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  • il y a 1 an
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 27 août 2025.

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00:0012h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole.
00:07Avec Amandine Bégaud.
00:09Vous avez la parole dans un tout petit instant, je vous attends au 3210, mais d'abord l'essentiel de l'actualité.
00:14Et elle a eu ce matin ce conseil de ministre des rentrées, peut-être l'avant-dernier du gouvernement Bayrou.
00:21Emmanuel Macron apporte son soutien total à la démarche du Premier ministre.
00:25C'est ce qu'indique la porte-parole du gouvernement, Sophie Primard, qui indique par ailleurs qu'Emmanuel Macron appelle à la responsabilité des partis qui souhaitent être des partis de gouvernement.
00:37Dans l'actualité également, ce nouveau corps découvert dans la Seine, c'est une info RTL, découverte faite à Charenton-le-Pont, à 5 km à peu près de Choisy, où 4 corps avaient été repêchés mi-août.
00:48Un homme a été mis en examen, vous le savez, pour 4 meurtres.
00:51Impossible pour l'instant de dire s'il y a le moindre lien entre ces deux affaires.
00:55Et puis c'est l'autre grand titre aujourd'hui, ces orages, 28 départements en alerte orange, à Saint-Honoré-les-Bains, dans la Nièvre, un camping a dû être évacué hier soir en urgence.
01:07770 vacanciers s'il y trouvait, une femme a été grièvement blessée.
01:11Peggy Broch, ces orages, on va les surveiller de près.
01:13Oui, ce sont des orages qu'on va retrouver entre les Pyrénées et le nord-est du pays.
01:17Ils seront particulièrement forts en début d'après-midi, sur l'Auvergne par exemple, ils vont remonter en soirée vers le Grand Est.
01:23Nouvelle salle vorageuse en fin d'après-midi qui va remonter par les Pyrénées.
01:28On a d'importants cumuls de pluies sous ces orages, de bonnes rafales de vent, de la grêle également localement.
01:33Donc soyez prudents, la Méditerranée est à l'écart avec un temps plus sec, plus lumineux.
01:38Peut-être un faible risque d'averses sur le Var et sur la Corse.
01:41Et puis attention, le risque de feu de forêt est élevé aussi sur le Var, les Bouches-du-Rhône.
01:44La Corse du Sud sur le Nord-Ouest, une nouvelle perturbation arrive et gagne la Bretagne et le Cotentin avec de fréquentes averses, voire un coup de tonnerre.
01:52Ailleurs, c'est un ciel entre nuages et éclaircies, plus lumineux tout de même entre les Ardennes, l'Île-de-France et les Charentes.
01:58Les températures 22 attendues cet après-midi à Cherbourg, 23 à Limoges et Biarritz, 24 à Bordeaux comme au Havre,
02:0425 à Nancy, 26 à Paris, 27 à Strasbourg et Toulouse, 28 à Montpellier, 30 à Lyon et Toulon, 32 à Marseille et la maximale 33 à Ajaccio.
02:12Péguy, on a un message du Didier au 64 900 qui nous dit « Merci Péguy pour ces bons moments partagés cet été ».
02:19Merci Didier.
02:19Le message est donc passé, vous aussi, vous nous envoyez vos SMS 64 900 et vous commencez par le mot midi.
02:26Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole.
02:30Amandine Bégaud sur RTL.
02:33Oui bonjour, je m'appelle Dominique, je suis institutrice.
02:36On me demandait de renoncer à deux jours fériés.
02:39Je dirais oui, c'est difficile, c'est une contrainte, ça fait 35 ans que je travaille, donc évidemment c'est un retour en arrière.
02:46Mais si ça permettait d'éviter un chaos financier et donc politique pour notre pays, je pense qu'il faudrait que je puisse faire cet effort-là.
02:55Dominique, institutrice qui nous a laissé ce message au 3210.
02:59Oui, elle est prête à faire un effort, à renoncer à ces deux jours fériés.
03:03Et les plus riches, tiens, sont-ils prêts ou non à faire un effort ?
03:07Hier, François Bayrou a promis qu'ils en feraient un, qu'ils en demanderaient un en tout cas.
03:11Est-ce ou pas la solution ? Faut-il supprimer certaines niches fiscales et si oui, lesquelles ?
03:16On va en débattre avec vous, auditeurs au 3210.
03:19Olivier Bost, bonjour.
03:20Bonjour.
03:21Chef du service politique de RTL est avec moi pour échanger avec vous,
03:25pour nous accompagner tout au long de cette première partie des auditeurs ont la parole.
03:29On va retrouver Christian. Bonjour Christian.
03:31Oui, bonjour.
03:32Et vous nous appelez d'où ?
03:34De Lyon, à côté de Lyon.
03:36À côté de Lyon, vous avez, je peux le dire, 64 ans ?
03:39Oui, c'est ça.
03:40Et vous êtes donc chef d'entreprise.
03:43Vous êtes prêt à faire un effort ?
03:45Oui, alors faire un effort, oui, sur quelques jours fériés ou d'autres choses,
03:52mais d'une manière limitée et pas faire comme on avait fait avec Alain Juppé
03:56où Alain Juppé avait promis, il y a quelques années, un effort substantiel sur une, deux ou trois années limitées.
04:03Et finalement, après, ça a dérapé et c'est resté permanent.
04:08Je vous rappelle quand même que depuis 1974, le budget de la France, il est en déficit
04:13et que personne n'a mis vraiment un coup de barre pour redresser les choses.
04:20Christian, François Bayrou a promis un effort spécifique pour les plus riches.
04:23Vous êtes concerné ?
04:24Quand on dit les plus riches, c'est très vaste, mais vous vous sentez concerné quand je dis cette formule ?
04:29Alors, je vais vous répondre un truc idiot, mais quand on est plus riche et qu'on a gagné 250 millions à l'euro million la semaine dernière
04:37et qu'on rentre dans les 500 fortunes de France, ce n'est pas les plus riches.
04:41Après, il faut relativiser les choses et chacun doit apporter sa contribution.
04:48Et tout à l'heure, vous avez passé les propos d'une dame qui a dit qu'elle est institutrice ou je ne sais pas quoi
04:55et qui est capable de prendre deux jours.
04:58Et je trouve que c'est phénoménal de dire « je participe ».
05:01Mais après, plus riche ou pas plus riche, qu'est-ce que ça veut dire ?
05:04Je peux me permettre de vous demander quels sont vos revenus ?
05:07Enfin, avoir une fourchette ?
05:08Non.
05:10Oui, plus de 100 000 euros.
05:11Plus de 100 000 euros par an.
05:14Par an ?
05:16On est d'accord ?
05:17Oui, mais je ne sais pas.
05:18Oui, donc ce n'est pas plus riche.
05:19Alors après, ça peut être 100 000 ou 500 000.
05:22Ça peut être 100 000 ou 500 000.
05:23Je ne sais pas, je ne vous donnerai pas la réponse.
05:25Bon, mais si demain, François Bayrou disait « les gens qui touchent chaque année au moins 100 000 euros,
05:31on va leur demander un effort », vous dites oui.
05:35Sur une période concernée et bien précisée.
05:38Bon, Christian, vous restez avec nous.
05:40Olivier Bost, quand le Premier ministre hier dit « il faudra un effort spécifique pour les plus riches »,
05:45c'est quoi les plus riches ?
05:46Alors ça, c'est une bonne question.
05:48Et très franchement, si vous interrogez les politiques, vous avez à peu près autant de réponses que de politiques.
05:54On se souvient de François Hollande, pour qui c'était à 4 000 euros.
05:59Non, ce qui est intéressant, c'est que François Bayrou cherche, à travers ce qu'il a dit,
06:06à quelque part corriger le message qu'il avait installé le 15 juillet,
06:10en disant « il faudra donner deux jours fériés, il y aura des remboursements en baisse sur la sécu, etc. »
06:17Et là, il ouvre un peu une porte pour rééquilibrer finalement quelque chose
06:20qui a semblé aux yeux des Français d'une manière large, injuste ou trop large.
06:27C'est-à-dire que tout le monde s'est senti concerné, surtout à rejeter les fameux deux jours fériés.
06:32Donc François Bayrou, quand il dit « je veux taxer, je veux proposer de taxer les riches »,
06:37bon déjà, il faut qu'ils soient encore Premier ministre dans 15 jours.
06:39Et ensuite, c'est principalement une ouverture politique pour corriger un message.
06:44Bon, mais il n'y a pas de... Dans les cartons, il n'y a pas quelque chose de spécifique où on se dit...
06:49Alors si, il y a l'idée de s'attaquer, ce qui avait été fait d'ailleurs l'année dernière,
06:54de s'attaquer à ce qu'on appelle la suroptimisation fiscale.
06:58C'est-à-dire qu'effectivement, il y a des gens qui aujourd'hui, en utilisant un certain nombre de dispositifs
07:01et en gagnant beaucoup, beaucoup d'argent, plus de 100 000 euros, voire 500 000 euros,
07:06arrivent à payer moins d'impôts que vous et moi proportionnellement sur leurs revenus.
07:10Et c'est ce type de choses à laquelle ils peuvent s'attaquer.
07:14D'autre part, il y a des niches fiscales, effectivement, qui permettent de réduire
07:17de manière assez importante ces impôts.
07:22Ça aussi, c'est dans une cible.
07:24Alors après, le problème des niches fiscales, c'est que dès qu'on en parle...
07:27Christian, l'optimisation fiscale...
07:32Oh là là !
07:34Oui, allez, je vous écoute !
07:35Oui, l'optimisation fiscale, ça vous compromettez qu'un gouvernement puisse déclarer la guerre contre ça ?
07:43Oui et non.
07:45Alors, je vous réponds une réponse bête et idiote de Normand, oui et non.
07:48Mais le problème, c'est qu'il y a des règles du jeu qui ont été fixées,
07:51je vous le disais tout à l'heure, depuis 1974, sur des niches fiscales,
07:55où on a incité les gens à mettre de l'argent ou à placer des trucs.
07:58Et aujourd'hui, on nous dit que la règle du jeu, elle change.
08:01On ne peut pas faire comme ça, quoi.
08:03Bon, Christian, vous restez avec nous.
08:04On va accueillir Jean-François.
08:05Bonjour Jean-François.
08:07Oui, bonjour Amandile.
08:08Quel plaisir d'entendre votre voix solaire à nouveau sur RTL.
08:11C'est gentil, plaisir partagé.
08:13Je suis ravi de vous accompagner tous les jours à la mi-journée.
08:17Vous nous appelez d'où, Jean-François ?
08:18Alors, je vous appelle de Néry-les-Bains, où je fais une cure thermale.
08:21Et justement, je vais commencer par là.
08:23Et j'ai envie de casser la baraque.
08:24Alors, attendez, vous êtes retraité, c'est ça ?
08:26Vous avez 72 ans ?
08:28Non, on dit 7.2, c'est plus agréable.
08:307.2, c'est plus agréable.
08:31Et vous avez raison.
08:32Désormais, je le dirais comme ça.
08:347.2.
08:34Donc, vous êtes en cure thermale.
08:36Oui.
08:37Oui.
08:38Pour des raisons médicales ?
08:39Oui, rhumatismale et psy, voilà.
08:43Et donc, si ces cures thermales sont supprimées,
08:46j'espère que le gouvernement Bérou va partir,
08:48parce que moi, M. Bérou, je ne le supporte pas.
08:50Et les Gézvites, en général, je n'aime pas.
08:52Mais ça, c'est personnel.
08:53C'est personnel.
08:54Mais si les cures thermales sont supprimées,
08:56par exemple, Néry-les-Bains va être sur le flanc,
08:58parce que c'est une ville qui ne vit que de ça.
09:00Les soins sont très bons.
09:02On voit arriver des gens qui peinent à marcher,
09:03qui repartent trois semaines après et qui marchent bien.
09:06Donc, l'hôtellerie, etc., qui est déjà un petit peu en peine,
09:09ça sera une catastrophe.
09:10Donc, vous parlez du déremboursement de ces cures,
09:12qui avait été une piste annoncée par le Premier ministre.
09:16Oui, bien sûr. C'est très lentif.
09:17Qui sont, on le rappelle, quand même,
09:18sur prescription médicale, sauf erreur de ma part.
09:20Absolument.
09:21C'est votre médecin qui vous la prescrit.
09:23Je vous assure que le médecin que j'ai sur la Côte d'Azur,
09:26il me prescrit ça, il me demande, il m'ausculte,
09:28et s'il juge que ce n'était pas nécessaire, il me dit non.
09:31Voilà, c'est tout simple.
09:32Autre niche fiscale, depuis 1995, quand ça a été créé,
09:35j'ai employé des femmes de ménage
09:37avec cette déduction fiscale de la moitié des sommes
09:40que l'on verse à l'employé.
09:41Si on supprime tout ça, ça veut dire ouverture au chômage,
09:44ouverture au black, on régresse de plus en plus.
09:48Ça veut dire que vous, si demain,
09:49il n'y avait plus cet abattement fiscal,
09:51le crédit d'impôt,
09:52vous ne prendriez plus de femmes de ménage ?
09:55Alors, je prendrais toujours une femme de ménage,
09:57je la déclarerais au minimum,
09:58et je la paierais au black.
09:59Et la cure thermale, elle vous est entièrement remboursée ?
10:03Alors, la cure thermale est remboursée par 65% par la CPAM,
10:08et le reste m'est remboursée par la Mutuelle Swiss Life.
10:11D'accord.
10:12Mais c'est un traitement,
10:14c'est-à-dire que vous devez y aller pendant 18 jours,
10:16y compris les jours fériés,
10:18c'est assez contraignant,
10:19et si vous ne le faites pas, je crois qu'à deux absences,
10:22vous n'avez plus de cure thermale de remboursée.
10:24Ce n'est pas de la Thalasso.
10:25Et Jean-François, vous n'auriez pas les moyens
10:27de vous payer cette cure thermale ?
10:29Alors, chère Amandine,
10:31sans doute que si.
10:33Je fais partie de la classe moyenne élevée,
10:35mais j'en ai, si vous voulez,
10:36assez de payer.
10:37Je ne veux plus payer.
10:38J'en ai assez.
10:39On tape sur les retraités sans arrêt.
10:41Regardez, par exemple,
10:42on oublie de dire,
10:43ça avait été créé par je ne sais qui,
10:45le salaire que l'on déclare
10:46sur l'impôt sur le revenu.
10:49Eh bien, on déclare plus que ce qu'on a gagné.
10:51Les retraites, c'est pareil.
10:52On n'en parle pas de ça.
10:53On n'en parle plus.
10:55Si vous avez, par exemple,
10:5650 000 euros de travail par an,
10:58on se prend une somme comme ça,
10:59vous allez déclarer 54 000.
11:01Vous croyez que c'est normal, ça ?
11:02Ça devait être une mesure transitoire.
11:04Moi, j'en ai par-dessus la tête
11:05de ces gouvernements
11:07et de ces hommes politiques
11:08qui sont tous pareils.
11:11Votre pension de retraite,
11:13elle est à quel niveau ?
11:15Vous gagnez combien ?
11:16Vous touchez combien ?
11:17Je ne vais pas vous le dire,
11:18mais je touche une retraite
11:19qui est tout à fait convenable.
11:21Plus de 3 000 euros, 4 000 euros ?
11:23Dans ces eaux-là.
11:24Et je vais vous dire aussi,
11:25j'ai de l'immobilier
11:27que mes parents m'ont laissé
11:28et que j'ai acheté.
11:29Je vais m'en débarrasser
11:30parce que depuis que la taxe d'habitation
11:32a été supprimée,
11:33je suis étranglé par le foncier.
11:35Étranglé.
11:36Et autour de moi,
11:37il y a des agences qui me disent
11:38que les gens veulent acheter
11:40des petites maisons ici,
11:41mais quand on leur montre
11:42le montant du foncier,
11:43ils refusent.
11:44Donc vous êtes dans une situation,
11:46Jean-François,
11:47plutôt privilégiée ?
11:49Oui.
11:50Mais vous ne voulez pas
11:51faire d'efforts ?
11:51Non, je n'en ferai pas.
11:53Vous n'en ferai pas ?
11:53Parce que j'en ai assez fait.
11:54On nous taxe de partout.
11:56C'est sans cesse.
11:57Les retraités ont un mot à la bouche.
11:59Mais vous parlez du budget
12:00en déficit depuis longtemps.
12:03Comment on fait alors
12:03si on ne fait pas d'efforts ?
12:05Je ne sais pas,
12:06mais il y a peut-être des gens
12:07qui peuvent en faire plus que d'autres.
12:08Mais vous pensez à qui ?
12:10Je ne sais pas,
12:11peut-être les très riches,
12:12mais les retraités
12:13qu'on nous laisse un petit peu tranquilles.
12:14Je crois que Chirac disait
12:15qu'il faut ne pas emmerder les riches.
12:17Écoutez,
12:18n'emmerdons pas à ce point
12:19les retraités.
12:19Alors Jean-François,
12:20restez avec nous.
12:21On va écouter Christian
12:21qui lui était prêt
12:23à faire un effort.
12:24Christian,
12:25quand vous entendez Jean-François,
12:26qu'est-ce que vous vous dites ?
12:27Non, mais moi je dis
12:28qu'à un moment donné,
12:29il faut savoir raison garder
12:30et chaque fois investir
12:32pour essayer de sortir le pays
12:34dans la situation
12:35dans laquelle il est.
12:36Mais il ne faut pas
12:37que ça devienne pérenne
12:38et de dire
12:38qu'on va donner
12:41pendant des années et des années.
12:42Simplement, moi je prends aussi
12:44en compte
12:45quand des gens sont assistés
12:49sur du RSA,
12:51de la mutuelle,
12:53des transports gratuits
12:54et qu'à la fin
12:55ils arrivent à gagner presque
12:56ce que gagne un salarié au SMIG,
12:59je trouve que là
13:00il y a quelque chose à faire.
13:01C'est tout.
13:02Oui, mais là
13:02ce n'était pas ma question.
13:03Ma question était
13:04est-ce que quand on est
13:05dans une situation
13:06un peu privilégiée,
13:07on est prêt ou pas
13:08à faire un effort
13:09comme le souhaite
13:09François Bayrou ?
13:10Jean-François Dineau,
13:11vous avez dit oui.
13:13Moi je vous réponds
13:14oui de manière
13:15circoncise
13:17en disant
13:18que c'est une année,
13:19deux années
13:20mais qu'on mette
13:20la règle du jeu
13:21dès le départ.
13:22Allez, on va poursuivre
13:23le débat dans un tout petit instant
13:24et puis on accueillera
13:24Francis.
13:26A tout de suite sur RTL.
13:28Contactez-nous gratuitement
13:29via l'appli RTL
13:30ou au 3210.
13:3150 centimes la minute.
13:33Amandine Bégaud.
13:35RTL Midi,
13:35les auditeurs ont la parole.
13:37Faut-il ou pas
13:38demander un effort
13:39aux plus riches
13:40on poursuit le débat ?
13:41En tout cas,
13:42c'est ce qu'a promis hier
13:42François Bayrou ?
13:44Beaucoup de réactions.
13:45Victor Darkas.
13:46Bonjour Victor
13:46sur les réseaux sociaux.
13:47Bonjour Amandine,
13:48bonjour à tous.
13:49Beaucoup de réactions
13:49sur notre page Facebook
13:51Les auditeurs ont la parole
13:52ou sur notre application RTL.
13:54Estelle,
13:54à plaisir dans les Yvelines,
13:55je suis outré
13:56par le comportement
13:57de tous ces politiciens.
13:58Je suis contre une dissolution
13:59ou une démission.
14:00La France est un gros paquebot
14:02et quand on donne
14:02un coup de barre,
14:03ça met du temps
14:04avant que le bateau
14:04ne change de cap.
14:05Véronica Ezenville,
14:07M. Bayrou demandent
14:08un effort à tous,
14:10les retraités,
14:10les travailleurs
14:11et maintenant
14:11les personnes fortunées.
14:13Mais au gouvernement,
14:14au Parlement,
14:15au Sénat,
14:15quels efforts vont-ils faire ?
14:17Et puis pour continuer
14:18la discussion,
14:19je vous propose
14:19d'accueillir Philippe
14:20qui a fait le 30 de 10.
14:21Bonjour Philippe.
14:23Bonjour.
14:24Vous nous appelez d'où ?
14:25J'appelle du centre
14:26de la France.
14:28Oui, où ça ?
14:29Dans le Béry,
14:30la région de Bourges.
14:31La région de Bourges,
14:32très bien.
14:33Vous êtes chef d'entreprise,
14:34c'est ça ?
14:35Une toute petite entreprise.
14:37Une entreprise de quoi ?
14:39Je travaille
14:40dans l'industrie du bois.
14:41Dans l'industrie du bois.
14:42Très bien.
14:42Vous avez des salariés ?
14:44Il y a des salariés.
14:46D'accord.
14:46Très bien.
14:48Et alors vous,
14:49faire un effort,
14:50quand vous entendez
14:51faire un effort
14:52pour les plus riches,
14:53vous êtes pour ?
14:54Vous êtes contre ?
14:55Non, mais M. Bayrou,
14:57c'est bon.
14:57Il sait qu'il est
14:58sur un siège éjectable.
14:59Alors donc,
15:00ça va être confirmé
15:01puisque apparemment
15:02différentes parties
15:03qui représentent
15:06un grand nombre de voix
15:07disent qu'ils vont voter
15:08la censure.
15:09Donc voilà,
15:10je pense qu'il n'arrive pas
15:11à moduler son verbe.
15:14Il va sauter, quoi.
15:16Non,
15:16on a toujours
15:17le même discours.
15:19On ne veut pas taper
15:20là où il faut taper.
15:22C'est-à-dire que les économies,
15:23c'est pas en allant
15:24piquer dans les poches
15:25de ceux qui bossent,
15:26de ceux qui créent
15:27la richesse,
15:28parce que c'est ça
15:29qu'il faut dire.
15:30C'est ceux qui créent
15:30la richesse,
15:31c'est-à-dire
15:31les petites entreprises,
15:32les gens qui travaillent.
15:34Voilà,
15:35les autres sont
15:36soit retraités,
15:37soit spectateurs.
15:38Alors les retraités,
15:38c'est facile,
15:39maintenant ils ont bossé
15:40toute leur vie,
15:40on vient leur piquer
15:41dans les poches
15:41les gains qu'ils ont pu
15:44acquérir
15:45et ils ne peuvent plus
15:46réagir, évidemment.
15:47Mais attendez,
15:48si on ne touche pas
15:48à ceux qui travaillent,
15:49Philippe, pardon,
15:51si on ne touche pas
15:52à ceux qui travaillent
15:53ni aux retraités,
15:54on touche à qui ?
15:55Je parle de ceux
15:55qui travaillent
15:56qui créent la richesse.
15:57Oui,
15:57donc ça veut dire
15:58les chefs d'entreprise,
15:59mais les salariés aussi
16:00créent la richesse.
16:01Oui, bien sûr,
16:02oui, exactement,
16:02les salariés du privé.
16:04Donc on y vient,
16:05il faut aller taper,
16:07là où on dépense
16:08énormément,
16:09où on se fiche de nous
16:10tous les jours
16:11dans des grandes largeurs,
16:13c'est le fonctionnement
16:15du pays.
16:16C'est-à-dire que nous,
16:17par exemple,
16:17on a près de 8 millions
16:18de fonctionnaires,
16:19quand d'autres pays
16:20qui marchent aussi bien
16:21que nous en étant
16:21plus nombreux,
16:22comme les Anglais,
16:23les Allemands,
16:23n'en ont même pas
16:25la moitié.
16:25Donc il faut supprimer
16:26des fonctionnaires ?
16:28Il faut supprimer,
16:29c'est-à-dire qu'on a essayé,
16:29mais vous avez vu
16:30ce que ça a donné ?
16:31Non, mais on les supprime
16:32où ?
16:32À l'école ?
16:33Dans les prisons ?
16:34La police ?
16:35Ah non, non, non,
16:35on supprime dans l'administratif.
16:37On ne supprime pas
16:38dans ceux qui font,
16:40on supprime dans ceux
16:41qui ne font pas,
16:43ceux qui sont là
16:43pour soi-disant administrer.
16:45Par exemple,
16:45l'hôpital,
16:46vous venez de citer l'hôpital.
16:47J'ai connu l'hôpital
16:48il y a 40 ans.
16:49Il y avait,
16:50le directeur de l'hôpital,
16:51c'était un médecin
16:52ou un professeur,
16:53émérite, etc.
16:55On peut comprendre
16:56qu'il en est marre
16:56de faire de la paperasse
16:57et puis qu'il s'adjoigne,
16:59mais adjoint,
17:00administratif.
17:01Mais on a nommé
17:02des directeurs
17:03administratifs
17:05d'hôpitaux
17:05et ils ont gangréné
17:07le système.
17:07Et aujourd'hui,
17:08dans certains hôpitaux,
17:09l'administratif,
17:10ils sont plus nombreux
17:11que le nombre de soignants.
17:12Alors qu'avant,
17:13c'était les soignants
17:13qui étaient quasiment
17:14à 90% majoritaires,
17:16au moins.
17:17Voilà,
17:17et bien tout le système français
17:18est fait comme ça.
17:20Et je pourrais vous en développer
17:21d'autres domaines.
17:22On pourrait parler
17:23de l'Office National
17:24des Forêts
17:24puisque je suis dans le bois.
17:26On pourrait parler de...
17:27Ça ne sert à rien,
17:27on les supprime aussi ?
17:28Pour vous ?
17:28Non, on ne supprime pas.
17:30On supprime ceux
17:31qui sont dans les réunionnites
17:33aigus,
17:34les hauts cadres
17:35qui sont là
17:36pour s'auto-alimenter,
17:38mais on conserve
17:40ceux qui sont en bas.
17:40Rappelez-vous,
17:41M. Sarkozy
17:42avait voulu faire
17:43le 1 sur 2.
17:45Il a fait le remplacement
17:47d'un fonctionnaire sur 2.
17:48Voilà,
17:49mais la haute administration
17:50s'était bien débrouillée
17:50pour que ça ne marche qu'en bas.
17:51Olivier Boss,
17:52chef du service politique
17:53est avec nous.
17:55Philippe,
17:55c'est vrai que
17:56réduire le nombre
17:58de fonctionnaires,
17:59c'est une mesure
18:00dont on parle souvent.
18:01Peu l'ont fait.
18:03Alors,
18:03il y avait l'objectif
18:04de François Bayrou
18:05dans son budget.
18:06Après,
18:06je partage votre avis
18:06sur le fait
18:07qu'il ne sera probablement
18:08plus là dans 15 jours.
18:09Mais il y avait l'objectif
18:10quand même
18:11de réduire le nombre
18:12de fonctionnaires.
18:12Après,
18:12ce qui est vrai,
18:13ce qu'il n'y a pas
18:13dans ce budget,
18:14ce qui a été un reproche
18:15fait par quelques politiques,
18:17y compris dans le camp
18:20de François Bayrou,
18:21c'est qu'il n'y a pas
18:22de réforme structurelle,
18:24c'est-à-dire qu'on ne
18:25s'attaque pas
18:26au fonctionnement
18:27global de l'État
18:28et on ne cherche pas
18:29à réduire de ce côté-là
18:30et que les principales
18:31pistes d'économie
18:32et la grande majorité
18:33des pistes d'économie,
18:34c'était effectivement
18:35sur des prestations,
18:37sur...
18:37Peut-être parce qu'on veut
18:38que ça se voit tout de suite.
18:40C'est plus efficace.
18:40Alors que supprimer
18:41ou repenser l'État,
18:42ça prendrait des années,
18:43j'imagine.
18:44Oui, parce que par exemple,
18:45Nicolas Sarkozy,
18:46qui avait effectivement
18:46réduit le nombre
18:47de fonctionnaires
18:48avec le non-remplacement
18:49d'un départ à la retraite
18:50sur deux,
18:52ça a pris un quinquennat.
18:53La seule difficulté,
18:54c'est qu'après,
18:54on s'est rendu compte
18:55qu'il n'y avait plus
18:56assez de policiers.
18:56Voilà, et l'urgence,
18:57Philippe,
18:57c'est qu'il faut les trouver
18:58maintenant,
18:59ces 44 milliards d'euros.
19:01Même si on dit
19:02qu'on va supprimer
19:03X fonctionnaires
19:04ou réduire
19:05le nombre d'administratifs
19:07dans certaines administrations,
19:08ça ne peut pas se faire
19:09du jour au lendemain.
19:10Vous qui achetez dans l'entreprise,
19:11vous le savez.
19:11Oui.
19:12Oui, si vous m'en avez à parler.
19:14Oui, bien sûr.
19:14Non, non, mais attention,
19:15il ne faut pas se tromper de cible.
19:17Rappelez-vous,
19:18pourquoi ils ne proposent plus ça ?
19:20Pourquoi ils ne proposent plus
19:21de réduire le nombre
19:21de fonctionnaires
19:22en haut et non en bas ?
19:24En haut,
19:24parce que la pyramide
19:25est à l'envers chez nous,
19:26en France.
19:26Il y a un qui bosse
19:27et six chefs au-dessus.
19:29Il ne faut quand même pas...
19:32Donc, il faut arrêter, quoi.
19:34Pourquoi ils ne ramènent plus
19:35la parole là-dessus ?
19:36Parce que, rappelez-vous
19:37l'histoire de François Fillon.
19:39Lui, il avait dit
19:39j'ai un état en faillite.
19:41Il faut qu'on tape
19:41là où ça fait mal.
19:42Il faut qu'on tape
19:43là où on dépense trop.
19:45Quand une entreprise
19:45a des difficultés,
19:46qu'est-ce qu'on regarde ?
19:47On regarde les frais.
19:48On regarde les charges
19:49dans la masse salariale.
19:50Bon, ben voilà.
19:51Ça commence par là.
19:52Eh bien, lui,
19:52c'est ce qu'il a fait.
19:53Il a pris l'entreprise France
19:54et enfin, entre guillemets
19:55et il a dit
19:56il faut qu'en supprime 500.
19:58Et en aparté,
19:58il disait
19:58c'est le premier tiers
19:59et en haut,
20:00si possible,
20:01au grand maximum.
20:02Donc, voilà.
20:03Eh bien, il s'est fait balaner.
20:04On a trouvé des histoires
20:05à la gomme
20:05de dire
20:06que son épouse
20:08était en emploi fictif
20:09comme elle l'était d'ailleurs
20:10à peu près 250
20:11autres députés
20:13dans son cas.
20:15Bon, il a été jugé pour ça.
20:17Il a été jugé.
20:18Non, mais on aurait pu
20:19en juger 200 autres en plus.
20:20Ça, il faut arrêter
20:21de se foutre de nous, quoi.
20:23Donc, voilà.
20:23On a trouvé l'excuse
20:24pour le balayer
20:26pour que surtout
20:27ça ne revienne pas
20:28parce que la haute
20:29administration française,
20:30un ministre,
20:31il y a deux ministres,
20:32enfin, il y a un président
20:32de la République
20:32qui l'a dit
20:33et un ministre
20:33qui l'a dit.
20:35C'est Sarkozy
20:36et Montebourg.
20:37Ils ne sont pourtant
20:37pas du même bord.
20:39Si un ministre
20:40ou un chef d'État
20:41a gouverné tout
20:42dans le pays,
20:42ça se saurait.
20:44Sauf que c'est
20:44la haute administration
20:45qui commande.
20:46Et Montebourg a démissionné.
20:47Pourquoi ?
20:47C'est parce qu'il n'y arrivait pas.
20:48D'ailleurs, il l'a dit
20:49en pleine radio.
20:49Je me demande même
20:50si ce n'est pas sur votre antenne
20:51à l'époque.
20:52Qui disait
20:53j'ai démissionné.
20:55Qu'est-ce que vous voulez ?
20:55Un ministre,
20:56quand j'ai voulu présenter
20:57le programme
20:58de la lettre
20:59du Premier ministre
21:00sur ce qu'on avait été élu,
21:04aussi,
21:04mais il n'empêche que
21:05ce sur quoi il avait été élu,
21:06il devait présenter le programme.
21:07Il voyait les bras
21:08se lever au fur et à mesure
21:09dans mon ministère
21:09de tous les chefs de pôle
21:11disant
21:11on ne peut pas faire,
21:12on ne peut pas faire,
21:13on ne peut pas évoluer.
21:13Donc, voilà.
21:14Donc, on est sclérosé
21:15par tous ces gens-là.
21:16Donc, il faut taper à mort.
21:18Alors, il faudrait peut-être
21:19profiter justement
21:20que les boomers
21:20partent en retraite
21:21en grande masse
21:22en ce moment.
21:23C'est l'âge,
21:23ils ont 60 et les années.
21:25Donc, pour éviter
21:26d'en reprendre,
21:27il ne faut pas remplacer
21:28parce qu'il faut remplacer
21:29par de l'efficacité.
21:30Ça devra payer leur retraite
21:31quand même.
21:32Philippe,
21:32on va accueillir Francis.
21:34Bonjour Francis.
21:36Bonjour Amandine,
21:37bonjour à tous.
21:38D'où nous appelez-vous ?
21:40Alors, moi je suis Nancy
21:41mais là je vous appelle
21:42de la vallée de Minster
21:44en Alsace.
21:45Vous êtes en vacances ?
21:46Non, pas du tout.
21:47Non, je travaille.
21:47Je suis en déplacement.
21:48C'est magnifique.
21:51Les montagnes vaugiennes,
21:52les sapins.
21:54Qu'est-ce que vous faites
21:54comme métier ?
21:56J'ai une petite entreprise
21:57de distribution
21:58de produits agroalimentaires.
21:59D'accord.
22:00Et donc, vous vous déplacez
22:02dans le cadre de votre travail ?
22:04Dans le Grand Est,
22:05au Luxembourg.
22:07Alors, on nous amuse
22:11beaucoup avec ces histoires
22:12de Bayrou,
22:13pas Bayrou,
22:13Barnier avant,
22:14etc.
22:16Ça fait 50 ans
22:17que je m'intéresse
22:18à la chose politique.
22:19J'ai 67 ans.
22:21Il y a deux mondes.
22:22Il y a le monde politique
22:24et puis il y a le monde
22:25que j'appelle
22:25le monde réel à côté.
22:27Vos auditeurs précédents
22:28sont du monde réel.
22:29Ça veut dire que les politiques
22:29ne sont plus dans le monde réel
22:30d'après vous ?
22:31Ce ne sont pas des vrais gens ?
22:32J'ai plein d'amis,
22:34députés, sénateurs, etc.
22:36Évidemment,
22:36quand vous recevez
22:37sans aucun objectif,
22:41sans aucune obligation
22:44de résultat,
22:45quand vous recevez
22:4511 000, 12 000,
22:4713 000 euros par mois,
22:49évidemment,
22:50vous n'êtes plus
22:51dans le monde réel.
22:52Votre banquier,
22:52avant d'être élu,
22:54vous appelait
22:54parce que vous aviez
22:55des difficultés
22:55sur votre compte.
22:56Il vous appelle après
22:57pour vous proposer
22:58des produits financiers.
22:59Voilà comment ça se passe.
23:00Mais il y a deux mondes.
23:02Et dans ce monde politique,
23:04on nous amuse
23:05avec une règle
23:07qui est éternelle.
23:10C'est divisé pour régner.
23:11Donc, attention les chômeurs,
23:14attention les fonctionnaires,
23:15attention.
23:16Alors, votre auditeur,
23:17votre intervenant précédent
23:18a parlé des hauts fonctionnaires.
23:19Je partage son avis.
23:21On manque de gens efficaces
23:23sur le terrain
23:24et on a rempli des bureaux.
23:25Mais on nous amuse
23:27dans ce monde politique.
23:29Si quelqu'un
23:29est capable
23:30de me prouver
23:33ou de me motiver
23:35pour me faire croire
23:37que Bardella,
23:38qui a 30 ans,
23:39serait une solution
23:40pour gérer un pays
23:41sans diplôme,
23:43sans expérience professionnelle,
23:44sans rien,
23:45évidemment qu'on est
23:46dans ce monde,
23:47dans ce microcosme politique.
23:48Et si de l'autre côté,
23:50on veut m'expliquer
23:51que Mélenchon,
23:52qui comme Bayrou,
23:53vit de la politique
23:54et en vit grassement
23:55depuis des décennies,
23:57est aussi une solution,
23:58on ne sort pas
23:58de ce monde-là.
23:59Francis,
23:59je voudrais juste préciser,
24:00vous parliez de 10 000 euros,
24:03j'ai cherché juste
24:04le salaire,
24:05l'indemnité d'un député,
24:06l'indemnité parlementaire
24:08de base,
24:09c'est 5 500 euros.
24:11Voilà, brut,
24:11plus une indemnité
24:12de résidence
24:13et une indemnité
24:14de fonction,
24:15ça fait 7 239 euros
24:17et 91 centimes brut.
24:19D'accord,
24:19et vous avez juste oublié
24:20l'indemnité forfaitaire
24:22représentative de mandat.
24:24C'est ça qui...
24:25Donc on supprime ça
24:27pour essayer de les remettre
24:28dans la vie ou pas ?
24:29Non, mais c'est pas du revenu,
24:30c'est des dépenses
24:31qui sont cadrées.
24:32Oui,
24:33qui sont maintenant
24:34un peu mieux cadrées
24:35mais qui ne l'étaient pas avant
24:36et qui ne m'empêchent pas,
24:37moi député,
24:39d'aller inviter 25 personnes
24:41au restaurant
24:42parce qu'on va discuter
24:43de la loi machin,
24:45de la loi truc,
24:46n'empêche que le restaurant
24:47est payé à ces 25 personnes
24:48par le contribuable.
24:50Mais tout ça,
24:51encore une fois,
24:51c'est de l'amusement
24:52dans le monde,
24:53dans le microcosme politique.
24:54Juste une chose,
24:55dans ce que vous disiez,
24:55vous disiez
24:56que les politiques
24:57ne sont jamais soumis
24:58à résultats.
25:00Je ne suis pas d'accord avec vous,
25:01il y a les élections.
25:03Oui,
25:04enfin,
25:04les élections,
25:05oui.
25:06J'espère que vous plaisantez
25:07quand vous dites ça.
25:07Il y a eu des élections en 2005,
25:09le peuple a dit non
25:10au projet de traité constitutionnel européen.
25:13On lui a dit
25:14que ce ne sera pas bien,
25:16ce sera oui.
25:17il y a eu une élection
25:18l'an dernier
25:19où le NFP
25:21a remporté l'élection
25:24et on a dit
25:25que ce n'est pas bien,
25:26on va aller chercher
25:27quelqu'un d'autre.
25:28Et on a été chercher
25:28Barnier puis Bayrou.
25:29Bon,
25:30Francis,
25:30je vais devoir vous interrompre
25:31parce qu'il faut
25:33qu'on parte en pause,
25:36mais on va se retrouver
25:37dans un tout petit instant.
25:38Un grand merci
25:38de nous avoir appelés.
25:39Je suis désolée,
25:40on va passer à un autre sujet.
25:41En tant que chef d'entreprise,
25:42d'ailleurs,
25:42vous êtes sans doute
25:43confronté les arrêts maladie.
25:45Il y en a trop ou pas,
25:46Francis ?
25:47Il y a des médecins,
25:48non ?
25:49S'il y a trop d'arrêts
25:50de maladie,
25:50ça veut dire
25:51qu'il y a trop de médecins
25:51qui donnent des arrêts
25:52de maladie.
25:53Maintenant,
25:54il faut s'adresser
25:56aux professionnels.
25:57Si vous êtes médecin,
25:58justement,
25:58si vous êtes patient,
26:00si vous êtes chef d'entreprise,
26:01j'attends vos appels
26:02aux 3210
26:03autour de ces arrêts
26:04de maladie.
26:05Trop d'abus ou pas,
26:06on va en débattre
26:06dans un instant.
26:07Un grand merci,
26:08Francis,
26:08d'avoir été avec nous.
26:09Et puis,
26:10dans une petite demi-heure,
26:11c'est Jean-Alphonse Richard
26:11qu'on aura le plaisir
26:12de retrouver
26:13L'Heure du Crime.
26:14Bonjour Jean-Alphonse.
26:15Bonjour Amandine,
26:16bonjour à tous.
26:16Alors aujourd'hui,
26:17dans L'Heure du Crime,
26:18une histoire que vous connaissez
26:18évidemment,
26:19Géraldine Giraud,
26:20Katia Lherbier,
26:21deux femmes amoureuses,
26:23la fille du comédien
26:24Roland Giraud
26:25et son amante,
26:25une chanteuse de blues,
26:27disparue et assassinée.
26:28Elles sont morts
26:28dans des conditions épouvantables.
26:30Elles ont été étouffées
26:31avec un poison
26:32qui sert dans l'agriculture,
26:33qui est interdit,
26:34d'ailleurs la chloropicrine.
26:36Alors,
26:36il y a un suspect
26:37dans cette affaire
26:37qui va émerger très vite.
26:39Il s'appelle
26:39Jean-Pierre Trébert.
26:40C'est un forestier,
26:41il a un visage très tourmenté
26:42et parfois effrayant.
26:44Tout le désigne
26:45comme étant le meurtrier.
26:47Mais était-il seul
26:48dans cette équipée épouvantable ?
26:51Pourquoi Géraldine et Katia
26:52sont-elles mortes ?
26:54Plus de 20 ans après,
26:55toujours autant de questions
26:56et toujours autant de douleurs
26:57pour les deux familles.
26:59Géraldine Giraud,
27:00Katia Lherbier,
27:01la nuit de l'homme des bois,
27:04c'est dans l'heure du crime.
27:0514h, à tout à l'heure.
27:07À 14h, tout à l'heure.
27:08D'ici là,
27:09vous avez la parole sur RTL.
27:1032-10,
27:11on attend vos appels.
27:12Les arrêts maladie,
27:13y en a-t-il trop ?
27:13Et puis,
27:14on va revenir sur cette histoire
27:15de baguette quand même.
27:1629 centimes.
27:17À tout de suite.
27:19Amandine Bégaud.
27:20RTL midi,
27:20les auditeurs ont la parole.
27:2512h30, 14h.
27:27RTL midi,
27:27les auditeurs ont la parole.
27:29Avec Amandine Bégaud.
27:31J'ai un restaurant,
27:32j'ai 24 collaborateurs.
27:34J'en ai 4.
27:36Ils m'ont demandé
27:37nos surventionnels.
27:38Ils ont 20 ans.
27:38Donc,
27:39j'ai refusé
27:40parce qu'ils pensent
27:41qu'on peut retrouver du monde.
27:42Et bien,
27:42du coup,
27:42ça fait 6 mois
27:43qu'ils se sont démarrés.
27:44Des arrêts de travail
27:45de 1 mois,
27:46voire de temps en temps
27:47de 2 mois.
27:47Et je vois se balader
27:49dans des snaps.
27:51Plus,
27:51pendant 2 mois,
27:52je suis obligé
27:52de maintenir leur salaire.
27:53C'est un peu inadmissible.
27:54C'est le message
27:56que nous a laissé
27:57Christopher,
27:58il y a quelques minutes.
27:58Christopher,
27:59on vous a rappelé,
28:00on a voulu vous rappeler,
28:01vous entendre
28:01et échanger avec vous.
28:02Bonjour.
28:03Oui,
28:04bonjour,
28:04Amandine.
28:05Vous nous appelez d'où ?
28:06Alors,
28:07j'appelle de Fécamp.
28:08Donc,
28:09restaurateur,
28:10vous le disiez,
28:1024 collaborateurs,
28:12vous avez 42 ans,
28:134,2,
28:14comme disait tout à l'heure
28:15un auditeur.
28:16Et donc,
28:17il y en a 4
28:17qui sont en arrêt maladie.
28:18Tout ça parce que
28:19vous avez refusé,
28:20d'après vous,
28:21la rupture conventionnelle,
28:22c'est ça ?
28:22Oui,
28:22alors je vais vous raconter,
28:24c'est au mois de décembre,
28:26ils se sont mis en couple,
28:27donc deux et deux.
28:29Ils se sont montés
28:30un petit peu la tête,
28:31voilà,
28:31ils voulaient arrêter
28:32un peu la restauration
28:33et tout ça.
28:34Du coup,
28:34ils m'ont demandé
28:35les couples,
28:36une rupture conventionnelle,
28:37donc j'ai refusé.
28:39Et du coup,
28:40à partir de ce moment
28:40où j'ai refusé,
28:41du coup,
28:41ils se sont mis en arrêt
28:42de travail.
28:43Bon,
28:43mais quand vous dites
28:44du coup,
28:45il y a bien des médecins
28:45qui ont prescrit ces arrêts.
28:47Oui,
28:47oui,
28:47tout à fait.
28:48Alors,
28:48c'est burn-out,
28:49dépression,
28:50parce que forcément,
28:5124 collaborateurs,
28:52ils parlent entre eux.
28:54Forcément,
28:54j'ai écho
28:55qu'ils se mettent
28:55en burn-out
28:57ou dépression
28:57et ils savent très bien
29:00qu'ils ont
29:00trois ans
29:02que la CPAM
29:04les paye
29:06et du coup,
29:07voilà,
29:07donc du coup,
29:08depuis le mois de mars,
29:09ils sont en arrêt.
29:10Ils sont en arrêt.
29:11Oui,
29:11mais j'ai des arrêts
29:12de un mois,
29:13deux mois,
29:14voilà.
29:14Renouvelés à chaque fois.
29:15Oui,
29:16renouvelés à chaque fois.
29:17Donc,
29:17je dois leur maintenir
29:18leur salaire
29:18pendant deux mois
29:19qui est dans la convention
29:20collective
29:21et après,
29:22là,
29:22c'est la prévoyance
29:23qui remaintient
29:24leur salaire.
29:27J'ai essayé
29:27de trouver des solutions
29:28quand même.
29:28J'ai été à la médecine
29:29du travail
29:30pour essayer
29:31de...
29:32pour avoir
29:33un échange.
29:34Donc,
29:34la médecine du travail,
29:35le médecin du travail
29:36m'a dit
29:36est-ce que ça vous dit
29:37de voir un psy
29:38pendant une heure
29:39et que les autres
29:41collaborateurs
29:41voient un psy
29:42pendant une heure
29:43pour essayer
29:44de voir,
29:45essayer de s'arranger.
29:46j'ai dit
29:47moi,
29:47je veux bien voir
29:48le psy,
29:48il n'y a aucun souci.
29:49Peut-être que dans mon management,
29:50il y a des trucs à voir,
29:51il y a des trucs à changer,
29:52il n'y a aucun souci.
29:53Mais je dis
29:54mais il faut que les collaborateurs
29:55veulent revenir
29:55au sein de l'entreprise.
29:57Et le médecin m'a dit
29:58ben non,
29:58ils veulent une rupture conventionnelle.
29:59Donc,
30:00je dis ça ne sert à rien.
30:00j'ai aussi demandé
30:02à l'institution du travail
30:03de venir faire un check
30:05du restaurant
30:06pour voir s'il y avait
30:07des choses
30:07qui n'allaient pas
30:08il n'y avait rien
30:10qui allait.
30:11Je veux dire,
30:11tout allait bien.
30:13Donc,
30:13voilà,
30:14là,
30:14je suis dans l'impasse.
30:15Et vous n'avez pas essayé
30:16de contacter
30:17la sécurité sociale ?
30:19Il y a des médecins
30:20de la sécurité sociale ?
30:21Oui,
30:21parce que forcément,
30:22ces collaborateurs-là
30:24ne sont pas discrets.
30:25Ils vont,
30:26on habite dans une belle côte
30:27normande,
30:28donc ils vont à la plage,
30:29ils vont faire du sport,
30:31ils font même
30:31certains du black,
30:33ils vont faire du black.
30:35Donc,
30:35à chaque arrêt,
30:36j'envoie un mail
30:38à la CPAM.
30:39Donc,
30:40vous avez vu
30:40vos employés,
30:41pardon,
30:41je vous coupe,
30:41Christopher,
30:42mais vous avez vu
30:43vos employés
30:43en train de travailler
30:45alors même qu'ils sont
30:45dans la maladie ?
30:46En tenue de travail.
30:48D'accord.
30:49Et quand vous appelez
30:50le médecin de la sécurité sociale
30:51en lui expliquant ça ?
30:52Alors,
30:53pour avoir la CPAM du Havre,
30:56c'est très compliqué,
30:56donc il faut envoyer un mail.
30:58Donc,
30:58j'envoie un mail,
30:58donc tout le monde,
31:00alors ils me répondent
31:00une réponse bateau,
31:04nous allons les contrôler,
31:05nous vous tenons au courant,
31:07j'attends encore quoi.
31:08Bon,
31:08Christopher,
31:09vous restez avec nous,
31:09on va accueillir Frédéric.
31:10Bonjour Frédéric.
31:11Bonjour,
31:11vous êtes-vous médecin généraliste
31:14à Saint-Lô,
31:15c'est ça ?
31:16Oui,
31:16tout à fait.
31:16En Normandie aussi.
31:18En Normandie aussi,
31:19exactement.
31:19Est-ce que ça vous étonne
31:20ce que dit Christopher ?
31:22Donc,
31:22ces quatre arrêts maladie,
31:24dit-il,
31:25en tout cas,
31:25c'est ce qu'il en déduit,
31:27parce qu'on leur a refusé
31:29des ruptures conventionnelles.
31:31Vous,
31:32vous faites des arrêts
31:32de complaisance,
31:33vous médecin ?
31:34Ah bah non,
31:35évidemment non.
31:37Alors,
31:37c'est toujours compliqué,
31:38ces histoires-là,
31:39parce qu'effectivement,
31:40selon le point de vue
31:40duquel on se place,
31:42effectivement,
31:43je peux comprendre
31:44que l'employeur a cette sensation-là.
31:46Maintenant,
31:46moi,
31:46je ne peux pas préjuger
31:47de ce qu'ont ces personnes-là.
31:51C'est probable
31:51qu'il y ait quelques personnes
31:53qui arrivent à se faire arrêter
31:54au long cours
31:54quand ils ont des difficultés
31:56au travail.
31:57Après,
31:57je pense que
31:57le nœud du problème,
31:59c'est essentiellement aussi
32:00peut-être l'absence de contrôle
32:01et notamment de la Sécu,
32:02parce qu'il peut arriver
32:04que nous,
32:04on soit dans la difficulté
32:05parfois avec des gens
32:06dont on sent
32:08qu'ils n'ont pas forcément
32:09envie de retourner au travail
32:11pour une raison X ou Y.
32:14Ce n'est pas toujours simple,
32:15d'ailleurs,
32:15d'évaluer la situation.
32:19Mais surtout,
32:19c'est quand c'est un mal-être.
32:21Voilà,
32:21ça reste assez subjectif,
32:23donc c'est difficile d'évaluer,
32:25mais c'est vrai que nous aussi,
32:27parfois,
32:27quand on est dans la difficulté,
32:28on essaie de se tourner
32:30vers les médecins-conseils
32:31pour que les patients
32:32soient convoqués,
32:34mais c'est vrai que
32:34c'est très difficile
32:35parce que,
32:36comme dans tout le reste,
32:38les médecins de Sécu,
32:39ils ne sont pas assez nombreux,
32:40il n'y a pas assez de monde,
32:41il manque de médecins
32:42partout,
32:42partout,
32:43y compris en médecine salariée.
32:45Et vous avez des gens
32:46qui sont déjà venus vous voir
32:47en vous disant
32:48« Oh là là,
32:48je ne veux plus aller travailler,
32:49tout va bien,
32:50mais je ne veux plus y aller,
32:51faites-moi un arrêt ? »
32:52Ça existe, ça ou pas ?
32:53Non, non,
32:54les gens qui disent
32:54« Tout va bien,
32:55mais je ne veux plus aller travailler »,
32:56non,
32:57effectivement,
32:58il y a des gens qui disent
32:58« Je ne veux plus aller au travail,
33:00je ne peux plus y aller ».
33:01Mais moi,
33:01je n'ai jamais personne
33:02qui vient me dire
33:03« Non, non, ça va bien,
33:04mais je ne veux pas y retourner ».
33:05Non, non,
33:05le problème,
33:07c'est que quand les gens
33:07ne veulent pas y retourner,
33:09ils sont dans un vrai mal-être.
33:12On n'est pas à l'abri,
33:13je dirais,
33:14qu'un petit nombre,
33:16parfois,
33:17surjoue le...
33:19Mais comment trier ?
33:20Ce n'est pas toujours simple non plus.
33:22On est obligé
33:24de faire confiance
33:25à nos patients,
33:25a priori, quand même.
33:26Oui, Frédéric Christopheur,
33:28vous restez avec nous,
33:30on va continuer à échanger
33:30dans un tout petit instant,
33:31on retrouvera aussi
33:32Jean-Marc et Laurent
33:35dans un tout petit instant.
33:3630 de 10.
33:39Envoyez-nous vos messages
33:40sur l'application RTL
33:41ou appelez-nous
33:42au 30 de 10.
33:4350 centimes la minute.
33:46Amandine Bégaud.
33:47RTL Midi,
33:48les auditeurs ont la parole.
33:50Je m'appelle en tant
33:51que chef d'entreprise.
33:52Je constate
33:53une augmentation
33:53inquiétante
33:54des arrêts maladie.
33:55Bien sûr,
33:56certains sont légitimes
33:56et indispensables,
33:57mais il faut aussi reconnaître
33:59qu'il y a trop
33:59d'arrêts de complaisance.
34:00Le problème ne vient
34:01pas seulement des salariés.
34:02Certains médecins
34:03prescrivent des arrêts
34:04en sachant pertinemment
34:05qu'ils ne sont pas
34:06réellement judiciés.
34:07Et aujourd'hui,
34:08on est en train
34:08de nous dire,
34:08nous, chefs d'entreprise,
34:10que c'est encore nous
34:10qui allons devoir indemniser
34:11la première semaine
34:12d'arrêt maladie.
34:13Mais où on va ?
34:13Trop d'arrêt de complaisance,
34:16nous dit cette auditrice
34:17qui a laissé un message
34:17au 3210.
34:19Des médecins savent
34:19pertinemment
34:20que la personne
34:21en face d'eux
34:22n'est pas malade
34:23et pourtant,
34:23ils font cet arrêt maladie.
34:26On en parlait avec vous,
34:26Frédéric Christoffer,
34:27vous êtes toujours en ligne.
34:28On va accueillir Jean-Marc.
34:29Bonjour Jean-Marc.
34:31Bonjour Armandine,
34:31bonjour à tous.
34:32Vous nous êtes où ?
34:34Alors, j'appelle
34:34de Seine-les-Marnes,
34:35à vosoirs-la-Ferrières.
34:36Très bien.
34:37Vous êtes vétérinaire,
34:38c'est ça ?
34:39Oui,
34:39chef d'entreprise,
34:40on va dire,
34:40chef d'entreprise.
34:42Et je voulais dire,
34:43en fait,
34:44je suis dans le sens
34:45de Christoffer
34:45puisque j'ai eu
34:47plusieurs cas d'arrêt
34:48taxé de complaisance
34:50puisqu'une salariée
34:50est venue nous voir une fois
34:51et elle voulait
34:52une rupture conventionnelle.
34:54J'ai refusé
34:54parce que ça coûte
34:55de l'argent à la société.
34:56Et quand elle lui a dit
34:58que je refusais,
34:58elle m'a répondu
34:59si vous refusez la rupture,
35:00mon avocat m'a dit
35:01de me mettre en arrêt.
35:02Elle vous l'a dit comme ça ?
35:04Elle me l'a dit comme ça.
35:05Et le lendemain,
35:05j'avais l'arrêt dans mon bureau.
35:06Et ça a duré combien de temps ?
35:08Ça a duré 3-4 mois.
35:09Je n'ai pas cédé.
35:10Donc après,
35:10elle a fini par démissionner
35:11parce qu'elle voulait
35:12quitter la région,
35:13je suppose.
35:14Et j'ai eu un autre salarié
35:15qui lui a été mis à pied
35:17de façon conservatoire
35:18suite à un vol avéré
35:20au sein de l'entreprise.
35:21Deux jours plus tard,
35:22il est arrivé
35:23avec son arrêt,
35:24un arrêt d'un mois.
35:25Et voilà.
35:26Donc, c'est des gens
35:27qui ont quitté l'entreprise
35:28en bonne santé.
35:30Mais parce qu'un
35:31a été mis à pied,
35:32l'autre avait eu
35:33un refus
35:34d'options conventionnelles,
35:37ces deux personnes
35:37sont mis en arrêt.
35:39C'est la façon
35:39pour eux de se protéger,
35:41je s'entends bien,
35:41mais ça coûte de l'argent
35:42à la société.
35:44Frédéric,
35:44vous êtes médecin généraliste,
35:45je le rappelle,
35:46vous nous appelez de Saint-Lô.
35:47Quand vous entendez
35:48ce que dit Jean-Marc,
35:49vous avez aussi entendu
35:50Christopher,
35:51mais là,
35:51quand vous entendez
35:51ce que dit Jean-Marc,
35:52qu'est-ce que vous dites ?
35:54J'entends bien
35:55les difficultés
35:56que ça pose,
35:58mais moi,
36:00l'histoire des arrêts
36:00de complaisance,
36:01je veux bien,
36:02mais en fait,
36:03quel intérêt déjà
36:04on aurait à faire
36:05des arrêts de complaisance ?
36:06D'une part,
36:07on est débordé de travail.
36:08À une époque,
36:09ça a peut-être pu exister
36:10il y a une quarantaine
36:11ou une cinquantaine d'années,
36:12il est possible que ça existait
36:12parce que les médecins,
36:14mes prédécesseurs,
36:15les plus anciens,
36:16quand ils se sont installés,
36:17au début de leur installation,
36:18ils voyaient un,
36:19deux ou trois patients par jour.
36:20Donc, on peut comprendre
36:20que dans ces conditions-là,
36:21ils avaient intérêt effectivement
36:23à céder à tous les désirs
36:25des patients,
36:26mais actuellement,
36:27on a trop de travail.
36:29On refuse des patients
36:30parce qu'on ne peut pas
36:30voir tout le monde.
36:31Donc, à l'intérêt,
36:32on aurait à faire des arrêts
36:32pour tous les autres.
36:32Marie Guerrier, tout à l'heure,
36:33nous disait que la Sécu,
36:35en tout cas,
36:35c'est ce que dit la Sécurité sociale,
36:37indique qu'un tiers
36:38des arrêts maladie longue durée
36:40sont des arrêts abusifs.
36:42Alors, en fait,
36:43l'histoire,
36:43c'est l'histoire qui a été sortie
36:44où il y a eu 54%
36:46des arrêts de plus de 18 mois
36:49qui ont été considérés
36:50comme abusifs.
36:51En fait, c'est un chiffre
36:52qui a été construit de toute pièce
36:53et la CNAM a été forcée
36:55de reconnaître
36:55qu'en fait,
36:56ce chiffre a été construit
36:58à partir d'un...
37:00Pas d'un échantillon,
37:01mais à partir
37:01d'un contrôle pré-ciblé.
37:03Ils ont sorti 18 000
37:04arrêts de travail
37:05qu'ils avaient pré-ciblés
37:06et après, ils ont sorti les chiffres
37:09et en fait,
37:10il y en a qui étaient injustifiés
37:11mais dans les injustifiés,
37:12ils ont compté ceux aussi
37:13qui relevaient de l'investissement.
37:14Pour le chiffre,
37:15vous le contestez ?
37:16Ah ben, il a été contesté
37:17dans les médias,
37:18dans plusieurs grands médias nationaux.
37:20Jean-Marc,
37:20qu'est-ce que vous répondez
37:21à Frédéric
37:22quand vous l'entendez
37:23défendre les médecins ?
37:26Ce que je réponds,
37:27c'est que je ne mets pas
37:28tous les gens en même panier.
37:29Il y en a qui font très bien
37:29leur travail
37:30et qui sont très sérieux là-dessus.
37:32Après, moi, une fois,
37:33il y a quelques années de ça,
37:34j'étais avec un médecin,
37:36il ne savait pas ce que je faisais
37:37mais je parlais des arrêts comme ça
37:38et il m'a répondu,
37:40c'est le médecin qui me l'a dit,
37:41s'il ne donne pas son arrêt
37:42à la personne,
37:43elle ira voir un autre médecin
37:44pour finir par l'avoir.
37:46Là, tu l'as dit un médecin.
37:47Ça a dû exister,
37:48c'est clair.
37:49Mais pour vous,
37:49ça n'existe plus Frédéric ?
37:51Nous, on n'a pas...
37:52Si vous voulez,
37:53allez voir un autre médecin
37:54mais aujourd'hui,
37:54peut-être,
37:55il ira voir un autre médecin
37:56mais j'allais dire,
37:57à la limite,
37:58nous, ça nous arrange
37:59puisque comme ça,
38:04vous nous appelez Détampe,
38:06vous êtes infirmier,
38:08des médecins qui font
38:10de faux arrêts de travail,
38:11enfin en tout cas,
38:11de vrais arrêts de travail
38:12mais pour une fausse raison,
38:15j'allais dire,
38:15vous y croyez, vous ?
38:16Non, pas du tout.
38:17Non ?
38:18Moi, je pense que le terme,
38:19déjà,
38:20arrêt de complaisance,
38:22c'est en incriminer médecin.
38:24Moi, de mon avis personnel,
38:27un médecin en dix minutes,
38:28quelqu'un qui arrive plié en deux
38:30dans son bureau,
38:31qui dit j'ai mal au dos,
38:32je ne peux plus bouger,
38:33en dix minutes,
38:33il ne peut pas savoir
38:34si le patient simule,
38:36s'il est obligé
38:37de lui faire un arrêt
38:38au moins pour la semaine.
38:40Voilà,
38:40donc en fait,
38:41c'est le patient
38:41qui est responsable de ça.
38:45Et je pense qu'il faudrait
38:46beaucoup plus de contrôle
38:47si on parle d'économie
38:48de la CQ,
38:49si l'argent qu'on économise,
38:50on le mettait dans les contrôles,
38:52les gens seraient déjà
38:53un peu moins réactifs
38:54à faire des arrêts de travail
38:55de complaisance,
38:56comme on dit.
38:57Jean-Marc Christopheur...
38:59Pour moi,
38:59complaisance,
39:00c'est un mot
39:00qui incrimine les médecins
39:02et j'ai vraiment du mal
39:04à entendre ça
39:04parce que je pense
39:05qu'ils y sont absolument
39:06pour rien dans cette histoire.
39:08Jean-Marc Christopheur,
39:09vous,
39:09chef d'entreprise
39:10qui avez été confronté
39:11à,
39:12dites-vous en tout cas,
39:13à ces arrêts de complaisance,
39:14qu'est-ce que vous répondez
39:14à Laurent ?
39:15Jean-Marc Christopheur ?
39:19Jean-Marc Christopheur ?
39:23Là,
39:23moi,
39:24j'ai des arrêts
39:24de un mois
39:25et deux mois.
39:26Le mal au dos,
39:26il n'y a pas de souci.
39:27Le mal au dos,
39:28là,
39:28ça fait six mois.
39:29Là,
39:29le côté dépressif
39:30au burn-out,
39:31vu que c'est la nouvelle mode
39:32du burn-out,
39:33là,
39:33c'est des arrêts
39:33de deux mois.
39:34Même si demain,
39:35je les fais contrôler.
39:36Ça veut dire que demain,
39:37je les contrôle.
39:39Ils n'ont pas le droit...
39:40Voilà,
39:40ils se sont fait contrôler,
39:41ils se sont fait griller.
39:42Le lendemain,
39:43ils vont chez le médecin,
39:44ils se remettent en arrêt,
39:45c'est rebelote,
39:46ils se refont
39:48indemnités par la CPAM.
39:52D'accord ?
39:52Justement,
39:53ils se font contrôler.
39:57Et même,
39:57le médecin ne le voit
39:59que dix minutes.
39:59Dix minutes pour dire
40:00« je ne vais pas bien,
40:01j'ai mal,
40:02j'ose pas,
40:02j'ai de l'angoisse »
40:03et tout ça,
40:03forcément,
40:04qu'ils vont le mettre en arrêt.
40:07Et on a des médecins du travail.
40:10Je ne comprends pas
40:10pourquoi les médecins du travail
40:11ne jouent pas leur jeu
40:12de dire
40:13« allez voir le médecin ».
40:14Le médecin généraliste dit
40:15« allez voir votre médecin du travail »
40:17et lui,
40:17il va pouvoir trouver des solutions.
40:18Parce que moi,
40:19en tant qu'employeur
40:20et moi et les autres collaborateurs,
40:22je n'ai pas de passerelle.
40:23Ça veut dire
40:23de dialogue,
40:24il n'y a pas de dialogue,
40:25il n'y a rien,
40:25je ne peux rien faire.
40:26c'est-à-dire que moi,
40:29les médecins du travail,
40:30même moi dans le public,
40:32je peux vous dire
40:32que pour avoir un rendez-vous
40:33avec les médecins du travail,
40:35c'est un parcours du combattant.
40:37même s'ils sont contrôlés,
40:39même s'ils sont contrôlés,
40:42même s'ils sont contrôlés,
40:44ok,
40:45ils se font contrôler,
40:46ils se font griller,
40:47le lendemain,
40:48ils vont chez le médecin,
40:49ils se remettent en arrêt,
40:50ça recommencera.
40:52Oui,
40:53mais quand ils se font griller,
40:54si on leur fait rembourser
40:56les indemnités qu'ils ont touchées...
40:57Ah,
40:57ça,
40:58c'est une autre solution,
40:58c'est une proposition.
40:59Oui,
40:59parce que quand on fronde
41:01les impôts,
41:01par exemple,
41:03il y a un rattrapage.
41:03Oui,
41:04il faudrait la même chose
41:05pour les arrêts maladie.
41:05Quand on fronde la sécu,
41:07il faut un rattrapage.
41:08Bon,
41:08vous savez quoi ?
41:09On reparlera de ce sujet
41:10parce que vous avez été
41:10très très très nombreux
41:11à réagir.
41:13Merci Laurent,
41:14merci Jean-Marc,
41:15Frédéric Christoffer
41:16d'avoir pris la parole
41:17et de nous avoir donné
41:18vos témoignages.
41:19Vous le savez,
41:20cette émission,
41:21c'est la vôtre.
41:213210 pour réagir,
41:23pour participer.
41:24Il y a l'application RTL également.
41:25On va parler boulangerie
41:27dans un instant pain,
41:28la guerre du pain,
41:29la baguette
41:30à 29 euros
41:31pour ou contre.
41:33Là aussi,
41:33ça vous fait réagir.
41:34A tout de suite.
41:3429 centimes,
41:35oui,
41:35pas 29 euros.
41:36Bien sûr,
41:36à tout de suite.
41:38Jusqu'à 14 heures,
41:39RTL midi,
41:40les auditeurs ont la parole.
41:43Avec Amandine Bégaud.
41:45Jusqu'à 14 heures,
41:48les auditeurs ont la parole.
41:49Amandine Bégaud sur RTL.
41:52Peu importe le sou,
41:54c'est important.
41:55le pain artisan,
41:58c'est très important.
41:59Donc,
41:59je tenais à dire ça,
42:01car moi,
42:02le pain,
42:02même qu'il soit
42:032 centimes,
42:04je ne le prendrais pas.
42:05Je préfère me priver
42:06sur autre chose.
42:08Voilà pour ce message
42:09qu'on a reçu
42:10il y a quelques tout petits
42:10instants.
42:11Au 3210,
42:13la baguette
42:14à 29 centimes d'euro
42:15qui fait son retour
42:16dans plusieurs enseignes.
42:18C'est le cas
42:18chez Aldi,
42:19chez Lidl.
42:20C'était le cas
42:20déjà depuis plusieurs années
42:21chez Leclerc.
42:23Pour ou contre,
42:24vous êtes très nombreux
42:26à réagir.
42:26Victor,
42:27on a beaucoup de messages
42:28sur la page Facebook
42:29notamment de l'émission.
42:29Quelques messages.
42:30Celui de Muriel
42:31sur la page Facebook.
42:33Je préfère largement
42:34le pain de mon boulanger.
42:35Il est bien cuit
42:36et il se garde
42:37très longtemps.
42:38Et puis Caroline
42:39comprend ceux
42:40qui peuvent acheter
42:41ses pains à 29 centimes,
42:43ses baguettes
42:43à 29 centimes.
42:44Cependant,
42:45pour elle,
42:45rien ne vaut
42:46une baguette
42:47ou un pain
42:47fait par son boulanger
42:49de son village.
42:50Et pour continuer
42:50d'en parler,
42:51cueillons Isabelle
42:52qui a fait le 30 de 10.
42:53Bonjour Isabelle.
42:55Bonjour Amandine.
42:56D'où nous appelez-vous ?
42:57Du Loiret.
42:58Du Loiret.
42:59C'est une commune
42:59près d'Orléans.
43:00Très bien.
43:01Je peux me permettre
43:01de vous demander
43:02votre âge ?
43:03Oui,
43:03j'ai 65 ans.
43:04Vous avez 65 ans.
43:05Vous êtes retraitée ?
43:06Alors,
43:06jeune retraitée depuis
43:07alors ça fait
43:08une année bientôt là.
43:09Et votre pain,
43:10vous l'achetez donc
43:11tous les jours
43:11à la boulangerie ?
43:12Ah bah oui,
43:13mais c'est hors de question
43:14que je le fasse autrement
43:15en fait.
43:15C'est pas possible.
43:16Moi,
43:17ça me fait hurler
43:17d'entendre du pain
43:18à 29 centimes
43:19dans les grandes surfaces.
43:20Je ne comprends pas.
43:21Moi,
43:21je soutiens
43:22les petits commerçants
43:25en général.
43:26Donc moi,
43:26c'est artisan,
43:27boulanger
43:27ou pas de pain.
43:29C'est aussi
43:29ce que nous dit
43:30Michel
43:31au 64 900
43:33par SMS
43:33avec le mot-clé
43:35midi.
43:36Il nous dit
43:36peu importe le prix,
43:37c'est meilleur
43:38et puis il faut conserver
43:39les commerces locaux
43:40que personne ne se plaigne
43:41ensuite.
43:42J'ai quand même
43:43Philippe
43:44et vous ouvriez
43:45en boucherie
43:46à Brive-la-Gaillarde.
43:47Alors lui,
43:47il a fait les comptes.
43:48Une baguette par jour
43:49à 1,10€,
43:51c'est 1,09€
43:52la moyenne en France.
43:53Ça fait 401,50€
43:55par an
43:56d'après ses calculs
43:57et une baguette par jour
43:58à 26 centimes.
44:00Lui,
44:01il a mis
44:0194,90€.
44:03Quand même,
44:04Isabelle,
44:04vous comprenez
44:04que pour une famille
44:05qui, je ne sais pas,
44:06achète 2 ou 3 baguettes
44:07par jour,
44:08ça fait la différence.
44:10C'est ce que je disais
44:11à Victor tout à l'heure
44:12au téléphone.
44:12En fait,
44:13je comprends
44:13mais moi
44:14où je m'interroge,
44:15c'est quand je regarde
44:16parce que c'est vrai
44:18que les familles nombreuses,
44:19les familles qui ont
44:20des petits budgets,
44:21malheureusement,
44:22j'ai envie de dire
44:22et ça me gêne beaucoup
44:23de le dire,
44:24on les voit en principe,
44:25on les remarque
44:26quand elles font leur course
44:27et elles ont des caddies
44:28qui sont bondés
44:29de sucreries,
44:31de boissons soda,
44:32de Coca-Cola
44:33et autres.
44:34Et c'est moi,
44:35c'est là où je me dis
44:36que ce ne sont pas
44:36les bons choix
44:37qui sont faits.
44:38Alors,
44:38on peut avoir des enfants,
44:39on peut avoir envie
44:40de leur faire plaisir
44:40mais peut-être
44:42tout simplement
44:42acheter de temps en temps
44:45une bonne bouteille
44:46de sirop,
44:47voilà,
44:47par exemple,
44:48moi je suis dans la région
44:49c'est le sirop Monin,
44:50voilà,
44:50vous voyez,
44:51faire un petit truc comme ça
44:52ou alors on se dit
44:52une fois de temps en temps
44:54mais ces gens-là
44:55ont toujours
44:55leur chariot rempli,
44:57rempli,
44:57rempli de,
44:58moi j'appelle ça
44:59des cochonneries en fait.
45:00Oui,
45:00donc vous voudrez mieux
45:01rogner sur ces cochonneries
45:03arrêter d'en acheter
45:03ou en acheter un peu moins
45:04et puis acheter du bon pain.
45:06Bien sûr.
45:06On va accueillir,
45:07vous restez avec nous Isabelle,
45:08on va accueillir Sophie.
45:08Bonjour Sophie.
45:10Bonjour Amandine.
45:11Bon,
45:11ravie de vous entendre,
45:12vous nous appelez d'où ?
45:14D'Evreux.
45:14Bon,
45:15D'Evreux,
45:15vous êtes-vous retraitée,
45:17votre pain,
45:18vous l'achetez où ?
45:19En hypermarché ?
45:21Ah non,
45:21jamais,
45:21toujours en boulangerie.
45:24J'avais la petite fiche
45:25de Victor sous les yeux
45:27mais je me suis dit
45:27allez,
45:28un peu de...
45:29Non mais vous l'avez jamais acheté
45:30sérieusement en hypermarché,
45:31jamais ?
45:32Non,
45:33si je vais être franche avec vous,
45:34j'y ai déjà goûté
45:35mais ça ne me satisfait pas,
45:38j'aime bien le côté croustillant
45:40du pain de chez mon boulanger,
45:43les différentes variétés de pain
45:45que je peux acheter également
45:47parce qu'on n'achète pas toujours
45:49sa baguette,
45:51on peut aussi diversifier ses goûts
45:53et puis c'est aussi une façon
45:56de soutenir les boulangers.
45:58Oui,
45:59les boulangers,
46:00les artisans
46:01et les commerçants
46:02qui dans bon nombre
46:03de centres-villes
46:04sont de moins en moins nombreux.
46:06Martine,
46:06bonjour.
46:08Bonjour.
46:09Vous nous appelez
46:09de quelle région vous ?
46:11Ah,
46:12moi j'appelle du nord
46:13de l'Avénoye
46:14où il fait un très beau soleil
46:1627 degrés.
46:18Combien ?
46:18Ma porte est ouverte.
46:2027 ?
46:21Ah oui,
46:22et moi ma porte est grande,
46:23ouverte.
46:24Et puis voilà,
46:25il fait bon dans le nord.
46:27Vous avez bien raison
46:28et on l'entend dans votre voix.
46:30Vous êtes d'accord
46:31avec Sophie et Isabelle ?
46:32Ah bah tout à fait,
46:33tout à fait.
46:34Écoutez un peu,
46:35achetez une baguette là.
46:36Moi j'ai fait l'expérience,
46:37j'ai acheté une fois,
46:38deux fois,
46:38ça a été fini à vie.
46:40Vous prenez une baguette,
46:41je vais vous dire,
46:43vous prenez une baguette.
46:45Dans Lidl,
46:46Aldi,
46:46tout ce qu'on veut.
46:47Le lendemain,
46:48je vous assure
46:49que vous pouvez tuer
46:50quelqu'un avec.
46:51Vous avez une trique.
46:52Parce qu'elle durcit ?
46:54C'est une catastrophe.
46:56Maintenant,
46:56vous coupez un bout de baguette.
46:57Vous avez votre tasse de café.
46:59Vous prenez un bout de baguette.
47:01Vous la trempez.
47:02Deux secondes après,
47:03il n'y a plus de café.
47:06Bon alors,
47:07bah oui.
47:08Le pain de vêt de boulanger,
47:09vous pouvez le garder le lendemain.
47:11En le protégeant un peu.
47:12J'ai ma baguette.
47:14Hier,
47:14j'avais oublié
47:15d'aller chez mon boulanger.
47:16Je sais qu'il y a une boîte à pain
47:18au village à côté.
47:19J'ai pris ma voiture,
47:20j'ai été chercher la baguette.
47:22Mais aujourd'hui,
47:23je vais encore manger cette baguette.
47:24Et je sais qu'il n'y aura pas de problème.
47:27Parce que les gens,
47:28ils aiment peut-être
47:29manger,
47:31excusez-moi,
47:31entre guillemets,
47:32de la merde.
47:33Parce que moi,
47:33je vois autour de moi,
47:34on va chercher le pain là
47:36ou une pizza
47:36parce que,
47:37bon là,
47:37elles ne sont pas chères.
47:38Puis,
47:39on achète un grand sac
47:40de pédis,
47:42je ne sais pas toi,
47:42tu ne peux pas le dire,
47:43pour le chien.
47:45Donc,
47:46vous voyez ce que je veux dire.
47:47Oui, alors,
47:47justement,
47:48est-ce qu'elles sont moins bonnes,
47:50moins bonne qualité,
47:51ces baguettes ?
47:52Martine,
47:53Sophie,
47:53Isabelle,
47:53je vous propose
47:54qu'on accueille Michel.
47:55Bonjour Michel.
47:57Oui,
47:57bonjour.
47:58Alors,
47:58c'est très intéressant
47:59que vous nous ayez appelé.
48:00Vous nous appelez d'où d'abord ?
48:02De Langeau,
48:03du Maine-et-Loire.
48:03Du Maine-et-Loire,
48:04très bien.
48:05Vous avez 62 ans,
48:07vous êtes retraitée
48:07et vous avez travaillé
48:08dans la grande distribution.
48:10Vous avez vu
48:10comment elles sont faites,
48:11ces baguettes ?
48:12Alors,
48:12en fait,
48:13moi,
48:13je n'étais pas dans ce rayon-là,
48:14mais ils m'arrivaient
48:14de passer dans leur rayon
48:16ou dans leur labo.
48:17Et en fait,
48:17tout ce qui est pain spécial,
48:19ça arrive surgelé en boule,
48:20il y a juste à les passer.
48:22Et bien voilà.
48:23Après,
48:23la baguette tradition,
48:26elle est faite,
48:27OK,
48:27dans leur labo.
48:29C'est des farines
48:29qui arrivent en sac
48:30et puis bon,
48:31ils pétrissent,
48:31machin et tout.
48:32Mais par contre,
48:33comme mon mari
48:33fait son pain lui-même,
48:36vous savez,
48:36c'est un métier,
48:37boulanger,
48:38c'est très compliqué.
48:40Il a passé trois
48:41avant d'y arriver
48:42et il m'a dit
48:42comment ça se fait
48:43que chez eux,
48:44le pain est alvéolé et tout.
48:45Mais en fait,
48:46il y a plein de produits dedans.
48:47Sur le sac de farine,
48:48il y a des mnons
48:49que je ne connaissais pas
48:50et tout ça,
48:51c'est des ingrédients
48:52qui sont à l'intérieur.
48:54Après,
48:55on dit
48:56les enfants
48:57deviennent allergiques
48:58à ceci,
48:59à machin et autre.
49:00Qui sait
49:00si tous ces produits-là
49:02ne font pas tout ça ?
49:03Ne contrôlent pas tout ça.
49:04Le boulanger,
49:06c'est son levain,
49:07sa farine
49:08et son eau
49:09et son sel
49:09et basta,
49:10il faut que ça pousse.
49:11Donc le travail
49:11n'est pas du tout le même.
49:13La baguette,
49:14elles ne sont pas mauvaises
49:16quand vous mangez
49:16une baguette tradition
49:17dans une grande surface.
49:19Il faut avouer
49:20qu'elles ne sont pas mauvaises
49:21du tout.
49:21Ce serait méchant
49:22de dire...
49:22Elles ne sont pas mauvaises
49:24mais elles ne sont pas bonnes.
49:24Oui,
49:25mais c'est plutôt
49:26qu'est-ce qu'il y a dedans ?
49:28C'est ça,
49:28moi,
49:28qui m'intéresse
49:29par rapport
49:29à un boulanger
49:30qui fait tri
49:31de A à Z
49:32et qui le levain,
49:34il fait son travail.
49:35Voilà.
49:35C'est pour ça qu'ils se lèvent
49:36à 4h du matin
49:37pour le faire ?
49:38Non,
49:38en tout cas,
49:40le responsable
49:40des achats de Lidl
49:41tout à l'heure
49:41nous disait
49:41que c'était fabriqué
49:42en usine
49:43et en revanche
49:44cuit dans le magasin.
49:46Un grand merci,
49:47Michel,
49:48Sophie,
49:48de nous avoir appelé,
49:49Martine,
49:49vous profitez bien,
49:50Martine,
49:51du soleil
49:51et de ces températures
49:52qui ont l'air divines
49:53dans le Nord.
49:54Dans un tout petit instant,
49:55on va retrouver
49:56Jean-Alphonse Richard,
49:57l'heure du crime.
49:58Aujourd'hui,
49:58Géraldine Giraud,
49:59Katia Lherbier,
50:00les mystères de l'affaire Trébert.
50:01C'est tout de suite.
50:02C'est tout de suite.
50:03A tout de suite,
50:04Jean-Alphonse.
50:04Avant cela,
50:05l'essentiel de l'actualité,
50:06il est 14h.
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