00:00 Tout d'abord nous commençons par l'actualité de la semaine.
00:06 Bismarck est parti à la rencontre de collectionneurs de boîtes de vaches qui rient, réalisés
00:11 chaque année en collaboration avec un ou une artiste d'art contemporain.
00:16 C'est tout de suite.
00:17 La Belle est un fonds de dotation qui a été créé en 2010 par le groupe Belle.
00:29 Il a vocation de soutenir l'art contemporain.
00:32 C'est une structure d'intérêt général qui organise à la fois des expositions mais
00:38 réalise aussi des éditions comme la boîte collector.
00:41 Dans cette série, on a choisi beaucoup d'artistes qui sont des artistes conceptuels.
00:47 On n'avait pas envie que ce soit juste une façon de décorer la boîte traditionnelle
00:58 de vaches qui rient.
00:59 On a vu Martha Wilson récemment à la Sainte-Pompidou.
01:05 On a pensé avec Laurent et Sylvie Boulanger, la commissaire de projet, que ce serait une
01:12 bonne idée de l'inviter pour ce projet.
01:15 On a aussi pensé mettre en question toute sa pratique qui était pour briser le stéréotype
01:23 de la femme et toutes les questions de la performance, des questions féministes qui
01:30 sont mises en avant dans son édition.
01:33 Au départ, ça s'est fait un peu par hasard puisque c'est la directrice de la FIAC,
01:39 Jennifer Flay, qui a souhaité nous inviter.
01:41 Ça l'intéressait parce que l'art souffre souvent de cet arrière-plan du marché, des
01:48 excès du marché artistique.
01:51 Ça l'intéressait de pouvoir prouver que l'art pouvait être aussi bon marché et
01:55 atteindre des collectionneurs qui avaient des petits budgets.
01:57 La boîte de Hans-Peter Fehlmann se vend en second marché et elle dépasse les 3,50
02:04 euros dans laquelle elle était proposée dans les supermarchés, puisque nous n'étions
02:07 pas à la FIAC encore à cette époque-là.
02:10 Il y a un second marché pour les boîtes qui ont échappé à certains collecteurs.
02:13 Chaque année, on a des collectionneurs un peu attristés d'avoir eu leur boîte collector
02:19 jetée par inadvertance.
02:21 Tout le projet joue sur des ambiguïtés de perception quant à l'usage de cet objet,
02:26 de ce que c'est cet objet, de son prix, du fil que propose le prix, de se demander
02:32 si c'est de l'art ou si ça n'en est pas, comment on le conserve, ce qu'on en fait,
02:36 si on a le droit d'ouvrir la boîte.
02:38 Toutes ces dimensions conceptuelles participent du projet.
02:41 Comme j'aime collectionner les choses un peu originales, et ceci depuis très longtemps,
02:51 j'ai pensé que l'initiative de Lavaschkéri et de Laurent Fievé d'éditer des boîtes
03:00 qui sont archi-célèbres, mais de les faire conditionner par des artistes actuels, était
03:06 une excellente idée.
03:07 Ça sortait du sentier, des sentiers battus, des œuvres traditionnelles et le geste était
03:14 très intéressant, d'autant plus que les artistes choisis sont intéressants, à moi
03:21 et mes yeux sont parmi les meilleurs actuels.
03:24 Tout est collectionnable.
03:25 Je crois qu'en matière d'art, il n'y a pas de règle.
03:28 Je crois que tout est intéressant dès lors que l'idée et que le concept est fort.
03:35 Celle-ci par exemple a été éditée par Daniel Buren, et c'est un travail qui est
03:41 évidemment tout à fait typique de lui.
03:43 Il met ses bandes de quatre couleurs dans des endroits où d'habitude on ne regarde
03:49 pas.
03:50 Au début, je crois que la première et la deuxième année, je ne le savais pas, donc
03:53 j'ai manqué les premières éditions.
03:56 Les suivantes, oui, je les ai, j'en ai, je ne sais pas, cinq, six ou sept, mais il me
04:01 manquent les deux premières et je souhaite évidemment les trouver un jour si c'est
04:06 possible.
04:07 Et c'était un reportage signé Pauline Grattel.
04:09 Tout de suite, l'interview de la semaine.
04:11 Merci.
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