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  • il y a 6 mois
Avec Laurence Peraud

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##LES_ROUTES_DE_L_ETE-2025-08-28##

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News
Transcription
00:00:00Radio sur les routes de l'été, Laurence Perrault.
00:00:04Ravie de vous retrouver pour ce nouveau rendez-vous des routes de l'été avant dernier rendez-vous
00:00:09puisque lundi vous retrouvez également toute l'équipe et à 7h vous serez en compagnie de Valérie Expert
00:00:14et également Gilles Ganzmann.
00:00:16Mais pour l'heure, restons ensemble sur nos routes de l'été qui ne vont se terminer que demain à 13h.
00:00:21En l'occurrence, dans un instant, nous allons parler, vous le savez, dans cette émission que j'ai beaucoup aimé vous présenter
00:00:27qui s'appelle Sud Radio se raconte, vous écoute ou vous racontez vos parcours de vie.
00:00:35Et dans un instant, c'est le parcours de vie bouleversant d'une personne qui a survécu à un AVC
00:00:40et qui va venir nous rejoindre pour témoigner de son incroyable renaissance.
00:00:44Et si vous aussi, vous avez subi un AVC ou vous avez entouré quelqu'un qui a été victime d'un AVC,
00:00:50vous n'hésitez pas, vous pouvez venir témoigner au 0826 300.
00:00:53Puis, ensuite, cap sur des vacances insolites avec une nuit pas comme les autres
00:00:59que je vous propose de passer au cœur d'une bulle transparente.
00:01:03Nous allons nous rapprocher de Marseille.
00:01:05Et puis sur notre table de l'été, une fois n'est pas coutume,
00:01:08on va se régaler d'un dessert avec une jeune chef qui travaille dans un hôtel-restaurant exceptionnel à Bandol.
00:01:15Vous l'avez compris, vous êtes bien en notre compagnie.
00:01:18Manu vous attend au standard pour prendre vos témoignages et vos réactions.
00:01:22Et quant à Quentin, c'est lui qui réalise demain de mettre cette émission.
00:01:26Ce sont les routes de l'été avec vous sur Sud Radio.
00:01:29Sur les routes de l'été, Sud Radio vous écoute.
00:01:33Victime d'un AVC il y a de cela quelques années,
00:01:36Goldie Laurier a vu sa vie basculer en quelques secondes.
00:01:39Il va venir se raconter sur Sud Radio.
00:01:42Sud Radio vous écoute.
00:01:43L'AVC, évidemment, tout le monde en a entendu parler.
00:01:46Théo Empillac, mais qu'est-ce que c'est véritablement ?
00:01:49L'accident vasculaire cérébral ou AVC, c'est quand un vaisseau sanguin dans le cerveau s'obstrue ou se rond.
00:01:56Le terme est reconnu en France depuis la fin des années 90 comme une urgence vitale, au même titre que l'infarctus.
00:02:03Contrairement à ce qu'on pourrait penser, il ne touche pas uniquement les personnes âgées.
00:02:07S'il âge moyen de 74 ans, un quart des patients ont moins de 65 ans et 10% moins de 45.
00:02:13Les spécialistes notent même une hausse inquiétante chez les plus jeunes.
00:02:17Mais comment ça se traduit en chiffres ?
00:02:19Les chiffres, eux, le machin Laurence, ils sont alarmants.
00:02:22Puisque chaque année en France, plus de 140 000 nouveaux cas sont recensés, soit un toutes les 4 minutes.
00:02:27Dans 40% des cas, il laisse des séquelles lourdes.
00:02:30La clé, c'est la prévention.
00:02:32Il est conseillé de surveiller sa tension régulièrement.
00:02:35Limiter le tabac et l'alcool et bouger régulièrement.
00:02:38Si votre visage se paralyse, si vous constatez une faiblesse d'un bras ou des troubles de la parole,
00:02:44en cas de symptôme, il faut appeler le 15 ou le 112, car face à l'AVC, chaque minute compte.
00:02:49Merci beaucoup Théo Ampillac sur Sud Radio.
00:02:52Pour ce sujet, Sud Radio vous écoute.
00:02:54C'est cette émission qu'on a partagée ensemble depuis le 4 août, où vous venez vous raconter.
00:02:59Goldie Laurier, bonjour.
00:03:02Oui, bonjour madame.
00:03:03Oui, bonjour, on vous entend bien.
00:03:05Bienvenue sur Sud Radio, Goldie.
00:03:07Ce témoignage, c'est le vôtre.
00:03:09Vous avez été victime d'un AVC sévère à 46 ans.
00:03:13Racontez-nous ce qui s'est passé.
00:03:15En fait, je n'étais pas du tout un cas à risque.
00:03:22Parce que sportif, 46 ans, pas de surpoids, une bonne alimentation, tout allait bien.
00:03:29Et malgré ça, j'ai eu cet AVC à 46 ans le 15 avril.
00:03:332000.
00:03:36Est-ce que vous avez des souvenirs du moment où c'est arrivé ?
00:03:40Alors, ce qui est assez surprenant, c'est que d'après les médecins, normalement, on ne s'en souvient pas.
00:03:44Et moi, je m'en souviens.
00:03:45Racontez-nous sur Sud Radio.
00:03:47Alors, bonjour sur Sud Radio, déjà.
00:03:50Merci.
00:03:50Je dormais.
00:03:53Il était 2h du matin.
00:03:55Et je me suis réveillé extrêmement soufflé, comme si j'avais fait un 200 mètres en un temps record.
00:04:01Et ma femme m'a dit, ne t'inquiète pas, tu as dû faire un cauchemar, rendors-toi.
00:04:05Et moi, je suis très cartésien.
00:04:07Donc, j'analyse la situation.
00:04:09Et là, franchement, je ne comprenais pas ce qui m'est arrivé.
00:04:12Je lui ai simplement dit, écoute, je ne pense pas que ce soit ça.
00:04:15Mais par contre, est-ce que tu peux me servir un verre d'eau ? J'ai très soif.
00:04:18Et donc, elle m'a ramené un verre d'eau et je l'ai renversé.
00:04:20Je n'ai pas réussi à le boire.
00:04:22Et de là, je lui ai dit, écoute, il y a quelque chose qui se passe qui n'est pas normal.
00:04:26Et je lui ai dit une chose qui l'a fait, elle, paniquer.
00:04:29Je lui ai dit, je panique.
00:04:30Et moi, je ne panique jamais, normalement.
00:04:31J'analyse toujours les choses.
00:04:32Et donc, du coup, elle a appelé les secours qui sont arrivés relativement vite.
00:04:38Mais comme nous étions en pleine période de Covid, les secours sont arrivés sans médecins.
00:04:43Ils ont constaté, en effet, que c'était un AVC.
00:04:46Et le temps, donc, ils ont appelé un médecin.
00:04:49Et le temps que le médecin arrive, j'étais en coma.
00:04:51Et ce coma a duré un mois de coma profond.
00:04:55Et deux mois d'éveil de coma.
00:04:56Donc, en fait, trois mois.
00:04:57Parce que, en fait, l'éveil de coma, il vous réveille doucement.
00:05:01Il voit comment ça va.
00:05:02Et si ça ne va pas, il vous rendorme.
00:05:03Vous voyez ?
00:05:04Et moi, ça a duré trois mois.
00:05:05Et ça, par contre, alors, je me souviens du moment où j'ai eu cet accident.
00:05:10Par contre, les trois mois qui ont suivi, je n'ai aucun souvenir.
00:05:13Mais aucun.
00:05:15On va continuer, évidemment, Goldy.
00:05:17Merci beaucoup, d'ailleurs, de nous faire confiance et de vous raconter sur Sud Radio.
00:05:22Vous vous souvenez de la date exacte, du coup ?
00:05:25Alors, c'est le 15 avril.
00:05:262020.
00:05:28Ah oui, on était carrément dans les deux mois du confinement du Covid.
00:05:31Ça faisait un mois qu'on était en confinement à la maison.
00:05:34Alors, la chance, c'est qu'on a une grande maison et on avait un terrain et on avait les enfants.
00:05:39Ma belle-mère, bon, je ne sais pas si c'est vraiment un cadeau, mais quand même, elle me l'écoute.
00:05:42Si, si, si, si, c'est un cadeau, elle me l'écoute.
00:05:43C'est très bien.
00:05:44Je vous avais gardé votre humour.
00:05:46Ça, c'est cool.
00:05:48On va accueillir tout de suite Mickaël Mazigui, qui est chef du département de neurologie de l'hôpital Lariboisière.
00:05:54Bonjour, docteur.
00:05:55Bonjour.
00:05:56Merci d'être avec nous.
00:05:57Et puis, nous accueillerons aussi Laurent Montfegat, qui est vice-président de l'association AVC Tous Concernés.
00:06:03Mais avec vous, docteur Mazigui, j'aimerais qu'on comprenne bien ce qui se passe lorsque l'on parle d'AVC.
00:06:09Concrètement, on en a un petit peu évoqué avec Théo Empillac, notre jeune journaliste.
00:06:15Mais racontez-nous, expliquez-nous exactement ce qui se passe dans notre organisme.
00:06:19Oui, donc là, il y avait un très bon résumé.
00:06:21Je vous en remercie.
00:06:22En fait, il y a un problème d'irrigation du cerveau.
00:06:26Donc, il y a des régions du cerveau qui ne vont plus fonctionner de façon brutale.
00:06:31Et c'est pour ça que, brutalement, on va avoir, finalement, des signes qui sont importants à connaître.
00:06:37Ils ont été rappelés.
00:06:38C'est la perte brutale de la mobilité d'un côté du corps, la perte brutale de la parole, la perte brutale de la vision.
00:06:46Et donc, quand on ressent ces symptômes-là, il faut agir en toute urgence, faire le 15,
00:06:51parce que chaque minute qui passe, c'est 2 millions de neurones en moins.
00:06:54Et on a des traitements.
00:06:56On a des traitements pour déboucher les artères et pour éviter que le handicap s'installe,
00:07:02pour récupérer du handicap.
00:07:03Mais il faut aller très, très vite.
00:07:05Et c'est pour ça qu'il faut appeler le 15 et réagir très vite.
00:07:07Et là, en l'occurrence, pour le cas de Goldie, c'était pendant le confinement, il l'a dit lui-même.
00:07:12Ils ont rappelé, les pompiers sont arrivés dans le temps où ils ont pu arriver.
00:07:16Il n'y avait pas de médecin.
00:07:17Le temps que le médecin arrive, il était tombé dans le coma.
00:07:19Oui, alors malheureusement, c'est vrai qu'avec la période du Covid, c'était une période très, très particulière.
00:07:24Maintenant, en France, on a la chance d'avoir une belle organisation avec le SAMU.
00:07:29En fait, ce qu'il faut comprendre, c'est que quand on fait le 15, on en fait le SAMU.
00:07:32Les équipes du SAMU vont préparer, organiser le transport.
00:07:36C'est-à-dire que pendant qu'ils envoient une équipe auprès de la personne,
00:07:40en parallèle, ils vont contacter des services spécialisés
00:07:42pour qu'on puisse accueillir le plus vite possible les personnes et les prendre en charge.
00:07:46Je voudrais revenir avec vous, Goldie, également, parce que vous êtes tombé dans le coma.
00:07:51Le verdict médical était très, très pessimiste en ce qui vous concerne.
00:07:55Alors, le professeur va pouvoir le confirmer, mais j'ai fait un exercice du tronc cérébral.
00:08:01Donc, c'est vraiment le centre du cerveau.
00:08:04Et en fait, dans cette partie du cerveau, il n'y a que des artères.
00:08:08Et moi, j'ai une petite veine qui s'est formée de moins d'un millimètre de diamètre
00:08:12qui avait décidé de sauter ce jour-là, sans raison particulière.
00:08:16Mais voilà, ce n'est pas de bol.
00:08:19Mais en effet, je confirme, on a un super système médical.
00:08:22Nous, on est à côté de Lille et on a le CHR de Lille.
00:08:26Et c'est parmi les plus grosses pointures mondiales au niveau cérébral.
00:08:32À Lille, il y a beaucoup de pointures médicalement.
00:08:35Partout en France, mais c'est vrai que la région Hauts-de-France et Lille en particulier...
00:08:39Très reconnuée.
00:08:39Vous avez des séquelles aujourd'hui encore ?
00:08:42On va parler de la façon dont vous avez réussi à la renaissance dans quelques minutes.
00:08:46Mais est-ce qu'aujourd'hui encore, vous avez des séquelles ?
00:08:49Ah oui, j'ai encore beaucoup de séquelles, oui.
00:08:51J'ai...
00:08:52Vous parlez de la vue, j'ai un problème de vue.
00:08:55J'ai une torsion claire, c'est-à-dire que j'ai deux images.
00:08:58Une image droite et une image qui est de côté.
00:09:02Ça, c'est très gênant.
00:09:05Tous les jours, j'ai un problème d'équilibre et la vue n'arrange pas les choses.
00:09:08J'ai une image déficience côté gauche, donc tout le côté gauche.
00:09:11Il y a une chose qui est très curieuse, c'est que quand je lève le bras, la jambe ou le pied,
00:09:15enfin bref, peu importe, il faut que j'y réfléchisse, ça ne marche pas.
00:09:19Donc ça, c'est très compliqué.
00:09:20Et un problème de fatigue est important aussi.
00:09:22Voilà les principaux séquelles.
00:09:24Michael Mazigui, vous qui êtes chef du département de neurologie de l'hôpital Lariboisière.
00:09:28Donc, Goldy nous l'a dit, il avait essayé du tronc dans le cerveau, là, du tronc, je ne sais plus comment...
00:09:34Cérébral, pardon, excusez-moi.
00:09:37Et puis, c'est qu'elle dont il nous parle, puisque c'est le cerveau, en fait, qui n'a pas été irrigué ou que...
00:09:42C'est les commandes, le cerveau du corps, en fait.
00:09:48Absolument.
00:09:49Et donc, on voit bien, en fait, qu'il y a deux niveaux de handicap,
00:09:52c'est-à-dire la paralysie, les problèmes d'équilibre, les problèmes pour parler.
00:09:55Mais il y a un autre point qui a été soulevé, qui est la fatigue.
00:09:59Et là, il y a aussi ce qu'on appelle le handicap invisible,
00:10:02avec des problèmes de concentration, de fatigue.
00:10:05On est un peu à fleur de peau, on s'énerve facilement, on pleure facilement.
00:10:10On peut avoir une dépression, des problèmes de concentration.
00:10:14Et on ne fait pas forcément le lien avec l'AVC.
00:10:16Pourtant, c'est une conséquence directe de l'AVC.
00:10:19Souvent, on se dit, ce sont des effets secondaires des médicaments que je prends.
00:10:22Non, c'est la conséquence de l'agression cérébrale liée à l'AVC.
00:10:27On sait, parce que Goldy nous le disait, il avait une vie saine, il était sportif,
00:10:32il ne buvait pas, il mangeait sainement.
00:10:35Et pourtant, il a eu cet AVC.
00:10:37Ça veut dire qu'aujourd'hui, le témoignage de Goldy sur Sud Radio,
00:10:40dans Sud Radio vous écoute, nous laisserait à penser que nous sommes tous fragiles face à l'AVC.
00:10:45et que ce n'est pas parce qu'on va avoir une vie de patachon ou totalement déséquilibrée
00:10:51qu'on risque plus que quand on ne l'est pas.
00:10:54Alors, ce qui est sûr en tout cas, c'est que c'est vrai que les perspectives ne sont pas très sympathiques.
00:10:59On a une augmentation du nombre d'AVC en Europe.
00:11:03C'est plus de 30% d'augmentation d'AVC d'ici 2035.
00:11:06qui est en France d'ici 2050, c'est une augmentation de 70 à 80%.
00:11:10Donc, on a un vrai sujet qui est en partie lié à nos styles de vie,
00:11:16le fait de la malbouffe, le fait de ne pas faire assez de sport,
00:11:20le fait de fumer, de fumer du cannabis.
00:11:22Mais c'est vrai aussi qu'il y a toute une partie qu'on n'explique pas dans cette augmentation.
00:11:28Ce n'est pas qu'en France, c'est à l'échelle internationale.
00:11:31C'est pour ça que c'est très important finalement d'avoir une bonne hygiène de vie,
00:11:35de faire du sport, de contrôler sa pression artérielle
00:11:38et puis de connaître les signes d'AVC pour réagir vite
00:11:42parce qu'on a des traitements pour sauver du handicap et sauver des vies.
00:11:46Laurent Monfuga, vous qui êtes avec nous, vice-président de l'association AVC,
00:11:50tous concernés, bonjour.
00:11:52Bonjour.
00:11:53Merci de votre patience.
00:11:54C'est vrai que le dossier, c'est tellement passionnant,
00:11:58malheureusement passionnant, autant l'histoire de Goldie
00:12:00que ce que nous explique le docteur Mazigui,
00:12:03chef du département de neurologie de l'hôpital Lariboisière.
00:12:05Il faudrait réagir avec vous sur cette dernière information
00:12:08que nous a donnée le docteur Mazigui.
00:12:09C'est que d'ici 2050, on va avoir une augmentation exponentielle du cas d'AVC.
00:12:17Vous y êtes préparé, vous ?
00:12:19Alors, tout d'abord, bonjour et merci de m'avoir invité.
00:12:23Donc, moi, je suis aussi l'adéquipe d'un AVC en 2018.
00:12:29Alors, moi, il était cérébelleux,
00:12:30donc pas au même endroit,
00:12:33puisque sur une autre partie au niveau du cervelet.
00:12:38Je rejoins tout à fait, j'ai les mêmes séquelles,
00:12:41et comme le disait le professeur,
00:12:43j'ai des séquelles aussi invisibles,
00:12:44qui sont parfois pas toujours faciles à vivre vis-à-vis des autres personnes.
00:12:49Tout simplement, quand vous faites valoir votre position d'handicap ou d'handicapé,
00:12:59les yeux de l'extérieur sont plutôt, comment le dire,
00:13:04sont plutôt négatifs,
00:13:06parce que pour la plupart des gens,
00:13:10handicap égale fauteuil,
00:13:12ou des choses physiques.
00:13:13Et quand vous avez, comme il a été dit,
00:13:16des handicaps liés à la fatigue,
00:13:19à des handicaps liés à d'handicap de motricité,
00:13:23mais ils sont fauteuils,
00:13:24eh bien, on ne peut pas nous comprendre.
00:13:26Laurent, excusez-moi, on va faire une pause,
00:13:29et on va essayer de vous rappeler,
00:13:29parce qu'on a une qualité de son avec votre téléphone
00:13:32qui ne va pas servir votre témoignage
00:13:34et votre échange avec nous sur Sud Radio.
00:13:36On s'arrange tout ça.
00:13:37On vous retrouve tous les trois.
00:13:39Goldie Laurier, victime d'un AVC à l'âge de 46 ans,
00:13:42c'était le 14 avril 2020,
00:13:45donc en plein confinement,
00:13:46qui nous raconte un peu sa renaissance.
00:13:48Nous avons aussi Mickaël Mazigui,
00:13:50chef du département de neurologie de l'hôpital Lariboisière,
00:13:53et Laurent Monfuga, on va en rappeler,
00:13:55pour avoir un son plus correct,
00:13:57vice-président de l'association AVC Tous Concernés.
00:13:59Et vous, vous n'hésitez pas,
00:14:00vous pouvez nous rejoindre au 0800 26 300 300.
00:14:03Manu vous accueille au Standard de Sud Radio
00:14:05pour nous parler de votre propre expérience de vie.
00:14:08Avez-vous vous-même été victime d'un AVC
00:14:10ou avez-vous accompagné quelqu'un ?
00:14:12Avez-vous même peut-être sauvé quelqu'un
00:14:13qui faisait un AVC devant vous ?
00:14:14N'hésitez pas, rejoignez-nous.
00:14:16Et vous pouvez aussi réagir sur la page Facebook de Sud Radio.
00:14:20On continue à parler de l'AVC
00:14:21avec ce témoignage de Goldie Laurier.
00:14:23Sud Radio vous écoute.
00:14:25C'est actuellement.
00:14:26Merci d'être là.
00:14:26Sur les routes de l'été, Sud Radio vous écoute.
00:14:31Et nous continuons à parler de ce passage de vie incroyable de Goldie Laurier,
00:14:35victime d'un AVC sévère à 46 ans.
00:14:38Il revient sur Sud Radio avec sa confiance qu'il nous accorde sur son parcours de miraculé.
00:14:43Et pour l'accompagner, nous sommes avec le professeur Michael Mazigui,
00:14:46chef du département de neurologie à la Rieboisière,
00:14:49et Laurent Montfega, lui-même victime d'un AVC,
00:14:51vice-président d'association AVC Tous Concernés.
00:14:53Ça nous permet de mieux éclairer le contexte médical, la prévention,
00:14:57puisque comme le disait précédemment sur Sud Radio,
00:15:00Michael Mazigui, à l'aune de 2050,
00:15:04il risque d'y avoir 70% de plus de cas d'AVC qu'aujourd'hui.
00:15:08Je n'ai pas déformé vos propos, docteur Mazigui ?
00:15:12Non, c'est exactement ça.
00:15:13C'est pour ça que c'est important d'avoir une bonne connaissance de l'AVC,
00:15:18de ce qu'il faut faire pour le prévenir
00:15:19et comment réagir quand on en est victime.
00:15:23Oui, et sur Sud Radio, on a beaucoup de réactions,
00:15:26beaucoup de gens qui se racontent ou qui posent des questions également,
00:15:29et on a fréquent ce qu'il disait par rapport à ce que vous disiez d'ailleurs
00:15:32sur cette augmentation exponentielle des cas d'AVC d'ici 10, 20, 30 ans.
00:15:37Est-ce que l'on explique pourquoi on va atteindre ce niveau-là ?
00:15:41Au-delà, comme vous l'avez dit vous-même, de la malbouffe,
00:15:44puisque vous en avez parlé entre autres,
00:15:45mais est-ce qu'il y a une autre chose qui pourrait expliquer cela ?
00:15:48Il y a ce qu'on appelle les facteurs de risque vasculaire.
00:15:52Nous, les mines publiques numéro 1, c'est l'hypertension artérielle.
00:15:55Donc, c'est quand on va chez le médecin ou chez le pharmacien
00:15:59ou quand on se fait prendre la pression artérielle,
00:16:02il faut qu'elle soit en dessous de 14,9.
00:16:04C'est important de connaître les chiffres.
00:16:06Une pression artérielle normale, c'est 13,8.
00:16:09Donc, c'est ne pas fumer, c'est ne pas prendre des drogues comme le cannabis.
00:16:14C'est avoir une activité physique régulière.
00:16:17C'est limiter sa consommation d'alcool.
00:16:19Voilà, deux verres par jour au maximum et pas tous les jours connaître les signes de l'AVC.
00:16:25Mais en dehors de ça, c'est vrai.
00:16:26C'est vrai qu'actuellement, la science n'explique pas tout.
00:16:29Il y a une partie de cette augmentation qu'on ne comprend pas très bien
00:16:34et qui fait l'objet de recherche d'ailleurs.
00:16:36Ça ne pourrait pas être lié à la pollution un peu plus
00:16:38ou à nos vies devant les écrans où il y a une tension supplémentaire ?
00:16:41Enfin, je ne sais pas, je suis très béotienne.
00:16:43Non, absolument, vous avez raison.
00:16:45Donc, ça fait partie de ces hypothèses de recherche
00:16:48pour expliquer cette augmentation en cours et à venir.
00:16:52La qualité de notre alimentation ?
00:16:54La qualité de l'alimentation, voilà, c'est manger sainement, c'est l'équilibrer
00:16:58et en effet, la qualité.
00:17:00C'est le côté malbouffe qui va contribuer à finalement augmenter le mauvais cholestérol.
00:17:08Et je parlais même, quand je parlais de qualité de l'augmentation,
00:17:11Docteur Mazigui, de tous les insecticides,
00:17:15tout ce qu'il utilise en agriculture,
00:17:18autant pour la flore que pour les animaux,
00:17:22les antibiotiques chez les animaux.
00:17:24Vous voyez, il y a des études de fait aussi sur cela ?
00:17:27Donc ça, c'est des champs de recherche qui sont actuellement en cours.
00:17:32C'est vrai que dans d'autres maladies neurologiques,
00:17:34comme la maladie de Parkinson,
00:17:35il y a des liens qui ont été clairement établis.
00:17:38C'est des recherches qui sont en cours absolument.
00:17:40Goldi Laurier, donc vous, vous êtes avec nous sur Sud Radio,
00:17:43vous vous racontez, dans Sud Radio vous écoute,
00:17:45ce matin, victime d'un AVC, vous nous l'aviez dit,
00:17:47vous, alors, super hygiène de vie, sportive,
00:17:51vous faisiez super attention à ce que vous mangez,
00:17:53vous ne fumez pas, vous ne buviez pas ou très peu,
00:17:56on va dire, je ne sais pas, vous buviez ou pas ?
00:17:58Un paire de 20, de temps en temps, avec des copains,
00:18:01mais vraiment, très, très léger.
00:18:03Avant de revenir avec Laurent Monfuga,
00:18:06qui est vice-président également de l'association AVC Tous Concernés,
00:18:08parce que j'aimerais aussi savoir ce que fait cette association
00:18:10et en quoi elle vient en aide.
00:18:12Aujourd'hui, comment vous êtes aidé ?
00:18:14Est-ce qu'il y a des rééducations tout le temps ?
00:18:16Puisque ça fait maintenant 5 ans,
00:18:18un peu plus que 5 ans et quelques mois que vous avez subi votre AVC.
00:18:21Au jour le jour, ça vous impose quoi ?
00:18:25Écoutez, au niveau du suivi,
00:18:27je trouve que j'étais très bien pris en main.
00:18:31Je suis allé à l'hôpital Zinguedo, ici à Lille,
00:18:34pendant un an en hôpital où je dormais, donc là-bas.
00:18:38Après, j'ai fait un an d'hôpital,
00:18:40deux jours où là, j'étais rentré à la maison.
00:18:42Et quand je vous parlais de fatigue,
00:18:44à ce moment-là, je dormais 20 heures par jour.
00:18:47Et les 4 heures et demi, j'étais crevé.
00:18:49Ça fait très difficile à gérer.
00:18:51Mais par contre, j'ai rencontré des gens formidables.
00:18:53Et après ça, là, je suis actuellement à l'Aupré-TC.
00:18:58C'est un organisme qui se trouve à l'Abbassé,
00:19:00donc à 20 minutes de chez moi.
00:19:02De Lille.
00:19:03Et de Lille, oui, pardon.
00:19:06Et il y a des gens formidables,
00:19:07vraiment des altruistes qui sont là pour aider
00:19:09et qui sont vraiment d'une grande aide, justement.
00:19:15Vous êtes positif sur l'avenir ?
00:19:18Vous pensez que vous allez pouvoir récupérer
00:19:20ce que vous nous expliquez sur la première phase de votre témoignage,
00:19:25tout ce qui vous incombe encore aujourd'hui,
00:19:27la fatigue, l'œil, la vue,
00:19:29certains gestes que vous ne pouvez faire
00:19:31qu'en réfléchissant en amont fortement à eux ?
00:19:35Oui. Alors, sur ça, si vous voulez,
00:19:39je vais le dire quand même,
00:19:40parce que j'ai écrit un livre là-dessus pour aider les gens.
00:19:43Ça s'appelle Godil, l'histoire du miraculé.
00:19:45Et ça explique.
00:19:46Ce n'est pas un livre de misérabilisme.
00:19:49Au contraire, c'est un livre d'espoir
00:19:51et qui n'est pas dédié aux gens qui ont fait de la VC,
00:19:53mais les gens qui ont eu de très graves problèmes.
00:19:55Leur dire que...
00:19:56Ah, c'est ce que j'aime les enfants.
00:19:57Avec la volonté, on ne peut pas tout,
00:19:58mais on peut beaucoup.
00:20:00Donc, il y a vraiment moyen de se relever.
00:20:01Alors, aujourd'hui, vous dire que je vais tout récupérer,
00:20:04je suis sûr que non,
00:20:05parce que je me bats comme un beau diable pour récupérer.
00:20:08Les médecins sont ravis, moi, moi,
00:20:10parce qu'eux trouvent ça formidable.
00:20:12Ils ont du mal à comprendre pourquoi je suis encore vivant
00:20:14par rapport à cet AVC,
00:20:16en sachant qu'il y a moins de 3% de survivants
00:20:18dans ces AVC,
00:20:19enfin, à ce niveau-là,
00:20:21et que les survivants sont...
00:20:22Il y en a un sur mille qui est comme moi, quoi.
00:20:24Donc, de leur bouche,
00:20:28il faut que je m'estime heureux, quoi,
00:20:29même si c'est compliqué.
00:20:31Et votre entourage, comment il va ?
00:20:32Votre femme, vos enfants ?
00:20:34Alors, écoutez, ils ont été formidables.
00:20:36Pour mes enfants, ça a été assez compliqué
00:20:38parce qu'ils étaient jeunes.
00:20:39Maintenant, ils ne sont toujours pas jeunes.
00:20:40Ils ont 19 et 21 ans.
00:20:43Mais à l'époque, ils avaient 14 et 16 ans.
00:20:45Et donc, ça a été assez difficile pour eux,
00:20:48mais ils ont bien réagi.
00:20:49Et j'ai une femme formidable
00:20:51qui a su être là tout le temps.
00:20:53et avoir les mots, parfois un peu durs,
00:20:57mais qui étaient nécessaires
00:20:58pour me tenir à flot.
00:21:01Et voilà.
00:21:02Et pour eux, je me suis battu.
00:21:03Et aujourd'hui, je suis assez content du résultat.
00:21:06Et là, ce qui me permet de dire
00:21:07qu'avec quand je rencontre des gens,
00:21:08parce que je rencontre beaucoup de gens,
00:21:09parce que je fais des conférences aussi,
00:21:11je leur dis,
00:21:12quand je vois des gens
00:21:12qui ont eu des accidents
00:21:14comme moi ou d'autres,
00:21:15je leur dis,
00:21:16ne regardez pas tout ce que vous avez perdu,
00:21:18mais regardez ce qu'il vous reste
00:21:19et tout ce que vous pouvez faire encore avec.
00:21:21Et on peut en faire beaucoup plus
00:21:22que ce qu'on pense, en fait.
00:21:23On est beaucoup plus forts
00:21:24que ce qu'on pense.
00:21:25Goldy Laurier est notre invité.
00:21:26Restez avec nous.
00:21:27Je voudrais rebondir sur ce témoignage
00:21:29avec Laurent Monfuga,
00:21:30vice-président de l'association
00:21:31AVC Tous Concernés,
00:21:33parce que lui aussi a été victime d'un AVC.
00:21:35Vous nous l'avez dit précédemment.
00:21:37Laurent, j'aimerais qu'on parle aussi
00:21:38du cas des aidants,
00:21:39parce que j'imagine que
00:21:40dans votre association AVC Tous Concernés,
00:21:42vous vous occupez aussi des aidants.
00:21:45Goldy nous le disait
00:21:46par rapport à sa femme
00:21:48qu'il remercie ses enfants.
00:21:49Et voilà, l'entourage aussi
00:21:51subit l'AVC indirectement.
00:21:53Alors, tout à fait.
00:21:55Donc, juste pour présenter
00:21:57vite fait AVC Tous Concernés,
00:22:00c'est une association
00:22:00de victimes d'AVC.
00:22:02Nous sommes dans la région bordelaise
00:22:04et nous organisons
00:22:07différents groupes de paroles
00:22:11pour justement que les victimes d'AVC
00:22:13ne se sentent pas toujours isolées,
00:22:16comme le disait Goldy,
00:22:17parce qu'en fait,
00:22:19quand ça nous tombe dessus,
00:22:21on a l'impression
00:22:21qu'il y a une injustice.
00:22:24Mais comme tout bon,
00:22:25tout accident,
00:22:26où les gens ont leur vie
00:22:27qui, d'un seul coup,
00:22:28bascule.
00:22:30Et le fait d'échanger
00:22:31entre victimes
00:22:32permet,
00:22:34sans mettre en doute,
00:22:37sans par exemple
00:22:37mettre en diminution
00:22:41tout le travail
00:22:41que font les médecins
00:22:43et les thérapeutes
00:22:43pour nous aider
00:22:44à nous remettre sur pied.
00:22:46mais les victimes
00:22:49ont ce gros besoin
00:22:50d'extérioriser
00:22:52leurs maux
00:22:54et leurs mal-êtres
00:22:55qui peuvent être physiques
00:22:56ou gros.
00:22:58Et comme le disait le professeur,
00:22:59c'est aujourd'hui,
00:23:00nous allons poser la question
00:23:01par rapport à l'évolution.
00:23:03Mais effectivement,
00:23:04nous, c'est ce que l'on fait
00:23:05quand on fait des opérations
00:23:07en grand public
00:23:08sur des marchés
00:23:09ou sur des pages
00:23:10puisqu'on est en région aquitaine.
00:23:12la première chose
00:23:14que l'on fait,
00:23:14c'est la prise de tension
00:23:15et la réunie cardiaque.
00:23:19Excusez-moi
00:23:19si de temps en temps,
00:23:21j'ai la voix qui déraille.
00:23:23Malheureusement,
00:23:24c'est un peu
00:23:24des conséquences
00:23:25de mon AVC
00:23:26puisque j'ai perdu
00:23:27le corps local.
00:23:28D'accord.
00:23:29Mais là,
00:23:29la connexion est très bonne.
00:23:30On vous entend très très bien,
00:23:32Laurent.
00:23:32Parfois.
00:23:32Donc si vous voulez,
00:23:34et les aidants,
00:23:36et bien les aidants,
00:23:37comme ça a été dit précédemment,
00:23:40on leur fait subir
00:23:41ce que nous sommes aujourd'hui
00:23:43en bien et en mal.
00:23:44En mal parce que
00:23:46on a parfois
00:23:47des sauts d'humeur
00:23:48et on s'en veut
00:23:48et il y a des vies
00:23:50moversées
00:23:51aussi familiales.
00:23:53Olivier a eu la chance
00:23:54où toute sa famille
00:23:55est restée autour de lui.
00:23:56Mais combien de gens
00:23:57on rencontre
00:23:58dans ce qu'on appelle
00:24:00les cafés AVC,
00:24:01qui sont des endroits
00:24:02de causerie,
00:24:04mais où la famille
00:24:05est partie,
00:24:06aussi bien les enfants
00:24:07que les compagnons.
00:24:09et c'est un peu
00:24:12pour me permettre
00:24:14l'expression,
00:24:15c'est un peu
00:24:15la double peine,
00:24:16c'est-à-dire que
00:24:17vous avez eu ça
00:24:18qui vous est tombé dessus
00:24:18et ensuite,
00:24:21et bien,
00:24:22et derrière,
00:24:22il y a le tsunami
00:24:23qui se fait
00:24:24avec des mauversements.
00:24:27Mais heureusement,
00:24:28on va quand même
00:24:28parler de choses
00:24:29de qui on s'en remet.
00:24:31Moi,
00:24:31je peux m'estimer
00:24:32aussi heureux.
00:24:34J'ai récupéré mon permis
00:24:35après être passé
00:24:37devant une commission
00:24:37médicale.
00:24:39Laurent,
00:24:40par rapport à ce que
00:24:40vous disiez
00:24:41sur la famille
00:24:41et les aidants,
00:24:42vous-même,
00:24:42votre famille est partie ?
00:24:44Pas du tout,
00:24:45bien au contraire.
00:24:46D'accord.
00:24:46Donc vous aussi,
00:24:47vous avez été bien accompagné.
00:24:49Je voudrais juste
00:24:50parce que malheureusement,
00:24:51vous savez qu'à la radio,
00:24:52on a des obligations
00:24:53de temps.
00:24:54Et j'aurais vraiment aimé
00:24:55vous garder encore
00:24:56un bon moment
00:24:57pour partager.
00:24:58Parce que c'est en partageant
00:24:59les informations
00:25:00que l'on peut sensibiliser
00:25:02et peut-être,
00:25:03ne serait-ce que
00:25:03même si on aidera
00:25:04une personne
00:25:05à être bien accompagné,
00:25:07on aura réussi
00:25:08quelque chose de grand.
00:25:09Ça s'appelle le partage.
00:25:10Je voudrais juste
00:25:10une dernière question
00:25:11avec vous,
00:25:12Michael Mazigui,
00:25:13chef du département
00:25:14de neurologie
00:25:14de l'hôpital
00:25:15Lariboisière.
00:25:16On a oublié d'en parler.
00:25:17Est-ce qu'il y a plus d'hommes
00:25:17ou plus de femmes
00:25:18qui sont touchés ?
00:25:20Alors, en fait,
00:25:21il y a des hommes
00:25:22et des femmes,
00:25:22ils ne sont pas touchés
00:25:23au même âge,
00:25:25je dirais.
00:25:25C'est vrai qu'en moyenne,
00:25:28les hommes sont touchés
00:25:29plutôt que les femmes
00:25:30et ça concerne
00:25:32les hommes et les femmes.
00:25:33D'accord.
00:25:34Oui.
00:25:35Donc, oui, absolument.
00:25:37En tout cas,
00:25:37Goldie et Laurent,
00:25:39je vais vous souhaiter
00:25:40avec beaucoup de sincérité
00:25:41tout le courage.
00:25:41En tout cas,
00:25:42vous donner,
00:25:42vous passer par les ondes
00:25:43de Sud Radio
00:25:44toute mon énergie
00:25:45pour continuer
00:25:46de grandir
00:25:47et puis d'avancer
00:25:48par rapport à cet AVC
00:25:49dont vous avez été victime
00:25:51tous les deux.
00:25:52Goldie,
00:25:52merci de votre témoignage
00:25:54positif en plus.
00:25:55Vous le dites vous-même
00:25:56avec votre livre.
00:25:56Rappelez-nous le titre
00:25:57de votre livre.
00:25:58Le livre,
00:25:59c'est Goldie,
00:26:00l'histoire d'un miraculé.
00:26:01L'histoire d'un miraculé.
00:26:02Pardon,
00:26:03le combat,
00:26:03le combat d'un miraculé.
00:26:05Goldie,
00:26:05le combat d'un miraculé
00:26:06et on le trouve
00:26:07partout en librairie ?
00:26:09Non,
00:26:09vous le trouvez
00:26:09sur Amazon.
00:26:11D'accord.
00:26:11Très bien.
00:26:12Merci beaucoup, Goldie.
00:26:13Ou en livre
00:26:14ou en e-book.
00:26:16D'accord, très bien.
00:26:17Et puis,
00:26:17embrassez bien de ma part
00:26:19que j'aime particulièrement.
00:26:21Ça va faire du boulot, ça.
00:26:22Ah oui ?
00:26:23Mais comme ça,
00:26:24ça vous fait encore
00:26:24quelque chose à faire.
00:26:25Hop là !
00:26:26Non,
00:26:27j'embrasse vraiment tendrement
00:26:28tous les gens
00:26:28des Hauts-de-France
00:26:29et vous-même, Goldie.
00:26:30On vous embrasse.
00:26:31Merci, Laurent Monfeugat.
00:26:33Merci à vous
00:26:33de m'avoir invité.
00:26:34Avec bonheur,
00:26:35vice-président
00:26:36de l'association AVC
00:26:37Tous Concernés.
00:26:38On vous trouve évidemment
00:26:39facilement sur Internet.
00:26:41Merci beaucoup,
00:26:42docteur Mazigui.
00:26:43Merci à vous
00:26:44et merci encore
00:26:44pour cette émission
00:26:45parce que je pense
00:26:46que c'est très important
00:26:47de pouvoir communiquer
00:26:48sur les AVC.
00:26:49Voilà,
00:26:49on rappelle bien,
00:26:51on prend notre tension
00:26:52assez régulièrement.
00:26:53C'est un des premiers
00:26:53gestes à avoir ?
00:26:56Absolument.
00:26:57C'est vraiment
00:26:58l'ennemi public numéro un.
00:26:59On prend la tension
00:27:00et on retient les chiffres.
00:27:01Il faut être en dessous
00:27:02de 14, 9, 1, 13, 8
00:27:04ou en dessous.
00:27:05Très bien.
00:27:05On vous embrasse aussi
00:27:06et merci pour tout
00:27:07ce que vous faites.
00:27:08Merci à vous.
00:27:08Chef du département
00:27:09de neurologie
00:27:09de l'hôpital Lariboisière,
00:27:11la PHP de Paris
00:27:12et évidemment
00:27:13un grand câlin aussi
00:27:14de tendresse
00:27:14et de bravo
00:27:15à toute votre équipe médicale
00:27:17et tous les infirmiers
00:27:18et infirmières
00:27:18qui travaillent
00:27:19à vos côtés,
00:27:20tout autant que tous ceux
00:27:21aides-soignants et compagnie
00:27:22qu'on embrasse très fort
00:27:23de la part de toute l'équipe
00:27:24de Sud Radio.
00:27:25Sud Radio
00:27:27sur les routes de l'été
00:27:28Laurence Perrault
00:27:30Je voudrais aussi
00:27:32vous donner un rendez-vous
00:27:33incroyable.
00:27:33Ce sera le rendez-vous
00:27:34que nous allons partager
00:27:35juste après midi
00:27:36avec Étienne Klein.
00:27:37Oui, le philosophe
00:27:38sera avec nous.
00:27:38Nous allons parler du temps,
00:27:39la notion que nous avons
00:27:40avec le temps
00:27:41et puis vous savez
00:27:42ces phrases que l'on connaît bien.
00:27:43J'ai pas le temps,
00:27:44il me manque du temps.
00:27:45Enfin voilà,
00:27:46toutes les expressions aussi
00:27:47dans lesquelles on met
00:27:48le mot temps,
00:27:48on court après le temps.
00:27:50On va parler de ces expressions
00:27:51avec Étienne Klein.
00:27:52Donc restez en notre compagnie,
00:27:53ce sera un très très joli rendez-vous
00:27:55après le journal de midi.
00:27:57Et quant à nous,
00:27:58dans quelques minutes,
00:28:00nous allons nous arrêter
00:28:01à Bandol
00:28:01à la rencontre du jeune chef,
00:28:03chef pâtissière
00:28:04pour notre table de l'été.
00:28:06Mais tout de suite,
00:28:06je vous propose
00:28:07d'aller dormir dans une bulle
00:28:08près de Marseille.
00:28:12Sur les routes de l'été,
00:28:13des tours de vacances.
00:28:14Vous êtes passionné d'évasion ?
00:28:16Ça tombe bien,
00:28:16moi aussi.
00:28:17Je vous emmène du côté de Marseille.
00:28:19On va quitter les sentiers classiques
00:28:21pour une escapade inédite.
00:28:23Bienvenue chez L'Attrape Rêve,
00:28:25un lieu où l'on peut dormir
00:28:26dans une bulle transparente.
00:28:29On va buller,
00:28:30ça va faire du bien.
00:28:31Cette bulle transparente
00:28:32qui a en plus perché
00:28:33dans une pinette provençale,
00:28:35le temps d'une nuit magique.
00:28:36Et pour nous raconter
00:28:37cette aventure,
00:28:38on va accueillir
00:28:39Geoffrey Thoreau.
00:28:40Bonjour Geoffrey.
00:28:42Bonjour.
00:28:42Oh, quelle jolie voix.
00:28:43Membre de L'Attrape Rêve.
00:28:46Oui.
00:28:47Parlez-moi de ce concept.
00:28:49Comment est né votre projet ?
00:28:51Pourquoi d'ailleurs avoir choisi
00:28:52ces bulles en mode d'hébergement ?
00:28:55Alors, il est né il y a 16 ans de ça
00:28:58et on a choisi les bulles
00:29:00pour la simple bonne raison
00:29:02qu'on a une grande pinette
00:29:03qui appartient à mon oncle
00:29:04et on ne pouvait pas faire de cabane.
00:29:07Donc, on a commencé
00:29:08par déposer des bulles
00:29:09puisqu'elles sont démontables.
00:29:10Donc, voilà.
00:29:11Oui, c'est parti de là.
00:29:12Et donc, ce sont des bulles,
00:29:13on va en parler plus en détail,
00:29:15des grosses bulles
00:29:16dans lesquelles je vais dormir.
00:29:18C'est rentrer dans une bulle,
00:29:20c'est buller.
00:29:21Enfin, avec vous,
00:29:21on a plein d'expressions
00:29:22qu'on adore,
00:29:22surtout à quelques jours
00:29:24de la rentrée.
00:29:26Oui.
00:29:27Alors, en fait,
00:29:28c'est une bulle
00:29:28complètement...
00:29:29En fait, ce sont des bulles
00:29:30complètement transparentes
00:29:32et vous rentrez dedans,
00:29:34il y a un lit
00:29:35et c'est vraiment
00:29:36pour dormir à la belle étoile
00:29:38sans avoir les inconvénients
00:29:39de tout ce qui est insectes
00:29:41et petits désagréments
00:29:44de la nuit
00:29:45et à la belle étoile.
00:29:46On est sur une pignette
00:29:47qui fait à peu près
00:29:4715 000 m2.
00:29:49On est à Aloche,
00:29:50exactement.
00:29:50C'est ça.
00:29:51Alors, ça se dit à l'eau,
00:29:52mais oui,
00:29:53on est sur 15 000 m2.
00:29:54Il n'y a pas de souci.
00:29:55Non, mais à l'eau, quoi !
00:29:57Voilà, exactement, à l'eau.
00:29:59Ça s'écrit à l'eau,
00:30:01mais ça se dit à l'eau.
00:30:02Donc, on est sur la commune d'Alo
00:30:04et on est aux portes
00:30:06de tout ce qui est pagnoles.
00:30:09Voilà.
00:30:09On n'est pas très loin
00:30:10de l'attreil.
00:30:11Si on ne connaît pas bien
00:30:13à l'eau,
00:30:14est-ce que vous avez
00:30:15une ville un peu plus conséquente
00:30:16pour qu'on se situe ?
00:30:18La ville la plus conséquente,
00:30:20c'est Marseille.
00:30:20On est vraiment
00:30:21aux portes de Marseille.
00:30:22Voilà.
00:30:23On est à l'entrée
00:30:25de Marseille
00:30:27et donc la commune
00:30:29se trouve entre Marseille,
00:30:31Aubagne,
00:30:32je ne sais pas si vous voyez Aubagne.
00:30:33Bien sûr.
00:30:35Voilà, donc entre les deux
00:30:36et dans les collines
00:30:37de Pagnoles
00:30:38avec la grotte du Gros-Hibou
00:30:40et tout ce qui est
00:30:41maison de Pagnoles
00:30:42de vacances.
00:30:43Après, Pagnoles,
00:30:44ça parle quand même.
00:30:44Oui, carrément.
00:30:45Évidemment.
00:30:46Mais dites donc,
00:30:47dans des bulles,
00:30:48dans des bulles comme ça,
00:30:49Geoffrey Taureau,
00:30:50je n'ai pas trop chaud
00:30:51à côté de Marseille ?
00:30:54Alors, en plein été,
00:30:55il fait un peu plus chaud
00:30:56parce que dès le matin,
00:30:57vous êtes debout très tôt.
00:30:59Par contre, dans la nuit,
00:31:00les nuits sont beaucoup plus fraîches.
00:31:01On a à la couette
00:31:03toute l'année, nous.
00:31:04Ah non !
00:31:05Ah ouais !
00:31:06Oui, les soirées
00:31:07sont bien plus fraîches.
00:31:08Après, c'est sûr que
00:31:08si vous êtes en période
00:31:09de canicule,
00:31:10de silence orange
00:31:11dans le sud,
00:31:12forcément,
00:31:13vous allez avoir
00:31:13un peu plus chaud
00:31:14parce que la température
00:31:15ne baisse sensiblement
00:31:17mais ne baisse pas suffisamment.
00:31:18Mais la nuit,
00:31:20on est entre 18 et...
00:31:21Là, en ce moment,
00:31:22on est entre 18 et 22 degrés.
00:31:25Ah, excellent.
00:31:26C'est vraiment créateur d'émotions.
00:31:27Alors, il y a ces hébergements
00:31:28insolites, évidemment,
00:31:29mais il y a aussi tout l'ensemble
00:31:31parce que là,
00:31:31vous allez avoir vos bulles
00:31:33qui vont être soit en bulles plastiques
00:31:36ou alors vous avez même
00:31:37des bulles un peu boisées,
00:31:38enfin en bois,
00:31:38j'allais dire boisées,
00:31:39mais comment expliquer ?
00:31:41Alors, c'est des cabanes,
00:31:42voilà.
00:31:43Mais les rondes !
00:31:43Une fois qu'on a eu le fait,
00:31:44voilà.
00:31:45Là, c'est une cabane
00:31:46qui est perchée
00:31:46à 100 mètres de hauteur.
00:31:48C'est une bulle de bois
00:31:49perchée à 100 mètres de hauteur.
00:31:50C'est ça, c'est beau.
00:31:52Et il y a des cabanes,
00:31:53cabanes et des suites.
00:31:55Voilà, sur le même site.
00:31:56Ce qui est extraordinaire
00:31:57avec la bulle,
00:31:58c'est qu'on dort à la belle étoile en fait.
00:32:00Protégé de tout
00:32:01et à la belle étoile
00:32:02et ça, c'est fou.
00:32:03Vous n'avez pas beaucoup de lumière
00:32:04aux alentours.
00:32:04En plus, on peut vraiment voir le ciel.
00:32:07Alors, on a un avantage,
00:32:08c'est que Allo éteint
00:32:10toutes les lumières la nuit
00:32:10à partir de 11h
00:32:11par souci d'économie.
00:32:14Et donc, à partir de 11h,
00:32:15vraiment, le ciel d'Allo
00:32:16est vraiment noir.
00:32:18Et puis, c'est ouvert toute l'année,
00:32:20c'est ça ?
00:32:21On est ouvert toute l'année, oui.
00:32:22C'est génial.
00:32:23Il y a l'Aquarroom,
00:32:24Suite & Spa aussi
00:32:25parce qu'il faut qu'on en parle.
00:32:26Moi, j'avoue, j'irais bien me faire
00:32:27un petit détour chez vous
00:32:28pour 2-3 jours de bulle,
00:32:30de spa et de massage.
00:32:31Ah, Quentin, mon réalisateur,
00:32:33on va faire ça.
00:32:35Bien sûr.
00:32:36Il faudra venir,
00:32:37il n'y a pas de souci.
00:32:38On est là toute l'année,
00:32:40on est ouvert toute l'année
00:32:40et la meilleure période,
00:32:42c'est quand même
00:32:42la période qui arrive,
00:32:44l'automne
00:32:44et le printemps aussi
00:32:46pour les bulles.
00:32:47Après, les suites et les cabanes,
00:32:48franchement, toute l'année,
00:32:49ce n'est pas un problème.
00:32:50C'est accessible pour tout le monde.
00:32:52Mais, Quentin,
00:32:53mon super réalisateur,
00:32:54pose une question
00:32:55pratico-pratique
00:32:56que je n'avais pas du tout réfléchi.
00:32:58Merci, Quentin.
00:32:59C'est un homme vraiment pratique.
00:33:01Les toilettes dans les bulles,
00:33:02ça se passe comment ?
00:33:03Alors, les toilettes,
00:33:05elles se trouvent
00:33:06dans un espace commun.
00:33:07Elles sont complètement
00:33:08privatives à chaque bulle,
00:33:09mais il faut faire
00:33:10une dizaine,
00:33:11une quinzaine de mètres.
00:33:12Après, on est dans
00:33:12une résidence privée,
00:33:13donc vous êtes chez nous
00:33:14et vous avez quoi ?
00:33:1615 mètres à parcourir.
00:33:17Le soir, quand vous arrivez,
00:33:18on vous explique tout,
00:33:19mais les toilettes
00:33:20ne sont pas très loin.
00:33:22Nous, on a adoré.
00:33:23et notre ami Colin
00:33:24qui m'a trouvé ce séjour
00:33:26absolument insolite
00:33:27avec vous.
00:33:28Ça s'appelle
00:33:28L'Attrape Rêve.
00:33:30Je vais inviter tout le monde
00:33:30à aller voir sur Internet
00:33:32attrape,
00:33:33A-T-T-R-A-P,
00:33:35rêve,
00:33:36le tiret du 6,
00:33:37rêve au pluriel,
00:33:38.com.
00:33:39C'est encore
00:33:39une très bonne idée.
00:33:41Merci à Colin.
00:33:42Et puis,
00:33:43en plus,
00:33:43la région est tellement riche
00:33:44pour aller se balader,
00:33:45découvrir, se promener.
00:33:46merci beaucoup
00:33:47d'avoir été avec nous,
00:33:49Geoffrey Thoreau.
00:33:50Merci à vous.
00:33:52Merci beaucoup
00:33:53et très bonne journée.
00:33:55Merci beaucoup.
00:33:56Et puis surtout,
00:33:56là, vous n'êtes pas complet
00:33:57pour la saison,
00:33:59fin de saison de septembre.
00:34:01La pré-saison,
00:34:01là, voilà.
00:34:02L'après-saison,
00:34:03c'est toujours un peu
00:34:04moins complet.
00:34:06Après,
00:34:06il y a du monde quand même.
00:34:07Déjà,
00:34:07tous les week-ends
00:34:08sont réservés.
00:34:10Donc,
00:34:10si vous souhaitez venir
00:34:11en week-end,
00:34:12il faut prévoir
00:34:12au moins deux mois d'avance.
00:34:13D'accord.
00:34:14Et sinon,
00:34:14en semaine,
00:34:14il reste quelques places.
00:34:15Ça s'appelle
00:34:16L'Attrape-Rêve.
00:34:18L'Attrape-Rêve
00:34:18et c'est chemin
00:34:19de la Ribassière
00:34:20à Allô.
00:34:21Allô, quoi.
00:34:22Mais ça s'écrit
00:34:23A-2L-A-U-C-H.
00:34:24Merci beaucoup.
00:34:26Merci à vous.
00:34:27Merci à vous.
00:34:28À suivre.
00:34:28Eh bien,
00:34:28on va rester du côté
00:34:29du Sud-Est
00:34:30et on va aller
00:34:31se promener à Bandol
00:34:32à la rencontre
00:34:33d'une chef
00:34:34pas comme les autres.
00:34:34C'est une chef pâtissière.
00:34:36On va parler
00:34:36d'un de mes fruits préférés,
00:34:38la figue.
00:34:40Sud Radio,
00:34:41la table de l'été.
00:34:43Et je vous emmène
00:34:43à Bandol.
00:34:44Oui, Bandol.
00:34:45Voilà, vous entendez
00:34:46les cigales,
00:34:46vous entendez,
00:34:47vous regardez
00:34:47cet environnement
00:34:48absolument sublime.
00:34:50Bonjour,
00:34:51on est à Bandol
00:34:52et je vous propose
00:34:53d'aller rencontrer
00:34:54une chef,
00:34:55attention,
00:34:56pâtissière
00:34:57qui est avec nous
00:34:58aujourd'hui.
00:34:59On est face
00:35:00à la baie
00:35:00des René-Cros.
00:35:01On va parler
00:35:02des serres,
00:35:03on va parler de figues,
00:35:04on va parler aussi
00:35:05de la nectavigne.
00:35:06Bonjour,
00:35:07Fleur Ferragus.
00:35:09Bonjour, Laurent.
00:35:09Merci d'être avec nous.
00:35:11Vous êtes la chef
00:35:12du restaurant,
00:35:14la chef pâtissière,
00:35:15pardon,
00:35:15du restaurant gastronomique
00:35:16de l'hôtel
00:35:17Lille-Rousse
00:35:17Talazur
00:35:18qui est ouverte
00:35:20toute l'année.
00:35:20On va le préciser,
00:35:21vous êtes juste fermée
00:35:22une semaine en janvier.
00:35:24J'aimerais qu'avant
00:35:25qu'on parle de la figue
00:35:27et de la...
00:35:28je vais y arriver,
00:35:29la nectavigne,
00:35:31on parle de vous.
00:35:33Vous êtes une jeune chef,
00:35:34une trentaine d'années,
00:35:35c'est ça ?
00:35:36C'est ça,
00:35:36exactement.
00:35:37Votre parcours ?
00:35:38J'ai un parcours
00:35:41un peu atypique
00:35:41dans le sens
00:35:42où j'ai fait
00:35:42une reconversion
00:35:43parce que j'ai fait
00:35:44des études de droit,
00:35:46sauf que je tournais
00:35:47un petit peu en rond
00:35:48et du coup,
00:35:49j'ai réussi à décrocher
00:35:50un stage à Paris
00:35:51chez Pierre Hermé.
00:35:52Ça m'a beaucoup plu
00:35:53et j'ai enchaîné
00:35:53en apprendre ça
00:35:54chez eux.
00:35:55Après,
00:35:56je l'ai fait
00:35:56des maisons
00:35:57sur Paris,
00:35:58chez Hélène Larose,
00:35:59au Mandarant Oriental,
00:36:00au Bourgondi.
00:36:02Ensuite,
00:36:03on est descendus
00:36:03avec mon mari
00:36:04en Ardèche.
00:36:05J'ai travaillé
00:36:06pour trois ans
00:36:06chez Pierre Chauvet
00:36:07qui est un chocolatier
00:36:08glacier reconnu
00:36:10dans la région.
00:36:11Et enfin,
00:36:12on a eu cette opportunité-là
00:36:13en 2023.
00:36:15Donc,
00:36:15on est descendus
00:36:16en novembre 2023,
00:36:17exactement,
00:36:17sur Bandol,
00:36:19au Thalazur-Ile-Rousse.
00:36:21Vous êtes dans la cuisine,
00:36:22là,
00:36:22en ce moment,
00:36:22Fleur ?
00:36:24Non,
00:36:25je m'en suis éloignée.
00:36:26Ah,
00:36:26parce que c'est marrant
00:36:26parce qu'on entendait
00:36:27comme des bruits
00:36:28de fristis,
00:36:29vous savez,
00:36:30ou alors,
00:36:30il y a
00:36:31comme un son,
00:36:32comme quand on...
00:36:32Je vais vous expliquer
00:36:33pourquoi,
00:36:34c'est parce qu'aujourd'hui,
00:36:35nous n'entendons pas
00:36:35les cigales,
00:36:36mais il y a plus de tomber.
00:36:38Vous entendez
00:36:38la pluie tomber aujourd'hui.
00:36:40Ah oui,
00:36:40c'est vrai qu'il pleut
00:36:40beaucoup pour vous
00:36:41en ce moment.
00:36:42On espère que ça va être
00:36:43une pluie classique.
00:36:45Fleur Ferragus,
00:36:46c'est votre mari,
00:36:47donc,
00:36:47qui signe la carte.
00:36:48Il est chef,
00:36:49vous travaillez ensemble ?
00:36:50Exactement,
00:36:51oui,
00:36:51c'est le chef exécutif
00:36:52de l'hôtel,
00:36:52oui.
00:36:52Voilà,
00:36:53et vous,
00:36:53vous êtes la chef pâtissière.
00:36:54Alors,
00:36:54pourquoi la pâtisserie,
00:36:57d'ailleurs ?
00:36:57Qu'est-ce qui vous a
00:36:58plus attiré dans la pâtisserie
00:36:59que la cuisine classique ?
00:37:02Alors,
00:37:03moi,
00:37:03j'ai mon papa
00:37:04qui est cuisiné,
00:37:05mais avant ça,
00:37:06on avait pas mal
00:37:07de pâtissières
00:37:08dans la famille
00:37:08et j'ai toujours pâtissé,
00:37:10mais je n'ai jamais pensé
00:37:12en faire mon métier.
00:37:13Et c'est vrai
00:37:14que quand j'étais en faculté,
00:37:16je passais mon temps
00:37:16à faire des gâteaux
00:37:17pour mes amis.
00:37:18Voilà,
00:37:18comme je vous dis,
00:37:19je n'y pensais pas
00:37:20en faire mon métier,
00:37:21mais à force de tourner en rond,
00:37:22mes parents ont dit
00:37:23peut-être que tu devrais
00:37:24y réfléchir finalement.
00:37:26Et voilà,
00:37:27donc j'ai fait mon stage
00:37:28chez Pierre-Armé
00:37:28et vraiment,
00:37:29ça a été une révélation.
00:37:30Ça,
00:37:30c'est cool.
00:37:31Et je me suis dit,
00:37:32ben voilà,
00:37:32tu vas t'accrocher
00:37:33et tu vas le faire.
00:37:34Coup de foudre.
00:37:35Je ne regrette pas du tout.
00:37:36Eh ben,
00:37:36nous non plus
00:37:37et on est ravis
00:37:37de vous recevoir.
00:37:39Fleur Ferragus,
00:37:40chef pâtissière
00:37:41de l'hôtel-restaurant
00:37:42Lille-Rousse-Talazur.
00:37:44Je voudrais qu'on parle
00:37:45de votre spécialité actuelle,
00:37:47enfin en tout cas
00:37:47ce que vous servez
00:37:48puisqu'on est encore
00:37:49dans la saison,
00:37:49la saison de la figue
00:37:51et vous m'avez dit,
00:37:52tiens,
00:37:52je travaille aussi
00:37:52la Nectavigne.
00:37:53Et là,
00:37:54je vous ai dit,
00:37:54hier,
00:37:55quand on a préparé
00:37:55notre rendez-vous,
00:37:56mais c'est quoi
00:37:56la Nectavigne ?
00:37:57Mais qu'est-ce à quoi ?
00:37:59La Nectavigne,
00:38:01c'est un produit
00:38:01que je n'avais jamais travaillé
00:38:02et en fait,
00:38:03on travaille avec,
00:38:05on a une personne
00:38:05qui s'appelle Audrey
00:38:06et qui a monté
00:38:07son entreprise
00:38:08qui s'appelle
00:38:08Tajette et Bergamot
00:38:09et en fait,
00:38:10son travail,
00:38:11c'est de sourcer
00:38:12les producteurs
00:38:13et de mettre en relation
00:38:14les producteurs
00:38:14et les chefs
00:38:15et du coup,
00:38:16elle m'a dit,
00:38:16tiens,
00:38:16j'ai un produit
00:38:17qui est top cette année,
00:38:19elles sont excellentes
00:38:20et donc du coup,
00:38:20c'était la Nectavigne.
00:38:22Je suis allée me renseigner
00:38:23et en fait,
00:38:23c'est un arbre fruitier
00:38:25hybride entre la pêche de vigne
00:38:27et la nectarine blanche
00:38:28donc ça a vraiment
00:38:29un goût assez,
00:38:32vraiment,
00:38:32c'est entre les deux fruits
00:38:33et c'est excellent,
00:38:34ça a vraiment
00:38:35cette couleur pourpre
00:38:36à l'extérieur
00:38:36et blanche
00:38:37de la nectarine
00:38:38à l'intérieur
00:38:38et du coup,
00:38:40moi,
00:38:40je ne voulais pas
00:38:41dénaturer le produit
00:38:42donc je la sers
00:38:43juste pochée
00:38:44et monder
00:38:44on fait un petit confit
00:38:47et on la cuit sous vide
00:38:49également
00:38:49pour prélever le jus
00:38:50donc on fait un sorbet
00:38:52et un coulis
00:38:53et on la travaille
00:38:55avec du basilic aussi
00:38:56et des pignons de pain.
00:38:58Waouh !
00:38:59Voilà.
00:39:00Ah, pas mal !
00:39:01C'est très content.
00:39:01Ah oui,
00:39:02alors moi,
00:39:02je verrais,
00:39:03puisqu'on est à Bandol,
00:39:04je verrais bien
00:39:05un joli vin blanc de Bandol
00:39:06avec modération
00:39:07accompagnée
00:39:07avec votre dessert
00:39:08mais ça,
00:39:08c'est mes goûts personnels.
00:39:10D'ailleurs,
00:39:11un blanc que je servirais aussi
00:39:12sur la tarte aux figues
00:39:13que vous nous servez
00:39:14cette tarte de votre enfance
00:39:16je ne sais pas
00:39:16alors ça,
00:39:17c'est mes goûts perso
00:39:17d'autres préférons
00:39:18le vin rouge de Bandol
00:39:19qui est la grande star
00:39:19ou un joli rosé gastronomique
00:39:21de Bandol
00:39:22parce que ça fonctionne aussi
00:39:24moi,
00:39:24je serais plutôt sur le blanc et rosé
00:39:25que le vin rouge
00:39:26là.
00:39:26Parlez-nous de votre tarte à la figue
00:39:28et d'ailleurs,
00:39:29qui vous allez vous servir
00:39:31chez qui pour les figues ?
00:39:33Alors pareil,
00:39:34on se sert auprès d'Audrey
00:39:38donc on est un producteur
00:39:40à Soliaspon
00:39:42donc la figue Bourges-à-Saute
00:39:45est en AOP
00:39:46en apprend bio
00:39:48voilà,
00:39:49donc chez Joël
00:39:50et du coup,
00:39:51c'est une figue
00:39:52qui est très noire,
00:39:53très typique
00:39:53voilà,
00:39:55c'est celle que vous retrouvez
00:39:56sur les marchés
00:39:56qui est noire
00:39:57et l'autre,
00:39:58c'est la boule d'or
00:39:58et comment vous faites
00:40:01votre tarte ?
00:40:03Du coup,
00:40:03nous,
00:40:04on la travaille
00:40:04de différentes manières
00:40:05donc effectivement,
00:40:06j'ai fait une tarte
00:40:07qui me rappelle
00:40:08un souvenir d'enfance
00:40:09parce que
00:40:10je suis de fin septembre
00:40:12donc la figue,
00:40:13j'en ai mangé
00:40:13et notamment,
00:40:15mon papa
00:40:15me faisait une tarte
00:40:17à la figue
00:40:18et à la noisette
00:40:18donc voilà,
00:40:20je l'ai voulu la remettre
00:40:21un petit peu à l'honneur
00:40:22et en la retravaillant
00:40:23gastronomiquement
00:40:24et du coup,
00:40:25j'ai fait un confit
00:40:26en prélevant la chair
00:40:27des figues
00:40:28j'en rôti une entière
00:40:30que je dépose
00:40:31sur cette tarte
00:40:31à la noisette
00:40:32on sert ça
00:40:35avec des figues fraîches
00:40:36tout autour
00:40:37et un sorbet
00:40:40au yaourt de chèvre
00:40:42pardon
00:40:42pour la fraîcheur
00:40:43un coulis de menu
00:40:44et des noisettes
00:40:46et je trouve ça
00:40:47une noisette
00:40:48pour la rondeur
00:40:49et le côté gourmand
00:40:50Waouh
00:40:51ça y est,
00:40:52ça tombe bien
00:40:53en même temps
00:40:53on arrive bientôt à l'heure
00:40:54merci beaucoup
00:40:56merci d'avoir été avec nous
00:40:57Fleur Ferragus
00:40:58merci de ce partage
00:41:00j'ai mes papilles
00:41:01qui sont toutes excitées
00:41:02
00:41:02j'ai l'eau à la bouche
00:41:04de boire
00:41:05et de découvrir
00:41:05cette fameuse tarte
00:41:07à la figue
00:41:07mais pas seulement
00:41:08la cuisine
00:41:09rendez-vous
00:41:10pour l'hôtel
00:41:12restaurant
00:41:12il rouste à l'azur
00:41:13où le monsieur
00:41:15le mari
00:41:15de Fleur
00:41:16est en la cuisine
00:41:17et Fleur Ferragus
00:41:18et la chef pâtissière
00:41:18elle était notre invitée
00:41:19ce midi
00:41:20dans la table de l'été
00:41:21à suivre
00:41:22le retour de l'info
00:41:23et je vous rappelle
00:41:24que dans quelques instants
00:41:25nous recevons
00:41:26Étienne Klein
00:41:27oui le philosophe
00:41:28entre autres
00:41:28on va parler
00:41:29de cette notion du temps
00:41:30puisque la rentrée
00:41:31va arriver
00:41:32et qu'il va galoper de nouveau
00:41:33Sud Radio
00:41:34sur les routes de l'été
00:41:36Laurence Perrault
00:41:38je voulais prendre le temps
00:41:39de dire qu'on allait
00:41:40continuer à être ensemble
00:41:41et qu'on se réchaufferait
00:41:42que l'on pense à vous
00:41:43qui êtes sous tes trompes d'eau
00:41:44du côté du Sud
00:41:45merci d'être avec nous
00:41:46et oui Sud Radio
00:41:47continue évidemment
00:41:48les routes de l'été
00:41:49avec un joli programme
00:41:50sachez que l'on va parler
00:41:51du temps
00:41:52et c'est pour ça
00:41:52que je m'amusais
00:41:52à faire quelques petits jeux
00:41:54de mots
00:41:54entre le temps de la météo
00:41:55le temps de se réchauffer
00:41:57le temps
00:41:57ça sera vraiment
00:41:58ce drôle de compagnon
00:42:00le temps
00:42:01en termes de temps
00:42:01on va en parler évidemment
00:42:02avec notre invité
00:42:03Étienne Klein
00:42:04qui est physicien
00:42:05et philosophe de sciences
00:42:06auteur de transport physique
00:42:07entre autres chez Gallimard
00:42:08mais pas seulement
00:42:09il sera notre invité
00:42:10dans cette première partie
00:42:12de notre rendez-vous
00:42:13et puis bien évidemment
00:42:14à la fin
00:42:15nous retrouverons Rémi
00:42:16pour ses escapades
00:42:17nos jeunes journalistes
00:42:19en route vers la rentrée
00:42:20avec un rendez-vous
00:42:21aujourd'hui consacré
00:42:22au sport
00:42:22pour la rentrée
00:42:23et pour les jeunes élèves
00:42:24mais pas seulement
00:42:25nous adultes
00:42:26nous allons aussi
00:42:26pouvoir avoir
00:42:27cette bonne résolution
00:42:29et puis nous nous arrêterons
00:42:30du côté des sentiers
00:42:31de l'été
00:42:31dans le massif central
00:42:33à la découverte
00:42:34d'un joyeux naturel
00:42:35les chemins de fées
00:42:37on en parlera en détail
00:42:38mais pour l'heure
00:42:39allez, prenons le temps
00:42:41Sud Radio
00:42:42le dossier de l'été
00:42:45on court après le temps
00:42:46on dit qu'il passe trop vite
00:42:47qu'on manque de temps
00:42:48mais qu'est-ce qu'on désigne
00:42:49vraiment quand on parle
00:42:50de ce temps-là
00:42:51aujourd'hui
00:42:51pour éclairer cette énigme
00:42:52nous avons la chance
00:42:53de recevoir Étienne Klein
00:42:55qui est physicien
00:42:55philosophe de sciences
00:42:56mais qui est exactement
00:42:58Étienne Klein
00:42:58Théo Empillac
00:42:59Étienne Klein
00:43:00c'est l'une des grandes voix
00:43:02de la vulgarisation scientifique
00:43:04en France
00:43:04physicien de formation
00:43:06il est spécialiste
00:43:07de physique quantique
00:43:09et de cosmologie
00:43:10chercheur au commissariat
00:43:11à l'énergie atomique
00:43:13il a travaillé notamment
00:43:14sur le temps
00:43:14et les particules
00:43:15mais il est surtout connu
00:43:16du grand public
00:43:18pour sa capacité
00:43:19à rendre la science
00:43:20accessible à tous
00:43:21à la radio
00:43:22dans des conférences
00:43:23ou à travers ses nombreux livres
00:43:25il aime croiser
00:43:26science et philosophie
00:43:27et interroger
00:43:28le sens des découvertes
00:43:29scientifiques
00:43:30sur notre société
00:43:31mais depuis quelques années
00:43:32Étienne Klein
00:43:33est aussi une figure
00:43:34emblématique des médias
00:43:36ses prises de parole
00:43:37sur l'intelligence artificielle
00:43:39le climat
00:43:40ou encore
00:43:41les fausses informations
00:43:42en font une référence
00:43:43incontournable
00:43:44bref
00:43:45Étienne Klein
00:43:45est le scientifique
00:43:46qui aime nous faire réfléchir
00:43:48il a écrit un livre formidable
00:43:50qui s'intitule
00:43:50Transport physique
00:43:52paru cette année
00:43:53chez Gaïmar
00:43:54Étienne Klein
00:43:55est avec nous
00:43:55tout de suite
00:43:56sur Sud Radio
00:43:57on va parler avec lui
00:43:58de notre rapport au temps
00:43:59Bonjour Étienne Klein
00:44:01Bonjour
00:44:02Bonjour et merci
00:44:03pour ce portrait
00:44:04incroyable
00:44:05de notre jeune
00:44:07Théo Empillac
00:44:08enfin jeune
00:44:08un petit peu moins jeune
00:44:09non s'il reste jeune
00:44:10il a encore le temps
00:44:11devant lui
00:44:12merci d'avoir accepté
00:44:14notre invitation
00:44:14alors pour double raison
00:44:15déjà parce que
00:44:16c'est nous
00:44:17Sud Radio
00:44:17vous avez dit oui
00:44:18mais aussi parce que
00:44:19vous êtes le référent scientifique
00:44:21d'une très belle exposition
00:44:22sur le temps
00:44:23qui se joue aujourd'hui
00:44:24au musée de la Poste
00:44:25dans le 15e arrondissement
00:44:27de Paris
00:44:27Exactement
00:44:29c'est une exposition
00:44:30qui s'appelle
00:44:31La Fabrique du Temps
00:44:32et qui interroge
00:44:32la façon dont les postiers
00:44:34au cours de l'histoire
00:44:36ont géré
00:44:37l'entremêlement
00:44:38entre l'espace et le temps
00:44:39qui constitue
00:44:40la trame de leur métier
00:44:41de postier
00:44:41Alors on est avec vous
00:44:43aujourd'hui
00:44:43parce que
00:44:44à cette avant-veille
00:44:45de la rentrée scolaire
00:44:46la veille
00:44:46aujourd'hui d'ailleurs
00:44:47c'est la rentrée
00:44:48des professeurs
00:44:49et ça c'est important
00:44:50tous les professeurs
00:44:51instituteurs
00:44:52ont fait leur rentrée
00:44:53depuis quelques jours
00:44:54et particulièrement aujourd'hui
00:44:55et nos jeunes élèves
00:44:56c'est à partir de lundi
00:44:57on va avoir cette sensation
00:44:59de nouveau
00:45:00alors que les vacances
00:45:01nous ont permis
00:45:01de nous poser
00:45:02un petit peu
00:45:03de prendre le temps
00:45:04et bien là
00:45:05de reprendre
00:45:06cette sensation
00:45:07absolument
00:45:08pas très agréable
00:45:09inconfortable
00:45:10de courir
00:45:10après le temps
00:45:11quand on s'est parlé
00:45:13tous les deux
00:45:13on s'est dit
00:45:14tiens on va aussi jouer
00:45:14avec ces expressions
00:45:15Oui parce que
00:45:18quand vous parlez du temps
00:45:19ou quand on met le mot temps
00:45:20dans une phrase
00:45:21comme courir après le temps
00:45:22ou quand on dit que
00:45:23le temps s'accélère
00:45:24ou qu'on mesure le temps
00:45:26en fait
00:45:27c'est le contexte de la phrase
00:45:29dans laquelle on a mis le mot temps
00:45:30qui détermine le sens
00:45:30qu'on donne à ce mot
00:45:31il y a des phrases
00:45:32dans lesquelles
00:45:33le mot temps
00:45:34est synonyme de durée
00:45:35d'autres c'est le moment
00:45:37le moment tel qu'il advient
00:45:38d'autres où c'est la vitesse
00:45:40d'autres où on parle
00:45:41de nous-mêmes
00:45:42plutôt que de parler du temps
00:45:43en fait on parle de notre
00:45:44rapport au temps
00:45:45sans que ça indique
00:45:46ce qu'est le temps
00:45:47dont on parle
00:45:47enfin bref
00:45:48il y a ce paradoxe
00:45:50du mot temps
00:45:51c'est que
00:45:51quand on le met dans une phrase
00:45:53et bien on comprend la phrase
00:45:55mais dès qu'on sort le mot temps
00:45:57de la phrase
00:45:58dans laquelle on l'avait mis
00:45:59il se transforme
00:46:00en une sorte de mystère
00:46:01d'énigme
00:46:02on se demande
00:46:02si c'est une entité physique
00:46:05quelque chose
00:46:05qui existe objectivement
00:46:06indépendamment de nous
00:46:07ou bien si c'est simplement
00:46:09un mot
00:46:09ou bien si c'est
00:46:11une construction culturelle
00:46:12ou est-ce que c'est
00:46:13une fabrication
00:46:14de notre cerveau
00:46:15bref
00:46:15le problème commence
00:46:17à se poser
00:46:17de façon sérieuse
00:46:18vous êtes Etienne Klein
00:46:19sur Sud Radio
00:46:20entre autres bien évidemment
00:46:21aussi spécialiste
00:46:22de physique quantique
00:46:23et de cosmologie
00:46:23qu'est-ce que cette notion
00:46:26du temps
00:46:26est-ce que le temps
00:46:27existe vraiment ?
00:46:29alors
00:46:30ça dépend du point de vue
00:46:32depuis lequel
00:46:33on commence à parler
00:46:34moi ce qui m'a intéressé
00:46:35c'est de regarder
00:46:36la physique justement
00:46:37la physique
00:46:38elle est constituée
00:46:39d'équations
00:46:39qu'on apprend au lycée
00:46:42puis il y en a d'autres
00:46:42un peu plus compliquées
00:46:43qu'on apprend plus tard
00:46:44quand on est physicien
00:46:45il y a celle de la physique
00:46:46quantique dont vous avez parlé
00:46:47il y a celle de la mécanique
00:46:48il y a celle
00:46:49pour décrire la gravitation
00:46:51les équations d'Einstein
00:46:52de 1915
00:46:53celle de la relativité générale
00:46:56et dans ces équations
00:46:57il y a un truc
00:46:58qu'on appelle le temps
00:46:59le paramètre T
00:47:00dont le statut
00:47:01dépend des théories
00:47:03auxquelles on se réfère
00:47:04et ce qui est intéressant
00:47:06c'est d'essayer d'imaginer
00:47:08ce que les équations
00:47:08de la physique
00:47:09diraient du temps
00:47:10si elles pouvaient parler
00:47:11alors c'est un travail compliqué
00:47:13parce que les équations
00:47:13ne parlent pas d'elles-mêmes
00:47:14donc il faut imaginer
00:47:15ce qu'elles diraient
00:47:16et en général
00:47:17quand on fait ce travail
00:47:18on aboutit à la conclusion
00:47:20que notre façon
00:47:21de parler du temps
00:47:22ne rend pas justice
00:47:24parce que nous savons
00:47:26par la physique du temps
00:47:27c'est-à-dire ?
00:47:28c'est-à-dire que si on prenait
00:47:29la physique au sérieux
00:47:30on changerait notre façon
00:47:32de dire le temps
00:47:32par exemple tout à l'heure
00:47:33je vous ai entendu dire
00:47:34le temps s'accélère
00:47:34une accélération
00:47:36c'est le changement
00:47:38de la vitesse au cours du temps
00:47:39une variation de la vitesse
00:47:41donc pour dire
00:47:42que le temps
00:47:43a une accélération
00:47:44il faut déjà supposer
00:47:45que le temps
00:47:46a une vitesse
00:47:46alors c'est quoi
00:47:47une vitesse ?
00:47:49alors en termes techniques
00:47:50c'est une dérivée
00:47:51par rapport au temps
00:47:51ça veut dire que
00:47:52en fait on divise
00:47:53par exemple
00:47:54quand on parle de la vitesse
00:47:55d'une voiture
00:47:55on divise la distance
00:47:58parcourue par la voiture
00:47:59par la durée
00:48:00que met la voiture
00:48:01à parcourir cette distance
00:48:02donc on divise
00:48:03une longueur par un temps
00:48:04donc une vitesse
00:48:06c'est une division
00:48:07par un temps
00:48:07alors quand vous parlez
00:48:08de la vitesse du temps
00:48:09c'est quoi le résultat ?
00:48:11ça veut dire
00:48:12que vous êtes condamné
00:48:13à dire
00:48:14cette phrase
00:48:14un peu stupide
00:48:15que le temps
00:48:16est cette chose
00:48:17mystérieuse
00:48:18qui avance
00:48:18de 24 heures
00:48:19toutes les 24 heures
00:48:20et vous êtes bien avancé
00:48:22en fait
00:48:24le temps n'a pas de vitesse
00:48:25et pourtant
00:48:26on parle
00:48:27comme s'il y en avait une
00:48:28parce qu'en fait
00:48:30on confond
00:48:31le temps
00:48:31avec ce qui se passe
00:48:32dans le temps
00:48:33on confond le temps
00:48:33avec les phénomènes temporels
00:48:35et donc quand le rythme
00:48:36des activités
00:48:37de nos activités
00:48:38s'accélère
00:48:38on pense que c'est le temps
00:48:40lui-même
00:48:41qui s'accélère
00:48:41alors qu'il n'a absolument
00:48:43rien à faire
00:48:44de ce qu'on fait
00:48:45au cours du temps
00:48:46et du coup
00:48:47il y a aussi
00:48:47le temps philosophique
00:48:48est-ce que c'est pas une illusion
00:48:50enfin on peut partir
00:48:51sur tellement de
00:48:51ah bah oui
00:48:53on peut partir
00:48:54dans toutes les directions
00:48:55c'est ce que je disais
00:48:56c'est-à-dire que le motan
00:48:57il est victime
00:48:58d'une polysémie
00:48:59tellement vaste
00:49:01que finalement
00:49:03on peut quasiment
00:49:04en dire ce qu'on veut
00:49:05en effet
00:49:05mais on se comprend
00:49:07c'est ça
00:49:08qui est le truc
00:49:09c'est que
00:49:09si vous lisez un livre
00:49:10de saint Augustin
00:49:11saint Augustin
00:49:12c'est un penseur
00:49:13du 4ème siècle
00:49:14après Jésus-Christ
00:49:15donc ça fait longtemps
00:49:16il a écrit un livre
00:49:17qui s'appelle
00:49:17les confessions
00:49:18dedans il y a un chapitre
00:49:19qui s'appelle
00:49:19le temps
00:49:20vous lisez ce texte
00:49:22qui a été
00:49:23donc qui est écrit
00:49:24il y a 16 siècles
00:49:25quand vous le lisez
00:49:26vous comprenez
00:49:26vous comprenez
00:49:27tout ce qu'il dit
00:49:28et c'est bizarre
00:49:29parce que
00:49:29entre saint Augustin
00:49:31et nous
00:49:31il y a eu
00:49:32des gens comme
00:49:33Galilée
00:49:34Newton
00:49:35Einstein
00:49:37et beaucoup d'autres
00:49:37qui ont complètement changé
00:49:38notre façon de comprendre
00:49:39le temps
00:49:39et donc si
00:49:40on avait tenu compte
00:49:42dans notre façon
00:49:43de penser
00:49:43et de parler
00:49:44de ce qu'on a appris
00:49:46sur le temps
00:49:46le langage aurait été
00:49:48tellement transformé
00:49:49qu'on ne pourrait plus
00:49:50comprendre
00:49:50saint Augustin
00:49:51et en fait
00:49:52il parle comme nous
00:49:53ou plutôt
00:49:54c'est nous qui parlons
00:49:55comme lui
00:49:55ça veut dire que
00:49:56notre façon de parler
00:49:57du temps
00:49:57n'évolue pas
00:49:58et elle n'est pas
00:50:00modifiée par les nouvelles
00:50:01connaissances
00:50:02qu'on acquiert
00:50:02sur lui
00:50:03c'est-à-dire que
00:50:04depuis des centaines
00:50:05d'années
00:50:05on se répète
00:50:07nous avons la même notion
00:50:08et là
00:50:09pour le coup
00:50:09ça pose question
00:50:10oui parce que
00:50:12par exemple
00:50:12je me souviens
00:50:13on m'avait demandé
00:50:14de parler à des élèves
00:50:15parce qu'on parle
00:50:16de la rentrée scolaire
00:50:17des élèves
00:50:18de 10 ans
00:50:19je crois
00:50:19ils étaient en CM2
00:50:20ou en 6ème
00:50:21et j'avais essayé
00:50:23de recueillir
00:50:24les questions
00:50:25d'enfants
00:50:26sur le temps
00:50:27pour voir
00:50:29comment répondre
00:50:31à leurs interrogations
00:50:31et il y a une petite fille
00:50:34qui m'a dit
00:50:34mais monsieur
00:50:35on dit que le temps passe
00:50:37mais à force de passer
00:50:39il devrait finir par s'user
00:50:41oh c'est beau
00:50:42c'est une question géniale
00:50:44oh c'est beau
00:50:44c'est une question géniale
00:50:45oui c'est génial
00:50:46et en fait
00:50:46on dit que le temps passe
00:50:47ça c'est la formule
00:50:49qui est presque
00:50:50une ritournelle
00:50:51mais vous voyez bien
00:50:52que en fait
00:50:53pour un physicien
00:50:54le temps
00:50:54c'est un truc
00:50:55qui ne change pas
00:50:56au cours du temps
00:50:56sa façon d'être le temps
00:50:57c'est-à-dire que
00:50:59alors qu'on associe
00:51:00le temps au changement
00:51:01la physique vous dit
00:51:02le temps c'est un truc
00:51:03qui ne change pas
00:51:04ce qui change
00:51:05ce sont les instants
00:51:06mais tous les instants
00:51:07bien qu'ils soient différents
00:51:08ont le même statut physique
00:51:09c'est-à-dire que
00:51:10leur nature
00:51:12si vous voulez
00:51:12n'est pas affectée
00:51:13par le temps qui passe
00:51:14tous les instants
00:51:15sont désignés
00:51:16de la même façon
00:51:18vous voyez
00:51:18on peut faire comme ça
00:51:19fabriquer des paradoxes
00:51:20à l'infini
00:51:20et dès qu'on se met
00:51:22à réfléchir
00:51:23alors là
00:51:23il y a de quoi
00:51:24s'occuper un petit moment
00:51:26parce que la notion
00:51:27de temps
00:51:27continue d'être
00:51:29et puis après
00:51:30on pourrait aussi
00:51:31comme nous le dit
00:51:31fréquence sur la page
00:51:32facebook de Sud Radio
00:51:33on pourrait aussi
00:51:34voilà
00:51:34que pensez-vous
00:51:35de certains
00:51:35qui prétendent pouvoir
00:51:36voyager dans le temps
00:51:37on va revenir sur tout ça
00:51:39si vous le voulez bien
00:51:39Etienne Klein
00:51:40vous qui êtes notre invité
00:51:41sur Sud Radio
00:51:42et vraiment
00:51:43encore un grand merci
00:51:44je peux vous dire que
00:51:44toute l'équipe
00:51:45qui est dans le studio
00:51:46Manu
00:51:47même moi
00:51:47je crois à l'émission
00:51:48où j'ai moins parlé
00:51:49où je parlerai de moins
00:51:50tellement on écoute
00:51:51il y a également
00:51:52Quentin qui est avec nous
00:51:53à la réalisation
00:51:54quand on a préparé ce rendez-vous
00:51:56Etienne Klein
00:51:56puisque vous êtes
00:51:58le référent scientifique
00:51:59de cette exposition
00:52:01sur le temps de la pause
00:52:02vous m'avez dit
00:52:02Laurence
00:52:03souvenez-vous
00:52:04il y a quelque temps
00:52:05encore de cela
00:52:06et bien c'est la poste
00:52:07qui fixait le temps
00:52:08avec le cachet
00:52:10de la poste faisant foi
00:52:11et là je ne savais pas
00:52:12je vous ai dit
00:52:13mais pourquoi
00:52:13racontez-nous cela
00:52:14avant la pause
00:52:15Dans le passé
00:52:17toutes les villes
00:52:18n'étaient pas à la même heure
00:52:19l'heure n'était pas
00:52:20synchronisée
00:52:21comme elle est aujourd'hui
00:52:23donc il y avait une heure
00:52:23pour Nantes
00:52:24une heure pour Lyon
00:52:25et donc il fallait
00:52:27trouver un moyen
00:52:28de trouver
00:52:29enfin il fallait
00:52:30que le cachet de la poste
00:52:31fasse référence
00:52:32d'une façon
00:52:33qui ait la même signification
00:52:35pour tout le monde
00:52:35et donc ça demandait
00:52:36des innovations techniques
00:52:37qui sont racontées
00:52:39dans l'exposition
00:52:39et dont le fameux cachet
00:52:42la poste fait foi
00:52:43et souvent il a duré
00:52:44et encore maintenant
00:52:45pour ceux qui font
00:52:46leur déclaration d'impôt
00:52:47vous savez
00:52:48qui les mettent encore
00:52:49en papier dans la boîte aux lettres
00:52:50c'est jusqu'à tel jour
00:52:52telle heure
00:52:52la minuit
00:52:53le cachet de la poste
00:52:55faisant foi
00:52:56c'est quand même incroyable
00:52:57merci beaucoup Etienne
00:52:58vous restez avec nous
00:52:59si vous le voulez bien
00:53:00vous le voulez bien
00:53:00avec plaisir
00:53:01vous avez le temps
00:53:02avec plaisir
00:53:02oui j'ai la durée
00:53:04j'ai la durée
00:53:04j'ai pas le temps
00:53:05j'ai la durée
00:53:06voilà prenons la durée
00:53:07de rester ensemble
00:53:08pour ce rendez-vous
00:53:09dossier de l'été
00:53:10pour parler du temps
00:53:12avec notre invité
00:53:13Etienne Klein
00:53:14qui est avec nous
00:53:16Etienne physicien
00:53:17entre autres
00:53:18mais aussi philosophe
00:53:19chercheur au commissariat
00:53:20de l'énergie atomique
00:53:21et on travaille
00:53:22en tout cas pardon
00:53:22on prend la durée
00:53:25de parler du temps
00:53:27je fais attention
00:53:28la liberté
00:53:28la liberté
00:53:29on prend la liberté
00:53:30le temps veut dire liberté
00:53:31parfois
00:53:32j'ai le temps
00:53:33ça veut dire
00:53:33j'ai la liberté
00:53:35ah tiens
00:53:36on en parle dans quelques instants
00:53:37merci d'être avec nous
00:53:37sur Sud Radio
00:53:38Sud Radio
00:53:40Parlons vrai
00:53:40Sud Radio
00:53:41le dossier de l'été
00:53:44et nous sommes
00:53:44en compagnie
00:53:45d'Etienne Klein
00:53:46qui est notre invité
00:53:47physicien, philosophe
00:53:49entre autres
00:53:49et pas seulement
00:53:50nous évoquons
00:53:51la notion du temps
00:53:52dans ce dossier de l'été
00:53:53car nous avons eu envie
00:53:54avec l'équipe
00:53:55des routes de l'été
00:53:55d'en parler
00:53:56à l'avant-veille
00:53:57on va dire
00:53:58de la rentrée
00:53:59et quand je dis avant-veille
00:54:00c'est trois jours avant
00:54:00c'est effectivement
00:54:01là aussi
00:54:02il y a une notion de temps
00:54:03car nous sommes aussi gérés
00:54:04dans nos vies
00:54:05par des calendriers
00:54:06Etienne Klein
00:54:07vous êtes avec nous
00:54:08vous avez dit juste
00:54:09il y a de cela
00:54:10quelques instants
00:54:10avant que l'on parte
00:54:12en pause radiophonique
00:54:13que lorsque l'on dit
00:54:15je prends le temps
00:54:16en fait ça veut dire
00:54:16je prends la liberté
00:54:17c'est-à-dire que le mot temps
00:54:19est synonyme
00:54:20de beaucoup d'autres choses
00:54:21dans notre quotidien
00:54:23de langage
00:54:24oui quand je dis
00:54:25je n'ai pas le temps
00:54:26ça veut dire
00:54:27que je n'ai pas la disponibilité
00:54:28pour faire ce qu'on me demande
00:54:29mais en fait
00:54:30quand on dit ça
00:54:31parfois on ment
00:54:32c'est-à-dire qu'on dit ça
00:54:33pour continuer à faire
00:54:35ce qu'on a envie de faire
00:54:36donc quand je dis
00:54:37je n'ai pas le temps
00:54:38ça peut vouloir dire
00:54:39j'ai tout à fait le temps
00:54:41de faire autre chose
00:54:42que ce qu'on me demande
00:54:43quand je dis également
00:54:46je perds mon temps
00:54:47là il y a une autre idée
00:54:48est-ce que ça sous-entend
00:54:50que ce temps nous appartient
00:54:52qu'il nous est compté ?
00:54:54ça voudrait dire
00:54:55que de temps en temps
00:54:55on le possède
00:54:56et de temps en temps
00:54:57il nous échappe
00:54:58mais en fait
00:55:00c'est toujours l'idée
00:55:01que le temps dépend de nous
00:55:03en fait
00:55:04pour un physicien
00:55:04le temps ne dépend pas
00:55:06de ce qu'on fait nous
00:55:07en tant que sujet
00:55:08dans le temps
00:55:09je ne sais pas si vous voulez
00:55:11qu'on parle de relativité d'Einstein
00:55:12allez allons-y
00:55:13on est sur Sud Radio
00:55:14moi j'adore
00:55:15alors souvent
00:55:16souvent quand on résume
00:55:18la théorie d'Einstein
00:55:18qu'on appelle la relativité
00:55:20en disant
00:55:21le temps a une vitesse d'écoulement
00:55:23qui dépend de la vitesse
00:55:24de l'observateur dans l'espace
00:55:26ça induit des contresens
00:55:28parce que d'une part
00:55:28le temps n'a pas de vitesse
00:55:29comme on l'a vu tout à l'heure
00:55:30et puis on a l'impression
00:55:32quand on a cette phrase en tête
00:55:34que si par exemple
00:55:35je quittais la Terre
00:55:37dans une fusée très rapide
00:55:38voilà
00:55:39moi je suis avec vous
00:55:40nos heures sont les mêmes
00:55:42sur nos montres
00:55:42nos montres sont synchronisées
00:55:44donc
00:55:44et moi je pars dans une capsule
00:55:45à très grande vitesse
00:55:46et j'emporte avec moi
00:55:49ma montre
00:55:49et puis des livres
00:55:50alors quand je suis ici
00:55:52le temps qu'il me faut
00:55:52pour lire un livre
00:55:53c'est à peu près deux heures
00:55:54et j'emporte avec moi
00:55:56donc dans cette fusée
00:55:56des livres de même taille
00:55:58et je me dis
00:55:59compte tenu de la phrase
00:56:00la vitesse d'écoulement du temps
00:56:02dépend de la vitesse
00:56:02de l'observateur dans l'espace
00:56:03je suis en déplacement
00:56:04dans l'espace
00:56:05dans cette fusée
00:56:06donc le temps qu'il me faudra
00:56:07à ma montre
00:56:08pour lire un livre
00:56:09ce sera différent de deux heures
00:56:10ce sera soit plus
00:56:11soit moins
00:56:12parce que si je fais l'expérience
00:56:13je trouverai deux heures
00:56:15ben oui
00:56:15c'est à dire qu'il y a un contresens
00:56:18qui est induit par cette phrase
00:56:19en fait le mouvement
00:56:19est comme rien
00:56:20comme disait Galilée
00:56:21c'est à dire
00:56:21quand vous êtes en mouvement
00:56:22tout se passe exactement
00:56:24comme si vous n'étiez pas
00:56:25en mouvement
00:56:25par contre
00:56:26la différence entre Einstein
00:56:28et Galilée
00:56:28c'est que Galilée dira
00:56:30quand je reviens du voyage
00:56:31et que je compare
00:56:32l'horaire indiqué par ma montre
00:56:34à l'horaire indiqué
00:56:35et par votre montre
00:56:36je trouverai le même résultat
00:56:38c'est à dire que
00:56:38mon voyage
00:56:40aura permis à nos montres
00:56:41de rester synchronisés
00:56:42mais Einstein dit
00:56:44ben non
00:56:44quand moi je retrouverai
00:56:47de ce voyage
00:56:47que je reviendrai sur Terre
00:56:49ben vous serez tous morts
00:56:51ah non
00:56:52ah non
00:56:53oui
00:56:53non pas parce que
00:56:54j'aurais vécu plus longtemps que vous
00:56:55vous allez vivre 100 ans tous
00:56:57mais parce que mon temps à moi
00:56:59ce qu'on appelle
00:57:00le temps propre
00:57:01mon temps à moi
00:57:02ce sera désynchronisé du vôtre
00:57:03en fait quand je me déplace
00:57:05dans l'espace
00:57:06je ralentis la vitesse
00:57:08avec laquelle le futur arrive
00:57:10est-ce que j'ai été clair ou pas ?
00:57:13oui je pense
00:57:14en tout cas pour moi
00:57:14je vous ai suivi
00:57:15totalement
00:57:16maintenant je vais demander
00:57:17alors pour que ça marche
00:57:18pour que ça marche
00:57:19il faut quand même aller vite
00:57:19c'est pas en faisant un tout signe
00:57:21oui non non
00:57:21bien sûr
00:57:22oui c'est clair
00:57:23il faut aller des vitesses
00:57:24qui soient non négligeables
00:57:25par rapport à la vitesse de la lumière
00:57:26ce qui n'est pas donné à tout le monde
00:57:27mais du coup
00:57:28ça peut aller effectivement
00:57:29dans le sens de beaucoup
00:57:30qui font de la recherche
00:57:31de voyager dans le temps
00:57:33oui alors ça c'est une expression
00:57:35dont il faut se méfier
00:57:36parce que
00:57:37pour voyager dans le temps
00:57:39vous voyez bien qu'il faut deux temps
00:57:40et oui
00:57:40il faut le temps du voyageur temporel
00:57:43son temps à lui
00:57:43et puis le temps dans lequel il voyage
00:57:45si ces deux temps sont confondus
00:57:47il n'y a plus de voyage dans le temps
00:57:48ou alors
00:57:49si je dis que
00:57:50là on va tous vers demain
00:57:52par exemple
00:57:52on peut dire que c'est un voyage dans le temps
00:57:54de certaines façons
00:57:54bien sûr
00:57:55mais en fait
00:57:56là il y a des principes de physique
00:57:58très puissants
00:58:00que je ne vais pas détailler
00:58:01mais en fait
00:58:02vous ne pouvez pas voyager
00:58:03dans votre temps propre
00:58:04vous ne pouvez pas
00:58:05choisir librement
00:58:06la position
00:58:07que vous occupez
00:58:08dans le temps
00:58:09dans votre temps à vous
00:58:10par contre
00:58:11vous pouvez
00:58:13vous désynchroniser
00:58:14du temps à l'autre
00:58:15vous pouvez voyager
00:58:16dans le futur de quelqu'un
00:58:17d'une certaine façon
00:58:18à la condition
00:58:19comme je l'ai dit tout à l'heure
00:58:20d'aller très vite dans l'espace
00:58:21oui c'est ça
00:58:22alors rien à voir
00:58:23avec les moteurs de temps
00:58:23les moteurs 4 temps
00:58:24non
00:58:24non non excusez-moi
00:58:28c'était trop facile
00:58:29non c'est bien joué
00:58:30c'est bien joué
00:58:30merci beaucoup
00:58:31le temps de la science
00:58:34et de la philosophie
00:58:34sont donc un peu contradictoires
00:58:36je ne dirais pas
00:58:38qu'ils sont contradictoires
00:58:39mais je dirais moi
00:58:40que
00:58:40la physique a produit
00:58:42des résultats
00:58:43a fait des découvertes
00:58:44à propos du temps
00:58:46qui viennent modifier
00:58:47l'ensemble des réponses
00:58:48philosophiques
00:58:49qu'on peut apporter
00:58:49à des questions philosophiques
00:58:50et donc je pense
00:58:52que c'est intéressant
00:58:53d'expliquer
00:58:54ce qu'on a découvert
00:58:55sur le temps
00:58:56en physique
00:58:56pour que notre façon
00:58:57de le penser
00:58:58soit modifiée
00:58:59en tenant compte
00:59:00de ce qu'on sait
00:59:01si vous prenez par exemple
00:59:02les grandes découvertes
00:59:03qui ont été faites
00:59:03en physique
00:59:04ces dernières décennies
00:59:05moi j'en vois deux
00:59:06la première c'est en 2012
00:59:08on a découvert
00:59:09une nouvelle particule
00:59:10élémentaire
00:59:12qui s'appelle
00:59:12le boson de Higgs
00:59:13en 2012
00:59:14c'est une particule
00:59:15qui avait été prédite
00:59:16en 1964
00:59:18donc 48 ans
00:59:20avant qu'elle soit découverte
00:59:21et
00:59:22c'est quoi cette partie
00:59:24en fait c'est une particule
00:59:26qui est responsable
00:59:26du fait que les autres
00:59:27particules ont une masse
00:59:28non nulle
00:59:28alors attendez
00:59:29on va aller tout doucement
00:59:30c'est une particule
00:59:31parce qu'on n'a pas
00:59:31entendu la fin de la phrase
00:59:32alors en fait
00:59:33cette particule
00:59:34elle est associée
00:59:35à ce qu'on appelle
00:59:36un champ quantique
00:59:37dans lequel baignent
00:59:38toutes les particules
00:59:39élémentaires
00:59:40les électrons
00:59:41etc
00:59:42et c'est l'interaction
00:59:43entre les particules
00:59:44et ce champ
00:59:45qui leur donne
00:59:45leur masse
00:59:45donc cette particule
00:59:47elle est responsable
00:59:48de la masse
00:59:48non nulle
00:59:49des particules élémentaires
00:59:51alors pour avoir
00:59:52un temps propre
00:59:53il faut avoir
00:59:54une masse non nulle
00:59:55donc cette découverte
00:59:56elle a à voir
00:59:56avec la question du temps
00:59:57c'est ça que je veux dire
00:59:58et bien sûr
00:59:58donc il faut en tenir compte
01:00:00si on est sérieux
01:00:02quand on s'intéresse
01:00:03à la question du temps
01:00:04et puis en 2015
01:00:05souvenez-vous
01:00:062016 plus exactement
01:00:08on a détecté
01:00:09pour la première fois
01:00:10ce qu'on appelle
01:00:11des ondes gravitationnelles
01:00:13c'est Einstein
01:00:13qui avait prédit ça
01:00:14un siècle avant
01:00:15en 1916
01:00:16en fait c'est des vibrations
01:00:17de l'espace-temps
01:00:18qui se propagent
01:00:19à la vitesse de la lumière
01:00:20et donc là
01:00:21on a un phénomène
01:00:22dans lequel c'est
01:00:22l'espace-temps lui-même
01:00:24c'est-à-dire
01:00:24le contenant de l'univers
01:00:27en quelque sorte
01:00:27qui se met à vibrer
01:00:29au passage de cette onde
01:00:31c'est-à-dire la distance
01:00:32entre deux points
01:00:33est modifiée
01:00:34par l'onde
01:00:35qui traverse l'espace
01:00:36et puis si vous avez
01:00:38deux mondes
01:00:38qui sont synchronisées
01:00:39à une certaine distance
01:00:41l'une de l'autre
01:00:42au passage de l'onde
01:00:42elle se désynchronise
01:00:44donc on apprend des choses
01:00:45sur le temps
01:00:46grâce à la physique
01:00:47et une des motivations
01:00:50de mon travail
01:00:51disons
01:00:51c'est de faire en sorte
01:00:52que ces découvertes
01:00:53soient prises en compte
01:00:54dans notre façon
01:00:54de penser le temps
01:00:55et alors là
01:00:56il ne s'agit pas
01:00:57de changer nos façons
01:00:59de parler
01:00:59on va parler
01:01:00de langage
01:01:00mais quand on parle
01:01:02de réfléchir à ce qu'on dit
01:01:03un peu plus
01:01:03pour s'amuser
01:01:04parce que ça engendre
01:01:05souvent des paradoxes
01:01:06et puis il y a autre chose
01:01:08du coup
01:01:08c'est même par rapport
01:01:09à nos cultures
01:01:09j'imagine
01:01:10y compris sur cette propre planète
01:01:13avec les cultures différentes
01:01:14que nous avons
01:01:14et ce rapport
01:01:16à ce qu'on appelle
01:01:17le temps
01:01:17oui
01:01:19alors en plus
01:01:20le mot temps
01:01:21n'a pas existé
01:01:22dans toutes les langues
01:01:23initialement
01:01:23donc c'est pas une pensée
01:01:25obligatoire
01:01:25on n'est pas obligé
01:01:26d'inventer le mot temps
01:01:27il y a des cultures
01:01:29en effet
01:01:29qui se sont contentées
01:01:30de la notion
01:01:31de processus
01:01:33de passage
01:01:33de temporalité
01:01:35et vous voyez que nous
01:01:36on a tendance
01:01:37à associer au temps
01:01:39des adjectifs
01:01:40on parle d'un temps
01:01:42vous même
01:01:43vous avez parlé
01:01:43d'un temps philosophique
01:01:44on parle d'un temps subjectif
01:01:45d'un temps géologique
01:01:47d'un temps cosmologique
01:01:48bref
01:01:49on parle comme s'il y avait
01:01:50autant de temps
01:01:51qu'il y a de sortes
01:01:52de phénomènes temporels
01:01:52comme si le temps
01:01:54ressemblait
01:01:55à ce qui se passe
01:01:55dans le temps
01:01:56alors moi
01:01:57ce que j'essaie de vous dire
01:01:58c'est qu'il faut essayer
01:01:58de défaire cette association
01:02:00parce qu'elle peut être trompeuse
01:02:02pour juste
01:02:03parce qu'on arrive tout doucement
01:02:05il nous reste encore
01:02:06facilement trois minutes
01:02:07et puis j'aimerais
01:02:07vous garder tout le temps
01:02:08mais la fin de l'émission
01:02:10c'est pas la fin des temps
01:02:11quand même
01:02:11non
01:02:12la fin des temps
01:02:13qui était d'ailleurs
01:02:13un très joli livre
01:02:15de Barjavel
01:02:16je crois
01:02:16non ?
01:02:17oui
01:02:17il me semble
01:02:18juste pour revenir
01:02:20sur cette notion
01:02:21pour la rentrée
01:02:21en tout cas
01:02:22et c'est pour ça aussi
01:02:23que j'avais eu envie
01:02:23de vous recevoir
01:02:25c'est que
01:02:25on va tous
01:02:26d'un seul coup
01:02:27avoir la sensation
01:02:28que tout se réaccélère
01:02:30et toujours par rapport
01:02:31à tout ce que vous venez
01:02:31de nous dire
01:02:32en fait
01:02:32juste prendre le recul
01:02:34nécessaire
01:02:34et de se dire
01:02:35que le temps
01:02:35effectivement
01:02:36est sans doute
01:02:37une création
01:02:37telle qu'on le vit
01:02:38dans nos vies
01:02:39un peu dans tous les sens
01:02:41une montre à la main
01:02:42un téléphone portable
01:02:43où on regarde toujours
01:02:44l'heure
01:02:44etc
01:02:45le philosophe
01:02:47que vous êtes
01:02:47au-delà du physicien
01:02:48j'ai pas envie
01:02:50de parler de conseils
01:02:50mais
01:02:51quel outil
01:02:53vous pourriez nous donner
01:02:54pour
01:02:54vous êtes d'accord avec moi
01:02:55que le temps
01:02:56se fiche complètement
01:02:57de la rentrée scolaire
01:02:57ça va pas le changer
01:02:58par contre
01:02:59la rentrée scolaire
01:03:00elle va modifier
01:03:01notre rapport
01:03:01au temps
01:03:02notre rapport personnel
01:03:03parce que
01:03:04des contraintes vont apparaître
01:03:05des contraintes d'horaire
01:03:07il faudra être présent
01:03:07à l'heure des cours
01:03:10pour les élèves
01:03:11donc ça contraint
01:03:13l'ampleur du temps
01:03:14et quand il y a
01:03:15beaucoup de contraintes
01:03:15on a l'impression
01:03:16d'être débordé
01:03:17par ces contraintes
01:03:18et parce qu'on a l'impression
01:03:19d'être débordé
01:03:20on a l'impression
01:03:20que c'est le temps lui-même
01:03:21qui s'accélère
01:03:22alors qu'en fait
01:03:23c'est le rythme
01:03:24des contraintes
01:03:25qui s'imposent à nous
01:03:26qui semblent trop fort
01:03:27et on n'arrive plus
01:03:28à suivre en fait
01:03:28et d'ailleurs
01:03:30quand on est débordé
01:03:30ça peut donner
01:03:31un sentiment d'importance
01:03:34on se sent important
01:03:34parce qu'on est débordé
01:03:35mais quand on l'est trop
01:03:37ça peut conduire
01:03:38au burn-out
01:03:39donc moi
01:03:40je n'ai pas de conseil
01:03:41à donner
01:03:41mais je pense que
01:03:42en tout cas
01:03:43dans mes souvenirs
01:03:44lorsque j'étais élève
01:03:46je faisais l'effort
01:03:48d'être attentif
01:03:49à ce qui se passe
01:03:51dans le présent
01:03:51c'est-à-dire
01:03:52en agissant des professeurs
01:03:54je me contentais
01:03:55de tenter
01:03:55de les écouter
01:03:56de ne pas me laisser distraire
01:03:58et aujourd'hui
01:03:59comme les jeunes
01:04:00vous l'avez dit
01:04:00dans des téléphones portables
01:04:02leur attention
01:04:03est constamment captée
01:04:05par des sollicitations
01:04:07diverses
01:04:08et la concentration
01:04:09c'est-à-dire
01:04:10le fait d'être
01:04:11dans le présent
01:04:12entièrement
01:04:14sans se laisser
01:04:15déborder
01:04:16par un projet
01:04:18par un regret
01:04:19par une sorte
01:04:19de
01:04:21de signal
01:04:22qui viendrait
01:04:22de l'extérieur
01:04:23d'essayer
01:04:24de se concentrer
01:04:25c'est-à-dire
01:04:26d'être là
01:04:26où on est
01:04:27complètement
01:04:27sans aucun dérivatif
01:04:30être dans l'instant
01:04:31en un seul mot
01:04:33à l'instant
01:04:34c'est difficile
01:04:35moi je parle
01:04:35tout simplement
01:04:36de présent
01:04:36le présent
01:04:38contrairement à l'instant
01:04:40il a une certaine durée
01:04:40à l'instant
01:04:41il a une durée nulle
01:04:42donc être présent
01:04:43à l'instant
01:04:43c'est quand même
01:04:44une activité
01:04:46psychiquement difficile
01:04:47mais présent
01:04:48au présent
01:04:49c'est déjà pas mal
01:04:50comme un alpiniste
01:04:51un alpiniste
01:04:52quand il gravit
01:04:52une paroi
01:04:53il est complètement
01:04:54présent au présent
01:04:55il n'est pas en train
01:04:56de penser
01:04:57à ce qu'il va manger
01:04:57la midi
01:04:58il est concentré
01:05:01il y a une sorte
01:05:02de centration
01:05:04dans le présent
01:05:04qui en fait
01:05:05est assez jouissive
01:05:06en tout cas
01:05:07ça a été
01:05:08je ne vais pas dire
01:05:09assez jouissif
01:05:09parce que c'est vous
01:05:10qui l'avez dit
01:05:11ça pourrait être
01:05:11mal perçu
01:05:12mais un vrai bonheur
01:05:13que vous ayez pris
01:05:14le temps
01:05:15donc la liberté
01:05:16d'être avec
01:05:17dans la durée
01:05:17la durée aussi
01:05:18dans la durée
01:05:19d'être avec nous
01:05:20sur Sud Radio
01:05:21Étienne Klein
01:05:22merci beaucoup
01:05:23et je rappelle donc
01:05:24votre livre
01:05:24qui est paru
01:05:25cette année
01:05:25chez Gallimard
01:05:26Transport physique
01:05:27surtout on vous retrouve
01:05:28un peu partout
01:05:29et c'est un bonheur
01:05:29pour nous
01:05:30de prendre ce temps
01:05:31d'être avec vous
01:05:32et puis on vous retrouve
01:05:33aussi à travers
01:05:34l'exposition
01:05:34sur le temps
01:05:35qui se joue actuellement
01:05:36c'est au musée
01:05:38de la Poste
01:05:38qui est un très beau musée
01:05:39que j'invite vraiment
01:05:39tout le monde
01:05:40à aller découvrir
01:05:40à Paris
01:05:42dans le 15e arrondissement
01:05:43c'est un musée
01:05:44qui est extraordinaire
01:05:45et qui nous offre
01:05:47le temps de revoir
01:05:48le patrimoine
01:05:49de la Poste
01:05:49mais aussi
01:05:50tout autre chose
01:05:51merci beaucoup à vous
01:05:51Étienne Klein
01:05:52merci et bonne journée
01:05:53à tout le monde
01:05:54c'était un bonheur
01:05:55partagé en tout cas
01:05:56à suivre
01:05:57dans notre rendez-vous
01:05:58et bien
01:05:58on va se promener
01:06:00sur un sentier de l'été
01:06:01nous serons dans ce présent
01:06:03d'être sur Sud Radio
01:06:04pour aller à la découverte
01:06:06de la cheminée de fées
01:06:07la cheminée des fées
01:06:08c'est dans le massif central
01:06:10à tout de suite
01:06:10et nous voici arrivés
01:06:12dans la dernière demi-heure
01:06:13des routes de l'été
01:06:14nous avons rendez-vous
01:06:16d'ailleurs
01:06:16juste après le journal
01:06:17de 13h
01:06:26et nous avions
01:06:27pour aller à la fin
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il y a 38 minutes