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  • il y a 6 mois
Retrouvez l’émission le 18h Eco présentée par Guillaume Paul du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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00:00... le 18h écho, Guillaume Paul.
00:07Il est pile 18h, soyez les bienvenus dans le 18h écho dans l'actualité de ce vendredi.
00:11On a des marchés américains qui sont euphoriques depuis tout à l'heure, trop peut-être.
00:16En tout cas, le patron de la réserve fédérale américaine l'a clairement laissé entendre tout à l'heure.
00:20Il y aurait des arguments pour baisser les taux d'intérêt dès le mois prochain.
00:25On va voir ça dans un instant, bien sûr.
00:26En France, les professionnels du vin qui appellent l'État au secours,
00:30les droits de douane américains vont rester très élevés pour eux.
00:33Ils demandent donc à être soutenus en attendant un éventuel accord avec Washington.
00:38Et puis en France, toujours les syndicats a eu petit à petit qui sont obligés de se positionner
00:41face au fameux mouvement du 10 septembre.
00:44Sudrail a choisi et soutient le mouvement.
00:47La CGT, vous verrez, est beaucoup plus réservée.
00:50Voilà le programme non exhaustif, bien sûr.
00:51On est ensemble jusqu'à 18h30.
00:53Bonne soirée.
00:53Donc, Jérôme Powell qui ne ferme pas la porte, ça suffit au bonheur des marchés.
00:59Vous allez voir, qui ne ferme pas la porte à une baisse des taux d'intérêt aux États-Unis à la mi-septembre.
01:03Il l'a dit tout à l'heure dans son discours très attendu de Jackson Hole aux États-Unis.
01:07Écoutez.
01:07À court terme, les risques pesant sur l'inflation penchent à la hausse, tandis que les risques pesant sur l'emploi penchent à la baisse.
01:17C'est une situation difficile lorsque nos objectifs sont en tension de cette manière.
01:21Notre taux directeur est aujourd'hui 100 points de base plus proches de la neutralité qu'il ne l'était il y a un an.
01:26Et la stabilité du taux de chômage, ainsi que d'autres indicateurs du marché du travail, nous permettent d'avancer avec prudence dans l'examen de toute modification de notre orientation de politique monétaire.
01:37Néanmoins, dans un contexte où la politique reste restrictive, les perspectives de base et l'évolution de l'équilibre des risques pourraient justifier un ajustement de notre position.
01:49Voilà, Jérôme Powell, tout cela pourrait justifier un ajustement de nos propositions.
01:53Voilà en gros ce qu'ont retenu les marchés.
01:55On va en parler quelques instants avec Philippe Wechter qui est avec nous en visio.
01:58Bonsoir Philippe, merci d'être avec nous, chef économiste chez Ostroom Asset Management.
02:02Est-ce que vous êtes plus convaincu, moins qu'hier, sur la perspective d'une baisse des taux d'intérêt ?
02:08Alors peut-être pas dès la mi-septembre, mais à plus ou moins long terme, Philippe.
02:12Non, mais c'est quelque chose qui a été évoqué depuis un bon moment.
02:16Indépendamment des pressions qui peuvent être faites par la Maison-Blanche, on voit bien que le marché du travail a changé d'allure,
02:22que l'inflation ne s'envole pas et que de ce que là, il y a des marges de manœuvre pour la Fed.
02:29C'est ça le message principal.
02:33Ce qui est intéressant, c'est deux choses.
02:36Sur le marché du travail, on ne comprend pas tout à fait comment les choses vont s'ajuster,
02:40parce que les entreprises pour lesquelles la croissance est plus faible créent moins d'emplois,
02:46mais dans le même temps, les politiques sur les flux migratoires font qu'il y a moins de gens
02:50qui arrivent sur le marché du travail.
02:52Donc on a un équilibre un petit peu particulier qui se met en place
02:56et il y aura un peu plus d'inflation du fait des droits de douane,
03:01mais Powell et la Federal Reserve n'anticipent pas une montée en puissance de l'inflation.
03:07Et donc dans ce cadre-là, ils privilégient le risque sur l'emploi et sur l'activité
03:13et effectivement pourraient baisser ces taux assez rapidement.
03:17– Est-ce que pour vous, ça veut dire que les marchés ont forcément acté
03:21une baisse des taux d'intérêt dès le mois de septembre prochain ?
03:24Philippe, est-ce que dans la foulée, ça veut dire qu'ils anticipent
03:27une série de baisses de taux d'intérêt d'ici la fin de l'année ?
03:31On a fait 100 points de base en moins l'an dernier.
03:33Est-ce que les marchés anticipent que peut-être c'est quelque chose qui pourrait se reproduire
03:36ou ça serait aller un petit peu trop vite en besogne pour vous finalement ?
03:39– Le propos est moins inquiet sur la dynamique de l'activité qu'il ne l'était l'année dernière.
03:47Quand Powell était intervenu à Jackson Hole il y a un an,
03:51il y avait une vraie inquiétude sur le marché du travail.
03:55Là, il ne l'est pas autant qu'il y a un an.
03:57Donc il y aura des mouvements de baisse, mais probablement pas autant que l'année dernière.
04:02D'autant qu'il dit dans son discours aujourd'hui, l'année dernière on était beaucoup plus loin
04:08de ce que nous, nous considérons comme le taux d'équilibre.
04:11On s'en est largement rapproché, donc la marge de manœuvre est beaucoup plus limitée.
04:17– Oui, ce que vous dites aussi, parce que c'était la crainte de certains analystes,
04:21qu'ils soient trop virulents sur le marché du travail.
04:24Là, il a parlé d'un risque de dégradation du marché du travail.
04:28Mais à être trop alarmiste, il aurait pu provoquer une petite flambée,
04:31une petite remontée des taux d'intérêt à 10 ans.
04:33Or, on voit qu'on a une détente, donc il a parfaitement joué l'équilibre aujourd'hui.
04:37– Non, non, il a joué le jeu en disant, voilà, il y a cet équilibre offre-demande
04:42que j'évoquais tout à l'heure, mais sur les autres indicateurs,
04:47on n'a pas de rupture, le taux de chômage reste bas malgré tout.
04:51Tous les indicateurs techniques que l'on peut regarder ne présentent pas d'alarme particulière.
05:00Et donc, il n'y a pas de raison de se précipiter.
05:03Alors que l'année dernière, il a eu très clairement, dans son discours de Jackson Hole,
05:08l'envie et le besoin de précipiter le mouvement dès le mois de septembre.
05:12Là, on n'est pas sur la même chose.
05:14Et il termine en disant, on va avoir des données d'ici là,
05:17on verra s'il faut effectivement mettre en œuvre cette baisse des taux
05:22ou si on a des possibilités d'attente.
05:26– Donc là, on voit que le pourcentage des investisseurs actant,
05:30entre guillemets, une baisse des taux d'intérêt en septembre a légèrement remonté.
05:35Vous nous dites ce soir, les choses ne sont pas jouées du tout, du tout, du tout, Philippe.
05:39– Non, mais la probabilité est forte malgré tout d'avoir un mouvement de baisse des taux en septembre.
05:48Le risque qu'on va avoir et sur lequel il va falloir être très attentif,
05:55c'est le prochain rapport sur le marché du travail.
05:59On sait que le dernier a provoqué tout un bouleversement
06:03au bureau à Flavio Statistique qui publie ces données.
06:07il y a un nouveau patron de ce BLS,
06:12on attend de voir ce qui sera présenté, comment ce sera présenté.
06:18Et ça, ça pourrait être un élément à prendre en compte
06:21dans les décisions qui seront prises par la Banque Centrale Américaine.
06:25– C'est vrai que d'ici la prochaine réunion de la FES,
06:27donc 16 et 17 septembre prochains, il y a plusieurs rendez-vous, Philippe.
06:30L'inflation PSE le 29 août, le 5 septembre vous avez le rapport sur l'emploi
06:34du mois d'août qui est en train de se terminer,
06:35puis il est prêt à la conso effectivement le 11 septembre,
06:37donc pas mal de choses peuvent changer d'ici là bien sûr.
06:39Est-ce qu'il y a pour vous la confirmation aujourd'hui
06:41que Powell ne cède pas à la pression de Trump,
06:43qui ne rate pas une occasion bien sûr de demander
06:45sous des formes plus ou moins fleuries, on va dire ça comme ça,
06:48à Powell de baisser les taux d'intérêt ?
06:50– Oh non, il a évoqué les perturbations
06:54qu'engendraient la politique menée par la Maison-Blanche,
06:58mais il n'a pas été plus loin que ça, il n'a pas eu de pic particulier,
07:04il a été toujours sobre comme il l'est depuis le début de son mandat,
07:09sans excès, sans montrer du doigt, donc il est très en phase
07:15avec la façon dont il a pu évoquer les choses depuis qu'il est à la présidence de la FED.
07:22Donc pas de pic particulier.
07:24– Parlons l'instant de Jérôme Powell, tiens le choc, merci beaucoup Philippe,
07:27merci d'avoir été avec nous ce soir sur BFM Business,
07:30Philippe Wechter, chef économiste chez Ostrom Asset Management,
07:33merci beaucoup, à très vite sur BFM Business.
07:35Alors on va écouter Trump qui n'a pas réagi aux propos de Powell,
07:39mais qui nous a quand même confirmé qu'il était toujours en très mauvais terme avec la FED,
07:42il vient de menacer, écoutez bien, l'une des membres du conseil de gouverneur de la FED
07:47de la lestituer au cas où elle ne démissionnerait pas.
07:51Il s'agit de Lisa Cook, il se trouve qu'elle est suspectée d'avoir falsifié des documents
07:55pour obtenir un prêt immobilier.
07:56Forcément, Trump a sauté sur l'occasion, écoutez.
08:00– Je la renverrai si elle ne démissionne pas, oui, ce qu'elle a fait est très mal,
08:05donc je la verrai si elle ne démissionne pas.
08:07– Voilà Donald Trump et Lisa Cook qui ont en plus le tort pour elle
08:10de ne pas être en phase avec Donald Trump sur la question des taux d'intérêt.
08:13Dans l'actualité ce soir, mauvaise nouvelle en Allemagne, là-bas le PIB,
08:16on a eu le chiffre ce matin, c'est contracté finalement de 0,3% au deuxième trimestre.
08:22Alors qu'une première estimation avait été faite à moins 0,1 seulement pour les expérimistes,
08:27ça s'explique en grande partie par la montée en puissance des droits de douane
08:30au cours des derniers mois vis-à-vis de l'Europe notamment.
08:33Les droits de douane donc, ils vont frapper de plein fouet,
08:35vous savez le secteur des vins et spiritueux,
08:37les Européens n'ont pas réussi à les maintenir à 15%.
08:39Écoutez ce que déclarait tout à l'heure en France,
08:41le délégué général de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux.
08:46Il espère qu'il y aura un accord.
08:48Mais en attendant, il aimerait bien que le gouvernement français soutienne la filière.
08:51Écoutez.
08:53Très vite, l'impact va arriver sans doute dès cet automne
08:58avec des hausses de prix qui vont peser sur les consommateurs américains.
09:01Il faut réaliser, on parle de 15% de droits de douane,
09:06mais que dans le même temps, le dollar s'est dévalué de près de 12-15% par rapport à l'euro.
09:13Donc on a un double effet qui impacte le prix de nos produits sur les linéaires américains.
09:18À court terme, il va falloir accompagner les entreprises qui sont sur ce marché américain
09:23pour qu'elles puissent y rester.
09:25Les États-Unis, vous l'avez dit, c'est le premier marché d'exportation
09:29des Européens et des Français en particulier.
09:32Et il est absolument déterminant qu'on puisse, d'une manière ou d'une autre,
09:36préserver ses parts de marché.
09:37Parce que si demain, ce marché devait repartir
09:40et qu'on n'avait pas de présence commerciale,
09:43on ne bénéficierait pas d'un redémarrage sur ce marché américain.
09:46Donc l'accompagnement est absolument nécessaire pour préparer des jours meilleurs
09:51qu'on espère venir le plus rapidement possible.
09:53Voilà l'alerte de Nicolas Ozaram, délégué général de la FED des exportateurs de vins et spiritueux.
09:58avec nous sur BFM Business.
10:00Et puis, autre conséquence de ces droits de douane
10:02qui vont donc frapper la plupart des produits européens à 15%.
10:06En France, la Poste a annoncé tout à l'heure
10:09qu'elle allait suspendre carrément l'expédition de certains colis
10:13vers les États-Unis à partir de lundi prochain.
10:14Alors, ça ne concernera pas les envois de cadeaux entre particuliers de moins de 100 euros.
10:20Mais pour le reste, la Poste considère qu'elle a trop peu de temps
10:23pour se préparer au durcissement des règles douanières imposées désormais par les Américains.
10:2918h10, un mot du dossier ukrainien avec la déclaration du jour
10:32qui nous vient de Sergei Lavrov, le chef de la diplomatie russe.
10:36Il a déclaré aujourd'hui qu'en l'état actuel des choses,
10:40il n'y avait pas de rencontre prévue entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky.
10:45Et il ajoute qu'en fait, c'est la faute du président ukrainien.
10:49Écoutez.
10:49Il n'y a aucune rencontre prévue.
10:56Poutine est prêt à rencontrer Zelensky lorsque l'ordre du jour pour un sommet sera prêt.
11:01Or, cet ordre du jour n'est pas du tout prêt.
11:05Lorsque le président Trump a présenté ses questions lors de la réunion à Washington
11:11en présence de Zelensky et de ses parrains européens,
11:15il était très clair pour tout le monde qu'il y avait plusieurs principes
11:17que Washington considérait comme devant être accepté,
11:21y compris l'absence d'adhésion à l'OTAN,
11:23ainsi que la discussion des questions territoriales.
11:26Et Zelensky a tout refusé.
11:38Voilà, Sergei Lavrov aujourd'hui,
11:40à une interview à la chaîne américaine NBC.
11:42Les Européens qui, par ailleurs,
11:43continuent à essayer de donner des signes d'unité entre eux,
11:47entre eux déjà.
11:49On a appris aujourd'hui qu'Emmanuel Macron se rendrait en Moldavie mardi prochain
11:52avec le chancelier allemand Merz
11:54et avec le Premier ministre polonais Donald Tusk
11:56pour célébrer le 34e anniversaire de l'indépendance de la Moldavie.
12:02La Moldavie est un pays frontalier de l'Ukraine
12:03situé entre l'Ukraine et la Roumanie
12:05qui cherche désormais à entrer dans l'Union européenne.
12:09Et puis, on retourne aux États-Unis.
12:11On a reçu des chiffres impressionnants sur le montant des aides
12:15que Trump a déjà supprimées du côté des énergies renouvelables.
12:2018 milliards de dollars depuis qu'il est revenu,
12:23ça fait du mal au secteur.
12:25Et ce n'est pas forcément une bonne chose
12:26parce qu'on sait qu'avec l'intelligence artificielle,
12:27l'Amérique va avoir besoin, au contraire,
12:29de beaucoup plus d'énergie.
12:30Mathilde Chaminade.
12:31Plus de 18 milliards de dollars de projets verts annulés cette année.
12:37Les annonces d'investissement aussi sont en baisse,
12:39moins 20% par rapport à la même période l'année dernière
12:41selon le cabinet Atlas Public Policy.
12:4411 entreprises d'énergie renouvelable ont déjà fait faillite
12:46depuis le début de l'année
12:47et la situation pourrait même empirer.
12:50Pour le moment, le département américain de l'énergie
12:52a taillé près de 4 milliards de dollars
12:54dans les subventions destinées aux renouvelables
12:56et annulé plus de 8 milliards de dollars de prêts.
12:59Mais des coupes supplémentaires sont envisagées.
13:01Au niveau fédéral comme local.
13:03Donald Trump a ouvert une enquête
13:05afin d'éventuellement imposer des droits de douane
13:07sur des composants indispensables à la fabrication d'éoliennes.
13:10Selon Wood Mackenzie, un cabinet spécialiste de l'énergie,
13:13la politique du président américain
13:15endommagera de manière durable le secteur.
13:18Par exemple, l'installation d'énergie renouvelable
13:20dans les habitations devrait chuter de moitié d'ici à 2030.
13:24Mathilde Chaminade avec nous sur BFM Business.
13:2618h13, on va sur les marchés.
13:28Les marchés, petite hausse ce soir à la Bourse de Paris.
13:33Pour terminer la semaine, on grappille 0,4% sur le CAC 40.
13:367 969 points.
13:38On regarde rapidement les valeurs qui se sont distinguées.
13:40À la hausse ce soir, ST Microelectronics
13:43qui profite du rebond des valeurs de la tech aux Etats-Unis.
13:46plus 4,7%, 23,44 euros.
13:50Stellantis qui grappille 4,3% ce soir, 8,65 euros.
13:54Ou encore Kering qui grappille 2,5%, 223,80 euros à la clôture.
13:59Les baisses, ce soir, la lanterne rouge sur le CAC 40.
14:02C'est AXA qui perd un peu plus d'1%, 42,59 euros.
14:05Et puis on perd 0,7, 0,8% sur Danone.
14:08Danone, 73,24 euros.
14:10Carrefour, moins 0,7%, 13,07 euros.
14:13Et puis c'est bien sûr du côté des Etats-Unis que ça se passe ce soir.
14:16Feu d'artifice après le discours de Jerome Powell.
14:19Et une possible, possible baisse des taux d'intérêt
14:22dès juillet prochain aux Etats-Unis.
14:23Le Dow Jones qui prend 2,1%, 45 744.
14:29Et puis l'indice Nasdaq de son côté qui s'envole d'1,8%.
14:3221 483 points.
14:35Tout ça à la mi-séance bien sûr.
14:3718h14, bientôt la rentrée en France.
14:39Bientôt la rentrée sociale.
14:40Et bientôt le 10 septembre, les syndicats commencent à sortir du bois.
14:44Et ils en sortent, vous allez voir, en ordre dispersé sur ce coup-là.
14:46A tout de suite.
14:48BFM Business présente.
14:53Le 18h éco.
14:56Il est 18h16 sur BFM Business.
14:58On a de retour dans le 18h éco.
14:59En France, on le disait, on se rapproche de la rentrée,
15:01de la rentrée sociale notamment.
15:03Et notamment de ce fameux 10 septembre.
15:06Mouvement, entre guillemets, censé fédérer des manifestations,
15:10notamment contre le projet de budget.
15:12Et plus les jours passent, plus les syndicats se positionnent.
15:14Et vous allez voir qu'ils ne se positionnent pas tous de la même façon.
15:16Écoutez ce que disait notamment ce matin Fabien Vildieu pour Sudrail.
15:19Il confirme que son syndicat soutiendra à 100% le mouvement.
15:23Écoutez.
15:23C'est une mobilisation un peu atypique.
15:26Ça ne vient pas des organisations syndicales.
15:27Mais nous, ça ne nous dérange pas trop, ce type de mobilisation populaire, spontanée.
15:33Et surtout, c'est une mobilisation qui est un peu une riposte face à un plan.
15:36Parce qu'on ne sait pas dire, ah bah tiens, si on faisait une mobilisation à la rentrée.
15:39Non, on a un plan de rigueur, une austérité, une purge sociale de 44 milliards d'euros
15:43qui aura des conséquences pour tout le monde.
15:45Alors pour les cheminots évidemment, ici que je représente.
15:47Mais pour les retraités, blocage des pensions, blocage des salaires, purge sur les services publics,
15:55dont la SNCF, deux jours de férié qui seront supprimés.
15:59Donc tout ça, c'est du concret.
16:01C'est du sonnant et tribuchant pour l'ensemble des Français, les chômeurs, retraités, cheminots, salariés.
16:06Donc face à ça, on se dit quoi ? On se dit, on regarde passer le train.
16:09Ou ça, on se dit, il y a quelque chose qui se construit.
16:10Autour du 10 septembre, on a consulté nos structures syndicales.
16:14Et on s'est dit, nous, on va y aller, bloquez tout, Sudray, ça nous va bien.
16:18Voilà, Sudray qui avait déjà annoncé cela dit hier, qu'il se joindrait au mouvement du 10 septembre.
16:22Par contre, on est beaucoup plus réservé, vous allez l'entendre, du côté de la CGT.
16:27Écoutez Sophie Binet ce matin sur le sujet.
16:30Les modes d'action sont flous.
16:32Et puis on sait que du côté des initiateurs, il y a une pluralité de points de vue.
16:37On est très vigilants sur les tentatives de noyautage et d'instrumentalisation de l'extrême droite
16:44qui, à certains endroits, essayent de développer des discours anti-syndicaux
16:48et de réorienter la colère, de faire comme si le budget était un problème
16:52parce qu'il ne prendrait pas assez d'argent aux immigrés et aux étrangers,
16:56alors que le budget Bayrou est un problème parce que, encore une fois,
17:00ce sont les travailleurs et les travailleuses qui payent et pas les rentiers et les plus riches.
17:03Voilà Sophie Binet ce matin concernant le budget qui alimente donc en partie
17:07les motifs de protestation pour ce fameux 10 septembre.
17:09Le gouvernement a annoncé tout à l'heure qu'il convoquerait dès la semaine prochaine
17:13et les représentants des principaux partis politiques et les syndicats
17:16pour en parler, bien évidemment.
17:1918h18, dans l'actualité des entreprises, beaucoup de choses ce soir.
17:22D'abord EDF qui va devoir réexaminer à la demande du gouvernement
17:27un deal qu'il avait conclu il y a une dizaine de jours.
17:29EDF avait annoncé le 11 août qu'il voulait vendre à un groupe américain
17:3364% du capital de sa filiale Exeon, spécialiste dans les super-calculateurs.
17:40Sauf que Bercy vient de demander à EDF de rouvrir le dossier,
17:44apparemment pour des raisons stratégiques.
17:46Astrid Olivier.
17:47La société américaine Mara doit devenir l'actionnaire majoritaire d'Exaion pour 168 millions de dollars.
17:55Mais à quelques jours de la signature, l'ancien ministre de l'économie Antoine Armand interpelle le gouvernement.
18:00Allons-nous brader les pépites tech qui grandissent en France ?
18:03Demande-t-il inquiet de laisser partir une activité sensible dans des mains étrangères ?
18:08Si EDF contrôlée à 100% par l'État persiste dans cette vente, une procédure de contrôle des investissements étrangers existe.
18:15Mais au ministère, une source assure qu'elle ne sera pas déclenchée dans la cession d'Exaion car il n'y a pas d'enjeu de sécurité nationale.
18:23Quoi qu'il en soit, l'État ne peut pas tout racheter ni empêcher la montée des capitaux étrangers, indique Bercy à BFM Business.
18:29Autre solution, trouver un investisseur européen.
18:33Mais pour un proche du dossier, cette vente suit la loi du marché.
18:36L'américain est le plus offrant.
18:38Il permettra le développement d'un Exaion pour lequel EDF sera toujours actionnaire et client.
18:43Bercy est au pied du mur car EDF campe pour le moment sur sa décision et compte poursuivre le processus de vente.
18:49Mais il semble peu probable que l'entreprise nationalisée n'apporte aucune garantie supplémentaire à l'État avant la cession d'Exaion.
18:57Dans l'actualité des entreprises, toujours, c'est un gros, c'est même un très très gros rachat qui a annoncé ce matin Air Liquide.
19:03Le français rachète pour un peu plus de 2,8 milliards d'euros un groupe sud-coréen qui s'appelle DIG AirGaz, gros acteur local des gaz industriels.
19:11C'est le plus gros rachat effectué par Air Liquide depuis 10 ans.
19:14Et puis très gros rachat annoncé aujourd'hui en France toujours par Lactalis pour près de 2 milliards d'euros.
19:20Le français va racheter une partie des activités internationales d'une coopérative laitière néo-zélandaise qui s'appelle Fonterra.
19:2718h20 en France toujours.
19:29On en parlait, on est proche de la rentrée sociale.
19:32On est aussi proche de la rentrée scolaire avec l'éternelle question du logement pour les étudiants.
19:38Vous allez voir que ça devient très compliqué de trouver un loyer abordable pour les étudiants,
19:41mais pour tout le monde au sens large.
19:43Reportage à Marseille.
19:44Alexandra Paget, les équipes de BFM Marseille-Provence.
19:47Je vous en prie, allez-y.
19:49Marin est étudiant.
19:51Donc il fait 35 mètres carrés ?
19:53Ouais.
19:54Il visite cet appartement du 3ème arrondissement de Marseille.
19:57Il commence un stage en centre-ville dans quelques jours.
20:00Ça fait deux semaines que je cherche et j'avoue que j'ai passé pas mal d'appels
20:04et que là c'est la première visite que j'ai, enfin c'est la seule visite que j'ai pour l'instant.
20:07Ça a l'air un peu compliqué, il y a l'air d'avoir du monde qui cherche.
20:10Non loin de là, une autre visite, 42 mètres carrés pour 557 euros par mois.
20:15Ce bien est disponible à la location depuis 15 jours, déjà 9 visites.
20:20Voilà, deux fenêtres, c'est le typique marseillais, deux fenêtres en double vitrage, cheminée décorative.
20:26Messrine est intéressée, la cadragénaire a fait appel à un chasseur d'appartements tellement la tâche est compliquée.
20:32Depuis un peu plus de 5 mois, je suis en recherche très active.
20:37Franchement, avec un salaire d'égard, avec une stabilité financière, j'ai même fourni un RIB de mon compte épargne, pour vous dire.
20:47Le problème marseillais, beaucoup de demandes, pas assez d'offres, analyse Aurélie Sabre, conseillère transaction au cabinet logier fine.
20:55On a des étudiants, on a des marseillais, on a des gens qui veulent être mutés sur Marseille, des parisiens qui veulent s'installer,
21:02ce qui fait bon de vivre à Marseille, on en parle beaucoup.
21:04Plus, moins d'offres parce qu'on a les DPE qui sont en G, les taux d'intérêt qui ont augmenté,
21:09et le Airbnb évidemment qui a fait beaucoup de mal à Marseille, on est en train de régler le souci.
21:15Dans la deuxième ville de France, le loyer moyen au mètre carré est de 15 euros, un montant en hausse d'1,6% par rapport à l'année dernière, selon l'observatoire Clameur.
21:26Voilà donc pour la rentrée compliquée, entre autres pour les étudiants en matière de logement.
21:30Et puis alors à côté de ça, vous avez le syndicat UNEF qui vient de publier une étude qui nous dit que le coût des études pour un étudiant sera cette année 4% supérieur à l'an prochain.
21:41À l'an dernier, pardon. Et ça, ça tient à quoi ? Alors à la hausse du coût du logement, à la hausse aussi du coût des écoles.
21:48Et en particulier apparemment des écoles de commerce.
21:51Astrid Olivier.
21:53HEC franchit la barre des 70 000 euros cette année pour l'ensemble du cursus.
21:58Le SCP, l'ESSEC, l'EM Lyon et l'EDEC dépassent toutes désormais les 60 000 euros.
22:03Les coûts de scolarité de ces institutions sont en hausse depuis 15 ans.
22:06Elles ont toutes au moins doublé leurs tarifs en 10 ans.
22:10Sur le top 15 des écoles de commerce, seules 3 ont décidé de ne pas augmenter leurs frais cette année.
22:15En moyenne, ils augmentent de 6% alors que l'inflation ralentit.
22:19Les écoles expliquent ces hausses par un effet de rattrapage, l'augmentation de la rémunération des professeurs et la stagnation des effectifs étudiants depuis 2 ans.
22:27Des hausses qui concernent plus largement l'ensemble des études supérieures.
22:31Les frais d'inscription grimpent d'1,7% cette année, selon le principal syndicat étudiant, à 254 euros pour un master.
22:39Cela représente une hausse de plus de 37% en 8 ans, plus que l'inflation sur la période.
22:44Mathilde Chaminade et donc les frais des écoles de commerce qui augmentent cette année.
22:4818h24, tout autre chose à présent.
22:50On voulait vous présenter ce qu'on présente comme étant une bonne méthode pour redonner de la force,
22:56pour endurcir les managers et les chefs d'équipe.
22:58Ça peut être intéressant avant la reprise.
23:01L'équicoaching, le contact avec le cheval, figurez-vous que ça peut aider à développer certaines qualités.
23:08Regardez, écoutez comment travaille l'académie d'équicoaching.
23:11Elle est située près de Paris.
23:13Reportage sur place de Timothée Maroset.
23:16En pleine nature, près de la forêt de Rambouillet, le hara de Bory.
23:20A l'aube, ils sont 11 stagiaires, presque tous managers et originaires de toute la France,
23:24prêts à découvrir l'équicoaching pendant deux jours avec Arnaud Camus, fondateur de la formation.
23:29Le cheval rend matériel l'immatériel.
23:32Il vous met une loupe sur vous-même, sur vos attitudes.
23:35Une fois la présentation effectuée, le premier exercice, les stagiaires pratiquent l'effet miroir.
23:40Objectif, prendre conscience de son image et de son langage non-verbal grâce aux réactions du cheval.
23:45Et déjà les premières émotions pour Karine, responsable développement durable chez Microsoft.
23:49J'ai pleuré.
23:50Avoir un cheval qui a cette capacité en très peu de temps à vous renvoyer qui vous êtes, c'est magique.
23:56Mais pour des managers qui ne se connaissent pas entre eux et qui ont parfois peur des chevaux,
24:00les exercices peuvent s'avérer difficiles.
24:02Jean-Luc Force est écuyé et entraîneur.
24:04En fait la difficulté c'est d'arriver à construire un groupe, une équipe autour du cheval.
24:10Chacun doit trouver son rôle.
24:11Tailleba a fondé il y a deux ans une start-up dans l'agroalimentaire et cherche à perfectionner son management.
24:22Le statut de manager c'est quelque chose de plutôt nouveau et on essaie de s'améliorer avec le temps.
24:28Donc j'attends beaucoup de cette formation.
24:30Une formation à 1750 euros par jour, financeable avec le CPF.
24:34Cadre de santé, start-upper, dirigeant du CAC 40, l'académie Equicoaching accueille environ 800 stagiaires chaque année.
24:39Voilà, l'équicoaching pour renforcer et endurcir les managers.
24:43Timothée Marouzet en région parisienne pour BFM Business.
24:45Le plus pour finir le reportage de la rédaction.
24:48On va retourner, on va rester en région parisienne.
24:51Pour vous présenter une école qui vient d'ouvrir,
24:54qui va peut-être aider à réduire un peu cette pénurie de main-d'oeuvre dont on vous parle souvent dans l'industrie.
25:00L'école s'appelle Métalant.
25:02C'est la première école qui forme au métier de la métallurgie.
25:06Reportage au Mureau dans les Yvelines.
25:08Léa Rojo.
25:09C'est dans une usine, au bruit des engins, que se déroule cette journée de cours.
25:14Une douzaine d'élèves âgés de 15 à 18 ans prennent en main les machines à souder, comme l'eau, 16 ans.
25:19Là, je vais faire des éprouvettes, donc c'est pour s'entraîner à souder avant tout ce jour qu'on fait sur une pièce.
25:27Pour acquérir ce savoir-faire, ces futurs professionnels de la métallurgie ont 25 heures de formation pratique
25:32et 10 heures de cours par semaine.
25:34Ces jeunes déscolarisés ou en décrochage ont trouvé leur repère dans cette usine.
25:38J'aime les outils, j'aime même les machines.
25:42Pour ça, je préfère faire des travaux manuels qu'être assis dans un bureau.
25:48Un travail reconnu.
25:49Toutes les pièces conçues par les élèves sont commandées par des clients de la région
25:53et la demande ne cesse de croître face au défi de la réindustrialisation.
25:57Alors, pour s'y préparer, Rémi Plot, métallier, forme ses jeunes aux exigences du métier.
26:01C'est les mêmes codes de l'entreprise, que ce soit au niveau d'eux, de leur posture.
26:07Ils sont sous ma responsabilité.
26:09Je leur donne des choses à faire, plus ou moins en forme d'ordre, comme dans une entreprise.
26:14Et je leur transmets toutes les clés du savoir de l'excellence de la métallerie.
26:20Et par la suite aussi, ça va les aider à la réinsertion dans l'emploi plus rapidement,
26:25avec un métier en forte demande.
26:28C'est le cas, par exemple, pour le métier de soudeur,
26:31avec près de 7000 postes non pourvus en France, faute d'ouvriers qualifiés.
26:35Alors, en sortie d'études, il y a le choix, que ce soit dans l'automobile, le spatial, l'aéronautique ou le bâtiment,
26:41souligne Timothée Vervarde, directeur opérationnel de l'école.
26:45Il y a énormément de place, en fait.
26:46Les écoles de production comme métallon n'ouvrent que sur des filières métiers en tension.
26:50Donc les jeunes, là, les 12 jeunes de métallon et puis les 24 qui sortiront chaque année de nos locaux,
26:55trouveront des métiers et des postes dans l'usinage et dans la métallerie sans aucune difficulté,
27:01dans un rayon de 15-20 kilomètres autour de l'école.
27:04Des postes dans de petites entreprises ou chez certains géants qui soutiennent financièrement ce projet,
27:08comme Ariane Group, situé à quelques mètres de l'école, ou encore Total Energy.
27:13Alors, pour accueillir plus d'élèves, une nouvelle filière usinage ouvrira en septembre,
27:17pour répondre aux besoins du marché.
27:18Léa Rojo, métallon, la première école qui forme au métier de la métallurgie.
27:2318h28 sur BFM Business, voilà pour le 18h éco.
27:27L'actualité continue dans un instant sur BFM Business.
27:29Très bonne soirée et très bon week-end à toutes et à tous.
27:32Bonne soirée.
27:34Le 18h éco sur BFM Business.
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