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  • il y a 3 ans
Les Vraies Voix avec Jean-Luc Bennahmias, Philippe Bouriachi, Bruno Pomart, Jean-François Vigier, membre du bureau de l’AMF, maire de Bures-sur-Yvette, Daniel Scimeca, médecin généraliste, Éric Bonneval, consultant Sud Radio et ancien joueur de rugby, Mariette Émile, guide conférencière dans les Cévennes
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##LES_VRAIES_VOIX-2023-08-21##

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News
Transcription
00:00:00 Les vraies voix de l'été Sud Radio, 17h19, Jean-Marie Bordry.
00:00:05 Et oui c'est l'été que voulez-vous, ce sont les vraies voix de l'été, il fait chaud un peu partout.
00:00:08 Alors évidemment on va revenir à l'essentiel aujourd'hui dans une heure avec les vraies voix.
00:00:12 On sera en direct avec un médecin qui nous rappellera des choses qu'on a déjà entendues,
00:00:16 à quoi faire attention, à qui faire attention pendant ces périodes de fortes vagues de chaleur,
00:00:20 c'est le plus important et c'est pour ça qu'on le fera.
00:00:22 Avant ça, je suis ravi de vous retrouver, sachez-le, jusqu'à 19h.
00:00:25 Les vraies voix ne prennent pas de vacances et je vais vous présenter le casting de ce soir,
00:00:30 qui commence comme chaque soir par quelqu'un qui est au 0826-300-300 direction la Capitale ce coup-ci.
00:00:35 On retrouve Jacqueline, bonsoir à vous Jacqueline.
00:00:38 Oui bonsoir, je ne suis pas à la Capitale, je ne suis pas dans la Capitale,
00:00:43 j'habite généralement là-bas mais là je suis en Bretagne.
00:00:47 Mais vous avez bien fait.
00:00:48 Et une chaleur très agréable, pas de caticule.
00:00:52 Il fait une chaleur très agréable, mais vous avez bien fait de choisir la Bretagne, c'est une belle région d'abord.
00:00:56 Exactement, on est ravis que vous nous accompagniez en tout cas pendant ces deux heures.
00:01:00 Je vous présente nos autres vraies voix sur Sud Radio.
00:01:03 Jean-Luc Benamias en duplex du Sud, comme de juste.
00:01:06 Bonsoir à vous mon cher Jean-Luc.
00:01:08 Bonsoir et en direct de la Drôme, 39°.
00:01:11 Voilà, 39°, écoutez on fait un petit tour de France du mercure ce soir.
00:01:16 Je rappelle que vous êtes membre de la Ligue des droits de l'homme.
00:01:18 Philippe Bouriaki est avec nous, bonsoir à vous Philippe.
00:01:20 Bonsoir.
00:01:21 Conseiller régional en Ile-de-France, coporte-parole de l'écologie au centre.
00:01:25 Il fait chaud aussi en Ile-de-France, parfois on le souvient.
00:01:27 Affirmatif, 32°.
00:01:28 Affirmatif, oui, presque au garde-à-vous, c'est normal parce qu'il y a un officier en face de lui ou presque.
00:01:32 Bruno Pommard, la vraie voix du soir aussi, bonsoir à vous Bruno.
00:01:35 Bonsoir Jean-Marie et bonsoir à notre ami Benamias.
00:01:39 Bonsoir Bruno.
00:01:40 Salut à toi.
00:01:41 J'ai deux écolos là.
00:01:43 Oui, vous avez deux écologistes.
00:01:44 C'est un peu dur pour moi.
00:01:45 Rien que pour vous, mais enfin bon.
00:01:47 Ça va bien se passer Bruno.
00:01:48 Comme vous êtes un ancien du Rhaet, je pense que vous arriverez à venir à bout de ces deux forcenés.
00:01:53 Je rappelle que vous êtes le maire de Belleflou dans l'Aude.
00:01:56 Tout à fait, petite commune de 125 habitants.
00:01:58 Il fait combien d'ailleurs là-bas en ce moment ?
00:02:00 Il fait très très chaud.
00:02:01 Je reviens de Vernet-les-Bains, où j'ai su aller crapahuter à côté du Cadigou.
00:02:04 Et il faisait 38-39°.
00:02:06 C'est l'été mais c'est vrai que ça tape fort.
00:02:09 Et même si c'est une évidence qu'il fasse plus chaud en été, il y a des vagues très fortes comme celle-ci.
00:02:14 C'est pour ça qu'il faut faire attention aux plus fragiles, notamment les enfants en bas âge,
00:02:18 comme les personnes âgées et celles qui sont à risque.
00:02:21 On y reviendra évidemment.
00:02:22 Je rappelle aussi Bruno que vous avez fondé Prox-Rhaet d'aventure.
00:02:24 C'est important.
00:02:25 En un mot c'est quoi ?
00:02:26 C'est une grosse association qui existe depuis 30 ans, toujours fidèle,
00:02:29 à politique, parce que beaucoup d'élus de gauche comme de droite nous soutiennent.
00:02:32 Où on fait beaucoup de rapprochements jeunes-polices.
00:02:35 C'est très très important et encore plus maintenant,
00:02:37 puisque c'est un sujet qu'on aborde beaucoup.
00:02:40 Et je pense que notre ami Benamia va l'aborder,
00:02:42 parce qu'avec la Ligue des droits de l'homme, je sais que parfois ils ont des propos un peu durs vis-à-vis des forces de l'ordre.
00:02:46 Évidemment, on y reviendra d'ailleurs.
00:02:48 On va parler de tout ça aujourd'hui.
00:02:49 Je vous donne déjà le programme de ces vrais voix.
00:02:51 Le premier débat, on parlera entre autres de vous, justement Bruno Pommard.
00:02:56 A 17h30, on va parler des maires.
00:02:58 MAIRES, les maires de France.
00:02:59 Mes indemnités, vous voulez parler ?
00:03:00 Exactement, vos indemnités.
00:03:02 Est-ce que les maires sont assez bien payés ?
00:03:04 Alors j'ai dit payés, je sais ils y tiennent.
00:03:06 Est-ce qu'ils sont assez indemnisés ?
00:03:07 C'est pas un salaire, c'est une indemnité.
00:03:09 Mais bon, la ministre, Madame Faure, a laissé entendre que certaines indemnités de certains maires pourraient être augmentées.
00:03:14 Tiens, qu'est-ce que c'est que le boulot de maire, en quelque sorte ?
00:03:16 Ce sera le premier débat des vrais voix.
00:03:18 On va parler rugby, parce que Sud Radio est la radio de la Coupe du monde de rugby.
00:03:22 Qu'est-ce que vous pensez de ces 33, les amis ?
00:03:24 Est-ce que vous pensez que ce sont ces 33-là qui peuvent nous ramener enfin à la première Coupe du monde de l'histoire du 15 de France ?
00:03:30 Vous pouvez nous appeler, tiens, les fans de rugby 0826 300 300.
00:03:33 Mais tout de suite, on commence par les 3 mots de l'actu.
00:03:35 Les vraies voix Sud Radio.
00:03:38 3 mots dans l'actu chaque soir.
00:03:40 On vous les sélectionne.
00:03:41 Alors on va parler du mot "journal" d'abord, puisque la tribune du dimanche pourrait devenir le nouveau concurrent,
00:03:46 sorti de nulle part du journal du dimanche, nouvelle version.
00:03:49 Deuxième mot qui est important, c'est le mot "impunité".
00:03:52 On en a peu parlé et pourtant, il y a 10 ans, jour pour jour, le régime de Damas utilisait des armes chimiques sur sa propre population.
00:03:58 À Gouta, bilan, 1 400 morts.
00:04:00 Aucun coupable n'a été ni jugé, ni même évidemment châtié.
00:04:04 Et puis on termine par le mot "skyblog".
00:04:06 La fin pour une génération d'adolescents, de grands adolescents qui avaient leur petit skyblog,
00:04:11 et bien ce sera terminé, mais ils seront archivés.
00:04:13 On va en reparler, tiens, avec la nostalgie notamment de Philippe Bourriaki.
00:04:16 Commençons par ce mot quand même, la tribune du dimanche.
00:04:23 La France qui pourrait se doter, qui va se doter d'un nouveau journal papier, journal hebdomadaire du dimanche.
00:04:28 La tribune du dimanche menée par Bruno Jeudy, ancien du journal du dimanche.
00:04:34 Un objectif en tout cas qui serait poursuivi avec une nouvelle équipe de journalistes.
00:04:39 Est-ce que vous croyez à l'arrivée et au succès d'un nouveau journal sur le marché ?
00:04:43 Tiens, Bruno Pommard.
00:04:45 - Alors, je vais te poser la question entre mains, puisqu'on est en train de taper sur le JGD et Geoffroy Lejeune.
00:04:50 De quel bord il va être ce nouveau journal ?
00:04:52 Parce qu'on ne fait que de la politique avec les journaux méta.
00:04:54 JGD, soi-disant, c'est l'extrême droite.
00:04:56 Et celui-ci avec Bruno Jeudy, il va être quoi ? A gauche ?
00:04:58 - Plus au centre, plus à gauche.
00:05:00 Tout dépend à qui vous comparez, justement.
00:05:02 - C'est un peu pathétique ce mot-là.
00:05:04 - C'est vrai ?
00:05:06 - Oui, parce que je trouve que les choses doivent se faire comme elles sont.
00:05:08 Les journaux, on sait que France Inter, c'est plutôt à gauche.
00:05:10 Bon, mais personne ne dit rien.
00:05:12 Libération, c'est un peu à gauche. Pourtant, ça appartient à Drahi.
00:05:14 - En même temps, vous êtes sur Sud Radio. On est où ? Regardez le plateau aujourd'hui.
00:05:16 Là, vous n'avez pas toutes les couleurs.
00:05:18 - Oui, mais c'est pour ça.
00:05:20 - On a droit à des colos à votre goût, mais quand même !
00:05:22 - Non, mais ça m'interpelle la liberté des journaux, des journalistes eux-mêmes, de faire ce qu'ils veulent.
00:05:26 Alors, ce matin, on a tapé sur Karl Oliv parce qu'il a fait un papier et que Renaissance, Maillard a dit "interdiction d'y aller".
00:05:32 Ce n'est pas l'anastasie, je pense.
00:05:34 - Effectivement, mais tout le monde pourra parler aussi bien au JDD qu'à la tribune du dimanche.
00:05:38 - Et on a fait pareil avec RT. Quand ça a été lancé, au début, les députés ne devaient pas y aller.
00:05:44 Mon ami Jean-Michel Faure a été l'un des premiers à aller parler à RT.
00:05:46 Donc, je trouve que c'est une vaste fumisserie, tout ça.
00:05:48 - On rappelle que la chaîne RT France a fini par être fermée de force, comme tous les relais, d'ailleurs, de la Réussite.
00:05:54 - Oui, c'est quand même vrai. - Dans l'Union Européenne.
00:05:56 Vous en pensez quoi ? La Ligue des droits de l'homme, ça dit quelque chose, Jean-Luc Benamias ?
00:06:00 - J'en pense que la tribune, très bien. C'est encore des milliardaires qui vont diriger un nouveau journal, comme le JDD, d'ailleurs.
00:06:10 Là, c'est CMA, CGM. Clairement, je l'ai déjà dit sur Sud Radio lundi dernier, le JDD est passé entre les mains d'un rédacteur en chef d'extrême droite.
00:06:19 Bon, c'est ainsi. Chacun ses choix. Je soutenais les journalistes qui ont fait grève.
00:06:25 Eh bien, c'est très bien si la tribune ouvre un certain nombre de postes par rapport à un certain nombre de journalistes.
00:06:30 Ce sera très bien pour eux. - Et Bruno Jovi, le quelconque ?
00:06:33 - Le positionnement des journaux est quelque chose de très difficile, parce que dans ces cas-là, il faut aussi positionner...
00:06:40 Je ne parle pas du JDD, parce que là, il est positionné, celui-là.
00:06:42 Mais dans d'autres journaux, par exemple, on dit que l'Ibée est de gauche, mais tous les journalistes de l'Ibée ne sont pas de gauche.
00:06:47 On dit que le Figaro est de droite, mais tous les journalistes du Figaro ne sont pas de droite.
00:06:50 - Et le JDD sont tous d'extrême droite ? - Non, non, non. Le JDD est d'extrême droite, mais ça, c'est autre chose.
00:06:56 - C'est toi qui l'as dit. - Mais non, c'est le rédacteur en chef qui a été le directeur ou le rédacteur en chef qui a été nommé,
00:07:02 qui vient de Valeurs Actuelles. Si Valeurs Actuelles n'est pas d'extrême droite, je ne sais pas où est l'extrême droite.
00:07:06 - Ah, d'accord. - Après, je suis pour la liberté de la presse.
00:07:09 Il y a un nouveau journal qui va exister le dimanche, qui sera en fait un complément de La Tribune, qui existait déjà,
00:07:15 mais pas en vente chez les marchands de journaux. Celui-là sera chez les marchands de veau.
00:07:20 Je vous dis tant mieux pour la liberté de la presse, tant mieux pour les journalistes qui cherchent du boulot.
00:07:23 - Et après tout, ce sont les lecteurs qui jugeront, et ça se verra au chiffre de diffusion. - Exactement.
00:07:27 - On rappelle d'ailleurs que les premiers numéros du JDD nouvelle version sont plutôt bien vendus.
00:07:31 - Et c'est ce qui fait peur, je pense, à la gauche, à l'intelligentsia de gauche.
00:07:34 C'est-à-dire que si le JDD se vend en beaucoup d'exemplaires, on va voir que ce pays, en quelque chose,
00:07:40 est en train de s'incurver totalement vers la droite et l'extrême droite.
00:07:43 Et je ne suis pas du tout branché politique, je suis totalement politique.
00:07:46 - Ah, vous êtes maire ? - Oui, mais... - Sans étiquette ? - Sans étiquette.
00:07:49 - Alors, certains me disent que je suis de droite. Je ne sais même plus ce que ça veut dire, d'ailleurs, tout ça.
00:07:53 Mais ça m'étonne, les propos de notre ami Benhamia, ça m'inquiète, parce qu'il dit d'un côté, il parle des autres journaux
00:07:59 sans affirmer de quel bord ils sont, et puis là, d'un coup, il dit "le JDD, Geoffroy Lejeune, est un mec d'extrême droite".
00:08:05 - Un dernier mot, Jean-Luc, pour répondre ? Vous assumez ? - J'assume ! J'assume ce que je dis !
00:08:09 Je n'ai pas changé entre lundi dernier et aujourd'hui, je n'ai pas changé d'avis, c'est clair !
00:08:14 Mais je vous le dis, ces journaux-là, dans le cadre de la démocratie française et de la presse, ont le droit d'exister.
00:08:22 Après, les gens, ils l'achètent ou ils n'achètent pas. - Justement, c'est ce qu'on va voir, c'est ce qu'on a déjà commencé à voir.
00:08:26 Continuons, justement, ces trois mots dans l'actu, c'est beaucoup plus tragique, effectivement, mais le mot "impunité", il est important.
00:08:31 Il y a dix ans, jour pour jour, le régime syrien de Bachar el-Assad balançait des armes chimiques sur sa population.
00:08:36 Elle goûta 1 400 morts. On se rappelle les images de ces civils qui se traînaient comme des pauvres herbes à l'hôpital.
00:08:44 C'était absolument épouvantable. Personne, à ce stade, n'a jamais été jugé. Et surtout, ce régime est toujours en place.
00:08:49 Jean-Luc Benamias ? - Rappelez-vous ce que disait François Hollande, président de la République à l'époque,
00:08:55 et qui avait demandé à ce qu'on condamne totalement le dirigeant syrien et la politique syrienne.
00:09:01 Et malheureusement, M. Obama, que j'aime bien par ailleurs, qui est un démocrate, avait refusé qu'on fasse un acte extrêmement fort par rapport au régime syrien.
00:09:13 Voilà. Alors donc, effectivement, et d'ailleurs, on voit toujours en Syrie la même personne qui dirige la Syrie, et toujours là, elle dirige toujours la Syrie.
00:09:21 - Effectivement. Et ça, ça n'a pas changé, en tout cas.
00:09:24 - Jean-Luc, il va croire que je lui en veux, Jean-Luc, ça fait un moment que je ne l'ai pas vu.
00:09:29 - Il vous a manqué, ça se saoule. - Mais que fait la Ligue des droits de l'homme ?
00:09:32 - Mais la Ligue des droits de l'homme défend les droits humains en France comme ailleurs et dans le monde.
00:09:37 Et d'essayer de faire que les politiques publiques qui sont nées et en France et dans le monde, ce sont les politiques qui répondent aux droits humains.
00:09:44 - Oui, mais vous êtes plus virulent, je trouve, sur la police en France que sur les problèmes de la Syrie.
00:09:48 - Non, non, non, mais si tu veux, Bruno, on en discutera, parce que j'ai déjà... - On va en parler de la police, d'ailleurs.
00:09:51 - Aussi, l'année dernière, on a déjà discuté. Il y avait justement, en direct avec nous, un représentant du syndicat, c'est SGP, fort sourire, et en plus, il était de Marseille.
00:10:00 Donc, voilà, je tiens des propos au nom de la Ligue des droits de l'homme modérés par rapport à cela.
00:10:05 Il existe des problèmes dans la police nationale, on les a vus, on les voit encore.
00:10:09 - C'est autre chose que ceci dit. Ce que je vous propose, et qu'on reparlera de la police française tout à l'heure,
00:10:16 ceci dit, il y a quand même une légère nuance, même si ça se passe loin de chez nous, entre 1 400 personnes civiles qui se font gazer,
00:10:22 et des éventuelles bavures, ou alors violences policières, ou alors violences dans le cadre d'opérations de police,
00:10:28 dont on va reparler, tiens, justement, avec vous, Bruno Pommat, et vous, Jean-Luc Benamias.
00:10:32 Mais tout de suite, d'abord, je parlais au grand adolescent qui est devant nous, parce qu'on va parler des sky-blocks.
00:10:36 C'est la fin des sky-blocks, c'était toute une génération, je vous ai vu frémir. Vous en avez eu un, vous, ou pas ?
00:10:39 - Bien sûr, j'en ai eu un. - Et vous l'avez toujours ?
00:10:41 - Non, je ne l'ai plus, parce qu'une fois que Facebook est arrivé, effectivement... - Philippe Bourg-Yacquy, vous étiez passé de sky-blog à Facebook.
00:10:48 Qu'est-ce que vous racontiez sur ce sky-blog ? C'est important, parce que ça a marqué toute une génération.
00:10:52 - C'était comme un journal intime, en fin de compte. - Intime, mais partagé à tout le monde.
00:10:56 - Partagé à tout le monde, évidemment. Oui, c'était un journal ouvert, et donc on racontait nos exploits sportifs,
00:11:04 et du monde qui était en mouvement. C'était une tribune politique, en vérité.
00:11:11 Et c'était... Voilà, ça fait un percement en cœur, même si, effectivement, je n'ai plus...
00:11:16 - Ça fait un petit coup de yeux ? - Ouais ! Et puis tu dis...
00:11:19 Ça y est, on est quasiment Asbyn. - C'est ça, exactement.
00:11:23 - Ça commence à sortir le sapin pour moi. - Effectivement, on a tous... Moi, c'était Caramail, ma génération.
00:11:29 On avait débarqué sur Caramail à cette époque-là, mais ça dit quelque chose aussi de l'évolution des réseaux sociaux,
00:11:33 puisque si vous regardez aujourd'hui, ceux qui avaient notre âge à l'époque, on en a 3, 4, des réseaux sociaux différents.
00:11:38 Ce sera plutôt des vidéos, on écrivait des choses, parfois on postait des photos. Tout a changé.
00:11:42 Tiens, c'est quoi votre consommation de réseaux sociaux, à vous, Bruno Pomard ?
00:11:46 - X ? - Ouais. - C'est bizarre, ce X. - C'est Twitter. - Facebook.
00:11:51 - Facebook. Skyblock, je n'ai jamais accroché, je n'ai jamais rien fait avec.
00:11:56 Mais voilà, bon, j'y suis sans y être comme tout le monde, parce que je suis un peu dans les médias,
00:12:02 mais voilà, c'est une plaie, en même temps, quand on regarde ces réseaux sociaux,
00:12:06 tout ce que ça véhicule comme haine, avec les lâches sous pseudo qui, toute la journée,
00:12:12 vous vous insultent ou vous disent des trucs de travers, mais qui n'ont pas le courage, évidemment, de s'adresser.
00:12:16 Je trouve que c'est bien, mais c'est dangereux à la fois, tous ces réseaux sociaux.
00:12:20 - Exactement. C'était quand même une belle aventure. 20 ans d'existence pour les Skyblocks.
00:12:24 Il y a beaucoup d'histoires d'amour, d'histoire de haine, des querelles aussi qui se sont racontées.
00:12:29 - C'est pour ça qu'il fallait en dire un mot, même si on est sur Sud Radio.
00:12:34 Allez, restez avec nous. Les vrais voix, Bruno Pommard, Jean-Luc Benamia, Céphile Bouriaki,
00:12:38 deux écolos, un policier du Red. Ça, c'est un film, ça pourrait être un film à New-Idia,
00:12:42 ou alors en série Z, en tout cas. Deux écolos, un policier du Red, montent dans un bateau.
00:12:46 Restez avec nous. On va se retrouver dans quelques instants.
00:12:49 Devant, je vous rappelle notre premier débat de 17h30.
00:12:51 Est-ce que nos maires, M-A-I-R-E-S, sont suffisamment bien payés ?
00:12:55 Vous votez, vous nous appelez 0826 300 300. Il y a encore un maire dans ce pays qui a été agressé il y a quelques heures.
00:13:01 Il sera l'invité d'ailleurs demain du Grand Matin Sud Radio de Benjamin Gleize.
00:13:04 On va en reparler. C'est quoi le métier de maire aujourd'hui et ça mérite quoi ?
00:13:07 Mais avant ça, le tour de table de l'actualité direction Marseille.
00:13:10 Tiens, on va parler police avec Bruno Pommard, justement. À tout de suite.
00:13:13 Avec Jacqueline au 0826 300 300 depuis la Bretagne où elle respire le grand air.
00:13:23 Elle a bien raison. Il fait beaucoup plus, en tout cas il fait bien meilleur que dans les grandes métropoles.
00:13:28 Vous avez raison Jacqueline, restez-y.
00:13:30 Oui, oui, je peux y rester, j'en profite.
00:13:32 Vous nous raconterez le paysage dans quelques instants.
00:13:34 Tiens, pourquoi pas ? Mais on est aussi avec Bruno Pommard, nos vrais voix.
00:13:37 Philippe Bourgiaki et Jean-Luc Benamias en duplex d'un endroit où il fait 39 degrés, figurez-vous.
00:13:42 Effectivement, il fait chaud. Le tour de table de l'actualité direction un endroit où il fait chaud, effectivement, mais pour de mauvaises raisons aussi.
00:13:47 On part à Marseille avec Bruno Pommard. À quoi va servir cette fameuse compagnie CRS8 ?
00:13:54 Ces CRS de choc qu'on envoie en renfort pour lutter contre le trafic de drogue, mais à titre provisoire.
00:13:59 Alors ces unités, il faut savoir qu'elles ont été mises en place après les violences urbaines qu'on a connues.
00:14:05 Même sur les grosses manifestations, pourquoi elles ont été créées ?
00:14:08 D'abord il faut savoir que la société a évolué en termes de violence, malheureusement.
00:14:12 Et qu'à un moment donné, il fallait répondre à cette violence, je ne dis pas par la violence, mais par des unités formées, capables de réagir.
00:14:19 Et Gérald Darmanin et le directeur général de la police nationale ont décidé de créer ces unités spéciales qui regroupent grosso modo 200 effectifs de policiers.
00:14:28 La CRS8 d'ailleurs, c'est la CRS qui assure la sécurité du RAID à Bière.
00:14:32 Et où on a mis en place des techniques d'intervention qui permettaient de répondre aux montées en puissance des Black Blocs.
00:14:40 Vous saviez qu'au début des Black Blocs, le préfet Lallemand avait mis en face des BAC etc.
00:14:45 Ça ne convenait pas, il y a eu des conneries de fait de la part des policiers.
00:14:48 Du coup, le ministère de l'Intérieur a réagi, réformé, et on a mis en place ces fameuses équipes de CRS8
00:14:55 qui sont une CRS de 200 fonctionnaires réparties par petits groupes très mobiles, comme le sont les Black Blocs,
00:15:00 pour pouvoir éclater ces groupes d'ultra-violents et répondre efficacement à ces problématiques.
00:15:06 Sauf que là, vous parlez des Black Blocs, a priori à Marseille, ce ne sont pas des Black Blocs qui viennent s'acheter.
00:15:10 Ils sont également capables, parce qu'ils peuvent se mouvoir très rapidement.
00:15:13 Ils ne fonctionnent pas comme une compagnie CRS traditionnelle où vous avez 120 bonhommes qui sont alignés
00:15:18 et qui progressent lorsqu'il y a une manif.
00:15:20 Là, ce sont des petits groupes capables d'aller très vite sur des points de deal et autres, et de mener la vie dure aux dealers.
00:15:26 Donc il y a un élément, effectivement.
00:15:28 Les comptes vont dire que ça ne sert à rien parce que c'est de l'affichage etc.
00:15:31 Moi, je dis que ça sert à quelque chose. Pourquoi ?
00:15:33 Parce que tout simplement, ça rassure nos compatriotes, ces gens qui vivent dans ces quartiers canomares.
00:15:37 Et même si cette compagnie reste un mois ou deux mois, il faut savoir d'abord qu'il y a des compagnies de CRS qui ont été fidélisées,
00:15:42 eh bien c'est une bonne chose qu'elles soient présentes pour harceler sans cesse ces réseaux sociaux.
00:15:47 - A quoi on peut mesurer son... J'imagine qu'il y aura une période où elle va rester, on va dire un mois, pourquoi pas.
00:15:52 - Ils vont finir par fidéliser, moi je pense.
00:15:54 - Exactement, mais à quoi on va pouvoir mesurer l'efficacité de cette venue ?
00:15:57 C'est un nombre d'infractions constatées sur place ? Ce sera un nombre d'interpellations ?
00:16:01 - Toujours, ils ont fait 20 grosses interpellations dont on n'a pas réellement parlé dans les médias d'ailleurs,
00:16:07 donc ça c'est important, mais surtout, ils rassurent encore une fois une population qui demande d'avoir du bleu.
00:16:12 Alors refaire la police de proximité, on peut en parler, je sais pas que Jean-Luc va nous en parler, c'est sûr.
00:16:16 - Ça ne va pas devenir personnel, c'est intéressant.
00:16:19 - Mais non, mais je comprends.
00:16:20 - On se connaît avec Bruno.
00:16:22 - C'est fini ça, malheureusement c'est fini. Et moi le premier, je le regrette.
00:16:27 On a besoin d'une autre policée malheureusement, qui est peut-être plus répressive parfois,
00:16:31 parce qu'on a des quartiers qui deviennent de plus en plus compliqués.
00:16:34 - Plus agiles en même temps.
00:16:35 - Mais nos policiers ne s'attaquent pas aux gens gentils, ils s'attaquent aux voyous.
00:16:37 - La réponse du Marseillais dans quelques instants, mais avant ça, Philippe Bourriac qui sait, je comme une image justement.
00:16:41 Des policiers de choc en quelque chose, ou en quelque sorte, en tout cas une task force de policiers envoyés sur un point chaud,
00:16:46 c'est-à-dire Marseille, en pleine guerre des drogues absolument tragique.
00:16:50 - Toute action entraîne réaction, et donc il faut adapter la réaction face à l'action.
00:16:54 L'action à Marseille est ultra violente. Moi j'ai une pensée pour toutes ces mères de famille,
00:16:58 pour tous ces pères de famille, pour toutes ces familles qui voient leurs enfants tomber les uns après les autres,
00:17:03 et toujours le même type des gens qui sont en situation de précarité, de difficulté, des abandonnés, des oubliés.
00:17:09 Et je ne suis pas dans la victimisation, parce que c'est une réalité.
00:17:11 C'est une réalité parce qu'à un moment donné, des sales types, et souvent des politiques,
00:17:16 ont fait des deals avec des dealers pour leur dire "on va vous foutre la paix, ramenez-nous nos voix,
00:17:20 ramenez-nous vos brebis pour voter dans des primaires en interne,
00:17:25 ou vous pouvez mettre le bulletin de vote, ou allez tendre le cou à celles et ceux qui ne se sont pas réveillés pour aller voter,
00:17:29 parce que c'est une réalité.
00:17:30 - Alors on va s'arrêter deux minutes là-dessus, puisqu'on va reparler des mères.
00:17:33 Dans un instant, je ne sais pas de qui vous parlez, mais il y a des hommes politiques en France,
00:17:37 c'est ce que vous dites, et je n'ai entendu personne démentir, on verra ce qu'on dit Jean-Luc.
00:17:40 Vous vous dites qu'il y a des hommes politiques qui vont voir dans ce pays, des élus locaux,
00:17:45 qui vont voir des dealers ou des trafiquants, qui leur disent "ramenez-moi des voix".
00:17:48 - Bien sûr, ou des gens radicalisés pour leur dire "je vous fous la paix,
00:17:52 je vous donne ce que vous avez besoin pour pouvoir continuer à prospérer,
00:17:55 mais en contrepartie, aidez-moi".
00:17:57 Mais ça a toujours existé, avec les associations...
00:17:59 - Depuis Gaston Neufert, à Marseille.
00:18:01 - Non mais dans plein de communes, pas qu'à Marseille, avec des associations culturelles, culturelles ou autres,
00:18:06 ça a toujours existé, l'achat de voix en vérité.
00:18:08 - Clientélisme.
00:18:09 - Et le seul problème, c'est qu'avec ces voyous-là, une fois que vous les laissez rentrer dans la bergerie, c'est fini !
00:18:14 Ils y restent, ils s'y plantent, et c'est chez eux.
00:18:16 Et donc, la réponse, et je m'en rappelle de Samia Ghali,
00:18:19 où beaucoup de gens, y compris de gauche, l'avaient critiqué à l'époque,
00:18:22 quand on a dit "mais envoyez les militaires, envoyez la Légion",
00:18:25 et bien aujourd'hui, la taxe-force de la police de la CDRS 8 est la manière la plus démocratique
00:18:30 de réponse à donner à ces voyous qui empoisonnent des gens qui aimeraient se sortir de cette misère et de cette souffrance.
00:18:37 - Qu'en pense Jean-Luc Benamias ? Vous êtes marseillais, je le rappelle.
00:18:40 - Oui, je suis marseillais, mais j'ai pas mal de bagoules politiques.
00:18:44 Avant d'être marseillais, je suis marseillais depuis 20 ans,
00:18:47 je vivais en Seine-Saint-Denis, et Bruno Le Saum, on en a discuté il y a quelques années,
00:18:52 j'étais juste maire adjoint à la sécurité publique,
00:18:56 après des événements qui existaient déjà il y a 20 ou 30 ans en Seine-Saint-Denis comme ailleurs.
00:19:01 Si la chose était simple, et si la réponse était simple, on aurait trouvé des solutions.
00:19:06 Encore une fois, je le dis bien évidemment, il faut des forces de police et des forces de l'ordre.
00:19:11 Je ne l'ai pas de côté, mais c'est un autre débat,
00:19:14 enfin c'est un débat sur plus de proximité entre les populations et la police.
00:19:18 Et bien évidemment, la CRS 8 peut pas jouer ce rôle.
00:19:21 Elle est déjà venue à Marseille, tu le sais Bruno, il y a deux mois ou trois mois,
00:19:25 elle était déjà là pendant 15 jours, trois semaines.
00:19:27 Bon, est-ce que ça a résolu le problème ?
00:19:29 Le problème est d'une complexité absolue, parce que la CRS 8 va, je vous donne un exemple,
00:19:34 elle va aller sur, je vais pas citer le nom de cité pour sympathiser personne,
00:19:39 une des cités de Marseille.
00:19:41 Quand elle sera sur ces cités de Marseille, la centaine d'autres cités de Marseille
00:19:46 ne verra pas la CRS 8.
00:19:48 Donc le deal continuera, et l'ensemble des actions de deal continueront.
00:19:53 Si c'était extrêmement simple à régler, je le répète, ça se saurait.
00:19:58 Alors qu'on protège les populations.
00:20:00 Mais pas de simplisme, Philippe, pas de simplisme.
00:20:02 Tu le sais très bien, tu vis en banlieue toi aussi, tu es un élu de banlieue,
00:20:06 tu sais très bien que là aussi, je parle à un connaisseur,
00:20:09 comme Bruno est connaisseur par rapport à la sécurité,
00:20:11 clairement on a besoin de revaloriser l'éducation,
00:20:16 de revaloriser tout ce qui est formation citoyenne, formation républicaine dans ces quartiers.
00:20:22 Et excuse-moi, ce que tu as dit tout à l'heure sur des élus,
00:20:26 il existe quelques élus mafieux, d'accord,
00:20:28 mais c'est très très très très loin d'être la majorité des élus.
00:20:32 On peut pas durer longtemps en tant qu'élu en passant des accords avec la mafia.
00:20:35 Où des mafias ?
00:20:37 Bien sûr que ça a existé dans un passé assez lointain à Marseille,
00:20:40 assez lointain, 40 ans, 50 ans, 60 ans.
00:20:43 Je connais bien Marseille, je suis plus élu, mais je connais bien Marseille,
00:20:46 j'ai été aussi maire adjoint et vice-président de la région à Marseille.
00:20:50 Donc je connais bien le territoire.
00:20:52 Je ne vois pas d'endroit à Marseille, que ce soit des élus de gauche qui dirigent un secteur,
00:20:58 puisqu'on est par secteur à Marseille, c'est pas par arrondissement, c'est par secteur,
00:21:01 ou des élus de droite qui dirigent un secteur, je ne vois pas.
00:21:04 Aujourd'hui, de gens qui seraient capables de passer des accords avec un système mafieux, quel qu'il soit.
00:21:09 Attention à ce genre de choses.
00:21:11 - Je me suis mal exprimé et tu as raison de me rendre...
00:21:14 - Par contre, si tu t'étais mal exprimé...
00:21:15 - Non, non, mais tu as entièrement raison, c'est vrai que j'ai fait un raccourci,
00:21:18 parce que pour moi c'était une évidence, et c'est vrai que, à l'antenne,
00:21:21 les auditeurs et les auditrices peuvent prendre plus partiellement.
00:21:24 Donc ce que je veux dire, c'est qu'il y a eu à un moment donné du temps, X,
00:21:28 10 ans, 15 ans, des gens qui ont passé des accords.
00:21:31 Et c'est ce que je disais tout à l'heure, quand vous faites rentrer ces gens-là dans la bergerie,
00:21:34 ils n'en sortent plus. Et donc aujourd'hui, les Marseillais et d'autres villes de France,
00:21:38 et j'ai un amour profond pour Marseille, parce que quand vous arrivez là-bas,
00:21:42 elles vous adoptent immédiatement, mais c'est incroyable d'où que vous veniez, c'est extraordinaire.
00:21:46 Mais une fois que ces gens-là se sont installés, ça a eu lieu il y a 10 ans,
00:21:49 ils ont proliféré et ils se sont mis en place.
00:21:52 Et donc pour les bouger maintenant, il faut aller au Karcher.
00:21:55 - En tout cas, bon courage à vous qui nous écoutez depuis Marseille,
00:21:58 dans les quartiers où c'est justement très compliqué et où on va envoyer notamment la CRS 8.
00:22:02 Je rappelle que vous pouvez témoigner à tout moment au 0826 300 300.
00:22:05 Tiens, qu'est-ce que vous pensez de vos élus ? Quels sont vos rapports avec vos élus locaux ?
00:22:08 Vous les croisez aussi ? C'est pas facile dans ces quartiers-là non plus.
00:22:11 Venez nous le dire, puisqu'on parle des maires dans un instant, justement.
00:22:14 Est-ce que les maires, M-A-I-R-E-S, sont suffisamment bien payés ?
00:22:18 Ce sera notre premier débat à 17h30, à tout de suite sur Sud Radio.
00:22:21 - Les vraies voix de l'été Sud Radio, 17h19, Jean-Marie Bordry.
00:22:26 - La chaleur estivale qui apporte des débats agite.
00:22:29 Nous sommes avec les trois vraies voix du jour,
00:22:31 les quatre vraies voix avec Jacqueline depuis la Bretagne au 0826 300 300.
00:22:35 Philippe Bourillac qui est avec nous, conseiller régional d'Île-de-France,
00:22:38 coporte-parole d'écologie au centre.
00:22:40 Nous sommes avec Bruno Pomard, ancien du Raid et maire de Belleflou dans l'autre.
00:22:44 Combien d'habitants ? - 127.
00:22:46 - C'est important, justement, on va en parler tout de suite. 127 âmes.
00:22:49 - Et vos élus. - Exactement.
00:22:51 On va en parler. Nous sommes également avec Jean-Luc Benamias, en duplex depuis sa drôme,
00:22:54 où il fait très chaud, membre de la Ligue des droits de l'homme.
00:22:57 Tout de suite, nous parlons des maires de France.
00:22:59 - Les vraies voix Sud Radio, le grand débat du jour.
00:23:03 - Les maires, M-A-I-R-E-S, sont-ils suffisamment bien payés ?
00:23:06 Je sais, c'est un terme impropre. Normalement, on ne paye pas un maire, on l'indemnise.
00:23:10 Il ne touche pas un salaire, mais une indemnité.
00:23:12 Quoi qu'il en soit, la ministre déléguée en charge des collectivités territoriales et de la ruralité
00:23:16 a évoqué une possible revalorisation des indemnités des maires de villes de plus de 3500 habitants.
00:23:23 Est-ce que c'est une bonne chose ou pas ?
00:23:25 On va en parler avec notamment notre invité qui nous rejoint.
00:23:28 Bonjour à vous Jean-François Vigier.
00:23:30 Et bienvenue sur Sud Radio, membre du bureau de l'association des maires de France,
00:23:35 maire de la ville de Bure-sur-Yvette.
00:23:38 Bonjour à vous, est-ce que vous nous entendez ?
00:23:40 Alors je vois que vous bougez, mais on ne vous entend pas.
00:23:43 - Je vous entends parfaitement.
00:23:45 - Écoutez, ça aurait pu être un effet de la chaleur, tout simplement.
00:23:48 D'abord, j'aimerais qu'on fasse un petit peu de pédagogie pour tous ceux qui nous écoutent,
00:23:52 parce que c'est toujours difficile de se faire une idée.
00:23:54 Je sais, la question est vulgaire, je vais vous la poser comme ça,
00:23:57 parce qu'il est important aussi de parler de manière simple.
00:24:00 Ça paye combien un maire ?
00:24:02 Justement, combien gagne un maire aujourd'hui ?
00:24:05 Alors je la reformule de manière plus polie.
00:24:07 Combien s'élève une indemnité de maire ?
00:24:10 - Bonjour à tous d'abord. - Bienvenue.
00:24:14 - Je salue vos trois invités sur le plateau que je connais.
00:24:18 - Salut Jean-François.
00:24:20 - À Bure-sur-Yvette, Bure est une ville de juste un peu moins de 10 000 habitants.
00:24:25 Et mon indemnité mensuelle avant impôt est de 1 600 euros à peu près.
00:24:31 Et en net, ça fait 1 200 euros, en bas de la feuille.
00:24:35 - Et c'est important qu'on le sache aujourd'hui,
00:24:37 parce qu'on peut s'imaginer par moments des montants extrêmement faramineux.
00:24:40 Vous avez autre chose dans la vie quand même ?
00:24:43 - Alors, j'ai plusieurs mandats en fait.
00:24:46 Il se trouve que j'ai été cadre en collectivité locale.
00:24:49 En département, dans des communes, collaborateur d'élus, directeur de cabinet.
00:24:54 Et il est sûr que je gagnais beaucoup plus qu'avant d'être élu.
00:24:58 Mais j'ai d'autres mandats, conseiller régional, président de syndicat,
00:25:03 qui me permettent d'avoir une indemnité globale qui soit acceptable
00:25:08 et de vivre normalement de mes mandats.
00:25:11 Mais il est sûr que l'indemnité de maire est bien entendu en deçà
00:25:15 de ce qu'elle mériterait d'être, et d'ailleurs à toutes les strates d'habitants.
00:25:20 Maintenant, le travail qu'a démarré le président de l'AMF, David Lysnard,
00:25:25 en lien avec le ministère chargé des collectivités territoriales,
00:25:29 et Dominique Faure, la ministre, c'est par l'intermédiaire d'un grand sondage
00:25:34 auprès des maires de connaître comment revaloriser cette fonction d'élu.
00:25:39 Parce qu'on ne peut pas parler que de l'indemnité de maire.
00:25:42 - Évidemment. - Évidemment, l'indemnité, elle est importante.
00:25:44 Mais il y a autour d'autres points qui sont extrêmement importants,
00:25:50 la protection sociale, la retraite, la responsabilité, la formation.
00:25:56 Il faut, je pense, élever le débat au rang de statut de l'élu.
00:26:01 Quel statut veut-on donner à nos élus dans une république digne de ce nom
00:26:06 pour qu'ils puissent porter en responsabilité leurs projets, leurs actions
00:26:10 devant leurs concitoyens ?
00:26:12 Je crois que c'est aujourd'hui ce débat-là qui se pose à nous toutes et tous, d'ailleurs,
00:26:17 et qui se pose aussi aux Français.
00:26:18 Parce que je crois que les Français aiment leur maire, ils aiment beaucoup leur maire.
00:26:22 Et moi, il n'y a pas un jour où je regrette de m'être lancé dans cette aventure.
00:26:27 J'adore ce que je fais, mais je pense qu'aujourd'hui,
00:26:30 il faut qu'on nous donne les moyens d'agir concrètement
00:26:33 et puis dans un environnement juridique, économique de plus en plus complexe.
00:26:36 - Alors, la parole dans un instant à un maire rural, c'est Bruno Pommard,
00:26:39 puisque 126 habitants, je le rappelle, à Bellefloue, dans l'Aude,
00:26:42 ville dont vous êtes le premier magistrat.
00:26:44 Avancez la parole quand même à Jacqueline, au 0826 300 300.
00:26:47 Alors vous, vous êtes en Bretagne, mais vous êtes de Paris, évidemment.
00:26:50 Il y a une nuance entre, j'imagine, être la maire d'une ville de plusieurs millions d'âmes,
00:26:54 c'est le cas d'Annie Hidalgo à Paris, et en même temps être le maire de Bellefloue,
00:26:58 pourquoi pas, avec 126 âmes.
00:27:00 Ce n'est pas forcément le même travail.
00:27:01 En revanche, est-ce que vous pensez que ce soit nécessaire de valoriser
00:27:04 ou de mieux valoriser en tout cas la fonction de maire ?
00:27:08 Jacqueline.
00:27:09 - Ah absolument.
00:27:10 J'ai sous les yeux les aides d'amnités.
00:27:15 Pour moins de 500 habitants, c'est 245 euros.
00:27:19 De 500 à 999, c'est 1778.
00:27:24 On ne peut pas vivre avec ça, surtout lorsque l'on est disponible 24 heures sur 24
00:27:30 et qu'on assume des responsabilités de différentes natures,
00:27:36 le maire peut conduire quelqu'un,
00:27:41 un homme qui va accoucher dans une clinique est éloigné,
00:27:45 il peut faciliter des relations familiales,
00:27:49 il peut intervenir, enfin il fait tout, tout, tout,
00:27:53 et il est de plus en plus responsabilisé,
00:27:55 et il a de moins en moins d'autonomie financière.
00:27:59 Donc voilà, il y a vraiment un gros problème.
00:28:02 - Donc pour vous c'est un grand...
00:28:04 - Pour les maires des petites communes.
00:28:07 J'ai entendu le maire de Lannis, il y a quelques mois de cela,
00:28:10 quand il y a eu cette augmentation d'électricité,
00:28:13 mais vraiment il prenait très à cœur le problème,
00:28:17 et je ne sais pas comment on l'a aidé pour que sa commune puisse fonctionner correctement.
00:28:22 Et la commune de Lannis, comme tout le monde le sait,
00:28:25 est une commune très pauvre et où il y a beaucoup, beaucoup de difficultés.
00:28:29 - Oui, effectivement, et ça c'est important.
00:28:31 Ce que je vous propose, ma chère Jacqueline, c'est qu'on écoute le témoignage.
00:28:34 "Vie ma vie de maire", maire rural notamment.
00:28:36 Bruno Pomard, d'abord, la première question que je voulais vous demander, au-delà de l'argent,
00:28:39 est-ce que c'est un job à plein temps d'être maire de Belleflou ?
00:28:42 C'est quoi votre journée type ?
00:28:43 Est-ce que vous pouvez faire tout, effectivement,
00:28:45 nier une femme qui accouche ou alors être disponible tout le temps ?
00:28:47 - Non, à la différence de Jean-François Vigée, que je salue d'ailleurs,
00:28:49 que je connais très très bien, qui fait partie de ces 37 000 maires vraiment engagés.
00:28:53 Je ne lui passe pas d'appel au monde, mais c'est un bon seur,
00:28:55 parce qu'il a un beau parcours d'élu, de terrain, donc ça c'est important de le signaler.
00:28:59 - Merci Bruno.
00:29:00 - Non, non, mais c'est vrai.
00:29:01 Moi, non, je n'ai pas les contraintes qu'il a, évidemment, avec 125 habitants.
00:29:04 On est 11 élus pour 125 habitants.
00:29:06 J'ai 3 adjoints, 7 conseils municipaux.
00:29:08 Et la preuve, c'est que je suis là ce soir avec vous, ce matin, je suis à l'RMC, et voilà.
00:29:11 Donc je suis souvent ici.
00:29:12 - Tu fais le tour de France.
00:29:13 - Oui, je suis ici 7 jours par mois dans ma commune,
00:29:15 parce que je n'ai pas de contraintes, je n'ai pas d'école,
00:29:17 j'ai juste de la voie à gérer.
00:29:18 - Juste une chose importante, quand vous dites 11 élus pour 125 habitants,
00:29:20 c'est presque un habitant sur 10 qui est au conseil municipal, en quelque sorte.
00:29:23 - Oui, c'est ça. Mais ça aussi, à mon avis, il faudra revoir des choses.
00:29:26 Bon, il y a des communes qui se regroupent maintenant,
00:29:28 que Jean-François Vigier, je ne sais combien, une trentaine d'élus, je comprends.
00:29:32 Mais moi, franchement, on serait deux représentants à la limite de la commune.
00:29:35 - Ça pourrait suffire.
00:29:36 - Voilà, ça suffit. Bon, je ferme la parenthèse.
00:29:38 Moi, je ne suis pas, et je crois que Jean-François Vigier a été modéré dans ses propos,
00:29:42 parce qu'il a dit, effectivement, revaloriser la fonction,
00:29:45 soutenir l'élu dans tout ce qui est juridique, etc.
00:29:48 Il n'a pas parlé nécessairement d'être plus payé.
00:29:50 Enfin, ce n'est pas ce que j'ai compris en lui.
00:29:52 Puisqu'il dit qu'il a des compléments à côté, avec des présidents de syndicats,
00:29:55 on peut imaginer, conseil régional, et tant mieux, et c'est très bien.
00:29:58 Mais je trouve que ça doit être avant tout un engagement citoyen.
00:30:01 Moi, je le vois comme ça. Je n'ai pas fait ça pour dire,
00:30:03 ah tiens, si je suis maire de Bellefour, je vais toucher,
00:30:06 je pouvais toucher jusqu'à 1100 euros, et je prends le minimum,
00:30:09 c'est-à-dire 300 euros d'indemnité. C'est le minimum.
00:30:13 Je n'ai pas fait ça pour ça.
00:30:15 Et je ne pense pas que le fait d'augmenter les élus,
00:30:18 il y en a quand même 35 000 de maires, il y a 500 000 élus en France,
00:30:21 ça va changer le fait que plus vont s'engager à devenir maires.
00:30:25 Maire, il faut avoir la vocation, il faut avoir envie de le faire.
00:30:27 Jean-François Vigier, il prend des coups dans la rue,
00:30:29 il se fait insulter parfois sûrement, mais il est là,
00:30:32 et parce qu'il aime ça, parce qu'il est né là-dedans, tout simplement.
00:30:34 Et je pense que la plupart des élus, c'est ça.
00:30:37 - Alors, petite parenthèse, parce que vous parliez de prendre des coups,
00:30:39 c'est arrivé à un maire, tiens, le maire de Loumaux,
00:30:42 c'est juste à côté de La Rochelle, en Charente-Maritime,
00:30:44 Jean-Luc Allgay, il a été agressé samedi dernier,
00:30:47 alors qu'il essayait d'empêcher des, j'ai bien dit des, gens du voyage,
00:30:51 de s'installer sur le stade municipal.
00:30:53 Il s'est fait ceinturer et frapper à plusieurs reprises.
00:30:55 Je précise ça parce qu'il sera demain l'invité à 8h40 de Benjamin Gleize
00:30:58 dans le Grand Matin Sud Radio.
00:31:00 Mais c'est un métier de plus en plus compliqué malgré tout,
00:31:02 du fait de l'agressivité de certains.
00:31:04 - Oui, moi j'ai deux, sur mes 525 habitants,
00:31:07 j'ai deux qui me cassent les trucs souvent.
00:31:10 - Vous savez, leurs maires sont à l'ancien Dured,
00:31:12 peut-être qu'ils y pensent à deux fois avant d'y aller.
00:31:13 - Oui, oui, des fois j'ai des paroles que ne pourrait pas avoir mon ami Jean-François Vigier,
00:31:16 parce que c'est un peu dur, mais on est dans les villages, donc ça va.
00:31:18 Mais c'est vrai que ça pose des questions sur la sécurité des maires aussi.
00:31:23 On l'a vu, il y a beaucoup de maires qui ont démissionné,
00:31:25 qui ont été violentés, et ça par contre il faut les protéger.
00:31:28 Là il faut trouver des solutions avec l'AMF
00:31:30 pour plus protéger encore d'autres.
00:31:32 - Ça fait partie de la revalorisation de la fonction, vous en pensez quoi ?
00:31:34 - Tout à fait. - Philippe Bourgiaki.
00:31:36 - Je salue aussi Jean-François Vigier, que je connais et que j'apprécie énormément,
00:31:39 et c'est vrai qu'il fait un travail remarquable.
00:31:41 Alors certains pourraient dire "Jean-François est cumulat".
00:31:44 Non.
00:31:45 Parce que quand vous êtes maire, et que vous êtes aussi à la métropole ou au territoire,
00:31:49 ça c'est de fait, donc ça c'est la loi,
00:31:51 quand vous êtes maire et que vous êtes conseiller départemental ou conseiller régional,
00:31:54 il y a des interactions qui concernent aussi votre collectivité,
00:31:56 et vous défendez le but de gras sur votre territoire, et y compris votre ville,
00:31:59 et ça c'est humain.
00:32:00 Et c'est bien d'avoir quelqu'un qui a ce spectre large de vision,
00:32:05 et de compréhension de dossiers qui peuvent s'imbriquer.
00:32:08 - Petite parenthèse, on disait la même chose pour les députés qui étaient députés maires pendant longtemps,
00:32:12 ça a fini par être cassé justement par l'interdiction du cumul des mandats.
00:32:15 On a eu tort ?
00:32:16 - Oui, je pense qu'on a eu tort.
00:32:17 Parce qu'en fin de compte, aujourd'hui vous avez des députés qui peuvent voler n'importe où en France,
00:32:22 voler, on s'est compris, avec des ailes,
00:32:24 et se retrouver comme moi dans ma circonscription,
00:32:26 qui ne connaît pas du tout la circo,
00:32:28 et qui a été élu, alors qu'avant vous aviez des députés qui étaient ancrés localement.
00:32:31 Et donc quand ils allaient, alors effectivement ils sont députés de la nation,
00:32:34 mais soyons honnêtes, ils étaient plus.
00:32:37 - C'est vrai.
00:32:38 Ceci dit, un député n'est pas censé être un élu local.
00:32:40 C'est un député, effectivement, un des députés de Marseille est aussi député des Amiens.
00:32:44 - Il peut être élu local.
00:32:45 - Oui, et c'est mieux qu'il soit élu local,
00:32:47 parce que ça donne une certaine proximité,
00:32:49 parce que quand vous êtes élu simplement en national,
00:32:52 il n'y a plus de connexion avec le peuple.
00:32:54 - Avant de revenir là-dessus, j'aimerais qu'on dise un mot quand même de la sécurité,
00:32:57 parce que c'est un problème important.
00:32:58 Les maires menacés, parfois par respecté, insultés,
00:33:01 on en a parlé à chaque fois, agressés.
00:33:04 Ça c'est une réalité qui ne s'arrange pas, si j'ose dire.
00:33:07 - Mais qui s'aggrave de plus en plus.
00:33:09 C'était M. Larcher qui disait que le maire c'était celui qui était apporté le gifle,
00:33:13 parce que c'est un élu de terrain et de contact direct.
00:33:15 À chaque fois que vous avez un problème,
00:33:17 le premier que vous allez voir, le premier élu que vous connaissez,
00:33:19 c'est le maire de votre ville.
00:33:20 - Et donc qu'est-ce qu'on fait pour empêcher ces agressions et cette dégradation du climat ?
00:33:23 - On durcit la loi pour expliquer à celles et ceux qui auraient le malheur de dire
00:33:29 "je peux passer à l'acte", que ça va leur coûter très très cher.
00:33:33 Et donc nous avons dissuadé certains, pas tous bien évidemment.
00:33:36 Et puis celles et ceux qui sont menacés, il faut leur donner une protection policière.
00:33:41 Il faut qu'on mette les moyens pour leur assurer leur mission de service public.
00:33:45 Parce que c'est le premier délégataire de mission de service public, c'est le maire.
00:33:48 - Jean-Luc Benamias, c'est plus difficile d'être élu local aujourd'hui qu'il y a quelques années ?
00:33:52 - Je crois pas.
00:33:54 Moi je ne veux pas rebondir sur ce qu'a dit Jean-François et très bien,
00:33:57 ce qu'a dit Bruno est très clair aussi.
00:34:00 L'un des problèmes, il y en a quelques-uns, c'est vraiment le statut de l'élu.
00:34:05 Et la responsabilité de l'élu.
00:34:07 Et je pense là beaucoup aux maires des villes et villages de moins de 3500 habitants.
00:34:13 Qui ont des responsabilités juridiques absolument importantes.
00:34:16 Vous avez tous entendu comme moi cette histoire, il y a un terrain de sport,
00:34:20 sur le terrain de sport il y a un panneau de basket, le panneau de basket tombe sur un enfant,
00:34:24 l'enfant est blessé, qui est responsable ? Le maire.
00:34:27 A ce niveau là, ça demande un débat bien évidemment par rapport à tout ça.
00:34:30 Bien sûr qu'il est responsable, mais on ne peut pas rendre responsable légalement totalement.
00:34:35 C'est sur les histoires où le maire a une influence,
00:34:38 enfin d'abord financièrement c'est très compliqué, après, simple rappel,
00:34:41 mais vous l'avez déjà fait avant moi.
00:34:43 35 000 communes en France.
00:34:45 25 000 communes de moins de 1000 habitants.
00:34:48 Et Bruno en a parlé à un moment donné.
00:34:51 Heureusement un certain nombre de mairies, de villages et de petites villes
00:34:55 de moins de 1000 habitants ont réussi à fusionner.
00:34:57 Ce n'est pas facile de fusionner.
00:34:59 Culturellement ce n'est pas facile.
00:35:01 Historiquement ce n'est pas facile.
00:35:03 Mais ça me paraît être indispensable.
00:35:05 Comme en Allemagne.
00:35:07 Je finis sur les histoires de cumul des mandats.
00:35:10 Il n'y a pas besoin de cumul de mandats pour un député européen,
00:35:13 même si être élu local à côté me paraît extrêmement important.
00:35:16 Je l'ai été.
00:35:17 J'ai été élu local et j'étais député européen,
00:35:20 comme d'autres sont députés nationaux et élus local.
00:35:22 Mais pour un certain nombre, et Jean-François l'a dit,
00:35:25 le fait d'être à la fois maire de son village, maire de sa petite ville,
00:35:30 et conseiller départemental, ou conseiller régional,
00:35:33 ou président de l'Interco, ou vice-président de l'Interco,
00:35:36 est extrêmement important.
00:35:38 Et c'est là où il y a besoin, sans doute, d'une légère revalorisation.
00:35:42 Mais quand j'entends ce que propose Madame la Ministre,
00:35:45 qui dit que je ne suis pas un seul,
00:35:47 mais uniquement les maires de 3 500 habitants,
00:35:50 je finis là-dessus.
00:35:52 Tu me diras ce que tu fais, Bruno,
00:35:54 mais je connais beaucoup de maires de villages,
00:35:56 notamment le village dans lequel je suis,
00:35:58 le village de Bourdeaux, 550 habitants, dans la Drôme.
00:36:01 Quand je discute avec le maire que je rencontre,
00:36:03 le maire dit "mais je ne prends même pas l'ensemble de mes émoluments possibles".
00:36:07 Parce que c'est très compliqué à expliquer aux concitoyens.
00:36:10 Donc tout ça demande un respect du statut,
00:36:12 une augmentation du statut,
00:36:14 et voilà, re-répartition du nombre d'élus en France.
00:36:17 Justement, Jean-François Vigier.
00:36:19 Oui, moi je voulais intervenir sur les différents points qui ont été abordés.
00:36:23 D'abord, je pense qu'il faut...
00:36:26 J'interviens sur ce qu'a dit Jean-Luc.
00:36:29 Le cumul n'est pas un gros mot.
00:36:32 Le cumul n'est pas une atteinte à la démocratie.
00:36:35 Le cumul c'est s'engager en politique,
00:36:37 avoir différents mandats, travailler pour un territoire.
00:36:40 Et moi je m'enrichis en ayant une vision à la fois régionale
00:36:43 et municipale.
00:36:45 Et ça sert aussi ma commune, évidemment, au final.
00:36:49 Mais si je ne cumulais pas,
00:36:51 j'aurais un travail à côté.
00:36:53 C'est-à-dire que le temps que je ne passerais pas dans d'autres mandats,
00:36:55 forcément je le passerais dans une entreprise,
00:36:57 ou comme auto-entrepreneur, tout simplement.
00:37:00 Parce qu'à côté de mon indemnité de maire,
00:37:02 il faudrait quand même que je travaille et que je fasse nourrir ma famille.
00:37:06 Ça ne peut pas être un métier important, c'est ce que vous dites.
00:37:08 On ne peut pas opposer l'action politique
00:37:11 avec le fait qu'on ait plusieurs mandats.
00:37:15 Après sur l'interdiction du cumul entre députés et élus locaux,
00:37:19 je pense qu'on a fait une énorme erreur politique.
00:37:22 Et j'espère qu'on aura le courage de revenir là-dessus.
00:37:24 Mais ça c'est autre chose,
00:37:26 ça touche aussi aux institutions de la République et de la Constitution.
00:37:29 Après il y a la question de la sécurité dont on parlait.
00:37:32 Lorsque le maire de Saint-Brévin a été attaqué,
00:37:35 souvenez-vous au printemps dernier,
00:37:37 l'AMF est beaucoup intervenue,
00:37:40 le président et le bureau de l'Association des maires de France,
00:37:43 pour dire que nous avons demandé des mesures précises.
00:37:47 Les insultes sur Internet, sur les réseaux sociaux.
00:37:51 Au bout de trois mois, l'affaire est cassée.
00:37:53 Il faut prolonger le délai d'instruction.
00:37:55 Sur les peines aux gens qui s'en prennent aux élus locaux.
00:38:01 Nous sommes détenteurs d'une autorité publique,
00:38:03 au même titre que les policiers et les gendarmes.
00:38:05 Là je pars sous le contrôle de Bruno.
00:38:07 Quelqu'un qui s'en prend à un maire, à un élu,
00:38:10 doit avoir les mêmes peines que s'il se prenait à un gendarme,
00:38:12 un pompier ou un policier.
00:38:14 Il faut rapidement que la loi règle cette question.
00:38:17 Il faut de la dissuasion.
00:38:19 Et on ne doit rien lâcher sur la sécurité des élus.
00:38:22 Vous avez vu ce qui est arrivé au maire de Lailerose
00:38:25 et à la maire de Pontoise pendant les émeutes de juillet.
00:38:29 Ceci est inacceptable.
00:38:31 On ne peut pas laisser notre République partir dans cette direction.
00:38:34 Au final, derrière l'indemnité, derrière la sécurité,
00:38:38 derrière cette question du statut de l'élu,
00:38:40 il y a une question de décentralisation.
00:38:42 Qu'on sorte de cet État concentré qui nous tombe dessus,
00:38:46 qu'on croule sous le contrôle a priori et a posteriori.
00:38:51 Il faut que l'État lâche prise.
00:38:53 Il faut une véritable décentralisation dans ce pays.
00:38:56 Il faut que nous élus, nous portions nos décisions
00:38:59 en toute liberté et en toute responsabilité devant nos concitoyens.
00:39:03 - Justement, ce sera le mot de la fin pour Bruno Pomaille.
00:39:05 Vous faudrez plus de liberté ou alors plus de pouvoir ?
00:39:07 - Oui, à condition d'avoir les moyens de traiter derrière.
00:39:10 Parce que moi, en tant que petit élu, je n'ai pas les services administratifs.
00:39:13 - Qu'est-ce que vous aimeriez faire si on vous en donnait les moisiens
00:39:15 que vous ne pouvez faire aujourd'hui ?
00:39:17 - Moi, je n'ai vraiment pas de moyens.
00:39:19 Au premier mandat, je passais la tondeuse dans mon village.
00:39:22 Maintenant, j'ai la chance de me payer un jardinier.
00:39:25 Non, mais c'est vrai.
00:39:26 Je pense que pour certaines villes, il y a un besoin de décentraliser à tout prix
00:39:29 et être beaucoup moins contrôlé quand on voit le nombre de papiers.
00:39:32 Parce que je reçois autant de papiers du préfet qui m'intime des ordres
00:39:39 que Jean-François Vichy dans sa ville.
00:39:41 C'est quand même hallucinant.
00:39:43 On est sous un contrôle de l'État total et on parle toujours de décentralisation
00:39:46 mais on n'en voit pas le bout du nez.
00:39:47 - Allez, le dernier mot pour Jacqueline. 0826, 300, 300.
00:39:50 Plus de pouvoir pour les maires ou pas ?
00:39:51 - Oui. Alors, écoutez, je vais revenir sur ce que...
00:39:57 Je crois que c'est Gérard Marchais qui a dit qu'un maire était à porte de gifle, c'est ça ?
00:40:00 - Oui, c'est ça.
00:40:01 Alors, dans tous les discours que j'entends là, je n'entends pas communication.
00:40:07 J'entends répression en permanence.
00:40:09 Or, moi j'ai téléphoné à la caisse de retraite, j'ai téléphoné à la sécurité sociale,
00:40:14 j'ai téléphoné à France Télécom, j'ai téléphoné à la SNCF
00:40:17 et qu'est-ce que j'ai ? Des répondeurs.
00:40:19 Appuyés sur 1, 2, 3, 4, 5, ainsi de suite, jusqu'à ce qu'on finisse par craquer.
00:40:24 Et qui est en face de ces gens qui craquent ? Le maire.
00:40:27 Donc, remettons en place de la communication et je pense que les choses s'arrangeront.
00:40:33 - On s'en prendra moins au sol qu'on peut croiser, c'est ça que vous dites ?
00:40:36 - Au sol qu'on a à disposition. J'ai expérimenté ça à un moment donné.
00:40:40 J'étais responsable donc d'un centre de formation.
00:40:45 Avant d'arriver chez nous, les gens, ils avaient fait 36 000 personnes.
00:40:49 Quand ils arrivaient chez nous, que nous essayions de faire le mieux possible,
00:40:53 de les accueillir dans les meilleures conditions, de leur donner la formation
00:40:58 à laquelle ils avaient le droit, la meilleure, c'était nous qui écopions pour tout le reste.
00:41:02 - Justement, tiens, un mot. Mais alors vraiment un mot, Jean-François Vigier.
00:41:05 Qu'est-ce que vous demande le plus vos administrés à Bure-sur-Yvette quand vous les croisez ?
00:41:10 - Ils demandent de la vie quotidienne, de la proximité, de l'écoute.
00:41:17 Ils demandent de l'entretien du patrimoine municipal, de l'entretien de la voie.
00:41:21 Ils demandent de la réactivité sur le péri-scolaire, sur l'inscription des enfants, sur les places en crèche.
00:41:26 C'est là que nous sommes au quotidien et si je puis dire présent à leur écoute.
00:41:32 Et moi, c'est ce qui me passionne aussi, c'est de trouver des solutions.
00:41:35 En fait, nous, on essaie de trouver des solutions à tous les problèmes.
00:41:39 Voilà, c'est ce qu'on fait toute la journée.
00:41:42 - Et ne vous défoulez pas sur vos maires.
00:41:45 C'est pas forcément leur faute s'il y a un ton et un nid de poule.
00:41:48 C'est important de le rappeler quand même.
00:41:49 Merci beaucoup Jean-François Vigier d'être intervenu ce soir.
00:41:53 - Je salue mes trois camarades sur le plateau que j'ai eu beaucoup de plaisir à retrouver.
00:41:57 - Eh bien revenez sur Sud Radio, on est très bien sur Sud Radio, parlons vrai.
00:42:00 Jean-François Vigier, vous êtes maire de Bure sur Yvette.
00:42:03 Merci à vous, restez avec nous sur Sud Radio.
00:42:05 On va se retrouver dans quelques instants, dans quelques minutes, point santé.
00:42:09 C'est important, vous entendez l'alerte rouge sur plusieurs départements pour la canicule.
00:42:12 À qui il faut faire le plus attention et comment on doit faire attention ?
00:42:15 On va en parler avec un médecin.
00:42:16 Mais avant ça, on va réviser un petit peu. Petite question de culture générale dans un instant.
00:42:21 À toutes nos vraies voix, à tout de suite.
00:42:23 Avec Philippe Bourriak et Bruno Pommard, Jean-Luc Benamias et Jacqueline, nos 0826-300-300.
00:42:33 Ma chère Jacqueline, c'est l'heure de jouer.
00:42:35 Je vais vous demander de piocher une de nos trois vraies voix avec laquelle vous allez faire équipe contre les deux autres.
00:42:40 - Alors, je vais dire Jean-Luc Benamias ?
00:42:42 - Allez, Jacqueline et Jean-Luc Benamias.
00:42:44 Et nous serons avec l'autre équipe dans ce cas-là, Philippe Bourriak et Bruno Pommard.
00:42:48 Première question. Ce sont des questions qui, en général, ont trait soit à l'actualité du jour, soit à la date du jour.
00:42:55 Quel chanteur de nationalité suisse aurais-tu 73 ans aujourd'hui s'il était toujours parmi nous ?
00:43:01 Et à qui nous devons notamment ce titre ?
00:43:04 - La musica, c'est le vent et c'est l'orange en été.
00:43:09 - La musica, c'est un savant et il a...
00:43:16 - Jacqueline, ça vous dit quelque chose ?
00:43:18 - Jérôme !
00:43:19 - C'est Jérôme ?
00:43:20 - C'est Jérôme.
00:43:21 - Non, c'est... Oui, suisse de nationalité suisse.
00:43:25 C'est pas le titre le plus connu, j'ai fait exprès, sinon ça serait trop facile.
00:43:28 Parce que si ça avait été "Où sont les femmes ?", vous l'auriez trouvé.
00:43:31 - Convigé !
00:43:32 - Voilà, c'est ça.
00:43:33 - Allez, quand même le saluer Patrick, il aurait eu 73 ans aujourd'hui.
00:43:39 Allez, ça fait un point pour l'équipe du studio, on va l'appeler comme ça.
00:43:42 Je continue, il faudra être rapide.
00:43:44 Premier qui répond à le point, pour mon avis ça vous rappellera quelque chose,
00:43:47 parce que ça a été un tube.
00:43:49 Mais alors un tube, l'ancienne adolescente que je suis peut vous le confirmer.
00:43:52 Quelle chanteuse fait aujourd'hui ses 39 ans et a été rendue célèbre pour ce titre ?
00:43:56 - Alizé ?
00:43:59 - C'est plus la génération de Philippe Bourguignac qui est effectivement Lolita.
00:44:04 - Et Benhamia Sidor ou quoi ?
00:44:06 - Benhamia Sidor, exactement.
00:44:08 - Il faut plus de temps en musique.
00:44:11 - C'est plus la Céline Dion je pense.
00:44:14 - Un peu de rock me ferait du bien ou de la pop me ferait du bien.
00:44:16 - Alizé qui fait aujourd'hui ses 39 ans, elle a été rendue célèbre pour ce titre évidemment.
00:44:20 Succès en Europe mais aussi en Afrique et en Asie.
00:44:22 Figurez-vous qu'elle en a vendu 6 millions des disques,
00:44:24 ce qui est considérable.
00:44:26 Aujourd'hui elle se concentre sur sa carrière de danseuse, on lui souhaite une belle carrière de danseuse.
00:44:30 Dernière question parce que vous êtes sur Sud Radio les amis,
00:44:32 c'est LA radio de la Coupe du Monde de Rugby.
00:44:35 Puisque la liste des 33 joueurs retenus pour le 15 de France, pour le Mondial a été dévoilée,
00:44:40 puisque nous sommes à 3 semaines de la Coupe du Monde,
00:44:43 puisque Sud Radio est donc LA radio de la Coupe du Monde de Rugby,
00:44:45 je vous pose cette dernière question de culture générale rugbistique.
00:44:48 Même Jean-Luc a le droit de jouer.
00:44:50 Comme vous le savez, le 15 de France n'a jamais été champion du monde.
00:44:53 On espère que ça s'arrêtera cette année cette série noire.
00:44:55 En revanche, combien de fois on a été en finale ?
00:44:57 - 5 ? - Non.
00:44:59 - 7 fois ? - Non.
00:45:01 - Je prendrais le plus proche. - 3.
00:45:04 - Qui a dit 3 ? - Jacqueline.
00:45:06 - Et bien c'est Jacqueline qui remporte le point, bravo !
00:45:08 En 1987, pour la première finale, Nouvelle-Zélande-France malheureusement 29 à 9 pour les Néo-Zélandais.
00:45:15 1999, Australie-France malheureusement 35 à 12.
00:45:19 Et 2011, c'est là qu'on est passé le plus près, c'était pourtant pas le plus beau 15 de France de l'histoire.
00:45:23 C'était France-Nouvelle-Zélande, 7-8 à 1 petit point.
00:45:26 Et en plus on se fait voler, non ? On est d'accord Jean-Luc ?
00:45:29 - Oui on se fait voler mais on vole les Galois en demi-finale.
00:45:32 - Absolument, c'est ça, exactement.
00:45:34 On n'était pas bon tout le mondial sauf à la finale qu'on aurait mérité de gagner.
00:45:38 Comme quoi ça tient un peu de chose tout ça.
00:45:40 Bon, mais bravo à l'équipe du studio qui a gagné toute notre estime.
00:45:42 Comme je le dis, y'a pas de prix à gagner.
00:45:44 Mais c'est déjà pas mal.
00:45:46 Jacqueline, vous restez avec nous ou vous voulez profiter de la mer ?
00:45:48 - Ah mais je peux rester avec vous.
00:45:50 - Écoutez, si vous voulez en tout cas profitez-en.
00:45:52 Il fait pas trop chaud ? Ça va ?
00:45:54 - Ah pour moi c'est parfait. Vous savez c'est un petit paradis.
00:45:57 - Vous êtes dans quel coin en Bretagne en ce moment ?
00:45:59 - Je suis au bout de la presse ville de Ruis.
00:46:03 Donc dans le Morbihan.
00:46:06 En face Belle-Île, Ouattes, Edith.
00:46:09 - Ah ouais, vous nous rendez du rêve là.
00:46:11 - Je ne peux pas vous envoyer de photos mais ça serait vraiment avec plaisir.
00:46:15 - Mais c'est pour ça que je vous ai demandé de nous le décrire ma chère Jacqueline.
00:46:17 Allez rester avec nous justement, profitez de l'air frais.
00:46:19 Restez tous avec nous.
00:46:22 Plusieurs départements en alerte rouge pour la canicule demain.
00:46:25 Alors on va revenir aux basiques.
00:46:27 Justement, à qui on doit faire attention ?
00:46:29 Qui est sensible à la chaleur ?
00:46:31 Quels sont les premiers symptômes à décès ?
00:46:33 On va demander ça à un médecin juste après les infos de 18h.
00:46:35 Et puis notre deuxième débat c'est est-ce que ces 33 joueurs retenus aujourd'hui
00:46:38 peuvent enfin nous la ramener à la Coupe du Monde ?
00:46:40 On va en parler sur Sud Radio avec Les Vrais Voix.
00:46:42 A tout à l'heure.
00:46:44 Les Vrais Voix de l'été Sud Radio.
00:46:46 17h19, Jean-Marie Bordry.
00:46:49 - Allez, deuxième ligne droite, deuxième mi-temps en quelque sorte des Vrais Voix sur Sud Radio.
00:46:53 Ça tombe bien parce qu'on va parler de rugby.
00:46:55 Alors bien sûr, évidemment, une mi-temps rugby c'est 40 minutes.
00:46:58 Ce sera un petit peu plus long sur Les Vrais Voix.
00:47:00 On est ensemble jusqu'à 19h.
00:47:01 Je vous rappelle, je vous représente notre PAC si j'ose dire.
00:47:04 Tiens, Philippe Bourgiaki qui est avec nous, conseiller régional d'Île-de-France.
00:47:07 Co-porte-parole d'écologie au centre.
00:47:10 Nous sommes toujours avec Bruno Pomard, le maire de Belleflou.
00:47:13 Dans l'eau de 126 âmes, je le rappelle, c'est important pour qu'on le situe.
00:47:16 Vous êtes aussi un ancien du Red.
00:47:18 Bon, ça va, ça se passe bien.
00:47:19 Vous étiez enfermé.
00:47:20 Vous aviez l'impression d'être encerclé par les écolos au début.
00:47:22 - Non mais ça va, ça va.
00:47:23 Je vais coller un peu.
00:47:24 Donc au moment donné, ça passe.
00:47:26 - Je l'avais dit.
00:47:28 - On finit par s'habituer, c'est ce qu'il est en train de nous dire.
00:47:30 - Ça va bien se passer.
00:47:31 - Ça va bien se passer comme Aurélien Noïse de l'intérieur.
00:47:35 Quoi qu'il en soit, c'est justement cette phrase que je choisis et cette citation pour vous représenter Jean-Luc Benamias.
00:47:40 Membre de la Ligue des droits de l'homme en duplex depuis la Drôme avec nous.
00:47:44 Et nous sommes avec Jacqueline depuis un endroit magnifique dans le golfe du Morbihan.
00:47:48 Ça a l'air formidable, ma chère Jacqueline, là où vous êtes.
00:47:50 Restez-y.
00:47:51 - Il ne pleut pas.
00:47:52 - Il ne pleut pas.
00:47:53 Mais évidemment qu'il ne pleut pas, Jacqueline.
00:47:54 - Il fait un temps splendide.
00:47:56 - Exactement.
00:47:57 - Ça risque d'être un Bretagne comme...
00:47:59 - Allez-y, bien sûr.
00:48:01 - Je peux le dire, c'est bon.
00:48:02 - Vous pouvez le dire.
00:48:03 Les Bretons en ont marre.
00:48:04 Ils disent qu'il pleut chez eux.
00:48:05 Ils disent qu'il ne pleut que sur les concs.
00:48:06 C'est ça qu'ils disent.
00:48:07 J'ai de la famille bretonne, on me le dit assez souvent.
00:48:10 - De toute manière, comme disait De Kersozo, en Bretagne, il fait beau plusieurs fois par jour.
00:48:14 - C'est important aussi de le rappeler.
00:48:16 Allez, regardons le verre de pluie à moitié plein.
00:48:19 On va le regarder comme ça.
00:48:20 Quoi qu'il en soit, tout de suite, on parle malgré tout des régions où il fait beaucoup,
00:48:24 beaucoup plus chaud.
00:48:25 Notamment ces quatre départements qui seront, et c'est rare, c'est pour ça qu'on insiste
00:48:32 dessus, en vigilance rouge.
00:48:33 A l'air tel la canicule demain, notamment le Rhône, la Drôme, c'est chez vous Jean-Luc
00:48:38 Benamias, l'Ardèche et la Haute-Loire.
00:48:40 J'ajoute qu'il y a 49 départements en vigilance orange.
00:48:43 Il va faire autour de 40 degrés.
00:48:45 Vous me direz, c'est l'été, oui, mais c'est important et ça peut être dangereux.
00:48:48 On en parle avec notre docteur, le docteur Daniel Siméka.
00:48:51 Bonsoir à vous, Daniel.
00:48:52 - Bonsoir, bonsoir à tous.
00:48:54 - Vous êtes où en ce moment, Daniel Siméka ?
00:48:56 - Comment ?
00:48:57 - Où est-ce que vous êtes en ce moment ?
00:48:58 - Dans mon cabinet.
00:48:59 - Oui, ça, j'imagine bien.
00:49:00 Mais dans quelle région de France ? C'est ce que j'entendais.
00:49:03 - Je suis dans le Val-de-Marne.
00:49:05 - Bon, voilà, il fait assez chaud quand même.
00:49:07 On est d'accord ?
00:49:08 - Il fait assez chaud, mais bon, ça va, c'est supportable.
00:49:11 - Bon, il y a beaucoup d'internautes et d'auditeurs qui nous demandaient avec raison, mais oui,
00:49:15 il fait chaud, mais c'est l'été, pourquoi vous en parlez ? Pourquoi c'est si exceptionnel ?
00:49:18 Parce que dans certains cas, ça peut être dangereux, des vagues de chaleur comme celle-ci.
00:49:22 Et c'est pour ça qu'on prend le temps.
00:49:24 D'abord, quels sont les dangers ? Et surtout, pour qui ?
00:49:27 Qui peut être à risque dans une période de canicule ?
00:49:30 Je parle en termes sanitaires, Daniel Cimeca.
00:49:33 - Il faut d'abord comprendre que quand on est exposé à une température trop importante,
00:49:39 c'est un peu comme un effort physique que l'organisme est obligé de faire,
00:49:43 mais sans pouvoir faire de pause.
00:49:45 Vous savez, quand vous êtes à vélo ou dans une côte, vous pouvez toujours être fatigué et abandonner.
00:49:50 Quand il fait chaud, on ne peut pas abandonner, l'effort est permanent.
00:49:53 Donc les enfants, les personnes âgées, les gens qui ont une insuffisance cardiaque
00:49:57 ou des problèmes vasculaires d'une façon générale, les maladies rénales,
00:50:01 la fragilité pulmonaire, toutes ces fragilités des grands organes nobs
00:50:05 sont des éléments qui vont fragiliser les personnes,
00:50:08 parce que la température du corps va finir par augmenter.
00:50:12 On n'arrive pas tout le temps à se refroidir.
00:50:15 On transpire, c'est comme ça qu'on se refroidit,
00:50:18 mais quand il fait trop humide, ça ne marche plus.
00:50:22 Il faut bien évidemment s'hydrater au maximum, on le répète tout le temps,
00:50:27 s'hydrater et s'alimenter, c'est important.
00:50:31 L'eau dans un estomac vide, ça file très vite vers la vessie.
00:50:35 Donc il faut quand même qu'il y ait quelque chose de consistant dans l'estomac.
00:50:40 Il ne faut pas oublier de manger, il ne faut pas prendre des choses lourdes, évidemment,
00:50:43 mais il ne faut pas oublier de manger.
00:50:45 Et il faut surtout surveiller ses proches, les personnes fragiles.
00:50:48 Quand on est moins fragile, on s'occupe de ceux qui le sont davantage.
00:50:51 - C'est ce qui vaut pour les enfants en bas âge comme pour les personnes âgées, c'est ça ?
00:50:55 - Absolument, absolument. Il y a des signes qu'ils doivent alerter.
00:50:59 L'augmentation de la température, ça peut donner des palpitations,
00:51:03 ça peut donner des troubles respiratoires et puis surtout parfois des troubles de conscience.
00:51:09 Quelqu'un qui commence à tenir des propos incohérents,
00:51:12 qui se plaint de vertiges, qui a l'air saoul alors que ça n'est pas mérité,
00:51:17 qui a bu de l'eau et qui a une sensation un peu de vertiges,
00:51:22 comme une démarche un peu hébrieuse, comme l'on dit,
00:51:25 un trouble de conscience, là quand même ça doit alerter.
00:51:29 Et rappelons bien évidemment, on n'encombre pas les urgences, on appelle le 15.
00:51:33 - Et ça c'est important de le souligner. - Il y a le numéro vert d'ailleurs.
00:51:36 - Et vous avez raison de souligner le numéro vert.
00:51:38 - 0800 0600 0600. - On va le reciter exactement.
00:51:41 0800 0600, on va le retrouver dans un instant.
00:51:44 - Quoi qu'il en soit, Daniel Cimeca, est-ce que les cas dont vous venez de me parler,
00:51:48 qui sont des cas assez clairs, on peut arriver à tituber, avoir des palpitations,
00:51:51 c'est quelque chose de fréquent sur une vague de chaleur ?
00:51:54 Est-ce que vous avez souvent des patients à qui ça arrive souvent ?
00:51:57 - Alors moi dans le Val de Marne, le Val de Marne est un climat quand même relativement tempéré.
00:52:01 - Très tempéré. - Il nous arrive, il nous arrive donc, non, on ne le voit pas.
00:52:05 Moi je ne suis pas urgentiste, donc je ne le vois pas en temps réel.
00:52:08 Les patients me racontent qu'ils ont eu des soucis en quelque sorte un peu a posteriori.
00:52:12 C'est rare de le voir en direct. Les urgentistes, ils sont plus fréquemment,
00:52:16 bien évidemment, confrontés et donc ça constitue pour certaines personnes une véritable urgence.
00:52:23 - Alors dernier conseil que vous pourriez donner à tous ceux qui pourraient être à risque
00:52:27 et s'apprêtent à traverser cette journée de canicule demain, Daniel Cimeca ?
00:52:31 - Bah écoutez, s'hydrater avec de l'eau. Je rappelle que l'alcool aggrave les choses.
00:52:38 Quand il fait très chaud, le vin rosé, c'est bien tentant mais c'est totalement contre-intuitif.
00:52:43 Pas d'alcool, une alimentation conséquente, mais sans être lourde.
00:52:49 Et puis une hydratation et puis tous les petits trucs pour pouvoir se rafraîchir, se refroidir.
00:52:56 Éventuellement aussi investir les espaces naturellement climatisés, les centres commerciaux.
00:53:04 On peut éclater sans oublier les cinémas, etc.
00:53:08 - Exactement, et vous parliez Bruno Pommard à l'instant de ce numéro vert.
00:53:12 Canicule Info Service, et bien justement c'est le 0800 06 66 66 0800 06 66 66.
00:53:22 On le rappelle, quand on s'inquiète, on appelle le 15, on n'encombre pas les urgences.
00:53:25 Ça c'est important aussi. Merci beaucoup Daniel Cimeca, médecin généraliste.
00:53:29 - Bonne soirée à tous.
00:53:30 - Bonne soirée à vous et puis bonne soirée à vos patients
00:53:32 puisque vous avez pris sur vous entre deux consultations pour intervenir sur Sud Radio
00:53:36 comme vous le faites si souvent. Allez rester avec nous.
00:53:38 On va se retrouver dans quelques instants.
00:53:39 Je vous rappelle que Sud Radio est la radio de la Coupe du Monde de rugby.
00:53:42 Est-ce que les 33 joueurs qu'on vous a présentés aujourd'hui retenus pour la Coupe du Monde
00:53:46 peuvent vous la ramener cette Coupe du Monde ?
00:53:48 On va en parler, ce sera le coup de projecteur, dans un quart d'heure à peu près avec les vraies voix.
00:53:52 Mais avant ça, les infos qui retiennent l'attention de nos vraies voix.
00:53:54 Tiens, la voiture électrique pour un écolo.
00:53:57 On va en parler avec Philippe Bouriaki dans un instant sur Sud Radio.
00:54:00 - Les vraies voix de l'été Sud Radio. 17h-19h. Jean-Marie Bordry.
00:54:06 - Ces 33 joueurs en bleu peuvent-ils nous ramener ou nous rapporter la Coupe du Monde ?
00:54:09 Dans un peu plus d'un mois, on va en parler avec nos vraies voix.
00:54:12 Bruno Pomard, Philippe Bouriaki, Jean-Luc Benamias et Jacqueline depuis la Bretagne
00:54:16 au 0826-300-300. Mais tout de suite, le tour de table.
00:54:19 - Vous regardez les actualités régionales ?
00:54:21 - Tour à tour.
00:54:22 - Il ne voudrait faire des choses. - On ne discute jamais business à table.
00:54:25 - Je crois qu'on a vu tous les sujets.
00:54:26 - Il me demande mon avis sur l'actualité.
00:54:28 - Je suis d'un demi-tour.
00:54:30 - Le tour de table.
00:54:31 - De l'actualité.
00:54:32 - Alors c'est un tour de table assez particulier que va vous proposer Philippe Bouriaki.
00:54:37 Philippe Bouriaki, je vous le rappelle, est coporte-parole d'Ecologie au Centre.
00:54:40 Et pourtant, pourtant, il n'aime pas la voiture électrique.
00:54:42 Pourquoi Philippe ?
00:54:43 - Allô les fans du tout électrique, des vélos électriques, trottinettes, du chauffage et de la bagnole.
00:54:49 J'ai une mauvaise nouvelle pour vous.
00:54:52 Il n'y a pas qu'en hiver qu'on risque le blackout.
00:54:54 Le blackout, c'est le fait qu'on ait plus d'électricité, je le rappelle.
00:54:57 Mais l'été aussi, l'activité des centrales nucléaires qui pompent l'eau des rivières pour leur refroidissement
00:55:03 avant de les rejeter plus chaudes dans les cours d'eau est encadrée par des seuils d'échauffement.
00:55:08 - On est d'accord.
00:55:09 - Voilà, et donc le débit à ne pas dépasser la centrale pour préserver la flore doit éviter la prolifération des âmes.
00:55:18 - En tout cas, on a encadré et on a limité la production de certaines centrales nucléaires.
00:55:21 - On ne peut pas envoyer l'eau à plus de 30 degrés dans les fleuves.
00:55:25 - Alors, je vais vous dire quel est le rapport avec le Schmidt-Blick, à savoir la voiture électrique.
00:55:29 - Tout simplement que si on n'a que des voitures électriques, il va falloir bien les produire d'électricité pour pouvoir les charger.
00:55:36 Et actuellement, même si vous couvrez la France à 100% de panneaux solaires, ça ne suffira pas.
00:55:41 Parce que les panneaux solaires, comme les éoliennes, c'est de l'énergie intermittente.
00:55:44 C'est-à-dire que quand il n'y a pas de soleil, ça ne fonctionne pas.
00:55:46 Donc la nuit, l'hiver, lorsqu'il y a des nuages, lorsqu'il pleut, donc à peu près 6-7 mois dans l'année.
00:55:52 - Et donc forcément, tous celles et tous ceux qui nous vendent la bagnole électrique, et je ne parle pas du retraitement et comment on fait pour sortir le lithium, le cobalt, l'exploitation des femmes et des enfants.
00:56:01 - Tout ce qu'il y a notamment dans les batteries.
00:56:02 - Complètement, bien sûr, et le nickel.
00:56:04 - Donc vous êtes contre la voiture électrique.
00:56:07 - Ah mais moi je suis un fan de l'hydrogène, je n'arrête pas de le dire.
00:56:09 Et on pourrait peut-être, peut-être, et ça fera partie d'un autre tour de table, parler de la fusion nucléaire.
00:56:15 - Alors pourquoi pas ? Mais alors ça fait beaucoup, là, quand on n'a pas de centrale à fusion, alors imaginer la voiture à fusion serait compliqué.
00:56:20 - Ah non, la fusion produit de l'énergie.
00:56:23 - Exactement, vous avez tout à fait raison, mais ça c'est ce qu'on est en train d'expérimenter, notamment dans le programme ITER du côté de Cadarache, et c'est absolument fascinant.
00:56:30 Ceci dit, le débat sur la voiture électrique, ce n'est pas la première fois qu'on l'a.
00:56:34 Sud Radio aime la voiture, comme vous le savez, et c'est pour ça qu'on essaie de se poser la question.
00:56:38 Tiens, il y a un autre écologiste autour de la table.
00:56:41 - Ah oui, ça m'éteint de l'entendre.
00:56:42 - Jean-Luc Benamias, voiture électrique, pour ou contre ?
00:56:46 - Je suis ni pour ni contre, je pense qu'on aura besoin d'une diversité de modes de transport.
00:56:51 Dans la diversité des modes de transport, la voiture électrique aura un rôle important.
00:56:56 Dans le mode de la production électrique, moi je veux bien qu'on parle de production hydrogène due à la fusion,
00:57:03 voire due à nos nombreuses OPR que M. Macron veut de manière nombreuse construire.
00:57:09 Enfin, on parle là de 2060, 2070, 2080.
00:57:13 Donc les histoires de voiture électrique seront plus rapides.
00:57:17 Donc diversification.
00:57:19 Et après, pour en rajouter une couche sur le fait qu'on peut être écolo et responsable,
00:57:26 si on fait des batteries électriques, il faudra donc que nous produisions le lithium sur notre territoire.
00:57:32 Nous en avons. Alors pas forcément en Bretagne, merci beaucoup,
00:57:34 mais nous avons d'anciennes mines où il existe du lithium, notamment en Auvergne,
00:57:39 parce que sinon nous importons des batteries, ou de quoi faire, des outils pour faire des batteries, de l'extérieur.
00:57:49 Ça nous amène à une question de vrai. Allez-y.
00:57:53 Tout ça demande une grande diversité.
00:57:57 Et surtout, il faudra penser à ce que, on en parle beaucoup mais on ne le fait pas,
00:58:03 la sobriété dans les dépenses énergétiques.
00:58:06 Et c'est largement faisable dans le cadre notamment de construction nouvelle et de voitures qui consomment moins.
00:58:11 Alors il y a une question quand même que j'aimerais aborder avec vous, elle est importante.
00:58:14 Jean-Luc Benamias et vous tous. Vous dites "on a du lithium en France, pourquoi ne pas en extraire ?"
00:58:18 Est-ce que vraiment les Français sont prêts à tolérer l'existence de mines de lithium,
00:58:24 tiens, dans le Massif Central, pas loin de chez eux,
00:58:26 quand on voit déjà à quel point c'est compliqué de faire une simple bassine d'eau quelque part dans les deux sèvres ?
00:58:30 Jean-Luc Benamias, ça pollue des mines ?
00:58:33 Oui, mais je pars du principe que ce qui peut polluer en France pollue aussi à l'extérieur, pour l'instant.
00:58:40 Évidemment, dans la production de gaz à effet de serre, la France a un résultat relativement honorable.
00:58:45 Évidemment, on importe tout, notamment dans une partie de la Chine, mais pas uniquement de la Chine.
00:58:50 Je crois qu'il faut prendre nos responsabilités.
00:58:52 Ça, cela dépend, je ne veux pas en faire un grand débat,
00:58:55 mais ça dépend évidemment d'un processus réel, dans le cadre de l'Union Européenne,
00:58:59 de décisions collectives de l'Union Européenne, la France a ses responsabilités.
00:59:02 Je suis d'accord avec Jean-Luc.
00:59:03 Bruno Pommard.
00:59:04 J'ai plus de mots.
00:59:06 Entre tous les deux, Philippe et Jean-Luc, ils me sidèrent, les écolos.
00:59:12 C'est un truc de fou. Il y a une dizaine d'années, on nous disait
00:59:16 "la bagnole électrique, ça va être merveilleux, on va faire des choses formidables
00:59:19 avec les petits enfants qui extraient le lithium comme des malades
00:59:21 et qui sont payés 50 euros par mois ou tous les ans".
00:59:23 Moi, ça me fait peur tout ça, parce qu'encore une fois, on va en revenir toujours aux centrales nucléaires
00:59:28 qui sont quand même la base eux-mêmes de notre "alimentation énergétique" dans le pays.
00:59:33 En France, oui.
00:59:34 Et même partout, je crois que les Allemands ont repris les mineraux de charbon.
00:59:39 Bruno, on ne rentre pas dans un débat très compliqué, parce que dans ces cas-là,
00:59:43 je t'expliquerai qu'en 2050, les Allemands n'auront plus besoin de charbon.
00:59:47 Oui, dans la période de transition entre l'arrêt du nucléaire et le mode de production
00:59:53 avec les énergies renouvelables et avec la sobriété, mais les Allemands seront devant nous
00:59:57 et ont 30 ans d'avance par rapport à la France.
00:59:59 Oui, mais avec quoi ? En rajoutant des éoliennes partout qui...
01:00:02 Je viens d'Espagne, il y a quelques jours.
01:00:05 Des champs d'éoliennes partout, c'est un désastre total.
01:00:08 Je n'ai jamais vu ça.
01:00:09 Désastre au sens paysager, vous dites ?
01:00:11 Paysager, mais c'est un produit d'électricité.
01:00:12 Il serait disable que les écolos disent "l'éolienne, c'est parfait, ça produit l'électricité".
01:00:15 En plus, on ne peut pas recycler les pales par-dessus le marché qu'on enterre.
01:00:20 Il y a plein de choses que je ne comprends plus.
01:00:22 Je n'ai pas de mots, il faut le dire.
01:00:24 Je vous donne un mot, Jean-Luc Benamias, et ensuite on présentera votre actualité.
01:00:27 Effectivement, on en parle souvent.
01:00:29 Les énergies renouvelables ont mauvaise presse ces derniers temps.
01:00:32 Il n'y a pas un jour sans qu'on écoute notre ami Gérard Clun par exemple,
01:00:35 sur les routes de l'été, entre 10h et 12h, sur Sud Radio,
01:00:38 où il n'est pas un invité qui lui dit "je suis contre les éoliennes".
01:00:42 C'est un fait qu'il y a une opposition aux éoliennes, par exemple, un peu partout en France.
01:00:47 On n'est pas obligé de mettre les éoliennes sur des territoires ruraux,
01:00:52 en plein milieu environnemental sensible.
01:00:55 Par contre, je le répète régulièrement sur cette antenne et ailleurs,
01:00:58 nous avons des centaines de friches industrielles,
01:01:01 nous avons des centaines de friches ou de lieux de centres commerciaux.
01:01:05 Certains ont déjà commencé, les plus malins ont commencé,
01:01:08 où nous pouvons mettre des éoliennes, du solaire à poisson,
01:01:11 avec une production extrêmement forte.
01:01:14 Je suis d'accord d'avoir la loi interdit des éoliennes trop près des différentes habitations.
01:01:20 Après, on a le droit d'aimer ou pas les éoliennes.
01:01:23 Je rappelle que la France a vécu, et l'Europe entière, et quasiment le monde,
01:01:27 en tout cas surtout l'Europe, avec des moules à vent absolument partout dans le territoire.
01:01:31 Et que, par ailleurs, je termine, ça ne gêne personne les lignes à haute tension
01:01:37 qui traversent l'ensemble de la France, quelle que soit l'ensemble.
01:01:41 - C'est beaucoup moins la gueulasse, excusez-moi.
01:01:43 - Non, non, attendez.
01:01:45 - Jean-Luc, tu penses quoi de l'hydrogène ?
01:01:48 - On va pas se disperser.
01:01:50 - Franchement, Jean-Luc, les lignes à haute tension, c'est pas comparable à ces éoliennes.
01:01:55 - Si, c'est pareil.
01:01:57 - Et tes fameuses friches, tes éoliennes, tu les mets pas sur les friches,
01:02:00 tu les mets sur les endroits où il y a du vent.
01:02:02 - Bruno, tu émerges dans le village. Je te jure, si tu mets des lignes à haute tension
01:02:04 dans ton village, au-dessus des habitations, tu verras comment les habitants de ton village
01:02:08 vont te dire "Ah non, pas de lignes à haute tension".
01:02:10 Ça produit des dégâts, vous voyez, relativement importants par rapport aux gens fragiles.
01:02:17 - Effectivement, personne ne se pose la question de l'esthétique des lignes à haute tension.
01:02:19 Il faut quand même leur connaître, c'est important.
01:02:21 Moi aussi, je grandis à la campagne, mon cher ami, et on les voit de loin.
01:02:24 - Oui, figurez-vous.
01:02:25 - Non mais attends, les éoliennes, quand tu les positionnes, Jean-Luc,
01:02:27 tu les mets sur des endroits en hauteur où il y a du vent.
01:02:30 Tu les mets pas dans une friche que tu trouves à la sortie de Paris.
01:02:32 - Ça peut être aussi dans les bateaux de la Maine de la Bourse, par exemple.
01:02:36 - Non, Bruno, non.
01:02:37 En campagne, à Marseille, le plus grand centre de commerce qu'existe en Europe.
01:02:42 Je peux te dire, ça va, à Marseille, il y a du vent.
01:02:46 Je veux bien que ce soit intermittent, mais quand il y a du vent,
01:02:49 il n'y a pas de vent à Marseille, il y en a dans le Nord.
01:02:52 Enfin bon, et il y a même du vent la nuit, excusez-moi, ça existe.
01:02:55 - Ah oui, oui, oui.
01:02:56 - C'est pour la...
01:02:57 Encore une fois, tout ça dépend d'une diversité des modes de production et de la semaine.
01:03:01 - On a réussi à nous énerver, Jean-Luc Benhamia, ce qui est ça, t'en veux bien ?
01:03:03 - Non, non, pas énervé.
01:03:04 Excusez-moi, je m'énerve pas du tout.
01:03:05 - C'est pas grave.
01:03:06 - Non, non, c'est mon style, Jean-Marie.
01:03:08 - Non, mais vous avez tout à fait raison.
01:03:09 De toute façon, on est là aussi pour débattre contre des moulins à vent, ça peut arriver.
01:03:12 Justement, c'est de notre côté, donc, qui chote à tous.
01:03:14 Terminons sur deux tables par votre actu.
01:03:16 L'actualité que vous avez relevée dans l'actualité, Jean-Luc Benhamias.
01:03:21 - Oui, c'est la une de certains journaux, notamment du journal du quotidien aujourd'hui,
01:03:25 sur quel est l'avenir pour l'ANU-PS et pour l'union des gauches et des écologistes.
01:03:30 Alors, parce que c'est les journées d'été qui commencent,
01:03:33 des différentes formations, des ETO et des FI, des VR, du PS et du PC,
01:03:37 entre autres.
01:03:39 Bon, moi, clairement, ce débat est important.
01:03:43 Moi, je pense qu'il faut une gauche et des écologistes en capacité de gouverner
01:03:47 et notamment de gouverner le pays.
01:03:49 Ça demande évidemment de l'union, mais ça demande aussi de la diversité.
01:03:52 Et donc, le débat en ce moment de savoir si aux élections européennes,
01:03:57 élections très parallèles à d'autres élections que nous vivons en France,
01:04:00 sur le territoire français,
01:04:02 eh bien, savoir si l'unité sera indispensable ou pas
01:04:05 me paraît être une très mauvaise polémique.
01:04:07 Une mauvaise polémique, donc du coup, il n'y a pas besoin...
01:04:09 Dans le sens où je pense que les VR ont raison, le PS a raison, le PS a raison...
01:04:12 Il n'y a pas de liste unique. Il ne veut pas répondre.
01:04:14 Non, la liste unique aux élections européennes,
01:04:16 quand on connaît vraiment le Parlement européen,
01:04:18 j'étais deux fois dans l'interroger...
01:04:20 Ça arrivait dans l'histoire.
01:04:21 Les différents groupes pour être présents sont des groupes politiques
01:04:24 sur des idéologies d'un côté écolon, de l'autre social-démocrate,
01:04:29 de l'autre droite républicaine, de l'autre extrême droite,
01:04:31 de l'autre extrême gauche. Il y a tout là-dedans.
01:04:33 Et donc, les gens se présentent et ils sont membres de groupes.
01:04:36 Ça n'empêche pas que dans le cadre du Parlement européen,
01:04:39 des majorités se fassent.
01:04:41 Et donc, je dis que la NUPES doit continuer à s'élargir
01:04:45 et à développer l'union, mais sans faire des oucases générales.
01:04:50 Je vois la polémique entre M. Mélenchon et M. Olivier Faure.
01:04:54 Bon, c'est l'été, d'accord, mais non, c'est pas comme ça qu'on y arrive.
01:04:57 Arrêtez de vous battre à l'intérieur de la gauche.
01:04:59 Tiens, vous êtes sans étiquette, vous pouvez nous promener à Promart.
01:05:01 Qu'est-ce qu'elle vous évoque, la NUPES ?
01:05:03 - Ah ben là, c'est l'échec total, quoi. C'est l'échec total.
01:05:06 Il faut dire que, qui c'est qui maîtrisait jusqu'à maintenant la NUPES ?
01:05:10 C'est Mélenchon avec LFI.
01:05:12 Et il gérait tous les Olivier Faure qui avaient peur de perdre son mandat
01:05:16 et qui est vite venu à la NUPES et tout le tas de...
01:05:18 - C'était la force dominante. - Voilà, exactement.
01:05:20 Bon, maintenant, LFI sont également éclatés.
01:05:22 On a un côté, un gros puscule, Bonpart, Léaument, Bernalicis...
01:05:29 - Il y a plusieurs chapels, quoi.
01:05:31 - Voilà, et de l'autre côté, Corbière.
01:05:33 Et rien que ça, ça ne fonctionne pas.
01:05:35 Comment avoir une liste d'union aux européennes avec la NUPES ?
01:05:38 Waouh, je rigole, je suis en monde de rire.
01:05:40 Mais il n'a pas répondu, Jean-Luc Bénier, bien c'est vrai.
01:05:42 - C'est vrai ? - Oui, il est passé par des raccourcis.
01:05:45 - Il a fait dur en même temps. - Oui, il est très fort.
01:05:46 - Ça peut lui arriver. Écoutez, c'est comme ça.
01:05:48 Allez, restez avec nous, on va parler aujourd'hui.
01:05:50 On arrête les raccourcis, on va tout droit.
01:05:52 On fonce devant jusqu'à la Coupe du Monde.
01:05:54 Dans un instant, on a 4 vraies voix autour de la table.
01:05:57 Et on a 33 joueurs qui vont partir à la Coupe du Monde de rugby.
01:06:00 Est-ce que ces 33-là peuvent nous la ramener, la Coupe du Monde ?
01:06:03 Eh bien, justement, c'est la question qu'on va se poser dans le coup de projecteur des vraies voix.
01:06:06 Dans un instant, sur Sud Radio. À tout de suite.
01:06:08 Les vraies voix de l'été Sud Radio. 17h-19h. Jean-Marie Bordry.
01:06:14 Les vraies voix de l'été sur Sud Radio qui attendent vivement le mois de septembre.
01:06:19 La rentrée et notamment la Coupe du Monde.
01:06:21 Sud Radio, LA radio de la Coupe du Monde de rugby.
01:06:24 Avec nos vraies voix, évidemment, nous sommes toujours avec Philippe Bourriaki,
01:06:27 avec Bruno Pommard, avec Jean-Luc Benamias, avec Jacqueline au 0826-300-300.
01:06:33 On va accueillir dans un instant notre invité consultant Sud Radio, Eric Bonneval.
01:06:38 Parce que tout de suite, on parle de la Coupe du Monde.
01:06:40 Les vraies voix Sud Radio. Le coup de projecteur des vraies voix.
01:06:44 Est-ce que cette nouvelle liste des 33 annoncées aujourd'hui par Fabien Galtier peut nous ramener la Coupe du Monde ?
01:06:50 C'est ce qu'on va se demander, notamment avec Eric Bonneval.
01:06:53 Bonsoir à vous, Eric.
01:06:54 - Bonsoir. Bonsoir à tous.
01:06:56 Consultant Sud Radio et Adrien Abadie qui nous rejoint dans le studio.
01:06:59 Bonsoir à vous, Adrien.
01:07:00 - Bonsoir. Comment ça va ?
01:07:02 - Écoutez, ça va très bien. On est ravi de vous voir justement parce qu'on va faire une revue d'effectifs aujourd'hui.
01:07:06 C'était au journal télévisé de 13h, Fabien Galtier, sélectionneur du 15 de France,
01:07:10 qui livre sa liste des 33 joueurs, j'allais dire des 23,
01:07:13 qui vont défendre les couleurs tricolores en mondial.
01:07:15 Est-ce que cette liste, Adrien, c'est le début de quelque chose de grand ?
01:07:19 - Eh oui, dernière ligne droite avance mondiale qui débutera le 8 septembre au Stade de France
01:07:24 avec un match de Galles à face aux All Blacks, triple champion du monde.
01:07:28 On connaît désormais les 33 guerriers qui tenteront d'aller soulever le trophée Webelis
01:07:32 et on sent que cette année, plus que jamais, les Français sont favoris.
01:07:36 - Alors justement, tiens, quels enseignements on peut tirer de cette liste ?
01:07:39 - Avant tout, je pense qu'il est important de préciser que cette liste s'inscrit dans la continuité du projet
01:07:44 que Fabien Galtier et son staff ont cherché à construire depuis 4 ans maintenant.
01:07:48 Il n'y a donc pas vraiment de surprises.
01:07:50 On retrouve dans cette liste les joueurs cadres, avec notamment la présence de nombreux joueurs
01:07:55 du Stade Toulousain et du Stade Rochelet.
01:07:57 A noter que Antoine Dupont, élu meilleur joueur du monde l'année dernière,
01:08:01 sera capitaine de cette équipe au poste de demi de mêlée.
01:08:04 - Alors quand on dit "pas vraiment de surprises", est-ce que ça veut dire qu'il y en a quand même quelques-unes ?
01:08:09 - Alors des surprises, je ne sais pas, mais on peut relever la présence de Cyril Baille et Anthony Gelonche
01:08:15 malgré leur état de forme incertain.
01:08:17 Le pilier gauche du Stade Toulousain s'est blessé au mollet il y a une dizaine de jours face à l'Ecosse.
01:08:22 On avait évoqué pour lui une absence de 4 à 6 semaines,
01:08:25 qui pourrait entre autres le priver des premiers matchs.
01:08:28 Anthony Gelonche, quant à lui, revient d'une longue convalescence.
01:08:31 Victime d'une rupture des ligaments croisés du genou en février,
01:08:35 il n'a pas rejoué de match officiel depuis plus de 5 mois.
01:08:38 - C'est ça, c'est une blessure très difficile effectivement, au-delà des blessés.
01:08:41 Et un dernier mot justement avec vous Adrien, il semble qu'on a aussi la présence de deux petits nouveaux, c'est important d'en parler.
01:08:47 - Oui bien sûr, j'allais y venir Jean-Marie.
01:08:49 Ces deux néophytes, ce sont Louis Bielbiaré et Paul Boudéan.
01:08:52 Ils n'avaient pas disputé la moindre rencontre avec l'équipe de France avant ces matchs test.
01:08:57 Le premier nommé, auteur de belles prestations lors de cette préparation,
01:09:01 est allé chercher à seulement 20 ans sa place à l'aile pour le Mondial.
01:09:05 Il est préféré à Lélié Dulou et Tannes Dumortier,
01:09:08 qui bénéficiaient jusque-là d'un avantage dans la hiérarchie.
01:09:11 Le troisième, Linn Rochelet, est quant à lui préféré à son coéquipier en club,
01:09:15 Johan Tanga et à Dylan Creutin, qui faisait partie des favoris à ce poste.
01:09:19 Une belle récompense pour lui, seulement 23 ans.
01:09:22 - Oui bravo, 23 ans quand même. Vous y êtes quoi les amis ?
01:09:25 À 23 ans quand même, c'est formidable.
01:09:27 Tiens, dernière question, mais alors les yeux dans les yeux Adrien Abadie, on lâche les notes.
01:09:30 - Je t'écoute.
01:09:31 - Bon, est-ce que les 33 peuvent nous la ramener ou pas ?
01:09:33 - Bah honnêtement, on fait partie des favoris hein, malgré la...
01:09:37 - Ça c'est une réponse de Norman. Il se mouille pas.
01:09:40 - Moi j'y crois franchement, j'y crois.
01:09:43 C'est vrai que ces matchs de test nous ont pas forcément amené énormément de certitude,
01:09:47 mais on voit que l'équipe de France essaye de trouver des automatistes, mais de monter en puissance.
01:09:52 Chez les bookmakers, on nous a dit qu'avec la blessure de Romain Ntamak,
01:09:56 apparemment on est un peu moins favoris, mais moi j'y crois.
01:09:59 - Eh bien on va voir justement. Merci beaucoup Adrien Abadie.
01:10:02 Eric Bonneval, consultant Sud Radio. Est-ce que ces 33-là peuvent nous la ramener ou pas ?
01:10:08 - Oui, bien sûr. Bien sûr. Alors, ça sera pas facile, ça sera compliqué, il faudra de la réussite,
01:10:16 c'est une compétition à part, mais c'est sûr qu'on peut difficilement mieux préparer le Coupe du Monde.
01:10:26 Alors on a une équipe de France qui a magasiné de l'expérience.
01:10:31 On a en plus des joueurs exceptionnels, on a des joueurs de niveau mondial.
01:10:36 On a des mecs, ils pourraient jouer dans n'importe quelle équipe étrangère.
01:10:40 Donc à partir de là, ça veut dire qu'on est une équipe de très haut niveau.
01:10:45 Et puis après il faudra un peu de réussite, il faudra pas avoir le mauvais carton jaune ou le truc qui...
01:10:54 - Ou la mauvaise blessure.
01:10:56 - Oui, je vais même pas en parler parce que les blessures de toutes les équipes à Neuron malheureusement, ou pas.
01:11:02 - De ce niveau ou pas ? Du niveau de Romain Ntamac, c'est vrai qu'on est tous fixés là-dessus.
01:11:06 J'ai quelques souvenirs, 2007 par exemple, en passant Sylvain Marconnet, c'était une perte importante effectivement.
01:11:11 Mais est-ce que celle-là, on peut s'en remettre ?
01:11:14 Eric Bonneval.
01:11:17 - Oui, mais c'est plus psychologique que...
01:11:19 C'est sûr que quand on voit les dernières prestations de Romain, le poids qu'il a pris dans l'équipe à Toulouse,
01:11:26 et en équipe de France, parce qu'il était...
01:11:28 Faut pas oublier quand même qu'il y avait beaucoup de journalistes, il y a un an et demi, qui préféraient Jalibert.
01:11:33 Qui faisait tout pour que ce soit...
01:11:35 Enfin, qui faisait tout.
01:11:36 Disons qu'il y avait un certain lobbying autour de Jalibert, parce que c'est vrai que c'est un pur attaquant.
01:11:40 Et Romain, bref, il n'était pas assez bon.
01:11:43 Il avait réglé tout, tout était réglé.
01:11:46 Voilà, c'est une petite épine dans le pied de l'équipe de France.
01:11:51 Oui, que Romain soit pas là, valait mieux la voir.
01:11:54 Mais j'ai confiance dans les autres joueurs.
01:11:57 On a des joueurs, on a Jalibert qui est un très bon joueur.
01:12:02 Il le prouve tous les week-ends sur le terrain.
01:12:04 Astor, il est champion d'Europe.
01:12:06 On a que des mecs quand même qui côtoient, qui jouent au niveau.
01:12:10 Et c'est sûr qu'à Caucer aussi, Fabien Galpierre, il a réussi à amener une équipe avec des mecs qui jouent,
01:12:15 qui accumulent les sélections, qui accumulent l'expérience.
01:12:18 Logique.
01:12:19 On va échanger avec Bruno Pomard.
01:12:23 J'ai trois fans de rugby autour de moi en plus.
01:12:25 C'est bizance aujourd'hui sur Sud Radio, mais c'est normal.
01:12:28 Bruno Pomard.
01:12:29 En plus, j'adore le rugby.
01:12:30 Moi, comme j'étais lutteur, j'entraînais les joueurs de l'USAP.
01:12:33 Avec la lutte, ça sert effectivement.
01:12:35 Bref, Eric, une question.
01:12:37 Pour le match ouverture, on est en France évidemment, donc on est en position forte.
01:12:42 Mais jouer les All Blacks en premier tour, c'est quand même chaud, non ?
01:12:45 Oui, oui, oui.
01:12:48 D'un côté, c'est tout rêver parce qu'on va lancer la Coupe du Monde.
01:12:52 Franchement, en tant que joueur, il n'y a pas plus qu'à la fille.
01:12:56 C'est ce qu'il y a de mieux.
01:12:58 Le problème, c'est que quand vous jouez les Blacks, quand on a une chance sur deux de gagner, c'est qu'on est très bon.
01:13:07 Donc voilà, ça va.
01:13:08 Mais vous savez quoi ?
01:13:09 Ce match ne m'inquiète pas plus que ça.
01:13:12 Parce que celui qui pour moi va être déterminant, c'est l'autre tableau.
01:13:16 C'est par exemple l'Afrique du Sud et l'Irlande.
01:13:19 Qui on va prendre ?
01:13:21 Si on bat les Blacks, qui va être second ?
01:13:23 C'est ça la vraie question.
01:13:25 Et qui faut préférer d'ailleurs ?
01:13:27 L'Irlande.
01:13:28 Vraiment ?
01:13:29 Ah oui.
01:13:30 Mais les Irlandais ne seront pas meilleurs que ceux qui ont été au tournoi.
01:13:33 Mais ils nous ont battus.
01:13:34 Oui, mais avec une équipe de France qui dans son potentiel athlétique était à 85%.
01:13:41 Parce que nous on a une top 14 qui est dure, parce qu'on joue tous les matchs.
01:13:44 Les Irlandais ne jouent que la Coupe d'Europe et le tournoi.
01:13:49 Ils sont préparés physiquement pour ça.
01:13:51 Donc ils ont toujours un tas d'avance sur nous là-dessus.
01:13:54 Quand on arrive dans les Coupes du Monde, tout le monde s'est remis en niveau.
01:13:57 Et je pense que nous on va avoir un très bon niveau physique, mieux que pendant le tournoi.
01:14:02 Les Irlandais ne vont pas énormément gagner.
01:14:04 Et dans le jeu, je vais vous en parler, les Irlandais, ils voulaient avoir moins de traces physiques que les Sudafs.
01:14:11 Parce que les Sudafs on peut les battre, mais il va falloir quand même quelques jours pour récupérer.
01:14:15 Il faut se sacrifier, il y a des nions effectivement.
01:14:17 Et il y a des demi-après derrière.
01:14:19 Jean-Luc Benamias.
01:14:20 C'est l'année où jamais.
01:14:22 Jamais autant l'équipe de France de rugby depuis les...
01:14:27 Je rappelle que les moins de 20 ans ont gagné trois fois la Coupe du Monde des moins de 20 ans.
01:14:32 Et puis en quatre ans.
01:14:34 Il y a un nombre de joueurs qui ont de l'expérience, alors qu'ils ont juste 21, 22, 23 ans, 24 ans.
01:14:39 Je rappelle qu'Entama qui était un des premiers gagnants, la première fois qu'il y avait cette Coupe du Monde des moins de 20 ans.
01:14:45 Alors évidemment, en rugby, il y a en effet cinq ou six équipes où je suis large.
01:14:50 Trois, quatre équipes.
01:14:52 Nouvelle-Zélande.
01:14:53 Ils nous craignent maintenant la Nouvelle-Zélande, parce que quand même on les a battus.
01:14:57 L'Afrique du Sud, c'est toujours extrêmement compliqué.
01:14:59 Je suis assez d'accord sur l'Irlande.
01:15:01 L'Irlande, évidemment, quand ils jouent, ils ont quatre clubs en Irlande qui jouent les Coupes d'Europe.
01:15:07 Et puis ils jouent toujours ensemble.
01:15:08 C'est d'ailleurs pour ça qu'ils jouent très bien ensemble, parce qu'ils sont collectifs comme pas possible.
01:15:13 Mais enfin chez nous, avec le nombre de Toulousains, le nombre de Rochelets, on a aussi du collectif.
01:15:19 Et puis on a ces deux jeunes dont on parlait tout à l'heure.
01:15:22 Je crois qu'ils étaient eux aussi avec ce qu'on appelle les U20, donc les moins de 20 ans.
01:15:27 Je veux dire, on a du fond, on a du remplacement.
01:15:30 Et c'est pour ça que quand on parle des blessés, c'est terrible pour Entamag.
01:15:34 C'est relativement terrible pour Baille.
01:15:36 Mais derrière, c'est ça qui est dingue, c'est qu'on a du fond.
01:15:40 On a des remplaçants qui sont quasiment aussi bons si ce n'est aussi bons.
01:15:43 Après, rien n'est jamais joué en sport.
01:15:46 Mais clairement, je pense que les autres équipes, elles vont se poser des questions plus que jamais par rapport à l'équipe de France.
01:15:53 Alors le premier match, il vaut mieux le gagner, comprenez les Néo-Zélandais.
01:15:58 Mais ça ne signifiera pas tout.
01:16:01 Non, ça ne signifiera pas tout.
01:16:03 Enfin, j'aimerais revenir sur ce qu'avait dit la légende de Hall Blacks, autre consultant Sud Radio.
01:16:07 Andrew Mertens, je vous renvoie d'ailleurs sur sudradio.fr, son podcast génial au cœur de Hall Blacks.
01:16:12 Il disait "la France avec du talent, ça a toujours existé".
01:16:15 Peut-être pas autant, mais en tout cas, ça a toujours existé.
01:16:17 En revanche, ce qui est nouveau, c'est la France avec cette constance dans les résultats.
01:16:22 Est-ce que vous confirmez, Eric Bonneval ?
01:16:24 Oui, oui, oui, oui.
01:16:26 Ce n'est pas uniquement du French Flair.
01:16:29 On va caricaturer.
01:16:31 Ce n'est pas uniquement des coups d'éclat, ce n'est pas uniquement on est capable d'avoir n'importe qui.
01:16:35 Mais on est capable aussi de perdre peut-être parfois.
01:16:38 Il y a eu des générations où on pouvait se laisser aller et être obligé de galérer après pour gagner un match.
01:16:44 Là, franchement, on a une équipe qui est sûre de ses forces, même quand elle est dans la difficulté,
01:16:50 même quand elle est pas bien, comme contre l'Ecosse.
01:16:55 Ils répondent au présent.
01:16:58 Il y a un vrai collectif et puis il y a de très bons joueurs individuellement qui sont au service du collectif.
01:17:03 Il y a des profils à tous les niveaux.
01:17:06 Il y a des jeunes qui poussent.
01:17:08 Il y a des anciens, si on peut dire, avec 4 ans de sélection qui sont au sommet.
01:17:13 Tout est en harmonie.
01:17:16 Alors après, il y aura une pression supplémentaire.
01:17:18 C'est qu'on est en France.
01:17:20 Je ne sais pas comment ils vont le vivre.
01:17:24 Moi, je sais ce que c'est qu'à travers l'extérieur, mais une Coupe du Monde à la maison,
01:17:28 on a vu il y a quelques années les Anglais s'effondrer chez eux.
01:17:31 On l'a vécu nous-mêmes en 2007.
01:17:33 Il n'y a pas si longtemps, ça avait été un cauchemar.
01:17:36 Match de Joubillard perdu contre l'Argentine, dernier match perdu.
01:17:39 Oui, c'est vrai.
01:17:42 J'avais un peu zappé ce...
01:17:45 Personne ne sait où est Gérard Gauvier, évidemment, mais c'est normal.
01:17:48 On va voir comment ça se passe.
01:17:50 Ce n'était pas la même équipe.
01:17:51 Ce n'était pas le même 15 de France.
01:17:53 On a vraiment la même pression.
01:17:56 Et puis même, pour connaître certains joueurs, il y a des certitudes dans ce qu'ils font,
01:18:00 et dans leur qualité.
01:18:03 Voilà, il va être...
01:18:05 Nous, on peut avoir peur de certaines équipes, mais croyez-moi,
01:18:08 les équipes qui vont jouer la France ne sont pas rassurées.
01:18:10 Oui, c'est vrai.
01:18:11 Exactement.
01:18:12 On a un buteur, on a deux buteurs.
01:18:14 Oui, mais on n'a pas, franchement, de points faibles.
01:18:18 Franchement, on est...
01:18:19 Les Auvergnats qui nous écoutent vont peut-être m'en vouloir.
01:18:21 J'ai dit, personne ne sait où se trouve Gérard Gauvier.
01:18:23 Personne ne sait où se trouve...
01:18:24 Allez-y, pardonnez-moi.
01:18:26 C'était une référence.
01:18:27 Astérix, c'est un lapsus ce que j'ai fait.
01:18:29 Pardon les Auvergnats.
01:18:31 Pardon, pardon, pardon.
01:18:32 Philippe Bourgiaki ?
01:18:33 Moi, j'ai un gros coup de cœur pour le RCT.
01:18:35 Je crois que tout le monde est au courant.
01:18:37 Et donc, je trouve qu'il n'y a pas assez de Toulonais dans cette équipe.
01:18:40 Donc, monsieur Galtier, qu'est-ce que vous faites ?
01:18:42 Ce n'était pas la meilleure période.
01:18:44 Non, mais justement, c'est dans l'adversité, la discuté,
01:18:48 que les Toulonais sont les plus forts.
01:18:50 Non, mais je veux dire que Toulon a dominé, et il n'y avait pas de Français dedans.
01:18:54 Oui, c'est ça.
01:18:55 C'est ce que je dis.
01:18:57 C'est vrai, c'est une bonne remarque.
01:19:03 Je ne pouvais pas dire l'inverse, sinon mes amis...
01:19:06 Ça aurait été dommage, vous auriez eu des problèmes dans la rade.
01:19:08 Adrien Badi, vous disiez qu'on avait baissé un petit peu dans le cœur des bookmakers.
01:19:12 Aujourd'hui, qui sont les favoris ?
01:19:14 On parle souvent de nous, on ne parle pas des autres.
01:19:16 Les favoris, il y a les Français, bien évidemment.
01:19:19 Il y a aussi les Irlandais, on en a beaucoup parlé.
01:19:22 L'Afrique du Sud, on l'a dit, et on est revenu dessus.
01:19:27 En effet, moi je préférais aussi prendre les Irlandais que les Sud-Africains,
01:19:30 notamment sur le physique, parce que ça fait mal l'Afrique du Sud.
01:19:34 On ressort de ces matchs abîmés à chaque fois.
01:19:37 Et c'est vrai que pour la suite de la compétition,
01:19:39 si on ressort de ce match avec quatre joueurs pétés, c'est plus compliqué derrière.
01:19:43 Et les Néo-Zélandais.
01:19:45 Je pense que pour moi, c'est les quatre favoris aujourd'hui.
01:19:48 Je ne vois pas qui on pourrait mettre en plus à ce niveau-là.
01:19:52 Les Anglais sont moins bons dernièrement.
01:19:55 Le Paydial, on a vu aussi que c'était beaucoup plus compliqué.
01:19:58 Pour moi, c'est les quatre favoris.
01:19:59 - On peut parler de l'Australie aussi, qui est peut-être un petit peu à retrait ?
01:20:02 - L'Australie, c'est pareil, c'est très compliqué.
01:20:05 - Et l'Argentine aussi.
01:20:07 Après, il y a un tableau qui est un peu déséquilibré.
01:20:10 Mais c'est vrai qu'il y a le tableau des quart de finale,
01:20:13 côté Angleterre, Australie, Argentine.
01:20:16 C'est moins costaud que ce qu'il peut y avoir.
01:20:21 Parce que de notre côté, on peut avoir un France-Irlande, un Car,
01:20:25 et je crois que c'est Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud.
01:20:29 - Oui, mais c'est du gâchis, non ?
01:20:31 - Et donc, les demi-finales, dans quel état vous êtes ?
01:20:33 C'est ça, c'est du gâchis.
01:20:34 C'est le tirage au sort, c'est une compétition.
01:20:37 - Ceci, je ne voudrais pas rappeler un mauvais souvenir de quelques semaines.
01:20:41 Seulement, si vous regardez le tableau de la dernière Coupe du Monde de football,
01:20:45 il y avait aussi un côté où la France était beaucoup plus facile.
01:20:48 On a eu la Pologne, on a eu le Maroc.
01:20:50 Total respect à ces deux équipes, mais ce n'était pas tout à fait la même chose que dans le tableau d'en face.
01:20:55 Qui vous craignait le plus ?
01:20:56 Pareil, les Sud-Africains ? Eric Bonneval ?
01:20:59 - Oui.
01:21:01 Oui, parce que j'ai en mémoire le match de Marseille.
01:21:06 Leur jeu, ils essayent de le faire évoluer.
01:21:10 Ils essayent d'aller vers un jeu avec un peu plus de passe, plus de mouvement.
01:21:13 Ils ont un petit problème au niveau des disques, puisque Poulard est blessé.
01:21:17 Ils ont besoin d'un disque défenseur, ils ont besoin d'un gros jeu au pied.
01:21:20 Ils ont quand même des trucs assez stéréotypés.
01:21:22 Là, ils se lancent sur du jeu un peu débridé.
01:21:25 On va voir s'ils vont être capables de le maintenir pendant plusieurs matchs.
01:21:30 Ils peuvent se faire surprendre.
01:21:32 Kolesic y revient, après blessure.
01:21:36 Ils sont un peu moins dominateurs, peut-être.
01:21:39 Mais on sait que ça va piquer.
01:21:40 On sait qu'on va y laisser des plumes.
01:21:42 On sait que le lundi, le mardi, mercredi, ils vont y tirer.
01:21:45 C'est les plumes.
01:21:47 Si elle a donné un coq, c'est normal.
01:21:49 Ce qui est tout à fait logique.
01:21:51 Faisons un point sur les autres équipes, parce qu'on n'en parle pas.
01:21:53 C'est presque un bras méprisant, mais c'est logique aussi.
01:21:55 Il y a toujours un monde d'écart entre certaines équipes et d'autres à la Coupe du Monde.
01:21:58 Parlons quand même de l'Italie.
01:22:00 Est-ce qu'elle est vraiment au niveau d'une dernière équipe de l'hémisphère nord ?
01:22:07 Personnellement, oui.
01:22:09 Je pense que c'est une équipe qui a progressé.
01:22:11 Ils ont quelques belles individualités.
01:22:13 Ils n'ont pas encore les résultats qu'ils escomptent,
01:22:18 peut-être même au tournoi avec des victoires qui les propulseraient.
01:22:22 Mais il faut en défendre un parti des belles parties.
01:22:24 Le seul problème, c'est que là, ils vont tomber.
01:22:26 Ils sont dans la poule des Blacks et de l'équipe de France.
01:22:28 Deux équipes qui visent la finale, le titre suprême.
01:22:34 Avec tout le respect que j'ai pour l'Italie,
01:22:36 on ne peut pas avoir peur de l'Italie si on veut être le champion du monde.
01:22:39 On va s'en méfier, on va s'en titiller.
01:22:41 Mais dans les conditions où on sera,
01:22:43 ce sera le dernier match des poules avant d'attaquer la finale.
01:22:46 Je peux imaginer qu'on va commencer à lâcher des chevaux de partout.
01:22:49 On va être dans les 8 heures et après on gérera.
01:22:52 Autrement sur les autres équipes, les deux autres équipes de ce groupe,
01:22:55 la Namibie, l'Uruguay,
01:22:57 est-ce qu'ils peuvent espérer gagner plus que les points qu'ils remporteraient l'un contre l'autre ?
01:23:02 Non.
01:23:04 Non, franchement, il ne peut pas y avoir de surprise.
01:23:08 Avec l'Italie, si l'Italie sort d'un match difficile,
01:23:12 5 jours après, qu'elle doit gêner et qu'elle est surprise,
01:23:16 non, je ne pense pas.
01:23:18 Je pense que c'est France-All Black ou All Black-France,
01:23:21 et puis derrière l'Italie.
01:23:23 Je vous propose que maintenant, au vu de cette liste des 33,
01:23:27 je vous demande à tous un pronostic pour le premier match du mondial,
01:23:30 vendredi 8 septembre.
01:23:32 C'est déjà demain, les amis, ce sera sur Sud Radio.
01:23:34 Évidemment, la radio de la Coupe du monde de rugby.
01:23:37 France-Nouvelle-Zélande.
01:23:38 Tiens, pronostic, Eric Bonneval.
01:23:40 Moi, je vais mettre un petit 28-22 pour la France.
01:23:48 28-22, c'est serré quand même.
01:23:50 Ah oui, ça sera serré.
01:23:51 Bruno Pommard.
01:23:52 20-18.
01:23:53 20-18.
01:23:54 Adrien Abadie.
01:23:55 Moi, je vais mettre victoire de la France aussi,
01:23:58 et match très serré 23-20.
01:24:00 23-20, Jean-Luc Benamias.
01:24:02 31-21 pour la France.
01:24:04 31-21, c'est assez large.
01:24:06 Et vous ?
01:24:07 Moi, j'étais plutôt à 19-15 pour la France.
01:24:09 19-15, ouais, voilà.
01:24:10 Mais personne ne nous voit perdre le premier match, en tout cas.
01:24:13 Non, impossible.
01:24:14 On n'est pas triates.
01:24:15 Non, mais c'est…
01:24:16 On n'est pas trop chauds, je crois.
01:24:17 Je ne comprends pas.
01:24:18 Eric Bonneval.
01:24:19 On est sur Sud Radio, Jean-Marie.
01:24:21 Évidemment.
01:24:23 Eric Bonneval.
01:24:24 Ça pourrait arriver aussi ?
01:24:25 Est-ce que ce serait forcément une mauvaise chose ?
01:24:27 Mauvaise chose…
01:24:29 Si on est champion du monde de derrière, non.
01:24:32 Non, c'est ça.
01:24:33 Exactement.
01:24:34 Si vous perdez, que vous prenez un carton rouge, un blessé…
01:24:37 Alors après, il y aura les deux matchs plus faciles pour se remettre dans le coup.
01:24:43 C'est un peu l'avantage qu'on a.
01:24:45 C'est que même si on a une désillusion contre les Blacks,
01:24:48 derrière, on a deux matchs pour se reconstruire et de se relancer contre l'Italie.
01:24:52 C'est ça, exactement.
01:24:53 À part, moi, s'il y a des gros blessés ou des cartons rouges,
01:24:56 c'est ce qui me fait peur dans le rugby actuel.
01:24:58 Toujours.
01:25:00 Les grosses fautes arrivent souvent par fatigue, par maladresse, par erreur,
01:25:07 plus que par "michel sauté", comme on appelle ça.
01:25:10 Non, bien sûr.
01:25:11 C'est ça, dans le rugby.
01:25:12 C'est ce que je crève.
01:25:14 Excuse-moi.
01:25:15 Ils ont quand même, me semble-t-il, tu me dis, tu es plus gros que moi,
01:25:18 à tout point de vue, fait beaucoup de progrès par rapport à la discipline.
01:25:23 Énormément.
01:25:24 Énormément, et même dans les attitudes.
01:25:26 Parce que je vois des mains, maintenant, qui ne vont pas plaquer pour plaquer.
01:25:31 Il y a trop de joueurs qui vont…
01:25:33 Il y a un partenaire qui est en train de plaquer, ils arrivent à travers,
01:25:35 ils vont dégommer les deux à la fois.
01:25:37 Ils se jettent les épaules en avant, et c'est là,
01:25:39 c'est là où vous prenez votre partenaire, vous lui faites mal,
01:25:41 vous prenez l'autre qui se met sur la tête, et c'est vous qui êtes…
01:25:44 En ordre de marche, discipline.
01:25:46 Je trouve qu'on est lucide.
01:25:47 Je trouve qu'on a beaucoup de lucidité dans ce qu'on fait.
01:25:49 Eh bien, le sera à vous entendre.
01:25:51 Ce sera le mot de la fin, justement.
01:25:52 Merci beaucoup, Éric Bonneval, par pitié, ramenez-la nous.
01:25:55 On va vivre, de toute façon, cette Coupe du Monde de rugby sur Sud Radio,
01:25:58 la radio de la Coupe du Monde de rugby, avec vous, Éric Bonneval, évidemment,
01:26:02 je le rappelle, consultant Sud Radio, avec Abdi Abadi aussi,
01:26:05 qui arrive au bon moment sur Sud Radio.
01:26:07 Vous avez bien fait de venir nous voir.
01:26:09 Je vous rappelle d'ailleurs, pour tous ceux qui sont déjà en train
01:26:12 de ronger leur fin avant le début de la Coupe du Monde,
01:26:14 Sudradio.fr, des podcasts exceptionnels,
01:26:17 au cœur des All Blacks avec Andrew Mertens,
01:26:19 que vous pouvez retrouver aussi, 15 de France,
01:26:22 la quête ultime avec Daniel Herrero, Philippe Spanghero.
01:26:25 Bref, on a tout ce qu'il faut pour patienter,
01:26:28 en attendant que ça arrive, et surtout qu'elle arrive,
01:26:30 puisqu'il n'y a que ça qu'on attend.
01:26:31 Allez, restez avec nous, les vraies voix,
01:26:33 on se retrouve dans un instant, tous les soirs,
01:26:35 après le sport, le réconfort.
01:26:36 Quelques conseils de sortie, c'est pour vous, c'est dans un instant.
01:26:39 Dernière ligne droite pour de vrai, cette fois-ci,
01:26:47 dernière ligne droite des vraies voix,
01:26:48 avec Jean-Luc Benamias, Philippe Bourriaki et Bruno Pomard.
01:26:51 Tous les soirs, on vous propose un conseil de sortie,
01:26:54 soit on a choisi quelque chose de particulièrement bucolique.
01:26:57 Alors, ce n'est pas chez Jacqueline, dans le golfe du Morbihan,
01:27:00 mais vous allez voir, c'est pas mal,
01:27:01 parce qu'on va regarder des menhirs,
01:27:02 sur la lumière rasante du crépuscule, à la Vézière,
01:27:06 c'est magnifique, et on est avec Mariette Emile.
01:27:09 Bonsoir à vous.
01:27:10 - Bonsoir.
01:27:11 - Bienvenue sur Sudradio.
01:27:13 Vous êtes guide conférencière, on est dans les Cévennes, c'est ça ?
01:27:16 - Alors, on est dans les Cévennes,
01:27:17 et en fait, on est dans le nord des Cévennes,
01:27:19 sur le flanc du Mont Lozère, le flanc sud du Mont Lozère,
01:27:22 dans un espace en haute altitude, à 1200 mètres,
01:27:26 avec des grandes crêtes dénudées,
01:27:28 et puis des herbes jaunes, oranges, vertes, sous le soleil,
01:27:32 et puis des menhirs un peu partout sur ces crêtes.
01:27:35 - C'est un coin béni des dieux, ce que vous avez l'air de me décrire.
01:27:38 Et en plus, on les observe à la lumière rasante.
01:27:41 D'abord, les menhirs, je savais qu'il y en avait à Carnac,
01:27:43 mais il y en a aussi au nord des Cévennes.
01:27:46 - Alors, en fait, les menhirs, il y en a dans toute l'Europe,
01:27:48 tout le monde, c'est lié à la révolution néolithique,
01:27:53 à l'invention de l'agriculture,
01:27:55 et à ce moment-là, les hommes, partout dans le monde,
01:27:57 se sont mis à dresser des pierres qu'on appelle des menhirs,
01:28:00 et qui restent assez énigmatiques.
01:28:02 - Oui, très énigmatiques.
01:28:03 Alors, ce que vous nous proposez,
01:28:04 vous qui êtes guide conférencière,
01:28:06 vous allez essayer de me décrire le plus visuellement possible,
01:28:08 moi qui suis à la radio et qui n'ai pas d'image pour le montrer,
01:28:11 je veux avoir l'impression de voir ce que vous allez montrer ce soir,
01:28:15 ma chère Mariette Emile.
01:28:16 Ça va ressembler à quoi, la visite ?
01:28:18 - Alors, la visite, on descend doucement sur les crêtes du Mont Levert,
01:28:22 et petit à petit, on va découvrir des menhirs de plus en plus gros,
01:28:25 et on finit la balade en haut d'une crête,
01:28:28 avec un menhir qui fait presque 7 mètres de haut,
01:28:30 et qui en faisait 10 à l'origine,
01:28:32 parce qu'il était enfoncé d'un tiers de sa hauteur dans le sol.
01:28:35 Et en fait, ces menhirs-là, ça n'a rien à voir avec Carnac, par exemple.
01:28:40 Il y a 150 menhirs sur la Chambre des Bondons,
01:28:43 donc c'est quand même une très grosse concentration de menhirs,
01:28:45 mais ils sont très dispersés,
01:28:47 ils sont sur les crêtes, un peu comme s'ils marquaient chaque crête à ces menhirs,
01:28:51 qui marquent le paysage, et ils sont alignés comme ça sur ces crêtes.
01:28:55 C'est vraiment très beau, parce qu'en fait, le paysage s'étend à perte de vue,
01:28:59 et c'est un paysage qui est à la fois terrestre et puis céleste,
01:29:01 parce qu'on finit la visite la nuit tombée,
01:29:04 et le ciel étoilé dans les Cévennes, il y a très peu de lumière parasite,
01:29:08 et donc du coup, on a un ciel étoilé qui est absolument splendide,
01:29:10 et les menhirs en dessous, voilà, c'est vraiment un très bel endroit.
01:29:13 - Oui, ça y est, une semaine pendant les Nuits des Étoiles,
01:29:15 ça devait être encore plus exceptionnel, j'imagine.
01:29:17 Puis le coucher du soleil, enfin, cet orange-rouge,
01:29:20 ça doit être formidable, qui a envie de descendre, tiens, Bruno ?
01:29:22 - Ah bah ouais, ouais, non, et puis c'est des endroits qui sont beaux, c'est sûr,
01:29:25 mais on n'a aucune origine, on ne sait pas exactement ce que c'est,
01:29:29 enfin, comment on explique la présence ?
01:29:33 - Alors, la signification des menhirs, elle reste assez énigmatique,
01:29:37 entre autres parce qu'il y a peut-être plusieurs significations
01:29:40 pour les différents menhirs qu'on peut trouver dans toute l'Europe ou dans le monde entier.
01:29:43 On n'est pas certain que les menhirs de Carnac, par exemple,
01:29:45 veuillent dire la même chose que les menhirs de la Chambre des Bandeaux,
01:29:48 ou que les menhirs qui sont autour de chez vous, parce qu'il y en a partout, des menhirs, en fait.
01:29:51 Par contre, ce qu'on connaît bien maintenant, c'est ces communautés humaines,
01:29:55 ces communautés du néolithique, à nouvel âge de pierre,
01:29:58 qui sont ceux qui ont inventé l'agriculture,
01:30:01 et qui, petit à petit, se sont mis à défricher les forêts,
01:30:03 à domestiquer le vivant, à élever les animaux,
01:30:06 à sélectionner les animaux, les plantes.
01:30:09 Alors, eux, on les connaît par les menhirs,
01:30:11 on les connaît par les dolmens, qui sont des tombes,
01:30:14 et puis on les connaît par leurs poubelles,
01:30:16 donc ils ne jetaient pas grand-chose.
01:30:18 Ceux qui jettent, c'est ce qui est cassé, qui ne peut pas être réparé,
01:30:20 c'est-à-dire les poteries.
01:30:21 Donc on connaît, en fait, ces communautés par les poteries.
01:30:24 - C'est ça, ce qui explique justement comment on arrive à les recouper.
01:30:27 C'est fabuleux, en tout cas, vous nous donnez envie d'y aller.
01:30:29 Alors, dernières infos pratiques pour ceux qui nous écoutent sur Sud Radio.
01:30:32 Vous êtes donc dans les Cévennes, c'est ça ?
01:30:34 Comment on fait pour se renseigner ?
01:30:36 Et puis pour avoir accès à ce que vous proposez, et pour s'inscrire ?
01:30:39 - Alors, soit on me contacte directement,
01:30:42 ou par mon site internet qui s'appelle visite-cévennes.com,
01:30:45 soit par les offices de tourisme des alentours,
01:30:47 qui proposent toutes cette visite-là,
01:30:49 et puis d'autres visites après pour découvrir ce merveilleux pays,
01:30:51 qui sont les Cévennes.
01:30:53 Surtout en septembre, là, il y a des très belles couleurs.
01:30:55 On y arrive en mois de septembre, il est presque,
01:30:57 le mois d'août est terminé, là.
01:30:59 Et puis, alors, ces visites crépusculaires,
01:31:02 je les organise seulement en été et au mois de septembre,
01:31:04 parce qu'après, c'est un endroit qui est très froid en hiver,
01:31:06 il y a de la neige, du vent,
01:31:08 donc en hiver, ce n'est pas un endroit propice à la balade.
01:31:10 - Ça paraît logique, donc c'est les meilleurs moments.
01:31:12 Merci pour votre enthousiasme, en tout cas, Mariette, Émile.
01:31:15 Rappelez votre site, c'est important.
01:31:17 - Alors, c'est www.visite-cévennes.com
01:31:21 - Et les Cévennes sont magnifiques,
01:31:23 ce n'est pas sur Sud Radio qu'on vous dira le contraire.
01:31:25 Ça, c'est évident. En plus, on se ferait engueuler par Jean-Jacques Bourdin.
01:31:27 Et il aurait raison. Allez, merci à vous.
01:31:29 - Merci beaucoup. Merci, bonne soirée. Au revoir.
01:31:32 - Merci, bonne soirée, belle visite nocturne et poétique.
01:31:34 C'est la fin des Vrais Voix. Merci Bruno Pomard.
01:31:36 - Avec grand plaisir. - A la prochaine.
01:31:38 - Avec grand plaisir. - Bon, mais écoutez, avec plaisir.
01:31:40 Je rappelle que vous êtes le maire de Belleflou, dans l'Aude.
01:31:42 Merci à vous également, Philippe Bourgiaki.
01:31:44 - Merci Sud Radio. - Porte-parole écologie au centre.
01:31:46 Et merci à Jean-Luc Benamias, membre de la Ligue des droits de l'homme.
01:31:48 On embrasse Jacqueline, qui a retourné justement prendre à l'apéro,
01:31:51 avec modération, dans le golfe du Morbihan.
01:31:53 Et elle a raison, on ne dira pas le contraire non plus.
01:31:55 La suite de votre soirée, c'est sympa aussi.
01:31:57 Direction le Pays Basque, à Irissary, avec les routes de l'été.
01:32:00 Gérard Clin, Antoine Mazère, qui vous emmène à votre rencontre,
01:32:03 dans le Sud, sur Sud Radio, juste après les infos de 19h.
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