00:00Comme d'habitude, je vais remettre le clocher au milieu du village, un village qui se trouve dans le 13e
00:04arrondissement de Paris.
00:05Pourquoi le 13e arrondissement de Paris ? Parce que c'est dans cet arrondissement que se trouve l'université parisien
00:10Panthéon-Sorbonne
00:11et qu'une tribune publiée dans Le Monde en fin de semaine dernière par un professeur de cette université m
00:17'a fait sortir de mes gonds.
00:18Le titre de cette tribune signée Paul Cassia, professeur de loi publique, dit tout.
00:23Aucun étudiant de l'enseignement supérieur public ne devrait se voir demander des droits d'inscription.
00:28Une formule pleine de bons sentiments, mais on ne gère l'enseignement supérieur ni les finances publiques avec de bons
00:33sentiments.
00:34Rappelons d'ailleurs le montant des droits d'inscription.
00:37178 euros pour une année de licence et 254 euros pour une année de master pour un étudiant français ou
00:43européen.
00:452895 euros pour accéder à chacune des trois années de licence et 3941 euros pour chacune des deux années de
00:51master pour un étudiant étranger non européen.
00:53Pour les étudiants français, on peut dire que comparé à une école privée, la somme est modique.
00:58Pour les étudiants étrangers, qu'ils comparent avec une année d'études en université américaine et ils verront que la
01:04France s'est donnée.
01:05Pour vous en convaincre, j'ai été regarder les frais de scolarité d'Harvard, une des plus prestigieuses universités américaines,
01:11et ceux-ci étaient de 59 320 dollars pour l'année qui se termine et seront de 62 226 dollars
01:18l'an prochain, bien loin des droits d'inscription français.
01:22De plus, le gratuit n'existe pas, sauf à croire que les professeurs ne sont pas payés, les locaux ni
01:28chauffés ni éclairés ni entretenus et qu'il n'y a pas de personnel administratif.
01:31Enfin, plutôt que de demander la suppression des droits d'inscription, si on faisait une refonte totale de l'enseignement
01:38supérieur,
01:38en supprimant ou en faisant un numerus clausus dans les filières qui mènent quasi directement à France Travail,
01:44en les remplaçant par des filières pour lesquelles on manque de bras et de tête,
01:48comme les BTS, assurés massivement par des écoles privées souvent très chères et dont les diplômés sont recherchés par les
01:54entreprises.
01:55Mais j'oubliais, connecter université publique, entreprises privées et marché de l'emploi relève du blasphème pour certains.
02:01Merci.
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