- il y a 5 mois
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 11 septembre 2025.
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00:0012h30, 14h, RTL Midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:08Et avant de vous donner la parole, l'essentiel de l'actualité à 13h donc,
00:13et ce nouveau rebondissement dans l'enquête sur la disparition d'Agathe Hilaray,
00:174 mois après la découverte du corps de cette joggeuse dans la Vienne.
00:21On a appris ce matin Maxime Lévy qu'un homme avait été placé en garde à vue.
00:24Oui, selon le parquet de Poitiers, 3 hommes ont été interpellés hier,
00:27seulement l'un d'entre eux est effectivement en garde à vue ce midi.
00:30Selon nos informations, ce sont des interpellations réalisées
00:33alors que la piste d'un rôdeur, d'un prédateur sexuel,
00:36est en ce moment étudiée par les gendarmes de la section de recherche de Poitiers.
00:39Cela fait maintenant plus de 4 mois que le corps d'Agathe Hilaray,
00:42cette joggeuse de 28 ans, a été retrouvée non loin de son parcours de jogging au sud de Poitiers.
00:47Les expertises réalisées permettent de privilégier l'intervention l'intérieur.
00:51Son corps a été déplacé et sa montre connectée retrouvée sur place
00:54montre un rythme cardiaque anormalement élevé pendant quelques secondes avant son décès.
00:59Information signée Maxime Lévy, merci à vous.
01:024 Français sur 10 ont aujourd'hui du mal à payer leur facture d'électricité,
01:061 sur 2, à partir en vacances au moins une fois par an.
01:09Le secours populaire sonne l'alerte, la précarité gagne du terrain.
01:15Et ce qui est inquiétant, c'est que le travail ne protège plus.
01:18Un salarié sur 3 assure avoir des difficultés à vivre avec son seul salaire.
01:25Et puis on reviendra aussi sur cette commission d'enquête TikTok,
01:28commission d'enquête parlementaire.
01:30Elle vient de rendre son rapport et propose une série de mesures
01:33pour limiter l'accès aux réseaux sociaux aux plus jeunes.
01:36Interdiction pour les moins de 15 ans, mise en place d'un couvre-feu
01:39et puis un délit, un délit pour punir les parents
01:42qui abusent des écrans pour leurs enfants.
01:44Bonne idée ou pas, j'attends vos appels au 3210
01:46et on va en débattre d'ailleurs dans un instant.
01:49Mais d'abord, coup d'œil à notre ciel, la météo avec vous Peggy Broch.
01:53On garde son parapluie pas trop trop loin.
01:55Ah bah oui, parce qu'à tout moment on peut avoir une averse
01:57et ça c'est quasiment sur tout le pays,
01:59alors sauf dans le sud-est où ça reste au sec,
02:02très ensoleillé même entre la Méditerranée et la Corse
02:04avec Mistral et Tramontagne.
02:06Partout ailleurs on a un ciel changeant entre nuages et éclaircies,
02:08alors parfois timides mais bon,
02:10et surtout quelques averses, des averses qui seront plus marquées
02:12cet après-midi sur les Hauts-de-France,
02:14localement orageuses et puis on a un vent sensible
02:16sur toute la moitié nord, dans les terres également
02:18et du vent jusqu'à 70 km heure sur les bords de Manche
02:22comme sur la côte atlantique.
02:23Tout ça sous des températures qui sont un peu justes,
02:25alors sauf près de la Méditerranée
02:26où ça va jusqu'à 28 à Bastia,
02:2927 à Nice et à Perpignan,
02:3126 à Montélimar, 24 degrés à Toulouse et Lyon,
02:3423 à Biarritz, 22 à Bordeaux,
02:3621 à Tours comme à Limoges,
02:3720 degrés à Paris comme à Besançon et Orléans,
02:4119 à Caen et 18 à Brest.
02:43Merci beaucoup Peggy.
02:45Jusqu'à 14h,
02:47les auditeurs ont la parole,
02:49Amandine Bégaud sur RTL.
02:52Et pour commencer donc cette question aujourd'hui,
02:55faut-il punir les parents qui abusent des écrans
02:59pour leurs enfants ?
03:01C'est en tout cas ce que proposent
03:03les députés de la commission d'enquête
03:06à l'Assemblée Nationale
03:07qui a travaillé notamment sur le réseau TikTok
03:10pour protéger les mineurs,
03:12la mise en place en fait d'un délit
03:15de négligence numérique pour les parents.
03:18Bonne idée ou pas,
03:19j'attends vos témoignages
03:20et on va commencer avec vous Yanis.
03:22Bonjour.
03:23Bonjour.
03:24Vous nous appelez d'où ?
03:25Je vous appelle Darmentière.
03:27Darmentière, dans le Nord.
03:28Vous avez tout juste 18 ans, c'est ça ?
03:31Vous en pensez quoi de ces préconisations,
03:36la mise en place d'un délit pour les parents
03:40et puis l'interdiction pour les moins de 15 ans
03:43des réseaux sociaux ?
03:44C'est une bonne idée ou pas ?
03:45Moi, de mon côté, oui, je trouve que c'est une bonne idée
03:47parce qu'il y a trop de gens qui arrivent en bas âge
03:51sur les réseaux.
03:53Moi-même, à leur âge,
03:54je n'avais même pas encore de téléphone.
03:56Donc, oui, je trouve que c'est une bonne idée.
04:00Sanctionner les parents qui ne restriquent pas ça à la maison,
04:04je trouve que c'est une bonne idée aussi.
04:06Je voulais vous lire quelques chiffres.
04:08Aujourd'hui, d'après Santé Public France,
04:11un enfant de 2 ans,
04:122 ans, c'est tout petit,
04:14passe en moyenne 56 minutes par jour devant les écrans.
04:17C'est 1h20 à 3 ans et demi,
04:191h34 à 5 ans et demi.
04:21Les enfants de 3 à 10 ans passent en moyenne 728 heures
04:27devant les écrans en une année.
04:29Et si on prend les ados, par exemple,
04:32les 12-15 ans,
04:34ils passent en moyenne 2h30 chaque jour
04:36sur les réseaux sociaux de type TikTok.
04:38Vous utilisez, vous, TikTok, Yannis ?
04:41Oui, je l'utilise.
04:43Moins maintenant,
04:45mais il y a 2-3 ans,
04:49je pouvais passer plusieurs heures.
04:50Mais plusieurs heures, mais à faire quoi ?
04:53Je ne saurais moi-même vous répondre.
04:56C'est pour ça que maintenant, j'ai arrêté.
04:58Non, mais qu'est-ce qu'on voit ?
04:59En fait, qu'est-ce que vous,
05:01vous regardiez sur TikTok comme ça pendant des heures ?
05:04Alors moi, je regarde du sport automobile.
05:06Mais d'autres regardent de la danse,
05:09des jeux vidéo.
05:11Il y a plein de contenus divers et variés dessus.
05:17On va dire à peu près pour tout âge,
05:18c'est aussi le problème.
05:20Et vous avez déjà été choqué
05:24par ce que vous pouviez voir sur TikTok ou pas ?
05:28Choqué, moi, non.
05:30Mais j'ai déjà vu des contenus
05:33qui pouvaient être choquants pour d'autres,
05:35pour un public plus jeune
05:38ou des gens un peu moins renseignés sur les choses.
05:41Et plus sur TikTok que sur d'autres réseaux sociaux,
05:44d'après vous ?
05:45Non, non.
05:49J'en ai vu autant sur TikTok que par exemple sur Instagram,
05:53si je peux citer des noms.
05:54Bien sûr.
05:57On va dire que c'est la même sur beaucoup de réseaux sociaux
06:00qui sont tout autant peu contrôlés.
06:04Vous disiez, je pouvais y passer plusieurs heures.
06:08Ce qui est intéressant aussi, c'est ce côté addictif de ces réseaux sociaux.
06:13Alors là, je parle pour ceux qui ne connaissent pas forcément.
06:17Mais c'est vrai qu'en fait, l'algorithme est fait pour tout le temps vous donner des vidéos
06:22qui correspondent à ce que vous avez regardé.
06:25Et puis, on a toujours envie de voir la suite.
06:26Oui, c'est ça.
06:28Exactement.
06:28On ne sait pas la vidéo qui suit.
06:30Donc, on scrolle comme ça s'appelle.
06:33Et on passe à la vidéo suivante.
06:34Et c'est toujours des vidéos qui s'adaptent à ce qu'on aime,
06:37à ce qu'on aime regarder et ce qu'on like.
06:40Donc, c'est très addictif.
06:43Bon, l'interdiction.
06:44Donc, vous êtes pour.
06:45Jusqu'à 15 ans ou on pourrait aller au-delà d'après vous ?
06:48Je dirais que jusqu'à 15 ans, c'est déjà bien.
06:50Mais que, par exemple, sanctionner les parents en cas de souci de publication de vidéos illégales
06:59peut se prolonger jusqu'à plus vieux.
07:03Et sanctionner les parents qui, alors là pour le coup, ce n'est pas forcément TikTok,
07:07mais qui auraient tendance à laisser leurs enfants pendant des heures devant un écran
07:11en prenant les écrans pour une nounou, ça, ça vous semble une bonne idée ou pas ?
07:16Oui, il y a d'autres moyens de se divertir.
07:20Bon, Yanis, restez avec nous, on va accueillir Frédéric.
07:22Bonjour Frédéric.
07:24Bonjour.
07:25Alors, vous, vous nous appelez de Chine.
07:28Oui, je suis à Xi'an, actuellement.
07:31Actuellement.
07:33La Chine, on le sait, l'accès aux réseaux sociaux est extrêmement encadré,
07:37j'allais dire pour les enfants comme pour les adultes d'ailleurs.
07:41Expliquez-nous comment ça se passe.
07:44Oui, en fait, on n'a pas sur...
07:47Alors, ça ne s'appelle pas TikTok en Chine, ça s'appelle Doin.
07:50En fait, les contenus sont filtrés en amont,
07:55c'est-à-dire que les contenus illicites ne sont pas visibles.
08:00Et puis, comment dire, quand il y a des contenus un peu limites, c'est flouté.
08:06Donc, en fait, le risque d'avoir des contenus tendancieux, on va dire, sont complètement nuls.
08:17Mais une vraie censure, pour le coup, pour des bonnes choses et pour d'autres choses moins.
08:24C'est vrai que pour la France, ça paraît bizarre.
08:33On a l'impression qu'il y a de la censure, etc.
08:36Mais en fait, c'est pour moi aussi un gage de confiance, je dirais.
08:43Mon fils de 9 ans va dessus, je n'ai aucun problème à le laisser y aller.
08:48Il prépare ses devoirs, il va chercher des cours de maths, il va chercher différentes informations.
08:54Donc, il prend des cours de maths sur le TikTok chinois ?
08:58En fait, oui, il a la possibilité d'aller rechercher des éléments dont il a besoin pour ses devoirs, par exemple.
09:07Il ne prend pas des cours directement, mais c'est possible.
09:10Il y a aussi un système de paiement qui est lié à Halloween en Chine.
09:15Il est possible de réserver pour aller dans des parcs d'attractions, pour aller au restaurant, etc.
09:23Un peu comme WeChat.
09:24Donc, on paye directement, en fait, avec le téléphone.
09:29On peut réserver à l'avance, on peut aller réserver dans les musées, etc.
09:34Donc, là, en fait, de ce point de vue-là, c'est extrêmement efficace.
09:40C'est la preuve, en tout cas, que c'est possible d'encadrer et de limiter ce qu'il y a sur ces réseaux sociaux.
09:49Après, j'allais vous dire, et c'est ce que j'évoquais un petit peu,
09:52la Chine est souvent critiquée, justement, pour l'absence de liberté d'expression.
09:56Oui, mais en fait, moi, j'y vis depuis dix ans maintenant.
10:02Je n'ai pas l'impression d'être entravé.
10:06Oui, on n'a pas les contenus illicites.
10:10On n'a pas de contenu pornographique.
10:12On n'a pas de choses comme ça.
10:13Mais bon, je veux dire, ce n'est pas non plus vital.
10:15Donc, en fait, tout ce qui est nécessaire à la vie quotidienne, on a accès.
10:24Et bon, moi, je travaille dans le sport.
10:27Je suis en relation aussi énormément avec le gouvernement.
10:30Je n'ai pas l'impression d'être entravé de quoi que ce soit.
10:32Et votre fils, il y a neuf ans, il passe combien de temps par jour sur les écrans ?
10:37Pas très longtemps.
10:40Alors, pendant les vacances, un petit peu plus.
10:42Bien sûr.
10:44Là, aujourd'hui, par exemple, il était en train de faire ses devoirs.
10:49Il a passé 10-15 minutes à chercher quelques infos pour ses devoirs.
10:55Alors maintenant, il utilise de plus en plus d'IA
10:58et de moins en moins d'Ouline pour avoir les réponses pour ses devoirs.
11:04Mais bon, en gros, comme il a à peu près une heure, une heure et demie de devoir le soir,
11:11il passe, je ne sais pas, 20-30 minutes sur le téléphone.
11:17Oui, on est très en dessous des moyennes que j'évoquais de 2h30 pour les ados ici en France.
11:23Merci Frédéric pour ce témoignage.
11:25Restez avec nous.
11:26Yanis, également, on va accueillir Nicole dans un tout petit instant.
11:28Bonjour Nicole.
11:29Oui, bonjour Amandine.
11:30Vous nous appelez d'où ?
11:32De Douvrin, dans le Pas-de-Calais.
11:34Très bien.
11:35Vous avez, vous, deux petits-enfants, accros ou pas aux écrans.
11:38On va en parler dans un tout petit instant.
11:40A tout de suite sur RTL.
11:42Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL
11:44ou appelez-nous au 3210.
11:4650 centimes la minute.
11:50Amandine Bégaud, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
11:54Faut-il punir les parents qui laissent leurs enfants trop longtemps devant un écran ?
11:59C'est la question qu'on vous pose aujourd'hui sur RTL.
12:02Pourquoi ?
12:03Eh bien, parce que la commission parlementaire, commission d'enquête sur TikTok et d'ailleurs
12:08sur les réseaux sociaux en règle générale rend son rapport.
12:12Et c'est l'une des préconisations à la création d'un délit de négligence numérique pour les parents.
12:17Bonne idée ou pas.
12:18On a déjà, Victor, pas mal de messages sur Facebook.
12:21Sur Facebook et sur notre application RTL.
12:23Florence réagit.
12:24Comment voulez-vous que les jeunes s'y retrouvent ?
12:27On devrait les limiter en termes d'heures d'écran chez eux ou dans leur vie privée.
12:31Et dans le même temps, les outils numériques sont de plus en plus utilisés à l'école et de plus en plus tôt.
12:37Autre message de Bernard qui pointe lui aussi une contradiction.
12:40Les politiques utilisent de plus en plus les réseaux sociaux et TikTok.
12:44Et maintenant, les mêmes pointent leur danger.
12:46Et on va retrouver Nicole.
12:48Bonjour Nicole.
12:50Oui, bonjour.
12:51Vous nous appelez du Pas-de-Calais, vous nous le disiez.
12:53Donc, je le disais juste avant la petite pause.
12:56Vous avez deux petits-enfants.
12:58Punir les parents qui laissent leurs enfants trop longtemps devant les écrans.
13:02Qu'est-ce que ça vous inspire ?
13:03C'est une bonne idée ou pas, d'après vous ?
13:05Moi, je trouve que c'est une très bonne idée.
13:07Par contre, je doute que sa mise en œuvre soit possible.
13:11Je ne vois pas comment on pourrait éduquer les parents.
13:18Mais je trouve que c'est une très bonne idée.
13:20J'ai tellement vu, tellement, moi qui travaillais dans le commerce,
13:24des petits-enfants dans les poussettes avec les téléphones portables,
13:29faire les courses avec les parents, c'était horrible.
13:33Bon, et je le disais, vous avez deux petits-enfants qui ont quel âge ?
13:38Alors, 9 ans et demi et 3 ans.
13:409 ans et demi ? Ah oui, ils sont encore petits.
13:42Et alors, comment ça se passe ?
13:44C'est écran interdit quand ils sont chez vous ?
13:47Ah ben, ce n'est même pas interdit.
13:48C'est qu'ils ne me le demandent même pas
13:51parce qu'ils ne sont pas habitués chez eux
13:54à regarder la télévision en discontinu.
13:58C'est occasionnel.
14:01Le petit garçon commence seulement à regarder
14:05une fois par semaine, pas de patrouille.
14:08Des dessins animés.
14:09Voilà.
14:10Et chez moi, la télévision n'est jamais allumée
14:17parce que je préfère faire autre chose.
14:22Des balades, faire un gâteau, jouer.
14:26C'est tellement plus enrichissant.
14:28Et je trouve cela beaucoup plus bénéfique pour les enfants.
14:34Il y a tellement de choses à faire avec des enfants.
14:38Et je sais qu'avec mon fils, qui a 43 ans maintenant,
14:42je faisais déjà la même chose
14:44et que les temps d'écran étaient limités.
14:47Et voilà.
14:50Bon, après, ce n'est pas toujours facile à faire.
14:53Mais effectivement, ça fait partie en tout cas des préconisations.
14:56Nicole, restez avec nous parce que je voudrais qu'on entende le témoignage d'Antoine.
14:59Bonjour Antoine.
15:01Oui, bonjour Amandine.
15:02Bonjour toute l'équipe.
15:03Bon, vous nous appelez d'où ?
15:04J'appelle de Sartrouville.
15:06Très bien.
15:06Vous êtes chauffeur routier et vous avez combien d'enfants ?
15:10J'en ai deux.
15:10Deux qui ont quel âge ?
15:12De 15 ans.
15:13La fille de 15 ans et un petit de 7 ans.
15:15D'accord.
15:16Et alors, comment ça se passe ?
15:17Comment ça se passe ?
15:18Comme je disais à la personne qui m'a accueilli au téléphone,
15:22oui, j'ai le problème.
15:23Le problème, c'est que oui, je suis d'accord pour qu'on punisse les parents.
15:28Mais comment faire de nos jours ?
15:29Moi, j'ai une fille de 15 ans.
15:30Elle commence sur le téléphone à 8h30 du matin jusqu'à 23h non-stop.
15:35De 8h30 à 23h ?
15:36Oui, non-stop.
15:37Du coup, elle est complètement déconnectée.
15:40Elle se lève uniquement pour aller aux toilettes et pour manger.
15:43C'est une fille qui ne fait rien du tout de la journée, mais vraiment rien.
15:46Elle débarrasse ni son assiette, ni rien du tout.
15:48Même se doucher parfois, on est obligé de l'engueuler pour qu'elle aille se doucher
15:51tellement elle est accro du téléphone.
15:53Et quand on essaie de l'enlever le téléphone, elle vous dit
15:55« Ecoutez, moi, je vais appeler la police pour que tu enlèves mon téléphone. »
15:59Et voilà.
16:01J'ai le petit de 7 ans qui est dans la même lignée.
16:04Sauf que lui, j'ai encore une emprise sur lui.
16:06Mais à 7 ans, il a un téléphone ?
16:08Non, non, il n'a pas le téléphone, mais il pique celui de sa mère dès qu'on a le dos tourné.
16:13Et lui, c'est pareil.
16:14Alors lui, c'est encore pire parce qu'il va sur YouTube, il n'entend que les grossièretés.
16:17L'école m'a convoqué plusieurs fois en me disant qu'il faut faire très attention par rapport à son comportement.
16:22Il a 7 ans et il agit comme un gamin de 15 ans.
16:25Il est avancé sur son âge par rapport à l'entente, toutes les grossièretés.
16:28Maintenant, comment faire ?
16:29Moi, j'ai trouvé une solution.
16:30J'ai appelé mon opérateur pour qu'il bloque le téléphone.
16:35Mais ils m'ont dit « Oui, mais une fois qu'elle est à la maison, elle a le Wi-Fi.
16:39Elle ira toujours sur le Wi-Fi.
16:40Vos enfants iront toujours sur le Wi-Fi.
16:42Comment faire pour punir les parents ?
16:45On veut bien les interdire, mais comment faire ? »
16:49Mais alors, Antoine, je ne suis pas du tout là pour vous donner des leçons.
16:52Et effectivement, à la maison, moi aussi, c'est un combat.
16:56Mais je ne sais pas, vous ne pouvez pas leur retirer tout simplement ?
16:59Enfin, votre fille, ok, elle vous dit « J'appelle la police. »
17:01Mais la police, quand elle va l'appeler en disant « Il m'a volé mon téléphone. »
17:05Oui, oui, oui, je suis d'accord avec vous, Amandine.
17:07Sauf que dans ses arguments, elle appelle la police parce que « Tu m'as grondé.
17:11Et puis, je vais partir.
17:12Et puis, je vais fuguer.
17:12Et puis, c'est là, vous êtes des mauvais parents. »
17:16Mais c'est dur.
17:17Et le petit, lui, bon, le petit, encore, je l'interdis parfois,
17:20même s'il n'est pas content.
17:21Avec lui, je balade un peu.
17:23Mais dès que je rentre à la maison, c'est tout de suite le téléphone.
17:26Dès que je rentre, c'est le téléphone.
17:28Voilà, lui, il reste 8 heures par jour sur le téléphone, si on ne lui dit rien.
17:33Moi, quand je ne suis pas à la maison, le petit, dès qu'il a le téléphone,
17:37si ce n'est pas le téléphone, c'est autre chose, c'est les écrans.
17:39Toujours les écrans.
17:40Si ce n'est pas l'ordinateur, c'est la suite.
17:41C'est la suite, c'est la télé.
17:43Voilà, ce n'est pas évident.
17:44Ça vous culpabilise, ça, Antoine ?
17:46Oui, oui, oui, ça me culpabilise, oui, oui.
17:49J'en veux beaucoup.
17:50J'espère qu'elle ne m'entend pas.
17:51J'en veux un peu beaucoup à ma femme, parce que tout le temps, je lui dis,
17:54« Mais bon, c'est de ta faute. »
17:55Parce que, bon, ma fille, quand elle avait 10 ans, quand elle allait au collège,
17:58elle me dit, « Oui, il faut absolument un téléphone, au cas où, s'il arrive quelque chose. »
18:01Or, qu'il n'y a pas lieu d'être.
18:02Ma fille, elle était à un kilomètre de la maison.
18:04Et au début, j'étais réticent.
18:06Après, je me suis dit, « Oui, ok, d'accord. »
18:08Mais en fin de compte, ce n'était pas pour ça.
18:10La petite, elle n'a jamais utilisé le téléphone pour quoi que ce soit.
18:12C'était uniquement pour jouer.
18:13Donc, le conseil que vous donnez, Antoine, aujourd'hui,
18:15à ceux qui ont les enfants plus jeunes que les vôtres,
18:17c'est surtout pas de téléphone avant...
18:19Non, non, non, pas de téléphone du tout jusqu'à l'âge de...
18:23Jusqu'à leur scolarité.
18:24Ce n'est pas possible jusqu'à l'âge de 16 ans.
18:26Il faudrait interdire le téléphone jusqu'à l'âge de 16 ans.
18:28Jusqu'à temps qu'ils vont à l'école.
18:31Vous vous rendez compte ?
18:31Ma fille, elle a baissé dans ses études.
18:33Elle me ramène des notes.
18:35Vraiment, je ne vous raconte pas, laissez-le-moi.
18:38Et le petit, bon, le petit, il aime vraiment l'école.
18:41Mais si je ne suis pas sur son dos,
18:43il pourra partir dans la même dérive que ça.
18:46Je vous sens complètement désemparé, Antoine.
18:48Oui, je suis désemparé, je suis complètement désemparé.
18:50Tous les jours, tous les jours.
18:51Là, ce matin encore, j'ai appelé ma femme,
18:53je lui ai dit, écoute, parce que j'écoutais RTL des matins,
18:55je lui ai dit, écoute, tu sais quoi,
18:56je n'arrête pas d'écouter la radio.
18:57Tous les jours, je lui ai dit la même chose.
18:58Ce n'est pas bon pour la mémoire.
19:00Ce n'est pas bon pour la santé.
19:02Mais c'est vrai que c'est culpabilisant en tant que parent d'entendre ça.
19:05Mais il faut bien l'entendre.
19:07Oui, voilà, il faut qu'elle l'entende.
19:09Mais bon, après, aussi, c'est la faiblesse des parents.
19:11Oui, je donne un petit peu parce que le pauvre, parce que le pauvre.
19:14Mais il n'y a pas de pauvre.
19:15Voilà, c'est vrai que ce n'est pas évident.
19:19Mais ça va être compliqué, franchement.
19:21Ça va être compliqué de sortir nos lois pour interdire les enfants.
19:26Je ne sais pas comment faire, en vérité.
19:27La solution, je ne la trouve pas.
19:28Moi, certainement, j'ai retourné dans tous les sens.
19:31Mon opérateur, après, il m'a dit, écoutez, dans ce cas-là,
19:33si votre fille, elle continue,
19:34il faut appeler le constructeur du téléphone,
19:37en l'occurrence Apple,
19:40de leur donner une retirée pour qu'il boke,
19:41le téléphone devient un joujou.
19:43Mais bon...
19:44Et vous avez pensé, Antoine, par exemple,
19:46à aller voir un médecin ?
19:48Parce que c'est une addiction, le téléphone.
19:50Oui, oui, oui, oui.
19:51Je lui dis à ma fille, je vais t'emmener chez un psychologue.
19:53Vous savez, ma fille, elle reste dans sa chambre,
19:54elle est enfermée, elle est coupée de tout.
19:56Elle ne sait pas si on existe.
19:58Elle n'a aucune conversation avec nous.
19:59Des fois, on ne sait même pas si elle est là.
20:02Bizarre, il a de la famille à la maison.
20:03Ma fille ne vient jamais.
20:04Elle ne débarrasse rien.
20:06Vraiment, elle est vraiment accro, accro, accro, accro, accro.
20:09C'est un truc de dingue.
20:10Nicole, vous entendez le témoignage d'Antoine ?
20:13Oui.
20:13Et vraiment, on ne juge pas.
20:15Encore une fois, on est tous parents
20:17et c'est extrêmement compliqué.
20:19Qu'est-ce que ça vous inspire, ce que dit Antoine, Nicole ?
20:22Ah, mais ça peut arriver dans n'importe quelle famille.
20:25Bien sûr.
20:26Je ne juge pas du tout.
20:27C'est tellement difficile d'empêcher les enfants.
20:32On est très, très vite accro
20:33à un écran.
20:36Là, je commence à prêter ma tablette
20:40à ma petite fille.
20:42Là, en ce moment,
20:43c'est ce que je disais à Victor,
20:45elle copie...
20:45Elle a 9 ans.
20:46Oui, oui, elle a 9 ans.
20:48Elle copie les chansons du film dont vous avez parlé, Hunter.
20:53Oui.
20:53Voilà.
20:54Donc, elle est en train de copier les chansons.
20:57Parfois, nous regardons ensemble des activités manuelles,
21:00mais je reprends la tablette ensuite.
21:03Si je ne la reprenais pas,
21:06elle peut rester sur la tablette pendant une heure.
21:09Ça peut arriver dans n'importe quelle famille.
21:13Ce que je disais,
21:14c'est que pour mettre toutes les chansons de notre côté,
21:17c'est que dès la petite enfance,
21:20on essaye de limiter au maximum les écrans
21:25pour que l'enfant trouve d'autres...
21:29D'autres passions, d'autres...
21:31D'autres passions, comme la lecture,
21:33comme les jeux...
21:34Enfin, il y a tellement...
21:36Et s'intéresser aussi par ce qu'un enfant
21:39qui est devant les écrans
21:42va parler beaucoup plus tard.
21:43Moi, je l'ai vu autour de moi.
21:44Mais ça, c'est constaté par tous les médecins.
21:46Nicole, Antoine, vous allez rester avec nous.
21:48On va accueillir Arnaud dans un instant
21:49qui a fait en mémoire, justement,
21:51sur les jeunes et la dépendance aux écrans
21:53il y a quelques années.
21:54On va poursuivre le débat
21:56dans un tout petit instant sur RTL.
21:58Et puis votre rendez-vous à 14h.
22:00Bien sûr, vous le savez,
22:01c'est l'heure du crime.
22:02Bonjour Jean-Alphonse Richard.
22:03Bonjour Amandine Bégaud.
22:05Au programme aujourd'hui.
22:06Écoutez, je vais vous donner une énigme
22:08ou plutôt un calcul à faire,
22:11un calcul judiciaire qui est compliqué.
22:13C'est l'affaire Nelly Adherer.
22:15C'est une jeune femme de 22 ans.
22:16On va la retrouver en meurtre et moselle.
22:18Son corps est en partie dépossé.
22:20Elle a été tuée par balle.
22:21Il y a un suspect qui va apparaître.
22:22Alors l'enquête, elle va être très longue.
22:23Il y a un suspect, il s'appelle Jacques Maire.
22:25C'est un maçon.
22:26Il est réputé violent.
22:27Il va être acquitté, condamné, puis acquitté.
22:29Il y a eu trois procès.
22:30Ça existe.
22:31Ça peut arriver.
22:33Acquitté, donc, il est intouchable.
22:34On est d'accord.
22:35Il est blanc comme neige.
22:36Mais des années après,
22:38il va se passer un événement très étonnant
22:39parce qu'on va trouver un ADN.
22:41Ah, le sang.
22:41Un ADN qui le désigne.
22:43Qui le présente comme le possible coupable.
22:45Alors l'innocent est-il le coupable ?
22:48Qu'est-ce qu'il faut faire dans ces cas-là ?
22:50C'est l'affaire exceptionnelle Nelly Adhérère.
22:52La tâche de sang caché.
22:5314 heures dans l'ordre du crime.
22:55Vous allez voir, c'est un rébut presque.
22:57Oui, compliqué en tout cas.
23:00Dans un tout petit instant,
23:01on revient pour parler des écrans.
23:02On a entendu Antoine.
23:04Antoine qui est un peu désespéré
23:06face au comportement de ses enfants.
23:08Si vous souhaitez réagir, échanger,
23:10si vous avez des solutions d'ailleurs,
23:11n'hésitez pas à nous appeler.
23:123210, à tout de suite.
23:13Je suis un peu atterrée par les parents que j'entends là.
23:29J'ai envie de dire,
23:30ce n'est pas les enfants de 10 ans, 12 ans, 14, 15 ans
23:33qui sont allés s'acheter le téléphone tout seuls.
23:36Il faut l'accord des parents, il me semble, non ?
23:38Ben voilà, une fois qu'on achète le téléphone,
23:40il y a des règles à poser.
23:41Même si ça ne fait pas forcément plaisir,
23:43on se doit de mettre ces règles en place
23:45pour protéger les enfants.
23:46J'ai du mal à comprendre.
23:48Voilà ce message de Camille
23:49qui vient nous laisser un message au 3210.
23:52On continue à parler des écrans.
23:54Faut-il ou pas sanctionner ou pénaliser
23:57en tout cas les parents qui laissent trop leurs enfants
23:59devant leurs écrans ?
24:01C'est ce que propose une commission d'enquête parlementaire
24:04qui rend son rapport aujourd'hui.
24:07On entendait à l'instant le témoignage d'Antoine.
24:10Antoine, vous êtes toujours avec nous
24:11et vous étiez un peu désemparé par l'attitude
24:13de votre fille de 15 ans
24:14qui peut passer des heures et des heures
24:17de 8h à 23h le week-end
24:19scotché à son téléphone.
24:20Vous me disiez, elle se lève uniquement
24:22pour aller aux toilettes et pour manger.
24:24Je voudrais qu'on écoute Arnaud.
24:26Bonjour Arnaud.
24:27Bonjour.
24:28Merci de nous avoir appelé.
24:29Vous vous appelez d'où ?
24:30J'appelle Deloise.
24:32Vous appelez Deloise.
24:34Vous êtes formateur en médias, c'est ça ?
24:36En éducation en médias.
24:38Donc tout ce qui va être cyberdépendance,
24:40cyberharcèlement, lutte contre les fake news.
24:43Enfin voilà, tout ce qui est lié un peu
24:45à cette nouvelle culture numérique
24:46et qui engendre des choses pas très positives.
24:50Mais il y a aussi des choses positives.
24:51Bien sûr, bien sûr.
24:52Vous aviez fait un mémoire sur le sujet
24:54sur les jeunes et leur dépendance aux écrans
24:56en 2017, il y a donc 8 ans.
25:01Et ça n'avait intéressé personne, c'est ça ?
25:04En fait, je connaissais quelqu'un
25:08qui est décédé suite à du cyberharcèlement.
25:11Donc à l'époque, c'était sur du WhatsApp,
25:14du Facebook, donc c'était d'autres supports,
25:18mais la dynamique, c'était la même.
25:20Et je me suis dit, tiens, il y a un problème.
25:22Et donc effectivement, je voulais un peu alerter
25:24les structures de jeunesse sur cette thématique-là.
25:27Et donc, j'ai fait une formation, j'ai fait un mémoire
25:30avec l'idée aussi de travailler,
25:32de faire un peu des actions de prévention
25:33et puis de voir un peu comment ça se passe.
25:36Et puis moi, comme je viens des médias,
25:37de travailler justement aussi sur la lutte
25:38contre les fake news parce qu'il y a un lien là-dessus.
25:41Quelqu'un qui se croit le TikTok
25:42pendant 10 heures de suite,
25:45les algorithmes peuvent l'orienter aussi
25:46sur des choses un peu négatives.
25:48Arnaud, vous avez entendu le témoignage d'Antoine
25:50s'est désemparé face à l'attitude de sa fille.
25:54Est-ce que c'est un cas courant ?
25:57Bien sûr.
25:58Moi, ça ne m'étonne pas du tout.
25:59Et en fait, il y a 10 ans, comme vous le disiez,
26:02ça ne m'intéressait personne.
26:03J'ai fait 4 interventions il y a 10 ans.
26:06Maintenant, on en arrive là.
26:07Mais oui, c'est exactement la même chose.
26:08Sauf qu'il y a 10 ans, c'était peut-être un peu plus
26:11les jeux vidéo.
26:12C'était d'autres réseaux sociaux.
26:13Mais les réseaux sociaux ont évolué.
26:17Et oui, entre les théories complotistes,
26:20des choses, on va dire les termes,
26:23la violence, le sexe, etc.
26:25Enfin voilà, c'est un peu cette zone de non-droit.
26:28Oui, on a des jeunes qui vont passer des journées
26:30et des nuits entières dessus.
26:32Qu'est-ce qu'il faut faire face à ça ?
26:33Interdire les réseaux sociaux avant 15 ans, par exemple.
26:36Est-ce que ça vous semble envisageable, possible concrètement ?
26:40Parce que c'est facile de le décréter,
26:42mais après le mettre en place.
26:43C'est une des solutions.
26:44Le problème, c'est qu'on dit,
26:46ah ça c'est la solution.
26:47Non, c'est une des solutions.
26:49Oui, en dessous de 15 ans, en dessous de 13 ans,
26:51c'est une des solutions.
26:53Une autre solution, c'est d'arrêter l'anonymisation des comptes.
26:56C'est-à-dire d'avoir des comptes avec des vrais profils,
27:00avec des personnes qui existent vraiment.
27:02Parce que des gens qui se cachent et qui envoient
27:04des choses totalement lamentables, c'est courant.
27:09Une modération sur les plateformes.
27:12Une implication des parents.
27:14Notamment, par exemple, sur les jeux vidéo.
27:18Peut-être privilégier des consoles où on peut jouer en commun,
27:20plutôt que des consoles individualistes.
27:23Et sanctionner les parents, ce serait une solution,
27:25ou une des solutions aussi ?
27:27Dans la mesure où des fois, il y a des personnes qui commettent irréparables,
27:33c'est de la sanction des non-assistances à personnes en danger.
27:36Oui, ça peut arriver.
27:38Donc, le mieux, c'est de prévenir ça quand même.
27:41Mais ça peut être une des solutions.
27:42Mais aussi la sanction des plateformes.
27:44Il ne faut pas les oublier.
27:45Bien sûr.
27:45Parce qu'on a eu quand même deux décès cet été d'influenceurs.
27:50J'aime pas ce mot, mais entre guillemets, cet été.
27:52Un, à cause de cyberharcèlement.
27:54Et un autre.
27:55Alors bon, la justice a dit qu'il n'y avait pas la présence de l'inter.
27:58Oui, c'est Jean-Permanoff à laquelle vous pensez.
28:00Mais qu'il faisait quand même des vidéos violentes.
28:02Bien sûr.
28:03L'autre influenceur, c'était celui de cyberharcèlement
28:06de la part de sa famille.
28:08Et ce n'est pas étonnant.
28:09En fait, moi, je vais vous dire quelque chose là.
28:11Vous voyez, dans un an, deux ans, cinq ans,
28:15les plateformes comme Netflix, Disney et Prime Vidéo
28:18ou toutes les autres,
28:19elles vont avoir une chute de leurs abonnements.
28:21Pourquoi ?
28:22Parce que les gens vont aller sur les réseaux sociaux
28:24regarder des lives et des dramas.
28:26Je dis ça maintenant, les gens rigolent.
28:28Mais on verra effectivement d'ici quelques années.
28:31Les gens de 30 ans passent des nuits
28:33à regarder des lives sur TikTok.
28:34Merci beaucoup, Arnaud, pour votre témoignage.
28:37Antoine aussi, je vous remercie pour votre témoignage.
28:40Et encore une fois,
28:40on ne voulait absolument pas juger.
28:43Mais c'est un sujet, une préoccupation
28:44pour bien des familles.
28:46Je vous souhaite bon courage.
28:47Et on rappelle,
28:48il existe des psychologues
28:51qui peuvent prendre en charge
28:52ce genre de troubles.
28:55Alors, je sais que ce n'est pas facile
28:56d'envoyer un enfant à 15 ans chez un psy.
28:59Mais peut-être que ça vaut le coup.
29:01Merci à tous les deux.
29:02Et on va changer de sujet.
29:03Amandine Bégaud, RTM midi,
29:07les auditeurs ont la parole.
29:10Le gouvernement a fait baisser le FSL,
29:12le Fonds de Solidarité Logement.
29:14Moi qui gagne à peine le SMIC,
29:15entre ma pension de la validité et mon ASS,
29:18je galère pour survivre
29:19puisque j'ai mes animaux que j'avais avant.
29:21Je ne vais pas les euthanasier.
29:22J'ai deux chiens, j'ai quatre chats.
29:24Mais je me prive.
29:25Je ne mange pas de viande tous les jours.
29:27Et pourtant, j'ai deux maladies orphelines.
29:29Je trouve ça honteux.
29:30Et voilà pour le témoignage de Corinne
29:33qui a composé le 30 de 10.
29:35Je voulais absolument qu'on s'arrête
29:36sur ces chiffres publiés aujourd'hui
29:38par le Secours Populaire,
29:39la précarité qui gagne du terrain.
29:4139% des Français ont du mal
29:43à payer leur facture d'électricité.
29:4549% à partir en vacances
29:47au moins une fois par an.
29:49Et comme on l'expliquait tout à l'heure
29:50avec Mathilde Piquet dans le journal,
29:52le travail ne protège plus
29:53puisqu'un tiers des actifs estiment
29:55que leur salaire aujourd'hui
29:57ne leur permet pas de vivre.
29:59On en parle avec vous.
30:00Benoît, bonjour.
30:01Oui, bonjour Amandine.
30:03Vous nous appelez d'où, s'il vous plaît ?
30:04De Chibreval, dans l'Aisne.
30:06Dans l'Aisne.
30:07Racontez-nous votre histoire.
30:10Moi, j'ai trouvé un travail
30:12à partir du mois de mai.
30:14Là, c'est mon sixième mois.
30:17Avant, j'étais en ASS,
30:18donc 500 euros,
30:19je ne ressortais déjà pas.
30:21Là, je touche à environ
30:221400 euros par mois.
30:25Net ?
30:26Oui, et je ne m'en sors pas du tout.
30:28Oui.
30:291400 euros ?
30:30Vous vous habitez seul ?
30:32Non, on est en couple.
30:34Et votre...
30:35Ben, il travaille aussi,
30:37mais on a deux salaires.
30:38On a les factures d'électricité,
30:40comme on dit,
30:40vous disiez,
30:41l'électricité,
30:42l'eau,
30:43les impôts.
30:44Il y a aussi
30:45l'assurance voiture,
30:47la nourriture,
30:47parce que nous,
30:48on mange directement
30:49sur notre lieu de travail.
30:53Plus,
30:53faire les courses
30:54pour la maison le soir.
30:55là, je suis
30:56un peu plus soulagé,
30:58je ne vais pas vous cacher,
30:59c'est vrai que ça change
31:00de mes 500 euros,
31:01surtout 1400.
31:03On se fait un plaisir par mois,
31:04un kebab.
31:05Un kebab par mois,
31:06c'est ça,
31:06votre seul plaisir ?
31:08Oui, c'est ça,
31:08c'est le seul plaisir
31:09qu'on se fait,
31:09un kebab par mois.
31:11Sinon,
31:11on ne peut pas.
31:12Et vous êtes propriétaire,
31:13vous avez un loyer ?
31:15Actuellement,
31:16c'est en cours de succession,
31:17donc pour l'instant,
31:18bon,
31:19aucune aide,
31:19mais bon,
31:21c'est un cumul,
31:22même en travaillant.
31:25Mais bon,
31:26le plaisir,
31:26c'est de travailler quand même,
31:27comme ça,
31:28on travaille,
31:28mais oui,
31:29je ne vous cache pas,
31:31par mois,
31:31j'ai presque 600 euros
31:34de charge.
31:34600 euros de charge ?
31:36600 euros,
31:36oui.
31:37Sans compter la nourriture.
31:38La moitié de votre salaire
31:40de charge fixe
31:41auquel il faut rajouter
31:43la nourriture.
31:44L'essence,
31:48tout ce qu'il faut.
31:48Et votre voiture,
31:49vous ne pouvez pas
31:49vous en passer,
31:50par exemple ?
31:51Ah non,
31:52parce que moi,
31:52je suis dans un petit village,
31:53donc nous,
31:53ces petits villages,
31:54on ne peut pas se passer
31:55de la voiture,
31:56évidemment.
31:57Et vous disiez,
31:58c'est bien mieux
31:59que les 500 euros
32:00que je touchais auparavant.
32:02D'après vous,
32:03il faudrait combien
32:05pour que vous vous en sortiez ?
32:08Ben,
32:09si je ne compte pas
32:09mes retards,
32:10je ne suis pas caché
32:11si je disais retards,
32:12c'est vrai,
32:12je cumule mes retards
32:13avec mes salaires
32:14qui tombent maintenant.
32:16Moi,
32:16je pense que 1200 euros,
32:18si les gens
32:19n'ont pas de charge,
32:20on peut s'en sortir.
32:211200,
32:211300 euros.
32:23Mais moi,
32:23ça fait des années
32:24que je suis resté
32:25à 500,
32:26600 euros,
32:26599 euros.
32:28On ne peut pas payer
32:29par hasard
32:29la mutuelle.
32:31On ne peut pas payer
32:31ici,
32:32comme là,
32:32moi,
32:32je peux vous dire,
32:33ce mois-ci,
32:33on a une mutuelle
32:34entreprise,
32:36ça le soulage.
32:37Sinon,
32:37pendant des mois et des mois,
32:38je n'avais pas
32:38de mutuelle.
32:40Benoît,
32:40vous restez avec nous,
32:41on va accueillir Sylvie
32:42dans un tout petit instant.
32:42Bonjour Sylvie.
32:44Oui,
32:44bonjour Amandine.
32:45Vous nous appelez d'où ?
32:46De Saunet-Loire,
32:4871.
32:4971,
32:50vous avez 59 ans,
32:51vous êtes au chômage
32:52depuis un an et demi,
32:53on écoute votre témoignage
32:55dans un instant,
32:55à tout de suite.
32:56Contactez-nous gratuitement
32:57via l'appli RTL
32:59ou au 30 de 10.
33:0050 centimes la minute.
33:02Jusqu'à 14 heures,
33:05les auditeurs ont la parole.
33:06Amandine Bégaud sur RTL.
33:09Moi,
33:10qui est en famille d'accueil,
33:11j'ai réussi à investir
33:12dans l'immobilier.
33:13Je travaille en tant que
33:14copain-goûter dans une société
33:15TASA.
33:16Je suis un ancien militaire,
33:17je ne vois pas comment les gens
33:18ont vraiment du mal
33:19à joindre les deux.
33:20Il y a des moments
33:21plus compliqués que d'autres,
33:22il y en a qui ont utilisé
33:22moins que d'autres,
33:23mais après,
33:24je ne comprends pas
33:24pourquoi les jeunes
33:25ne se sortent pas les doigts.
33:27Même moi,
33:27qui ne me sors de rien du tout,
33:28j'arrive à m'en sortir.
33:29Donc,
33:29j'aimerais qu'on m'explique
33:30comment les gens sont.
33:32Le témoignage
33:33et le message
33:33de Jean-Marie
33:34à l'instant,
33:35au 30 de 10,
33:36on parle de cette précarité
33:38qui gagne du terrain.
33:40Un actif sur trois
33:41qui dit aujourd'hui
33:42ne pas s'en sortir
33:43avec son salaire.
33:44Bonjour Sylvie.
33:45Oui, bonjour.
33:46Bonjour Amandine.
33:48Vous nous appelez
33:49de Fontaine,
33:50c'est ça ?
33:51Oui, Fontaine,
33:52en Saun-et-Loire.
33:52En Saun-et-Loire.
33:54Vous venez d'entendre
33:55le témoignage
33:56de Jean-Marie.
33:56Ah oui, c'est drôle.
33:57C'est drôle.
33:58C'est presque drôle.
33:59Heureusement,
33:59il y a des gens
34:00qui nous font sourire
34:01parce que franchement,
34:02je lui donne ma place
34:03sans aucun problème.
34:04Quand il veut,
34:04on échange.
34:05Bon, vous êtes au chômage,
34:06vous, c'est ça,
34:07depuis un an et demi ?
34:08Oui, je suis au chômage
34:09depuis un an et demi
34:09en ayant travaillé
34:1034 ans
34:12comme secrétaire médical.
34:14Et vous ne trouvez pas
34:15de poste
34:15de secrétaire médical ?
34:17Alors,
34:17ce qui se passe,
34:18c'est que suite à une maladie,
34:19je me suis retrouvée
34:20donc au chômage,
34:21indemnisée à hauteur
34:22de 600 euros par mois
34:24en ayant cotisé
34:2534 ans.
34:28Bien sûr,
34:28je ne retrouve pas
34:29de travail.
34:30Je suis en ALD.
34:31Je viens de retrouver
34:33peut-être un petit poste
34:34pour quelques mois.
34:36Mais la précarité,
34:37ce que je voulais dire,
34:38c'est qu'elle n'est pas
34:39inscrite sur notre front,
34:40la précarité.
34:41La précarité,
34:42on la vit.
34:43On ne la montre pas.
34:45On la vit.
34:45Et quand on la vit,
34:46c'est autre chose.
34:48Parce qu'on ne veut pas
34:48montrer à tout le monde
34:49qu'on ne peut pas.
34:50Nous ne sommes pas partis
34:51en vacances depuis 6 ans,
34:53ni montagne,
34:54ni week-end.
34:54Nous n'allons jamais
34:55au restaurant,
34:56jamais au cinéma,
34:58jamais au spectacle.
35:00Jamais.
35:01Donc, la précarité...
35:02Sylvie,
35:03ALD,
35:04je le précise juste,
35:05affection longue durée.
35:07Vous êtes au chômage
35:08depuis un an et demi.
35:09Avant,
35:10vous n'étiez pas non plus
35:11partie en vacances.
35:12Vous touchiez combien avant ?
35:15J'ai été payée
35:17toute ma vie professionnelle
35:19au SMIC,
35:20je gagnais 1300 euros
35:21par mois.
35:23Et avec 1300 euros,
35:24pas de vacances,
35:25pas de restos non plus ?
35:25Pas de vacances,
35:26pas de...
35:26Cette année,
35:27nous n'aurons certainement
35:28pas de chauffage,
35:29pas d'achat de pelée.
35:30Nous avons...
35:30Certes,
35:31nous avons notre maison,
35:32nous avons un toit,
35:33mais nous avons une chaudière
35:35à pelée.
35:36Cette année,
35:36pas de pelée,
35:37c'est impossible.
35:38Enfin,
35:38450,
35:39500 euros,
35:40la palette de pelée,
35:41c'est impossible.
35:42Quand vous avez
35:43l'eau,
35:43charge,
35:43l'électricité,
35:44l'eau,
35:45les assurances,
35:46la mutuelle,
35:47les impôts fonciers,
35:49les assurances,
35:51c'est impossible.
35:52Donc,
35:52vous renoncez au chauffage
35:54d'ores et déjà ?
35:55Ah oui.
35:55Cette année,
35:56oui,
35:56on renonce,
35:57c'est sûr.
35:58Alors,
35:58nous avons un poêle à bois,
35:59donc nous chaufferons au bois,
36:01mais nous renonçons au chauffage.
36:02Vous dites,
36:03on,
36:03c'est votre compagnon ?
36:05Oui,
36:05mon conjoint et moi-même.
36:06Votre conjoint,
36:07qui travaille,
36:07lui ?
36:08Alors,
36:08lui est en retraite
36:10d'agent territorial,
36:12donc je ne donnerai même pas
36:14le montant de sa retraite.
36:15Parce que le pauvre...
36:16Ah non,
36:17je pense que cette levée
36:18toute sa vie
36:18à 4 heures du matin
36:19pour gagner
36:201123,22 euros
36:22de retraite,
36:24c'est une honte.
36:25J'ai honte.
36:26Franchement,
36:27j'ai honte pour mon pays.
36:28Donc,
36:28hier,
36:29je n'ai pas pu bloquer,
36:30parce qu'il n'y a rien
36:30à bloquer chez moi.
36:31Mais mon drapeau français,
36:32il était sur mon balcon.
36:34Parce que quand on entend parler
36:35de 100 millions de patrimoines
36:37qui ne veulent pas être taxés
36:38à 2%,
36:39on se dit,
36:40mais il va vous en rester
36:4198 millions.
36:43Nous,
36:44si on nous taxe,
36:45on n'a plus rien.
36:46Donc nous,
36:46ce qu'on essaie de faire,
36:47c'est de ne jamais être à découvert.
36:50Pour ne pas avoir des agios,
36:51pour ne pas avoir...
36:52On compte tous les jours.
36:55On ne le montre pas.
36:56Quand vous dites en famille
36:57que vous êtes
36:58dans une situation précaire,
37:01une anecdote.
37:03Un livre de poche.
37:05Il était sorti un livre
37:06que tout le monde recommandait.
37:07Donc, en famille,
37:08je veux dire,
37:09ben oui, c'est vrai,
37:09j'aimerais bien le lire.
37:11Et on me dit,
37:11oh ben quand même,
37:12un livre de poche.
37:14Ben, un livre de poche,
37:15c'est 8 ou 9 euros.
37:17Et quand vous comptez
37:18aux 50 centimes près,
37:20parce que c'est ce qu'on fait,
37:20et on compte aux 50 centimes près,
37:22vous n'achetez pas
37:23de livre à 9 euros.
37:25Ce n'est pas possible.
37:26Bien sûr.
37:27Voilà.
37:28Donc nous avons tout réduit.
37:29Nous avons réduit nos cours,
37:31nous allons réduire
37:32notre chauffage,
37:33nous réduisons nos...
37:34Il y a peut-être des auditeurs
37:35qui vous écoutent
37:36et qui auront un emploi
37:38d'une façon ou d'une autre
37:38à vous proposer.
37:40Vous êtes à Fontaine,
37:41vous le disiez,
37:42en affection longue durée.
37:43Donc j'imagine
37:43que vous ne pouvez pas
37:44travailler à plein temps.
37:46Mais en tout cas,
37:47si on peut relayer
37:49votre appel
37:50et vous aider
37:51d'une façon ou d'une autre,
37:53j'appelle...
37:53Je vous remercie.
37:54Mais non,
37:55mais je vous en prie.
37:56C'est quoi la grande ville
37:57à côté de chez vous, Sylvie ?
37:58Chalon-sur-Saône.
37:59Chalon-sur-Saône.
38:00Très bien.
38:00La plus grande ville, oui.
38:02Restez avec nous, Sylvie.
38:03Je voudrais juste
38:04qu'on entende Stéphane.
38:05Bonjour Stéphane.
38:06Bonjour Arvandine.
38:07Vous êtes chauffeur routier.
38:08Je vous ai coupé hier
38:10et on évoquait justement
38:12ces problèmes
38:12de pouvoir d'achat,
38:13ce sentiment aussi
38:14de précarité.
38:16Alors, je te rassure Arvandine,
38:20tu n'es pas la seule femme
38:21qui me coupe l'apparence.
38:22Bon, ça va alors.
38:24Bon, vous gagnez combien Stéphane ?
38:27Je ne préfère pas le dire
38:28à l'antenne
38:29parce qu'on est écouté,
38:30je n'ai pas envie
38:31d'avoir des ennuis,
38:32mais on peut regarder
38:33dans le rétroviseur du camion
38:35que le SMIC
38:36est en train de nous rattraper.
38:39C'est-à-dire ?
38:40C'est-à-dire que le SMIC,
38:41on regarde la valeur du SMIC,
38:43on regarde le métier
38:45qu'on peut exercer,
38:46le plus beau métier du monde,
38:47magnifique,
38:49le taux horaire
38:50pour ce qu'on fait.
38:52Le SMIC aujourd'hui,
38:53c'est 1426 euros net par mois.
38:57Pour quelqu'un
38:58qui débute dans la branche,
39:00j'ai envie de dire,
39:01accrochez-vous les enfants
39:02parce que,
39:03ce qui fait le salaire
39:05d'un conducteur poids lourd
39:06en France,
39:08ce sont les paniers,
39:09repas,
39:10les frais de déplacement
39:11pour ceux qui font de la langue
39:12et encore,
39:13il n'y en a plus
39:14parce que maintenant,
39:14on est mis en concurrence déloyale
39:16avec les pays étrangers.
39:18Les heures supplémentaires,
39:19les primes.
39:20Quand on enlève tout ça,
39:23aïe, aïe, aïe, aïe, aïe.
39:25Bref,
39:27le souci n'est pas là,
39:29le souci n'est pas au règlement de compte.
39:31Je veux dire,
39:31voilà,
39:32on est dans une situation
39:33où ça devient
39:35extrêmement...
39:35extrêmement difficile.
39:37À la fin du mois,
39:39il ne vous reste rien ?
39:41Moi, à la fin du mois,
39:42il ne me reste zéro,
39:43il me reste juste le moral
39:43pour repartir au travail.
39:45Ah,
39:45que du bonheur !
39:47gardez en tout cas ce sourire
39:49dans la voix
39:50et merci beaucoup
39:51pour votre témoignage.
39:52Sylvie, encore,
39:53si on peut vous aider,
39:54promis,
39:54on le fera.
39:55Merci beaucoup
39:56d'avoir appelé
39:56au 3210.
39:58Dans un tout petit instant,
39:59autre sujet,
40:00on va parler de cette maladie
40:01dont est atteinte
40:03la chanteuse Louane.
40:04Elle l'a confiée
40:05il y a quelques jours,
40:06une maladie rare,
40:07mais qui touche quand même
40:08un certain nombre d'entre vous.
40:09Vous nous avez appelé
40:10au 3210,
40:11c'est la spondylarthrite
40:12en kilosante.
40:13A tout de suite.
40:15Jusqu'à 14h,
40:18Amandine Bégaud
40:18vous donne la parole
40:19sur RTL.
40:25Amandine Bégaud,
40:26RTL Midi,
40:27les auditeurs ont la parole.
40:28C'est simple,
40:29on se parle,
40:30j'ai mal.
40:31Et comme moi,
40:31j'ai dans le dos,
40:32j'ai dans les chevilles,
40:33j'ai dans les genoux,
40:33j'ai dans les poignées,
40:35donc j'ai mal tout le temps.
40:36Mais en vrai,
40:36franchement,
40:37sur ma vie,
40:38je m'en sors
40:38de mieux en mieux.
40:39Là, je fais attention
40:40à ce que je mange
40:41pour que ce ne soit
40:41pas trop inflammatoire.
40:42Je fais beaucoup de pilates
40:43et ça m'aide vachement.
40:44Ça fait vraiment le long temps
40:45que je n'ai pas eu
40:45une vraie crise
40:46où je ne peux pas marcher.
40:47Les confidences de Louane,
40:49la chanteuse
40:49qui a annoncé cette semaine
40:51souffrir d'une maladie
40:53peu connue,
40:54la spondylarthrite
40:55en kilosante.
40:56C'est une maladie
40:56qui touche 0,3%
40:59de la population française,
41:00200 000 personnes.
41:03Et on va en parler
41:03avec vous, Christine.
41:04Bonjour, Christine.
41:06Bonjour.
41:06Vous nous appelez d'où ?
41:09Alors moi,
41:09je suis à Saint-Maximin
41:10dans le Var.
41:11À Saint-Maximin
41:12dans le Var.
41:12Tiens, il fait beau
41:13dans le Var aujourd'hui ?
41:14Il fait très beau.
41:15Il y a beaucoup de vent,
41:15mais il fait très beau.
41:16Très bien, profitez-en
41:17parce que partout d'ailleurs,
41:18c'est plutôt très moche.
41:20Cette maladie spondylarthrite
41:22en kilosante,
41:23je le disais non barbare,
41:24pour une maladie
41:24qui est assez peu connue
41:25du grand public.
41:26Oui.
41:27Vous la connaissez bien,
41:28racontez-nous.
41:28Alors, c'est arrivé à notre fils.
41:32Justement, on avait déménagé
41:33à la Réunion
41:34et il est tombé malade.
41:36On ne savait pas trop.
41:37Il a eu plein d'examens
41:38et on a eu énormément de chance
41:40à l'hôpital.
41:40On est tombé sur un pédiatre
41:42qui a fait tous les examens
41:44et qui a pu poser le diagnostic
41:47au bout de quelques mois.
41:48Il avait quel âge à l'époque ?
41:49On va dire 4-5 mois.
41:5116 ans.
41:51Et c'était quoi,
41:52les premiers symptômes ?
41:54Alors, il était très fatigué.
41:55Il avait du mal à marcher.
41:56Il avait des nausées.
41:58Il était blanc.
41:59Il n'était vraiment pas bien.
42:00On ne savait vraiment pas.
42:01Il a été hospitalisé.
42:03Ils l'ont pris tout de suite,
42:04vraiment.
42:05Et le pédiatre qui l'a pris
42:07a dit qu'il a explosé
42:08sa maladie à lui.
42:09Ça a vraiment explosé.
42:11Donc, il avait tout de suite
42:12fait tous les examens possibles
42:14et imaginables.
42:15Et ils ont posé le diagnostic
42:18très rapidement.
42:19Après, on est allé à Necker.
42:20Tout ça.
42:20Enfin bon, on a vu plein de gens
42:21très très compétents.
42:23Et maintenant, il a 23 ans.
42:25Il a une injection tous les mois,
42:27une fois par mois.
42:28Une injection de biothérapie
42:30qui coûte très cher.
42:31C'est environ 1 000 euros
42:32tous les mois.
42:33C'est pris en charge
42:34par la Sécurité Sociale,
42:35j'imagine ?
42:35Oui, complètement.
42:36Il est en ALD,
42:37malheureusement pour lui,
42:38parce qu'à 23 ans,
42:40ce n'est pas facile.
42:41Et puis, il ne se plaint jamais.
42:45Alors, parfois, il a des crises
42:46parce que c'est inflammatoire.
42:48Et l'un des crises,
42:49c'est qui se manifeste comment ?
42:50Des douleurs ?
42:52Beaucoup de douleurs,
42:53des grandes fatigues.
42:54Et puis, alors, ça touche des endroits.
42:56Là, en ce moment,
42:56c'est son genou.
42:57Il a de l'eau dans le genou.
42:58Il va falloir lui enlever.
42:59Pendant un temps,
42:59c'était dans le coude.
43:01Et même, là,
43:01il ne peut plus étendre son bras
43:03complètement.
43:04Et il a des effets secondaires,
43:05évidemment,
43:06avec les traitements,
43:07bien sûr.
43:08Là, il perd ses cheveux.
43:09Bon, voilà.
43:09Et puis, il fait des études quand même.
43:13Il va à la fac, etc.
43:14Il ne se plaint jamais.
43:15Il fait du sport
43:15parce que c'est important.
43:16Il faut bouger.
43:17Mais vraiment,
43:18on voit qu'il est fatigué.
43:21Là, il perd ses cheveux.
43:23Bon, il y a plein de métiers
43:23qu'il ne pourra jamais faire.
43:25Quel métier, par exemple ?
43:28Il s'était renseigné
43:29pour faire pilote de ligne.
43:31Et après, ce qu'il voit,
43:32parce qu'il disait,
43:33mais non, ce n'est pas possible.
43:34C'est trop fatigant.
43:34Je veux dire,
43:36vraiment, c'est épuisant.
43:37Et on ne le voit pas.
43:38Oui, c'est une maladie invisible.
43:41Le fait qu'une chanteuse
43:43comme Louane,
43:44qui est connue
43:44dans la France entière,
43:46en parle,
43:47c'est quelque chose d'important
43:48à vos yeux ?
43:49Oui.
43:50Oui, moi, j'ai trouvé ça très...
43:52Voilà, ça m'a beaucoup touchée.
43:54Je l'ai envoyée à mon fils
43:55parce que lui,
43:56il n'en parle pas,
43:56même à ses copains.
43:57Il ne le dit pas et tout ça
43:58parce que ce n'est pas
43:59qu'il est honteux,
44:00mais il ne se sent pas bien.
44:01À 23 ans,
44:02on n'a pas envie
44:02d'être déjà malade,
44:04d'avoir...
44:05Il faut aller chez le rhumato
44:06régulièrement
44:07pour faire des prises
44:08de chante ou tout ça
44:08et je trouvais que ça,
44:09c'était bien qu'elle l'ait dit.
44:10C'est comme
44:11toutes ces personnalités
44:14qui disent
44:15j'ai un cancer
44:15ou j'ai ceci,
44:16j'ai cela.
44:17Ça peut aider quand même
44:17parce qu'on n'est pas tout seul.
44:19C'est vrai que cette maladie-là,
44:20moi, je ne la connaissais pas
44:21et quand ça vous arrive,
44:23surtout à votre enfant,
44:24c'est...
44:24Oui, surtout à l'âge de 16 ans,
44:26effectivement.
44:27Voilà.
44:27Il a été énormément soutenu.
44:29C'était très bien.
44:30Christine,
44:30on va accueillir Fred.
44:32Bonjour Fred,
44:32qui n'est pas très loin
44:33que chez vous d'ailleurs,
44:34Christine,
44:34puisque vous nous appeliez
44:35de Mandelieu-Lanapoule.
44:37C'est ça ?
44:38Oui, c'est exact.
44:39Vous souffrez, vous,
44:40de spondylarthrite ankylosante ?
44:42Je peux me permettre
44:43de donner votre âge ?
44:44Oh là là !
44:45Oui, depuis l'âge de 15 ans.
44:48Et vous avez aujourd'hui ?
44:50Le mois prochain, 90.
44:52Waouh !
44:53Bon, donc c'est une maladie,
44:55bien sûr,
44:56il faut bien le dire,
44:57dont on ne meurt pas.
45:00Non.
45:01Mais qui est profondément
45:02handicapante, Fred.
45:04Absolument.
45:05Mais ça ne l'a pas empêché
45:06de travailler jusqu'à 68 ans.
45:09Mais vous voyez,
45:10j'ai fait quand même
45:12mon service militaire en Algérie,
45:14pendant la guerre d'Algérie.
45:15Et en opération,
45:17eh bien l'affirmier est obligé
45:18de me faire une piqûre
45:19sur le terrain
45:20pour que je puisse continuer.
45:23Et c'est une maladie
45:23qui est génétique,
45:25en tout cas,
45:25qui peut se transmettre ?
45:27Oui, oui, absolument.
45:28Ma fille a 60 ans
45:31et elle en souffre déjà.
45:32Et j'ai mon petit-fils
45:34qui est à 31 ans.
45:37Eh bien,
45:38il a déjà des symptômes.
45:39Bon, il n'en souffre pas encore,
45:41mais il va falloir
45:42qu'il s'en occupe
45:44très sérieusement.
45:45Je crois qu'on peut le voir
45:46avec un test génétique.
45:48Oui, c'est ça.
45:49Une prise de sang.
45:49Une prise de sang.
45:51Une prise de sang,
45:52voilà, exactement.
45:52Moi, j'ai continué,
45:57vous savez,
45:58je suis de l'ancienne génération.
46:00Donc, moi,
46:01j'avais trois formules,
46:02c'est-à-dire courage,
46:04volonté,
46:05marche ou crève.
46:06Voilà, c'est à la dure.
46:08Bon.
46:09Eh bien, ça a l'air
46:09de vous réussir,
46:10même si j'imagine
46:11que ce n'est pas facile
46:12tous les jours.
46:12Merci en tout cas beaucoup,
46:13Fred, pour votre témoignage.
46:14Merci aussi à vous,
46:16Christine.
46:16et on pense à...
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