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Regardez Les auditeurs ont la parole avec Pierre Herbulot du 05 août 2025.
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00:00Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole sur RTL, Pierre Herbulot.
00:06On parle ensemble jusqu'à 14h de plusieurs sujets.
00:09On va commencer par ce stage de surf qui fait polémique à Rennes.
00:14Ce sont des détenus qui devaient aller prendre un cours de surf.
00:17Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a demandé l'interdiction tout simplement de ce stage.
00:23Et Christina nous a appelé au 3210 depuis Bourbonne-les-Bains.
00:28C'est en Haute-Marne.
00:30Christina, ça vous choque que des détenus qui sont en train de purger leur peine puissent aller faire un cours de surf ?
00:35Oui, tout à fait. Bonjour, déjà.
00:38Oui, tout à fait.
00:40Je pense que déjà pour des détenus, il y a déjà la peine à faire, rembourser les victimes.
00:46Après, si vous voulez, pour les réinsérer, il doit y avoir d'autres activités.
00:50Donc, ils en font déjà sûrement pas mal.
00:53Je pense qu'ils doivent travailler, faire du théâtre comme je vous ai entendu tout à l'heure.
00:57mais pas de surf parce que, si vous voulez, la personne lambda qui habite au bord de la mer,
01:04ce sont une heure de cours, je crois que c'est entre 50 et 100 euros.
01:08Donc, il faut déjà pouvoir les sortir.
01:10Et je pense que ce n'est pas normal que des personnes qui sont donc détenues
01:14et des stages entre guillemets gratuits...
01:19C'est l'activité qui vous choque, Christina, le fait que ce soit du surf ?
01:23Oui, l'activité.
01:25Et pas pour tous les détenus.
01:27Je veux dire, c'est ce que je vous disais, il y a d'autres moyens de se réinsérer.
01:31Le surf, pour moi, quand même, c'est vraiment très aléatoire.
01:36Ça ne serait même jamais venu à l'idée que, si vous voulez,
01:39un directeur d'établissement pénitentiaire puisse proposer cette activité-là.
01:45Parce que ça évoque pour vous une activité de vacances ?
01:49Oui, parce que je pense que des gens, comme maintenant on est en période de vacances là,
01:55qui ne peuvent peut-être pas se payer parce que c'est trop cher.
01:58Je vous disais, entre 50 et 100 euros, une heure de surf.
02:02Après, il y a les stages, je ne sais pas combien, quel prix c'est.
02:05Mais voilà, et eux, ils l'ont gratuitement.
02:07Et puis, c'est quand même nos impôts qui payent déjà toutes les activités qu'ils ont,
02:13toutes les activités de réinsertion et tout ce qu'ils font dans le domaine pénitentiaire.
02:20Donc, non, pas d'accord.
02:21Alors, je vais quand même vous redonner ce chiffre.
02:2485 000 détenus en France pour 62 000 places de prison.
02:29On comprend bien qu'un certain nombre de détenus,
02:32alors c'est sûr que ce n'est pas une chambre d'hôtel,
02:33mais malgré tout, le confort, il est quand même extrêmement précaire.
02:37Avoir des activités pour s'aérer l'esprit,
02:40que ça ne permet pas de compenser un petit peu ce confort qu'on leur donne pas ?
02:44Je parle de confort minimum.
02:45Vous parliez de théâtre tout à l'heure, salle de sport.
02:49Je pense que je n'ai jamais visité de prison, mais ils doivent quand même être équipés.
02:54Il y a sûrement d'autres activités.
02:57Avoir, mais le surf, non, ça non.
03:03Parce que déjà, je trouve qu'ils n'ont pas à sortir,
03:06même si c'est des détenus de peine légère.
03:09De toute façon, maintenant, avec tout ce qui se passe tous les jours,
03:11vous avez des morts, tous les jours, vous avez des personnes qui se font tuer,
03:16les prisons sont de plus en plus remplies.
03:18On est dans un tellement monde de violence, surtout en France.
03:25Personne n'arrive, rien n'a à gérer.
03:27Donc, moi, je trouve que le surf, non.
03:30Merci beaucoup, Christina, de nous avoir partagé votre point de vue.
03:34Je vais prendre Martial, maintenant, au 3210.
03:37Bonjour, Martial.
03:38Oui, bonjour, enchanté.
03:40Je n'ai pas trop l'habitude de passer à la radio.
03:41Il n'y a pas de problème.
03:43On discute tous les deux, simplement.
03:45On n'est que tous les deux.
03:47Déjà, il y a un truc qui me aide dans cette société.
03:50Une sorte d'intolérance.
03:53Il y a quelqu'un qui va faire des H24.
03:54Je pense qu'il a un petit peu de liberté.
03:57Pour ressortir après, je trouve que c'est bien.
03:59Vous trouvez qu'on est trop dur, justement, avec ces détenus,
04:03de leur interdire que c'est un petit plaisir de rien du tout
04:06qui va durer peut-être une heure.
04:07Ça leur fait un peu d'oxygène.
04:11Et comme ça, après, ils peuvent se projeter pour faire autre chose.
04:15Si on les laisse enfermer, qu'ils n'ont aucune perspective, ça donne quoi ?
04:19Oui, c'est ça.
04:20Vous craignez, vous, pour l'après, la sortie de prison,
04:22quand on a été peut-être dans un environnement extrêmement violent ?
04:26Oui, voilà.
04:26Déjà, il y a une chose qu'on ne parle jamais, en fait.
04:29Déjà, l'État...
04:30Enfin, l'État...
04:31La justice, ce n'est pas forcément toujours équitable et loyal.
04:35Il y a des gens qui sont en prison qui...
04:38Ce n'est pas forcément justifié.
04:40En fait, à la réalité, un juge...
04:45Toutes les en guêtes, c'est toujours à charge, en fait.
04:48Ce n'est jamais à décharge.
04:49Il suffit qu'un juge ait juste l'intime conviction.
04:52Terminé, vous allez...
04:54Oui, vous avez l'impression qu'on peut...
04:56Enfin, ce que vous dites, c'est qu'on peut aller rapidement se retrouver en prison.
04:59On n'est pas besoin d'avoir assassiné quelqu'un.
05:02Non, pas du tout.
05:03Regardez, je vais vous raconter.
05:05Je sortais une succession à un moment décidé il y a deux ans.
05:09Ça se passait très mal.
05:10Mon frère qui est plombier dans une ville...
05:11Bon, je ne vais pas dire où, dans une ville de la Sartre.
05:14Il est ami avec les gendarmes.
05:16Il a fait des dégradations dans un même moment.
05:19J'ai juste laissé deux, trois messages beaucoup...
05:22Allez, on va dire indésirables.
05:24D'accord.
05:25Il a porté plainte à la gendarmerie.
05:27La gendarmerie a tout de suite pris sa plainte.
05:29Moi, j'ai voulu porter plainte contre lui.
05:31Le gendarme a dit, non, non, je prends ma plainte, je voulais vous venger.
05:34Et lui, on a pris sa plainte.
05:36Et le juge était prêt à me mettre en prison pour trois appels.
05:39Oui.
05:40Bon, vous n'êtes pas allé en prison, Martial.
05:42Je ne dis pas que...
05:43Non, non, mais...
05:43Mais en tout cas...
05:45Le juge de la Sartre, enfin, le juge de la Sartre, a dit que...
05:49En plus, je suis chauffeur poilot, je n'ai pas pu avoir une journée.
05:51Il a dit, oui, mais si le monsieur n'est pas là, c'est qu'il est coupable.
05:55Et en fait, en plus, je suis darré du coup.
05:58Et il a dit, oui, mais s'il n'est pas là, c'est qu'il est coupable.
06:00Donc, on va lui mettre la prison avec sursis et une grosse amende.
06:04Oui, d'accord.
06:04Non, mais ce que vous dites, en tout cas, c'est que vous comprenez, aujourd'hui,
06:08qu'on puisse aider les détenus à s'aérer l'esprit avec, de temps en temps...
06:13C'est leur donner des perspectives.
06:16Parce que s'ils n'arrivent pas à se procher, s'ils n'ont pas d'avenir,
06:19je pense qu'après, ils vont être plus violents qu'en fait.
06:21Bien sûr.
06:22Merci beaucoup, en tout cas, de nous avoir appelés, Martial.
06:25Je vais prendre Béatrice au téléphone.
06:27Je dis bonjour à tout le monde.
06:28Merci beaucoup.
06:29Bonjour, Béatrice.
06:30Oui, bonjour, Pierre, et bonjour à toute l'équipe.
06:32Alors, vous avez entendu ce qu'a dit Martial ?
06:34Il parle de tolérance.
06:34Moi, je ne suis pas du tout d'accord.
06:36Je suis d'une nature très tolérante.
06:39Ce n'est pas le problème.
06:40Mais la réinsertion, pour moi, ce n'est pas d'aller jouer à des jeux de plage.
06:43La réinsertion, c'est d'apprendre un travail,
06:45d'espérer se sortir et d'avoir une formation.
06:48Ce n'est pas ça.
06:49Et puis, en plus, le cours, ça coûte.
06:51Ce n'est pas une heure qu'il a le stage.
06:53J'ai bien lu votre message, c'est une semaine.
06:56Oui, d'accord.
06:57Et puis, vous prenez en compte le déplacement, l'encadrement avec les gardiens.
07:01L'encadrement, parce qu'il peut y avoir une évasion,
07:03il peut y avoir on ne sait quoi.
07:04Je précise quand même que c'est un stage qui ne va pas se faire.
07:08Le vice de la justice.
07:09Heureusement encore.
07:10Heureusement.
07:11Mais quand j'ai lu ce matin que c'était pour la réinsertion et le railler l'esprit,
07:15j'étais scotchée sur mon siège devant mon café.
07:18Il y a des activités déjà en prison.
07:20Le prix bon cours des prisonniers, des cours de théâtre, de sport.
07:24Ça, pour vous, ça va ?
07:26Oui.
07:27Qu'ils fassent un peu de sport, tout ça, ce n'est pas le souci.
07:29Mais les sortir pour qu'ils s'aillent l'esprit.
07:32Mais les personnes à qui ils ont fait du tort, ils s'aillent l'esprit, elles ?
07:35Non.
07:36Et puis, je me dis, que des gens trouvent normal qu'on aide des détenus à prendre un sport extérieur.
07:42Et les mêmes personnes qui, en même temps, tapent sur nous les recruter en disant qu'on vit trop bien.
07:46Moi, je trouve ça indécent.
07:47On avait tout à l'heure un spécialiste qui nous disait que la prison, c'était au-delà du temps pour purger sa peine.
07:56C'était aussi du temps pour préparer sa sortie.
07:59Est-ce que la meilleure façon de préparer sa sortie de prison,
08:01ce n'est pas quand même d'en sortir peut-être une fois en fin de peine,
08:04pour se réhabituer quelque part au monde extérieur ?
08:07Parce que moi, je n'ai jamais mis les pieds dans une prison, et j'espère que vous non plus.
08:10Mais je l'imagine comme un environnement extrêmement dur, extrêmement rude,
08:14et la sortie peut être difficile.
08:16Oui, mais ne pas y entrer.
08:19Ça éviterait d'avoir des problèmes pour en sortir, quelque part.
08:24Il faut poser le problème à l'envers.
08:26Les victimes de ces personnes-là, vous vous rendez compte le choc que c'est ?
08:30Quand on libère régulièrement des gens au bout de 10 ans,
08:32alors qu'ils ont assassiné quelqu'un, vous vous rendez compte le choc ?
08:36Moi, je me mets à la place de ces personnes-là.
08:38Je ne sais pas comment, moi, je réagirais si je croisais quelqu'un dehors
08:42alors qu'il agressait un membre de ma famille.
08:45Il ne faut pas oublier de se mettre dans la position des victimes,
08:47c'est ce que vous dites, Béatrice.
08:48Oui, et là, on n'en prend pas que les victimes.
08:52On met tout le temps, j'ai l'impression qu'on trouve toujours des excuses
08:56à ceux qui ont commis les actes, comme pour l'affaire Quanta.
09:00Et moi, ça me dérange terriblement.
09:02Merci beaucoup, Béatrice, en tout cas, d'avoir pris le temps de nous appeler au 3210.
09:05Je vais prendre Luc rapidement et après, on passera à un autre sujet.
09:08Luc, vous êtes d'accord, j'ai l'impression, avec Béatrice ?
09:12Tout à fait.
09:14Alors, moi, je suis à me rappeler qu'à un moment,
09:19on avait autorisé à certains détenus de passer leur permis de conduire.
09:24Alors, peut-être que c'est pour faciliter à voler les voitures
09:27et puis quand on les contrôle, ils ont le permis de conduire.
09:30Alors, c'est aussi important, pardon Luc, je me permets juste d'intervenir,
09:36c'est aussi important pour trouver du travail dans certaines régions en France
09:39d'avoir le permis et de pouvoir se déplacer.
09:42Oui, peut-être, mais fin de compte, la drogue leur permet d'avoir de l'argent,
09:47d'avoir tout un tas de trucs et certains chômeurs qui ont du mal à trouver du boulot,
09:53on ne leur permet pas les faciliter.
09:55Tandis que là, vous êtes un délinquant, le pire des délinquants,
10:00on vous offre toutes les facilités.
10:02Alors, moi, je propose maintenant à M. Bayrou, ministre,
10:07d'offrir des stands de tir, vous voyez, avec des armes,
10:12comme ça, ils auront la facilité d'offrir leur permis.
10:16J'ai l'impression que vous allez un petit peu volontairement dans la caricature, Luc,
10:19mais en fait, ce que vous dites, c'est tolérance zéro pour les détenus, c'est ça ?
10:23Oui, mais on va au maximum actuellement.
10:26Actuellement, moi, je vais vous dire un truc.
10:29Quand quelqu'un a fait une faute, ça m'est arrivé, moi,
10:33de ne pas avoir d'assurance, des trucs comme ça, c'est tout.
10:38Eh bien, j'ai été sanctionné, j'ai payé, c'est tout, et puis j'ai arrêté.
10:42Maintenant, quelqu'un, un jeune, qui n'a pas de permis,
10:47qu'on le prend en train de voler une voiture et qu'on l'intercepte,
10:52eh bien, au lieu qu'il passe son permis, parce qu'il n'y a pas de permis,
10:56eh bien, au lieu que ça soit 18 ans, ça sera 19 ans.
11:01Deuxième interruption, 20 ans.
11:04Voilà, il n'a pas le droit.
11:06Peut-être que là, ça les fera réfléchir, tous ces petits jeunes,
11:09qu'actuellement, vous, vous faites une erreur en tant que commerce,
11:15sur certains trucs, vous êtes condamnés.
11:17Ces gens-là, ils ne sont jamais, jamais condamnés.
11:20C'est un lac-limpé total de la France.
11:23Merci beaucoup, Luc, d'avoir pris le temps de partager votre point de vue
11:26sur ce stage de surf pour des prisonniers, interdit, je le rappelle,
11:30par le ministre de la Justice.
11:31Dans un instant, on va parler d'un tout autre sujet,
11:33les trottinettes qui font de plus en plus de dégâts,
11:35notamment dans le nord de la France.
11:37Pierre Herbulot, les auditeurs ont la parole sur RTL.
11:43Pierre Herbulot, les auditeurs ont la parole sur RTL.
11:4813h32, on va parler, à présent, de ces trottinettes
11:51qui causent de plus en plus d'accidents graves,
11:54deux fois plus que les voitures.
11:56C'est ce que nous dit le SAMU du Nord.
11:58On a écouté tout à l'heure un chef du service neurochirurgical du CHU de Lille.
12:04C'est assez terrifiant.
12:05Il y a des traumatismes crâniens, il y a des comas aussi.
12:09Et il y a Laurent au 3210.
12:10Vous êtes en bonne santé, vous, Laurent.
12:12Tout va bien ?
12:12Ça va.
12:13Je ne fais pas de trottinettes depuis que je suis gosse.
12:15Je n'en fais plus.
12:16D'accord.
12:16Vous avez 58 ans.
12:17D'où le mercurochrome de votre médecin tout à l'heure.
12:21Absolument.
12:21Vous l'avez entendu.
12:2358 ans, vous êtes à Dresse, en Normandie.
12:24C'est dans l'heure, c'est ça ?
12:25C'est dans l'heure, oui.
12:27Heure et loire.
12:28Oui.
12:29J'aurais deux questions à poser.
12:31Vous disiez, accident causé par les trottinettes, c'est avéré ?
12:35Oui, absolument.
12:36Ce sont les chiffres du SAMU.
12:38Ou c'est les victimes ?
12:39Non, on met tout en même temps.
12:41C'est-à-dire que c'est à la fois les conducteurs de trottinettes qui tombent
12:45et les victimes qui sont renversées par les trottinettes.
12:47Vous avez raison, ce n'est pas la même chose.
12:49Voilà, tout à fait.
12:50Je voulais quand même avoir la précision avant de parler avec vous.
12:53Parce que j'ai l'impression que pour vous, ces nouveaux modes de circulation qu'on a
12:59vu fleurir ces dernières années dans nos villes créent un peu de chaos peut-être
13:03sur les routes ?
13:03Ce n'est pas le chaos.
13:04Plus vous avez d'utilisateurs de la voie publique, plus vous aurez d'accidents.
13:08Après, il faut voir les proportions.
13:10Quand les vélos se sont multipliés, je crois, dans Paris, il y a une recrudescence d'accidents
13:15même dans des voies de bus.
13:16Des bus, si je me souviens bien.
13:18Sur votre antenne, vous annoncez...
13:19Bien sûr, mais c'est vrai que vous parlez de vélo, on a créé beaucoup de pistes cyclables
13:23ces dernières années.
13:24C'est la même chose.
13:25Plus vous avez d'usagers, plus vous aurez d'accidents.
13:28En revanche, la conduite inconsidérée en trottinette, oui, moi je la vois régulièrement,
13:33avec un casque avec la musique à fond sur les oreilles.
13:36Donc, vous conduisez en voiture, vous avez le casque sur les oreilles.
13:39C'est interdit.
13:39Oui, mais enfin, vous avez le droit d'essayer.
13:43Ça ne me viendrait pas l'idée, pour vous dire, honnêtement.
13:46Non, moi je ne le ferais pas non plus.
13:48Moi, j'ai toujours conduit des très grosses motos américaines, près de 300 kilos,
13:52je faisais attention à ma peau.
13:54Alors après, si vous décidez de conduire une trottinette, si on peut dire conduire,
13:59enfin de piloter une trottinette avec le casque sur les oreilles à fond et puis en tongs,
14:02vous jouez, vous perdez, vous perdez.
14:05Vous dites, le problème, ce n'est pas les trottinettes, c'est la responsabilité de la personne qui est dessus.
14:09Oui, quand vous les voyez à deux dessus, sans casque, bon, c'était interdit, je crois.
14:14Absolument.
14:15Mais je les crois.
14:16Quand vous les voyez, je vous dis, avec le casque, avec la musique à fond sur les oreilles en tongs
14:19et avec juste un petit jogging.
14:22Moi, j'ai fait l'essai deux fois, je suis tombé avec mes 300 kilos de moto sur du bitume.
14:27Heureusement que j'avais le blouson en cuir et le jean bien épais, les grosses bottes de moto.
14:33Merci.
14:34Ça, c'est ce qu'on nous apprend d'ailleurs, Laurent, quand on passe le code.
14:39C'est la base.
14:41C'est la base.
14:43Et alors, en plus, l'usage de la trottinette, je ne connais pas.
14:46Je ne sais pas s'il faut avoir des notions de code de la route, mais vous êtes quand même sur la voie publique.
14:51Il faut savoir partager la route.
14:53Ce n'est pas seulement partager, c'est connaître la réglementation.
14:58Quand il y a un stop, vous marquez le stop.
15:00Vous considérez qu'il faudrait un permis aujourd'hui ou quelque chose qui...
15:03Un permis, je ne sais pas, mais au minimum, les gants, le casque et un minimum de protection.
15:10Ça me semble béabar, vous êtes sur la route.
15:13Les cyclistes, maintenant, ce matin, j'entendais les coureurs, autrefois, Poulidor, porter une casquette.
15:18Maintenant, ils portent le casque.
15:19Il y en a plusieurs qui se sont tués.
15:22Je crois que le premier, c'était Bahamontès, il me semble, dans un col pyrénéen ou des Alpes qui étaient descendus.
15:29Il en est mort.
15:31Ça a fait réfléchir pas mal de gens.
15:32Et les gens du Tour de France, il est intéressant parce que c'est devenu tout à fait normal.
15:36On n'imaginerait pas aujourd'hui les coureurs sans casque.
15:39Voilà.
15:40Il faut peut-être que ça rentre dans les esprits.
15:42Alors, c'est malheureux, mais je vais faire une analogie.
15:45Moi, j'ai deux grands-pères qui sont morts en passant sous des roues de charrette.
15:49On n'a pas interdit les charrettes pour autant.
15:51C'était courant à l'époque.
15:53Deux arrières-grands-pères qui sont morts comme ça, écrasés par des charrettes.
15:56C'est malheureux, mais il faut des accidents pour avoir une réglementation.
15:59Sinon, au fond, on n'arrivait à ce pas.
16:01On pourrait réfléchir un petit peu en amont.
16:03Il me semble qu'à Paris, les trottinettes ont été interdites, d'ailleurs, vu le nombre d'accidents qu'il y avait.
16:07Alors, c'est les trottinettes en libre-service.
16:08C'est celles qu'on pourrait récupérer comme on récupère un vélo, par exemple.
16:11Et il y a régulièrement des commentaires sur votre antenne disant que des piétons se sont faits ramasser sur les trottoirs par une trottinette qui est arrivée inconsidérément un peu vite.
16:21Enfin, c'est déjà arrivé sur votre antenne.
16:23Évidemment, évidemment.
16:24Je suis désolé, j'en prends une porte ouverte.
16:29Et vous n'êtes pas le seul à penser ça.
16:31Merci Laurent, en tout cas, d'avoir pris le temps de nous appeler.
16:32On va prendre François, qui nous appelle depuis Caen, en Normandie.
16:37François, vous, l'idée d'un casque obligatoire pour les conducteurs de trottinettes, c'est une idée qui vous paraît intéressante ?
16:44Ou finalement, ça ne protège pas les autres usagers de la route qui, eux, sont en danger quand ils voient passer ces trottinettes, parfois ?
16:52Moi, si jamais je ferais de la trottinette, bonjour à tous.
16:54Moi, si je ferais de la trottinette, je mettrais un casque, je mettrais des gants, je mettrais des accoudoirs et des chouinières.
16:58Des accoudoirs, oui.
17:00Parce qu'attardez, quand ils tombent par terre, bonjour les dégâts.
17:03Mais ils se croient beaucoup tout permis, comment je vais dire, les trottinettes.
17:08Ça n'a rien à voir avec les motards de deux roules.
17:09Les motards, ce sont des gens très responsables.
17:12C'est-à-dire, vous n'avez qu'à regarder, ils ne brûlent pas les feux rouges.
17:14Vous voyez ?
17:15Et ils ne déboulent pas dans n'importe quelle façon.
17:17Et pourtant, c'est des motos super puissantes, autre chose qu'une trottinette.
17:20Parce qu'ils ont conscience pour vous qu'ils mettent leur vie en jeu, c'est ça ?
17:22Ah ben, naturellement.
17:23Un motard, vous avez vu, il achète le casque, il achète le blouson, il achète tout et il se met en sécurité.
17:30Parce qu'on n'a pas le droit d'erreur sur un deux roues.
17:33Mais on pourrait se dire la même chose pour quelqu'un qui conduit une trottinette en pleine ville avec des voitures, avec des camions.
17:38Bien sûr, bien sûr.
17:40Mais ça, ça fait un système, vous savez, bon, pas tous, mais c'est le petit système écolo.
17:44On se croit tout permis qu'il y ait vélos.
17:46Vous voyez, les vélos, quand vous les voyez dans certaines routes, ils sont côte-à-côte, vous voyez ?
17:51Alors, si vous les classonnez, c'est comme s'ils sont super mécontents.
17:56Donc, moi, je trouve qu'ils se croient tout permis.
17:58C'est une petite mentalité qui n'a rien à voir avec les motards.
18:01Les motards, c'est des gens très respectueux de la route.
18:04Mais eux ne respectent pas la route.
18:05Mais il ne faut pas inventer une taxe pour ça, parce qu'on voit encore le gouvernement arriver, là.
18:09Allez, tiens, on va balancer deux phrases.
18:11On va leur faire faire des stages, des taxes qu'on peut mettre dans les caisses de l'État.
18:14Et pourquoi pas ?
18:14Ça, c'est souvent la méthode.
18:16Mais attendez, faisons de la prévention.
18:19Quelqu'un qui paye une trottinette, les parents payent une trottinette à leurs enfants,
18:23ils leur font de la prévention, ils leur mettent ça dans la tête.
18:25Ils leur rejettent un casque, ils leur rejettent un accoudoir, un jouir, un jouir.
18:28Bon, on essaie de prendre ces précautions.
18:30Mais s'il faut toujours revenir à l'État et l'État, c'est des taxes et des impôts.
18:35En compensation, alors, ce n'est pas mieux.
18:37Pour vous, c'est du bon sens, en fait, ce sujet.
18:39C'est-à-dire que quand on rejoint les voitures, les vélos, les motos et les camions sur la route en centre-ville,
18:45on s'équipe, on se protège et on fait attention aussi aux plus vulnérables.
18:49Je le rappelle, ce sont les passants, les piétons.
18:51Mais voilà, comme les motos font, les motards, ils sont très, très respectueux.
18:55Ils se protègent, vous n'avez qu'à regarder, ça coûte très, très cher, les tenues de motos, mais les gars.
19:00Et pourtant, des fois, ils roulent au-delà de la vitesse.
19:01Moi, je n'ai rien contre.
19:03Mais c'est-à-dire que vous avez un système de prévention à faire et puis pas de taxes,
19:08parce qu'on s'en va vers les taxes.
19:09Je vois le coup arriver encore.
19:11Donc, il faut absolument faire de la prévention.
19:13Mais si on parle déjà de le faire, les parents, vous savez,
19:16« Ah, la trentinette, vas-y, roule ! »
19:17Non, je suis désolé.
19:19On ne roule pas comme ça à la seconde, aux côtés des millions de voitures,
19:22tout ce qu'il y a qui est dangereux.
19:23Des voitures, merci beaucoup Alain, François, pardon.
19:27Des voitures et des piétons, parce que justement, il y a Alain qui nous a appelés au 3210.
19:31Alain, vous êtes avec nous ?
19:33Oui.
19:33Oui, je crois que vous, vous avez fait une petite frayeur aujourd'hui avec une trottinette.
19:38Un abruti immature, calcul d'un bigorneau, oui.
19:41Il m'a tapé l'épaule.
19:43Il faisait du gymkana.
19:44Il y avait des gens, moi, c'est ma journée de repos.
19:47J'étais me promener dans la ville de Saint-Nazaire, dans l'avenue de la République, l'avenue principale.
19:52Et puis, il y a un espèce d'abruti, moi, j'appelle ça des abrutis,
19:55en train de faire du gymkana avec un énorme casque, un portable grand comme un gaufrier.
20:00Ils ne regardaient même pas, ils ne regardaient rien, quoi.
20:02Ils sont en train de jouer avec leur portable, écouter leur musique d'abruti.
20:05Et puis, les claquettes, pantacourt, et puis, vas-y, que je te...
20:08Et après, ils traversent comme ça, même pas sur les passages tout-est.
20:10Ils traversent dans des voitures qui sont obligées de...
20:12Non, mais c'est quoi, ça ?
20:13C'est l'inconscience que racontait François.
20:15Vous avez l'impression qu'en fait, ils s'en fichent complètement des autres usagers de la route, quoi.
20:19Ils n'en ont rien à faire.
20:20Ils sont seuls au monde.
20:21Ils écoutent leur musique, ils sont avec leur portable.
20:24C'est tout, ça s'arrête là.
20:25Il y a quoi ? Au mois de mars dernier, il n'y a pas de...
20:28Hélas, je dis bien hélas, dans ma rue, il n'y a pas de caméra sur les trottoirs.
20:32Vous savez, des caméras pour...
20:34Je descends de l'appartement, de la résidence.
20:36Là, j'ouvre ma porte, je mets un pied sur le trottoir.
20:39Je me fais buter par une trottinette.
20:40Et je me fais traiter de vieux con.
20:43Et le mec, il a continué à je ne sais pas combien de vitesses.
20:46Moi, je ne sais pas.
20:47Il paraît que les trottinettes, c'est interdit de trottoir jusqu'à 8 ans.
20:52Les jeunes de 8 ans ont le droit parce qu'ils sont accompagnés.
20:55Non, mais c'est...
20:55Il y a trottinette et trottinette, Alain.
20:57Il y a la trottinette qu'on a quand on est enfant ou sans moteur.
21:02Et il y a la trottinette qui va jusqu'à 40 km heure, qui sont parfois débridées et qui roulent à une vitesse importante.
21:08Ça, c'était que des moteurs.
21:10Je parle de moteurs, là.
21:11Je ne parle pas de gamins qui ont le droit de rouler ce trottoir avec les parents.
21:14Non, mais voilà, c'est le nouveau mode.
21:16L'autre jour, j'étais parti livré parce que je suis traiteur à Saint-Nazaire.
21:20Je suis parti livré.
21:22J'ai failli en buter un.
21:23Alors lui, c'était le clou.
21:24Un clown.
21:24C'était Pindère.
21:25Une trottinette avec un gamin devant, lui au milieu, avec un casque, pareil, en train de jouer avec son portable.
21:32Et puis, il y a un autre gamin qui le tenait derrière.
21:34Mais comment on peut ?
21:35Et personne ne les emmerde.
21:36Toi, tu vas rouler à 52 km heure, t'as une grosse amende.
21:41Là, il n'y a rien.
21:41Alors, vous n'êtes pas d'accord avec François, j'ai l'impression, sur les sanctions qui devraient être un peu plus importantes ?
21:47Non, oui.
21:48On prend la trottinette, on la balance dans une déchetterie, là.
21:52Et puis, tu rentres à pied.
21:53Mais t'as une grosse amende.
21:54Ah oui, à ce moment-là.
21:55Ah oui, non, mais j'en ai marre.
21:57J'en ai marre.
21:57Moi, j'ai 65 ans demain, vous voyez.
21:59J'étais parti, je fais un petit cadeau pour faire la fête demain avec les amis.
22:02Eh bien, je suis dégoûté.
22:03J'ai mal à l'épaule, là.
22:04J'ai un peu mal partout.
22:05Et je rebosse demain.
22:05Moi, j'ai un traiteur, je bosse.
22:07Je ne suis pas une grosse seignasse.
22:08On les voit, là.
22:09Ils sont là avec leurs trottinettes.
22:11Ils attendent.
22:11Ils font les bachelors, là.
22:14Claquettes, pente à court.
22:15Et vas-y, que je te joue les cadors.
22:16Non, mais c'est quoi ces gens-là ?
22:18Mais c'est quoi ?
22:18Mais dans quel monde on vit, quoi ?
22:19Moi, j'en peux plus, ce monde.
22:21Les trottinettes.
22:22À Saint-Nazaire, il n'y a que ça.
22:24Que des trottinettes et que des vélos électriques.
22:26Les voitures, bientôt, ça va être Paris.
22:28On ne pourra plus.
22:28Non, mais c'est n'importe quoi quand il faut aller livrer ou quoi que ce soit.
22:31Non, c'est un monde que je n'aime pas.
22:33Je n'aime pas ce monde.
22:34Un monde de gens foutistes.
22:35Et on te claque et on te dit vieux con.
22:37En plus, ça, j'apprécie, quoi.
22:38Bon, merci beaucoup, Alain, pour votre coup de gueule.
22:40On a compris que vous aviez un petit problème de trottinette à Saint-Nazaire.
22:43Faites attention quand vous...
22:45J'ai un problème de plein de choses.
22:46Oui, j'entends.
22:48Merci, en tout cas, d'avoir pris le temps.
22:49C'est important d'en parler aussi.
22:51Je crois que Didier est avec nous aussi.
22:54Didier, j'imagine que vous êtes d'accord avec ce qu'il vient de se dire.
22:56C'est un sujet qui fait l'unanimité.
22:58Tout le monde doit se respecter sur la route.
23:02Didier, est-ce que vous êtes avec nous ?
23:04Oui, je suis avec vous.
23:05Je vous entends, je vous entends.
23:08Il faut verbaliser, Didier, c'est ça ?
23:10Ah oui, oui.
23:10Non, non.
23:11Je vais vous dire ça.
23:12Moi, j'appelle les pouvoirs publics à sanctionner au maximum.
23:16Parce que je vais vous dire sincèrement, l'autre jour, j'en ai suivi une.
23:19Une trottinette, elle était thermique.
23:21Il était à 85 km à l'heure.
23:23Ah oui, débridé.
23:24Bon, ça c'est interdit.
23:26Deux sur la trottinette.
23:27Un homme, une femme.
23:28Non, mais attendez, je l'ai réclacçonné.
23:30Je l'ai fait voir qu'il fallait mettre le casque, etc.
23:32Ils m'ont fait un beau bras d'honneur.
23:33Je vais vous dire sincèrement, je voudrais savoir
23:39qui a donné l'autorisation, que ce soit pour les vélos, que ce soit pour les trottinettes, etc.
23:45Quand vous tournez à droite, vous ne vous respectez pas le feu rouge.
23:48Eh bien, moi, je suis désolé.
23:50Non.
23:50C'est rentré dans le code de la route, ça.
23:52On a le droit de tourner à droite, effectivement, quand le feu est rouge pour les voitures.
23:56Voilà.
23:57Alors, si c'est une voiture, elle va prendre une amende.
23:59Voilà.
24:00Alors, moi, je ne suis pas d'accord.
24:01La justice est à deux faces.
24:03Aujourd'hui, il faut sanctionner ce genre de truc.
24:06Parce que c'est trop dangereux.
24:07Vous avez déjà eu peur, vous, comme Alain, tout à l'heure, de vous faire renverser ?
24:11Il y a quinze jours, j'ai failli en buter un, mais quelque chose de bien.
24:15La traversée, c'est comme ça.
24:17Vous savez, sur les quais.
24:18Sur les quais.
24:19Alors, vous savez, moi, je veux vous dire sincèrement,
24:22aujourd'hui, je pense que, Pierre, il faut que les gens se respectent un à l'autre.
24:26Personne ne se respecte.
24:27Maintenant, c'est fini.
24:29Quand vous voyez les vélos au feu rouge, ils coupent et ils narguent encore les policiers.
24:34Alors, moi, je veux vous dire sincèrement,
24:36aujourd'hui, on n'a plus besoin de policiers, parce que tout le monde fait ce qu'il veut.
24:39Alors, donc, vous savez, ce qu'est-ce que vous voulez faire ?
24:41Ils ne respectent même pas.
24:42Même nos policiers, ils les arrêtent, ils se foutent au camp.
24:44Alors, qu'est-ce que vous voulez faire ?
24:45Moi, je pense qu'aujourd'hui, ce système de trottinette,
24:48il faut sévir au maximum.
24:50Déjà, les casques, etc., les coudes et tout.
24:53Même, il y a des motards qui n'ont pas les tenues.
24:55J'entendais tout à l'heure, il y a quelqu'un qui disait avec les tenues.
24:59Obligatoires.
24:59Tous les tenues obligatoires.
25:01Que ce soit les scooters, les motos, les...
25:04Tout.
25:04Les gants, les casques, les équipements de protection.
25:07Oui, je comprends.
25:08Bon, merci beaucoup, Didier, en tout cas, de nous avoir appelé.
25:10Vous êtes nombreux à nous appeler sur les trottinettes.
25:13On a bien compris que c'était un sujet qui vous préoccupait.
25:16On va parler d'autre chose.
25:18Pas de trottinette, mais de Patrick Sébastien, dans un instant, juste après ça.
25:23Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 3210.
25:2750 centimes la minute.
25:30Jusqu'à 14h.
25:31Les auditeurs ont la parole sur RTL.
25:33Pierre Herbulot.
25:34Il nous reste un petit quart d'heure ensemble pour aborder le dernier sujet de cette émission.
25:39Patrick Sébastien qui ne tournera pas les serviettes à la mode du Caire.
25:42Le chanteur devait se produire dans 15 jours dans ce petit village des Alpes de Haute-Provence.
25:47Mais la vidéo virale du Cap d'Agde a tout changé.
25:50Je vous rappelle les images amateurs tournées le 22 juillet dernier.
25:54On y voit dessus une femme se mettre à genoux face à l'animateur lors d'un concert.
25:59Selon lui, elle mime alors une fellation.
26:02La séquence fait polémique.
26:05Et on a Christine pour en parler au 3210.
26:07Des annulations comme ça de concerts de Patrick Sébastien pour une vidéo, on va dire, un peu potache.
26:13Alors on en pense qu'on veut.
26:14Mais pour vous, la sanction est disproportionnée.
26:16Il ne faut pas annuler ces concerts ?
26:18Non, il ne faut pas les annuler.
26:20Je ne vois pas pourquoi on les annulerait.
26:23Dans le sens où on est quand même au Cap d'Agde.
26:25Et on sait que Patrick Sébastien va au camp du Cap d'Agde.
26:29Et que le soir, c'est libertin.
26:31Donc, je ne pense pas qu'il ferait ça dans un petit village.
26:34Oui, pour vous, il n'était pas non plus...
26:36Enfin, je veux dire, le contexte fait qu'on pouvait s'attendre à ce genre de choses.
26:40Oui, exactement.
26:41Je ne vois pas pourquoi les gens sont choqués.
26:43Surtout, je ne sais pas si le concert a eu réellement lieu dans le camp du Cap d'Agde.
26:48dans le village naturiste.
26:51Mais si c'est dans le village naturiste, c'est encore plus culotté.
26:54Parce que tout le monde sait très bien qu'à partir d'une certaine heure,
26:57les familles rentrent chez eux.
27:00Et derrière, c'est le libertinage qui prend le pli.
27:05Je ne connais pas trop les pratiques dans le camping.
27:08Il n'y a pas besoin de le connaître.
27:10C'est sur Internet, en fait.
27:11Au-delà de ce qui se passe là-bas,
27:15c'est vrai qu'il n'y a pas de poursuite judiciaire contre Patrick Sébastien.
27:19Et donc, finalement, c'est une forme de censure, d'après vous ?
27:23Oui, c'est ridicule.
27:24Et en plus, je comprends pourquoi une vidéo prend autant d'importance.
27:27Si déjà, au niveau de tout ce qui est TikTok et compagnie,
27:31on bloquait ce genre de vidéos,
27:33ça irait peut-être plus vite aussi.
27:34Ça ne prendrait pas de telles proportions.
27:36Ah oui, mais d'accord.
27:37Mais bloquer les vidéos, ça ne change rien à ce qui s'est passé.
27:40S'il y avait des enfants dans le public,
27:42ça peut aussi choquer, ça.
27:43C'est une autre réalité.
27:44Oui, je l'entends.
27:45Mais quand on est au Cap d'Ague,
27:46et je vous dis,
27:47si c'était dans le camp du Cap d'Ague,
27:48ça n'a pas choqué.
27:50On n'amène pas des enfants dans ces cas-là
27:51dans un spectacle de Patrick Sébastien.
27:53On sait très bien qu'il a toujours eu ce genre de comportement.
27:57Vous pensez que si ça avait été un autre chanteur,
27:59ça aurait fait une polémique tout à fait différente ?
28:01Je pense qu'il ne l'aurait pas fait
28:02si ça avait été un autre chanteur.
28:03Ah bah oui, ça, on est d'accord.
28:04Et surtout, si ça n'avait pas été au Cap d'Ague,
28:06on n'en a pas entendu parler ailleurs qu'au Cap d'Ague.
28:10On ne sait pas si ça a été filmé,
28:12s'il y a eu des choses,
28:13ça se trouve, il n'y a rien vu.
28:14Vous avez raison.
28:15Le spectacle, il n'a pas fait qu'au Cap d'Ague,
28:16il l'a fait dans d'autres endroits,
28:18dans d'autres lieux.
28:22La séquence, elle est improvisée.
28:23Attention, ce n'est pas un show sur scène.
28:27Oui, j'ai bien compris que c'était improvisé.
28:29Il n'y a pas de problème.
28:30Mais si ça a été fait au Cap d'Ague,
28:31c'est parce que, justement, c'est au Cap d'Ague.
28:33Bon, d'accord.
28:34Merci beaucoup, Christine, en tout cas.
28:36Oui, mais je comprends que...
28:37C'est une ville, ça n'aura pas lieu.
28:37Le lieu est une circonstance atténuante pour vous.
28:40On va prendre Thierry à présent.
28:42Bonjour, Thierry.
28:43Bonjour, Pierre.
28:44Bonjour aux auditeurs.
28:45Vous nous appelez de Rouzède.
28:47C'est où, Rouzède ?
28:47En Charente, c'est en Charente.
28:48En Charente, d'accord, très bien.
28:50Merci beaucoup.
28:50Alors, je crois que vous n'êtes pas du tout d'accord.
28:52Pour vous, la séquence,
28:54elle n'était ni faite ni à faire.
28:56Et ça ne vous choque pas, finalement,
28:58que les dates futures soient déprogrammées ?
29:02Alors, la première partie de votre réponse,
29:04je suis tout à fait d'accord.
29:05Ni faite ni à faire, la séquence,
29:07parce que, surtout, s'il y a des enfants mieux.
29:08Alors, l'excuse du Cap d'Ague,
29:09elle est un peu facile.
29:12Je veux dire, dans les campings,
29:13ils ont juste un maillot de bain enlevé.
29:14Ce n'est pas ça qui va les freiner non plus.
29:16Voilà, parenthèse fermée.
29:18Après, refuser le spectacle.
29:21Après, on est dans une époque
29:22où maintenant, les maires
29:24et tous les représentants nationaux,
29:27ils mettent des parasols.
29:29Le maire, il préfère annuler
29:30plutôt que de dire
29:30« Oui, vous avez autorisé le spectacle,
29:32on a eu droit à des allusions sexuelles et compagnie. »
29:35Vous pensez qu'ils ont peur
29:36de se prendre un « bad buzz »
29:38comme on dit en français ?
29:40De toute façon,
29:40qu'ils le fassent ou qu'ils ne le fassent pas,
29:41ils vont s'en prendre un.
29:43Là, ils vont se prendre la déferlante
29:44des protecteurs de Patrick Sébastien.
29:46Et s'ils le faisaient,
29:47ils se prendront une déferlante
29:48de ceux qui s'opposent à sa venue.
29:50Donc, à un moment,
29:51ils prennent une décision.
29:52Après, ça appartient à la municipalité
29:55qui a pris la décision.
29:56Pour revenir sur les faits
29:57de Patrick Sébastien,
29:58moi, je suis allé le voir dans les années 80.
30:00J'ai 54 piges.
30:02Il imitait Bourville,
30:03Mitterrand et compagnie.
30:04C'est sûr que s'il fait ça aujourd'hui,
30:05il n'y aura personne dans la salle.
30:06Déjà, 90% du public
30:08ne connaîtraient pas ces personnages.
30:10Donc, qu'est-ce qu'il fait ?
30:11On parle de lui, il est content.
30:13Il fait un coup de pub.
30:14Il n'aurait peut-être pas espéré
30:15que ça glisse comme ça.
30:16Mais bon, il est connu
30:17pour avoir quand même
30:18l'intelligence bien en dessous du nombril.
30:21Il y a un humour un peu potache,
30:24on va le dire comme ça.
30:25Oui, potache, vous êtes gentil.
30:27Après, il a le public qui mérite.
30:30Après, des gens qui amènent des enfants
30:31voir ce style de spectacle.
30:33Après, le Cap d'Ague ou non,
30:35je veux dire, il n'y a pas...
30:36Je veux dire, la personne qui est sur scène,
30:38on voit bien qu'ils n'ont pas joué
30:39à sautre mouton.
30:40Je veux dire, il faut arrêter
30:40de nous prendre pour des...
30:42Pour moi, c'est un non-événement.
30:43Il a fait ça.
30:44Bon, ça en a fait rire 10.
30:46Écoutez, tant mieux pour eux.
30:47Bien mal leur en face.
30:49Après, moi, non, c'est déplacé.
30:50Je veux dire, il y a un moment,
30:51il faut mettre des limites.
30:51On ne peut pas faire tout et n'importe quoi.
30:53Oui, mais du coup, Thierry,
30:53j'ai du mal à comprendre
30:54si vous trouvez que c'est une bonne idée
30:56ou pas d'interdire les prochaines dates
30:58de Patrick Sébastien,
30:59comme on l'a vu à la loi Boutière.
31:01Si vous voulez, mon avis personnel,
31:03les gens payent.
31:04Donc, quand vous allez voir un spectacle
31:06où vous payez,
31:06vous savez à quoi vous attendre,
31:10vous y allez.
31:10Après, qu'ils l'interdisent,
31:13on interdit bien Dieu donné.
31:14Alors qu'il y a des gens
31:15que ça fait rire Dieu donné.
31:17Alors, vous allez me dire,
31:17c'est pas le même sujet.
31:18Bah ouais, mais bon,
31:19le sexe, il n'est pas autorisé
31:21de partout en France non plus.
31:22Si vous vous faites attraper
31:24à aller voir une prostituée,
31:25vous méritez une amende.
31:26Donc, allez voir Sébastien
31:27qui subit des fellations
31:29même mimées sur scène.
31:31Voilà.
31:31Oui, on est d'accord,
31:32c'est quand même pas le même sujet.
31:33Voilà, c'est pas le même sujet,
31:34mais bon, on ne fait pas n'importe quoi.
31:37Puis il y a des gamins, quoi.
31:38Putain, il y a des gamins.
31:39Oui, oui, on est d'accord.
31:39C'est le point qui crispe,
31:41parce que si c'était un spectacle
31:42pour adultes, entre guillemets,
31:44sans enfants,
31:44ce ne serait pas le même sujet.
31:45Parce que la personne qui est sur scène,
31:46je ne sais pas si elle est mère de famille ou quoi,
31:48elle va lui expliquer à son enfant d'ailleurs
31:50qu'est-ce qu'elle allait faire sur scène.
31:53Elle va lui dire quoi ?
31:55Non, il faut arrêter.
31:56Je veux dire, Patrick Sébastien est gentil,
31:59mais comme on dit en termes anglais,
32:00il est has-been, quoi.
32:02Voilà, je suis désolé.
32:03Il a eu du succès,
32:04il est sûrement très talentueux,
32:05mais il y a un moment,
32:06il faut s'arrêter, quoi.
32:07Merci beaucoup, Thierry,
32:08en tout cas, de nous avoir appelés.
32:09On va prendre Jérôme et Guillaume
32:11dans un instant, juste après ça.
32:12On est ensemble encore pour 5 minutes
32:25jusqu'à 14 heures
32:27et on parle de Patrick Sébastien
32:28et notamment de ses prochaines dates
32:30de sa tournée annulée,
32:32celle à la mode du Caire,
32:33notamment après une vidéo miment,
32:35on ne sait pas trop,
32:36une fellation sur scène,
32:37en tout cas,
32:37ça avait fait beaucoup de bruit.
32:39Je vais prendre Guillaume.
32:40Bonjour, Guillaume.
32:40Oui, bonjour, Pierre.
32:42Vous nous appelez de Bois-Colombe,
32:43vous avez 42 ans
32:44et vous ne comprenez pas
32:46cette décision de déprogrammer.
32:48Patrick Sébastien,
32:49pour vous, c'est une forme de censure,
32:50on peut le dire comme ça ?
32:51Oui, oui, oui.
32:52Alors, j'ai écouté,
32:54pardon, j'ai écouté effectivement
32:55les différents auditeurs
32:56et moi, je vous avouerai,
32:58il y a effectivement une chose
32:59qui me frappe,
32:59c'est par rapport aux enfants.
33:01Le fait qu'effectivement
33:02qu'il y a eu des enfants,
33:03que ça les ait choqués,
33:05que ça les ait offusqués,
33:07je peux tout à fait comprendre.
33:08Maintenant, moi, j'ai 42 ans,
33:11je suis de l'époque des nuls,
33:13je suis de l'époque des inconnus.
33:16Je ne sais pas si je peux citer
33:17certains de leurs sketchs sur RTL.
33:19Oui, c'est-à-dire qu'il y a des blagues
33:21qu'on pouvait faire à l'époque
33:23qu'on ne peut plus faire aujourd'hui,
33:24c'est ce que vous dites ?
33:25Voilà, exactement.
33:27Moi, voilà, à l'époque
33:28où j'écoutais les nuls, les inconnus,
33:30bon, j'étais encore minot,
33:3115 ans, entre 15 ans et 20 ans.
33:33Enfin, c'est autre chose
33:38parce qu'effectivement,
33:39on avait encore une liberté d'expression,
33:41on avait encore un second degré.
33:44Et en plus, à l'heure actuelle,
33:46quand vous entendez effectivement
33:47pas mal de personnes
33:48qui plébiscitent tout ce qui est
33:49effectivement ancien communique,
33:51même qu'ils soient asbines ou pas,
33:53même étant asbines,
33:54moi, je les aimerais toujours,
33:55mais effectivement,
33:56on les plébiscite à revenir
33:58et quand vous voyez effectivement
34:00ce qui se passe,
34:01quand vous regardez effectivement
34:02ce que ces comiques ont fait
34:04les années auparavant,
34:06vous imaginez bien que, par exemple,
34:08excusez-moi,
34:08mais faire des chiffres
34:09et des lettres juifs,
34:11ça ne passerait pas.
34:12En fait, ce que vous dites,
34:14c'est que...
34:14Après, c'est comme les nuls
34:16ou alors, pareil, les inconnus,
34:19le programme télé des Antillais
34:21ou quoi que ce soit.
34:21Non, non, mais c'est sûr
34:22qu'il y a un certain nombre de blagues
34:23qu'on ne pourrait plus faire aujourd'hui,
34:25à tort ou à raison.
34:26Alors, ce n'est pas le débat du jour.
34:27Là, ce que j'aimerais juste
34:28revenir, le sujet.
34:30Patrick Sébastien, déprogrammé.
34:31Vous êtes d'accord pour dire
34:33que c'était une bêtise
34:34s'il y avait des enfants,
34:35mais par contre,
34:35s'il a, il peut le dire,
34:36il s'excuse, il dit
34:37je suis désolé,
34:37j'ai fait une petite bêtise
34:39mais ça ne se reproduira plus,
34:40la tournée continue.
34:43Oui, mais pourquoi s'excuser ?
34:45S'il y a des enfants dans le public,
34:46c'est peut-être un peu déplacé.
34:47Des jeunes enfants,
34:49c'est la vidéo,
34:50je ne sais pas si vous l'avez vue,
34:51mais en tout cas,
34:52c'est assez explicite
34:53ce qui se passe sur scène.
34:54Oui, d'accord,
34:55mais après, les petits-enfants,
34:58vous dites que c'est la responsabilité
34:59des parents ?
35:00Les parents qui les amènent,
35:03ils sont bien effectivement conscients.
35:06Vous dites que ça va avec le personnage ?
35:08Bien entendu.
35:11Et comme je disais effectivement
35:12à la personne qui m'a appelé,
35:14Laurent Gérard,
35:15que j'ai plaisir à écouter
35:17tous les matins,
35:18avant 9h,
35:19quand il imite Patrick Sébastien.
35:22Alors effectivement,
35:23c'est vrai qu'il imite pas,
35:24mais quand il imite...
35:26Mais des fois,
35:28je ramasse mes côtes
35:29et je pense qu'on doit être
35:30des millions pareils.
35:32Voilà, on écoute Laurent Gérard,
35:34on sait effectivement
35:35à quoi s'attendre,
35:36on ne va pas s'offusquer.
35:37Et pourtant,
35:38il y a des fois,
35:38il est assez graffiné.
35:42C'est sûr, c'est sûr.
35:43Et je crois que Jérôme,
35:43d'ailleurs,
35:44qui a 42 ans comme vous,
35:45est du même avis.
35:46Bonjour Jérôme.
35:48Bonjour.
35:48Alors j'ai 49 ans,
35:49ça me ferait plaisir
35:50d'en avoir 42,
35:51je vous jure.
35:51Vous dites, vous,
35:54sur Patrick Sébastien,
35:55que c'est aussi
35:56la responsabilité du public.
35:59Oui, je pense que aussi...
36:00Vous savez,
36:01le phénomène du buzz,
36:02ça existe.
36:04Je crois qu'on est là
36:05sur les réseaux sociaux
36:06pour le voir tous les jours.
36:08Est-ce qu'il n'a pas été provoqué ?
36:09Est-ce qu'il n'a pas...
36:11On savait que c'était
36:11Patrick Sébastien
36:12et que derrière,
36:13ça allait suivre,
36:13faire un gros buzz.
36:14C'est possible aussi.
36:15Moi, je trouve que
36:16la responsabilité
36:17de tout le monde
36:18est en jeu.
36:19Alors Patrick Sébastien,
36:20oui, mais on le connaît.
36:21Je veux dire,
36:21comme disaient
36:23les anciens auditeurs
36:24que vous avez eus là,
36:25qui parlaient de Jurdonais
36:26et compagnie,
36:26quand on va voir
36:27un spectacle de Patrick Sébastien,
36:28on va voir un spectacle
36:28de Patrick Sébastien.
36:30Je veux dire,
36:30à un moment donné,
36:31on ne va pas voir,
36:32je dis une bêtise,
36:33Patrick Bruel
36:33ou peu importe.
36:34Oui, oui, bien sûr.
36:34Et au-delà de cette polémique,
36:35alors justement,
36:36parce qu'il nous reste une minute
36:37sur l'interdiction
36:38de prochaine date,
36:39qu'est-ce que vous en pensez, vous ?
36:40C'est honteux pour moi.
36:42Après Sébastien,
36:43il a plus de 70 balais,
36:44il faut le laisser tranquille,
36:45il a fait sa carrière,
36:46c'est quelqu'un
36:46qui n'embête personne,
36:48c'est quelqu'un
36:48qui existe
36:49dans le paysage français.
36:50Il faut arrêter
36:51d'enterrer
36:51des gens comme lui
36:53qui restent presque
36:54les seuls défenseurs
36:58de la liberté d'expression.
37:00Donc moi,
37:01je ne suis pas un fan absolu,
37:02je l'ai vu.
37:02Vous êtes allé le voir
37:03en concert, oui ?
37:04Non, je l'ai vu
37:05dans les années 90,
37:07mais si vous voulez,
37:09avec mes parents,
37:10mais si c'est quelqu'un
37:11que ce n'est pas
37:12mon fond de commerce,
37:13ce n'est pas ce que je regarde
37:14tout le temps à la télé,
37:15il n'empêche qu'il faut
37:16les laisser vivre
37:17et que c'est des gens
37:18qui nous ont aidés
37:18pour la liberté de pensée
37:20et la liberté d'expression.
37:21Donc on en fait
37:22totalement.
37:23Merci beaucoup Jérôme,
37:25merci à Guillaume
37:25de nous avoir appelé
37:26sur ce débat
37:27qui vous a fait réagir
37:28Faut-il interdire
37:29ou pas les prochaines dates
37:31de tournée de Patrick Sébastien ?
37:32C'est la fin de cette émission,
37:33les auditeurs ont la parole.
37:34Je vous retrouve demain
37:36à partir de 12h30,
37:37mais pour l'heure,
37:38il est 14h.
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