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  • il y a 5 mois
Vendredi 29 août 2025, retrouvez Pierre Pelouzet (Médiateur des entreprises et Président, Observatoire des achats responsables) et Paola Fabiani (porte-Parole & vice-présidente, MEDEF) dans SMART INDUSTRIES, une émission présentée par Sibylle Aoudjhane.

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Transcription
00:00Retrouvez Bsmart sur la REF avec Diociassi, leader européen du conseil et du courtage d'assurance dédié aux entreprises.
00:15Bonjour à toutes et à tous, je suis ravie de vous retrouver en direct de la REF, la rencontre des entrepreneurs de France,
00:22pour un nouvel épisode de Smart Industries.
00:24Un épisode consacré à l'entrepreneuriat, le monde de l'entreprise et l'industrie.
00:30Et bien sûr, les ponts qui peuvent être créés entre ces deux secteurs.
00:33Pour cela, en première partie d'émission, je recevrai Paola Fabiani, qui est porte-parole et vice-présidente du MEDEF.
00:38Et en seconde partie d'émission, je recevrai Pierre Pellouzet, le médiateur des entreprises.
00:43C'est parti pour un nouvel épisode de Smart Industries.
00:48Et pour cette première partie d'émission, je suis ravie de recevoir Paola Fabiani,
00:52qui est fondatrice et présidente de Westcom, des centres d'appels relocalisés en France, vice-présidente et porte-parole du MEDEF.
00:59Ensemble, nous allons voir comment le MEDEF accompagne les entreprises industrielles face au grand défi d'aujourd'hui.
01:05Merci beaucoup d'être avec nous.
01:06Bonjour, merci.
01:07Et donc, tout d'abord, nous sommes à la REF, la rencontre des entrepreneurs de France.
01:12Est-ce que vous pouvez tout d'abord nous dire quelle est la mentalité des entrepreneurs ?
01:16Comment est-ce qu'on commence cette rentrée quand on est un entrepreneur en France en septembre 2025 ?
01:22Tout à fait. Le lieu s'y prête totalement.
01:25La REF, effectivement, c'est la rencontre, c'est l'échange, c'est la convivialité.
01:30Et effectivement, c'est aussi, on voit que les entrepreneurs sont assez dubitatifs par rapport au climat,
01:36à la fois économique, politique, géopolitique.
01:39Et donc, à la fois avec, quelque part, des angoisses sur l'investissement, des angoisses sur la suite, la taxation.
01:50Et puis, sur, bien sûr, les possibilités de développement économique.
01:53Oui, c'est vrai que l'été a été quand même chargé en actualité.
01:56Donc, j'imagine que tout ça, ça ne permet pas forcément de rentrer facilement de ses vacances.
02:02Je pense que l'entrepreneur est naturellement, en tout cas, je le crois, profondément optimiste et essaye,
02:09et l'a prouvé cette année encore, notamment avec des taxations encore plus importantes sur les entreprises,
02:14qui ont été augmentées, sachant qu'on est quand même le pays le plus taxé de l'OCDE.
02:18Les entreprises françaises sont les plus taxées de l'OCDE.
02:22Mais effectivement, on voit bien à la REF aussi cet optimisme qui caractérise les dirigeants, les entrepreneurs,
02:28à se dire, on y va, on va essayer d'avancer dans un climat pas simple.
02:34Et quoi qu'il arrive, on va trouver des solutions.
02:36J'espère.
02:37Et donc, le MEDEF, c'est 240 000 adhérents, entreprises adhérentes.
02:42Au sein de tout cet écosystème, est-ce que l'industrie a un poids fort, lourd dans cet écosystème ?
02:49Alors, l'industrie est très importante au MEDEF, effectivement.
02:53Alors, le MEDEF, il faut le savoir, j'aime bien le rappeler aussi, c'est bien sûr sa première organisation patronale,
02:57mais c'est aussi plus de 120 MEDEF territoriaux, donc un ancrage territorial.
03:02Et l'industrie, on le sait, est ancrée dans nos territoires,
03:05il y a une vraie présence et une représentativité dans les territoires.
03:07Et puis, c'est aussi 102 fédérations, donc tous les secteurs qui sont présentés au MEDEF.
03:12C'est ce qui, effectivement, lui donne sa force.
03:14Et puis, il lui permet aussi, justement, de prendre, quelque part, exemple sur le terrain
03:19et d'avoir ses remontées, et notamment dans l'industrie qui sont clés,
03:23pour pouvoir, justement, peser dans le débat.
03:25Et donc, de ces remontées de terrain, est-ce qu'il y a une problématique fondamentale
03:32ou prioritaire en cette rentrée que vous souhaitez accompagner ?
03:37Comment est-ce que vous souhaitez accompagner les entreprises, les entrepreneurs industriels
03:40sur ces problématiques, peut-être une problématique fondamentale de rentrée ?
03:44Alors, je ne sais pas si je m'arrête à une, mais on va dire une ou deux majeures.
03:49La première, c'est évidemment l'instabilité.
03:53On sait que l'instabilité, notamment politique, est l'ennemi de l'entrepreneur
03:57qui a besoin d'avoir quelque chose de stable, de pouvoir prévoir, planifier dans la durée.
04:03Et cette instabilité, on le voit dans l'industrie, a un impact directement sur l'investissement.
04:08Alors, ce n'est pas que l'instabilité, bien sûr.
04:10Il y a l'instabilité qui a l'impact sur l'investissement,
04:12mais aussi l'instabilité au niveau des normes, l'instabilité législative.
04:16Et puis, c'est aussi le contexte géopolitique
04:19qui fait qu'en fait, il y a un durcissement de l'investissement.
04:22C'est-à-dire qu'en fait, les entrepreneurs hésitent à investir.
04:25Et s'ils n'investissent pas, c'est forcément un frein pour la croissance.
04:29Et puis, tout ce qui en suit, le pouvoir d'achat, les recettes fiscales, et ainsi de suite.
04:33Donc ça, c'est vraiment un des sujets majeurs.
04:36Et ça, qu'est-ce qui peut être mis en place ?
04:39Quand est-ce que le MEDEF agit, tout simplement ?
04:42Alors, le MEDEF agit au quotidien pour porter déjà auprès des politiques
04:49la parole des entreprises.
04:51Et un point très important, en fait, qu'on essaye de porter au quotidien,
04:55c'est de dire, finalement, la question de la dette,
04:58qui est la question d'actualité très importante pour nous,
05:02si finalement on freine la capacité des entreprises à investir,
05:06accroître, donc à pouvoir augmenter les recettes fiscales,
05:10et derrière aussi créer du pouvoir d'achat,
05:12on ne pourra pas résoudre le problème de la dette.
05:14Et donc, si on taxe encore plus les entreprises,
05:17eh bien, on n'aura pas les bénéfices des recettes et de la croissance.
05:20Et on mettra le pays encore plus en péril qu'il y a.
05:23J'imagine qu'il y a aussi des problématiques de fonds.
05:26C'est vrai qu'il y a l'industrie, il y a la relocalisation,
05:30il y a la formation, la transmission.
05:32Ça, c'est des problématiques qui sont plutôt sur le long terme.
05:35Est-ce qu'il y a des cellules organisées au sein du MEDEF
05:37pour accompagner les industriels à ces questions-là ?
05:40Alors oui, tout à fait.
05:41Alors, la première problématique, qui est la relocalisation,
05:44est très liée à la problématique de l'investissement.
05:46Bien sûr.
05:46Parce qu'il faut investir pour relocaliser.
05:48Et puis, elle est aussi étroitement liée à la compétitivité.
05:51Donc, le MEDEF travaille pour rendre les industries compétitives.
05:55C'est un vrai sujet.
05:56C'est surtout d'un point de vue taxation dont on parlait,
05:59puisqu'on n'est pas finalement sur une île déserte.
06:01On est dans une compétitivité européenne, voire mondiale.
06:04Donc, comment rendre nos industries plus compétitives
06:06pour leur permettre de se pérenniser, de se démultiplier derrière la relocalisation ?
06:12Deuxième, les compétences.
06:13Effectivement, la pénurie de compétences.
06:15On travaille sur l'orientation, notamment l'orientation des jeunes.
06:18Alors, à titre d'exemple, on est partenaire au WorldSkills,
06:20qui est très important pour les WorldSkills,
06:22permettre de mettre en avant à travers tous les métiers,
06:25mettre en avant les talents de chaque région,
06:28mais les talents ensuite français,
06:29puisque c'est une compétition au niveau mondial pour les jeunes,
06:31pour montrer qu'il y a un certain nombre de métiers
06:33qui sont tout à fait accessibles
06:35et potentiellement avec beaucoup d'avenir pour les jeunes,
06:38notamment dans les métiers industriels.
06:39Donc, c'est un vrai sujet.
06:40On travaille aussi sur la réorientation.
06:42On a fait 15 propositions sur la réorientation il y a 6 mois.
06:46Très importante.
06:47Et dans la réorientation, le sujet, c'est comment rapprocher l'entreprise des jeunes
06:51pour, un, casser les idées reçues,
06:54deux, faire découvrir les métiers,
06:56notamment, encore une fois, les métiers industriels.
06:58Et ça passe par des visites d'entreprises,
06:59ça passe aussi par des témoignages dans les écoles,
07:01ça passe par, finalement, rapprocher le milieu éducatif des entreprises
07:05qui connaissent leurs besoins
07:06et pour, demain, finalement, inciter les talents d'aujourd'hui
07:10à s'engager dans les métiers, notamment industriels.
07:13Et puis, sur le troisième sujet,
07:17finalement, c'est un peu l'ensemble de tout.
07:19C'est comment faire en sorte de rendre les entreprises performantes,
07:22compétence, rentabilité, croissance, investissement.
07:27Un point juste qui me semble important,
07:29l'Allemagne a démultiplié sa politique sur l'investissement.
07:33Nous, elle est actuellement plutôt en récession
07:36et on voit que ça peut porter ses frais.
07:38Donc, c'est important pour nos industries
07:40qu'on leur mette les moyens et les conditions nécessaires
07:43à ce qu'elles puissent investir.
07:45J'imagine que le sujet des droits de douane a pu être important,
07:49que vous avez saisi cette question.
07:50Comment est-ce que vous la saisissez au MEDEF ?
07:52J'ai cru comprendre que le MEDEF agissait aussi
07:55pour l'internationalisation des entreprises.
07:58Est-ce que les relations avec les Etats-Unis
08:00vont être différentes à partir de maintenant ?
08:03Comment est-ce que les industriels voient l'avenir
08:06avec leurs échanges avec les Etats-Unis ?
08:07Alors, le MEDEF est très actif, notamment,
08:11et c'est important peut-être de le souligner, à l'Europe.
08:14Très fortement, depuis la nomination en tant que président de Patrick Martin,
08:19a énormément renforcé sa présence, notamment à Bruxelles,
08:22parce qu'on sait qu'à Bruxelles, ça se passe en étant présent.
08:24Et aussi en renforçant nos liens avec nos homologues
08:28des différents pays européens, donc italiens, espagnols, allemands,
08:32et puis tous les autres, de façon à peser dans le débat.
08:35Donc ça, c'est déjà une façon d'influencer la géopolitique.
08:39Effectivement, si on revient spécifiquement sur les droits de douane,
08:42on n'est bien évidemment pas satisfaits du taux qui a été appliqué.
08:46Ça aurait pu être pire, mais malheureusement, effectivement,
08:48et on le dit, des entreprises vont avoir des difficultés importantes dans l'export.
08:52On va être là pour essayer de les accompagner, pour rendre des conditions plus favorables,
08:55et ça passe par l'Europe.
08:57Ça passe par une réponse ferme de l'Europe.
08:59Il va y avoir une table ronde, justement, sur l'industrie.
09:02On va parler de souveraineté, de compétitivité.
09:04Quelles seraient les mesures phares que, justement,
09:07les entreprises adhérentes au MEDEF auraient besoin ?
09:11Très concrètement, moins de taxation, une capacité à investir plus importante,
09:17avec un coût du travail au moins stable,
09:23si ce n'est dans un monde parfait plus bas,
09:25qui permettrait, derrière, d'enclencher la machine, d'embaucher plus,
09:29et puis, bien sûr, encore une fois, de maximiser les compétences.
09:32Donc, le chemin pour arriver, le parcours de formation.
09:35D'accord.
09:35Et vous avez parlé de Bruxelles.
09:37Est-ce que vous voyez une vraie cohésion industrielle ?
09:41Est-ce que l'avenir de l'industrie, c'est une cohésion industrielle
09:44à l'échelle européenne, avec des bases européennes solides
09:48et qui permettent de lier toutes les industries au niveau de l'Europe ?
09:52On y travaille en démultipliant les accords.
09:55Il y a un certain nombre d'accords qui ont été signés avec nos homologues,
09:57comme je disais, les autres organisations patronales des autres pays.
10:01Donc, effectivement, on y travaille.
10:03Et, effectivement, l'Europe doit faire bloc et trouver un maximum d'accords.
10:07Je pense que ça passe par, effectivement, les organisations patronales
10:10qui pèsent, en fait, dans le débat européen de cette façon-là.
10:13Et, effectivement, nos échanges avec nos homologues se passent bien
10:16et nous permettent d'aboutir à des accords qui nous renforcent forcément
10:18et qui démultiplient notre poids vis-à-vis de l'Europe
10:21et donc permettent d'essayer de faire avancer les choses,
10:24notamment pour l'industrie.
10:25Parce que dans les autres pays européens,
10:26est-ce qu'il y a des représentants comme le MEDEF
10:29qui ont un poids aussi fort ?
10:31Oui, oui, tout à fait.
10:32Si je prends l'exemple de l'Italie avec Confindustria,
10:35l'Italie très industrielle, tout à fait.
10:38On a l'exemple aussi de l'Allemagne et de l'Espagne.
10:42Je ne vais pas vous citer à chaque fois,
10:43mais, effectivement, oui, tout à fait.
10:45Il y a vraiment ça.
10:46Et je pense qu'on est, justement, avec un travail
10:48que porte-Fabrice Le Sachet, autre vice-président en charge de l'Europe,
10:51effectivement, on est en train de renforcer ces liens
10:53et en train de signer des accords,
10:54comme on a fait un accord sur l'énergie,
10:57on a fait différents accords très importants
10:59pour, justement, quelque part, faire bloc, comme je le dis.
11:02Et ça passera par ce dialogue pour essayer de faire bouger le curseur
11:07dans l'intérêt des entreprises françaises et des industriels françaises.
11:11Donc, on a parlé d'état d'esprit des entrepreneurs.
11:13Est-ce que vous savez, là, pour l'état d'esprit des industriels,
11:15plus spécifiquement, qu'est-ce qu'on peut leur souhaiter pour cette rentrée
11:19et quel serait leur état d'esprit ?
11:20Alors, moi, j'étais avec BPI tout à l'heure.
11:22Donc, effectivement, il y avait beaucoup d'industriels présents
11:24de tous les territoires, puisque c'était un appart à la rêve qui se fait.
11:28Et, effectivement, oui, ils sont, finalement, comme les autres entrepreneurs,
11:32dubitatifs par rapport au contexte, au climat.
11:36Ce qu'on peut leur souhaiter, c'est effectivement...
11:38Par contre, ils sont très innovants.
11:40Et moi, là, je discutais, justement, avec une entreprise
11:43qui a créé des pompes à chaleur,
11:45mais dont l'énergie s'alimente par le son.
11:48Par le son ?
11:49Par le son.
11:49Donc, effectivement, par le son, je ne pourrais pas vous expliquer le mécanisme,
11:53il a fait beaucoup mieux que moi.
11:54Mais c'était vraiment intéressant.
11:56Ils sont les seuls à faire ça.
11:57Apparemment, toutes les pompes à chaleur, notamment chinoises et autres,
11:59ne fonctionnent pas avec cette logique-là.
12:01Et donc, ça permet beaucoup de bénéfices,
12:05beaucoup moins de consommation d'énergie,
12:06puisqu'on utilise...
12:07Ils transforment le son en énergie, en fait.
12:10Et ça me prouve, encore une fois,
12:12que les entreprises françaises industrielles
12:14ont vraiment un talent d'innovation important,
12:17ont vraiment des idées.
12:18Donc, ce qu'on peut leur souhaiter, c'est qu'elles continuent à innover.
12:21Et moi, je crois qu'elles vont le faire.
12:22Mais en même temps, créer encore une fois le climat pour qu'elles puissent le faire.
12:26C'est ça.
12:26Innover, ça fonctionne seulement si on a le soutien derrière.
12:30Et qu'on taxe le pas plus.
12:31Comment ?
12:32Et qu'on taxe le pas plus pour avoir plus d'investissement à ce niveau-là.
12:35Merci beaucoup, Paola Fabiani.
12:37Je rappelle donc que vous êtes présidente fondatrice de Westcom
12:40et que vous êtes vice-présidente et porte-parole du MEDEF.
12:43Merci.
12:47Et pour cette deuxième partie d'émission,
12:49nous abordons l'industrie sous un angle peut-être un peu moins connu,
12:52mais essentiel, celui du médiateur des entreprises.
12:55Et je suis ravie d'être en compagnie de Pierre Pélouset,
12:57médiateur des entreprises,
12:58qui va nous détailler le rôle du médiateur
13:00et son action au service de l'industrie.
13:02Merci beaucoup d'être avec nous.
13:03Mais c'est un plaisir.
13:04Moi aussi, je suis ravi d'être avec vous
13:05et de pouvoir parler un petit peu médiation et industrie.
13:07Justement, est-ce que vous pouvez nous expliquer
13:10quel est le spectre de vos actions ?
13:12En fait, qu'est-ce que c'est la médiation de l'entreprise ?
13:15Alors, la médiation, c'est une offre publique
13:17qui permet de travailler sur la confiance
13:19entre les acteurs économiques.
13:21Alors, je parle un petit peu haut,
13:21mais ça veut dire quoi la confiance ?
13:23Ça veut dire que chaque fois qu'il y a une difficulté
13:24entre deux entreprises
13:26ou entre une entreprise et un acteur public,
13:28on va pouvoir offrir un service de médiation.
13:31Médiation, c'est quoi ?
13:32C'est que je ne suis pas payé par mon client,
13:35j'ai un problème de propriété intellectuelle,
13:36j'ai une difficulté, j'appelle le médiateur
13:39et nous, on va vous mettre dans une salle
13:40pour essayer de vous faire parler
13:42ou autour d'une visio.
13:43Aujourd'hui, on a tout ça aussi,
13:44mais si on peut le faire en présentiel, c'est bien,
13:46pour trouver une solution, rééquilibrer le dialogue
13:48parce que souvent, c'est des petites structures
13:50face à des très grosses.
13:51Et donc, on a toute cette offre de médiation
13:53qui s'est formidablement développée
13:54et c'est un des axes majeurs
13:56de ce que nous faisons
13:57chez le médiateur des entreprises.
13:58Et ça, ça se développe depuis combien de temps ?
14:00Est-ce que c'est une action qui s'étend
14:02auprès d'un plus grand nombre d'entreprises
14:05depuis plusieurs années ?
14:06Oui, oui, oui, si je vous raconte
14:08un petit peu l'histoire,
14:09mais ça remonte à la crise de 2008.
14:11Vous voyez, on est issu d'une crise.
14:12Donc, en 2010, on a créé cette médiation
14:14parce qu'il y avait déjà des tensions,
14:16retard de paiement, rupture de contrat, etc.
14:17entre les petits et les grands.
14:19Et donc, ça s'est développé.
14:20En 2010, 2012, on faisait une centaine
14:22de médiations dans l'année.
14:23En 2019, on faisait une centaine
14:25de médiations par mois.
14:26En 2020, avec la crise Covid,
14:28on a dû faire 4000 médiations.
14:29Ça a été une année, évidemment, extraordinaire
14:32dans tous les sens du terme.
14:33Et depuis, on est sur un plateau
14:35de 2000, 2200 médiations
14:37qui, malheureusement, est en train de remonter.
14:40Je dis malheureusement parce que c'est un peu
14:42aussi le symbole d'une tension
14:43depuis quelques mois
14:44qui se traduit par plus de médiations chez nous.
14:47Oui, parce que si ça remonte,
14:47c'est pas parce que...
14:48Enfin, c'est parce qu'il y a plus de problèmes
14:50et pas parce que vous étendez vos...
14:51Les deux.
14:51Les deux.
14:52Le fait qu'on soit de plus en plus connus.
14:53C'est vrai que, notamment pendant le Covid,
14:55les milliers de gens qui sont venus nous voir
14:57ont découvert peut-être la médiation
14:59et le fait qu'on puisse les aider,
15:00sachant que dans 70% des cas,
15:02on trouve une solution.
15:03Donc, ça vaut le coup de venir
15:04en toute confidentialité,
15:06échanger avec nous,
15:07trouver une solution
15:08et repartir par le haut
15:10dans la relation avec le client.
15:12Mais il y a ça,
15:14mais il y a aussi l'attention économique
15:16qui fait que les gens qui nous connaissent,
15:18en ce moment,
15:19ils ont un petit peu plus tendance
15:20à venir nous saisir.
15:22Et si on s'intéresse plus spécifiquement
15:23à l'industrie,
15:25est-ce que ce sont des acteurs
15:26que vous vous accompagnez plus particulièrement ?
15:29Quelle part ça représente ?
15:30Bien sûr.
15:30L'industrie, c'était un peu notre base.
15:32Pour tout vous dire,
15:33quand on a démarré,
15:34c'était la médiation
15:34de la sous-traitance industrielle.
15:36Donc, c'est un peu notre terrain de jeu de base,
15:38même si aujourd'hui, bien évidemment,
15:40on travaille sur l'industrie,
15:41les services,
15:41les marchés publics, etc.
15:43Donc, on travaille beaucoup avec l'industrie
15:44sur des médiations individuelles,
15:46comme je viens de le décrire,
15:47deux acteurs,
15:48mais aussi sur des médiations de filières.
15:50C'est-à-dire que, de plus en plus,
15:52on anticipe,
15:53plutôt que d'attendre qu'il y ait des problèmes,
15:54on fait travailler tous les acteurs
15:56d'une filière ensemble
15:57pour essayer de faire en sorte
15:58qu'ils puissent trouver des solutions
16:00à des difficultés un peu systémiques.
16:02Donc, on va travailler avec l'aéronautique,
16:03on va travailler avec le ferroviaire,
16:05on va travailler avec le nucléaire,
16:06avec la cosmétique,
16:07des secteurs extrêmement divers
16:09qui ont des problèmes divers.
16:11On a eu des sujets sur les matières premières,
16:13on a eu des sujets sur l'énergie,
16:15on a eu tout un tas de sujets
16:15dans les quatre années,
16:16notamment, qui viennent de se passer.
16:18Et nous, on les accompagne
16:19pour qu'ils puissent se parler entre eux.
16:21Ce n'est pas souvent, finalement,
16:22que tous les acteurs d'une filière,
16:24du plus amont au plus aval,
16:26arrivent à discuter entre eux,
16:27à se parler,
16:28et à anticiper les problèmes
16:29pour trouver des solutions.
16:30Et ça, on le fait volontiers avec eux.
16:32Et justement, vous en avez cité quelques-unes,
16:34est-ce qu'il y a des problématiques
16:35qu'on va retrouver plus spécifiquement
16:36dans l'industrie ?
16:37Quelles sont-elles ?
16:38Oui, alors, ça dépend des industries.
16:40Prenez l'aéronautique.
16:41Peut-être des secteurs qui sont aussi...
16:42L'aéronautique, un secteur formidable,
16:44mais tellement formidable
16:45qu'il y a un sujet de croissance.
16:47Oui.
16:47Quand vous êtes en forte croissance,
16:49derrière, il faut que les petits,
16:50les moyens suivent.
16:52Et donc, ils ont besoin de trésorerie.
16:53Un de nos sujets majeurs,
16:55c'est les paiements de factures.
16:56Évidemment, si les gros oublient,
16:59pour le dire gentiment,
16:59de payer en temps et en heure
17:00les moyens et les petits,
17:02derrière, vous avez des petites entreprises
17:04qui se retrouvent en tension de trésorerie.
17:06Donc, on travaille sur des filières comme celle-là.
17:09On travaille beaucoup, par exemple,
17:10en ce moment,
17:10sur ce qu'on appelle la BITD,
17:12Base Industrielle et Technologique de Défense,
17:14évidemment, dans le cadre
17:15de la montée en puissance
17:16de tout l'armement en France.
17:19Même sujet.
17:19grosse montée en puissance,
17:22sujet de trésorerie,
17:23travail qu'on fait avec eux.
17:24Donc, vous voyez,
17:24sur tous les secteurs,
17:26on a bien sûr aussi des secteurs
17:27qui sont plus en difficulté,
17:28comme l'automobile et autres.
17:29Là, on est plus sur des sujets
17:30de tension,
17:32parce qu'il y a des difficultés,
17:34il y a des changements de modèle, etc.
17:35Là aussi, il y a besoin de dialogue
17:37et on est là pour accompagner ce dialogue.
17:39Oui, vous avez cité l'aéronautique,
17:40l'automobile,
17:41ce sont les secteurs principaux.
17:42Oui, nucléaire,
17:43gros travail avec le nucléaire,
17:45qui sont des gens
17:46avec qui on travaille formidablement,
17:48qui eux aussi sont dans une évolution de modèle.
17:50Il y a eu un creux du nucléaire
17:51et maintenant,
17:52il y a un regain du nucléaire.
17:53Là aussi,
17:54il faut accompagner ces baisses
17:56et ces montées.
17:57La cosmétique,
17:58je vous parlais de la cosmétique tout à l'heure,
17:59un secteur,
18:00on se dit,
18:00tiens,
18:00la cosmétique,
18:01oui,
18:02c'est un secteur industriel,
18:03la cosmétique.
18:03Quand on fabrique des parfums,
18:05des crèmes,
18:06etc.,
18:06il faut fabriquer des produits chimiques
18:08et ensuite les mettre dans des pots.
18:10Il y a de l'emballage,
18:11il y a de la distribution
18:12et là aussi,
18:13il y a des sujets.
18:14Quand le prix du verre flambe,
18:16le prix du packaging flambe.
18:18Quand le prix du carton flambe,
18:19le prix du packaging flambe.
18:21Là aussi,
18:22on a beaucoup travaillé avec eux
18:23et on continue à travailler avec eux
18:24pour essayer d'adoucir,
18:27de créer du dialogue,
18:28de faire en permanence
18:29qu'ils soient autour de la table
18:30et qu'ils puissent trouver des solutions
18:31entre eux
18:32plutôt que les uns contre les autres.
18:34Et comment ça se passe concrètement ?
18:36Est-ce que vous auriez par exemple
18:37un exemple à nous donner
18:38d'une situation
18:39qui s'est dénouée grâce à vous ?
18:41Comment est-ce qu'on vous sollicite ?
18:42Oui, bien sûr.
18:43Comment ça se passe autour de la table ?
18:44Prenons la situation la plus classique.
18:46Vous êtes une PME,
18:47un artisan du monde industriel
18:48ou pas
18:49et vous avez un de vos gros clients
18:51qui tarde à vous payer
18:52et ça vous ennuie.
18:53C'est un gros client,
18:54on ne voulait pas le perdre,
18:55on ne voulait pas vous fâcher avec lui.
18:57En même temps,
18:57vous avez besoin de l'argent,
18:58une facture de 10 000,
18:5920 000,
18:5930 000 euros
19:00pour un petit industriel.
19:02Ça peut être son salaire,
19:03ça peut être l'URSAF
19:04qu'il faut payer.
19:05Là, vous allez sur le site
19:06médiateurdesentreprises.fr,
19:08vous saisissez en quelques lignes
19:09votre problème.
19:11Un médiateur ou une médiatrice
19:12la plus proche de chez vous,
19:13on en a une centaine
19:14sur tout le territoire,
19:15donc il y en a un pas loin de chez vous,
19:16vous appelle,
19:17vous écoute en toute confidentialité
19:19et quand vous êtes prêt,
19:20vous allez chercher l'autre partie,
19:22lui expliquer,
19:22c'est une médiation,
19:24c'est confidentiel,
19:25c'est gratuit,
19:25c'est un service public,
19:26il faut en profiter
19:27et ça peut vous aider
19:28à sortir par le haut
19:30de la difficulté
19:31et donc ensuite,
19:32le médiateur,
19:32une fois que les deux parties
19:33sont d'accord,
19:34fait la médiation
19:35que je décrivais tout à l'heure,
19:36c'est-à-dire amène
19:37les deux parties à s'écouter.
19:39Ce n'est pas toujours facile
19:39de s'écouter dans notre pays,
19:41on a du mal à s'entendre
19:42et petit à petit
19:43à trouver une solution
19:44à leur problématique
19:45et ça marche,
19:46comme je vous le disais,
19:4670% de réussite,
19:48plutôt bien.
19:49Et généralement,
19:50ça dure combien de temps tout ça ?
19:51C'est très variable ?
19:51C'est rapide,
19:52c'est rapide en fait.
19:54On ne s'attend pas
19:55à ce que ce soit rapide.
19:56C'est rapide en général,
19:57en moins de deux mois,
19:57la plupart des médiations
19:58sont résolues
19:59et j'allais presque dire
20:00quand ça dure trop,
20:01c'est que ça ne va pas marcher.
20:03Mais en général,
20:04le temps le plus long,
20:05c'est d'amener les gens
20:06autour de la table
20:07et de les convaincre,
20:08de leur expliquer
20:09pourquoi ils ont intérêt à venir,
20:11ce que c'est que la médiation.
20:12Vous voyez,
20:12vous-même,
20:12vous posez des questions,
20:13donc ce n'est pas encore
20:14suffisamment connu malheureusement.
20:15C'est un outil formidable
20:16mais qui doit gagner encore
20:18en notoriété.
20:19Il faut que les entreprises
20:20nous connaissent,
20:21nous saisissent
20:21et une fois que vous avez fait ça
20:23et que vous avez mis
20:23les gens autour de la table,
20:25une réunion,
20:26deux réunions,
20:27trois réunions,
20:28normalement,
20:28on a trouvé une solution
20:29et comme je le disais,
20:30si au bout de trois réunions,
20:31on n'a pas trouvé de solution,
20:32c'est peut-être
20:33qu'on n'en trouvera pas
20:33et là,
20:34le médiateur
20:35ou la médiatrice
20:36dit bon,
20:37d'accord.
20:37Là, c'est passé la justice ?
20:38Alors,
20:39qu'est-ce qui se passe
20:40quand ça ne marche pas ?
20:41C'est intéressant,
20:41merci de la question,
20:43dans les 30% de cas
20:44où ça ne marche pas.
20:45Premier cas,
20:46on ne fait rien,
20:46on dit bon,
20:47je suis allé en médiation,
20:48j'ai compris le problème,
20:50je ne referai pas
20:50la même bêtise
20:51la prochaine fois,
20:52mais au moins,
20:53j'ai compris quelque chose.
20:54Deuxième cas de figure
20:55qui est intéressant,
20:56les gens se rappellent.
20:57Quand vous envoyez
20:58un courrier en disant
20:59clôture de la médiation
21:01en échec,
21:02ça crée un petit choc
21:03quand même.
21:03Ah oui.
21:04Et les gens se disent
21:04ouais, quand même,
21:05en échec,
21:05on a essayé de se parler
21:06et on a pas mal de cas
21:08où finalement,
21:08les gens se rappellent après,
21:10une semaine,
21:1015 jours après
21:11et nous disent
21:11finalement,
21:12on s'est rappelé,
21:12on a trouvé une solution.
21:14Et troisième cas de figure,
21:15effectivement,
21:16on va voir le juge
21:16et là,
21:17effectivement,
21:17on peut dire au juge,
21:18on a essayé la médiation,
21:20ça n'a pas marché,
21:21on pense qu'on est
21:21dans notre bon droit
21:22et donc,
21:23on veut aller plus loin
21:24et bon,
21:24c'est très bien
21:25parce que souvent,
21:26le juge d'ailleurs,
21:27maintenant,
21:27demande est-ce que
21:28vous avez essayé
21:28un mode amiable
21:29avant de venir me voir
21:30et au moins,
21:31vous l'aurez fait.
21:32Et vous avez dit
21:32que vous agissiez aussi
21:33en amont
21:34de toute problématique
21:36et ça,
21:37effectivement,
21:38quand on pense
21:38médiation des entreprises,
21:39on pense forcément
21:40à l'après-l'itide.
21:42Oui,
21:42oui.
21:42Et donc,
21:43quels sont les sujets ?
21:45Vous avez parlé
21:45de facturation,
21:46j'imagine qu'il y a
21:47beaucoup de choses.
21:47En amont,
21:47il y a tout ce que je viens
21:48de décrire
21:48sur les médiations de filière.
21:50C'est-à-dire,
21:50effectivement,
21:50quand on sait
21:51qu'on va avoir,
21:52on a vécu,
21:53par exemple,
21:53la flambée des matières premières.
21:54Oui.
21:55Quand on sait
21:55qu'on va avoir
21:56la flambée des matières premières,
21:57la bonne solution,
21:59c'est de se dire
21:59il faut qu'on se parle
22:00pour que tout le monde
22:01en prenne une petite part.
22:02La mauvaise solution,
22:03c'est de se dire
22:04on va jouer
22:04la loi du plus fort.
22:06Parce que la loi du plus fort,
22:07ça veut dire quoi ?
22:07Vous avez des gros fournisseurs
22:09de matières premières
22:09qui vont imposer des prix
22:10et au bout de la chaîne,
22:12vous avez des gros clients
22:13qui vont refuser les hausses.
22:14Et donc,
22:14le petit artisan au milieu,
22:16il est coincé.
22:17On a fait travailler
22:18les filières là-dessus
22:19en leur disant
22:19non,
22:20ce n'est pas comme ça
22:20que ça doit marcher.
22:21Le fournisseur,
22:22il faut qu'il fasse attention,
22:23qu'il essaye d'étaler un petit peu,
22:25de prévenir,
22:25d'anticiper.
22:26Le gros client,
22:27il faut qu'il accepte
22:28d'en prendre une partie.
22:29Et du coup,
22:30l'artisan au milieu,
22:31il va pouvoir vivre
22:32et continuer à travailler.
22:33Donc vous voyez,
22:34le type de sujet
22:34sur lequel on travaille,
22:35c'est ça.
22:36De manière plus générale,
22:38on a beaucoup développé
22:39ce qu'on appelle
22:39les achats responsables.
22:41C'est-à-dire justement,
22:42avoir une approche de l'achat
22:43qui tienne compte
22:44des facteurs économiques,
22:46faire attention au PME,
22:47faire attention au tissu économique,
22:49etc.
22:49Facteurs environnementaux,
22:51bien évidemment,
22:52et puis aux facteurs sociaux,
22:53faire travailler
22:53le monde du handicap
22:54et de l'insertion.
22:55Et donc,
22:56on a développé
22:56ce qu'on appelle
22:57le parcours national
22:58des achats responsables
22:59avec une charte.
23:00Et on a plusieurs milliers
23:02d'entreprises
23:02et d'acteurs publics
23:03qui ont signé cette charte.
23:04Et puis,
23:05petit à petit,
23:06on rentre dans un parcours
23:06qui vous amène
23:07à une labellisation.
23:09On a un label achats responsables.
23:10D'ailleurs,
23:11la France,
23:12on ne le sait pas,
23:12mais c'est le pays leader
23:13sur les achats responsables
23:14puisque c'est nous
23:15qui avons porté les travaux
23:16pour créer une norme ISO.
23:18Ça va parler aux industriels.
23:20Une norme ISO
23:21sur les achats responsables.
23:22Une norme ISO 2400,
23:23c'est une norme mondiale
23:24portée par la France.
23:25Et notre label
23:26s'appuie sur cette norme ISO.
23:28Donc, vous voyez,
23:29pour ceux qui sont intéressés,
23:30ils peuvent rentrer
23:30dans ce parcours
23:31et obtenir ce fameux label.
23:33Mais pourquoi vous êtes focalisé
23:34sur l'achat ?
23:36Parce que c'est l'acte d'achat
23:37qui est l'enjeu
23:39le plus problématique
23:41ou le plus sollicité
23:42au sein du secteur industriel,
23:43par exemple ?
23:44Chez nous, oui.
23:45Nous,
23:45c'est les relations
23:46clients-fournisseurs.
23:47Donc, forcément,
23:48le fournisseur,
23:49c'est souvent la petite PME,
23:50le petit artisan.
23:51Et le client,
23:52ça passe souvent
23:52par la direction des achats.
23:53Donc, c'est pour ça
23:54qu'on s'est focalisé
23:55effectivement tout de suite
23:56sur ce monde des achats.
23:57C'est un monde passionnant
23:58avec des gens engagés,
24:00mais qui d'autant plus,
24:01d'ailleurs,
24:01on voit de plus en plus
24:02d'acheteurs
24:02qui s'intéressent
24:03à ces achats responsables,
24:04qui ont envie d'y aller,
24:05autant les motiver
24:06et les amener justement
24:07à avoir un comportement
24:08encore plus responsable
24:09vis-à-vis de leur tissu économique.
24:10Et justement,
24:11ça suffit de l'adhésion
24:12du côté des...
24:13Oui, oui, oui,
24:13tout à fait.
24:14Comme je vous le disais,
24:15des milliers d'entreprises
24:16qui ont signé la charte
24:17et maintenant,
24:18plus d'une centaine,
24:19140, je crois,
24:20entreprises qui sont labellisées
24:22et on en a tous les jours
24:23qui arrivent.
24:24Il y a eu un effet Covid
24:25de manière assez intéressante.
24:27Avant le Covid,
24:28en 2019,
24:28on avait 50 labellisés
24:29alors que le label
24:30a existé depuis 10 ans.
24:32Depuis,
24:32on a plus que doublé
24:34le nombre de labellisés.
24:35Donc, le Covid
24:36a été un peu un déclencheur
24:37de l'idée
24:38qu'on ne peut pas
24:39continuer comme avant.
24:40Vous vous rappelez,
24:40on disait à l'époque,
24:41le monde d'après,
24:42nous, on l'a vu.
24:43On a vu des gens
24:43qui se sont dit
24:44effectivement,
24:45l'acte d'achat
24:46ne peut plus se faire
24:47après le Covid
24:48comme c'était avant.
24:49C'est une prise de conscience
24:50de la responsabilité sociale
24:51de la responsabilité
24:52des entreprises.
24:53Effectivement.
24:54Et l'achat,
24:55c'est énorme.
24:56On parle de milliards
24:56et de milliards d'euros.
24:58Donc,
24:58quand vous faites
24:59des achats
24:59de manière intelligente,
25:01de manière sensible,
25:02de manière responsable,
25:04vous avez un impact
25:04sur la société
25:05qui est énorme
25:06parce que le grand acheteur,
25:08il va dire
25:08je vais être responsable
25:09vis-à-vis de mon rang 1
25:10comme on dit,
25:11le rang 1,
25:12il va faire quoi ?
25:12Il va être responsable
25:13vis-à-vis du rang 2.
25:14Donc,
25:14vous avez une démultiplication
25:16de l'effet responsabilité
25:17qui est énorme
25:18et vous arrivez à toucher
25:19des secteurs entiers
25:20sur la base
25:21de la responsabilité
25:22des achats.
25:23Pierre Pellouzet,
25:24vous êtes médiateur
25:24des entreprises.
25:25Merci beaucoup
25:25d'avoir été avec nous
25:26dans Smart Industries.
25:27Merci de votre invitation.
25:28Et merci à vous tous
25:29et tous
25:29de nous avoir suivis.
25:30C'était Smart Industries.
25:31Retrouvez Bsmart
25:32sur l'AREF
25:33avec Diociassi,
25:34leader européen
25:35du conseil
25:36et du courtage d'assurance
25:37dédiée aux entreprises.
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