00:00Ce n'est qu'une fois que nous avons posé ce diagnostic
00:02dû d'un besoin de transparence et de co-construction
00:05avec la représentation nationale,
00:07d'un besoin prioritaire de la baisse de la dépense publique
00:10et d'un besoin de réformes profondes et structurelles
00:13pour notre pays à moyen terme,
00:15que nous pouvons aborder la question des prélèvements
00:17qui s'avèrent nécessaires l'année prochaine
00:19pour réduire notre déficit.
00:21J'insiste à nouveau,
00:22mais je pense que vous l'avez déjà noté,
00:25sur le caractère exceptionnel temporaire
00:27et ciblé de ces prélèvements
00:29dans un pays qui a le taux de prélèvement obligatoire
00:32le plus important du monde.
00:34Il me semble que c'est de bonne alloi de le rappeler.
00:38Pour mémoire, vous n'avez pas besoin à nouveau
00:40que l'on s'étale sur le sujet,
00:42les entreprises ont été fortement soutenues
00:44à la fois face aux crises
00:45et dans leur croissance ces 10 dernières années.
00:47Et c'est dans cette perspective que nous proposons,
00:50que nous demandons aux plus grandes entreprises,
00:52en l'occurrence les entreprises dont le chiffre d'affaires
00:55est supérieur à 1 milliard d'euros et qui sont bénéficiaires,
00:58un complément exceptionnel sur leurs profits
01:01en 2025 et en 2026.
01:03Cela représente 8 milliards pour 2025,
01:064 milliards pour 2026,
01:07et cela concerne 440 groupes en France.
01:12C'est un effort important.
01:13Nous en avons conscience.
01:14Laurence Saint-Martin, dans ses fonctions actuelles
01:16et je crois aussi dans ses fonctions passées,
01:19partage avec moi le souci de l'attractivité,
01:21du soutien à l'industrie et de l'économie.
01:23Mais c'est un effort qui est nécessaire
01:25pour atteindre cet ancre de 5% dès 2025.
01:30En responsabilité, nous devons aussi reporter
01:32la suppression de la contribution
01:33sur la valeur ajoutée des entreprises,
01:35la fameuse CVAE.
01:36Je n'ai pas changé d'avis, nous n'avons pas changé d'avis
01:39sur cet impôt de production qui pénalise en particulier
01:42notre industrie dans la compétition européenne
01:45et internationale.
01:46Et cette baisse reprendra dans 3 ans.
01:48Nous l'inscrivons dans la loi, dans le projet de loi,
01:51et vous pourrez disposer et modifier autant que nécessaire.
01:56Il ne nous paraît pas nécessaire et sérieux budgétairement
01:58aujourd'hui de baisser dès l'année prochaine
02:02de nouveaux impôts sur les entreprises.
02:05C'est aussi la raison pour laquelle nous poursuivons
02:07la trajectoire d'évolution du malus automobile
02:10qui permet d'inciter les constructeurs français
02:12et étrangers, comme nous l'avions prévu depuis plusieurs années,
02:15à déployer en priorité une offre de véhicules propres.
02:18C'est avec ce même objectif de verdissement
02:20et cela suscitera peut-être davantage d'interrogations
02:23que nous proposerons par amendement
02:25eu égard au délai d'élaboration du budget
02:27une hausse de la taxe sur les billets d'avion
02:29et l'inclusion des jets privés dans le périmètre de cette taxe.
02:33L'augmentation sera mesurée, mais il nous paraît normal
02:36que ceux qui voyagent beaucoup en avion
02:38contribuent davantage aux investissements
02:40que nous devons faire pour la transition énergétique
02:43et écologique.
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