- il y a 1 an
Avec Shannon Seban, Présidente de Renaissance en Seine-Saint-Denis, et Nicolas Corato, président fondateur du think tank Place de la République.
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00:00 (Générique)
00:02 Et on la lance tambour battant manifestement.
00:04 C'est aujourd'hui que la tête de liste du Rassemblement National Jordane Bardella
00:08 tiendra son premier grand meeting.
00:11 C'est aussi le top départ en quelque sorte de la campagne de la majorité présidentielle
00:14 avec sa toute nouvelle tête de liste.
00:17 Question qu'on va se poser notamment avec nos deux invités,
00:19 est-ce que la majorité peut encore limiter la casse,
00:21 elle qui est décrochée presque dix points derrière le Rassemblement National ?
00:25 On en parle avec nos deux invités.
00:27 Bonjour Jeanne Seban.
00:28 Bonjour.
00:29 Vous êtes présidente de Renaissance dans la Seine-Saint-Denis.
00:32 Nous sommes également avec Nicolas Corato.
00:34 Bonjour à vous.
00:35 Bonjour.
00:36 Président du Think Tank Place de la République.
00:39 Jeanne Seban, c'est parti pour la campagne.
00:40 Malgré tout, l'écart semble insurmontable.
00:43 On est presque à dix points d'écart.
00:45 C'est un record entre la majorité qui est sous les 20%
00:49 et le Rassemblement National qui est presque à 28%.
00:53 Ce n'est pas rattrapable.
00:54 Vous savez, rien n'est impossible.
00:56 Je crois que nous sommes aujourd'hui au tout début de cette campagne des européennes.
01:01 Nous, l'objectif, effectivement, c'est d'aller sur le terrain,
01:05 de continuer à convaincre les Françaises et les Français
01:07 que ce dont nous avons besoin le 9 juin prochain,
01:10 c'est un besoin d'Europe.
01:12 C'est d'ailleurs le thème et le leitmotiv de notre campagne.
01:15 On a la chance désormais d'avoir une tête de liste, Valérie Haillet,
01:18 que je connais très bien, que je connais depuis 2019,
01:21 qui est une femme de combat, une femme déterminée.
01:24 Et je n'ai aucun doute sur le fait qu'elle pourra mener cette campagne
01:27 avec détermination sérieux et professionnalisme.
01:30 Ça, c'est une chose.
01:31 Détermination sérieux et professionnelle, ça ne fait pas forcément le résultat.
01:34 On a eu des candidats déterminés, sérieux et professionnels
01:36 qui ont pris des fours aux élections.
01:38 Absolument, mais rien n'est joué d'avance.
01:41 Il y a les sondages, effectivement,
01:43 qui donnent un indicateur de ce que pourraient être les votes le 9 juin prochain.
01:48 Mais je tiens à dire que la campagne, c'est encore dans trois mois.
01:51 Et qu'en trois mois, il peut se passer beaucoup de choses.
01:53 Et que vous avez, derrière le président de la République,
01:56 derrière Valérie Haillet, des Françaises et des Français,
01:58 en tout cas des militants, qui sont plus que jamais déterminés
02:01 à vendre notre bilan.
02:03 Parce qu'en cinq ans au Parlement européen,
02:04 on a eu la chance d'avoir une délégation Renaissance qui a travaillé,
02:08 qui a permis d'obtenir un certain nombre de victoires
02:10 que nous allons vanter avec détermination sur le terrain.
02:13 Et je vous le dis en connaissance de cause,
02:15 je suis présidente de Renaissance en Seine-Saint-Denis.
02:17 Juste après cette interview, je serai à Rony-sous-Bois,
02:20 sur le terrain, sur le marché, à la rencontre des habitants
02:23 pour essayer de convaincre... - À Portée d'Angolade aussi,
02:25 comme ceux qui sont allés au Salon de l'Agriculture.
02:27 Mais on va en reparler. - Absolument.
02:28 Et c'est indispensable.
02:29 Il y a un travail de pédagogie à faire autour des enjeux européens.
02:32 Et nous sommes plus que jamais déterminés, mobilisés pour le faire.
02:35 - Alors, on a parlé de la majorité, on va en reparler.
02:37 On a parlé du Rassemblement national qui caracole en tête.
02:40 On n'a pas parlé de la gauche, Nicola Corato.
02:42 Est-ce qu'elle a eu un coup à jouer dans cette campagne ou pas ?
02:44 - La gauche, de toute façon... - Enfin, les gauches, pardonnez-moi.
02:47 - Bon, la gauche, de toute façon, elle a nécessairement un coup à jouer,
02:51 étant donné son niveau aujourd'hui.
02:54 Il n'y a que du bon à gagner. - On ne peut faire que mieux.
02:57 - On ne peut faire que mieux.
02:59 La gauche, on le sait, sur la question européenne,
03:02 elle manque d'unité, elle manque de vision commune.
03:05 Il y a des clivages très importants.
03:07 Mais c'est une élection sur laquelle, au moins, on peut lui garder un point.
03:11 C'est qu'elle a toujours eu une vision constante de la construction européenne.
03:15 Je parle de la gauche de gouvernement.
03:17 - Qu'est-ce que vous appelez la gauche de gouvernement ?
03:20 - C'est une gauche responsable qui sait aussi que l'avenir et que le progrès social
03:24 ne peut passer que par une construction européenne qui soit maîtrisée et peut-être réorientée.
03:28 - C'est laquelle, cette gauche ?
03:29 - C'est la gauche du Parti socialiste, c'est la gauche des écologistes.
03:32 - Donc, ce n'est pas la France insoumise ?
03:35 - Non, pas nécessairement.
03:36 - La France insoumise n'est pas la gauche de gouvernement pour vous ?
03:38 - La France insoumise peut être une gauche de gouvernement.
03:41 - Pour elle, ça, c'est du conditionnel.
03:42 - Ce n'est pas une gauche qui s'est beaucoup illustrée dans la construction européenne
03:46 et dans la participation à un élan de construction européenne.
03:49 - Elle est beaucoup plus critique de l'Union européenne d'ailleurs et de la politique européenne.
03:52 - Oui, mais moi, je pense que quand on est un socialiste et quand on est quelqu'un qui vante le progrès social,
03:57 il faut nécessairement passer à l'échelon européen.
03:59 La politique européenne, aujourd'hui, ne convient pas en termes de progrès social.
04:02 Il y a un moins-disant social au niveau de l'Union européenne.
04:05 On a des divergences, notamment avec la majorité actuelle, sur ces sujets-là.
04:09 Mais on ne peut pas dire, parce que c'est comme ça, qu'il faut jeter le bébé avec l'eau du bain.
04:13 C'est au niveau de l'Union européenne qu'on réglera, notamment, le sort des travailleurs,
04:17 le sort des plus défavorisés et qu'on luttera contre les inégalités sociales.
04:21 Si on ne s'est pas mis ça dans la tête, c'est qu'il faut rester dans son bac à sable,
04:25 jouer avec Madame Le Pen et nécessairement perdre.
04:27 Il faut changer de dimension.
04:29 Si la gauche veut redevenir la gauche, il faut qu'elle reprenne en main l'avenir européen du continent.
04:34 - Alors, on a parlé de la gauche, on a parlé de la majorité.
04:36 Parlons de la campagne. Sur quoi elle va se jouer, la campagne, précisément ?
04:40 Est-ce que cette campagne va se jouer sur la position à adopter face à la Russie de Vladimir Poutine,
04:44 qui mène cette guerre en Ukraine ?
04:46 Est-ce qu'elle va se jouer sur la politique sociale,
04:48 alors que le gouvernement sera amené dans les mois qui viennent
04:50 à annoncer des coupes budgétaires particulièrement douloureuses ?
04:53 Sur quoi vous allez faire campagne, Shannon Seban ?
04:55 - Écoutez, moi, je crois profondément que ce dont nous avons besoin aujourd'hui,
05:00 c'est de convaincre les Françaises et les Français que nous avons besoin d'Europe.
05:03 C'est le slogan de notre campagne, je vous le disais, mais qu'est-ce qu'il y a derrière ?
05:06 C'est de montrer que l'Union européenne a un impact concret dans notre quotidien.
05:12 A St'en-Yves, en Seine-Saint-Denis, ce sont près de 314 logements sociaux
05:16 qui ont pu être rénovés grâce à l'Union européenne.
05:18 A Pantin, dans mon département, ce sont des pistes cyclables qui ont pu être créées.
05:22 L'abbaye du Mont-Saint-Michel a pu être rénovée grâce au Fonds européen.
05:27 Donc, aujourd'hui, on a une Union européenne qui agit concrètement pour améliorer notre quotidien.
05:33 Et c'est de cela aujourd'hui dont les Français doivent prendre conscience.
05:35 Tout ça, les socialistes sont d'accord avec vous, par exemple.
05:37 Et pourtant, ils ne font pas campagne avec vous.
05:40 Absolument, et ça je l'entends.
05:42 Maintenant, moi je crois qu'il y a un sujet plus global qui est l'Europe près de chez vous.
05:46 Et moi, en tout cas, c'est là-dessus que j'ai véritablement envie de faire campagne
05:49 et de prouver qu'on a besoin d'Europe parce que l'Europe agit concrètement.
05:52 Donc, on ne parlera pas de la guerre en Ukraine, on ne parlera pas forcément de l'Europe de la défense ?
05:56 On parlera des agriculteurs. Vous savez, il ne faut pas faire preuve de langue de bois dans une campagne.
06:00 C'est un scrutin qui est majeur, c'est un scrutin qui est important.
06:03 C'est l'avenir de notre Union européenne et de notre construction européenne
06:06 qui se joue le 9 juin prochain en France.
06:08 Il faut pouvoir aborder tous les sujets sans langue de bois.
06:11 Et d'ailleurs, je pense que ce qui sera également extrêmement important,
06:14 c'est de montrer que cette campagne s'articule à la fois entre les pro-européens
06:18 qui défendent nos valeurs de liberté et de démocratie,
06:21 et puis de l'autre côté, les anti-européens qui préfèrent la soumission
06:24 et la capitulation au régime de Monsieur Poutine.
06:29 Donc là, vous parlez de la France insoumise et du Rassemblement national ?
06:32 Sans aucune ambiguïté, et notamment du Rassemblement national,
06:34 dont nous aurons tout le loisir de pointer les incohérences et les incoïtances avec Vladimir Poutine.
06:40 Alors, ils s'en défendent évidemment, mais ils ne sont pas là pour se défendre.
06:42 Donc, ce que je vous propose, c'est qu'on continue de débattre.
06:44 L'Europe près de chez vous, ça vous parle ou pas, vous Nicolas Correto ?
06:47 Oui, ça me parle à partir du moment où, et dans la limite où, on garde une ligne claire.
06:52 Et je pense que les dernières circonvolutions du gouvernement ont jeté beaucoup de confusion.
06:58 Alors, je ne veux pas revenir sur le problème avec les troupes au sol,
07:02 possiblement vis-à-vis de la part des demains.
07:04 Non, non, c'est pas ça. Moi, c'est plus le conflit avec les agriculteurs qui a jeté une forme de confusion.
07:08 Parce qu'on ne peut pas avoir une ligne qui est "on est pro-européens,
07:14 on défend les décisions qui sont prises au niveau européen,
07:17 et on vote au Parlement pour un certain nombre de choses, y compris les accords de libre-échange".
07:21 Et puis ensuite, avoir un discours national qui vante la souveraineté alimentaire,
07:28 et qui propose aux agriculteurs finalement de s'exonérer des règles européennes,
07:31 y compris des règles les plus protectrices pour l'environnement.
07:34 Je pense qu'à un moment, quand on est européen, on l'est complètement.
07:37 Et que lorsque l'Europe va vers le Green Deal, lorsqu'on vote le Green Deal,
07:42 et bien à ce moment-là, quand on est aux manettes, et quand on a le pouvoir au niveau national,
07:47 au niveau local, et quand on se dit européen,
07:49 on applique et on assume les décisions qui sont prises au niveau européen.
07:53 Pour être précis, un des reproches les plus fréquents faits par des représentants du monde agricole,
07:57 c'était que la France avait tendance à aller plus loin que les décisions européennes dans la politique environnementale.
08:03 - Oui, mais vous savez pourquoi ? Parce que la France, depuis des années,
08:05 a voulu se positionner comme le très bon élève de l'Europe,
08:08 et surtranspose les dispositions européennes.
08:12 Mais c'est une ligne politique de ce gouvernement.
08:15 Donc moi, ce que je dis, c'est pas critiquer pour critiquer,
08:19 c'est qu'à un moment, il faut être clair à quel point ce gouvernement assume sa position pro-européenne.
08:26 Et qu'on ne peut pas l'assumer à Bruxelles, et puis la laisser tomber quand on est au salon de l'agriculture.
08:30 - Double discours, chaleureusement.
08:32 - Je pense que Gabriel Attal, là-dessus, ne peut pas parler de souverainisme alimentaire,
08:36 et puis en même temps, avoir un gouvernement...
08:38 - L'Europe, c'est le contraire de la souveraineté alimentaire pour vous.
08:41 - Mais la souveraineté en Europe, elle est européenne, elle ne peut pas être nationale.
08:45 Je pense qu'il y a un moment où il faut qu'on soit d'accord, et c'est pour ça que je dis qu'il faut assumer.
08:50 - Vous êtes en train de voir, oui.
08:51 - Il va falloir clarifier les choses et être très clair avec les électeurs.
08:54 - Vous êtes en train de reprocher à Renaissance et à Gabriel Attal d'être euro-sceptique et souverainiste.
08:58 - Mais c'est ce que je vois poindre !
09:00 - Pardon, je dis juste que ce n'est pas très clair.
09:02 - L'exercice au salon de l'agriculture, l'exercice devant la botte de paille,
09:05 c'était plutôt un exercice souverainiste qu'un exercice européen.
09:09 - Shannon, ce mot.
09:09 - On ne peut pas dire qu'on est souverainiste quand, comme le président de la République,
09:13 on décide de se retrousser les manches et d'aller débattre avec les agriculteurs français.
09:17 Je crois qu'ici, il n'est pas question d'euro-scepticisme ou de pro-européanisme,
09:21 appelez cela comme vous voulez.
09:22 - Vous reculez sur les règles écologiques.
09:24 - Vous reculez sur le Green Deal.
09:26 - Là, vous savez, il faut arrêter, et je crois qu'il faut arrêter,
09:30 il faut arrêter, une bonne fois pour toutes, d'opposer agriculture et environnement
09:34 et de faire croire aux agriculteurs français
09:37 qu'on ne peut pas mener à la fois un progrès sur les sujets environnementaux
09:41 dans le cadre du Green Deal ou autre, et protéger notre agriculture.
09:44 - Ils n'en sont pas convaincus.
09:46 - Et d'ailleurs, je vous le dis comme je le pense, il y a une semaine,
09:48 j'étais au salon de l'agriculture et quand vous parlez à tout agriculteur sérieux,
09:51 il reconnaîtra qu'aujourd'hui, on ne peut pas envisager une agriculture française forte
09:56 et une souveraineté alimentaire sans une coordination à l'échelle européenne.
10:01 Et la politique agricole commune aujourd'hui, c'est quoi ?
10:04 C'est 10 milliards d'euros pour les Français dans le cadre du prochain cadre financier pluriannuel 2021-2027.
10:09 Donc, il faut arrêter de tomber dans ces discours, il me semble caricaturaux,
10:13 qui veulent faire croire que l'Europe, ce serait finalement un petit peu le bouc émissaire.
10:17 On a l'impression que sur la gestion de nos frontières,
10:20 c'est bien ce que je recroche au discours du Premier ministre,
10:24 de s'être débarrassé de l'Europe à peu de frais sur le sujet.
10:28 - Mais on ne se débarrasse pas de l'Europe, on a l'Europe lucide.
10:30 Vous savez, il vaut mieux une Europe imparfaite que pas d'Europe du tout.
10:33 - Mais on est d'accord. - Et on est aujourd'hui dans un discours...
10:35 - Mais assumez cette ligne européenne. - Mais on l'assume.
10:37 - Vous rappelez un petit peu ? - Mais vous ne l'assumez pas face aux agriculteurs.
10:40 - Mais bien évidemment qu'on l'assume, quand le Président de la République
10:42 et le Premier ministre ou Marc Rennie... - Se désengagent du projet européen,
10:46 ils n'assument pas leur ligne européenne. - Mais à quel moment est-ce qu'ils se désengagent ?
10:49 - Notamment sur les pesticides, par exemple.
10:51 - Mais on peut effectuer des pauses. - Le moratoire sur les pesticides,
10:55 c'est bien un recul par rapport à nos engagements européens.
10:57 - Mais vous savez, monsieur, la politique, c'est pas tout blanc ou tout noir.
11:00 C'est aussi pouvoir faire preuve de compromis et de pouvoir faire preuve d'agilité.
11:04 - Donc vous reconnaissez que sur ce sujet, il y a eu un compromis.
11:06 - Mais ça ne veut pas dire dans le même temps qu'on abandonne
11:10 toutes les questions environnementales, bien au contraire.
11:13 On met en pause pour pouvoir avancer sur certains sujets.
11:16 - Je crois qu'il n'y a aucune ambiguïté là-dessus.
11:18 - Mais on a le temps de mettre en pause les sujets écologiques.
11:20 - La seule différence, c'est que là, vous parlez plus d'écologique d'Europe,
11:22 c'est pas être anti-européen que de faire un moratoire sur les pesticides.
11:24 - Mais l'écologie, c'est nécessairement européen et l'écologie, c'est central.
11:27 - Mais c'est pas parce que c'est central... - Et c'est central d'ailleurs avant tout
11:29 pour les agriculteurs, qui sont peut-être les premières victimes.
11:31 - On est d'accord, mais en quoi c'est nécessairement européen ?
11:35 En quoi l'Europe est nécessairement écologique ?
11:37 - Parce qu'on ne fera face à la transition écologique,
11:39 on ne s'adaptera au réchauffement climatique et à ses conséquences
11:43 que par des politiques massives de l'Union Européenne.
11:45 - D'accord. - Pardon, mais un exemple,
11:47 le trait de côte, vous avez je ne sais pas combien d'auditeurs
11:49 qui habitent dans les régions littorales ou dans les régions inondables.
11:53 - On est d'accord. - Vous croyez que c'est avec les moyens français
11:55 qu'on va protéger les habitants qui sont sur les littorales ?
11:59 - Mais pardon, Nicolas Corato, c'est pas les pesticides
12:01 qui font monter le niveau de la mer quand même ?
12:03 - Non, non, mais vous parlez des pesticides, je peux vous parler de la politique de l'eau.
12:05 Il faut 15 milliards d'euros pour rénover les canalisations en France,
12:07 vous croyez que c'est Suez et les impôts locaux qui vont payer ça ?
12:11 - Je crois que là c'est véritablement un faux procès d'intention,
12:13 mais vous avez raison, c'est un sujet qui est extrêmement important
12:15 et la protection de l'environnement fait partie des priorités des Françaises et des Français.
12:19 En revanche, c'est le croire... - Mais est-ce que c'est la priorité du gouvernement ?
12:23 - Bien évidemment que c'est la priorité du gouvernement,
12:25 et je vous le dis comme je le pense, on a aujourd'hui une délégation,
12:27 la délégation Renaissance au Parlement Européen,
12:29 qui n'a jamais été aussi essentielle.
12:31 - On en reparlera. - On n'a pas ce qu'à Confort,
12:33 qui est président de la Commission Environnement au Parlement Européen.
12:35 - On n'avait pas parlé de lui aux agriculteurs,
12:37 il n'était pas très populaire au Salon de l'Agriculture cette semaine.
12:39 - Mais ça, je veux bien l'entendre, mais on ne peut pas reprocher,
12:41 moi ce que je veux vous dire, c'est qu'on ne peut pas reprocher au gouvernement
12:45 d'être à retard, ou en tout cas en retard sur les questions environnementales,
12:49 bien au contraire. - Ce sera donc un des sujets de campagne,
12:51 en tout cas pour la majorité et pour les autres parties.
12:53 Merci à tous les deux d'être venus débattre.
12:55 - Merci à vous. - C'était le premier débat dans cette matinale
12:57 pour les élections européennes, mais on en fera d'autres avec vous, pourquoi pas.
13:00 Nicolas Corrato, président du Think Tank, Place de la République,
13:03 et Shannon Seban, présidente de Renaissance, en Seine-Saint-Denis.
13:07 A bientôt sur Sud Radio, il est 8h47, on est toujours le dimanche 3 mars.
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