- il y a 5 mois
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Les Vraies Voix avec Matthieu Hocque - Secrétaire général adjoint du Millénaire, Mathieu Davy : Avocat en droit de la presse et de la propriété intellectuelle
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##LES_VRAIES_VOIX-2025-08-28##
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NewsTranscription
00:00:0017h-19h, Judith Beller, Frédéric Brindel.
00:00:04Bonjour, bonjour, pardonnez-moi, j'ai la voix qui se déraille, elle est hésitante.
00:00:09Bonjour à toutes et à tous, toujours un plaisir de vous retrouver les amis pour les Vraies Voix de Sud Radio de 17h à 19h avec Frédéric Brindel.
00:00:16Vous n'êtes pas trop triste Frédéric, il nous reste deux jours ensemble.
00:00:19Je pense à l'après, Judith Beller, nous nous reverrons un jour ou l'autre.
00:00:23Elle est bien cette chanson, elle est belle.
00:00:25Thierry Leluron, il a fait... Oui, je continue ?
00:00:27Bon, donc en attendant, savourons nos échanges avec vous les auditeurs de Sud Radio.
00:00:32Notre sommaire, c'est un vrai appel au débat.
00:00:34Oui, et puis vous pouvez nous appeler d'ailleurs.
00:00:36Allez, notre grand débat à 17h30, fusillade, règlement de compte, homicide.
00:00:40Clermont-Ferrand s'enfonce dans la violence liée au trafic de drogue face à cette situation explosive.
00:00:45Bruno Retailleau a réuni ce jeudi matin au ministère de l'Intérieur le préfet du Puy-de-Dôme
00:00:48et les patrons de la police et de la gendarmerie, une réunion d'1h30.
00:00:51Mais une seule annonce, le ministre sera à Clermont le 5 septembre
00:00:54pour afficher la reprise en main de l'État,
00:00:58notamment dans les quartiers de la gare et de Croix-de-Néra,
00:01:01aujourd'hui minée par les dealers.
00:01:03Clermont-Ferrand, Nantes, Besançon, Charleville-Mézières, Béziers,
00:01:06tant d'autres villes du territoire national voient leurs quartiers brûlés
00:01:09et nous ne faisons rien.
00:01:10Oui, le parallèle entre le fléau de la drogue et le réchauffement climatique fonctionne finalement.
00:01:14Le feu détruit nos forêts, le narcotrafic détruit notre vie sociale.
00:01:18Une partie de notre jeunesse et tous les consommateurs qui entretiennent le sell business
00:01:21et se défoncent sans mesure.
00:01:24Notre État de droit paraît bien fragile face à ces armées de tueurs.
00:01:27Nous vous posons la question sur le compte X de Sud Radio.
00:01:30La visite de Bruno Retailleau à Clermont-Ferrand en toile de fond, bien sûr.
00:01:34Le narcotrafic est-il plus fort que l'État français ?
00:01:38Vous votez sur X et vous nous appelez au 0800 26 300 300.
00:01:41Puis notre coup de projecteur à 18h40.
00:01:43François Bayrou s'attaque au boomer.
00:01:45Invité du 20h de TF1 hier soir, le Premier ministre a mis en cause la génération du baby-boom
00:01:50dans l'explosion de la dette publique, accusé d'avoir vécu au-dessus de ses moyens au détriment des jeunes.
00:01:56Une phrase cinglante qui relance le débat sur la dette,
00:01:59mais aussi une gare des générations avec à la clé le risque de froisser une partie de l'électorat retraité,
00:02:04pourtant pilier du vote macroniste.
00:02:06Boum comme notre cœur fait boum.
00:02:08Il a pris cet après-midi la parole devant les membres du MEDEV sur le cours central de Roland-Garros,
00:02:13le Premier ministre, droit dans ses bottes, affirme que ses propos sur les boomers ont été déformés.
00:02:19Ceux officiellement nés entre 1943 et 1968, pendant les 30 glorieuses,
00:02:25jouiraient des acquis euphorisants de mai 68.
00:02:29Est-ce qu'en fait, ça en fait des inconscients ?
00:02:32Oui, il y a plusieurs degrés de lecture derrière.
00:02:34Ça ne vous a pas échappé, bien sûr.
00:02:36La question que nous vous posons, comme le dit François Bayrou,
00:02:39les boomers sont-ils dans le déni de la dette ?
00:02:42Et vous donnez aussi votre avis, vous le savez, au 0826 300 300 et nos éditorialistes du jour.
00:02:48Les vraies voix sud radio.
00:02:50Eh bien, allez-y Frédéric !
00:02:52Alors, il y avait la chanson « Il n'y a qu'un cheveu sur la tête à Mathieu », là, c'est « Il y a deux Mathieu ».
00:02:56Oui, à chaque fois. Ça fait deux fois cet été.
00:02:58Mathémat.
00:02:59Alors, à ma gauche. Ah oui, ça marche bien, comme ça.
00:03:02Mathieu Davy, avocat en droit de la presse et à la propriété intellectuelle.
00:03:05Bonsoir.
00:03:06Bonsoir.
00:03:07Vous êtes mis à gauche.
00:03:08Comme souvent.
00:03:09Et à notre droite, Judith ?
00:03:11Eh bien, Mathieu Hocq, vous êtes à droite.
00:03:12Exact.
00:03:14Vous êtes le Christophe général du Think Tank, le millénaire.
00:03:17Comment ça va ?
00:03:17Ça va très bien et vous ?
00:03:18Bah oui, merci.
00:03:20Alors, je vous l'ai dit plusieurs fois déjà, 0826 300 300,
00:03:22la charmante Aude vous attend, évidemment, au standard.
00:03:26Et on reçoit Xavier qui nous appelle de Floirac.
00:03:28C'est en Gironde.
00:03:29Bonsoir, Xavier.
00:03:31Bonsoir, Judith.
00:03:32Bonsoir, Frédéric.
00:03:33Bonsoir, Sud Radio.
00:03:34Bonsoir.
00:03:35Alors, Xavier, vous savez le principe.
00:03:38Vous restez avec nous pendant la durée de cette émission.
00:03:40Vous allez aussi jouer tout à l'heure à notre quiz musical.
00:03:42Mais en attendant, vous avez un petit coup de gueule à passer.
00:03:45Un droit de vote universel, pas juste.
00:03:47Selon vous, il faudra un permis pour voter, en fait.
00:03:49Ah !
00:03:49Pas mal.
00:03:50Une idée.
00:03:50Bah, écoutez, j'ai l'impression que dans la société actuelle,
00:03:53on demande des permis et des conditions à tout le monde,
00:03:57un peu pour tout et n'importe quoi.
00:03:58Par exemple, pour conduire, il nous faut un permis de conduire.
00:04:00Pour accéder à certaines professions, il nous faut certains diplômes
00:04:03ou bien passer des concours.
00:04:05Bon, il y a des exceptions pour les politiques, par exemple.
00:04:07D'ailleurs, on voit le résultat.
00:04:08On voit que certains sont dramatiquement mauvais
00:04:11et pourtant, ils arrivent aux plus hautes fonctions.
00:04:13Bon, là où je voulais en venir, c'est qu'aujourd'hui,
00:04:16on demande à quelqu'un d'avoir un permis pour conduire un véhicule sur la route.
00:04:20Mais on ne lui demande pas d'avoir un permis pour diriger la nation.
00:04:24C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a les citoyens qui votent
00:04:27et donc qui vont diriger l'avenir de la France, collectivement,
00:04:30et qui, on peut se poser la question, en tout cas,
00:04:33est-ce qu'ils en ont les compétences ?
00:04:35Moi, je pense qu'évidemment qu'ils ne les ont pas.
00:04:37En tout cas, je pense malheureusement qu'une grande partie des gens
00:04:40est l'idéal, l'utopie que je porte, que j'aimerais.
00:04:43Ce serait qu'on soit tous suffisamment instruits
00:04:46pour pouvoir voter en toute liberté.
00:04:49Mais malheureusement, ce n'est pas le cas.
00:04:50Et donc, le résultat, c'est quoi ?
00:04:52C'est qu'on a beaucoup de gens qui sont manipulés par les dominants,
00:04:55ceux qui, eux, ont la culture,
00:04:57qui ont les moyens de défendre leurs idées
00:04:59en achetant la presse, en achetant les médias,
00:05:02en pouvant communiquer ou en pouvant manipuler les opinions.
00:05:05Et donc, je peux te donner quelques exemples.
00:05:08Par exemple, sur le plan politique,
00:05:11peu de gens savent que,
00:05:13quand on est un gouvernement de droite ou de gauche,
00:05:16il y a énormément de règles
00:05:18qui dépendent simplement des traités européens.
00:05:21Sur le plan social...
00:05:22Et même chose par rapport à la France
00:05:24avec le Conseil constitutionnel, on l'a vu.
00:05:26C'est-à-dire qu'il y a une application
00:05:27qui va au-delà de la décision politique.
00:05:32Exactement.
00:05:32Et pourquoi c'est le cas ?
00:05:33Parce qu'en fait, il y a des...
00:05:34Là, par exemple, très bon exemple,
00:05:36on a des politiciens de droite,
00:05:38très souvent d'extrême droite,
00:05:39là, ça a été le cas récemment,
00:05:41qui disent, oh, c'est le gouvernement des juges,
00:05:43et qui manipulent des millions de gens
00:05:45en leur disant, vous voyez,
00:05:46c'est une honte faite à la démocratie.
00:05:49On a des petits juges,
00:05:50une petite élite de magistrats
00:05:51qui bafouent le vote populaire.
00:05:53Mais tout ça est une foutaise, en fait.
00:05:55Quand on a un minimum de compétences historiques
00:05:57et juridiques,
00:05:58on sait très bien que
00:05:59pourquoi le législateur,
00:06:01pourquoi la Révolution française
00:06:02a mis en place les droits de l'homme,
00:06:03et pourquoi c'est en haut de la hiérarchie des normes,
00:06:06c'est pour éviter qu'on tombe
00:06:07dans des dictatures sanguinaires, justement.
00:06:09Donc c'est toute l'histoire
00:06:10qui nous apprend ça, et le juridique.
00:06:12Alors, Xavier...
00:06:13Xavier, vous savez...
00:06:16Bah oui, mais je conclue...
00:06:17Je conclue juste sur une phrase.
00:06:19On pourrait démultiplier les exemples
00:06:21sur la sociologie, la philosophie, etc.
00:06:23Mais la conclusion, c'est de dire quoi ?
00:06:25C'est-à-dire que si les gens
00:06:26étaient plus instruits et plus compétents,
00:06:27ils comprendraient davantage le monde,
00:06:29et ils auraient plus d'esprit critique
00:06:31pour pouvoir voter librement.
00:06:33Xavier, chaque jour,
00:06:34avec Judith Béler, à mes côtés,
00:06:35à 10h30, on fait le point.
00:06:37Et on cherche des idées de débat.
00:06:39Ah ben, on va vous appeler,
00:06:40parce que ça, c'est une idée de débat.
00:06:42Un permis de voter, Judith.
00:06:43Oui, c'est vrai, un permis de voter.
00:06:45Mais alors, Mathieu Davis,
00:06:46ce qui est intéressant
00:06:46dans le discours de notre auditeur,
00:06:47c'est que finalement, lui,
00:06:49d'habitude, on entend des critiques
00:06:51pour nos politiques,
00:06:52et là, il critique les électeurs.
00:06:54C'est un point de vue très différent.
00:06:55Oui, alors je n'ai pas très bien
00:06:56compris que le permis,
00:06:57il est pour l'électeur ou pour l'élu ?
00:06:58Parce que j'ai l'impression
00:06:59que la remise en cause
00:07:02était aussi sur l'élu
00:07:03et sur ses compétences,
00:07:04on va dire, en droit et autres.
00:07:06Alors, si c'est sur l'électeur...
00:07:07Mais c'est vrai que celui
00:07:07qui n'a pas toute sa tête,
00:07:08franchement, et qui vote...
00:07:10Attendez, je ne crois pas
00:07:11qu'à la différence du permis de conduire,
00:07:13un électeur qui ne va pas voter
00:07:14n'a jamais tué personne.
00:07:15Bon.
00:07:16Et à l'inverse,
00:07:17à l'inverse,
00:07:18je pense qu'il faut plutôt
00:07:19stimuler l'électorat.
00:07:21Au contraire,
00:07:22peut-être comme en Suisse
00:07:23ou dans d'autres pays,
00:07:24il faudrait le rendre obligatoire,
00:07:25le vote,
00:07:26pour faire des citoyens complets
00:07:28et qui ont droit, en fait,
00:07:30à la nation,
00:07:31parce qu'ils ont aussi
00:07:32le droit de vote.
00:07:32C'est un droit constitutionnel,
00:07:34c'est une de nos plus grandes
00:07:35libertés publiques, le vote.
00:07:37Mais c'est peut-être aussi
00:07:37une obligation.
00:07:38Alors moi, j'irais dans l'autre sens.
00:07:40Est-ce qu'il ne faudrait pas
00:07:40plutôt envisager
00:07:41le vote obligatoire
00:07:42en ce sens que c'est un outil citoyen
00:07:45qu'on nous met à disposition
00:07:46et qui n'est pas assez utilisé ?
00:07:50Et c'est vrai que les gens
00:07:50qui vous disent
00:07:51« je ne vais pas voter »
00:07:52me font plus peur
00:07:52que ceux qui vont voter
00:07:53pas forcément avec toute leur tête.
00:07:56Il serait un avocat, monsieur.
00:07:58Ah bon ?
00:07:59C'est pas vrai.
00:08:00Mathieu Hock,
00:08:01qu'est-ce que ça vous inspire, vous ?
00:08:02Moi, je trouve que le concept
00:08:03de permis de voter
00:08:04est complètement anachronique
00:08:06avec l'histoire même
00:08:07qu'on se fait de la démocratie.
00:08:08Monsieur parlait
00:08:08de la protection
00:08:10des droits individuels, etc.
00:08:11L'un des premiers droits individuels,
00:08:14c'est justement le droit de vote.
00:08:15Ça s'associe évidemment de devoirs,
00:08:16vous l'avez bien justement souligné.
00:08:19Mais l'idée même de la démocratie,
00:08:22l'objectif au départ de la démocratie,
00:08:24c'est de massifier le corps électoral.
00:08:25On a d'abord passé
00:08:26par un vote censitaire,
00:08:28puis ensuite après
00:08:29un vote universel, etc.
00:08:31Donc l'idée de revenir dessus
00:08:32en introduisant des conditions
00:08:34d'éducation,
00:08:36il faudra m'expliquer
00:08:37qu'elles sont-elles,
00:08:39est-ce que c'est un diplôme, etc.
00:08:41Je trouve que ça est
00:08:41une idée un peu saugrenue.
00:08:43Ensuite, après...
00:08:44Mais celui...
00:08:45Je repose la question.
00:08:46Est-ce que dit Xavier ?
00:08:46Celui qui n'a pas toute sa tête,
00:08:47est-ce qu'il doit voter ?
00:08:48Non, mais s'il n'a pas toute sa tête,
00:08:49c'est-à-dire qu'en gros,
00:08:50c'est quoi ?
00:08:50C'est qu'il est psychiatriquement fragile, etc.
00:08:54Par exemple.
00:08:55Ou qu'il a été...
00:08:55Ou qu'il a commis des crimes.
00:08:56Peut-être.
00:08:58Même pour quelqu'un
00:08:59qui a commis des crimes.
00:09:00Est-ce que pour autant
00:09:01vous avez commis un crime ?
00:09:02Est-ce que pour autant
00:09:02on va vous retirer le droit de vote ?
00:09:04Ça arrive parfois, je crois.
00:09:05Ça peut arriver.
00:09:06Je ne suis pas certain
00:09:07que ça soit quelque chose
00:09:08qui soit positif pour la société.
00:09:10En revanche,
00:09:11je pense qu'en plus,
00:09:12c'est invalidé par tous les chiffres.
00:09:15C'est qu'en fait,
00:09:16aujourd'hui,
00:09:16le niveau d'éducation,
00:09:17ou en tout cas le niveau de diplôme,
00:09:18est-ce que ça veut dire
00:09:19que les gens sont plus intelligents ?
00:09:20Ce n'est pas certain.
00:09:21Mais le niveau de diplôme
00:09:22n'a jamais été aussi élevé
00:09:23dans notre société.
00:09:23On n'a jamais eu autant de gens
00:09:2510 CSP+,
00:09:2620% de la population.
00:09:27Et pour autant,
00:09:28il n'y a jamais eu autant
00:09:29de problématiques posées
00:09:31sur justement les électeurs.
00:09:32Donc je ne vois pas
00:09:33en quoi l'augmentation
00:09:34du niveau de diplôme
00:09:35pour voter
00:09:36va résoudre
00:09:37une quelconque crise démocratique.
00:09:39Ensuite,
00:09:39quant à l'attaque
00:09:39sur le gouvernement des juges,
00:09:41il y a plein de...
00:09:42Enfin, on pourrait revenir dessus,
00:09:43mais c'est encore un autre sujet.
00:09:44Je pense qu'il y avait
00:09:44beaucoup de choses
00:09:45qui étaient un peu mélangées,
00:09:46je trouvais,
00:09:46dans l'intervention de Xavier.
00:09:47En tout cas,
00:09:48on aime bien
00:09:49son intervention à Xavier.
00:09:50Allez-vous,
00:09:50restez avec nous,
00:09:51parce qu'il y aura
00:09:53d'autres sujets après,
00:09:54notamment notre grand débat
00:09:56qui ne va pas tarder.
00:09:57Puis juste avant ça,
00:09:57il y a les trois mots
00:09:58de l'actu de Majid Desimat
00:10:00et puis l'info
00:10:00était de Baptiste
00:10:01et les Métais.
00:10:02Voilà,
00:10:02qui arrive en prime d'ailleurs.
00:10:04Sud Radio.
00:10:05Sud Radio.
00:10:05Parlons vrai.
00:10:06Parlons vrai.
00:10:07Sud Radio.
00:10:08Parlons vrai.
00:10:09Sud Radio.
00:10:10Bercov dans tous ses états.
00:10:12Frédéric Brindel.
00:10:1417h17 sur Sud Radio,
00:10:15votre radio préférée.
00:10:17C'est l'heure
00:10:17des trois mots
00:10:17dans l'actu.
00:10:19Les vrais voix Sud Radio.
00:10:20Ça vous fait rigoler ?
00:10:21Frédéric Brindel.
00:10:21C'est vrai.
00:10:22Alors,
00:10:23vos trois mots du jour,
00:10:23Majid Desimat,
00:10:25effort,
00:10:25vacances et exploit.
00:10:27Et oui,
00:10:27effort,
00:10:28car oui,
00:10:28je cite,
00:10:29les plus aisés dans la société
00:10:30vont participer à l'effort national.
00:10:32Ce sont les mots
00:10:33de François Bayrou
00:10:33devant la rencontre
00:10:34des entrepreneurs de France
00:10:35tout à l'heure.
00:10:36Et après l'effort,
00:10:37bien sûr,
00:10:38le réconfort.
00:10:38Et donc,
00:10:38les vacances,
00:10:39le Premier ministre
00:10:40maintient ses propos d'hier soir.
00:10:42Il ne pouvait pas recevoir
00:10:43les responsables politiques
00:10:45car ils étaient en vacances
00:10:46et enfin,
00:10:48exploit,
00:10:48car hier,
00:10:49un petit français
00:10:49du nom de Hugo Blanchet
00:10:51que personne n'attendait
00:10:52a mis à terre
00:10:52le 16e mondial
00:10:54à coups de raquettes
00:10:55et de courage.
00:10:57Les vraies voix
00:10:58Sud Radio.
00:10:58Premier mot,
00:11:01effort.
00:11:02Alors,
00:11:02à la REF,
00:11:03vous allez pouvoir nous expliquer
00:11:04ce que c'est plus précisément,
00:11:05Magide,
00:11:05François Bayrou appelle les Français
00:11:07à se retrousser les manches.
00:11:08La REF.
00:11:09Eh oui,
00:11:09la REF.
00:11:10Qu'est-ce que c'est la REF,
00:11:11donc ?
00:11:11La rencontre des entrepreneurs
00:11:12de France.
00:11:12Du coup,
00:11:13François Bayrou a sorti
00:11:14le mot qui fâche,
00:11:16mais qu'il assume pleinement
00:11:17l'effort national.
00:11:19Dans son discours
00:11:19à la rencontre
00:11:20des entrepreneurs de France,
00:11:21le Premier ministre
00:11:22a voulu poser les bases
00:11:23de ce qu'il appelle
00:11:24une cohésion nationale.
00:11:26On l'écoute,
00:11:27c'était au micro
00:11:27de les confrères de BFM TV.
00:11:29Il faut que nous garantissions
00:11:30aux Français
00:11:31que les plus aisés
00:11:32dans la société,
00:11:33les plus favorisés,
00:11:35dont beaucoup,
00:11:36je le sais bien,
00:11:37ont construit
00:11:37pierre à pierre
00:11:38leur situation,
00:11:40que ceux-là
00:11:40vont participer
00:11:42à l'effort national,
00:11:44à la juste mesure
00:11:45de leur capacité.
00:11:46J'ai proposé
00:11:47que ce soit
00:11:47avec les commissions parlementaires
00:11:49de l'Assemblée nationale
00:11:50et du Sénat
00:11:50que nous précisions
00:11:52cet effort
00:11:53dont je veux
00:11:53simplement affirmer.
00:11:56Et oui,
00:11:56cette cohésion,
00:11:57dit-il,
00:11:57ne sera possible
00:11:58que si la justice
00:11:59est au rendez-vous.
00:12:00Mais attention,
00:12:00il nuance,
00:12:01je cite,
00:12:02pas question de fragiliser
00:12:03l'outil de travail,
00:12:04pas question non plus
00:12:05de donner aux investisseurs
00:12:06une raison de quitter le pays.
00:12:08En clair,
00:12:08oui,
00:12:09à l'effort partagé,
00:12:10non aux impôts
00:12:11qui pénaliseraient la production.
00:12:13En citant Mario Draghi
00:12:14et son rapport
00:12:14sur la compétitivité,
00:12:15Bayrou envoie un message clair,
00:12:17nous allons devoir faire
00:12:18des efforts conséquents,
00:12:20mais à condition
00:12:21que chacun,
00:12:22en particulier
00:12:22les plus aisés,
00:12:23prenne part.
00:12:24Sinon,
00:12:24il n'y aura ni cohésion,
00:12:25ni acceptation du budget.
00:12:27Bon,
00:12:27alors,
00:12:28c'était devant le MEDEF.
00:12:30Il a,
00:12:31visiblement,
00:12:32Mathieu Haque,
00:12:32notre Premier ministre,
00:12:33au moins un soutien,
00:12:34celui de Patrick Martin.
00:12:36C'est un peu...
00:12:37Et encore.
00:12:38Et encore.
00:12:39Et encore,
00:12:39puisque Patrick Martin
00:12:40a critiqué la mesure
00:12:41qui est critiquée
00:12:42par beaucoup
00:12:42de François Bayrou,
00:12:43qui sont les deux jours fériés,
00:12:44en indiquant que
00:12:45deux jours fériés,
00:12:47c'était travailler plus
00:12:48pour gagner autant
00:12:49ou voire gagner moins,
00:12:49en fait.
00:12:50Ce qui est complètement
00:12:51à rebours
00:12:51d'une idée
00:12:52de la vision
00:12:55qu'a le MEDEF
00:12:56du travail.
00:12:57Valoriser le travail,
00:12:58en l'occurrence.
00:12:59Valoriser le travail.
00:12:59Donc,
00:12:59le problématique,
00:13:00c'est que François Bayrou,
00:13:01finalement,
00:13:01et c'est ça,
00:13:02je trouve,
00:13:02qui est le plus complexe
00:13:03dans sa position,
00:13:04c'est qu'il joue
00:13:06l'opinion publique
00:13:06contre les parlementaires
00:13:08irresponsables.
00:13:09Le problème,
00:13:09c'est qu'il n'a pas
00:13:10de soutien dans l'opinion publique,
00:13:11puisqu'il est soutenu
00:13:12à 17% à peine
00:13:13des Français,
00:13:14ce qui est quand même
00:13:15moins d'un Français sur cinq.
00:13:16Et puis,
00:13:16surtout,
00:13:17c'est qu'en plus,
00:13:17il se coupe,
00:13:18par ses déclarations,
00:13:20des derniers soutiens,
00:13:21finalement,
00:13:21de son écurie politique,
00:13:23notamment du bloc central,
00:13:24que sont les chefs d'entreprise,
00:13:26par l'intermédiaire
00:13:27de leur voix du MEDEF,
00:13:28mais même aussi
00:13:28de la petite et moyenne
00:13:30d'entreprise,
00:13:31mais également des retraités
00:13:32avec la phrase
00:13:33sur les boomers.
00:13:34Donc,
00:13:34en fait,
00:13:34c'est compliqué pour lui,
00:13:35exactement,
00:13:36de se dire,
00:13:37je joue l'opinion publique
00:13:38et j'attaque des gens
00:13:40qui,
00:13:40en plus,
00:13:41sont structurellement
00:13:42plutôt pour moi,
00:13:43électoralement.
00:13:43Mathieu Davy,
00:13:45j'ai l'a dit,
00:13:46il a cité Mario Draghi,
00:13:47François Bayrou,
00:13:49avec le rapport
00:13:50sur la compétitivité,
00:13:52en nous disant,
00:13:54à nouveau,
00:13:54nous allons devoir
00:13:55faire des efforts conséquents,
00:13:56j'ai envie de dire,
00:13:57on en fait déjà
00:13:57beaucoup des efforts,
00:13:58enfin,
00:13:59les Français,
00:13:59en tout cas.
00:14:00Bien sûr,
00:14:00qui va les faire,
00:14:01à qui on les demande,
00:14:02on en discutera tout à l'heure,
00:14:04mais si on s'attaque
00:14:05aux boomers,
00:14:05alors allons chercher
00:14:06l'argent chez les boomers,
00:14:07mais si la question,
00:14:08c'est encore une fois,
00:14:09de venir sur,
00:14:11je dirais,
00:14:12les Français moyens,
00:14:13c'est-à-dire
00:14:13à peu près nous tous,
00:14:14la réponse est non
00:14:15et en tout cas,
00:14:16elle sera non,
00:14:16je pense,
00:14:16le 8 septembre.
00:14:17Sur les grands patrons,
00:14:19en l'occurrence,
00:14:19qui étaient là,
00:14:20il n'est pas trop
00:14:21vindicatif ?
00:14:23Pas du tout.
00:14:24Oui,
00:14:24pas du tout.
00:14:25Comme on peut parler
00:14:26vrai sur Sud Radio,
00:14:27c'est toujours les mêmes
00:14:27qui trinquent.
00:14:28Et j'ai l'impression
00:14:29que ça va être le cas.
00:14:30Allez,
00:14:30Magie,
00:14:31votre deuxième mot,
00:14:32demain soir,
00:14:33c'est bientôt,
00:14:33bientôt.
00:14:34Deuxième mot,
00:14:35vacances,
00:14:35car si les réunions
00:14:36n'ont pas eu lieu
00:14:37en août,
00:14:38c'est que les chefs de parti
00:14:39avaient déserté
00:14:40pour les vacances,
00:14:40c'est ce que nous expliquait
00:14:41le Premier ministre
00:14:42et le soir.
00:14:42Et oui,
00:14:42François Bayrou
00:14:44l'a encore confirmé
00:14:45tout à l'heure,
00:14:45impossible d'organiser
00:14:47des rendez-vous
00:14:47au mois d'août
00:14:48avec les chefs de parti.
00:14:49On l'écoute,
00:14:50c'était tout à l'heure
00:14:51au micro de nos confrères
00:14:51de BFM TV.
00:14:53Pendant le mois d'août,
00:14:55tous les Français,
00:14:56tout le gouvernement,
00:14:58soit moi,
00:14:59et les organisations,
00:15:01les responsables
00:15:02d'organisations
00:15:02sont pour la plupart
00:15:04au mois d'août
00:15:04en vacances.
00:15:05Et c'est bien normal.
00:15:07Et j'ai donc indiqué
00:15:09que ce n'était pas
00:15:10pendant ce mois d'août
00:15:11que je pouvais avoir
00:15:12les consultations
00:15:12puisque les responsables,
00:15:15pour la plupart,
00:15:16en dehors de quelques-uns
00:15:17sans doute,
00:15:18n'étaient pas là.
00:15:18Point.
00:15:20En quoi est-ce un reproche ?
00:15:22Tous les Français
00:15:22savent que c'est normal
00:15:24et que c'est comme ça
00:15:24que ça se passe.
00:15:26Sauf moi.
00:15:28Sauf que,
00:15:29même maintenant
00:15:30que la rentrée est là
00:15:31et que certains sont de retour,
00:15:33eh bien,
00:15:33Matignon ne les attire toujours pas.
00:15:35Pour rappel,
00:15:35le Premier ministre
00:15:36espère recevoir
00:15:37les responsables de parti
00:15:38pour préparer son vote
00:15:39de confiance le 8 septembre.
00:15:41Résultat,
00:15:42c'est plutôt timide.
00:15:43La France insoumise
00:15:44a déjà tranché.
00:15:45Manuel Bompard confirme
00:15:46que LFI
00:15:46ne participera pas
00:15:48à cette opération
00:15:49de sauvetage.
00:15:50Chez les écologistes,
00:15:51Marine Tondelier
00:15:52reste dubitative.
00:15:53Je cite,
00:15:54on ne voit pas bien l'intérêt.
00:15:55Le RN,
00:15:56lui,
00:15:56il sera,
00:15:57mais considère la rencontre
00:15:58plus comme un rendez-vous
00:15:59de politesse
00:15:59que comme un véritable dialogue.
00:16:01Lundi,
00:16:02Bayrou risque donc
00:16:03de se retrouver à Matignon
00:16:04avec beaucoup de sièges vides.
00:16:06Eh bien,
00:16:07on va en parler de tout ça
00:16:08à 18h40
00:16:09dans notre coup de projecteur,
00:16:10chers auditrices,
00:16:11chers auditeurs.
00:16:12Votre troisième mot,
00:16:13Magide,
00:16:14exploit,
00:16:15Hugo Blanchet.
00:16:16Blanchet,
00:16:16pardon,
00:16:1726 ans,
00:16:18signe une prouesse.
00:16:19C'est une petite Blanchet ?
00:16:20Non,
00:16:20mais c'était parce que
00:16:20c'est à l'US Open,
00:16:21donc je voulais faire Blanchet.
00:16:22Ah oui,
00:16:23les articles,
00:16:24l'appeler comme ça.
00:16:26C'est pour ça que je répète bêtement.
00:16:27On vous écoute, Magide.
00:16:28Eh oui,
00:16:29à New York,
00:16:29sur le cours numéro 7,
00:16:30le spectacle a tenu
00:16:31toutes ses promesses.
00:16:33Hugo Blanchet,
00:16:3326 ans,
00:16:34classé 184ème mondial,
00:16:36l'a fait trembler
00:16:37le 16ème.
00:16:37Jakub Menzik,
00:16:39pendant 5-7
00:16:39jusqu'au super tie-break final.
00:16:41Mais même Joe Wilfried Tsonga,
00:16:43derrière son écran en France,
00:16:44a applaudi,
00:16:45partageant le moment
00:16:46sur ses réseaux sociaux.
00:16:47Et pourtant,
00:16:48la jeune carrière de Hugo
00:16:50n'a pas toujours été
00:16:50un long fleuve tranquille.
00:16:52Déjà,
00:16:53à 22 ans,
00:16:53il était 960,
00:16:5420ème mondial.
00:16:55À force d'investir,
00:16:56il s'est même demandé
00:16:57s'il devait arrêter,
00:16:59comme il le témoigne
00:16:59sur Tennis Actu TV.
00:17:01En fin août,
00:17:03j'étais toujours
00:17:03900 ou 880,
00:17:05quelque chose comme ça.
00:17:06Et voilà,
00:17:06je suis allé voir mes parents
00:17:07parce que
00:17:08c'était eux
00:17:09qui finançaient pas mal,
00:17:11enfin,
00:17:11qui finançaient quasiment
00:17:12totalement mes saisons.
00:17:15Donc,
00:17:15je suis allé voir
00:17:16et je leur ai dit
00:17:16bon,
00:17:17peut-être que,
00:17:18voilà,
00:17:18moi,
00:17:18je stagne un petit peu,
00:17:20je passe toujours
00:17:20pas le cap,
00:17:21donc je me dis
00:17:22autant
00:17:22autant que
00:17:25tout le monde
00:17:25garde son argent.
00:17:28Et enfin,
00:17:29un petit message personnel.
00:17:30Comme quoi,
00:17:30never give up,
00:17:31comme disent les anglais.
00:17:33Surtout que c'est un pote de Magid.
00:17:34Oui,
00:17:34justement,
00:17:35un petit message.
00:17:36Oui,
00:17:37enfin,
00:17:37petit message personnel à Hugo.
00:17:39Toi et moi,
00:17:40on a grandi dans le même village
00:17:41à Châtillon-Michaille.
00:17:42On était dans la même classe,
00:17:44on jouait dans la même cour
00:17:45de récréation au foot.
00:17:46Maintenant,
00:17:46tu joues dans la cour des grands.
00:17:48Je suis fier du chemin
00:17:48que tu as parcouru
00:17:49et j'espère que
00:17:50tu iras loin encore.
00:17:51Vous aussi,
00:17:51vous êtes dans la cour des grands Magid.
00:17:53Pareil.
00:17:53En revanche,
00:17:54on t'enille,
00:17:55c'est pas ça.
00:17:55Magid.
00:17:56C'est très moyen.
00:17:57C'est très bien.
00:17:59Allez,
00:17:59c'est l'Info Vacances.
00:18:01Les vrais voix sud radio.
00:18:02La première du petit...
00:18:03La première de Baptiste Téléméthée.
00:18:06Après trois ans de règne,
00:18:07Baptiste,
00:18:08le film Red Notice
00:18:09de Dwayne Johnson
00:18:10et Ryan Reynolds
00:18:11perd sa place
00:18:12du film le plus vu
00:18:13de Netflix
00:18:14sur les 91 premiers jours.
00:18:16Effectivement,
00:18:17236 millions de vues
00:18:19en seulement trois mois.
00:18:20C'est le record
00:18:20que vient de battre
00:18:21le film d'animation
00:18:22K-pop Demo Hunter.
00:18:24La production américaine
00:18:25d'1h30
00:18:25est déjà disponible
00:18:26sur Netflix.
00:18:27Elle met en scène
00:18:28un Girls Band
00:18:28en guerre
00:18:29contre un Boys Band
00:18:30de démons
00:18:30pour le but
00:18:31de voler
00:18:32l'âme des fans.
00:18:34On écoute tout de suite
00:18:35la bande d'annonce.
00:18:36Je l'ai trop entendu déjà.
00:18:40Pour le monde entier,
00:18:42vous serez des stars
00:18:42de la pop.
00:18:45Mais en réalité,
00:18:47vous serez bien plus que ça.
00:18:51Vous serez
00:18:52des chasseresses.
00:18:57Ouais !
00:18:58Les chasseresses !
00:19:00Ça cartonne !
00:19:01Ma fille est en 11 ans,
00:19:03ça cartonne dans sa génération.
00:19:04Je pense qu'elle l'a vue
00:19:05250 millions de fois.
00:19:06Elle a bien à 16 ans,
00:19:07ça y est,
00:19:08elle ne regarde pas.
00:19:09C'est passé.
00:19:09C'est que sur une certaine
00:19:12tranche d'âge.
00:19:14Ce succès s'explique.
00:19:15Les personnages sont drôles,
00:19:16attachants, divertissants.
00:19:18Le tout à travers
00:19:18une animation
00:19:19dans le style du film
00:19:21Spider-Man à grosse de verse,
00:19:22le dessin animé.
00:19:23Le film dégage
00:19:24une vraie énergie.
00:19:25La double rivalité
00:19:26à la fois musicale
00:19:28et idéologique
00:19:28entre les chasseresses
00:19:29et les démons
00:19:30tient le public en haleine
00:19:31du début à la fin.
00:19:32Malgré tout,
00:19:32la raison qui explique
00:19:34le succès du film,
00:19:35c'est qu'il ne se contente pas
00:19:36d'enchaîner les clichés.
00:19:37Le scénario est recherché
00:19:39et donc,
00:19:39sans vouloir vous spoiler,
00:19:41pour gagner,
00:19:42les superstars de la pop,
00:19:43elles vont devoir utiliser
00:19:44autre chose
00:19:44que le simple pouvoir
00:19:45de l'amitié
00:19:46qu'on voit dans
00:19:46tous les dessins animés.
00:19:48Alors,
00:19:48il y a une info
00:19:49dans votre truc,
00:19:50c'est qu'il y a
00:19:50deux suites prévues.
00:19:51C'est ça que vous me dites, Baptiste ?
00:19:53Ça, ça va faire plaisir
00:19:54à ma fille.
00:19:54Au vu du succès,
00:19:56ce n'est pas une,
00:19:56mais deux suites
00:19:57de prévues par la production.
00:19:59Malheureusement,
00:20:00pour nos fans de K-pop,
00:20:01la date n'a pas encore vêté.
00:20:02Ça, les attendent ça
00:20:03patiemment.
00:20:04Excellente première de Baptiste
00:20:05qui, en plus,
00:20:07fait plaisir
00:20:07à la fille de la présentatrice
00:20:09qui l'a tout repris.
00:20:10Au top,
00:20:10au top Baptiste.
00:20:11Allez,
00:20:12dans un instant,
00:20:12c'est notre grand débat du jour.
00:20:14Clermont-Ferrand s'enlise
00:20:15dans la violence
00:20:16des trafics de drogue,
00:20:16fusillades,
00:20:17règlements de comptes
00:20:18et déjà quatre homicides
00:20:19depuis janvier.
00:20:19Bruno Retailleau
00:20:20a réuni ce matin
00:20:21le préfet du Puy-de-Dôme
00:20:22et les responsables
00:20:23de la police
00:20:24et de la gendarmerie.
00:20:25Une réunion d'une heure et demie
00:20:26pour une seule annonce.
00:20:27La venue du ministre
00:20:28à Clermont
00:20:28le 5 septembre
00:20:29dans les quartiers minés
00:20:30par les dealers.
00:20:31De nombreuses villes moyennes
00:20:32sont le théâtre
00:20:33de violences liées
00:20:34au trafic de stupléfiants.
00:20:37Plusieurs d'entre elles
00:20:38ont mis en place
00:20:39des couvre-feu
00:20:40pour les mineurs, d'ailleurs.
00:20:41L'action armée
00:20:42des narcotrafiquants
00:20:44sème la terreur.
00:20:45L'État ne semble pas
00:20:46toujours armé
00:20:47pour mettre un terme
00:20:48à ce fléau.
00:20:49Pas question sur le compte
00:20:50X de Sud Radio.
00:20:52Suite à ce projet
00:20:53de visite de Bruno Retailleau
00:20:54à Clermont-Ferrand,
00:20:56le narcotrafic
00:20:57est-il plus fort
00:20:58que l'État français ?
00:20:59Donnez votre avis.
00:21:00Et puis appelez-nous,
00:21:01vous le savez,
00:21:010826 300 300.
00:21:03On est avec Bruno Pommard
00:21:05pour en parler.
00:21:06Bruno, vous êtes maire
00:21:07de Belleflou dans l'eau,
00:21:08de fondateur du RAID
00:21:09et puis un habitué
00:21:10des vrais voix.
00:21:10Comment ça va ?
00:21:11Bonsoir Bruno.
00:21:12Écoutez, très très bien.
00:21:13Je me suis arrêté
00:21:14exprès pour vous parler.
00:21:15C'est un bonheur
00:21:16de vous avoir
00:21:16en vacances.
00:21:18Vous avez bonne mine.
00:21:18Oui, on dirait, non ?
00:21:21Non, non, je suis revenu,
00:21:22je suis revenu.
00:21:23Au travail.
00:21:24Allez, on est tous sérieux.
00:21:25Bruno, démanteler les réseaux,
00:21:27OK, les réseaux narcotrafiquants,
00:21:29mais que faire pour empêcher
00:21:30qu'ils reviennent en fait,
00:21:31qu'ils repoussent ?
00:21:32C'est une hydre, ces réseaux.
00:21:33On coupe une tête,
00:21:34il y en a une qui repousse.
00:21:35On pense évidemment
00:21:36à Marseille, à Nîmes
00:21:37et à pas mal de grandes villes
00:21:38ou de villes médianes
00:21:39actuellement en France.
00:21:40Oui, il y a un gros réseau,
00:21:41on le sait,
00:21:42la DZ Mafia
00:21:43qui a imprégné
00:21:45la totalité de notre territoire.
00:21:46Cette fameuse mafia narco
00:21:48de narcotrafiquants
00:21:50qui ont évidemment
00:21:50imprégné le territoire français
00:21:53de façon exponentielle
00:21:55puisqu'on le sait maintenant.
00:21:56Même les villes moyennes
00:21:57sont touchées par les stupéfiants.
00:21:59Et encore une fois,
00:22:00l'État,
00:22:01et je crois que les services de police,
00:22:02il faut leur rendre hommage,
00:22:03croyez-moi,
00:22:03parce que leur travail n'est pas simple.
00:22:05J'étais encore hier
00:22:05avec des copains de l'OFAS
00:22:07avec qui je discutais.
00:22:08Ils n'arrêtent pas,
00:22:09ils ne lâchent pas l'attention,
00:22:10ils ne lâchent pas la pression
00:22:11sur ces réseaux.
00:22:13Mais le travail est immense.
00:22:14Le travail est immense
00:22:14parce qu'effectivement,
00:22:15on a perdu quelque peu la main,
00:22:17il faut le dire,
00:22:18sur ce sujet.
00:22:19Pourquoi ?
00:22:19Parce qu'encore une fois,
00:22:21les importations de stupes
00:22:23sont,
00:22:25j'emploie encore le mot exponentielle,
00:22:26mais c'est la vérité.
00:22:28On avait,
00:22:28il y a quelques années,
00:22:29moi quand j'ai connu ça
00:22:29du temps du raid...
00:22:30On va en reparler.
00:22:31Bruno, vous connaissez le principe.
00:22:33On va en reparler dans un instant.
00:22:35On ne fait pas le débat tout de suite.
00:22:36Vous restez avec nous,
00:22:37surtout ne bougez pas trop
00:22:38de votre voiture
00:22:38parce que vous vous captez parfaitement.
00:22:40On vous entend très bien.
00:22:42Vous aussi,
00:22:43les auditrices,
00:22:43les auditeurs,
00:22:44restez là.
00:22:44On revient dans un instant
00:22:45pour le grand débat du jour.
00:22:46Sud Radio.
00:22:47Sud Radio.
00:22:48Parlons vrai.
00:22:48Parlons vrai.
00:22:49Sud Radio.
00:22:50Parlons vrai.
00:22:51Les Vraies Voix Sud Radio.
00:22:5317h, 19h.
00:22:54Judith Belair,
00:22:55Frédéric Brindel.
00:22:57C'est la fête des Mathieu.
00:22:58Les deux Mathieu sont là.
00:22:59Mathieu Hox,
00:23:00secrétaire général adjoint du millénaire.
00:23:02Mathieu Davy,
00:23:03avocat en droit de la presse
00:23:04et de la propriété intellectuelle.
00:23:05Ils sont prêts, Judith.
00:23:07Je vous les livre.
00:23:07Nous sommes sur le départ
00:23:09sur les chapeaux de rouille
00:23:10les 17h34.
00:23:12C'est le grand débat du jour.
00:23:13Les Vraies Voix Sud Radio.
00:23:15Le grand débat du jour.
00:23:17Trafic de drogue,
00:23:18fusillades,
00:23:18règlements de comptes.
00:23:20Clermont-Ferrand s'enfonce
00:23:21dans une spirale de violence
00:23:22depuis plusieurs semaines.
00:23:23Quatre homicides
00:23:24depuis le début de l'année
00:23:25et une population
00:23:26qui ne cache plus
00:23:27son exaspération
00:23:27et sa peur.
00:23:28Bruno Retailleau
00:23:29a donc réuni ce jeudi matin
00:23:30au ministère de l'Intérieur
00:23:31le préfet du Puy-de-Dôme
00:23:32et les patrons de la police
00:23:33et de la gendarmerie.
00:23:34Une heure et demie
00:23:35de discussion
00:23:35pour une seule annonce
00:23:36pour l'instant.
00:23:37La venue du ministre
00:23:37à Clermont
00:23:38le 5 septembre prochain.
00:23:40Objectif affiché
00:23:41reprendre le terrain
00:23:42réaffirmer l'autorité
00:23:43de l'Etat
00:23:44dans les zones de deal
00:23:45de la gare
00:23:46et de croix de Néra
00:23:47devenu le théâtre
00:23:48d'affrontements sanglants.
00:23:50Un autre exemple
00:23:50alors qu'il participait
00:23:52à une opération
00:23:52de démantèlement
00:23:53d'un point de deal
00:23:54le maire de Charleville-Mézières
00:23:56Boris Ravignon
00:23:58a été la cible
00:23:59de tir de mortier.
00:24:00Les maires de Clermont-Ferrand
00:24:01Limoges, Besançon, Béziers
00:24:03et tant d'autres
00:24:04crient à leur impuissance
00:24:05face à des armées
00:24:06de narcotrafiquants
00:24:07toujours plus terrorisantes
00:24:09pour les populations locales.
00:24:12Ils appellent solennellement
00:24:13à une réponse extrême
00:24:14et ferme de la justice
00:24:16et à des peines exemplaires.
00:24:17Ces maires,
00:24:18nous vous posons la question
00:24:19sur le compte X
00:24:20de Sud Radio.
00:24:21Le narcotrafic
00:24:22est-il plus fort
00:24:24que l'Etat français ?
00:24:25Eh bien, vous dites oui
00:24:26à 86%.
00:24:28Eh bien, c'est assez clair
00:24:30pour les auditrices
00:24:31et les auditeurs
00:24:31de Sud Radio.
00:24:32On est avec Bruno Pommard
00:24:33qui est maire de Bellefou
00:24:34dans l'eau
00:24:34des fondateurs du Red
00:24:35pour en parler.
00:24:36Bonsoir Bruno.
00:24:37Juste avant la coupure,
00:24:38vous avez commencé
00:24:39à nous expliquer
00:24:41un petit peu
00:24:41tout le contexte.
00:24:42Je vais quand même
00:24:43rappeler quelques chiffres.
00:24:44En 2024,
00:24:45il y a eu 53,5 tonnes
00:24:47de cocaïne
00:24:48qui ont été saisies.
00:24:49Plus du double
00:24:49par rapport à 2023,
00:24:50soit une augmentation
00:24:51de 130% du trafic
00:24:54et plus de 9 millions
00:24:55de comprimés d'Extasy
00:24:56et d'EMDM1
00:24:56ont été saisies.
00:24:57Donc, pareil,
00:24:58plus 123 par rapport
00:24:59à 2023.
00:25:00C'est absolument énorme.
00:25:02Oui, on pouvait rajouter
00:25:04une économie
00:25:04qui est de l'ordre
00:25:05de 6 à 7 milliards.
00:25:07Donc, ce n'est pas rien.
00:25:08Qui est d'ailleurs
00:25:09inclue dans le PIB national.
00:25:11Ça, c'est quelque chose
00:25:12d'intéressant à dire.
00:25:14Oui, c'est un vrai fléau
00:25:15que le narcotrafic.
00:25:17Et il y a un travail
00:25:18qui est considérable
00:25:19à mener.
00:25:20C'est vrai que l'Etat
00:25:20qui bouge,
00:25:22on ne peut pas dire
00:25:23que l'Etat ne bouge pas.
00:25:24Ça ne serait pas reconnaissant
00:25:27vis-à-vis des policiers,
00:25:28de l'OFAS,
00:25:29des équipes de stup
00:25:30qui travaillent sur le terrain
00:25:30sans cesse.
00:25:31Mais le problème,
00:25:32c'est que, vous savez,
00:25:33un Etat, c'est lourd à bouger.
00:25:35Et les narcotraffiquants
00:25:36vont très très vite
00:25:38pour mettre en place
00:25:39toute la toile d'araignée
00:25:42qu'ils ont mis en place
00:25:43depuis quelques années
00:25:44et qu'on n'a pas su résorber
00:25:47en quelque sorte
00:25:48par la bataille,
00:25:54je dirais,
00:25:55des services de police
00:25:56qui sont un peu dépassés.
00:25:58Je pense que le travail
00:26:00doit être mené,
00:26:01encore une fois,
00:26:02de fond.
00:26:03Les services de police
00:26:04ont fait des avancées.
00:26:05On ne peut pas le nier.
00:26:06Vous savez que
00:26:07lorsque Darmanet
00:26:08est passé au ministère intérieur,
00:26:10il y a eu la Lothmi
00:26:11qui a permis
00:26:11de créer des postes
00:26:12à l'OFAS,
00:26:13qui a permis
00:26:13de créer des postes en PJ,
00:26:15qui a permis
00:26:16d'avoir du matériel,
00:26:16parce qu'il faut du matériel
00:26:17pour lutter contre les stupes.
00:26:19Maintenant,
00:26:19au ministère de la Justice,
00:26:20on l'a vu encore une fois,
00:26:21Darmanet a quand même bougé
00:26:22avec Vendel Le Vieil
00:26:24et Condé sur Sartes
00:26:25qui sont deux réponses
00:26:27importantes, je trouve,
00:26:28pour la lutte
00:26:29contre le narcotrafic.
00:26:30Alors, c'est vrai
00:26:30qu'on a l'impression
00:26:31de faire quelque chose
00:26:33un petit peu en haut là-bas
00:26:35et on se dit
00:26:35en dessous,
00:26:36tout continue.
00:26:37Oui, c'est vrai,
00:26:37ça continue,
00:26:38mais je crois qu'il faut
00:26:39qu'on tape sur les réseaux
00:26:40au plus haut niveau.
00:26:41Ce qui a été fait,
00:26:42d'ailleurs,
00:26:42il faut le signaler
00:26:43avec le Z-Mafia,
00:26:45avec le Team Yoda
00:26:45qui a été un parti anéanti.
00:26:48Ça, c'est les groupes
00:26:49de Marseille, Bruno.
00:26:50C'est eux qui...
00:26:51Alors, on a votre point de vue,
00:26:53Bruno.
00:26:54C'est eux qui mènent le tour.
00:26:55Oui, oui, oui.
00:26:56C'est eux qui mènent le tour.
00:26:56Oui, oui, oui, tout à fait.
00:26:57Alors, point de vue de la police,
00:26:58on a la chance
00:26:59d'avoir un avocat aussi
00:27:00dans les vraies voix
00:27:01ce soir,
00:27:02Thomas...
00:27:03Mathieu Davy.
00:27:04Ben alors ?
00:27:05Mathieu Davy,
00:27:08est-ce que la justice,
00:27:09qui est souvent montrée du doigt
00:27:11parce que pas assez répressif,
00:27:13parce que trop tolérante
00:27:15ou etc.,
00:27:16je ne sais quoi ?
00:27:17Est-ce que vous avez l'impression
00:27:19qu'il y a une prise de conscience
00:27:20aussi au niveau de la justice
00:27:21pour enrayer ces narcotrafiques ?
00:27:23Parce que, attention,
00:27:24les juges aussi
00:27:25subissent la pression.
00:27:26On connaît le principe
00:27:27de ces gros narcotrafiquants.
00:27:29La question que vous posez,
00:27:31c'est est-ce que le narco...
00:27:32Est-ce que l'État français
00:27:33est supérieur ?
00:27:35Dans l'État,
00:27:35il y a l'État de droit,
00:27:36pour moi.
00:27:37Et effectivement,
00:27:38une réflexion qui me vient,
00:27:39c'est est-ce que le droit
00:27:40est appliqué ?
00:27:41Je ne parle pas des juges,
00:27:42je parle d'est-ce que
00:27:43notre droit est suffisamment puissant
00:27:44contre les réseaux,
00:27:46contre peut-être les consommateurs,
00:27:48peut-être contre le droit international,
00:27:50contre les pays producteurs.
00:27:52Est-ce que notre droit,
00:27:53qui normalement doit nous protéger,
00:27:55on parle de réseaux criminels
00:27:56et délictuels du côté du consommateur,
00:27:58est-ce que le droit est mis en place
00:28:00et réellement appliqué ?
00:28:01Si le droit est fort,
00:28:02l'État est fort,
00:28:03et là,
00:28:04on voit bien qu'on est un peu faible,
00:28:05on voit bien qu'on est dépassé.
00:28:07Alors, est-ce que la réponse,
00:28:07ce n'est pas l'État d'urgence
00:28:08contre l'État de droit en général ?
00:28:10C'est le principe.
00:28:10Moi, je vais vous dire,
00:28:11je crois que la cocaïne
00:28:12devrait être aujourd'hui
00:28:14un sujet de santé publique numéro un.
00:28:16Quand vous voyez des mineurs
00:28:17qui en prennent,
00:28:18quand vous voyez qu'on parle
00:28:18de millions de consommateurs
00:28:19et quand vous voyez
00:28:20les désastres absolus,
00:28:22absolus que ça a pour la santé.
00:28:25On parle de drogue dure,
00:28:26on parle de mort,
00:28:27on parle d'arrêt cardiaque,
00:28:29on parle de vie détruite.
00:28:31Qu'est-ce qu'on fait ?
00:28:32Non mais sérieusement,
00:28:33bon, il y a le cannabis,
00:28:35mais les drogues dures maintenant,
00:28:36les drogues de synthèse,
00:28:37on fait quoi ?
00:28:38Sous-entendu,
00:28:39s'il n'y a pas de consommateurs,
00:28:40il n'y a pas de trafic.
00:28:41C'est comme ça que vous voyez le problème.
00:28:42J'attends d'un ministre aujourd'hui
00:28:43qui nous dise
00:28:44c'est un sujet d'intérêt général numéro un
00:28:47et je vais mettre en place des moyens
00:28:48et une politique répressive.
00:28:50Pardon,
00:28:51encore une fois,
00:28:52je ne vise pas que le consommateur
00:28:53quand je dis ça,
00:28:54je vise toute l'échelle,
00:28:55je vise tout le système en tant que tel.
00:28:58Je crois qu'on est extrêmement faible
00:29:00sur ce sujet
00:29:01et qui n'est pas arrangé
00:29:02par le comportement
00:29:02de certains politiques eux-mêmes.
00:29:04Pardon,
00:29:04mais quand on voit
00:29:05qu'on a un sénateur
00:29:06ou un député
00:29:07qui va acheter de la drogue
00:29:09et que donc,
00:29:10comme si ça sous-entendait
00:29:12que dans le pouvoir,
00:29:13que dans l'école blanc,
00:29:14il y a une sorte de tolérance.
00:29:16Tolérance zéro sur la drogue.
00:29:18Parce qu'on parle de nos enfants,
00:29:19pardon.
00:29:19Oui, clairement.
00:29:21Mathieu Hock,
00:29:22on sait en plus que ce trafic,
00:29:24il est bien rodé,
00:29:25qu'il y a des guetteurs,
00:29:26il y a le dealer,
00:29:27il y a des cartes de fidélité
00:29:28pour contrôler les clients.
00:29:29Enfin, tout ça est extrêmement bien ficelé.
00:29:31Il y a carrément des vraies zones
00:29:32de non-droit sur notre territoire aujourd'hui.
00:29:34Oui, en effet.
00:29:35En fait,
00:29:35il y a plusieurs éléments de réponse,
00:29:37mais je rejoins ce qui vient d'être dit.
00:29:39Ce que l'est majeur à comprendre
00:29:40sur le narcotrafic,
00:29:41c'est que l'état de droit
00:29:43a créé des zones de non-droit
00:29:44dans notre pays.
00:29:46Pour plein de raisons, en fait.
00:29:47Parce qu'on a laissé installer,
00:29:49par le manque de réponse pénale,
00:29:52et nous on a travaillé dessus,
00:29:53c'est d'ailleurs un des aspects manquants
00:29:55de la loi narcotrafic,
00:29:56c'est la réponse pénale.
00:29:57On a laissé...
00:29:58La réponse pénale pour les trafiquants
00:29:59ou pour les consommateurs ?
00:30:01Pour les consommateurs,
00:30:01j'y viendrai aussi,
00:30:02mais surtout pour les trafiquants.
00:30:04On a laissé prospérer un climat
00:30:06et un sentiment d'impunité,
00:30:08parce que justement,
00:30:08la sanction n'était pas forte.
00:30:09Avec quelque chose qui est très simple,
00:30:11vous ouvriez aujourd'hui
00:30:12le code pénal
00:30:13pour toute infraction
00:30:14liée au trafic,
00:30:16à la production,
00:30:17à la détention et au trafic,
00:30:18c'est censé être puni
00:30:19de 20 ans de réclusion criminelle.
00:30:21Or, la réalité,
00:30:22c'est que cette peine de 20 ans
00:30:23n'est quasiment jamais prononcée
00:30:25pour un narcotrafiquant.
00:30:28Et en plus, lorsqu'elle est...
00:30:29Pourquoi ?
00:30:29Parce qu'il y a des juges
00:30:30qui ne la prononcent pas,
00:30:31parce que justement,
00:30:32ils considèrent que,
00:30:33pour plusieurs facteurs,
00:30:34il faut diminuer la peine.
00:30:35Ensuite, après,
00:30:36dans d'autres points,
00:30:37c'est que la peine
00:30:38qui est prononcée ensuite,
00:30:40après par le juge,
00:30:40n'est jamais réellement celle
00:30:41qui est effectuée,
00:30:42puisqu'on a le système
00:30:43de réaménagement automatique de peine.
00:30:45Donc, tout cela pour dire
00:30:46qu'on a une sensation d'impunité.
00:30:49En plus, vous avez un autre élément,
00:30:50c'est que les narcotrafiquants,
00:30:52comme vous l'avez très bien dit,
00:30:53sont très organisés
00:30:54et utilisent des mineurs.
00:30:55Or, aujourd'hui,
00:30:56le droit des mineurs,
00:30:57justement,
00:30:58avec la justice des mineurs
00:30:58qui divise par deux
00:30:59automatiquement la peine,
00:31:01fait que, de fait,
00:31:02c'est beaucoup plus compliqué
00:31:02de mettre des mineurs en prison.
00:31:04Donc, tout ça fait qu'aujourd'hui,
00:31:05on a un État de droit
00:31:06qui crée des zones de droit.
00:31:07Ensuite, après,
00:31:07la question qui est posée,
00:31:09c'est comment, aujourd'hui,
00:31:10on règle la question
00:31:11du marché de la drogue ?
00:31:13Est-ce qu'on peut être plus fort
00:31:15que les narcotrafiquants ?
00:31:16Travailler sur les consommateurs,
00:31:18également.
00:31:18Et il y a beaucoup de choses
00:31:19à faire en ce moment,
00:31:20en la matinée.
00:31:20Bruno Pommard,
00:31:21pour rebondir sur ce que dit Mathieu Hauck,
00:31:23ces jeunes mineurs
00:31:24qui sont guetteurs,
00:31:25souvent, etc.,
00:31:26et qui servent beaucoup
00:31:27au narcotrafic,
00:31:28on le sait,
00:31:28parce qu'ils subissent
00:31:29moins de condamnations
00:31:30ou pas du tout, parfois,
00:31:31c'est des gamins qui gagnent
00:31:32en une journée
00:31:33ce que leurs parents gagnent
00:31:34en un mois.
00:31:34Donc, il y a aussi
00:31:35ce problème-là.
00:31:36C'est-à-dire que,
00:31:36tant qu'il y a une vraie misère
00:31:38dans les quartiers,
00:31:39il continuera à y avoir
00:31:40des îleurs
00:31:41et ce système de narcotrafic
00:31:42avec des mineurs intégrés, quoi.
00:31:45Oui, il faut essayer
00:31:47de casser, évidemment,
00:31:49au plus haut, déjà,
00:31:50les réseaux.
00:31:51Je parle de la DZ Mafia,
00:31:53qui a installé vraiment
00:31:54un dispositif extraordinaire,
00:31:58je dirais,
00:31:58excusez-moi le terme,
00:31:59mais c'est vrai,
00:32:00et qui permet, effectivement,
00:32:01maintenant,
00:32:01de défier,
00:32:02non seulement la police,
00:32:04mais de défier,
00:32:04également,
00:32:04les élus.
00:32:05Et on le voit,
00:32:06en mettant la pression
00:32:07et en embauchant des mineurs.
00:32:09Souvent, des jeunes déscolarisés,
00:32:10souvent des jeunes
00:32:11qui ne sont même pas,
00:32:11d'ailleurs,
00:32:12de la région ou du département.
00:32:13Oui, ils descendent à Marseille,
00:32:15ils viennent du centre de la France
00:32:16ou je ne sais quoi.
00:32:17Eh oui, bien sûr.
00:32:18Les shooters,
00:32:19ce qu'on appelle les shooters,
00:32:19c'est ceux qui font
00:32:20les basses besognes, etc.
00:32:22Donc, il y a vraiment
00:32:23une organisation
00:32:23comme une entreprise
00:32:24qui s'est mise en marche
00:32:25et c'est très compliqué.
00:32:27Mais encore une fois,
00:32:28je pense qu'au-delà
00:32:28de l'aspect purement droit,
00:32:30parce que vous savez,
00:32:31chez plein de jeunes
00:32:32qu'on retrouve en prison,
00:32:33ça ne leur fait plus peur,
00:32:34la prison.
00:32:35Parce qu'à la limite,
00:32:35ils préfèrent vivre
00:32:3610 ans de leur vie
00:32:37en gagnant 10 000 euros par mois
00:32:39que vivre toute une vie normale
00:32:41au ZMIG.
00:32:42Vous voyez,
00:32:43je fais un raccourci,
00:32:44mais je l'ai entendu dire
00:32:44tant que des jeunes, ça.
00:32:45Donc, vous voyez un petit peu
00:32:46où on en est.
00:32:47Donc, il y a tout un travail,
00:32:48non seulement de répression,
00:32:49et vos invités l'ont dit
00:32:50très justement,
00:32:51de répression traitée dure
00:32:52sur les consommateurs,
00:32:53c'est une chose.
00:32:54Ça, c'est important.
00:32:54Sur les trafiquants, évidemment.
00:32:56Mais également
00:32:57sur les pays producteurs.
00:33:00Exactement.
00:33:00Au Maroc du Rif,
00:33:01qui nous envoie des tonnes
00:33:02de chites en France.
00:33:05La Colombie,
00:33:06qui produit plus de
00:33:073 500 tonnes
00:33:08de cocaïne par an.
00:33:09Et qui prospère en ce moment
00:33:10grâce à ça.
00:33:12Eh oui.
00:33:12Donc, vous voyez un petit peu
00:33:13ce qui se passe.
00:33:14Donc, tout ça,
00:33:15il faut essayer de travailler ensemble.
00:33:16Et surtout,
00:33:17permettez-moi de revenir
00:33:18à un sujet,
00:33:18vous savez que j'y tiens beaucoup,
00:33:20c'est le travail
00:33:20de prévention
00:33:21et d'éducation
00:33:23à faire sur notre jeunesse.
00:33:24Moi, je l'ai fait
00:33:25tout cet été.
00:33:25Je suis allé sur des quartiers
00:33:26nord de Marseille
00:33:27travailler avec mes équipes
00:33:28de policiers.
00:33:29Je vous assure
00:33:30qu'il y a un travail
00:33:30de prévention à mener
00:33:31pour éviter que ces jeunes
00:33:33partent à la dérive.
00:33:35Mais beaucoup,
00:33:36Bruno aussi,
00:33:37on l'a dit
00:33:38sur les consommateurs,
00:33:39moi, le passionné
00:33:40de cyclisme
00:33:41et ancien cycliste
00:33:41que je suis,
00:33:42vous savez,
00:33:42on a une habitude,
00:33:43c'est les tests antidopage.
00:33:44Si vous testez les gens
00:33:46sur prise de cocaïne
00:33:47ou pas,
00:33:47on sait.
00:33:48On pourrait en faire un
00:33:49à l'Assemblée nationale
00:33:50ou au Sénat
00:33:50pour reprendre
00:33:51ce que disait
00:33:51Mathieu Davy.
00:33:520 826 300 300,
00:33:54Xavier,
00:33:54notre auditeur,
00:33:55fil rouge.
00:33:56L'État plus fort
00:33:57ou moins fort
00:33:58que le narcotrafic
00:33:59pour vous,
00:34:00Xavier ?
00:34:01Il faut être moins fort
00:34:04que le narcotrafic.
00:34:05Après,
00:34:06il y a beaucoup
00:34:06d'hypocrisie
00:34:07dans la classe politique
00:34:08autour de la vente
00:34:09de drogue,
00:34:09du trafic de drogue
00:34:10parce qu'on sait
00:34:11que,
00:34:13par exemple,
00:34:13l'homme se drogue
00:34:14depuis des millénaires.
00:34:15Donc,
00:34:15on n'éteindra pas
00:34:17absolument
00:34:18la consommation de drogue.
00:34:19C'est une connerie.
00:34:20On sait aussi
00:34:20que la prohibition,
00:34:22ça ne marche pas vraiment.
00:34:23Ils ont essayé
00:34:24aux États-Unis
00:34:24avec l'alcool.
00:34:25On a vu le résultat,
00:34:26ça a créé
00:34:26des mafias immenses.
00:34:27Alors,
00:34:28peut-être qu'on peut trouver
00:34:28des solutions entre deux.
00:34:30Par exemple,
00:34:31légaliser le cannabis
00:34:32pour créer une filière
00:34:33qui soit sous contrôle
00:34:34de l'État
00:34:34et où on n'est pas
00:34:35des mafias
00:34:36qui profitent
00:34:36de la consommation
00:34:37de cannabis.
00:34:38On pourrait aussi,
00:34:40comme a dit Bruno Pommard,
00:34:41avec qui je ne suis pas
00:34:42toujours d'accord
00:34:42parce qu'il vit...
00:34:43Moi non plus,
00:34:44je vous rassure.
00:34:45Il y a Philippe Pugeot
00:34:47qui est le journaliste
00:34:48à qui on a donné
00:34:49le prix Albert Lombre
00:34:50qui a mené des enquêtes
00:34:51depuis 20 ans
00:34:52sur le trafic de drogue
00:34:53et qui explique
00:34:55très bien tout ça.
00:34:56Il y a évidemment...
00:34:57Là, je suis d'accord
00:34:58avec Bruno Pommard.
00:34:59Un malaise social.
00:35:01Un malaise social
00:35:01à l'origine
00:35:02de ce narcotrafic,
00:35:03du développement
00:35:04de ce narcotrafic.
00:35:05Si les jeunes,
00:35:06on leur donne
00:35:06des perspectives d'avenir,
00:35:08si on leur donne
00:35:08un environnement
00:35:09qui leur permet
00:35:09de s'épanouir,
00:35:10si on leur donne
00:35:11les capacités
00:35:12d'aller de l'avant,
00:35:13eh bien,
00:35:13ils se retrouvent moins,
00:35:14en tout cas,
00:35:15bien moins
00:35:16dans le narcotrafic,
00:35:18dans le malaise
00:35:18que ça constitue
00:35:19parce que,
00:35:20concernant à ce qu'on peut penser
00:35:22et à ce qu'on entend
00:35:23très régulièrement
00:35:24sur les ondes
00:35:25d'ici et là,
00:35:25en fait,
00:35:26il y a beaucoup de dealers
00:35:28ou de personnes
00:35:29qui participent
00:35:29au narcotrafic
00:35:30qui souffrent énormément
00:35:31de ça,
00:35:32qui finissent maltraitées,
00:35:33torturées,
00:35:34ça, c'est chez les dealers
00:35:35et qui s'en réussissent pas du tout.
00:35:37Ils finissent au contraire
00:35:37avec des fausses dettes
00:35:38et ils sont obligés
00:35:39de payer des fausses dettes
00:35:40imaginaires
00:35:41qu'on leur invente
00:35:41pour les maintenir
00:35:42comme esclaves.
00:35:43Et par ailleurs,
00:35:43chez les consommateurs,
00:35:44je terminerai là-dessus,
00:35:45je terminerai là-dessus
00:35:46sur les consommateurs.
00:35:47Vous savez,
00:35:47les gens qui consomment
00:35:48de la drogue
00:35:49et qui sont addicts
00:35:50à la drogue,
00:35:50ils sont en grande souffrance.
00:35:51Ce sont des gens
00:35:52qui sont malades.
00:35:53Alors, je ne dis pas
00:35:54qu'il faut les caresser
00:35:55dans le sens du poil
00:35:56et qu'il faut les victimiser,
00:35:58mais je dis que
00:35:59la réalité est beaucoup
00:36:00plus complète
00:36:00que ce qu'on peut croire
00:36:01et que les gens
00:36:03qui sont pris
00:36:03dans la tourmente
00:36:04de la drogue
00:36:04sont en pleine souffrance
00:36:06et ont donc trouvé
00:36:07aussi une façon
00:36:08de régler ce problème
00:36:09de manière intelligente.
00:36:09Merci, Xavier.
00:36:10Mathieu,
00:36:11je rebondis rapidement
00:36:12sur cette histoire
00:36:12de légalisation.
00:36:13Il est certain
00:36:14que si le cannabis,
00:36:15en l'occurrence,
00:36:16on ne parle pas
00:36:16des drogues plus graves,
00:36:17on parle du cannabis,
00:36:18s'il était légalisé,
00:36:19déjà,
00:36:20il y a un problème
00:36:20de santé publique
00:36:21en moins globalement
00:36:22parce que c'est utilisé
00:36:23médicinalement
00:36:24dans certaines situations.
00:36:26Ça peut régler potentiellement
00:36:27le trou de la sécurité sociale
00:36:28pratiquement
00:36:28parce que c'est beaucoup d'argent,
00:36:30c'est une manne financière
00:36:30pour l'État,
00:36:31c'est une grosse manne financière
00:36:32et ça permet de très éventuellement
00:36:33de casser le trafic.
00:36:34Alors, je vous pose la question
00:36:35à vous parce que je sais
00:36:36qu'a priori,
00:36:36vous êtes contre.
00:36:37Oui, moi je suis entièrement
00:36:38contre la légalisation
00:36:39pour plein de raisons
00:36:40mais déjà,
00:36:41est-ce que légaliser
00:36:43aura un coût positif
00:36:44pour les finances publiques,
00:36:45en tout cas pour le trou ?
00:36:46Pas certain
00:36:46puisque quand vous regardez
00:36:47le tabac,
00:36:47le tabac est légalisé
00:36:49et c'est un coût neutre
00:36:50en fait,
00:36:50c'est-à-dire que
00:36:50ce que vous gagnez
00:36:51en termes de taxes
00:36:52est automatiquement
00:36:53réinvesti dans la prévention.
00:36:53Aux États-Unis,
00:36:54par exemple,
00:36:54où c'est légalisé
00:36:55dans certains États
00:36:56ou c'est carrément commercialisé,
00:36:57c'est des manes financières
00:36:58absolument énormes.
00:36:59Oui, mais après,
00:36:59il faut regarder
00:37:00les dépenses de santé
00:37:00ensuite après
00:37:01qui sont associées.
00:37:02Et donc ensuite,
00:37:02après, moi,
00:37:03pour ce qui est de la légalisation,
00:37:04je mets trois objections à cela.
00:37:05La première,
00:37:06c'est que quand on regarde
00:37:07le modèle du Québec
00:37:07qui est le modèle
00:37:08qui est souvent pris en exemple,
00:37:09etc.,
00:37:10moi, j'ai regardé
00:37:10dans le cadre
00:37:11d'un rapport précédent,
00:37:12on a une augmentation
00:37:13du nombre de consommateurs,
00:37:14on a à peu près
00:37:1520% d'augmentation
00:37:16de la consommation.
00:37:17Est-ce que l'on veut
00:37:17avoir une société
00:37:18où de plus en plus
00:37:19de gens se droguent
00:37:20même si c'est légal ?
00:37:21Au Québec,
00:37:22ça sent le shit partout
00:37:23à Montréal.
00:37:24Exactement.
00:37:25Et à New York aussi.
00:37:27Ça sent très fort.
00:37:28Est-ce que vous voulez
00:37:28une société comme ça,
00:37:29sachant quand même
00:37:29que la drogue en tant que telle,
00:37:30c'est un...
00:37:31Effectivement,
00:37:32on n'empêchera pas
00:37:32les gens de se droguer
00:37:33mais ça reste quand même
00:37:34un marqueur
00:37:34d'un déclin de civilisation.
00:37:36La Chine est tombée
00:37:37à cause de l'opium par exemple.
00:37:38Deuxième,
00:37:38je terminerai dessus,
00:37:39je ne ferai pas
00:37:40les trois exemples,
00:37:41mais la deuxième objection
00:37:42me semble-t-il,
00:37:43c'est qu'on voit
00:37:44une augmentation
00:37:44de la consommation
00:37:45des jeunes.
00:37:46Et en fait,
00:37:46on voit une diminution
00:37:47d'un indicateur
00:37:48qui est très important,
00:37:49c'est l'âge du 1er juin.
00:37:50Et l'âge du 1er juin
00:37:50a baissé au Québec
00:37:52et on sait,
00:37:52en tout cas les psychiatres
00:37:53le disent,
00:37:53moi je ne suis pas psychiatre,
00:37:54mais les psychiatres disent
00:37:55que plus vous fumez tôt
00:37:56un jeune,
00:37:56même à quelques mois près,
00:37:586-7 mois,
00:37:58en termes de construction
00:37:59du cerveau,
00:38:00plus le jeune va avoir
00:38:01des problématiques
00:38:02de santé,
00:38:03mais également
00:38:03de décrochage scolaire
00:38:04et donc avec toutes
00:38:05les problématiques
00:38:06d'éducation
00:38:06qui en découlent.
00:38:07Et c'est à vous
00:38:08la conclusion,
00:38:09Mathieu Davy,
00:38:10vous qui êtes un homme de loi,
00:38:12vous êtes avocat,
00:38:13est-ce qu'on peut dire
00:38:14aujourd'hui
00:38:15que l'État français
00:38:16a encore les moyens
00:38:17d'enrayer ce narcotrafic ?
00:38:20Il les a,
00:38:21mais il faut mettre
00:38:21des moyens considérables
00:38:23et il faut être extrêmement...
00:38:24Il faut être très pragmatique.
00:38:27Moi, sur la légalisation,
00:38:28je ne suis pas très à l'aise.
00:38:30Je suis tout à fait
00:38:30pour reconnaître
00:38:31le caractère du malade.
00:38:33Il faut encadrer les malades.
00:38:34Mais je suis tout aussi d'accord
00:38:35pour dire qu'il faut
00:38:36empêcher l'accès à la drogue.
00:38:38Un consommateur de cocaïne
00:38:39a fumé des joints avant.
00:38:40Le passage d'une drogue douce
00:38:42à être dure,
00:38:43ça peut être 80%.
00:38:43Donc en fait,
00:38:45ce qui me fait peur,
00:38:46c'est légaliser,
00:38:47ça ouvre la porte
00:38:48à la consommation de drogue.
00:38:49Je pense qu'il faut
00:38:49parler de soins.
00:38:50Il faut laisser
00:38:51les médecins travailler,
00:38:52les addictologues,
00:38:53on va dire
00:38:54tout le personnel social
00:38:56auprès des malades.
00:38:58Mais il faut bloquer
00:38:59au maximum
00:39:00l'accès à la drogue
00:39:00et toutes les drogues.
00:39:01Merci.
00:39:02Bruno Pommard,
00:39:03un tout petit mot là-dessus.
00:39:04Légaliser ou pas légaliser ?
00:39:05En 10 secondes,
00:39:05cher Bruno !
00:39:06Non, vous savez,
00:39:07je partage ce que se disait
00:39:09Mathieu à l'instant.
00:39:10On ne peut pas
00:39:10légaliser comme ça.
00:39:12De toute manière,
00:39:12si on légalise,
00:39:13ça veut dire qu'on aura
00:39:14des drogues parallèles
00:39:15moins chères
00:39:15comme les cigarettes.
00:39:16Et puis on aura
00:39:17le développement de la cocaïne.
00:39:18Je vous rappelle
00:39:18que la cocaïne
00:39:19coûte moitié moins cher maintenant.
00:39:21C'est pas une bonne idée.
00:39:23A bientôt.
00:39:24Merci beaucoup.
00:39:25Merci Bruno Pommard.
00:39:27Je rappelle que vous êtes
00:39:27maire de Belleflou dans l'eau
00:39:28des fondateurs du Red.
00:39:30Merci pour votre participation
00:39:31à notre débat aujourd'hui.
00:39:33Et puis vous,
00:39:33chers auditrices,
00:39:34chers auditeurs,
00:39:34vous restez avec nous
00:39:35parce que dans un instant,
00:39:36on va se faire plaisir musicalement.
00:39:39C'est le quiz musical qui arrive.
00:39:40L'avant-dernier de votre été.
00:39:42Oui, oui, à tout de suite.
00:39:43Sud Radio,
00:39:45c'est vous qui donnez le ton.
00:39:46Les Vraies Voix Sud Radio,
00:39:4817h-19h,
00:39:49Judith Belair,
00:39:51Frédéric Brindel.
00:39:52Il est content.
00:39:54À ma gauche,
00:39:55Mathieu Davy.
00:39:57À ma droite,
00:39:58Mathieu Hock.
00:40:00En face de moi,
00:40:01l'excellent Xavier
00:40:02de Floirac.
00:40:04Judith,
00:40:05je vous les livre.
00:40:06Ils sont prêts
00:40:06pour le blind test.
00:40:08C'est le blind test.
00:40:09Quiz musical.
00:40:10Les Vraies Voix Sud Radio,
00:40:12le quiz de l'actu.
00:40:14Bon, alors,
00:40:14je me suis fait
00:40:14un petit plaisir aujourd'hui.
00:40:16Je vous ai fait un thème
00:40:17sur les chansons
00:40:18et pas que les chansons,
00:40:20d'ailleurs,
00:40:20les chanteurs iconiques.
00:40:22Donc, ça va peut-être
00:40:22être un peu plus facile.
00:40:23A priori,
00:40:23ça va être facile, oui.
00:40:24Je rappelle vraiment
00:40:25neuf extraits.
00:40:27Neuf extraits.
00:40:28Je rappelle pour vous aussi,
00:40:29Xavier,
00:40:30vous devez trouver
00:40:31l'interprète.
00:40:32L'interprète,
00:40:32et c'est celui
00:40:33qui va le plus rapidement.
00:40:34Vous êtes à trois,
00:40:34chacun pour sa paroisse.
00:40:36Allez,
00:40:36extrait numéro un.
00:40:40Prince.
00:40:40Alors,
00:40:44je vais donner les noms
00:40:45parce qu'on a deux Mathieu.
00:40:47C'est 1-0-0
00:40:48pour Hock.
00:40:49Ça vous fait rigoler,
00:40:50Xavier ?
00:40:50Pour David.
00:40:50Oui, c'est ça.
00:40:51Pour David.
00:40:53Allez,
00:40:54extrait numéro deux.
00:41:00Xavier,
00:41:00il était trop loin.
00:41:01C'est trop facile aujourd'hui.
00:41:02Mais c'est vrai
00:41:03que le Mathieu-David,
00:41:05il est un peu plus rapide.
00:41:06Ça fait deux.
00:41:07Ça fait deux.
00:41:08Xavier,
00:41:08il faut être hyper réactif
00:41:10et coller à votre téléphone.
00:41:11Vous êtes prêts ?
00:41:12Numéro trois.
00:41:13Un peu plus dur celui-là.
00:41:15Piaf.
00:41:19Mathieu.
00:41:21Mathieu David,
00:41:21vous êtes terrible.
00:41:22Mais piaf.
00:41:23Laissez-le-moi.
00:41:26Judith a perdu.
00:41:27Vas-y.
00:41:27Non,
00:41:28mais j'aime trop mes chansons.
00:41:29Non,
00:41:29mais c'était beau,
00:41:29Judith.
00:41:30C'est mes chansons préférées.
00:41:30D'accord,
00:41:31très bien.
00:41:31Je vous ai mis
00:41:32mes chansons préférées.
00:41:33Attention,
00:41:33ça sent
00:41:34598.
00:41:363-0
00:41:37et 1
00:41:38et 2
00:41:38et 3 pour
00:41:39pour Mathieu David.
00:41:41Mais attention,
00:41:42Xavier.
00:41:43Tout est encore possible.
00:41:44Il y a encore 6 extraits.
00:41:45Allez,
00:41:46c'est parti.
00:41:46Numéro 4.
00:41:52Il va trop vite,
00:41:53Mathieu David.
00:41:54Mathieu David,
00:41:554.
00:41:55Je ne l'entends même pas.
00:41:57Comment ça,
00:41:57vous n'entendez pas ?
00:41:59Non,
00:41:59mais lui,
00:41:59je ne l'entends même pas.
00:42:00Il va trop vite.
00:42:02Alors,
00:42:02moi,
00:42:02ce que je vous propose,
00:42:03c'est de ne pas laisser tomber
00:42:05parce qu'il a 4 points
00:42:07et il reste 5 extraits.
00:42:09Remonte-t-à-dire.
00:42:09Et numéro 5.
00:42:15Oui,
00:42:15oui,
00:42:16oui,
00:42:16oui,
00:42:16oui,
00:42:16ça,
00:42:17Xavier.
00:42:20Ça,
00:42:20c'est un auditeur
00:42:21qui est à fond dedans.
00:42:22C'est la folie,
00:42:23c'est la folie à Flora
00:42:24qui n'a pas la folie à...
00:42:27Non,
00:42:27non,
00:42:27non,
00:42:27non,
00:42:27non,
00:42:28non,
00:42:28non,
00:42:28non,
00:42:28non,
00:42:29non,
00:42:29non,
00:42:29non,
00:42:29non,
00:42:29non,
00:42:29non,
00:42:29non,
00:42:30non,
00:42:30non,
00:42:31non,
00:42:31non,
00:42:31non,
00:42:32non,
00:42:32non,
00:42:33non,
00:42:33non,
00:42:33non,
00:42:33non,
00:42:33non,
00:42:33c'est pas du tout celle-là,
00:42:34je me suis trompée de titre,
00:42:35je l'ai changée entre temps,
00:42:36mais c'est la 6 quand même,
00:42:37c'est le même chanteur.
00:42:38Allons-y.
00:42:39Allons-y.
00:42:41Ah, Serge,
00:42:41Sardou,
00:42:42non,
00:42:43Sardou,
00:42:43dans toute l'histoire
00:42:46de la radio française,
00:42:48Xavier,
00:42:48le premier,
00:42:49Sardou,
00:42:49Sardou,
00:42:50et Sardou.
00:42:51Attends,
00:42:51vous c'est Sardou,
00:42:52en réglé.
00:42:53C'est Gavou,
00:42:54oui,
00:42:54Gavou,
00:42:55c'est Gavou.
00:42:57Xavier,
00:42:57c'est votre meilleur.
00:42:59On vous envoie
00:43:00l'enregistrement,
00:43:01Xavier,
00:43:01il faut le garder.
00:43:03Je vais venir prendre ma revanche
00:43:04sur le plateau,
00:43:05parce que j'entends pas...
00:43:06Venez, Xavier,
00:43:07mais vous êtes le bienvenu.
00:43:08Alors bon,
00:43:08ça fait 5-0 pour Mathieu Davy,
00:43:10vous avez compris
00:43:11que mathématiquement,
00:43:11c'est gagné.
00:43:12Est-ce que l'excellent Mathieu Davy
00:43:13laisse les deux adversaires
00:43:15s'être IP pour le deuxième ?
00:43:16Je l'avais à Nivoynaous,
00:43:17mais je le laisse, voilà.
00:43:18Allez,
00:43:18c'est entre donc
00:43:19Mathieu Hock et Xavier.
00:43:20Numéro 7.
00:43:26Bravo, Mathieu Hock.
00:43:28Il ne l'avait pas, Xavier, aussi, non ?
00:43:30Oui, mais j'ai l'impression
00:43:32que Mathieu l'a dit avant.
00:43:33Julien,
00:43:34notre réalisateur.
00:43:35Delmas,
00:43:36notre réalisateur.
00:43:37Ah, c'est Xavier, bravo.
00:43:38Oui, Xavier.
00:43:40Allez, crie en train un petit coup.
00:43:41Ouais, Xavier !
00:43:43Xavier, ça fait deux points pour vous,
00:43:47mais il reste deux extraits.
00:43:49Ça veut dire que Mathieu Hock
00:43:50peut égaliser.
00:43:52Allez, numéro 8.
00:43:52Imagine all the people,
00:43:58c'est quoi ?
00:43:59Je parle à John, quelque chose ?
00:44:03Mais non,
00:44:04il ne faut pas le spoiler, enfin !
00:44:06Non, pas Elton John,
00:44:07ça va bien.
00:44:09Quel, mais vraiment,
00:44:10mais quel...
00:44:11Alors, Xavier, non ?
00:44:14Non, non, mais je ne vois pas le nom.
00:44:16C'est pas les Beatles,
00:44:17un truc dans le genre,
00:44:17ça ne vous dit rien ?
00:44:18Imagine all the people,
00:44:22c'est John Lennon,
00:44:23les amis,
00:44:24John Lennon.
00:44:25Et bravo,
00:44:26et bravo,
00:44:27Xavier,
00:44:28pour le...
00:44:28Ah oui,
00:44:29imagine all the people.
00:44:30Vous ne pouvez pas te dire
00:44:30que je ne dirais rien.
00:44:31C'était John Lennon,
00:44:32et on se souviendra
00:44:33que Mathieu Hock
00:44:33a confondu Elton John
00:44:34et John Lennon.
00:44:35Enfin bon,
00:44:36c'est pas grave.
00:44:36Allez, pour la petite...
00:44:36Allez, numéro 9.
00:44:37Pour la dernière.
00:44:38...
00:44:48Mathieu Hock,
00:44:50zéro point.
00:44:50Mathieu,
00:44:51il faut savoir.
00:44:53Et victoire de Mathieu David.
00:44:55Merci Xavier,
00:44:56merci pour votre enthousiasme.
00:44:57Ne changez rien,
00:44:58surtout,
00:44:59et vous...
00:44:59Merci à vous,
00:45:00Julie.
00:45:00Ben vraiment,
00:45:01vous êtes top.
00:45:01Je vais vous payer un petit verre
00:45:02la prochaine fois.
00:45:02Avec un grand plaisir.
00:45:04Et moi, je bois de la limonade,
00:45:05c'est ça.
00:45:05Merci.
00:45:06Vous n'êtes pas bon.
00:45:06Nous, on s'en boit.
00:45:11Allez, merci Xavier,
00:45:12on vous embrasse.
00:45:13Et vous,
00:45:13vous restez avec nous,
00:45:14chers auditeurs et chers auditeurs.
00:45:15Ça continue dans un instant.
00:45:16Ça continue avec des auditeurs.
00:45:18Ça continue avec des infos,
00:45:20du débat.
00:45:20Vous savez,
00:45:21vous êtes dans les vraies voix
00:45:21de Sud Radio.
00:45:2217h59.
00:45:23A tout de suite.
00:45:25Sud Radio.
00:45:26Sud Radio.
00:45:26Parlons vrai.
00:45:27Parlons vrai.
00:45:27Sud Radio.
00:45:28Parlons vrai.
00:45:29Les vraies voix Sud Radio.
00:45:3117h19h.
00:45:32Judith Belair.
00:45:33Frédéric Brindel.
00:45:35Ils furent héroïques
00:45:36pour la première période,
00:45:37la première mi-temps,
00:45:38la première heure.
00:45:38Nous les attendons
00:45:39au bout du tournant,
00:45:41au coin du virage.
00:45:42Je crois qu'ils allaient dire
00:45:43au bout du tunnel.
00:45:45C'était moins beau.
00:45:46Mathieu Hock,
00:45:46Mathieu Hock,
00:45:47secrétaire général,
00:45:48adjoint du millénaire.
00:45:49Et Mathieu Davy,
00:45:50les deux Mathieu,
00:45:51avocats en droit de la presse
00:45:53et de la propriété intellectuelle.
00:45:55Ce Mathieu Davy
00:45:56qui est à ma gauche
00:45:57et le Mathieu Hock
00:45:58qui est à ma droite.
00:45:58Et attention,
00:45:59il y a ma tête aussi.
00:46:00Ah oui,
00:46:00j'avais failli vous mettre...
00:46:01Pardon, Judith.
00:46:02C'est pas grave.
00:46:03C'est ma douceur.
00:46:04Allez,
00:46:040826 300 300,
00:46:06vous pouvez réagir sur Sud Radio,
00:46:07vous le savez.
00:46:07Parlons vrai.
00:46:08On file aux répondeurs,
00:46:10d'ailleurs,
00:46:10puisque nous avons un message,
00:46:12un message de Johan,
00:46:13Johan,
00:46:13qui nous appelle de Marseille.
00:46:15Bonjour les Révois,
00:46:16c'est Johan de Marseille.
00:46:17Petit coup de gueule aujourd'hui,
00:46:19c'est le jour de réception
00:46:21de la taxe ancienne
00:46:22et à nouveau,
00:46:23pour je ne sais
00:46:24combien d'années consécutives,
00:46:26on se prend encore une augmentation.
00:46:28Alors,
00:46:28c'est bien d'être propriétaire,
00:46:29on nous a incité à cela
00:46:30pendant des années
00:46:31et aujourd'hui,
00:46:32ça commence à devenir compliqué
00:46:36de devoir assumer ses choix de vie,
00:46:38sans compter que ce sont des impôts
00:46:41qui partent
00:46:41et au final,
00:46:42on ne sait toujours pas pourquoi,
00:46:44on ne sait plus à quoi ça sert,
00:46:45ça perd dans le marasme
00:46:46des impôts qu'on paye en France
00:46:47et au final,
00:46:49on n'y voit plus très clair.
00:46:50Voilà.
00:46:51Donc,
00:46:51bon courage à tous les propriétaires
00:46:53et en espérant que la situation
00:46:55s'améliore un jour.
00:46:56Alors,
00:46:57effectivement,
00:46:57j'entendais un propriétaire ce matin
00:46:58dire qu'il payait déjà 1500 euros
00:47:00par an de taxes foncières
00:47:02pour une maison en province,
00:47:03donc c'est un peu chaud.
00:47:05Mathieu,
00:47:06la sensation,
00:47:06je pense qu'on a même tous
00:47:07autour de cette table,
00:47:08c'est qu'on paye beaucoup,
00:47:09beaucoup,
00:47:10beaucoup en ce moment.
00:47:11Oui,
00:47:11mais en fait,
00:47:11surtout,
00:47:12c'est qu'au-delà de payer beaucoup,
00:47:13les Français se disent
00:47:14et légitimement,
00:47:15on est taxé plus que
00:47:17dans les autres pays européens
00:47:19ou de l'OCDE,
00:47:2048% du PIB
00:47:21et l'État français dépense
00:47:2357% du PIB.
00:47:24On dépense plus
00:47:24que tous les autres pays européens
00:47:26et pour autant,
00:47:27on n'en a pas pour notre argent
00:47:27puisque l'école,
00:47:29à l'école,
00:47:29nos élèves sont les moins bons.
00:47:30On a un système éducatif
00:47:31qui n'est pas bon.
00:47:3326e,
00:47:33ils sont.
00:47:3426e.
00:47:34À l'hôpital,
00:47:35en tout cas,
00:47:36sur les classements PISA,
00:47:37à l'hôpital,
00:47:38on a toujours des files d'urgence
00:47:39qui sont importantes.
00:47:41Dans certains territoires ruraux,
00:47:42on manque de médecins,
00:47:43on manque de commissariats
00:47:44de gendarmerie,
00:47:45on manque de commissariats de police
00:47:46dans certaines villes.
00:47:47Donc,
00:47:47il y a en fait,
00:47:48de plus en plus d'impôts,
00:47:49les Français payent
00:47:50de plus en plus d'impôts,
00:47:51il faut quand même rappeler,
00:47:511 500 milliards d'euros
00:47:53chaque année
00:47:54et pour autant,
00:47:55l'État n'est pas capable
00:47:56de nous améliorer
00:47:59les services publics
00:48:00ou d'avoir des services publics
00:48:00de qualité
00:48:01et même en quantité.
00:48:02Et en plus,
00:48:03le pays est endetté.
00:48:04Donc,
00:48:04c'est tous ces problèmes-là
00:48:06qui fondent
00:48:07une révolte fiscale
00:48:09aujourd'hui dans notre pays
00:48:09qui gronde.
00:48:10Mathieu David,
00:48:11vous et moi,
00:48:11on a la passion du sport,
00:48:12c'est ce qu'on appelle
00:48:13l'art du contre-pied.
00:48:14C'est-à-dire qu'on était content
00:48:14de partir d'un côté,
00:48:15on n'avait plus
00:48:16la taxe d'habitation,
00:48:18et ben boum,
00:48:19on paiera deux fois plus
00:48:20de taxes foncières.
00:48:21Il ne fallait pas imaginer
00:48:21que ça disparaisse.
00:48:23Donc,
00:48:23effectivement,
00:48:23ce que ne dit pas l'auditeur,
00:48:26en fait,
00:48:26c'est qu'elles augmentent.
00:48:27Et là,
00:48:28il y a une augmentation,
00:48:29selon certaines villes,
00:48:30de 10 à 30 %,
00:48:31je crois que c'est Nice,
00:48:32qui a 25 % de augmentation
00:48:34de la taxe foncière.
00:48:35Parce que ça ne vous a pas échappé,
00:48:35l'année prochaine,
00:48:36il y a les municipales.
00:48:37Donc,
00:48:37dans certaines municipalités,
00:48:38c'est moins fort.
00:48:39C'est vrai,
00:48:39on se la prend
00:48:40en pleine redescente de vacances.
00:48:42Ça,
00:48:42c'est un petit peu
00:48:42le côté taquin de l'État.
00:48:43Vous rentrez le 29 août.
00:48:44Oui,
00:48:44avant et après.
00:48:45Voilà.
00:48:46Donc,
00:48:47avant la rentrée...
00:48:48Vous comprenez la taxe foncière
00:48:52et surtout,
00:48:53vous comprenez
00:48:54qu'elle est plus élevée
00:48:55que l'année dernière.
00:48:55Donc,
00:48:56c'est un peu ça aussi.
00:48:57Dans ce ralbole fiscal,
00:48:58il faut quand même noter
00:48:58qu'il y a une augmentation
00:48:59assez lourde.
00:49:00Je crois que la moyenne nationale
00:49:01doit être autour de 10 %,
00:49:02c'est considérable.
00:49:04Allez,
00:49:04restez avec nous,
00:49:05il est 18h12.
00:49:06Vous savez,
00:49:07sur Sud Radio,
00:49:08on parle de vous,
00:49:09on parle des sujets
00:49:09qui vous touchent.
00:49:10Donc,
00:49:10surtout,
00:49:11restez avec nous à l'écoute
00:49:12parce que dans un instant,
00:49:13c'est nos vrais voix
00:49:14qui vont faire leur tour de table.
00:49:1618h13,
00:49:16à tout de suite.
00:49:17Sud Radio,
00:49:18Sud Radio,
00:49:19Parlons Vrai,
00:49:19Parlons Vrai,
00:49:20Sud Radio,
00:49:20Parlons Vrai.
00:49:22Les vrais voix Sud Radio,
00:49:2317h,
00:49:2419h,
00:49:25Judith Belair,
00:49:26Frédéric Brindel.
00:49:2718h16,
00:49:28c'est l'info en plus.
00:49:30Les vrais voix Sud Radio.
00:49:33Magide,
00:49:33des frappes meurtrières à Kiev.
00:49:35On fait beaucoup de morts
00:49:36et beaucoup de blessés.
00:49:37Il y en a même
00:49:38qui ont touché
00:49:38un bâtiment
00:49:39de l'Union Européenne
00:49:40et évidemment,
00:49:41on se demande
00:49:41si elle pourrait compromettre
00:49:42le plan de paix
00:49:43de Donald Trump.
00:49:44Et oui,
00:49:44totalement.
00:49:45Dans la nuit,
00:49:45l'armée russe
00:49:46à Vizekiev,
00:49:46au moins 18 morts
00:49:47et plus de 30 blessés.
00:49:49Des bâtiments diplomatiques
00:49:50ont aussi été endommagés,
00:49:51notamment la délégation
00:49:52de l'Union Européenne
00:49:53et la représentation
00:49:54du Royaume-Uni.
00:49:55La Maison Blanche
00:49:56parle de frappes terribles
00:49:57qui menacent
00:49:57le plan de paix
00:49:58de Donald Trump.
00:49:59Son émisseur pour l'Ukraine,
00:50:01Kate Scalogue,
00:50:02dénonce des attaques
00:50:02contre des civils innocents.
00:50:04De son côté,
00:50:04l'ONU rappelle
00:50:05que ces frappes
00:50:06violent le droit international
00:50:07humanitaire
00:50:08et appelle à y mettre fin
00:50:09immédiatement.
00:50:10Avec nous ce soir
00:50:11pour en parler
00:50:12sur Sud Radio,
00:50:13Pascal Boniface,
00:50:13géopolitologue.
00:50:15Bonsoir,
00:50:15M. Boniface.
00:50:16Pascal Boniface.
00:50:17On va le prononcer
00:50:18à la française
00:50:19puisque Pascal est français,
00:50:20bien sûr.
00:50:23Bonsoir, Pascal.
00:50:24Bonsoir.
00:50:25Merci d'être avec nous.
00:50:28Ça remet vraiment en cause
00:50:29tout ce qui a été fait
00:50:30jusqu'à présent,
00:50:31c'est-à-dire la rencontre
00:50:32Poutine-Trump
00:50:33et puis après le sommet
00:50:35où il y avait
00:50:35le président Zelensky
00:50:36et puis les Européens.
00:50:39Alors, de toute façon,
00:50:39le sommet avec le président Zelensky
00:50:40il est remis en cause
00:50:41depuis longtemps
00:50:42parce qu'il n'est pas certain
00:50:43que l'avenir Poutine
00:50:45y ait vraiment sérieusement
00:50:46songé.
00:50:47Donc, ce n'est pas
00:50:47une mise en cause
00:50:48sur Donald Trump.
00:50:49Donald Trump
00:50:50peut toujours décider
00:50:51au moment de le faire
00:50:51quand même un sommet
00:50:52parce que ce sont
00:50:53les Européens
00:50:54qui ont été visés
00:50:54et Donald Trump
00:50:55ce n'est pas son problème.
00:50:57Et on voit bien
00:50:57que Poutine joue
00:50:58sur la division
00:50:59entre les Etats-Unis
00:51:00et l'Europe.
00:51:01Il n'a pas attaqué
00:51:01les positions américaines.
00:51:02Ça, ça aurait été inadmissible
00:51:03pour Trump.
00:51:04Il attaque des pays européens
00:51:06qui sont les derniers
00:51:07qui veulent vraiment
00:51:08défendre l'Ukraine
00:51:09et il se dit
00:51:10vous voulez défendre l'Ukraine
00:51:11mais vous allez payer cela.
00:51:12Et c'est effectivement
00:51:13que le monde est d'accord
00:51:14c'est bien sûr
00:51:14un crime de guerre.
00:51:16On ne vise pas
00:51:16des bâtiments civils
00:51:17mais Poutine y est habitué.
00:51:20Et donc,
00:51:20il fait tout son possible
00:51:22pour ne pas gâcher
00:51:23le lien avec Trump
00:51:24et cibler l'Ukraine
00:51:26et les pays européens.
00:51:28Et d'ailleurs,
00:51:28il y a une vraie question Mathieu,
00:51:29c'est que ce lien avec Trump
00:51:30on se demande même
00:51:31s'il n'influence pas
00:51:32on va dire
00:51:33cette espèce de légitimité
00:51:34qui se donne Vladimir Poutine
00:51:35dans l'attaque permanente
00:51:36de l'Ukraine
00:51:36parce que ça arrive quand même
00:51:37après un sommet
00:51:38qui a eu lieu.
00:51:39On rappelle,
00:51:40il y a eu un sommet
00:51:40d'abord une première rencontre
00:51:41avec Trump et Poutine
00:51:42et ensuite Trump, Poutine
00:51:43et M. Zelensky
00:51:45et ça ne donne rien
00:51:46et puis derrière,
00:51:47il frappe
00:51:47donc soit il n'en a rien à faire
00:51:48soit il est légitimé.
00:51:50En fait,
00:51:50la guerre en Ukraine
00:51:53a fait revenir un monde
00:51:54qui est le monde
00:51:54des nations en pire
00:51:56le monde un peu westphalien
00:51:58où justement
00:51:59c'est la logique
00:52:00du rapport de force
00:52:00qui prime sur la logique
00:52:01de la concertation.
00:52:03Et quand on regarde
00:52:04les relations qu'il y a
00:52:05entre Donald Trump
00:52:05et Vladimir Poutine
00:52:07on s'aperçoit d'une chose
00:52:08c'est que Donald Trump
00:52:08lui promettait
00:52:09de régler le conflit
00:52:10en moins de 24 heures
00:52:11considérant qu'il avait
00:52:12j'utilise beaucoup
00:52:13cette expression
00:52:14parce que c'est l'expression
00:52:14de Donald Trump
00:52:15des cartes
00:52:16pour soit inciter
00:52:17Vladimir Poutine
00:52:18à un accord
00:52:18soit l'y contraindre.
00:52:20La réalité,
00:52:20par exemple,
00:52:21il prend toujours
00:52:21un exemple
00:52:21sur un autre sujet
00:52:22mais Emmanuel Macron
00:52:23quand il reconnaît
00:52:24l'État de Palestine
00:52:25il dit
00:52:25Emmanuel Macron
00:52:25est un bon gars
00:52:26good guy
00:52:27comme il dit
00:52:27mais pour autant
00:52:28il n'a pas de carte
00:52:29pour influencer
00:52:30Israël
00:52:31ou les États-Unis
00:52:32à changer leur position
00:52:33sur la reconnaissance
00:52:34dans l'État de Palestine.
00:52:35En fait,
00:52:35sur le sujet
00:52:36le manque de cartes
00:52:37de Emmanuel Macron
00:52:37sur le sujet palestinien
00:52:38c'est la même chose
00:52:39pour Donald Trump
00:52:40vis-à-vis de la Russie
00:52:40il n'a pas beaucoup
00:52:41de cartes
00:52:41il n'a pas beaucoup
00:52:42d'actifs,
00:52:43d'atouts
00:52:43pour faire varier
00:52:44la position
00:52:45de Vladimir Poutine.
00:52:46On pensait
00:52:46il a pensé
00:52:48que par exemple
00:52:48l'isoler
00:52:49d'un point de vue commercial
00:52:50c'est-à-dire attaquer
00:52:51via des sanctions commerciales
00:52:52les partenaires économiques
00:52:54de la Russie
00:52:54pouvait affaiblir
00:52:55l'économie de guerre russe
00:52:57ça ne produira peut-être pas
00:52:59les résultats
00:53:00qu'il espérait
00:53:00et de la même façon
00:53:01il espérait
00:53:02qu'il avait quelque chose
00:53:03d'incitatif
00:53:05c'est-à-dire le fait
00:53:06que Vladimir Poutine
00:53:06puisse retrouver
00:53:07un accord économique
00:53:08avec les Etats-Unis
00:53:09finalement Vladimir Poutine
00:53:10n'en a pas nécessairement besoin
00:53:11et donc quand on n'a pas
00:53:12de carte pour faire changer
00:53:13la position d'un acteur
00:53:14c'est très très compliqué
00:53:15de pouvoir trouver
00:53:16une solution à ce conflit.
00:53:17Alors Pascal Boniface
00:53:19stratégiquement
00:53:20en ce moment
00:53:21on a bien compris
00:53:23vous nous l'avez confirmé
00:53:24cette espèce
00:53:25d'espoir
00:53:27d'une rencontre
00:53:28déjà entre Poutine
00:53:28et Zelensky
00:53:29ne tient presque plus.
00:53:32C'est quoi maintenant
00:53:33l'étape suivante ?
00:53:34Parce qu'il y a quand même
00:53:35eu un ultimatum de Trump
00:53:37il y a quand même
00:53:38l'Europe
00:53:39qui essaye de s'organiser
00:53:40et notamment
00:53:41la visite en Moldavie
00:53:42qui est un des autres pays
00:53:43frontaliers
00:53:45qui est en danger
00:53:46par
00:53:47mis en danger
00:53:48par Poutine
00:53:49alors c'est quoi
00:53:49l'étape suivante ?
00:53:50Pascal Boniface
00:53:51Alors l'étape suivante
00:53:53c'est que Poutine
00:53:53va continuer à bombarder
00:53:55l'Ukraine
00:53:55à grignoter du terrain
00:53:56jusqu'au moment
00:53:58où Trump en aura assez
00:53:59parce que Trump
00:54:00a des cartes
00:54:01il a beaucoup de cartes
00:54:01par rapport à Poutine
00:54:02simplement
00:54:03il ne veut pas s'en servir
00:54:04parce qu'il estime
00:54:05qu'il a des possibilités
00:54:07de commerce avec Poutine
00:54:08que c'est un gars
00:54:09qui lui plaît
00:54:10et qu'il veut
00:54:10donc il a dit
00:54:11il faut un cessez-le-feu
00:54:12sinon je fais des sanctions
00:54:13il n'y a pas de cessez-le-feu
00:54:14il n'y a pas de sanctions
00:54:15il n'a pas utilisé
00:54:16les cartes qu'il pouvait faire
00:54:16ceci étant
00:54:17c'est vrai que les sanctions
00:54:19n'ont pas une efficacité terrible
00:54:21alors la prochaine étape
00:54:22c'est soit tout d'un coup
00:54:23Trump se dit
00:54:24là ce coup-ci
00:54:25je vais me fâcher tout rouge
00:54:26et c'est plus possible
00:54:27et du coup Poutine
00:54:29se dit
00:54:29bon j'en ai empoché suffisamment
00:54:31il est temps
00:54:32de ramasser ma mise
00:54:33et de ne pas faire tapis
00:54:35de ne pas trop risquer
00:54:36soit Poutine continue
00:54:38et Trump se dit
00:54:39deux options là
00:54:40il dit bon en fait
00:54:41c'est une affaire entre Européens
00:54:42moi j'ai tout fait
00:54:42qu'ils se battent entre eux
00:54:43c'est pas mon problème
00:54:44ou alors ils rentrent dans le jeu
00:54:46plutôt d'ailleurs
00:54:47en faisant payer les Européens
00:54:48parce que ce que
00:54:48les dirigeants européens
00:54:49ont obtenu
00:54:50lorsqu'ils sont allés
00:54:51en rang serré
00:54:52chez le président
00:54:55des Etats-Unis
00:54:55il y a dix jours
00:54:56c'est que oui
00:54:57il y aura des livraisons
00:54:58d'armes américaines
00:54:59et d'Ukraine
00:54:59mais c'est l'Europe
00:55:00qui va payer la note
00:55:01et donc en fait
00:55:02on voit bien que
00:55:03c'est une façon très habile
00:55:04en fait nous Européens
00:55:05on est coincé
00:55:06entre Poutine et Trump
00:55:07Trump vient de tous
00:55:08nous menacer
00:55:09de mettre des sanctions
00:55:11très fortes
00:55:11si on ne démantèle pas
00:55:13la réglementation
00:55:14sur les multinationales
00:55:15du numérique
00:55:16et donc
00:55:17et la réaction des Européens
00:55:18pour l'instant
00:55:18c'est de dire
00:55:19on a besoin de Trump
00:55:20on a besoin des Etats-Unis
00:55:22pour nous protéger de la Russie
00:55:23parce que la Russie
00:55:24est menaçante
00:55:24et donc il ne faut pas trop
00:55:26être exigeant
00:55:27par rapport aux Etats-Unis
00:55:28sinon ils vont nous lâcher
00:55:29et peut-être
00:55:30qu'il serait temps
00:55:30de réagir
00:55:31et en fait
00:55:32quelque part
00:55:33Trump et Poutine
00:55:34ont des intérêts
00:55:36objectifs communs
00:55:37c'est piller un peu l'Europe
00:55:39Poutine fait peur à l'Europe
00:55:40et Trump en profite
00:55:41de la peur réelle
00:55:43que Poutine suscite
00:55:44par rapport à l'Europe
00:55:44pour faire monter les enchères
00:55:46du prix de sa protection
00:55:47donc c'est un peu
00:55:48ce que je disais finalement
00:55:48Mathieu David
00:55:49quand on écoute
00:55:50Pascal Boniface
00:55:51c'est qu'il y a un espèce
00:55:52de jeu de poker
00:55:53pratiquement
00:55:54pour reprendre ces termes
00:55:55entre ces deux dirigeants
00:55:58qui nous squeezent nous
00:55:59au milieu
00:56:00effectivement
00:56:00et on ne sait plus très bien
00:56:01si l'un est légitime
00:56:02et finalement
00:56:03les deux s'auto-légitiment
00:56:05pratiquement
00:56:05dans ce possessionnement mondial
00:56:07oui parce que
00:56:08moi je pense qu'il y a un plan
00:56:09il y a un plan
00:56:11qui s'impose en fait
00:56:12à l'Ukraine
00:56:13un accord de paix
00:56:14qui est très défavorable
00:56:15à l'Ukraine
00:56:16et que je pense
00:56:17qu'ils veulent leur imposer
00:56:18et je crois
00:56:19c'est un peu une guerre d'usure
00:56:20et l'analogie
00:56:21avec le jeu
00:56:22n'est pas mauvaise
00:56:23parce que je crois
00:56:23que là on use
00:56:24aussi Zelensky
00:56:25sur un plan
00:56:27qui est déjà
00:56:28en fait prévu
00:56:29et qu'ils veulent
00:56:30je crois coûte que coûte
00:56:31lui imposer
00:56:31et ça passe par ces
00:56:33manœuvres terribles
00:56:35de pression
00:56:36de contraintes
00:56:38pour parvenir
00:56:39à cet accord
00:56:40qui est donc le plan
00:56:41de jeu
00:56:41de Trump et de Poutine
00:56:43la faucille
00:56:45et le marteau
00:56:45le marteau
00:56:46et l'enclume
00:56:46allez merci beaucoup
00:56:48Pascal Boniface
00:56:49je rappelle que vous êtes
00:56:50géopolitologue
00:56:51merci pour votre intervention
00:56:52aujourd'hui
00:56:52merci Magide
00:56:53pour ce très bon sujet
00:56:55et vous restez avec nous
00:56:56parce que maintenant
00:56:56c'est vraiment le tour de table
00:56:57des vrais voix
00:56:58et il est 18h23
00:56:59c'est dans un instant
00:56:59ils arrivent avec leur sujet
00:57:00voilà
00:57:01Sud Radio
00:57:02Parlons Vrai
00:57:03Parlons Vrai
00:57:04Sud Radio
00:57:05Parlons Vrai
00:57:05Les Vraies Voix Sud Radio
00:57:0717h-19h
00:57:09Judith Belair
00:57:10Frédéric Brindel
00:57:11bon les deux Mathieu
00:57:12il n'y a qu'un cheveu
00:57:13sur la tête à Mathieu
00:57:14il y a deux Mathieu
00:57:15sur les vrais voix
00:57:16c'est la deuxième fois
00:57:17même si je suis en train
00:57:18d'écrire une chanson
00:57:19parce qu'après
00:57:20je vais avoir un peu de temps
00:57:21Fred Polnareff
00:57:23Fred Polnareff
00:57:25il manque des cheveux
00:57:26alors nous
00:57:27oh le tacle
00:57:30oh le tacle
00:57:31oh comment elle l'a fait
00:57:33celle-là
00:57:34ça va valoir
00:57:35une soirée
00:57:35avec un verre
00:57:36de l'amitié
00:57:37alors
00:57:38à ma gauche
00:57:40Mathieu Davy
00:57:41avocat en droit
00:57:42de la presse
00:57:43et de la propriété
00:57:44intellectuelle
00:57:44à ma droite
00:57:45Mathieu Hox
00:57:46secrétaire général
00:57:47adjoint du millénaire
00:57:48ils sont venus
00:57:48avec leur sujet de débat
00:57:51et ben c'est le tour
00:57:51de table des vrais voix
00:57:52à quoi tu penses ?
00:57:53je pense que quand on mettra
00:57:54les cons sur Orbit
00:57:55t'as pas fini de tourner
00:57:56non moi je crois
00:57:56qu'il faut que vous arrêtiez
00:57:57d'essayer de dire des trucs
00:57:58arrêter de triquiter
00:57:59pour un oui pour un non
00:58:00ce que tu dis
00:58:01il n'a aucun sens
00:58:01le tour de table
00:58:02de l'actualité
00:58:03alors Mathieu Hox
00:58:04il a un sujet
00:58:05qui va vous plaire
00:58:05Mathieu Davy
00:58:06on y va ?
00:58:07vous êtes prêts ?
00:58:09la gauche va tuer
00:58:09le mouvement du 10 septembre
00:58:11exactement
00:58:11et c'est pas une contestation
00:58:13du mouvement du 10 septembre
00:58:14il faut rappeler
00:58:15le mouvement du 10 septembre
00:58:16c'est bloquant
00:58:17exactement
00:58:18le mouvement du 10 septembre
00:58:19c'est bloquant tout
00:58:19bloquant tout
00:58:20parce que
00:58:21il y a quelques semaines
00:58:23quelques mois
00:58:23plusieurs collectifs citoyens
00:58:25se sont mobilisés
00:58:26sur le thème
00:58:27justement
00:58:27on en parlait tout à l'heure
00:58:28de la révolte fiscale
00:58:29il y en a marre aujourd'hui
00:58:31que l'État prélève
00:58:321500 milliards d'euros
00:58:33chaque année
00:58:34dans les poches
00:58:35des Français
00:58:36et des entreprises françaises
00:58:38mais même des entreprises
00:58:39qui provisent sur le sol français
00:58:39pour ensuite après
00:58:40dépenser l'argent
00:58:41plus ou moins n'importe comment
00:58:42ou du moins pas suffisamment
00:58:43de manière efficace
00:58:45puisque par exemple
00:58:45si je prends sur les dépenses
00:58:47inexplicables
00:58:49ou un peu stupides
00:58:50pour une Français
00:58:51rendre la scène
00:58:53baignable
00:58:541,6 milliard d'euros
00:58:56on demande aux Français
00:58:57aujourd'hui
00:58:58via M. Bayrou
00:59:00deux jours fériés
00:59:02donc l'échanger de leur temps
00:59:03contre deux jours fériés
00:59:04avec 4 milliards d'euros
00:59:05d'économique
00:59:064 milliards
00:59:06versus 1,6 milliards
00:59:07le plaisir peut justifier
00:59:09de dépenses aussi
00:59:10oui peut-être
00:59:11mais en tout cas
00:59:11les Français se disent
00:59:12aujourd'hui
00:59:12on a des dépenses
00:59:13qui sont superflues
00:59:15parfois inefficaces
00:59:16et qui sont inefficaces
00:59:17parce que
00:59:17si on dépensait beaucoup
00:59:18pour avoir une école de qualité
00:59:20un hôpital de qualité
00:59:21de la sécurité
00:59:22etc.
00:59:22je pense que les Français
00:59:23se diront
00:59:24c'est ok
00:59:25donc vous avez un mouvement
00:59:26de grogne fiscale
00:59:27et de révolte fiscale
00:59:29et pour autant
00:59:29vous voyez
00:59:30depuis plusieurs jours
00:59:31plusieurs semaines
00:59:32des responsables de gauche
00:59:33Mme Sandrine Rousseau
00:59:34Mme Marine Tondelier
00:59:35M. Jean-Luc Mélenchon
00:59:37etc. etc.
00:59:38essayer de s'accaparer
00:59:39de mettre la main
00:59:40sur ce mouvement
00:59:41de révolte fiscale
00:59:42des Français
00:59:43en disant
00:59:44de toute façon
00:59:44on va profiter du fait
00:59:45que certains Français
00:59:46sont en colère
00:59:47pour bloquer tout
00:59:48pour ensuite nous agréger
00:59:49nos contestations
00:59:50nos luttes etc.
00:59:52avec en plus
00:59:53un projet
00:59:53quand même
00:59:54qui est un tsunami fiscal
00:59:55puisqu'il faut rappeler
00:59:56quand même
00:59:56que le nouveau faux populaire
00:59:57a fait campagne
00:59:58sur une augmentation
00:59:59de 100 milliards d'euros
01:00:00d'impôts
01:00:01sur les Français
01:00:02classe moyenne
01:00:03classe aisée
01:00:03et également sur les entreprises
01:00:05et donc ce que je dis
01:00:06c'est qu'aujourd'hui
01:00:07vous avez la gauche
01:00:08qui va tuer ce mouvement social
01:00:10parce que justement
01:00:11les gens
01:00:12qui ont d'abord commencé
01:00:14à faire émerger
01:00:16cette idée de bloquons-tout
01:00:17vont se dire
01:00:18on n'a pas envie
01:00:19de manifester
01:00:21à côté
01:00:21et de bloquer
01:00:22à côté de
01:00:23Jean-Luc Mélenchon
01:00:24et sa bande
01:00:24qui veulent renchérir
01:00:25les impôts
01:00:26alors même qu'on lutte
01:00:27contre les impôts
01:00:28est-ce que François Bayrou
01:00:29n'a pas bloqué
01:00:30bloquons-tout
01:00:30en inventant
01:00:31le vote de confiance
01:00:33le 8 septembre
01:00:34aussi
01:00:34Mathieu Davy
01:00:36la gauche
01:00:37pardon
01:00:39on ne peut pas résumer
01:00:40ce sujet à la gauche
01:00:42heureusement
01:00:43qu'à droite
01:00:44aussi
01:00:44notamment je pense
01:00:46aux petits entrepreneurs
01:00:48aux artisans
01:00:48enfin tous les gens
01:00:49de droite
01:00:50qui subissent
01:00:51cette pression fiscale
01:00:52et qui en ont marre
01:00:52sont aussi
01:00:53vendebous
01:00:53donc je ne crois pas
01:00:55que la gauche
01:00:56soit
01:00:56est une responsabilité
01:00:58en tant que telle
01:01:00mais récupère
01:01:00c'est ce que dit Mathieu Le Hoc
01:01:02il récupère
01:01:02bien sûr
01:01:03mais je crois
01:01:03qu'on est sur un mouvement
01:01:04d'intérêt général
01:01:05on est sur une révolte
01:01:07d'intérêt général
01:01:08on en avait déjà parlé
01:01:09pendant l'été
01:01:10et je crois
01:01:11qu'il faut surtout écouter
01:01:12les personnes
01:01:13qui en sont victimes
01:01:14et qui revendiquent
01:01:15quelque chose
01:01:15la récupération politique
01:01:17elle est toujours
01:01:18de tous bords
01:01:19on pourrait aussi citer
01:01:20le rassemblement national
01:01:20en vérité
01:01:22c'est un outil
01:01:22ne pas manifester
01:01:24oui
01:01:24mais pour le coup
01:01:26je pense que
01:01:27toutes les parties
01:01:28devraient se mobiliser
01:01:29pour soutenir
01:01:30le mouvement
01:01:30en tant que tel
01:01:31la grogne
01:01:32et discuter
01:01:34avec les mouvements
01:01:35parce que ça ne va pas
01:01:36s'arrêter le 10 septembre
01:01:37me semble-t-il
01:01:38et bien Mathieu Davy
01:01:39vous allez continuer
01:01:40sur un autre sujet
01:01:41à nous raconter
01:01:43vos opinions
01:01:44votre sujet à vous
01:01:45c'est le financement
01:01:46des bides industriels
01:01:47du cinéma français
01:01:48alors dites-nous en plus
01:01:49on voudrait comprendre
01:01:50des non
01:01:51voilà
01:01:51alors bon
01:01:52les charlots ne font plus de films
01:01:54c'est un peu plus léger
01:01:54mais c'est les vacances
01:01:55qui dictent ça
01:01:56c'est vrai qu'il y a des films
01:01:58à gros budget
01:01:59qui ont été
01:01:59des bides absolus
01:02:01si vous avez suivi
01:02:02la polémique
01:02:02papa mobile
01:02:03la polémique
01:02:06papa mobile
01:02:07donc c'est un film
01:02:08avec Cadmerade
01:02:09qui joue le pape
01:02:10qui se fait
01:02:11embarquer
01:02:12par un cartel mexicain
01:02:13et ce film
01:02:15français
01:02:15son propre distributeur
01:02:18l'a déjugé
01:02:19et a décidé
01:02:20de ne pas le sortir
01:02:20tellement le film est mauvais
01:02:21c'est-à-dire que même
01:02:22l'équipe du film
01:02:23a dit
01:02:23c'est raté
01:02:24c'est loupé
01:02:25et en fait
01:02:26c'est le sixième film
01:02:27de l'année
01:02:27avec Cadmerade
01:02:28alors j'ai rien contre
01:02:29Cadmerade
01:02:30qui est un de nos plus grands
01:02:31comédiens français
01:02:32mais sixième comédie
01:02:33et vous regardez les chiffres
01:02:36ils font entre 50 000
01:02:37100 000 entrées
01:02:38alors celui-là
01:02:38il a fait 500 entrées
01:02:39et c'est des films
01:02:41qui coûtent quand même
01:02:41plusieurs millions
01:02:42ah il est quand même sorti
01:02:43on va appeler ça
01:02:44une sortie technique
01:02:45parce que pour qu'il puisse
01:02:46ensuite être diffusé
01:02:47à la télévision
01:02:48dans ce qu'on appelle
01:02:48le marché secondaire
01:02:49et les plateformes
01:02:50il faut qu'il y ait
01:02:51quelques spectateurs
01:02:52il y a eu 7 salles
01:02:53je crois
01:02:54et ça a fait 500 entrées
01:02:56et moi ce qui m'énerve
01:02:59un petit peu
01:02:59c'est qu'il y a un manque
01:03:00de respect
01:03:01du téléspectateur
01:03:02du spectateur
01:03:02on parle de grosses comédies
01:03:05franchouillardes
01:03:05qui ressemblent de plus en plus
01:03:06à des produits industriels
01:03:07des bars chocolatés
01:03:09ou des boissons gazeuses
01:03:10ultra sucrées
01:03:11qu'on ne donnerait même pas
01:03:12à nos enfants
01:03:12et qu'on nous inflige
01:03:13à nous téléspectateurs
01:03:14mais le problème
01:03:15ce que vous dites
01:03:15Mathieu Davy
01:03:16c'est le financement
01:03:16et c'est financé
01:03:17c'est-à-dire qu'effectivement
01:03:18bien sûr que le principal financement
01:03:20ce sont les chaînes
01:03:21ce sont les partenaires financiers
01:03:22mais le CNC
01:03:23c'est quand même
01:03:24un milliard de parents
01:03:24un milliard de parents
01:03:26pour tout le cinéma
01:03:26et le CNC a donné
01:03:27entendez-moi bien
01:03:28le CNC est essentiel
01:03:31pour les jeunes créateurs
01:03:32pour lancer des carrières
01:03:34mais il n'a pas financé
01:03:35le truc sur le pape
01:03:36le CNC finance toujours
01:03:39un petit peu
01:03:40les projets qui sortent en France
01:03:41et on pense
01:03:41sur des comédies françaises
01:03:43ça va de 10, 20, 30 000 euros
01:03:44à 300, 400, 500 000 euros
01:03:45et ça c'est notre argent
01:03:47alors quand on cherche
01:03:47un peu d'argent
01:03:48mais surtout
01:03:50ah bah tiens
01:03:50c'est là qu'il va
01:03:50notre argent
01:03:51un petit peu
01:03:52alors je ne suis pas du tout
01:03:53pour la suppression du CNC
01:03:54bien entendu
01:03:54enfin des financements
01:03:55mais peut-être
01:03:56un peu une sélectivité
01:03:57parce que voilà
01:03:58l'énième comédie
01:04:00franchouillard
01:04:01que vous avez vu
01:04:0110 fois, 20 fois, 30 fois
01:04:03que même les auteurs
01:04:05ne revendiquent pas
01:04:06et critiquent
01:04:07on nous prend un peu
01:04:08pour des idiots
01:04:08et il serait peut-être bon
01:04:10de mettre un petit peu
01:04:11son nez là-dedans
01:04:11d'autres idées
01:04:12Mathieu Hock
01:04:13sur les...
01:04:14on a dit
01:04:15si t'en dénons
01:04:16quand Mathieu a dit ça
01:04:17je me suis dit
01:04:18c'est un super sujet
01:04:18parce qu'en effet
01:04:19moi je pense aussi
01:04:20je me mets la place
01:04:20de beaucoup de gens
01:04:21les gens n'ont marre
01:04:23on l'a dit tout à l'heure
01:04:24il y a une pression fiscale
01:04:25les gens se disent
01:04:26où va notre argent
01:04:27et bien parfois
01:04:27notre argent va
01:04:28pour sponsoriser
01:04:29subventionner
01:04:30comme vous l'avez dit
01:04:31des bides intégrales
01:04:32dans le cinéma
01:04:33et dans l'audiovisuel
01:04:34mais encore plus que cela
01:04:35c'est que parfois
01:04:36vous subventionnez
01:04:37des bides
01:04:38je ne vais pas donner le nom
01:04:39mais vous subventionnez
01:04:40des bides
01:04:40qui en plus
01:04:40vous font la notion de morale
01:04:41parce qu'on vous explique
01:04:42on explique aux français
01:04:43dans certains films
01:04:44qui sont orientés
01:04:45un peu à gauche
01:04:46ou au kyste etc
01:04:47il faut le dire
01:04:48on leur explique
01:04:49comment il a récupéré
01:04:50votre jeu
01:04:51c'est la balle perdue
01:04:52mais comment
01:04:53il ne faut pas prendre
01:04:55la voiture etc
01:04:55bref plein d'exemples
01:04:56comme ça
01:04:57de films
01:04:57qui consistent à dire
01:04:59aux français
01:05:00qu'il faut s'auto-flageler
01:05:01il y a Snoop Doggy Dogg
01:05:01qui a fait un petit post
01:05:02il n'y a pas longtemps
01:05:02contre un film woke
01:05:03en disant
01:05:04je ne veux pas que ma petite fille
01:05:05aille voir des films LGBT
01:05:06à 5 ans
01:05:07qui est des films comme ça
01:05:09qui existent sur le marché
01:05:10pour les enfants
01:05:11mais avec l'argent public
01:05:13et l'argent de tous les français
01:05:14les français n'ont pas envie
01:05:15de dépenser
01:05:16enfin de voir leur argent
01:05:17être dépensé par des gens
01:05:18qui un en plus
01:05:19des insultes
01:05:20et de leur fond la morale
01:05:21je pense que c'est quelque chose
01:05:22qui est important
01:05:23aux Etats-Unis
01:05:23ils ont commencé à revoir
01:05:25avec Donald Trump
01:05:26et Elon Musk
01:05:27ils ont revu sérieusement
01:05:29justement la politique audiovisuelle
01:05:31il y a même Mel Gibson
01:05:32qui a monté un studio
01:05:33de gauche que des navets de droite
01:05:34attendez
01:05:37il y a même Mel Gibson
01:05:38qui a monté un studio anti-woke
01:05:40vous êtes au courant
01:05:40il ne fait que des films anti-woke
01:05:42c'est bon
01:05:43et ce matin
01:05:44je vous le dis
01:05:45chers auditeurs
01:05:46on a parlé avec Judith
01:05:47en préparant l'émission
01:05:48mais c'est vrai
01:05:49que l'histoire
01:05:49par exemple
01:05:50du trafic de drogue
01:05:51il y avait plein d'élus
01:05:52qui demandaient
01:05:53plus de moyens
01:05:54pour enrayer
01:05:55le trafic de drogue
01:05:56mais qu'est-ce que ça coûte cher
01:05:57finalement
01:05:58l'insécurité
01:05:59qu'est-ce que ça coûte cher
01:05:59les dégradations
01:06:00qu'est-ce que ça coûte cher
01:06:01le cinéma bidon
01:06:02non mais il y a plein d'idées
01:06:04comme ça
01:06:04il y a plein de dépenses
01:06:05en fait on dépense
01:06:06moi la taxe foncière
01:06:08la taxe foncière
01:06:09ça sera d'autant plus cher
01:06:10s'il y a un con qui passe
01:06:11et qui fout ses poubelles partout
01:06:13et qu'on est obligé de
01:06:13voilà
01:06:14allez il est 18h36
01:06:15on est un petit peu en retard
01:06:17mais c'est bientôt
01:06:17le coup de projecteur
01:06:18on est léger
01:06:19chouilla
01:06:19chouilla
01:06:20alors François Bayrou
01:06:21c'est dans un instant
01:06:22votre coup de projecteur
01:06:23François Bayrou
01:06:24a frappé fort hier soir
01:06:25sur TF1
01:06:25en accusant la génération
01:06:26du baby boom
01:06:27à les boomers
01:06:28d'avoir creusé
01:06:28la dette publique
01:06:29pour son confort
01:06:32aient le soin de rembourser
01:06:33pendant toute leur vie
01:06:33une sortie qui relance
01:06:35le débat sur la justice
01:06:36entre générations
01:06:36et chaque parmi les retraités
01:06:38pourtant piliers
01:06:39de l'électorat macroniste
01:06:40ils ont vécu leur jeunesse
01:06:42sans l'angoisse du chômage
01:06:43ont fait l'amour
01:06:44sans préservatif
01:06:45ont acheté leur maison
01:06:47sans crédit
01:06:48les boomers
01:06:49sont nés après la guerre
01:06:50et ont inventé
01:06:51mai 68
01:06:52alors passer donc
01:06:54la dette
01:06:54ça les dépasse
01:06:55c'est en substance
01:06:57ce qu'a dit
01:06:57François Bayrou
01:06:58hier
01:06:59d'où notre question
01:07:00sur le compte X
01:07:01de Sud Radio
01:07:02comme le dit Bayrou
01:07:03les boomers
01:07:04sont-ils dans le déni
01:07:05de la dette
01:07:06il y a aussi le 0826 300 300
01:07:08si vous voulez réagir
01:07:09à ce que vous entendez
01:07:10pour en parler
01:07:10nous sommes avec
01:07:11Michel Fize
01:07:11qui est sociologue
01:07:12et politologue
01:07:13bonsoir Michel
01:07:13bienvenue
01:07:14bonsoir
01:07:15bonsoir
01:07:16alors Michel
01:07:17est-ce que François Bayrou
01:07:18prend le risque
01:07:18d'aggraver
01:07:19cette fracture
01:07:20déjà qui existe
01:07:21objectivement
01:07:21entre générations
01:07:22mais aussi de braquer
01:07:23une grosse partie
01:07:24importante
01:07:25de son électorat
01:07:26d'abord je pense
01:07:27qu'il n'a pas
01:07:28une bonne compréhension
01:07:29des phénomènes
01:07:30en clair
01:07:31qu'est-ce qu'il cherche
01:07:32à faire
01:07:33faire peur
01:07:34à la jeune génération
01:07:35qui va devoir
01:07:36payer nos dettes
01:07:37alors que je rappelle
01:07:38que les jeunes générations
01:07:40aujourd'hui
01:07:40se demandent
01:07:41comment payer
01:07:42leurs factures
01:07:42ils n'en sont pas
01:07:43à réfléchir
01:07:44à les dettes
01:07:45dans 20 ou 30 ans
01:07:46merci
01:07:47vous allez pouvoir
01:07:47être payé dans un instant
01:07:49culpabiliser les boomers
01:07:50voilà
01:07:50donc comment payer
01:07:51les factures
01:07:52pour les jeunes
01:07:52et culpabiliser les boomers
01:07:54on en reparle dans un instant
01:07:55il est 18h37
01:07:56et ça va être
01:07:56le coût projecteur
01:07:57des vraies voix
01:07:58donc évidemment
01:07:59vous restez là
01:08:00Sud Radio
01:08:01votre avis fait la différence
01:08:03vous êtes une super radio
01:08:04vraiment
01:08:05vous êtes la radio du moment
01:08:06continuez
01:08:07c'est super
01:08:0817h-19h
01:08:09Judith Belair
01:08:10Frédéric Brindel
01:08:12les deux Mathieu sont là
01:08:13Mathieu Hock
01:08:14secrétaire général
01:08:15adjoint du millénaire
01:08:16Mathieu Davy
01:08:16avocat en droit
01:08:17de la presse
01:08:17et de la propriété intellectuelle
01:08:19face à face
01:08:20c'est le coût projecteur
01:08:22des vraies voix
01:08:22Les vraies voix
01:08:24Sud Radio
01:08:24le coût projecteur
01:08:26des vraies voix
01:08:26François Bayrou
01:08:27a frappé fort
01:08:28mercredi soir sur TF1
01:08:29le Premier Ministre
01:08:30a accusé la génération
01:08:31du baby boom
01:08:32les boomers
01:08:33d'avoir creusé
01:08:33la dette publique
01:08:34pour son confort
01:08:35laissant aux jeunes français
01:08:36le fardeau
01:08:37de le rembourser
01:08:38pendant toute leur vie
01:08:39le Premier Ministre
01:08:40a mis en avant
01:08:41la lucidité
01:08:41comme première vertu
01:08:42d'une nation
01:08:43tout en relançant
01:08:44un débat générationnel
01:08:45brûlant
01:08:46entre la jeunesse
01:08:47qui se sent sacrifiée
01:08:48et les retraités
01:08:48souvent perçus
01:08:49comme protégés
01:08:50sa sortie risque
01:08:51de raviver les tensions
01:08:52et de secouer
01:08:53l'électorat centriste
01:08:54qui est le pilier
01:08:54du président Macron
01:08:55la définition du boomer
01:08:57précise qu'il s'agit
01:08:59d'une catégorie
01:09:00de gens nés
01:09:00entre 1943
01:09:02et 1968
01:09:04certains s'appellent Simone
01:09:06mais François
01:09:07aussi
01:09:08oui monsieur le Premier Ministre
01:09:10il y a des François
01:09:11également
01:09:12ils ont grandi
01:09:13aussi Nicolas
01:09:13vous savez
01:09:14on en entend pas mal parler
01:09:15en soi
01:09:15oui voilà
01:09:16ils ont grandi
01:09:17dans l'insouciance
01:09:18des trente glorieuses
01:09:19mais aussi dans la torpeur
01:09:21de la guerre froide
01:09:21ils ont accédé à la propriété
01:09:23et au travail
01:09:24sans trop d'encombre
01:09:25sont-ils pour autant
01:09:26incapables
01:09:27de percevoir
01:09:28la réalité brandie
01:09:29par François Bayrou
01:09:30nous vous posons la question
01:09:31sur le compte X
01:09:32de Sud Radio
01:09:33comme le dit
01:09:34François Bayrou
01:09:35les boomers
01:09:35sont-ils dans le déni
01:09:37de la dette
01:09:37et bien vous dites non
01:09:38à 78%
01:09:39vous êtes montés au créneau
01:09:40les boomers
01:09:41allez 0826 300 300
01:09:44si vous voulez réagir
01:09:44évidemment vous le faites
01:09:45on est avec Michel Fils
01:09:46sociologue et politologue
01:09:47pour en parler
01:09:48mais juste avant
01:09:49on a un petit son à écouter
01:09:50oui parce que François Bayrou
01:09:51cet après-midi
01:09:52s'est expliqué
01:09:54sur sa déclaration
01:09:55concernant les boomers
01:09:56c'était lors de son intervention
01:09:58face au MEDEF
01:09:59à Roland-Garros
01:10:00écoutez-le
01:10:01vous déformez ce que j'ai dit
01:10:02alors je vais vous dire
01:10:03ce que j'ai dit
01:10:04boomers
01:10:05qu'est-ce que ça veut dire
01:10:06ça veut dire
01:10:06ceux qui sont
01:10:07les enfants du baby boom
01:10:08qu'est-ce que je dis
01:10:10je dis que ceux-là
01:10:11qui ont profité
01:10:12de l'aisance
01:10:13de l'après-guerre
01:10:14qui ont travaillé beaucoup
01:10:15mais qui ont profité
01:10:17de cet élan-là
01:10:18ils devraient être aujourd'hui
01:10:20à mes côtés
01:10:21les premiers
01:10:22pour qu'on baisse la dette
01:10:23et pour que ça ne soit pas
01:10:24les plus jeunes
01:10:25qui soient obligés
01:10:25de la payer
01:10:26vous avez entendu
01:10:27ce que j'ai dit là
01:10:28la dette
01:10:31qu'on a accumulée
01:10:32c'est votre génération
01:10:33qui va la payer
01:10:34ceux qui sont au travail
01:10:35et ceux qui seront
01:10:36au travail
01:10:37demain
01:10:38et je trouve
01:10:39qu'il y a là
01:10:40quelque chose
01:10:40qui est
01:10:41immoral
01:10:42qu'une génération
01:10:46ne pense pas
01:10:47à la génération suivante
01:10:48qu'elle lui impose
01:10:51sans le lui dire
01:10:52la charge
01:10:54d'avoir à payer
01:10:55pendant des décennies
01:10:56des facilités
01:10:58que nous avons rencontrées
01:10:59aujourd'hui
01:11:00ça n'est pas normal
01:11:01voilà
01:11:02Michel Fize
01:11:03je rappelle que vous êtes
01:11:05sociologue et politologue
01:11:07moi personnellement
01:11:08je ne suis pas boomer
01:11:09mais je paye déjà
01:11:10beaucoup
01:11:11j'ai l'impression
01:11:12et je pense que c'est
01:11:13la majorité des français
01:11:14en ce moment
01:11:14qu'est-ce que vous en pensez
01:11:15alors d'abord
01:11:16vous pouvez rajouter
01:11:16à la liste des boomers
01:11:18les michels
01:11:18puisque j'en suis un
01:11:19je pourrais
01:11:21je pourrais mettre
01:11:22Frédéric aussi
01:11:23mais moi je suis juste
01:11:24après la définition
01:11:25bon alors
01:11:26je pense qu'il faut quand même
01:11:27être sérieux
01:11:29dans cette histoire
01:11:29et partir déjà
01:11:30d'un fait simple
01:11:32toutes les générations
01:11:33n'ont pas le même sort
01:11:34dans l'histoire
01:11:35il y a des générations
01:11:37chanceuses
01:11:38j'ai eu la chance
01:11:39d'appartenir
01:11:40à cette génération
01:11:41et puis il y a des générations
01:11:43malchanceuses
01:11:44ceux qui partaient
01:11:45sur le front
01:11:46les poilus
01:11:46en 1914
01:11:47bon et dans d'autres
01:11:49et dans d'autres conflits
01:11:50voilà
01:11:50c'est comme ça
01:11:51nous n'y pouvons rien
01:11:53alors maintenant
01:11:54je pense que
01:11:55on ne peut pas
01:11:57reprocher
01:11:58à une génération
01:11:59heureuse
01:12:00d'avoir été
01:12:01heureuse
01:12:01voilà
01:12:02alors je rappelle
01:12:03quand même
01:12:03que
01:12:04à notre époque
01:12:05tout n'était pas simple
01:12:06malgré tout
01:12:07on travaillait beaucoup
01:12:09on n'avait pas
01:12:10le confort
01:12:11que l'on a
01:12:12aujourd'hui
01:12:13on avait des diplômes
01:12:14qui étaient probablement
01:12:15plus difficiles
01:12:16à obtenir
01:12:17je pense au bac
01:12:17en particulier
01:12:18qu'aujourd'hui
01:12:19en 1955
01:12:21ou en 1960
01:12:22c'était très très dur
01:12:24de devenir
01:12:24de devenir bachelier
01:12:26voilà
01:12:26alors
01:12:27d'abord
01:12:28je pense que les boomers
01:12:29ne se moquent pas
01:12:30de la dette
01:12:31mais
01:12:32ils estiment
01:12:33que la réponse
01:12:34gouvernementale
01:12:35n'est pas la bonne
01:12:36alors
01:12:36quelle est la manipulation
01:12:38dans cette affaire
01:12:39depuis
01:12:39depuis maintenant
01:12:41plusieurs mois
01:12:42et bien c'est simple
01:12:43nous dit le gouvernement
01:12:44si vous ne suivez pas
01:12:46ma politique
01:12:47qui est par définition
01:12:49bonne
01:12:49responsable
01:12:51juste
01:12:52solidaire
01:12:53et bien vous êtes
01:12:54des irresponsables
01:12:56ça c'est le mot
01:12:57de monsieur Macron
01:12:58ou quelque part
01:12:59dans le discours
01:12:59de monsieur
01:13:00de monsieur Bayrou
01:13:01tout à l'heure
01:13:02ingrat
01:13:02après moi le chaos
01:13:04c'est après moi le chaos
01:13:05bon
01:13:05Michel Fize
01:13:06on en parle aussi
01:13:07avec nos vrais voix
01:13:08restez bien avec nous
01:13:09bien sûr
01:13:09Mathieu Davy
01:13:12il y a quelque chose
01:13:13que je ne comprends pas
01:13:14c'est de globaliser
01:13:15de généraliser
01:13:16c'est comme ça
01:13:17qu'on commence le racisme
01:13:18enfin on dit
01:13:18tiens tous les boomers
01:13:19sont comme ça
01:13:20c'est assez bizarre
01:13:21comme démarche
01:13:22n'est-il pas
01:13:24monsieur l'avocat
01:13:25sans prendre une génération
01:13:26n'a absolument aucun sens
01:13:27alors ceci dit
01:13:28il y a une petite évolution
01:13:30quand on va sur les boomers
01:13:31effectivement
01:13:32est-ce qu'on n'est pas
01:13:33soit disant des boomers
01:13:34qui se sont enrichis
01:13:35est-ce qu'on n'est pas
01:13:36en train de dire aux français
01:13:37qu'on ne veut surtout pas
01:13:39toucher aux français
01:13:40plus modestes
01:13:41et peut-être aux classes moyennes
01:13:42actives
01:13:42c'est-à-dire ceux qui ont
01:13:44entre 25 et 45
01:13:45c'est peut-être un message
01:13:46qui est lancé
01:13:47mais une fois qu'on a dit ça
01:13:48toucher les boomers
01:13:50en fait j'ai l'impression
01:13:51qu'ils demandent
01:13:52quand on écoute son explication
01:13:53que les boomers soient
01:13:55à ses côtés
01:13:55pour faire comprendre
01:13:56le message
01:13:57donc en fait
01:13:57ils demandent
01:13:58à nos parents
01:13:58de nous dire
01:14:00que c'est normal
01:14:01qu'il doit se passer
01:14:02à savoir
01:14:02de faire passer
01:14:03la réforme fiscale
01:14:04que le premier ministre
01:14:05essaye de vouloir faire
01:14:07sachant qu'il y a certains
01:14:07de nos parents
01:14:08qui vont le soutenir
01:14:08et d'autres pas
01:14:09puisque tout le monde
01:14:10ne pense pas
01:14:10de la même manière
01:14:11en fonction de son âge
01:14:11et puis par exemple
01:14:12si on parle des boomers
01:14:13on parle de gens
01:14:14qui arrivent à la retraite
01:14:14ou qui y sont déjà
01:14:15en quoi les deux jours fériés
01:14:16vont les concerner
01:14:17finalement
01:14:18j'ai envie de dire
01:14:19monsieur le premier ministre
01:14:20explicitez vos propos
01:14:21parce que
01:14:22avoir les boomers
01:14:23de votre côté
01:14:23pour en fait
01:14:24influencer les jeunes générations
01:14:25je veux bien
01:14:26mais sur quelle mesure
01:14:27ou alors
01:14:28on va revenir à un autre sujet
01:14:29mais qui ne plaira peut-être pas
01:14:30à mon confrère aujourd'hui
01:14:32les boomers riches
01:14:33peut-être
01:14:34mais pas les boomers pauvres
01:14:35et alors
01:14:36quand on est au milieu
01:14:37non mais c'est vrai Mathieu
01:14:39qu'il n'y a pas que
01:14:39des riches et des pauvres
01:14:40dans ce pays
01:14:41ah mais bien sûr
01:14:41et puis il y a aussi
01:14:42des gens qui sont
01:14:43de la classe moyenne
01:14:44et qui travaillent
01:14:44et qui ont plus de 45 ans
01:14:46et qui sont la majorité
01:14:47et qui sont la majorité
01:14:48aujourd'hui
01:14:49on a un vrai problème
01:14:50dans notre pays
01:14:51c'est qu'on a
01:14:5228 millions de gens actifs
01:14:54qui payent pour
01:14:5568 millions de personnes
01:14:56parce que
01:14:58ça se matérialise
01:14:58très concrètement
01:14:59quand vous êtes un actif
01:15:00vous payez pour vos enfants
01:15:01ce qui est normal
01:15:02mais également pour vos aînés
01:15:03de plus en plus
01:15:04puisque aujourd'hui
01:15:05la prise en charge
01:15:06du vieillissement
01:15:07de la perte de dépendance
01:15:08etc
01:15:09avec les EHPAD
01:15:10vous devez payer en fait
01:15:10en gros l'école
01:15:11l'université et l'EHPAD
01:15:12en même temps
01:15:13et en plus
01:15:14on vous taxe de plus en plus
01:15:15etc
01:15:15donc c'est un vrai problème
01:15:16est-ce qu'il y a
01:15:17un problème aujourd'hui
01:15:18de dépenses de retraite
01:15:21infinançables etc
01:15:22la réponse c'est oui
01:15:23est-ce que c'est imputable
01:15:25aux retraités eux-mêmes
01:15:27la réponse c'est non
01:15:28le vrai problème aujourd'hui
01:15:29c'est ça qu'on peut reprocher
01:15:30à François Bayrou
01:15:31mais pas qu'à lui
01:15:32d'une certaine façon
01:15:33c'est de se défausser
01:15:34sur les Français
01:15:36donc en l'occurrence ici
01:15:37sur les boomers
01:15:38ce ne sont pas
01:15:38en fait
01:15:40parce qu'il a même dit
01:15:41il a dit un moment
01:15:42dans ses interventions
01:15:43les Français consomment
01:15:44de la dépense publique
01:15:44mais les Français
01:15:45ne consomment pas
01:15:46de la dépense publique
01:15:47les Français ne consomment pas
01:15:48des dépenses de retraite
01:15:49tout ceci est l'argent
01:15:51des Français
01:15:51c'est l'argent du travail
01:15:52des Français
01:15:52et les retraités
01:15:53sont des gens
01:15:54qui ont cotisé
01:15:55à un moment donné
01:15:55alors effectivement
01:15:56il y a un rapport démographique
01:15:57aujourd'hui
01:15:58qui est on va dire
01:15:59difficile pour les actifs
01:16:00actuellement
01:16:01et pour les jeunes actifs
01:16:02mais ça ce n'est pas
01:16:03imputable aux retraités
01:16:04le vrai problème
01:16:05aujourd'hui de fond
01:16:05c'est que c'est l'État
01:16:07qui gère mal l'argent
01:16:07ce sont les responsables politiques
01:16:10qui ont pris des décisions
01:16:11certaines décisions
01:16:12par exemple
01:16:12sur les retraites
01:16:14on dit que les retraites
01:16:15sont à l'origine
01:16:16de quasiment la moitié
01:16:17de la dette
01:16:18faite sous Emmanuel Macron
01:16:19500 milliards
01:16:20sur les 1000 milliards
01:16:21de dettes
01:16:22qui ont été faites
01:16:22par Emmanuel Macron
01:16:23c'est vrai
01:16:23mais c'est surtout vrai
01:16:24parce qu'on a aussi
01:16:25des régimes spéciaux
01:16:26et on a le régime
01:16:27des fonctionnaires
01:16:28qui en déséquilibre
01:16:29le régime général
01:16:30lui est à l'équilibre
01:16:31par exemple
01:16:32on ne peut pas
01:16:33tout le temps dire
01:16:34c'est la faute
01:16:35ce sont la faute
01:16:36c'est la faute
01:16:36des français
01:16:36alors Michel Fize
01:16:38cette histoire
01:16:40de boomer
01:16:41ça dit quoi
01:16:42parce que vous
01:16:43vous associez
01:16:43le côté sociologue
01:16:45et le côté politologue
01:16:46est-ce que
01:16:47politiquement
01:16:48ça a une valeur
01:16:50d'aller chercher
01:16:52dans certaines catégories
01:16:53de population
01:16:54quand on est justement
01:16:55dans un moment
01:16:56où il faut rassembler
01:16:59tout simplement
01:16:59oui alors d'abord
01:17:01je voudrais préciser
01:17:02je crois ce qui a été dit
01:17:03par l'un ou par l'autre
01:17:04des intervenants précédents
01:17:05c'est que
01:17:06tous les boomers
01:17:07ne sont pas devenus
01:17:08des millionnaires
01:17:08ou des milliardaires
01:17:09en plus
01:17:10tous les retraités
01:17:11ne sont pas des retraités
01:17:13qui aujourd'hui
01:17:13peuvent se permettre
01:17:14des voyages
01:17:15à l'autre bout
01:17:15de la planète
01:17:17alors je crois
01:17:17qu'il faut quand même
01:17:18rappeler
01:17:19bon qui a fabriqué
01:17:20la réussite économique
01:17:21celle qu'on a appelée
01:17:23les trente glorieuses
01:17:24et bien
01:17:25ce sont les boomers
01:17:26pourquoi ?
01:17:27parce que les boomers
01:17:28ils ont fait des enfants
01:17:29il y a eu le boom démographique
01:17:31le boom démographique
01:17:32qui a permis
01:17:32le boom économique
01:17:34un boom économique
01:17:35qu'on n'a plus
01:17:35jamais reconnu
01:17:36qui a permis aussi
01:17:37j'ai envie de dire
01:17:38le boom politique
01:17:39ça a été le passage
01:17:41d'une quatrième république
01:17:42à une cinquième république
01:17:43ça a été une stabilité institutionnelle
01:17:46donc incarnée
01:17:46par le général de Gaulle
01:17:48alors qu'ensuite
01:17:49les gouvernements
01:17:50qui ont suivi
01:17:51la pierre des trente glorieuses
01:17:53et fait un mauvais usage
01:17:55de ce que les boomers
01:17:57leur avaient apporté
01:17:58et bien ça c'est pas l'affaire
01:17:59et c'est pas la responsabilité
01:18:01des boomers
01:18:01alors un petit mot
01:18:02si vous permettez
01:18:02sur les jeunes
01:18:03les jeunes encore une fois
01:18:05moi ça fait 40 ans
01:18:07que je les suis
01:18:07les jeunes sont
01:18:08dans une position
01:18:09sinistrée
01:18:10et depuis 30 ans
01:18:12depuis le questionnaire
01:18:13Baladur
01:18:141994
01:18:15ça va rajeunir personne
01:18:17voilà
01:18:17mais donc
01:18:18aujourd'hui les jeunes
01:18:19quelle est leur préoccupation ?
01:18:20c'est de se nourrir
01:18:21de se loger
01:18:23voilà
01:18:23de se soigner
01:18:24pour beaucoup
01:18:25les étudiants
01:18:26qui font la queue
01:18:27derrière effectivement
01:18:29les restos du coeur
01:18:30voilà
01:18:31est-ce que monsieur Bayrou
01:18:32ne pourrait pas s'intéresser
01:18:33à ça
01:18:34avant de se préoccuper
01:18:35si les jeunes
01:18:35sont inquiets pour la dette
01:18:37mais non
01:18:37ces jeunes ne sont pas inquiets
01:18:38pour la dette future
01:18:39ils sont inquiets
01:18:40pour le présent
01:18:40donc il faut résoudre
01:18:41le présent
01:18:42Mathieu Davian
01:18:43va vous donner le mot de la fin
01:18:44rapidement s'il vous plaît
01:18:45sur ce débat justement
01:18:47moi je suis assez d'accord
01:18:49dans ce qui a été dit
01:18:51par Mathieu Hoc
01:18:52on continue à monter
01:18:53les français
01:18:54les uns contre les autres
01:18:55génération par génération
01:18:56groupe de population
01:18:57par groupe de population
01:18:58est-ce qu'il n'est pas temps
01:19:00de s'attaquer
01:19:01véritablement
01:19:02à ce que veulent les français
01:19:04c'est-à-dire qu'il faut
01:19:04vraiment sonder les français
01:19:05est-ce que c'est s'attaquer
01:19:06au dégraissage de l'état
01:19:08bon c'est un point de vue
01:19:09s'attaquer aux ultra riches
01:19:11autre point de vue
01:19:12tous sont respectables
01:19:13mais je pense qu'il faut
01:19:15surtout protéger
01:19:16la très très très
01:19:17grande majorité des français
01:19:18qu'ils aient 25
01:19:1945 ou 65 ans
01:19:21qui triment
01:19:21qui n'ont pas beaucoup
01:19:22devant eux
01:19:23et qu'on ne peut pas
01:19:24aujourd'hui stigmatiser
01:19:25d'une manière ou d'une autre
01:19:26donc la méthode du premier ministre
01:19:27elle me paraît
01:19:28complètement à côté de la plaque
01:19:29merci
01:19:30merci à tous
01:19:31merci beaucoup
01:19:32Michel Fizin
01:19:33on rappelle que vous êtes
01:19:33sociologue et politologue
01:19:35d'avoir participé
01:19:35à ce débat aujourd'hui
01:19:36merci Mathieu Hoc
01:19:37merci Mathieu
01:19:38merci Mathieu
01:19:39merci Mathieu
01:19:39merci Mathieu
01:19:40merci Mathieu
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