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  • il y a 1 an
Avec Laurent Saint-Martin, ministre délégué du Commerce extérieur et des Français de l'étranger

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##L_INVITE_POLITIQUE-2025-08-28##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Bonjour à vous, Laurent Saint-Martin.
00:06Bonjour.
00:07Et bienvenue.
00:07Vous êtes déjà en train de préparer vos cartons.
00:11On travaille tous les jours, parce que nous sommes en responsabilité,
00:15et surtout, on dialogue et on essaie de convaincre, effectivement, les forces parlementaires,
00:20notamment les députés, pour que le débat qui a été présenté par le Premier ministre
00:25soit d'abord compris en tant que tel.
00:27Alors, doit-on dans notre pays relever le défi de la dette ?
00:31Doit-on dans notre pays considérer enfin que la question des finances publiques
00:34est une question centrale et grave ?
00:36Et va-t-on avoir, le 8 septembre, une réponse à cette question ?
00:39Et pas une réponse, pardon, et pas une réponse à savoir
00:42est-ce qu'on veut poursuivre ou pas avec François Bayrou ou avec le gouvernement ?
00:45Parce que la question, c'est pas celle-là.
00:46Si je vous pose la question des cartons, c'est pas pour la gaudriole, Laurent Saint-Martin,
00:50c'est parce que c'est un compte à rebours.
00:51Vous avez vu ce que disent les uns et les autres, le RN, la gauche,
00:54il n'y aura pas de vote de confiance, vous le savez.
00:56Jean-François Akili, je vous coupe tout de suite.
00:59Est-ce qu'ils ont répondu à la question ?
01:00Mais c'est pas moi de répondre à leur place.
01:02Est-ce qu'ils ont répondu à la question quand ils vous ont répondu
01:05qu'ils ne votaient pas la confiance ?
01:06C'est pas une question de confiance.
01:07C'est le Premier ministre à poser une question claire.
01:11A-t-on aujourd'hui dans notre pays un grave problème de finances publiques
01:16et un grave problème d'endettement qui peut virer au surendettement ?
01:19Aucune des oppositions, pour l'instant, il reste encore une dizaine de jours.
01:22Il n'a répondu à la question.
01:23Je suis d'accord, Laurent Saint-Martin.
01:24Pour l'instant, il n'a répondu à cette question.
01:25Donc, pardon de considérer, vous parlez de compte à rebours,
01:27moi je considère qu'il y a dix jours,
01:29pour que les oppositions se posent sérieusement cette question-là
01:31et y répondent.
01:32Pour l'instant, c'est pas le cas.
01:33Vous savez bien que pour l'instant, comme vous dites, la messe est dite.
01:36Vous avez entendu ce matin Pierre Jouvet, le socialiste, eurodéputé,
01:40au micro de cette radio de Benjamin Gleize qui dit
01:42« Je ne sais pas si on va y aller lundi, ça ne sert plus à rien.
01:44De toute façon, nous ne voterons pas la confiance. »
01:47C'est déjà fait, en réalité.
01:48Mais vous vous rendez compte du niveau d'irresponsabilité de cette réponse ?
01:52Le Premier ministre ne dit pas « Faites-moi confiance, moi.
01:55Permettez à mon gouvernement de durer. »
01:57C'est pas du tout ça, la question.
01:58Si c'est pas nous, ça sera un autre gouvernement.
02:00La question, elle est très différente.
02:02C'est « Veut-on prendre à bras le corps la question, enfin,
02:05du redressement des comptes publics qu'aucun gouvernement n'a fait ? »
02:08Pourquoi est-ce qu'on en est là ?
02:09Parce qu'on a protégé le pays pendant des crises majeures.
02:12La crise Covid, la crise de l'inflation suite à la guerre,
02:14en Ukraine, toutes les oppositions,
02:16le parti de Pierre Jouvet notamment,
02:18voulait dépenser plus, voulait aller protéger
02:20les Français, les entreprises, les collectivités territoriales.
02:23On l'a fait.
02:24Et bien aujourd'hui, après des années de dépenses publiques importantes
02:26pour protéger, il faut rembourser.
02:28Aucune opposition ne prend la responsabilité
02:30de dire qu'il faut le faire.
02:31Moi, je suis désolé, pardon.
02:32Dire juste « Je ne viens pas lundi »,
02:34je pense que ce n'est même pas la question,
02:36puisque de toute façon, on ne fait pas confiance,
02:38c'est l'irresponsabilité pure.
02:39Il reste pour ça, vous dites.
02:40Totalement.
02:41C'est-à-dire qu'on ne prend même pas le soin
02:43d'écouter l'énoncé, comme on disait à l'école.
02:46On ne prend même pas le soin de répondre à la question.
02:48Pardon, mais les Français méritent autre chose
02:51comme représentation
02:52que des personnes qui se disent de façon palovienne
02:54« Oula, attends, c'est Bayrou, c'est non ! »
02:56Mais attendez, c'est quoi cette façon de faire de la politique ?
02:58Ça démarre mal, les consultations de lundi, là ?
03:00Eh bien, les consultations, si vous voulez,
03:02elles doivent se baser sur la question
03:05qu'a posée le Premier ministre
03:06à l'ensemble de l'Assemblée nationale.
03:08Et je serais le premier heureux
03:10si les groupes politiques pouvaient nous démontrer,
03:15même si elles votent contre,
03:16qu'elles répondent à la question.
03:17Si elles répondent non à la question,
03:19ça veut dire qu'elles considèrent
03:20que la question de la dette
03:21n'est pas une question centrale dans notre pays.
03:24Ça veut dire qu'elles nient la réalité.
03:26Ça veut dire, pardon, qu'elles ne veulent pas gouverner
03:29parce que n'importe qui veut gouverner
03:31doit regarder cette réalité d'endettement en face.
03:33Et puis, dernière chose,
03:35toutes ces oppositions,
03:36personne n'est d'accord avec l'autre.
03:38Elles sont toutes uniquement d'accord pour dire
03:40« Ça suffit François Bayrou, c'est pas une politique.
03:42C'est pas un projet pour le pays. »
03:44Et surtout, ça ne règle en rien
03:45la question de notre endettement.
03:47Et donc, un peu de responsabilité,
03:49ce n'est pas dire « Soyez d'accord avec nous. »
03:50Ce n'est pas dire « Le budget qu'a présenté François Bayrou
03:53le 15 juillet, signez-le les yeux fermés.
03:56Dialogons, discutons, amendons le projet de texte de loi. »
04:00Mais d'abord, mettons-nous d'accord sur le constat.
04:02– Avec des opposants que vous jugez irresponsables ce matin.
04:06– Pas tous.
04:07Je dis juste que quand le réflexe est pavlovien pour dire
04:09« On ne viendra même pas lundi, ça ne sert à rien »,
04:11j'appelle ça de l'irresponsabilité.
04:12– Écoutez ce que disait hier soir François Bayrou
04:14quand il est question justement des opposants.
04:17Pourquoi ? Parce que vous n'aurez pas parlé avant.
04:18« Ils étaient en vacances » et il dit également,
04:21il a cette formule, vous savez, c'est comme un bateau
04:23qui aurait une voie d'eau, un trou dans la coque.
04:25Il y en a qui disent « T'en fais pas Simone,
04:27le bateau flotte encore. »
04:30Mais à qui parle-t-il comme ça ?
04:32Et pourquoi est-ce qu'il leur parle comme ça ?
04:33Lui qui veut les recevoir.
04:35C'est ça que je ne comprends pas.
04:35– Il les reçoit dès lundi pour parler franchement.
04:38Parlons franchement, le sujet est trop grave.
04:41Parlons franchement de la question centrale de l'endettement.
04:43François Bayrou a fait le 15 juillet une présentation claire.
04:46– Mais pourquoi ?
04:47– Passez-moi terminer.
04:48François Bayrou a fait une présentation claire, précise
04:51de sa vision budgétaire pour l'année 2026, le 15 juillet.
04:55Les oppositions n'ont jamais répondu
04:58sur la question de la gravité de l'endettement.
05:01Et donc on a besoin d'avoir un niveau de débat serein,
05:05un niveau de débat constructif
05:06et après, François qui dit « On pourra discuter des mesures ».
05:10Mais on n'est même pas d'accord sur le constat.
05:11On n'est même pas d'accord sur le fait qu'aujourd'hui,
05:14la question de la dette qui va gréver la capacité d'action publique
05:17pour nos enfants et nos petits-enfants,
05:19aujourd'hui est centrale.
05:21Vous avez des oppositions qui pensent aux prochaines échéances.
05:23Vous avez du côté de l'extrême gauche
05:25des gens qui disent « Destitution, destitution »
05:27juste parce que M. Mélenchon veut être président de la République.
05:30Bon, ce n'est pas un programme pour le pays.
05:31Et puis vous avez de l'autre côté, notamment le Rassemblement National
05:33qui dit « Dissolution, dissolution »
05:35parce qu'ils veulent une majorité à l'Assemblée.
05:37Ça, ce sont des calculs politiciens.
05:38Travaillons avec ceux qui sont prêts à parler sérieusement du budget.
05:42Je pense beaucoup aux partis socialistes
05:44parce que je les connais bien
05:45et je sais qu'ils sont capables
05:46d'avoir un dialogue justement constructif avec nous.
05:49Donc je les invite vraiment
05:50lors de la rencontre de lundi avec le Premier ministre
05:53à avoir ce niveau de discussion.
05:54Laurent Saint-Martin, un mot sur l'opinion publique.
05:56Les Français, vous savez, il y a des sondages quand même.
05:59Je sais bien que quand ils ne sont pas arrangeants,
06:00on les déteste et quand ils sont bons, on les valide.
06:037 Français sur 10,
06:04élabent pour BFM TV,
06:06ne souhaitent pas que François Bayrou obtienne le vote.
06:09Vous diriez qu'ils sont déraisonnables, irresponsables les Français ?
06:13Moi, je crois que les Français,
06:14on en ras le bol de cette situation globale.
06:16Non, mais attendez,
06:17les Français, on en ras le bol de voir
06:20une classe politique française
06:21incapable de se mettre d'accord sur un constat
06:23que eux observent tous les jours.
06:24Parce que les Français,
06:25quand on leur demande d'équilibrer leur budget de ménage,
06:27ils n'ont pas le choix.
06:28Le banquier ne leur dit pas d'accord,
06:30on remettra ça dans 10 ans.
06:31Donc ils comprennent très bien
06:32qu'un État surendetté,
06:33c'est extrêmement grave pour eux d'abord.
06:35Et je pense que les Français,
06:36ils en ont surtout ras le bol
06:37de ne pas voir des oppositions politiques
06:40avec un gouvernement
06:41en capacité de dialoguer.
06:43Dans un moment où,
06:44en majorité relative,
06:45on doit savoir trouver des compromis.
06:47À quel moment la France
06:48pourra,
06:50comme ses voisins européens,
06:51faire preuve
06:52un tout petit peu
06:53de responsabilité politique
06:54en étant capable
06:55de créer un esprit de coalition ?
06:57Des compromis.
06:58Les compromis,
06:58ça ne veut pas dire que tout est parfait.
07:00Mais c'est vous qui êtes aux affaires.
07:02Vous parlez comme un observateur extérieur.
07:04Il ne vous a pas échappé,
07:05Jean-François qui dit
07:05qu'on était en majorité relative.
07:06Donc il faut aller chercher
07:07des compromis avec les oppositions.
07:09Et donc on tend la main
07:10aux oppositions depuis des mois.
07:11Et donc il faut que ces oppositions
07:13puissent aussi expliquer
07:14quelles sont les voies du compromis.
07:16C'est ça la question posée
07:16par François Bayrou pour le 8.
07:18Pourquoi le discours de François Bayrou,
07:20qui est un discours de réalisme,
07:21n'imprime pas les esprits ?
07:23Pourquoi ?
07:23Reposez la question
07:24à ceux que vous avez cités
07:27de l'opposition.
07:28Reposez la question
07:29à...
07:30Il n'est jamais trop tard.
07:31On a plus d'une semaine.
07:32On a dix jours.
07:34Reposez à l'envie la question
07:35voulez-vous,
07:37oui ou non,
07:37participer
07:38à cette nécessité
07:40de redresser
07:40les comptes du pays
07:41pour les Français ?
07:43Pas pour vous,
07:43pas pour votre parti,
07:45pas pour votre agenda électoral,
07:46pour les Français.
07:47Quand est-ce qu'on pourra
07:48se mettre autour de la table
07:49et dialoguer autour
07:50d'un budget commun,
07:51de compromis,
07:52de co-construction ?
07:54Si,
07:54et je ne désespère pas,
07:56si d'ici dix jours
07:57certaines oppositions disent
07:58d'accord,
08:00on va construire un budget ensemble
08:01pour l'avenir du pays
08:02parce qu'à la fin
08:03ce qui compte
08:03c'est bien qu'il y ait un budget
08:04d'ici la fin de l'année,
08:05alors effectivement
08:06on aura fait un grand pas.
08:07On vous évoquait...
08:08Et ça c'est dans l'intérêt du pays.
08:09Vous évoquiez le parti socialiste
08:11qui fut votre famille politique.
08:13Quand vous avez débuté
08:14avant de rejoindre Emmanuel Macron,
08:16vous pensez que les mesures
08:18dont on entend
08:20le frémissement,
08:21taxation des riches,
08:22grosso modo,
08:23effort spécifique
08:24pour les hauts revenus,
08:26a dit François Bayrou
08:27devant la CFDT,
08:29suppression de niches fiscales,
08:32Amélie de Montchalin,
08:33votre collègue au compte public,
08:35elle commence à en lister
08:37une cinquantaine de niches
08:38à supprimer.
08:40Quelle est l'idée ?
08:40C'est de dire au parti socialiste
08:42« Regardez,
08:43on va peut-être taxer les riches ».
08:45Ceci dit,
08:45vous n'allez pas jusqu'à adopter
08:47la taxe Zuckmann.
08:48Vous n'en voulez pas de ça.
08:50Mais l'idée,
08:50encore une fois...
08:51C'est quoi ?
08:51C'est taxer les riches ?
08:52Non mais l'idée,
08:53c'est pas de taxer les riches
08:54ou taxer qui que ce soit.
08:55Non !
08:56Jean-François Aquili,
08:57je vous répète ce que je dis.
08:58L'idée,
08:58c'est mettons-nous autour de la table
08:59pour regarder
09:00quel est le meilleur budget acceptable
09:01avec un compromis politique.
09:02La question de la fiscalité
09:04doit être sur la table.
09:05La question des économies
09:07doit être sur la table.
09:08La question de travailler davantage
09:10doit être sur la table.
09:11Et donc,
09:12aucun tabou,
09:13aucune difficulté
09:14à parler de la fiscalité,
09:16des hauts revenus,
09:17des hauts patrimoniales.
09:17D'ailleurs,
09:18on l'a déjà fait
09:18dans le budget pour 2025.
09:19C'est prévu dans le plan de...
09:22Mais bien sûr !
09:22Il y a quoi ?
09:232 milliards à peu près ?
09:24Mais même plus !
09:25On l'avait déjà fait
09:26dans le budget 2025 ?
09:27On peut continuer
09:28à en discuter sur le budget 26 ?
09:29On l'a toujours dit.
09:30En fait,
09:30ce qui me fascine
09:31dans votre question,
09:32c'est pas vous,
09:33mais c'est que tout cela
09:34on l'a déjà dit.
09:35On a déjà dit
09:35qu'on tendait la main
09:36pour que ce budget
09:37soit amendable.
09:3815 juillet,
09:39François Bayrou,
09:40conférence de presse,
09:41tout est amendable,
09:42tout est négociable,
09:43tout est discutable.
09:44À quel moment on se parle ?
09:45D'abord,
09:45est-ce qu'on peut,
09:46le 8 septembre,
09:47se mettre d'accord
09:48sur le fait
09:48que la gravité de la situation
09:49exige de se mettre
09:50autour de la table ?
09:51On est d'abord
09:52sur un rendez-vous
09:52avant de parler
09:53des micro-mesures,
09:54on est d'abord
09:55dans un rendez-vous
09:55de constats.
09:56Ce rendez-vous de constats,
09:57pour l'instant,
09:57il n'est pas saisi
09:58par un certain nombre
09:59d'oppositions.
10:00Il n'est pas trop tard.
10:01Il y a 10 jours pour cela.
10:02Moi, je crois
10:02qu'elles doivent saisir
10:03cette occasion.
10:03Il peut y avoir
10:04un retour de l'ISF,
10:06par exemple ?
10:07Il peut y avoir
10:07beaucoup de choses
10:08dans un budget.
10:09Patrick Martin,
10:09le patron des patrons
10:10au MEDEF,
10:11dit que ce serait
10:12ravageur pour l'économie.
10:13Jean-François Kili,
10:13vous me parlez de quelque chose
10:14qui, pour l'instant,
10:15n'est même pas permis
10:16par les oppositions,
10:17c'est celui d'avoir
10:18un débat.
10:19Et je suis obligé
10:20de vous répondre ça.
10:22Je vous dis,
10:22est-ce que vous voulez débattre ?
10:23Pour l'instant,
10:23la réponse est non.
10:24Et après, vous me dites
10:24qu'est-ce qu'il y a
10:25dans le débat ?
10:26Mais mettons-nous
10:27d'abord autour de la table.
10:27Vous avez quand même
10:28quelques pistes
10:28à égrener et à présenter.
10:30On en a plein
10:30puisqu'on a présenté
10:31notre plan le 15 juillet.
10:32Il est complet.
10:3344 milliards d'euros,
10:35d'économies.
10:36S'il doit y avoir
10:37des questions sur la fiscalité
10:38en plus,
10:38on est tout à fait prêt
10:39à avoir le débat
10:39avec les socialistes.
10:40Donc vous êtes prêt
10:40à augmenter la taxation,
10:42la fiscalité
10:42pour les très hauts revenus ?
10:43On est prêt à beaucoup
10:44de choses dans ce budget
10:45à partir du moment
10:46où il correspond à un compromis
10:47qui fait avancer le pays.
10:48On l'a toujours dit.
10:49On l'a toujours dit.
10:49Mais, pardon,
10:51vous mettez la charrue
10:51avant les bœufs.
10:52Moi, je ne sais pas
10:53discuter de mesures budgétaires
10:55si en face,
10:56je n'ai pas un interlocuteur
10:56qui est prêt à accepter
10:58le constat et le débat.
10:59Est-ce que François Bayrou,
11:00qui demande la confiance
11:01avant même toute discussion,
11:02ne met pas lui aussi
11:03la charrue avant les bœufs ?
11:04Arrêtez de parler
11:05de confiance de François Bayrou.
11:06La question n'est pas celle-là.
11:07C'est ce qui va se passer
11:08le 8 septembre.
11:09D'abord, il n'y a pas
11:10de mot confiance dans la Constitution.
11:11L'article 49 alinéa,
11:13il ne parle pas de confiance.
11:14Ça, c'est un abus de langage
11:15que tout le monde utilise
11:17depuis quelques jours.
11:17La question, c'est la mise
11:18en responsabilité du gouvernement
11:20sur une question.
11:22Et cette question-là,
11:23pardon, c'est
11:24oui ou non,
11:24voulons-nous affronter
11:26le défi de la dette
11:26dans notre pays ?
11:27Pour l'instant,
11:28pour l'instant,
11:29toutes les oppositions disent
11:30non, je m'en lave les mains,
11:31ce n'est pas mon sujet,
11:32je ne suis pas responsable,
11:34donc débrouillez-vous sans moi.
11:35Ces gens-là, moi je vous le dis,
11:36s'ils continuent,
11:36ne veulent pas gouverner,
11:37c'est la démonstration qu'ils font.
11:39Et en plus, ils ne sont pas d'accord
11:39entre soyons un petit peu
11:41responsables ensemble.
11:42Je parle aux socialistes notamment,
11:44mais à toutes les forces politiques
11:45qui peuvent décider
11:46dans les prochains jours,
11:47peut-être après la rencontre
11:48avec le Premier ministre de lundi,
11:50que l'enjeu,
11:54est-ce que notre nation demain
11:56peut continuer à protéger
11:57ses concitoyens en cas de crise ?
11:59Est-ce qu'on remet enfin à niveau
12:01nos comptes publics ?
12:03On est le seul pays européen
12:04à ne pas l'avoir fait.
12:05Quand est-ce qu'on le fait ?
12:05On a besoin pour ça,
12:06des oppositions,
12:07pour aller chercher des compromis.
12:08Laurent Saint-Martin,
12:09François Bayrou est attendu aujourd'hui
12:10à 14h30 devant le MEDEF
12:12qui fait sa rentrée.
12:13Vous y étiez hier
12:14à la rencontre des patrons.
12:16Une autre personnalité
12:17y est invitée,
12:18Jordan Bardella,
12:20pour un débat de clôture
12:21avec six autres responsables politiques,
12:23Bruno Retailleau,
12:24Gabriel Attal et autres.
12:26Vous regrettez la présence
12:27de Jordan Bardella au MEDEF ?
12:30Non, je crois que
12:31toutes les forces politiques
12:31doivent pouvoir débattre.
12:32Il y a aussi Manuel Bompard
12:33pour la France Insoumise.
12:35Moi, je suis un grand démocrate.
12:36Je ne vois aucune difficulté
12:37à ce que les forces politiques
12:38puissent venir débattre
12:39devant les entrepreneurs.
12:40Justement,
12:41à ne jamais les inviter,
12:43on les empêche
12:43de montrer l'incurie
12:44de leur programme,
12:45notamment économique.
12:46Et donc,
12:47il vaut mieux qu'ils présentent
12:48aux entrepreneurs
12:48ce qu'ils pensent vraiment
12:49de l'économie.
12:50Et là, au moins,
12:50on jouera carte sur table.
12:51Vous nous dites ça,
12:52Laurent Saint-Martin,
12:53vous êtes un responsable politique,
12:54vous êtes issu
12:55de La République En Marche.
12:57Vous nous dites ça
12:57un an après
12:58le barrage anti-RN
13:00aux élections législatives
13:02après la dissolution.
13:03Mais quel rapport ?
13:04Il fallait à tout prix
13:05l'année dernière
13:06faire le barrage
13:07au Rassemblement National.
13:07Et là,
13:08il est invité,
13:08c'est normal de le voir au MEDEF.
13:10Mais vous confondez deux choses.
13:11Vous confondez la liberté d'expression
13:12et la présentation des programmes.
13:14Je ne suis pas pour la censure.
13:15Par contre,
13:15je suis pour assumer politiquement,
13:17effectivement,
13:17Vous trouvez ça cohérent ?
13:18Je pense que ce sont
13:19deux choses totalement différentes.
13:21Vous me parlez d'un vote
13:22qui empêche
13:23une majorité d'extrême droite.
13:25Et ça,
13:25je pense qu'effectivement,
13:26c'est quelque chose
13:27de tout à fait souhaitable
13:28et d'assumé.
13:28Et vous comparez ça
13:29au fait d'inviter
13:30le président d'un parti
13:31qui vient présenter ses idées.
13:34C'est deux choses
13:34totalement différentes.
13:34Leur barrer la route
13:35mais discuter avec eux.
13:36Il y a une forme de logique
13:38qui est difficile à admettre.
13:39Mais enfin,
13:40leur barrer la route,
13:41comme vous dites,
13:42c'est un choix politique.
13:44Mais quel rapport
13:45avec la liberté d'expression
13:46et avec le fait de s'exprimer ?
13:47Je ne comprends pas.
13:48Les patrons ne produisent pas
13:50de digues anti-RN.
13:52C'est regrettable également
13:53ou pas ?
13:54À vos yeux.
13:55Puisque là,
13:55vous parliez de digues politiques
13:56sur une élection.
13:57Là,
13:58les patrons apparemment
13:59l'ornent désormais
14:00du côté du Rassemblement National.
14:02C'est une question que je vous pose.
14:02Mais pas du tout.
14:03Mais encore une fois,
14:03vous mélangez tout.
14:05Vous me parlez
14:06de l'invitation
14:06de Jordan Bardella,
14:08de Manuel Bompard,
14:09de Marine Tandelier,
14:10bref,
14:10de tout le spectre politique
14:11pour aller débattre
14:12devant les patrons.
14:14Très bien,
14:14d'autacte.
14:15Les patrons ne font ni digues
14:16ni courte échelle
14:18à aucun responsable politique.
14:20Le MEDEF,
14:21c'est la représentation
14:22du patronat,
14:23c'est la représentation
14:23des entrepreneurs.
14:24On a besoin d'abord
14:26de leur parler de l'avenir
14:27parce qu'ils sont inquiets,
14:28justement.
14:29Et si les oppositions
14:30peuvent plutôt aller les rassurer
14:31sur le fait qu'ils considèrent
14:33que la dette publique
14:34est un enjeu central
14:35dans ce pays,
14:36alors je pense que ce sera
14:36une avancée intéressante.
14:38Peut-être que ce qui aura lieu
14:39dans ce débat...
14:39Moi, je les invite quand même
14:40à leur expliquer aux patrons
14:41pourquoi aujourd'hui
14:50ils ne sont pas prêts
14:51à débattre de la dette
14:53quand le Premier ministre
14:54les invite à le faire
14:55le 8 septembre.
14:56Ça sera intéressant.
14:57Jordan Bardella
14:57qui se voit déjà
14:58à Matignon,
14:59vous l'avez entendu,
15:00après le 8 septembre,
15:02c'est une possibilité pour vous ?
15:04C'est une chose envisageable ?
15:06Vous y pensez ?
15:07Permettez-moi de me projeter
15:09dans ce qui existe.
15:10Ce qui existe,
15:12c'est un vote
15:13le 8 septembre
15:14sur une question centrale
15:15de l'avenir d'un autre pays.
15:16Je ne fais pas de politique fiction.
15:17Ce n'est pas un vote de confiance,
15:18vous avez dit donc.
15:19Ce n'est pas un vote de confiance
15:20sur le Premier ministre,
15:21c'est un vote de
15:22oui ou non,
15:23voulons-nous faire
15:23du sujet de l'endettement
15:25de notre pays
15:25une priorité
15:26pour les prochains mois
15:27et les prochaines années ?
15:28Moi, je considère
15:28que la réponse est oui.
15:29si les oppositions considèrent
15:31que la réponse est non,
15:32elles doivent s'en expliquer.
15:33Parce qu'on ne peut pas,
15:34pardon,
15:35être représentant,
15:35vous l'avez dit,
15:36j'ai été député,
15:37on ne peut pas être représentant
15:38du peuple
15:38et considérer que ce débat
15:40n'existe pas.
15:41On ne peut pas avoir demandé
15:42à dépenser tant
15:43parce que les oppositions
15:44étaient les premières
15:45à demander pendant la crise Covid
15:46pour protéger
15:47l'ensemble de notre nation
15:49et considérer qu'aujourd'hui
15:50ce sujet n'existe pas.
15:51C'est une question
15:51de responsabilité collective.
15:53Les oppositions sont-elles
15:54responsables ?
15:54Avec le gouvernement,
15:55oui ou non ?
15:56Et après,
15:56on parlera des mesures.
15:57Ultime question
15:58et ce sera la dernière,
15:59c'est vraiment très courte.
15:59Laurent Saint-Martin,
16:01ce n'est même pas une question,
16:02c'est une réflexion.
16:03Quel gâchis tout de même ?
16:04Tout ça pour ça.
16:06Je suis d'accord
16:08que le fait que notre pays
16:09n'arrive pas
16:12à avoir une culture
16:14du compromis
16:14et de la coalition
16:15comme les Allemands,
16:16les Italiens,
16:16les Espagnols,
16:17les Belges,
16:17bref,
16:18tous nos voisins savent faire.
16:19Alors, je sais
16:20que la Ve République
16:20n'a pas cette culture-là.
16:22Ça prend peut-être
16:22un peu de temps,
16:23mais là,
16:23il y a urgence.
16:24Et cette urgence,
16:25ça s'appelle
16:25la dette du pays.
16:26Donc, mettons-nous
16:27autour de la table,
16:28assumons des désaccords,
16:29mais travaillons
16:30sous la forme du compromis.
16:31Et ce sera le mot de la fin.
16:32Merci à vous,
16:33Laurent Saint-Martin,
16:33je rappelle,
16:34ministre délégué
16:35du commerce extérieur
16:36et des Français et l'étranger
16:37d'avoir été l'invité
16:38du 8.30,
16:39invité politique de Sud Radio.
16:40Merci messieurs,
16:41Jean-François Aquilier,
16:42on vous retrouve tout à l'heure
16:43à partir de 9h,
16:44La Vérité en face.
16:45D'ici là,
16:45dans un instant,
16:46vous prenez la parole,
16:46vous nous appelez 0826 300 300.
16:49Manu vous attend au standard.
16:50A tout de suite.
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