
00:43:02c'est une sécurité
00:43:03pour l'enfant
00:43:04à partir du moment
00:43:05où il y a séparation
00:43:06il y a une insécurité
00:43:08de l'enfant
00:43:08parce que c'est le modèle
00:43:09de stabilité initial
00:43:10dans sa vie
00:43:11il faut simplement
00:43:12le concevoir comme ça
00:43:13il ne s'agit pas
00:43:14d'interdire aux adultes
00:43:15de se comporter
00:43:15comme ils
00:43:17j'allais dire
00:43:18comme ils veulent
00:43:18et parfois souvent
00:43:19comme ils peuvent
00:43:19il s'agit simplement
00:43:21de dire
00:43:21on ne va pas faire
00:43:22comme si tout ça
00:43:23était normal
00:43:23pour l'enfant
00:43:24on va pouvoir
00:43:25lui présenter la chose
00:43:26en lui disant
00:43:26oui tu as le droit
00:43:28de pleurer
00:43:28vous savez il y a des enfants
00:43:29je me souviens
00:43:30j'avais lu un livre
00:43:31qui s'appelait
00:43:32c'était une collection
00:43:33de témoignages
00:43:34d'enfants du divorce
00:43:35qui racontait
00:43:35ce qui avait été
00:43:36difficile pour eux
00:43:38et bien ce livre
00:43:38il a 15 ans
00:43:39et il disait
00:43:40quand on était enfant
00:43:42tout le monde partait
00:43:43du principe
00:43:43que c'était normal
00:43:44donc nous
00:43:45quand ça nous faisait
00:43:46de la peine
00:43:46quand on avait envie
00:43:47de pleurer
00:43:47quand on allait voir
00:43:48la maîtresse
00:43:48tout le monde disait
00:43:49mais c'est normal
00:43:49tout le monde vit
00:43:50comme ça maintenant
00:43:51bah oui mais dans
00:43:52le coeur d'un enfant
00:43:53c'est pas forcément normal
00:43:54et donc s'il n'a pas
00:43:55cette réponse là
00:43:56donc c'est simplement
00:43:56prendre
00:43:57ok on a compris
00:43:59que c'était la liberté
00:44:00des adultes
00:44:00mais quelle est la conséquence
00:44:02sur des enfants
00:44:02et est-ce qu'on peut
00:44:03le prendre correctement
00:44:05il y a plein de familles
00:44:05qui y arrivent
00:44:06il y a plein de familles
00:44:07qui y arrivent
00:44:08alors peut-être
00:44:08qu'on peut leur demander
00:44:09comment est-ce qu'elles font
00:44:11comment est-ce qu'elles parlent
00:44:12l'un de l'autre
00:44:13comment est-ce qu'elles considèrent
00:44:14l'existence encore
00:44:15des adultes
00:44:15c'est un peu de bon sens
00:44:16vous savez très bien
00:44:17les réponses
00:44:17mais vous savez beaucoup
00:44:18que plein de gens
00:44:18n'en ont plus
00:44:19c'est-à-dire que si
00:44:21une mère ou un père
00:44:23dit du mal
00:44:24du père ou de la mère
00:44:26à l'enfant
00:44:27ben c'est pas une bonne chose
00:44:30si au contraire
00:44:31après un divorce
00:44:33chacun des parents
00:44:35préserve l'autre
00:44:39en disant des choses
00:44:41bienveillantes
00:44:42ben l'enfant grandira
00:44:44dans des meilleures conditions
00:44:45oui et vous avez des juges
00:44:46aux affaires familiales
00:44:47aujourd'hui
00:44:47qui vous expliquent
00:44:48qu'ils ont devant eux
00:44:49des parents qui se déchirent
00:44:51en présence de leurs enfants
00:44:52de plus en plus
00:44:53là encore une fois
00:44:54c'est une évolution
00:44:55ben qu'est-ce que vous voulez
00:44:56et là c'est la responsabilité
00:44:59individuelle
00:44:59des uns et des autres
00:45:00bien sûr
00:45:00mais il y a aussi
00:45:01c'est qu'ils n'ont pas compris
00:45:02qu'au centre
00:45:02ils ont fait un enfant ensemble
00:45:04et que cet enfant
00:45:05doit être la priorité
00:45:06oui mais moi
00:45:07je ne vous dis pas
00:45:08que j'ai la solution
00:45:08ce serait trop facile
00:45:09simplement qu'il y a tout ça
00:45:11à prendre en compte
00:45:12pour comprendre
00:45:12comment des enfants
00:45:13basculent à ce point
00:45:14parce qu'il y a quand même
00:45:15une question
00:45:15dans la
00:45:16Richard Millet
00:45:17pardonnez-moi de vous
00:45:19je vous en prie
00:45:19ceci est indissociable aussi
00:45:22du reste
00:45:22c'est-à-dire
00:45:23de la perte de l'autorité
00:45:24en général
00:45:25donc quand vous voyez
00:45:26que la commission européenne
00:45:27interdit
00:45:28de donner une fessée
00:45:29à un enfant
00:45:31ceci
00:45:31explique beaucoup de choses
00:45:33Richard Millet
00:45:35d'entrement
00:45:35s'il vous plaît
00:45:36
00:45:36préservez-moi
00:45:38en ce début de saison
00:45:39si vous voulez
00:45:40
00:45:41le modérateur
00:45:42que je suis
00:45:43pourquoi
00:45:43je ne suis pas sûr
00:45:45que ce soit une
00:45:46c'est pas l'Union européenne
00:45:47tous ceux qui se sont
00:45:49intéressés
00:45:49à l'éducation
00:45:50des enfants
00:45:51explique que
00:45:53donner un coup
00:45:53à un enfant
00:45:54c'est pas
00:45:55une fessée
00:45:56c'est un coup
00:45:56une fessée
00:45:57sur les fesses
00:45:59une fessée
00:46:00c'est
00:46:00peu importe
00:46:02la fessée
00:46:02symbolique
00:46:03une tape sur la main
00:46:04la fessée
00:46:05symbolique
00:46:06de quelque chose
00:46:07je ne parle pas de coups
00:46:08moi qui suis un enfant
00:46:08qui a reçu
00:46:09des coups de fouet
00:46:10de la part de mon père
00:46:11je sais de quoi je parle
00:46:12quand j'étais enfant
00:46:13là je ne parle pas
00:46:14de coups de fouet
00:46:14vous avez reçu
00:46:15des coups de fouet
00:46:15ou de cravage de cheval
00:46:17j'étais puni avec
00:46:18le cravage de cheval
00:46:18et qu'est-ce que vous aviez fait ?
00:46:20rien de particulier
00:46:21mais mon père était protestant
00:46:22et donc il m'a élevé
00:46:24malheureusement pour le catholique
00:46:25que je suis
00:46:26de façon protestante
00:46:27vous trouvez que c'est
00:46:28je trouve ça scandaleux
00:46:30mais est-ce que vous en avez souffert ?
00:46:32évidemment que j'en ai souffert
00:46:33est-ce que vous avez
00:46:33est-ce que
00:46:34donc vous trouvez que c'est
00:46:36une mauvaise manière
00:46:37d'éduquer un enfant ?
00:46:38oui mais je ne parle pas de ça
00:46:39je parle
00:46:39si vous en parlez
00:46:41non je dis
00:46:41donner une petite fessée
00:46:43à un enfant
00:46:43c'est une différence
00:46:45c'est très différent
00:46:46de recevoir des coups de fouet
00:46:47j'entends bien
00:46:48mais je
00:46:49je n'aime pas la violence
00:46:51et je trouve que ça ne sert à rien
00:46:52mais je vous dis
00:46:53certains axes symboliques
00:46:54sur les fesses
00:46:55peuvent aussi
00:46:56et ces coups de fouet
00:46:57avec le recul
00:46:58vous dites quoi ?
00:47:00je dis que ça m'a traumatisé
00:47:01oui
00:47:02bon mais
00:47:04il y a eu des conséquences ?
00:47:06qui ?
00:47:07pour vous il y a eu des conséquences
00:47:08quand vous dites traumatisé
00:47:09mais si c'est passionnant
00:47:11au contraire
00:47:12vous avez écrit là dessus ?
00:47:13j'ai écrit dans un récit
00:47:15là dessus oui
00:47:15non ce qui était terrible
00:47:17c'est que mon père me disait
00:47:19tu as fait cette bêtise
00:47:21tu viendras à 8h
00:47:22recevoir tes 10 coups de cravache
00:47:25et il me faisait agenouiller
00:47:27sur un tabouret
00:47:27baisser le
00:47:28et puis voilà
00:47:29bon
00:47:30c'est comme ça
00:47:31ça a introduit avec mon père
00:47:32des séparations
00:47:33très
00:47:34une distance assez grande
00:47:35voilà
00:47:36et donc
00:47:36vis-à-vis de mes filles
00:47:37je n'ai jamais voulu reproduire
00:47:39ce schéma autoritaire
00:47:40et peut-être que
00:47:41c'est pour ça que je vous dis
00:47:42il faut faire attention
00:47:44à ces choses-là
00:47:44mais je sais aussi que
00:47:45une petite fessée
00:47:47ne fait pas
00:47:47non plus de mal
00:47:48c'est symbolique
00:47:49c'est tout ce que je voulais dire
00:47:50je ne suis pas sûr
00:47:52qu'il faille aller sur ce terrain-là
00:47:53mais c'est la liberté d'expression
00:47:55qui est la vôtre
00:47:55un enfant qui reçoit une tape
00:47:57ou une fessée
00:47:58sur sa couche
00:47:58en général
00:47:59il est plus vexé
00:48:00qu'il n'a mal
00:48:02donc le but
00:48:03il y a d'autres manières
00:48:04je pense qu'il y a d'autres manières
00:48:05d'avoir de l'autorité
00:48:06vous avez vu
00:48:08le rapport qui est sorti
00:48:09sur la manière
00:48:09dont les professionnels
00:48:10de la petite enfance
00:48:11doivent se comporter
00:48:12dans les crèches
00:48:12par exemple
00:48:13je ne l'ai pas lu
00:48:13mais vous allez nous le dire
00:48:15il y a quelques jours
00:48:16il y a notamment
00:48:17Caroline Goldman
00:48:17Elisabeth Baninter
00:48:18Maurice Berger
00:48:19qui ont fait
00:48:19un texte
00:48:23pour s'insurger
00:48:23contre ce document
00:48:24qui sort
00:48:25et que le ministère
00:48:26de la famille
00:48:26continue à défendre
00:48:28sans problème
00:48:29de lequel il est dit
00:48:30que les professionnels
00:48:30ne doivent pas
00:48:31contraindre les enfants
00:48:33dans l'expression
00:48:34je cite
00:48:34de leurs émotions
00:48:35négatives fortes
00:48:37à savoir
00:48:38ils prennent l'exemple
00:48:39un enfant
00:48:40qui balance des cubes
00:48:41d'un côté à l'autre
00:48:43de la pièce
00:48:43sur un autre enfant
00:48:44par exemple
00:48:44c'est une émotion
00:48:45qu'il ne faut pas
00:48:47contester
00:48:48donc on doit le laisser faire
00:48:49un enfant qui mort
00:48:50un autre enfant
00:48:50c'est l'âge où on mord beaucoup
00:48:51et bien il faut laisser faire
00:48:53parce que l'enfant
00:48:54doit exprimer ses émotions
00:48:56Elisabeth Baninter
00:48:56elle n'est pas sur cette ligne là
00:48:58non justement
00:48:58Caroline Goldman
00:48:59Baninter
00:49:00bien sûr
00:49:00comment
00:49:01Maurice Berger
00:49:02intervienne en disant
00:49:03ce texte est dangereux
00:49:05il est maltré
00:49:06ça on va le traiter
00:49:07tiens
00:49:07on va le traiter ça
00:49:08ça c'est
00:49:09on va le traiter demain
00:49:10et Marie-Estelle Dupont
00:49:12pourrait nous en dire davantage
00:49:13j'ai pas vu ce texte
00:49:14ça c'est passé
00:49:14en fait c'est le 20 août
00:49:16dans le point
00:49:17qu'ils ont contesté ce texte
00:49:19et le Parisien
00:49:19il y a quelques jours
00:49:20a parlé le ministère
00:49:22je le dis pour Marine Lançon
00:49:23on va travailler là-dessus
00:49:24monsieur Thomas Hill
00:49:28est demandé
00:49:29non pas au parloir
00:49:30comment allez-vous
00:49:32monsieur Thomas Hill
00:49:33je vous écoutais religieusement
00:49:35c'est très intéressant
00:49:35votre débat
00:49:36mais oui
00:49:36mais c'est très intéressant
00:49:38et effectivement
00:49:39vous qui êtes un jeune parent
00:49:40par exemple
00:49:40quel âge ont vos enfants ?
00:49:43ils ont 13 et 9 ans
00:49:45et vous savez
00:49:46ce week-end
00:49:47mon fils m'énervait
00:49:48je lui ai dit
00:49:49si ça continue
00:49:49je vais te mettre une claque
00:49:50parce que c'est des mots
00:49:52qui sortent comme ça
00:49:52et il m'a dit
00:49:53non papa tu n'as pas le droit
00:49:54et je trouvais ça amusant
00:49:57parce que jamais
00:49:57je n'aurais osé dire ça
00:49:58à mes parents à l'époque
00:49:59il disait
00:50:00enlève tes lunettes
00:50:01j'en mets mes lunettes
00:50:02tant qu'il ne vous en met pas une à vous
00:50:03tout va bien
00:50:04mais ça pour l'instant
00:50:06il n'a que le présent
00:50:07parce que
00:50:07faites très attention
00:50:09bon mais
00:50:10comment
00:50:10en fait
00:50:11comment combiner l'exigence
00:50:13et l'autorité des parents
00:50:14sans
00:50:15parce qu'il faut être exigeant
00:50:16avec ses enfants
00:50:17il faut être
00:50:18effectivement
00:50:19les faire grandir
00:50:20de cette manière-là
00:50:21et en même temps
00:50:22ne pas sombrer
00:50:23dans une violence
00:50:25mais bon
00:50:25qu'est-ce que vous allez faire
00:50:27entre
00:50:28on va recevoir quelqu'un
00:50:29que vous connaissez
00:50:30très bien
00:50:31je pense
00:50:31Raymond Domenech
00:50:32l'ancien sélectionneur
00:50:33de l'équipe de France
00:50:34il sera avec nous
00:50:35tout à l'heure
00:50:36parce qu'il fait partie
00:50:36de la nouvelle saison
00:50:37des traîtres
00:50:38qui démarre
00:50:39ah bah ça lui va bien
00:50:40voilà
00:50:40j'attendais le mot gentil
00:50:42voilà
00:50:44ce sera notre invité
00:50:45tout à l'heure
00:50:45et puis il y aura Garou aussi
00:50:46lui j'imagine
00:50:47que vous le préférez
00:50:48le chanteur québécois
00:50:50sera avec nous
00:50:51tout à l'heure
00:50:52Raymond Domenech
00:50:53effectivement
00:50:54quand j'étais journaliste
00:50:54il était en 2006
00:50:56on parlait
00:50:58on posait des questions
00:50:59en salle de presse
00:51:00et il répondait pas
00:51:01bon
00:51:02il faisait
00:51:02ah il a eu
00:51:03il a eu beaucoup de mal
00:51:03avec les journalistes
00:51:04sketch son sketch
00:51:05c'est très compliqué
00:51:06ses rapports avec la presse
00:51:07la prescription
00:51:09qu'est-ce que vous voulez
00:51:10on en parlera aussi
00:51:10avec lui ce matin
00:51:11j'espère qu'il va
00:51:12oui ça m'arrangerait
00:51:13ça m'arrangerait
00:51:14il répond à deux trois questions
00:51:15il faut être amour
00:51:16il faut pardonner
00:51:17il faut jeter la rancune
00:51:20à la rivière
00:51:20c'est Giscard qui avait dit ça
00:51:22non ?
00:51:22pourquoi il avait dit ça
00:51:23il faut jeter la rancune
00:51:25à la rivière
00:51:25à propos de Chirac
00:51:26à propos de Chirac
00:51:27il l'a bien jeté
00:51:29ça a bien fonctionné
00:51:30merci cher Thomas
00:51:32et n'hésitez pas
00:51:33à nous parler de vos enfants
00:51:35il est 9h57
00:51:37nous marquons une pause
00:51:39et nous revenons
00:51:39nous sommes très en retard
00:51:44ce matin
00:51:4510h04
00:51:45pardonnez-moi
00:51:46Sommet à l'habilliste
00:51:47à vous
00:51:48pour le rappel des titres
00:51:50Bruno Retailleau
00:51:53veut rendre délictuel
00:51:54l'organisation de rêve partie
00:51:56ainsi comme en Italie
00:51:57le ministre de l'Intérieur
00:51:58réagissait notamment
00:51:59à l'organisation
00:52:01d'une rêve partie
00:52:02dans les corbières
00:52:02touchée par le grand incendie
00:52:04d'août dans l'Aude
00:52:05et qui a déclenché
00:52:06la colère des habitants
00:52:07de la région
00:52:08rêve partie
00:52:09qui est désormais terminée
00:52:10selon notre reporter sur place
00:52:12quand on appelle
00:52:13à l'union des droites
00:52:14on sait que c'est la seule solution
00:52:16les électeurs le comprennent
00:52:17il serait temps
00:52:18que la classe politique
00:52:19comprenne ce que les français
00:52:20ont compris
00:52:21elle est mot ce matin
00:52:22de l'eurodéputée
00:52:23Sarah Knaffo
00:52:24au micro de Sonia Mabrouk
00:52:26qui ajoute que Reconquête
00:52:27est prêt à travailler
00:52:28avec d'autres parties de droite
00:52:29et puis après un retour
00:52:31forcé au port
00:52:32en raison de vents violents
00:52:33la flottie humanitaire
00:52:35pour Gaza
00:52:35a finalement repris la mer
00:52:36lundi soir
00:52:37depuis Barcelone
00:52:38en Espagne
00:52:39une initiative
00:52:40qui vise à ouvrir
00:52:41un corridor humanitaire
00:52:42vers l'enclave palestinienne
00:52:43où l'ONU
00:52:44a déclaré
00:52:44l'état de famille
00:52:45c'est quand même fou
00:52:48que l'organisation
00:52:49de rêve-partie
00:52:49ne soit pas délictuelle
00:52:50c'est quand même fou
00:52:51quand on y pense
00:52:52nous empalions
00:52:53tous les deux
00:52:54il y a un débat
00:52:56parce qu'hier
00:52:57Bruno Rotaillot
00:52:57a parlé de criminaliser
00:52:58c'est repris aussi
00:52:59dans certains
00:53:00aujourd'hui
00:53:01c'est un délit
00:53:01ou c'est un crime ?
00:53:02je crois que c'est un délit
00:53:03c'est-à-dire
00:53:03qu'il faut organiser
00:53:04je crois qu'il y a
00:53:05un peu de mésentente
00:53:06sur le terme
00:53:07hier
00:53:07il veut que ce soit
00:53:09criminalisé
00:53:10et pas délictualisé
00:53:11c'est un crime
00:53:11et il veut s'inspirer
00:53:12du modèle
00:53:13d'accord
00:53:13donc là
00:53:14effectivement
00:53:14il faudra rectifier
00:53:16ce que nous venons
00:53:17de dire
00:53:17à l'instant
00:53:19bon
00:53:19un mot sur Valorise
00:53:20vous vous souvenez
00:53:21sans doute
00:53:21qu'un an après
00:53:22la mort de Camilia
00:53:22la fillette de 7 ans
00:53:23fauchée sur un passage
00:53:25piéton à Valorise
00:53:25par un motard
00:53:26de 19 ans
00:53:27son père a pris
00:53:28la parole
00:53:28au micro
00:53:29de CNews
00:53:30et je vous propose
00:53:32d'écouter
00:53:32parce qu'il estime
00:53:34que la justice française
00:53:35n'est pas
00:53:36élaxiste
00:53:38disons-le
00:53:39écoutons-le
00:53:40en Tunisie
00:53:42tu aurais commis
00:53:42le même acte
00:53:44tu serais déjà
00:53:45parti en prison direct
00:53:45il n'y a pas
00:53:47il n'y a pas
00:53:48de négociation
00:53:48il n'y a pas
00:53:49d'autre cas
00:53:49tu pars en prison
00:53:50tu es emprisonné
00:53:51et on attendra
00:53:53l'enquête
00:53:54le jugement
00:53:55quoi qu'il arrive
00:53:56voilà
00:53:57donc
00:53:58ça ne veut pas dire
00:53:59qu'en Tunisie
00:54:00la conduite
00:54:00elle est meilleure
00:54:01elle est pire
00:54:01d'accord
00:54:03mais sauf qu'en
00:54:03France
00:54:04les
00:54:05des usagers
00:54:07de la route
00:54:07ils sont
00:54:08on n'est pas
00:54:09tous
00:54:09prêt
00:54:10à une conduite
00:54:12dangereuse
00:54:13on applique tellement
00:54:14on a pris tellement
00:54:14l'habitude d'appliquer
00:54:15les lois
00:54:16et de faire en sorte
00:54:18que tout va bien
00:54:19que dès qu'il y a
00:54:21quelque chose
00:54:21qui sort
00:54:22du normal
00:54:22on n'est pas prêt
00:54:23en fait
00:54:24la France
00:54:25et le système français
00:54:26j'adore
00:54:26c'est un système
00:54:29c'est un pays
00:54:29qu'il y a tout
00:54:30c'est un système
00:54:31en fait
00:54:31qui est fait
00:54:32pour aider tout le monde
00:54:33il y a trop d'abus
00:54:34mais qui est puni
00:54:37à la fin
00:54:37c'est pas ceux
00:54:38qui sont abus
00:54:39qui les abusent
00:54:40c'est les personnes
00:54:41qui en ont besoin
00:54:42vraiment
00:54:42et Slim Ousaya
00:54:45a ciblé
00:54:46les criminels
00:54:47de la route
00:54:47ça sert à rien
00:54:50en fait
00:54:50parce que
00:54:51dire aux gens
00:54:52de faire attention
00:54:53on le sait
00:54:54on n'a pas besoin
00:54:54de le dire
00:54:55on le dit tout le temps
00:54:55mais le problème
00:54:57c'est que les personnes
00:54:58qui commettent
00:54:58ces sauvageries
00:55:01sur les routes
00:55:02ils n'ont rien à faire
00:55:05de ce qu'on va leur dire
00:55:06pour eux
00:55:06c'est les rois de la route
00:55:07et tout est permis
00:55:08jusqu'au jour
00:55:09où le drame arrive
00:55:10là c'est par chance
00:55:13ils arrivent à se remettre
00:55:13en question
00:55:14c'est déjà pas mal
00:55:15parce que la plupart
00:55:16ils ne se remettent pas
00:55:16en question
00:55:17et on voit souvent
00:55:18le jour d'aujourd'hui
00:55:19je pense
00:55:20les présentes françaises
00:55:22sont plus occupées
00:55:23par des personnes
00:55:24qui font des allers-retours
00:55:26que des personnes
00:55:28où ils ont commis
00:55:29des erreurs
00:55:29où ils font un passage
00:55:30et ils ont appris
00:55:31la leçon
00:55:31et on ne les revoit plus
00:55:33Bon on ouvre
00:55:35le chapitre politique
00:55:36si vous le voulez
00:55:37tout à l'heure
00:55:37on a parlé
00:55:38d'Emmanuel Macron
00:55:38et avec
00:55:40cette prise de parole
00:55:42hier
00:55:43avant-hier
00:55:44dimanche
00:55:44pour Yu-Gi-Oh
00:55:45on en a parlé hier matin
00:55:47on ne va pas revenir
00:55:48encore là-dessus
00:55:49sauf qu'hier
00:55:49il n'a pas dit un mot
00:55:51pendant une seconde
00:55:52j'ai cru que c'était
00:55:53parce qu'il y en a beaucoup
00:55:54aujourd'hui
00:55:55sur les réseaux sociaux
00:55:56sur X
00:55:56j'ai cru que c'était
00:55:57un moment d'intelligence artificielle
00:55:58toi aussi Gérard
00:55:59bien sûr
00:55:59mais tout le monde
00:56:00j'ai vraiment cru ça
00:56:01je me suis dit
00:56:03il ne peut pas
00:56:04il ne peut pas le faire
00:56:05c'est un gag
00:56:06c'est une plaisanterie
00:56:07mais non
00:56:07je pense que ce qui relie
00:56:09quand même
00:56:09les différentes vidéos
00:56:10qui à chaque fois
00:56:10nous interpellent
00:56:11que ce soit celle-ci
00:56:12avec cette carte
00:56:12Yu-Gi-Oh
00:56:13il y a eu ces montages
00:56:14avec de l'intelligence artificielle
00:56:15qu'on avait déjà
00:56:15commenté sur ce plateau
00:56:16je crois que tout ce qui relie ça
00:56:18c'est une forme de désinvolture
00:56:19du chef de l'état
00:56:19qui visiblement
00:56:21n'est plus très concerné
00:56:22par les problèmes
00:56:23des français
00:56:24en tout cas
00:56:25il ne se prononce pas dessus
00:56:26et quand même
00:56:27ce qui relie tout ça
00:56:27c'est une forme de tentative
00:56:28de séduction de la jeunesse
00:56:29parce que c'est quand même
00:56:30à chaque fois à la jeunesse
00:56:31que s'adressent ces contenus
00:56:32et je ne veux pas m'empêcher
00:56:33d'y voir
00:56:34un calcul
00:56:35pour un retour
00:56:40Thomas a raison
00:56:41c'est la seule ligne
00:56:43qu'il s'agisse de ça
00:56:44qu'il s'agisse de la reconnaissance
00:56:45des états palestiniens
00:56:45qu'il s'agisse de la position
00:56:47face à l'Algérie
00:56:47oui, Thomas a raison
00:56:48c'est ça
00:56:49Gérard Carréau
00:56:51il faut avoir une longue vue
00:56:52parce que
00:56:54il est en train
00:56:55de préparer un électorat
00:56:56c'est ça que vous êtes en train de faire
00:56:57il prépare la jeunesse
00:57:01avec des initiatives
00:57:02que la plupart des français
00:57:04considèrent comme relativement
00:57:05intempestives
00:57:06ou inutiles
00:57:08ou superflues
00:57:09ça serait une sorte de vision
00:57:12sur l'électorat futur
00:57:14oui, bon, pourquoi pas
00:57:15aujourd'hui il y a les consultations
00:57:17vous imaginez
00:57:17aujourd'hui il y a les consultations
00:57:19à Matignon
00:57:20je crois qu'on voit des images
00:57:21d'ailleurs où
00:57:22c'est messieurs
00:57:23Bardella et madame Le Pen
00:57:25qui seront à Matignon
00:57:27là vous voyez
00:57:29monsieur Glucksmann
00:57:30qui est en train
00:57:31de s'exprimer
00:57:32la place publique
00:57:33monsieur Glucksmann
00:57:34alors je ne sais pas
00:57:35si monsieur Glucksmann
00:57:36est sur la ligne
00:57:37de monsieur Fort
00:57:37je pense que monsieur Fort
00:57:38a expliqué qu'il n'ira pas
00:57:40d'accord
00:57:41sauf là où il y aura un accord
00:57:42c'est formidable d'ailleurs
00:57:43c'est précisément ce qu'il a dit hier
00:57:45c'est ce qu'il a dit
00:57:45il n'y aura pas d'accord
00:57:47il n'y aura pas d'accord
00:57:47et les filles PS
00:57:48sauf là où il y aura un accord
00:57:50il y aura la menace
00:57:51de l'extrême droite
00:57:52qui justifie évidemment
00:57:53alors la menace fasciste
00:57:55là j'ai vu
00:57:56il y a un jeune
00:57:57comment dire
00:57:58il y a un jeune de qualité
00:58:00au Rassemblement National
00:58:02et là encore
00:58:03je pense qu'on veut de lui
00:58:04mais qui a parlé
00:58:05de la menace fasciste
00:58:07hier
00:58:08il en a parlé
00:58:08chez nos confrères de BFM
00:58:10c'est Jean-Philippe Tanguy
00:58:10je voulais vous faire écouter cela
00:58:12parce qu'il me semble
00:58:14que ses arguments
00:58:15sont audibles
00:58:15écoutons monsieur Tanguy
00:58:17on ne peut pas dire
00:58:19qu'en France
00:58:20il y a soi-disant
00:58:21une menace fasciste
00:58:22qui rassemble
00:58:23un tiers des français
00:58:24c'est inadmissible
00:58:25c'est précisément
00:58:26ce qu'on a dit
00:58:27de la Marine Tondelier
00:58:27non non non
00:58:28vous avez accusé Marine
00:58:29vous ne l'avez pas repris
00:58:31sur le fait
00:58:32qu'elle avait dit
00:58:32que c'était machiste
00:58:33je lui ai dit
00:58:34précisément
00:58:35je lui ai dit précisément
00:58:37vous êtes en train de dire
00:58:38que les personnes
00:58:39qui ont voté
00:58:39pour le Rassemblement National
00:58:41participaient à un péril fasciste
00:58:43non non
00:58:43et nous
00:58:43et les élus
00:58:44du Rassemblement National
00:58:45c'est précisément
00:58:45ce qu'elle disait elle
00:58:46elle a bien sûr
00:58:47elle a le droit de mentir
00:58:49mais le fait
00:58:49que vous êtes des journalistes
00:58:50vous n'êtes pas là
00:58:51pour servir la soupe
00:58:52du petit théâtre antifasciste
00:58:53on ne sert la soupe
00:58:54absolument à personne
00:58:55si si
00:58:55parce que vous savez très bien
00:58:56quand on est dans les coulisses
00:58:57avec madame Tondelier
00:58:58pourquoi elle prend un verre
00:58:59avec moi de temps en temps
00:59:00si j'étais un fasciste
00:59:01donc ce cinéma antifasciste
00:59:02je ne le supporte plus
00:59:03par respect pour les électeurs
00:59:05par respect pour la vérité
00:59:06mais aussi par respect
00:59:07pour les gens en France
00:59:07et ils sont nombreux
00:59:08et vous le savez
00:59:08qui s'inquiètent aujourd'hui
00:59:10d'un péril fasciste
00:59:11donc le péril fasciste
00:59:12aujourd'hui
00:59:12c'est l'islamisme
00:59:13et c'est ceux qui leur servent
00:59:14la soupe
00:59:15c'est les insoumis
00:59:17et toute la gauche
00:59:17qui soi-disant
00:59:18fait barrage
00:59:19à une menace fasciste
00:59:20qui n'existe pas
00:59:21puisque nous sommes le bouclier
00:59:22des françaises et des français
00:59:23contre la menace islamiste
00:59:24et contre toutes les haines
00:59:25et c'est ceux qui
00:59:26depuis 30 ans
00:59:27promettent aux français
00:59:29de protéger la république
00:59:30et jamais notre pays
00:59:31n'a été aussi gangréné
00:59:33par les haines
00:59:34par l'antisémitisme
00:59:35par l'homophobie
00:59:36par la misogynie
00:59:37et par la haine
00:59:37de tous contre le tous
00:59:38donc le rassemblement national
00:59:39rétablira
00:59:40l'unité nationale évidemment
00:59:41et la concorde
00:59:42et je dois dire que franchement
00:59:43d'avoir entendu
00:59:44pendant plus de 20 minutes
00:59:47un délire
00:59:48qui une fois plus
00:59:50insulte l'intelligence des français
00:59:51mais insulte les français
00:59:52qui sont inquiets
00:59:53et qui ont raison de l'être
00:59:54puisque nous assistons
00:59:56à un déferlement
00:59:56de haine
00:59:57des français
00:59:58contre des français
00:59:59c'est intéressant
01:00:00parce que c'est presque
01:00:00un commentaire politique
01:00:01qu'il propose plus
01:00:03qu'une prise de position
01:00:04sauf quand il dit
01:00:04le RN rétablira ça
01:00:06mais il propose
01:00:07un commentaire politique
01:00:09et ce commentaire
01:00:10effectivement
01:00:10on peut entendre
01:00:12quand il dit
01:00:13qu'il boit des verres
01:00:13avec Marine Tondelier
01:00:14et qu'après
01:00:14sur les pataux
01:00:15elle joue le théâtre antifasciste
01:00:17c'est très efficace
01:00:17comme à l'heure
01:00:18le boit des verres
01:00:19je ne sais pas
01:00:19comment il faut écrire verre
01:00:20c'est ça
01:00:21que je me suis dit
01:00:22je me suis dit
01:00:24je ne sais pas
01:00:25exactement
01:00:26qu'est-ce qu'il veut dire
01:00:28avec cette phrase
01:00:30mais
01:00:31c'est vrai que
01:00:35c'est du théâtre
01:00:36c'est du théâtre
01:00:37bien évidemment
01:00:38ce que je vous propose
01:00:41d'écouter
01:00:41j'ai regardé
01:00:42pardonnez-moi
01:00:43mais
01:00:43puisqu'on a dit
01:00:45juste avant
01:00:45que François Bayot
01:00:47avait reçu
01:00:47monsieur Raphaël Glucksmann
01:00:48Raphaël Glucksmann
01:00:50c'est un député
01:00:52à l'Assemblée Nationale
01:00:53un député
01:00:54donc évidemment
01:00:55j'imagine
01:00:55qu'il va recevoir
01:00:56Nicolas Dupont-Aignan
01:00:56qui était d'ailleurs
01:00:57à ses côtés
01:00:57Aurélien Rousseau
01:00:58donc c'est quand même
01:01:01assez baroque
01:01:02oui
01:01:03monsieur Retailleau
01:01:06quel avenir pour les LR
01:01:07c'était hier
01:01:08et puis on écoutera
01:01:09quel avenir pour les LR
01:01:11travailler pour gagner plus
01:01:14me dit Marine Lançon
01:01:16quel avenir pour les LR ça
01:01:17je suis pas sûr que c'est ça
01:01:18bon écoutons Bruno Retailleau
01:01:20et on verra
01:01:22et on verra
01:01:23ce qu'il a voulu dire
01:01:25ça sert à rien
01:01:28d'aller dans un gouvernement
01:01:29de participer
01:01:30dans un gouvernement
01:01:31qui utiliserait
01:01:32des recettes
01:01:33des mesures
01:01:33qui seraient mauvaises
01:01:34justement pour la France
01:01:36ça dépend du contenu
01:01:37c'est pas une affaire
01:01:37de casting
01:01:38regardez moi
01:01:39je suis très opposé
01:01:40à un certain nombre
01:01:41de mesures
01:01:41que le plan Bayrou
01:01:42contient
01:01:43parce que je les trouve
01:01:44injustes
01:01:44on demande aux français
01:01:46de supprimer
01:01:46deux jours de travail
01:01:47bien sûr qu'il faut
01:01:48travailler plus
01:01:49mais alors il faut
01:01:49gagner plus
01:01:50j'ai mis sur la table
01:01:51nous avons mis sur la table
01:01:52le seuil libératoire
01:01:54c'est à dire un seuil
01:01:55à partir duquel
01:01:56quand vous faites des heures
01:01:57c'est pour vous
01:01:58voilà
01:01:58pour rapprocher
01:01:59le salaire brut
01:02:00du salaire net
01:02:01autre chose
01:02:02les franchises
01:02:03on veut toucher
01:02:04aux franchises
01:02:05de ceux qui cotisent
01:02:06mais alors c'est inconcevable
01:02:07il faut aussi revoir
01:02:09par exemple
01:02:10l'aide médicale d'Etat
01:02:11qui est une sorte
01:02:11de sécurité sociale
01:02:12pour ceux qui viennent
01:02:14irrégulièrement
01:02:14les clandestins
01:02:15c'est une question de justice
01:02:16bon
01:02:17la position est très inconfortable
01:02:20pour Bruno Retailleau
01:02:21parce qu'il est à la fois
01:02:22en train de défendre
01:02:23par solidarité
01:02:24et par loyauté
01:02:24François Bayrou
01:02:25en expliquant que le vote
01:02:26de confiance
01:02:27n'est pas un vote
01:02:27pour François Bayrou
01:02:28mais pour le constat
01:02:29qu'il a dressé
01:02:30sur les finances publiques
01:02:31c'est difficilement audible
01:02:32et même pour les mesures
01:02:33il est contre les mesures
01:02:34qui sont énoncées
01:02:35par François Bayrou
01:02:35donc la position
01:02:36elle est intenable
01:02:37et même au sein des LR
01:02:38vous avez des voix
01:02:38qui sont discordantes
01:02:40désormais
01:02:40Valérie Pécresse
01:02:41qui n'est quand même pas
01:02:41la plus radicale des LR
01:02:43appelle à la démission
01:02:44du président de la République
01:02:45appelle à une élection
01:02:46présidentielle anticipée
01:02:47Valérie Pécresse
01:02:48Valérie Pécresse
01:02:48a demandé
01:02:49Jean-François Copé
01:02:51David Lissnard
01:02:52moi je suis étonné
01:02:53de cette position
01:02:54et je ne la partage pas du tout
01:02:55je pense que c'est une erreur
01:02:57je pense qu'un président
01:02:58il est élu
01:02:59et que si on commence
01:03:00à entrer là-dedans
01:03:01je ne sais pas ce qu'en pense
01:03:02Gérard Carraou
01:03:02ce qu'en pense Richard
01:03:03mais moi je pense
01:03:04qu'il ne faut pas
01:03:05commencer à demander
01:03:05parce qu'on va demander ça
01:03:08pour tous les présidents
01:03:08ça a déjà commencé
01:03:09parce que le général de Gaulle
01:03:10le général de Gaulle
01:03:11après il fait ce qu'il veut
01:03:13de Gaulle c'est de Gaulle
01:03:14depuis sa démission
01:03:16il n'y a pas eu
01:03:17des appels à la démission
01:03:18j'entends bien
01:03:19mais je ne suis pas sûr
01:03:21je pense que c'est une erreur
01:03:23de demander
01:03:24il a été élu
01:03:25et la légalité
01:03:27et la légitimité
01:03:28de son camp
01:03:29mais le fait
01:03:30c'est qu'on court un danger
01:03:31à rester deux ans
01:03:32dans cette situation
01:03:32d'impasse politique
01:03:33c'est ça là aussi
01:03:34mais
01:03:34elle sera toujours
01:03:38quand Jacques Chirac
01:03:40a perdu l'élection
01:03:41et que Jospin
01:03:42a gouverné
01:03:43il doit d'abord
01:03:44dissoudre
01:03:46là il peut dissoudre
01:03:47la question
01:03:49est la suivante
01:03:49tout le monde
01:03:51enfin la plupart
01:03:52des observateurs
01:03:52pensent
01:03:53qu'il peut y avoir
01:03:54une dissolution
01:03:54s'il y a une dissolution
01:03:56le peuple tranchera
01:03:57mais s'il n'y a pas
01:03:58s'il refuse
01:03:59si monsieur Macron
01:04:00persiste dans son idée
01:04:02de ne pas
01:04:03faire la dissolution
01:04:04c'est-à-dire
01:04:05de laisser traîner
01:04:06les événements
01:04:07à la godille
01:04:08pendant des mois
01:04:10avant la démission
01:04:11il a quand même
01:04:11la carte dissolution
01:04:13et après ?
01:04:14oui
01:04:14mais alors justement
01:04:15mais s'il ne fait pas
01:04:16la dissolution
01:04:16oui mais
01:04:17si ça s'envenime
01:04:19il le fera
01:04:20à partir du moment
01:04:20où un homme politique
01:04:21je crois
01:04:22sauf erreur
01:04:23le premier
01:04:24à prononcer
01:04:25cette parole
01:04:26c'est Morin
01:04:27qui est président
01:04:28du gouvernement
01:04:29de Normandie
01:04:29Hervé Morin
01:04:31l'ancien ministre
01:04:32de la défense
01:04:32de Nicolas Sarkozy
01:04:34c'est lui le premier
01:04:35qui a dit
01:04:36il n'y a qu'une solution
01:04:36c'est la démission
01:04:38du président de la république
01:04:38et quand je vois
01:04:39aujourd'hui
01:04:40comme ce matin
01:04:40la dernière en date
01:04:41Valérie Pécresse
01:04:42qui rejoint
01:04:43après maintenant
01:04:44un certain nombre
01:04:44d'autres
01:04:45je me dis que
01:04:46plus ça traîne
01:04:47et plus le président
01:04:48de la république
01:04:49laisse entendre
01:04:50qu'il ne fera pas
01:04:51de dissolution
01:04:51plus le camp
01:04:53des gens
01:04:54qui demanderont
01:04:55effectivement
01:04:56une élection
01:04:57présidentielle anticipée
01:04:58plus ce camp
01:05:00va s'agrandir
01:05:01sauf que le timing
01:05:03aujourd'hui
01:05:03il est plutôt logique
01:05:04que le président
01:05:04de la république
01:05:05ne parle pas
01:05:05de dissolution
01:05:06parce que
01:05:07François Bayrou
01:05:08est encore en place
01:05:09on va voir
01:05:10il y a quand même
01:05:13une question
01:05:13de timing
01:05:14mais s'il dissout
01:05:15et qu'il n'y a toujours
01:05:15pas de majorité
01:05:16qui se dégage
01:05:17c'est quoi la suite après
01:05:18alors ça ne veut rien dire
01:05:20ce que vous dites
01:05:20parce que s'il y a un président
01:05:21de la république
01:05:22qui est élu
01:05:22il n'y aura pas non plus
01:05:23de majorité
01:05:25peut-être en place
01:05:25donc
01:05:26une fois que le président
01:05:27est élu
01:05:27on imagine qu'après
01:05:28il va dissoudre
01:05:29et là on a un élan
01:05:30mais un élan de quoi
01:05:31après c'est ce qui s'est passé
01:05:33en 2022
01:05:33il n'a pas eu de majorité
01:05:34Emmanuel Macron
01:05:35les conditions de sa réélection
01:05:36ont été particulières
01:05:37vous me l'accorderez
01:05:37écoutez aujourd'hui
01:05:40il faut vraiment
01:05:40vous savez vous
01:05:42si un président
01:05:43alors qui serait
01:05:43président de la république
01:05:44qui serait élu
01:05:45et vous imaginez
01:05:46une majorité
01:05:47avec un président de la république
01:05:49je pense que
01:05:52le président de la république
01:05:53qui sera élu
01:05:53j'ai peur
01:05:55qu'il n'y ait aucune majorité
01:05:56qui
01:05:57qui que soit ce président
01:05:59c'est que si c'est Marine Le Pen
01:06:00je ne suis pas sûr
01:06:01qu'elle puisse avoir
01:06:02derrière une majorité
01:06:03si c'est Edouard Philippe
01:06:05je ne suis pas sûr
01:06:06qu'il puisse avoir
01:06:06une majorité
01:06:07le candidat du bloc central
01:06:08et si c'est Jean-Luc Mélenchon
01:06:11je n'en parle pas
01:06:11non c'est parce que
01:06:12un président qui serait élu
01:06:14à droite
01:06:15sans doute émanterait
01:06:16autour de lui
01:06:17les autres forces de droite
01:06:17ce qui pourrait élargir le socle
01:06:19mais il émanterait quoi
01:06:20à la LERN ?
01:06:21et puis un président de droite
01:06:22c'est quoi votre
01:06:23LR qui pourrait rejoindre
01:06:24l'ERN ?
01:06:24mais c'est quoi votre cas de figure
01:06:26d'un président de droite élu ?
01:06:27c'est qui ?
01:06:28par exemple vous parlez
01:06:29de Marine Le Pen
01:06:29si Marine Le Pen est élue
01:06:30vous ne pensez pas
01:06:30qu'il y a des forces LR
01:06:31qui pourraient la rejoindre
01:06:32ou d'autres ?
01:06:33oui donc déjà
01:06:34vous mettez Marine Le Pen à droite
01:06:35donc Marine Le Pen
01:06:37je la mets
01:06:37Marine Le Pen
01:06:39parce que son programme
01:06:40n'est pas vraiment à droite
01:06:41souvent sur le plan libéral
01:06:42etc
01:06:43sur le plan économique
01:06:44non
01:06:44là où vous avez raison
01:06:46c'est que après
01:06:47mais comment dire
01:06:48il peut y avoir
01:06:50une assemblée nationale
01:06:51effectivement
01:06:52où après
01:06:53il y ait des alliances
01:06:54parce que vous auriez
01:06:55tant du RN
01:06:56tant du LR
01:06:58et tant de ceci
01:06:58parce que le président
01:06:59ou la présidente
01:06:59serait issue d'un des partis
01:07:00et il pourrait effectivement
01:07:02se rejoindre sur des textes communs
01:07:03la recomposition
01:07:04elle peut venir là
01:07:05mais ce qui est le plus important
01:07:06c'est ce qu'on disait avec Charlotte
01:07:06c'est la campagne
01:07:07c'est-à-dire de trancher
01:07:08les sujets de fond
01:07:08avant l'élection
01:07:09mais il faut déjà
01:07:11la première chose
01:07:12il faut déjà
01:07:13le conseil constitutionnel
01:07:14et le conseil d'état
01:07:15il faut admettre l'idée
01:07:16que la souveraineté
01:07:17doit revenir
01:07:18au peuple français
01:07:19c'est parti des débats
01:07:19à trancher
01:07:20avant l'élection justement
01:07:21c'est-à-dire que
01:07:22déjà c'est ça
01:07:23rien ne peut
01:07:24ne doit être imposé
01:07:25de Bruxelles
01:07:25ou de la Cour européenne
01:07:26des droits de l'homme
01:07:27ou que sais-je
01:07:28c'est les français
01:07:28qui doivent décider sur tout
01:07:29voilà
01:07:30c'est ça
01:07:31le sujet
01:07:31le président peut annoncer
01:07:33un référendum
01:07:33le président élu
01:07:35je pense que
01:07:36Pascal a raison
01:07:37c'est-à-dire que
01:07:38mais là
01:07:40plus en particulier
01:07:41quand il met
01:07:42les habits du général
01:07:43je pense qu'il a raison
01:07:44les institutions
01:07:45sont durablement
01:07:47détraquées
01:07:47durablement
01:07:49on ne pourra plus
01:07:50revenir
01:07:50aux périodes
01:07:51précédentes
01:07:52c'est terminé
01:07:54c'est terminé
01:07:54et ça il faut l'admettre
01:07:55institutionnellement
01:07:56c'est terminé
01:07:57alors on peut passer
01:07:58totalement
01:07:59au régime parlementaire
01:08:00parce que nous sommes
01:08:01un régime semi-parlementaire
01:08:02on peut
01:08:03on peut voir
01:08:03imaginer
01:08:05je ne crois pas
01:08:05une réforme constitutionnelle
01:08:07mais durablement
01:08:08nos institutions
01:08:09sont détraquées
01:08:09bon écoutez
01:08:10Sarah Knafo
01:08:11parce qu'elle ne pense pas ça
01:08:12Sarah Knafo
01:08:13elle pense qu'il doit avoir
01:08:13une union des droites
01:08:14puisque les gens se rejoignent
01:08:16peut-être à 60 ou 70%
01:08:18sur beaucoup d'idées
01:08:20donc il y a des passerelles
01:08:21entre le RN
01:08:23reconquête
01:08:24LR
01:08:25une partie du bloc central
01:08:26debout la France
01:08:28Eric Ciotti
01:08:28Eric Ciotti
01:08:29bien sûr
01:08:30donc il y a des passerelles
01:08:31ce qui est une évidence
01:08:32il suffit juste d'aller
01:08:32jusqu'au sein de la Macronie
01:08:33il suffit juste d'aller
01:08:36sur un marché
01:08:36un dimanche matin
01:08:38écoutez
01:08:39quand on appelle
01:08:41à l'union des droites
01:08:41on sait que c'est la seule solution
01:08:43les électeurs le comprennent
01:08:44et sur ce sujet
01:08:45comme sur d'autres
01:08:45il serait temps
01:08:46que la classe politique
01:08:47comprenne
01:08:47ce que les français
01:08:48ont compris il y a bien longtemps
01:08:49on sait que c'est la seule solution
01:08:50je pense qu'on est
01:08:51la meilleure hypothèse
01:08:52mais il faudra
01:08:53qu'on travaille avec d'autres
01:08:54et on y est prêt
01:08:55et donc peut-être
01:08:56que si d'autres
01:08:57ont le leadership
01:08:58leurs mauvais travers
01:08:59s'effaceront
01:08:59et ils redresseront
01:09:00la France à nos côtés
01:09:01C'est marrant Gérard Carreau
01:09:02c'est qu'on est quand même
01:09:03sur une séquence
01:09:05qui aura duré
01:09:05plus de 40 ans
01:09:06et qui n'est toujours pas finie
01:09:08je crois que c'est
01:09:09les municipales de Dreux
01:09:10où il y a des accords
01:09:13à Dreux
01:09:14entre le RPR de l'époque
01:09:17et le FN
01:09:18que Jacques Chirac
01:09:19intervient pour
01:09:20que ces accords
01:09:21soient cassés
01:09:22il n'y aura plus
01:09:23après il y aura des dissidents
01:09:24je crois Charles Millon
01:09:25mais on est
01:09:26depuis 40 ans
01:09:27sur cette séquence-là
01:09:28le piège
01:09:30de François Mitterrand
01:09:31avec l'affaire
01:09:32du Front National
01:09:33a fonctionné
01:09:35depuis 40 ans
01:09:35c'est-à-dire que
01:09:37la France a accepté
01:09:39je dis la France
01:09:39les français
01:09:41au sens large
01:09:42du terme
01:09:42ont accepté
01:09:44l'idée
01:09:44par exemple
01:09:45que les communistes
01:09:46et les socialistes
01:09:47s'allient
01:09:48pour les élections
01:09:49gagnent ensemble
01:09:50les élections
01:09:51élisent un président
01:09:52de la République
01:09:5381 François Mitterrand
01:09:55mais ils ne sont pas
01:09:57arrivés
01:09:5740 ans plus tard
01:09:59à la même idée
01:10:00symétrique
01:10:01pour la droite
01:10:02en disant
01:10:03le seul moyen
01:10:04pour que la droite
01:10:05un jour
01:10:06revienne au pouvoir
01:10:07puisqu'elle l'a déjà été
01:10:09mais dans des conditions
01:10:10discutables
01:10:11le seul moyen
01:10:12c'est qu'il y ait
01:10:13une alliance
01:10:14c'est-à-dire
01:10:14l'union des droites
01:10:15alors je pense
01:10:17que Sarah Knafo
01:10:18essaye de défendre
01:10:19cette thèse
01:10:20elle est encore
01:10:21à mon sens
01:10:22minoritaire
01:10:23à droite
01:10:24elle n'est pas minoritaire
01:10:25dans l'électorat
01:10:25elle est minoritaire
01:10:26parmi les dirigeants
01:10:27elle est minoritaire
01:10:29parmi tous ceux
01:10:30qui font le leadership
01:10:31politique de la droite
01:10:33largement minoritaire
01:10:34ce qui est frappant
01:10:35là Valérie Pécresse
01:10:36vous ne la fera pas
01:10:36travailler avec
01:10:37Marine Le Pen
01:10:38ce qui est frappant
01:10:39c'est que je me suis fait
01:10:40la réflexion en écoutant ça
01:10:41et Jean-François Copé
01:10:42j'en parle pas
01:10:42bien sûr
01:10:43à chaque fois
01:10:43les autres dérogent là-dessus
01:10:45ils préfèrent
01:10:46et Edouard Philippe
01:10:46lui il préfère travailler
01:10:47avec Jean-Luc Mélenchon
01:10:48qu'avec Marine Le Pen
01:10:49avec Fabien Roussel
01:10:51ou Fabien Roussel
01:10:52c'est pour ça que la droite
01:10:54a plus de chances
01:10:55de perdre une nouvelle fois
01:10:56la prochaine élection présidentielle
01:10:58je pense que Sarah Knafou
01:10:59comme Jordan Bardella
01:11:00il y a 40 ans
01:11:00aurait milité au RPR
01:11:02c'est ça aussi
01:11:02c'est ça qui est frappant
01:11:04aujourd'hui
01:11:04mais le RPR était plus à droite
01:11:06les états généraux
01:11:07qui étaient plus à droite
01:11:08que le RN d'aujourd'hui
01:11:09quelque chose en 1990
01:11:09je regardais le programme
01:11:11détaillé en 1990
01:11:12par le RPR
01:11:13c'est peu ou prou
01:11:14ce que nous dit Sarah Knafou
01:11:15ce matin
01:11:15il y a quelques détails près
01:11:17le RPR de 1986
01:11:20est plus à droite
01:11:21que le RN d'aujourd'hui
01:11:23avec Charles Pasqua
01:11:24sur la sécurité
01:11:25et sur le plan économique
01:11:28ce RPR est hyper libéral
01:11:30très influencé
01:11:32par Margaret Thatcher
01:11:33et par Ronald Reagan
01:11:34donc c'est vraiment
01:11:35ils sont très à droite
01:11:37mais je rappelle
01:11:38on le dit à chaque fois
01:11:38qu'en 88
01:11:39Chirac a perdu
01:11:40et que cette stratégie là
01:11:43il est redevenu centriste
01:11:44l'épouvantail Jean-Marie Le Pen
01:11:46qui a été dans les années 90
01:11:48aussi
01:11:48bon dans l'actualité
01:11:51les détenus de Vendée
01:11:54le vieil ça
01:11:55c'est un sujet également
01:11:56alors Vendin
01:11:57j'ai dit quoi
01:11:58Vendée
01:11:59Vendée
01:11:59bah oui mais parce que
01:12:00j'aime bien la Vendée
01:12:01c'est pour ça
01:12:02bon bah alors
01:12:02très bien
01:12:03disons Vendée alors
01:12:04bon
01:12:04c'est une bonne raison
01:12:07donc alors ils font grève
01:12:08c'est formidable d'ailleurs
01:12:09un communiqué vous avez vu
01:12:10donc plusieurs détenus
01:12:11de la prison de haute sécurité
01:12:12de Vendin le Vieil
01:12:13ont entamé une grève
01:12:14de la faim ce lundi
01:12:14ils demandent de meilleures
01:12:16conditions de détention
01:12:17notamment pour les visites
01:12:19on voit bien quand même
01:12:21que quand il y a un choc
01:12:21d'autorité
01:12:22ça marche
01:12:23là ça marche
01:12:24quand même
01:12:25parce qu'ils sont pas contents
01:12:26ils font donc la grève
01:12:27de la faim
01:12:28plusieurs dizaines de détenus
01:12:29du quartier de haute sécurité
01:12:30ont annoncé dans un communiqué
01:12:31avoir lancé ce lundi
01:12:331er septembre
01:12:34une grève de la faim
01:12:35bah oui qu'ils la fassent
01:12:36comme les Irlandais
01:12:37l'ont fait sous Mme Fatscher
01:12:39ils ont fait la même chose
01:12:40les détenus irlandais
01:12:42et Mme Fatscher a dit
01:12:43qu'ils ne mangent pas
01:12:44et puis voilà
01:12:44il s'appelait Bobissons
01:12:46et il est mort
01:12:47et à Saint-Herblain
01:12:49près de Nantes
01:12:49il y a une rue Bobissons
01:12:50vous vous rendez compte
01:12:51la gauche a
01:12:52bien sûr
01:12:53elle l'a victimisé
01:12:54mais vérifiez
01:12:55il y a une rue Bobissons
01:12:57mais je vous rappelle
01:12:59que Saint-Herblain
01:12:59était
01:13:00avant que Jean-Marc Ayrault
01:13:02vienne à Nantes
01:13:03il a été maire de Saint-Herblain
01:13:05je vais vérifier
01:13:06c'est la rue Bobissons
01:13:07bon
01:13:08écoutez
01:13:09c'est moins déshonorant
01:13:10que Mandela
01:13:11et tout ça
01:13:11c'était quand même
01:13:12un militant de l'Ira
01:13:12pour lequel j'ai une sympathie
01:13:14anti-anglaise disons
01:13:17ah vous êtes anti-anglais
01:13:18comme tout le monde
01:13:19par rapport à l'Irlande
01:13:20oui
01:13:20vous savez que l'Irlande
01:13:22c'est le pays
01:13:22où les petits Irlandais
01:13:23lisent le mieux
01:13:24de toute l'Europe
01:13:25de toute l'Union Européenne
01:13:26ils vieillissent le mieux ?
01:13:28non ils lisent
01:13:28au classement Pisa
01:13:30les premiers
01:13:31c'est les Irlandais
01:13:32et les Estoniens
01:13:33les Estoniens je savais
01:13:34mais je savais pas
01:13:35que c'était les Irlandais
01:13:35qui suivaient
01:13:36en maths et en lecture
01:13:38au classement Pisa
01:13:39c'est les Irlandais
01:13:40qui sont en
01:13:40et les Français
01:13:41nous on est 23ème
01:13:43on est à notre place
01:13:44si vous voulez
01:13:46bon voyons le sujet
01:13:47de Corentin
01:13:48allons-en
01:13:48ils sont une vingtaine
01:13:51de détenus
01:13:51et font partie
01:13:52des narcotrafiquants
01:13:53les plus dangereux
01:13:54de France
01:13:54enfermés à la prison
01:13:56de haute sécurité
01:13:57de Vendin-le-Vieille
01:13:57pour être empêchés
01:13:59de poursuivre
01:13:59leur trafic de drogue
01:14:00depuis leur cellule
01:14:01pourtant
01:14:03dans un communiqué
01:14:04signé par le super cartel
01:14:06de Vendin-le-Vieille
01:14:07les détenus
01:14:08se plaignent
01:14:09des règles
01:14:09trop strictes
01:14:10pour les visites familiales
01:14:12et accusent
01:14:13le ministre de la justice
01:14:14Gérald Darmanin
01:14:15et le surveillant
01:14:16et délégué syndical
01:14:17David Lacroix
01:14:18de les faire passer
01:14:19pour des individus violents
01:14:20peut-être aussi
01:14:21qu'ils pensent
01:14:22aux conséquences
01:14:23de leurs actes
01:14:24et peut-être
01:14:26au lieu d'incriminer
01:14:26un émission pénitentiaire
01:14:27peut-être
01:14:28se remettre en question
01:14:29et s'ils ont choisi
01:14:29le chemin
01:14:31le chemin du narcotrafic
01:14:33forcément ça va avoir
01:14:34des conséquences
01:14:34sur leur famille
01:14:35bien sûr c'est désagréable
01:14:36on peut l'entendre
01:14:37mais ce n'est pas nous
01:14:39qui les avons incarcérés
01:14:40une démarche
01:14:41de contestation
01:14:42qualifiée de lunaire
01:14:43par le ministère
01:14:44de la justice
01:14:45pour qui les détenus
01:14:47n'ont pas à négocier
01:14:48leurs conditions
01:14:49de détention
01:14:49préalablement
01:14:50validées
01:14:51par le conseil constitutionnel
01:14:53on a été destinataire
01:14:55de ce communiqué
01:14:56de presse
01:14:56à ces lunaires
01:14:57puisque soit on fait
01:14:58du mauvais humour
01:14:59soit on revendique
01:15:00qu'il ait signé
01:15:01du super cartel
01:15:02de Vendin-le-Vieille
01:15:03quelques jours
01:15:04avant le début
01:15:05de cette grève
01:15:06de la faim
01:15:06les détenus
01:15:07avaient déjà exprimé
01:15:08leur mécontentement
01:15:09à travers diverses actions
01:15:10inondation des cellules
01:15:12et tapage aux portes
01:15:14avec des ustensiles
01:15:15de cuisine
01:15:15appellent que près de 90 détenus
01:15:18du milieu de narcotrafic
01:15:19ont rejoint
01:15:19entre fin juillet
01:15:20et début août
01:15:21le nouveau quartier
01:15:22de lutte contre
01:15:22la criminalité organisée
01:15:24de la prison
01:15:24de Vendin-le-Vieille
01:15:25l'un des deux centres
01:15:27pénitentiaires
01:15:27les plus sécurisés
01:15:28de France
01:15:29avec la jumelle
01:15:30la prison de Condé
01:15:31sur Sarthe
01:15:32dans l'Orne
01:15:33plusieurs dizaines
01:15:34d'entre eux
01:15:34contestent évidemment
01:15:35leur transfert
01:15:35et les conditions
01:15:36de détention
01:15:36etc
01:15:37c'est la première fois
01:15:38que des prisonniers
01:15:39contestent
01:15:41en France
01:15:42depuis
01:15:43les QHS
01:15:45il y a 40 ans
01:15:46mais les QHS
01:15:46on avait cédé
01:15:47sur les QHS
01:15:48là moi j'ai contacté
01:15:49l'entourage du ministre
01:15:50de la justice
01:15:50qui dit qu'évidemment
01:15:51il ne lâchera rien
01:15:52il ne reculera pas
01:15:53et il se félicite d'ailleurs
01:15:54du fait que l'administration
01:15:55pénitentiaire tienne bon
01:15:56face à tous ces coups
01:15:57de boutoir
01:15:57ils ont inondé
01:15:58leurs cellules
01:15:59maintenant il y a
01:15:59ce communiqué
01:16:00il y a tous ces recours
01:16:01en justice
01:16:01aucun des recours
01:16:02d'ailleurs n'a été retenu
01:16:04ils ont tous été rejetés
01:16:05donc on savait
01:16:06visiblement
01:16:06au ministère de la justice
01:16:07qu'on allait avoir
01:16:07ces coups de boutoir
01:16:08et ils se félicitent
01:16:09du fait qu'on contienne bon
01:16:10et la preuve
01:16:11c'est que quand on impose
01:16:12une autorité
01:16:12si on va jusqu'au bout
01:16:14on peut y arriver
01:16:17mais ça demande
01:16:18un peu de courage
01:16:19bien évidemment
01:16:20pas de...
01:16:23non je me demande
01:16:24si ils iront jusqu'à
01:16:25porter l'affaire
01:16:26devant la cour européenne
01:16:27des droits de l'homme
01:16:28qui leur donnerait raison
01:16:29ils ont saisi
01:16:30la cour de justice
01:16:31de la république
01:16:32déjà pour porter plainte
01:16:33contre Gérald Darmanin
01:16:34donc oui
01:16:35ils sont prêts à tout
01:16:35tout est possible
01:16:37il est 10h29
01:16:38on va bientôt
01:16:41achever cette émission
01:16:42vous avez vu que
01:16:43l'avion à bord duquel
01:16:44voyagait la présidente
01:16:45de la commission européenne
01:16:46Ursula von der Leyen
01:16:47a été victime
01:16:47d'un brouillage GPS
01:16:48là on est chez James Bond
01:16:50à son arrivée
01:16:51en Bulgarie
01:16:52les autorités bulgares
01:16:53soupçonnent
01:16:54une ingérence flagrante
01:16:55de la Russie
01:16:56la porte-parole
01:16:57de l'Union européenne
01:16:58a pris la parole
01:16:59ce qui est son rôle
01:17:01et je vous propose
01:17:02de l'écouter
01:17:02elle a porté la parole
01:17:04elle a porté
01:17:05est-ce qu'on peut l'écouter
01:17:08cette porte-parole
01:17:10allons-y
01:17:10nous pouvons en effet
01:17:15confirmer qu'il y a eu
01:17:16un brouillage GPS
01:17:17mais l'avion a atterri
01:17:19en toute sécurité
01:17:19en Bulgarie
01:17:20nous avons reçu
01:17:22des informations
01:17:23des autorités bulgares
01:17:24selon lesquelles
01:17:25elles soupçonnent
01:17:26que cela a été dû
01:17:27à une interférence
01:17:27flagrante de la Russie
01:17:29nous sommes bien sûr
01:17:32conscients et habitués
01:17:33d'une certaine manière
01:17:34aux menaces
01:17:34et aux intimidations
01:17:35qui sont une composante
01:17:36régulière
01:17:37du comportement hostile
01:17:38de la Russie
01:17:38bien sûr
01:17:42cela ne fera que
01:17:43renforcer encore
01:17:44davantage
01:17:44notre engagement
01:17:45inébranlable
01:17:46à renforcer
01:17:47nos capacités
01:17:47de défense
01:17:48et à soutenir l'Ukraine
01:17:49bon
01:17:50on est dans
01:17:51évidemment
01:17:52dans un film d'espionnage
01:17:53et puis une autre info
01:17:54que je voulais vous donner
01:17:55moi je veux vraiment
01:17:55brouiller
01:17:56ou agir
01:17:57c'est ce qu'ils font
01:17:57d'ailleurs régulièrement
01:17:58en France
01:17:58ça ne se voit pas
01:18:00donc là c'était vraiment
01:18:01une démonstration
01:18:02parce que Ursula von der Leyen
01:18:04allait rencontrer
01:18:04les Bulgares
01:18:05qui fournissent des armes
01:18:06pour l'Ukraine
01:18:07enfin voilà
01:18:07il y a tout un
01:18:08c'est une démonstration
01:18:09exprès
01:18:09ils ont dû atterrir
01:18:11avec des cartes papier
01:18:11vous avez vu
01:18:12les pilotes ont dû sortir
01:18:13les cartes papier
01:18:13comme à l'ancienne
01:18:15sortir du coffre
01:18:16pour atterrir
01:18:18mais c'est à dire
01:18:20que tu peux brouiller
01:18:21n'importe quel avion
01:18:22comme ça
01:18:22moi non
01:18:23mais c'est possible
01:18:24visiblement
01:18:26il semblerait
01:18:26que la Russie
01:18:27le fasse
01:18:28de manière régulière
01:18:29mais comme le dit Joseph
01:18:31mais vous ça ne vous inquiète pas
01:18:33vous ne trouvez pas
01:18:34que ça ne vous inquiète pas
01:18:35moi je partage ma vie
01:18:37avec une personne
01:18:37qui travaille
01:18:38dans la cybersécurité
01:18:39et ce qu'il me raconte
01:18:40par exemple
01:18:41sur la SNCF
01:18:42si vous brouillez
01:18:43les aiguillages
01:18:44il peut se passer
01:18:45un certain nombre de choses
01:18:45ou autre
01:18:46c'est terrifiant
01:18:47c'est objectivement terrifiant
01:18:49mais il n'y a pas
01:18:51de système de sécurité
01:18:53si
01:18:54mais bon
01:18:55ils sont défaillants
01:18:56il y a toujours
01:18:57en tout cas
01:18:57il y a des gens meilleurs
01:18:58en fait
01:18:58mais quand je dis
01:18:59il vous raconte
01:19:00vous m'intéressez
01:19:01vous dites
01:19:02c'est cibérant
01:19:04oui parce que la question
01:19:04de la cybersécurité
01:19:05en France
01:19:06c'est une question centrale
01:19:07c'est une question extrêmement importante
01:19:08en l'Estonie
01:19:09Richard Millet
01:19:10c'est le pays
01:19:10qui est la pointe
01:19:12de la lutte
01:19:12contre la cybercriminalité
01:19:15et les attaques cybernétiques
01:19:16oui absolument
01:19:17pour cette raison là
01:19:18vous savez pourquoi
01:19:19parce qu'en 2000
01:19:20je ne sais plus quelle année
01:19:22ils avaient déplacé
01:19:23osé déplacer
01:19:24un monument
01:19:25à un soldat soviétique
01:19:26et donc immédiatement
01:19:28les russes ont paralysé
01:19:29tout le pays
01:19:29tout le système bancaire
01:19:31par des attaques cybernétiques
01:19:32et donc depuis
01:19:34l'Occident
01:19:35a mis ce pays
01:19:36en tête
01:19:36de la lutte
01:19:37contre la
01:19:38la guerre cybernétique
01:19:40et 10h32
01:19:42Somaïa
01:19:42la midi
01:19:43nous rappelle les titres du jour
01:19:44Fin de la rêve partie
01:19:49à Fonjoncouze
01:19:49dans l'Aude
01:19:50les 1000 fêtards
01:19:51qui restaient sur le site
01:19:52sont sur le départ
01:19:53une rêve partie illégale
01:19:54qui a provoqué
01:19:55la colère des agriculteurs
01:19:56et des viticulteurs
01:19:57de la région
01:19:59qui ont eu des accrochages
01:20:01avec les tuffeurs
01:20:01des voitures ont été dégradées
01:20:03et 200 gendarmes
01:20:04ont dû être déployés
01:20:06une femme de 59 ans
01:20:08plaquée au sol
01:20:09est victime
01:20:09d'une tentative de viol
01:20:10en pleine rue
01:20:11à Nanterre
01:20:12le suspect
01:20:13et un SDF somalien
01:20:14de 29 ans
01:20:15a été immobilisé
01:20:16par trois passants
01:20:16puis remis à la police
01:20:18dimanche soir
01:20:18et puis François Bayrou
01:20:20poursuit ses consultations
01:20:22avant le vote de confiance
01:20:23du 8 septembre
01:20:24le premier ministre
01:20:25reçoit le RN
01:20:26ce matin
01:20:26puis cet après-midi
01:20:27ce sera le tour
01:20:28des républicains
01:20:29longue renaissance
01:20:30et enfin horizon
01:20:31fermera le ban
01:20:3233
01:20:34Jean-Marc Morandini
01:20:35va nous succéder
01:20:37je ne sais pas
01:20:38s'il est là
01:20:39monsieur Morandini
01:20:40bonjour Jean-Marc Morandini
01:20:41au programme
01:20:43au programme
01:20:43on va revenir
01:20:44sur ce qui se passe
01:20:46dans l'eau
01:20:46bien évidemment
01:20:47avec la rêve partie
01:20:48puis on parlera
01:20:48c'est fini visiblement
01:20:49oui c'est en train
01:20:50de se finir
01:20:50mais on a les images
01:20:51des bastons
01:20:51qui ont eu lieu
01:20:52cette nuit
01:20:52entre les agriculteurs
01:20:53et les tuffeurs
01:20:55qui sont là
01:20:56où est-ce que vous avez eu
01:20:57ces images
01:20:58mais je m'appelle
01:20:58Jean-Marc Morandini
01:20:59monsieur
01:20:59et vous ne nous les donnez pas
01:21:02nous les images
01:21:03on vient de les avoir
01:21:04ah c'est pour ça
01:21:05vous les gardez pour vous
01:21:06exactement
01:21:06et puis on va vous parler
01:21:07de ce qui s'est passé à Lyon
01:21:08vous savez où il y a
01:21:09un jeune homme de 16 ans
01:21:09qui a été poignardé
01:21:10mais moi je voudrais
01:21:12qu'on s'arrête
01:21:12et c'est ce qu'on va faire
01:21:13sur l'agresseur
01:21:14qui aurait 13 ans
01:21:1513 ans avec un couteau
01:21:1622h40 seul dans la rue
01:21:18il a poignardé
01:21:19ce jeune homme de 16 ans
01:21:20on va s'arrêter là-dessus
01:21:21parce que ça
01:21:22ça c'est pas un fait divers
01:21:23comme dirait Eric Dupond-Moretti
01:21:25mais ça c'est un fait de société
01:21:26Merci Jean-Marc
01:21:28et merci à vous
01:21:31merci à Marine Lançon
01:21:32qui était avec nous ce matin
01:21:35merci à Nicolas Bayet
01:21:37qui était à la réalisation
01:21:38à Ludovic Liébard
01:21:39à Titouan
01:21:40qui était au son
01:21:41Marine Lançon
01:21:42avec Héloïse Tertret
01:21:43qui est extrêmement efficace
01:21:45je tiens à le dire
01:21:46et toutes ses émissions
01:21:47sont à retrouver
01:21:48sur cnews.fr
01:21:50Jean-Marc dans une seconde
01:21:52à الله
01:21:53meeting
01:21:55à
01:22:03inaire
01:22:04à
01:22:04à
01:22:05Square
01:22:06à
01:22:07à
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