00:00BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:06Antoine, vous nous disiez, les marchés sont en manque cet après-midi.
00:08Oui, on est en manque de tendance.
00:11Et très clairement, avec le fait qu'il n'y ait pas de cotation du côté de Wall Street,
00:15on fonctionne un peu à l'aveugle, sans trop de visibilité, sans trop de volume.
00:18Plus 0,11 pour le CAC, 7 712 points.
00:21Alors en tout cas, il y a un secteur qui va bien aujourd'hui, c'est quand même à noter.
00:23Et ce n'est pas souvent, c'est le secteur auto.
00:25Avec des bonnes nouvelles fondamentales sur le marché français, notamment,
00:30on a des chiffres en hausse pour le mois d'août.
00:32On rebondit assez sensiblement et c'est d'ailleurs prétexte à des prises de position assez marquées.
00:37Sur Renault, qui gagne 1,7% à 34,17 sur Stellantis, qui gagne 1,54% à 8,31 euros.
00:44La plus forte hausse du CAC, elle est pour Téléperformance, qui prend 2% à 67,28.
00:48Puis à noter que l'industrie va bien de manière générale.
00:51Airbus gagne 1,9% à 182,46 euros.
00:54Les banques aussi, avec Société Générale, plus 0,9 à 53,22.
00:57Donc on a quand même un cocktail assez intéressant à la hausse.
01:01À la baisse, on a un petit coup de mou aussi de toutes les valeurs liées aux incertitudes économiques en France.
01:07Le contracting, le BTP, les services aux collectivités.
01:10La Bouygues, qui signe la plus forte baisse à moins 1,28, 36,17 euros.
01:14Veolia, moins 0,9 à 27,95 euros.
01:16Mais il y aura des poussées à chaque fois qu'on aura des doutes sur l'avenir politique en France.
01:21Et Dieu sait qu'on va en avoir ces prochaines semaines.
01:24L'OAT 10 ans, on le rappelle, 3,53%, avec une pointe à 3,55 ce matin.
01:30Et d'ailleurs, ces incertitudes sur la France et certaines valeurs très exposées aux aléas politiques
01:34vont entraîner ces incertitudes des arbitrages dans le portefeuille BFM responsable.
01:38Des arbitrages, deux d'un coup.
01:40C'est quand même assez rare et ce sera une rentrée particulièrement frappante.
01:42On vivra ça, c'est Frédéric Rosier qui nous présentera les arbitrages dans 15 minutes, Antoine.
01:46Effectivement, un gros remaniement.
01:48Et puis, tout ce qui est valeur de l'intégration informatique.
01:52On voit qu'Atos est encore en forte baisse.
01:54En ce moment, moins 4,3% sur le SBF 120, plus forte baisse à 41,79 euros.
02:00Donc le CAC, plus 0,13, 7 714 points, mais rien de probant.
02:04Et puis, toujours des doutes autour du marché.
02:07C'est ce qui semble émerger le plus.
02:08Un petit coup d'œil quand même sur le Brent de Mer du Nord,
02:11qui a repris sa marche à la hausse.
02:14Ça faisait plusieurs jours qu'on faisait plus rien,
02:15mais on vient de dépasser les 68 dollars à 68,30.
02:18Et puis, on le disait tout à l'heure, plus haut historique sur l'once d'Orfin.
02:22On était à 3 557 tout à l'heure.
02:26On n'est pas très loin là en ce moment.
02:28On est vraiment à 3 545.
02:29Effectivement, ça marque aussi cette séance.
02:31Et l'once d'Orfin et l'once d'argent aussi qui est au plus haut depuis 2011.
02:36On est au-delà des 41 dollars.
02:38Bertrand Lamiel avec nous en fil rouge depuis Ports-en-Pars.
02:41Bertrand, est-ce qu'il faut revenir ?
02:42Est-ce qu'il faut renforcer les valeurs qui, la semaine dernière, avaient le plus souffert ?
02:45On voit les banques aujourd'hui tenter une remontée.
02:47Est-ce qu'il faut revenir sur ces titres ?
02:49Est-ce qu'ils avaient injustement ou excessivement baissé la semaine dernière ?
02:51Non, il n'y a pas d'urgence.
02:57D'abord, on est dans une saisonnalité qui n'est pas favorable de manière générale.
03:01Et en plus, là, on est dans le biais de formidiarité avec les valeurs de l'indice national.
03:07On a quand même la chance d'avoir une cote européenne qui est relativement vaste.
03:10Et donc, on peut aller chercher des titres dans la cote européenne qui passe à peu près le cut.
03:16Donc, voilà, non-obstant le fait qu'on rentre dans septembre et que ce n'est pas un super moins.
03:21Mais les taux, ça se tend.
03:23On le voit.
03:24L'écart avec l'Allemagne, ça monte aussi un petit peu.
03:27Mais ce n'est probablement pas fini.
03:29Parce que là, on ne peut pas dire que, d'un point de vue politique, on soit sur un climax.
03:33On aura probablement des tensions un peu plus fortes que celles qu'on est en train de vivre actuellement.
03:38Mais quand on regarde la volatilité de l'indice Eurostox, on reste sous les vents.
03:43On doit être à 17,76.
03:44Donc, c'est relativement calme.
03:46Et surtout, il n'y a pas de rotation en vue.
03:49Donc, on a des prises de bénéfices parfois très appuyées sur des titres français.
03:55Parce que, effectivement, vous le citiez sur le contacting, sur les banques.
03:59Il y a différents secteurs sur lesquels on peut dire, oui, voilà, on perd en visibilité.
04:05Mais globalement, on n'a pas de rotation en vue.
04:08Pour autant, ce n'est pas la peine de se jeter sur ces titres-là.
04:12Encore une fois, on peut avoir des pics de stress un peu plus importants.
04:15On est juste le 1er septembre.
04:17Donc, allons faire notre marché hors d'Europe.
04:21Oui, jeudi, on aura une adjudication française.
04:22Hors de France, hors de France.
04:23Oui, hors de France.
04:24Alors, justement, vous allez nous dire quelle valeur européenne, non française, vous privilégiez.
04:27Mais jeudi, donc, la France va passer un test.
04:29Premier gros test depuis l'annonce du vote de confiance contre le gouvernement.
04:34Ou pour, on verra, le 8 septembre.
04:35Ce sera donc jeudi.
04:36La France doit émettre sur le marché 10 milliards d'euros.
04:38On va en parler dans quelques instants.
04:40Et donc, en dehors du marché français, quelle valeur européenne vous semble, elle, présenter plus de potentiel, Bertrand ?
04:48Écoutez, par exemple, on peut aller regarder.
04:50Si les banques, on le vend en poupe.
04:52Je le disais tout à l'heure.
04:53On a des dossiers comme Herstbank, qui est une banque autrichienne, mais exposée notamment sur la Pologne.
04:58BCPI, qui est une banque portugaise, mais aussi exposée sur la Pologne.
05:01Voilà, ça, ça permet d'aller s'exposer sur des zones sur lesquelles il y a une croissance qui est beaucoup plus forte que celle qu'on a sur nos vieux pays européens.
05:10Et donc, qui en profitent bien, puisqu'elles ont profité dans un premier temps du relais de la trésorerie qui passait de négatif à positif.
05:17Et là, c'est l'activité dans ces pays qui est un deuxième relais sur leur PNB.
05:21On a eu des craintes sur les valeurs d'armement, mais là, on voit aujourd'hui que Leonardo refranchit les 50 euros.
05:27Et ça, c'est plutôt une bonne nouvelle.
05:30Donc, Leonardo en Italie.
05:32Si on veut aller en Allemagne, on peut aller regarder du côté de la santé un dossier comme Fresenius.
05:37Donc, une histoire de restructuration dans la santé, dans les hôpitaux qui avancent plutôt bien.
05:43Et dans la construction, on a un cimentier comme Heidelberg-Semant, pareil en Allemagne, qui est bien orienté.
05:50Donc, voilà, on peut faire notre marché hors de France.
05:53Dans la France, on ne jette pas tout, mais on aime bien, par exemple, un Technip Energy.
05:57Voilà, mais avec, du coup, une exposition sur le sol français assez faible.
06:01Ou un Safran, dont les ressorts de la croissance sont beaucoup plus mondiaux que franco-français.
06:08Donc, voilà comment on peut faire son marché et panacher son portefeuille entre France et hors France.
06:12Et les affres politiques n'empêchent pas le marché d'avancer, effectivement.
06:16Tiens, Schneider Electric, qui était une star de l'année dernière en bourse depuis le début de l'année,
06:20ce n'est pas forcément tout le temps le cas.
06:21Tiens, sur l'été, par exemple, Schneider a perdu 5%, en tout cas sur un mois.
06:25Alors que Legrand, son rival, progresse plus.
06:27On va regarder aujourd'hui ce que fait Schneider Electric.
06:28Pour ceux qui nous suivent à la radio, on est aussi à la télé.
06:30Aujourd'hui encore, Schneider Electric sous-performe et perd 0,1%.
06:33Entre Schneider et Legrand, est-ce qu'il faut définitivement renforcer plutôt Legrand que Schneider ?
06:37Ou au contraire, profiter de la sous-perfe de Schneider désormais, Bertrand ?
06:41Non, clairement, vous savez, nous, on est des adeptes de la tendance.
06:46Et en fait, tout ça s'explique quand on va regarder ce qu'ont dit les analystes pendant l'été.
06:50En fait, ça fait un moment que les analystes ont plutôt eu tendance à réviser à la baisse les perspectives de Schneider.
06:57Et inversement, à revoir à la hausse celle de Legrand.
06:59Et donc, dans le secteur industriel, c'est flagrant.
07:01Quand on regarde ça, pas sur des PER ou des croissances de chiffre d'affaires,
07:06mais sur les dynamiques de ce qui a été apporté par les analystes.
07:09Alors là, c'est flagrant.
07:10On a Legrand qui est en tête et Schneider qui est en queue de peloton.
07:13Et donc ça, ça explique beaucoup plus le mouvement qu'on a sur les titres.
07:17Parce que quand on regarde en termes de valorisation, objectivement, elles ne sont pas cadeaux.
07:22Par contre, quand on regarde en termes de momentum, là, les analystes ont révisé à la hausse beaucoup plus sur Schneider.
07:27Et inversement, on a révisé à la hausse sur Legrand.
07:30Et ont levé des perspectives sur Schneider.
07:33Donc voilà, elles sont vraiment à front renversible.
07:35Donc oui, dans ce cadre-là, on va préférer plutôt une Legrand qu'une Schneider.
07:41Même si je pense qu'au bout d'un moment, la bourse finira par rendre justice à Schneider.
07:45On adore ce qu'est en train de faire Schneider.
07:46Le fait de racheter des sociétés de logiciels, ça nous paraît bourré de sens.
07:50Malheureusement, c'est comme ça la vie en bourse.
07:51Il y a des moments où on ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif.
07:55Et donc, les investisseurs, aujourd'hui, probablement à tort, ne veulent pas de Schneider.
07:58Il faut juste s'attendre encore un petit peu et ne pas y aller trop tôt parce qu'on peut perdre du temps.
08:03Oui, et le vent pourrait à nouveau tourner plus favorablement.
08:05C'est ce que vit aujourd'hui Novo Nord 10.
08:07D'ailleurs, Novo Nord 10, qui a vraiment vécu un été pourri et une année pourri,
08:10aujourd'hui, gagne 2,5%.
08:12Une étude en conditions réelles menée sur 21 000 patients.
08:16Cette étude montre que le Wigovi de Novo Nord 10 réduirait de 57% le risque d'AVC, d'infarctus ou d'essai par rapport au traitement des laïlili.
08:24Résultat donc, aujourd'hui, Novo Nord 10 gagne 2,5%, en l'occurrence, Bertrand.
08:28Oui, alors là, pareil, on va attendre parce que c'était, nous, vous savez, on a un système quantitatif qu'on peut retrouver de manière gratuite sur les stores publics sur Eclairis.
08:42Nous avait donné un signal de sortie sur Novo Nord 10, qu'elle a divisé par deux depuis.
08:49Et effectivement, voilà, l'aïlili, qui avait du retard, a repris le leadership sur Novo Nord 10.
08:59Là-dessus, il est venu s'ajouter les sorties de Donald Trump sur le prix des médicaments.
09:03Et là, qu'il n'y ait des personnes, clairement.
09:05Donc, un secteur santé sur lequel c'est compliqué.
09:08Donc, pour nous, c'est encore trop tôt pour Novo Nord 10 qu'on regarde parce que, clairement, ils sont à deux à se partager le marché.
09:15Et donc, voilà, Novo Nord 10 peut, à tout moment, reprendre un leadership boursier.
09:20Pour l'instant, c'est beaucoup trop tôt.
09:22On est dans des phases qu'on appelle de controverses où le dossier essaye de sortir d'une ornière boursière.
09:28Mais on a déjà vu ça en juin.
09:30Et derrière, ça a capoté.
09:32Donc, je pense que là, il va falloir attendre au moins d'avoir deux bons résultats trimestriels.
09:36Voilà, avec des surprises positives pour que la roue s'enclenche à nouveau.
09:41Et voilà, on rentre dans un cercle beaucoup plus vertueux sur Novo Nord 10.
09:45Merci beaucoup, Bertrand, de nous avoir accompagné.
09:46Bertrand Lamiel, depuis Port-en-Part.
09:48Alors, j'espère que vous avez accompagné.
09:49Merci.
09:50Merci.
09:51Merci.
09:52Merci.
09:53Merci.
09:54Merci.
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