- il y a 18 minutes
Regardez "On refait le monde" avec Imad Kansau, infectiologue à l'hôpital Antoine-Béclère de Clamart, Jean-Michel Molina, directeur médical de l'Institut Pasteur, et Arnaud Tousch correspondant de RTL aux États-Unis.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 11 mai 2026.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 11 mai 2026.
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00:02Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL, avec Anne-Sophie Lapix.
00:08Deux réunions à Matignon en 24h déjà, et à partir de demain ce sera deux par jour.
00:14C'est dire si l'antavirus inquiète au plus haut sommet de l'état.
00:18Il faut dire qu'un cas a été confirmé ce matin, une des cinq passagers français rapatriés du bateau MV
00:24Ondius.
00:25Son état s'est dégradé dans la nuit, il est stable à présent, mais elle est en réanimation.
00:30On va faire le point sur le protocole appliqué pour les rapatrier, les cas contacts en France.
00:36Est-on assez prudent ? Est-ce qu'on se dirige vers une grave épidémie, un confinement ?
00:41Tout cela nous rappelle de bien mauvais souvenirs.
00:43On va poser toutes nos questions à nos invités.
00:46Jean-Michel Molina, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Louis
00:52et directeur médical de l'Institut Pasteur. Bonsoir.
00:55Bonsoir madame.
00:57Benjamin Rossi, chef de service médecine interne et maladies infectieuses à l'hôpital Robert Ballanger.
01:02Bonsoir.
01:03Bonsoir.
01:04Et dans un instant, nous serons également avec Imad Canso, infectiologue à l'hôpital Antoine Beclerc de Clamart dans les
01:10Hauts-de-Seine.
01:10Tout le monde est au téléphone, comme ça au moins, pas de problème pour les gestes barrières.
01:14On est en sécurité.
01:16On refait le monde sur RTL.
01:20Moi, j'ai l'impression, vous voyez, là, on est le...
01:22Le 11 mai.
01:23J'ai l'impression d'être là en 2020.
01:25Mais on prend un bateau, je ne sais pas, au moins, qui reste en pleine mer.
01:28Au moins, on n'est pas contaminés, nous.
01:30Puis regardez le métro, le bus, les magasins.
01:33Les 22, là, qui sont dans la nature, là, ils ont été peut-être dans des magasins.
01:37Moi, j'ai entendu dire que sur ce virus-là, on avait une période d'incubation de 4 à 6
01:42semaines.
01:43Et les gens sont sous surveillance médicale 15 jours.
01:46Donc déjà, il y a quelque chose qui me paraît bizarre.
01:49Voilà, c'était Nathalie et Olivier dans les auditeurs.
01:52On a la parole avec Amandine Bégaud.
01:54On entend la panique de nos auditeurs.
01:57Jean-Michel Molina, est-ce qu'ils ont raison de s'inquiéter ?
02:02Écoutez, je crois que nous avons actuellement une situation qui concerne plusieurs cas groupés
02:08d'infections à ce virus Antan des Indes, que l'on connaît bien.
02:15Ce n'est pas un nouveau virus, comme lors de l'épidémie du Covid.
02:19C'est un virus qui, on le sait, a déjà été responsable de petites épidémies,
02:23d'une dizaine de cas en Amérique du Sud.
02:26Donc la situation aujourd'hui est une situation qui est connue.
02:31On ne sait pas tout encore, évidemment, sur la transmission de ce virus.
02:36Mais je crois que les autorités de santé, comme vous l'avez dit, se réunissent régulièrement,
02:41que ce soit l'Institut Pasteur, qui est le centre de référence en France pour le diagnostic de ces infections,
02:46que l'assistance publique des hôpitaux de Paris, le ministère de la Santé, Santé publique France.
02:49Donc tout le monde est sur le pont pour partager les informations au niveau français, au niveau international,
02:55parce qu'il s'agit effectivement de cas, comme vous l'avez souligné,
02:59qui ont été documentés dans plusieurs pays du monde.
03:03Donc les autorités de santé, les experts se réunissent.
03:06On a passé beaucoup de temps aujourd'hui en réunion pour partager les informations,
03:12savoir ce que nous connaissions, ce que nous ne connaissons pas encore,
03:15pour prendre en charge le mieux possible les personnes qui sont déjà malades.
03:19Et puis aussi éviter, évidemment, une contamination d'autres personnes
03:23et surtout prendre les mesures nécessaires pour protéger la population.
03:26Donc je dirais qu'à ce stade, il n'y a aucune raison de paniquer.
03:30Je crois que ce qui est important, c'est la transparence avec laquelle les informations sont communiquées.
03:34Et aujourd'hui, encore une fois, les mesures nécessaires sont prises
03:39pour assurer effectivement au public la protection maximale.
03:46Benjamin Rossier, est-ce qu'on peut rappeler quand même ce qu'est ce virus
03:50et surtout ce qu'est la maladie qu'il provoque ?
03:53Une maladie qui est mortelle à 45% ?
03:57Non, alors déjà, j'aimerais revenir sur ce qui a été dit,
04:00parce qu'en fait, je partage tout à fait les propos du professionnel de l'Odina.
04:03Je crois qu'il n'y a pour le moment pas de raison de s'inquiéter.
04:06Plus que ça, il s'agit d'un virus qu'on connaît.
04:08C'est un antivirus, c'est une type sud-américain,
04:12donc il donne des infections respiratoires et cardiaques.
04:15qui est particulièrement létale, c'est-à-dire que quand on est infecté,
04:20on a un taux de mortalité qui est assez important,
04:22qui fluctue en fonction des épidémies entre, on va dire, 15% et 35% de mortalité.
04:31Donc c'est un virus qu'on connaît depuis plusieurs années.
04:34Il donne régulièrement des cas en Argentine et en Amérique du Sud.
04:39Donc il y a eu plus de cas l'année dernière, il y a eu une centaine de cas l
04:42'année dernière,
04:43mais c'est entre, on va dire, entre 50 et 100 cas par an en Argentine.
04:48Et on ne s'est jamais posé la question de s'il allait donner une pandémie mondiale
04:51avant qu'il se retrouve dans un milieu confiné pour une raison de voyageurs dans un paquebot,
04:57dans une situation de voyage international qui touche plusieurs pays, du coup, par la même occasion.
05:04Donc il ne faut pas rentrer dans une panique, c'est un virus qu'on connaît,
05:06il est peu contagieux d'humain sur les données qu'on a.
05:10Pour le moment, on n'a pas de données qui nous permettent de penser qu'il est changé dans son
05:13mode de contamination.
05:15Et donc du coup, il faut être très prudent, mais surtout être très rassurant,
05:18parce qu'à force de réactiver certaines psychoses que peuvent avoir les gens
05:24et qu'ils ont déjà connu avec le Covid, on ne fait rien de bien,
05:27parce que quand on en crée la panique, les gens ne réfléchissent plus.
05:29Et j'entendais tout à l'heure un de vos auditeurs qui disait qu'il faut laisser le bateau et
05:33ces gens mourir.
05:33Non, ces gens-là, ils ont besoin, les gens qui sont malades, ils ont besoin d'assistance respiratoire,
05:37ils ont besoin de respirateurs.
05:39Nous, on est là pour les soigner, et je pense qu'il y a des services et des médecins qui
05:42sont là pour les soigner,
05:43qui ne veulent pas les laisser mourir dans un bateau.
05:46Et on peut les soigner sans créer de panique et de contagiosité dans toute la population française.
05:51Alors bien sûr, il ne s'agit pas de créer la panique générale,
05:55mais enfin tout à l'heure, l'OMS s'exprimait et disait qu'il y avait une contagiosité qui était
06:01forte
06:02dans les premiers temps et notamment dans les premières heures.
06:05Et on a le sentiment que le discours évolue ?
06:09Non, mais en fait, il faut juste regarder ce qui se passe.
06:12On est sur un virus qui se transmet d'abord sur un contact avec des rongeurs à un être humain.
06:17Et d'ailleurs, cette histoire raconte la même histoire,
06:19puisqu'on a quelqu'un qui allait faire des photos pour des oiseaux dans une décharge,
06:23il était en contact, il s'est infecté probablement comme ça
06:25et il se retrouve confiné avec 150 voyageurs pendant un mois.
06:30Bon ben, effectivement, pour un virus qui peut avoir des transmissions inter-humaines
06:34quand on est symptomatique et il se retrouve à ce moment-là symptomatique
06:38à prendre le café, le petit-déjeuner ou le repas avec d'autres personnes
06:42dans un milieu très confiné qui est l'ambiance d'un bateau,
06:44c'est une situation exceptionnelle.
06:46Je crois que ce virus donne des cas tous les ans.
06:48Et la plus grosse épidémie, c'était en 2018, où il y a eu 35 cas avec 11 décès,
06:52puisque c'est un virus qui est forcément mortel, comme on l'a dit tout à l'heure,
06:56mais ce n'est pas un virus qui est très contagieux.
06:58Donc, on ne peut pas comparer ce qui s'est passé avec la Covid,
07:01où on voyait des foyers surgeurs de partout,
07:04des milliers de cas d'un coup qui passaient de pays à un autre
07:07sans qu'on ait un lien entre les rapports.
07:09Et là, on a un cluster très important,
07:12où il y avait une concentration très importante de gens
07:15qui étaient confinés des uns sur les autres,
07:16à une période où les gens étaient malades tous ensemble.
07:18Forcément, ça peut faire encore des cas.
07:20Il risque encore d'avoir des gens qui se positivent
07:22dans les suites des prochaines semaines,
07:24puisque c'était quand même très confiné.
07:25Donc, on ne sait pas jusqu'à combien de cas va faire ce cluster.
07:28Est-ce qu'il y aura dans les proches des personnes contaminées,
07:32peut-être, qui ne savaient pas qui étaient contaminées avant,
07:34qui étaient rentrées, un ou deux autres cas ?
07:36Voilà, c'est ça pour le moment qu'on envisage.
07:38On n'est pas dans une situation, pour le moment,
07:42de propagation générale du virus.
07:44Et je crois qu'il faut...
07:44Et de toute façon, si le virus avait été...
07:47Ou si les caractéristiques du virus avaient changé ou devaient changer,
07:51on verrait l'évolution.
07:54On a déjà pris des précautions sanitaires suffisantes
07:57pour ce genre de cas.
07:58Ils ont été raté à trier dans des bulles sanitaires.
08:00Ils ont été mis en isolement dans des protocoles hospitaliers.
08:04Et donc, on a fait comme si le virus était beaucoup plus contagieux
08:07que les données nous permettent d'avoir pour le moment.
08:09Donc, vous nous dites qu'on est particulièrement prudents,
08:12mais il y a quand même 23 nationalités qui étaient sur ce bateau
08:17et donc qui sont reparties dans leurs pays respectifs.
08:22Jean-Michel Molina, est-ce que ce n'est pas un risque de diffusion,
08:25finalement, de cet antivirus ?
08:29Je crois que ce qui est important, c'est de retracer, effectivement,
08:32tous les cas contacts de toutes les personnes qui ont pu prendre l'avion,
08:35qui ont été en contact avec une personne symptomatique,
08:38de façon à pouvoir les identifier, les tester, les isoler.
08:42Et c'est ce travail qui est en cours pour, justement, identifier tous ces cas.
08:48Ça a été rappelé à l'instant.
08:49La transmission nécessite un rapport vraiment étroit avec une personne
08:53qui a des symptômes.
08:55Et donc, notamment dans la phase, ce qu'a rappelé l'OMS,
08:58vous l'avez dit, dans la phase prodromique, c'est-à-dire au début de la maladie,
09:01c'est là probablement que les gens sont le plus contagieux.
09:04Mais cette contagiosité, elle a lieu avec une personne qui est dans l'entourage très proche.
09:08Il n'y a pas de transmission sans être en contact direct avec une personne malade.
09:15Et c'est ce qui a été observé, d'ailleurs, dans les petites épidémies
09:17qui ont lieu chaque année en Amérique du Sud,
09:21et auxquelles on prête relativement peu d'attention jusqu'ici.
09:24Donc, cet élément-là, il est plutôt rassurant.
09:27Ça veut dire que si on isole et on dépiste les cas contacts,
09:32ce qui est en train de se faire,
09:34eh bien, on devrait ainsi éviter toute propagation de ce virus
09:38au-delà des personnes qui ont pu être exposées
09:42à un moment où on ne savait pas encore que ce virus allait entraîner ces infections.
09:46Mais s'il faut vraiment un contact direct, physique, avec une personne malade,
09:51pourquoi on considère tous les passagers d'un vol
09:54dans lequel est montée une malade comme cas contact ?
09:59Je crois que, écoutez, là je ne pourrais pas être plus précis
10:03que le fait de savoir où étaient vraiment assis les patients malades par rapport aux autres.
10:08Et donc, je crois que par mesure de précaution,
10:10il a été préféré de, comment dire, retracer tous les contacts qui avaient pris cet avion.
10:17Puis, vous savez que dans un avion, il y a des systèmes de ventilation
10:19qui fait qu'il peut y avoir éventuellement une circulation d'air particulière.
10:23Je crois que, justement, malgré ce qu'on connaît déjà de la transmission,
10:28on a préféré jusqu'ici être maximaliste pour ne prendre aucun risque.
10:33Et isoler, identifier, tracer les contacts,
10:37ça c'est quelque chose qui est évidemment très important à faire.
10:40et ce qui est en cours actuellement.
10:42Alors, ne prendre aucun risque, on pourrait se dire
10:45que ça consisterait aussi à isoler les malades
10:49pendant toute la période d'incubation.
10:51On a entendu que cette période d'incubation était de six semaines.
10:55Pourtant, ce qu'il est prévu, ce n'est pas d'isoler,
10:58d'enfermer les cinq, notamment les cinq passagers français,
11:02pendant six semaines,
11:03mais c'était au début de les garder pendant trois jours,
11:06puis pendant deux semaines,
11:07et ensuite de les laisser repartir avec des consignes d'isolement.
11:13Est-ce que c'est satisfaisant ?
11:15Je crois que, si vous voulez, d'abord, cette politique,
11:18elle évolue au cours du temps en fonction des observations que nous avons
11:22et des cas qui se sont identifiés.
11:25Parmi ces passagers, lorsqu'ils sont arrivés en France
11:28ou avant qu'ils n'arrivent en France,
11:29aucun d'entre eux n'était symptomatique ou positif.
11:32Dans ce cas-là, on pouvait considérer que
11:34la période d'incubation démarrait, si vous voulez,
11:37à la sortie du navire.
11:39Là, maintenant, qu'il y a eu un cas contact
11:41parmi les personnes françaises compatriées,
11:44qui a été identifiée comme infectée,
11:47il va y avoir rediscussion sur la période nécessaire d'isolement.
11:51C'est quelque chose qui est évolutif.
11:53Pour l'instant, tout le monde reste à l'hôpital
11:55sous surveillance avec des dépistages.
11:57Les premiers dépistages en dehors de la personne testée positive
12:00sont négatifs,
12:01mais il est clair qu'il y aura à nouveau
12:04à faire des tests
12:05chez les personnes qui se sont avérées une première fois négatives.
12:10Tout ceci est évolutif
12:11et on ne peut pas aujourd'hui prendre de décision
12:14ou donner l'information que les personnes vont ressortir.
12:18On ne sait pas encore à quel moment.
12:20Je pense qu'il serait prématuré et incorrect
12:24de pouvoir dire que ces personnes
12:25vont être relâchées dans la nature demain.
12:27On va évoquer en détail le protocole suivi en France
12:31et pas seulement d'ailleurs aux Etats-Unis
12:32avec notre correspondance.
12:34Ce sera après l'essentiel de l'info avec Alban Leprince.
12:53Il est 19h30, l'essentiel de l'info avec vous Alban Leprince.
12:57Sébastien Lecornu doit recevoir d'un instant à l'autre
13:00des épidémiologistes à Matignon.
13:02Le Premier ministre qui a tenu tout à l'heure
13:04une réunion sur l'antavirus.
13:06Il a annoncé qu'il y en aurait désormais deux par jour.
13:09Il a également donné des nouvelles
13:11des passagers français du navire touchés par la maladie.
13:14Une femme testée positive est toujours en réanimation
13:17dans un état stable.
13:18Les quatre autres restent négatifs et à l'isolement.
13:22Sébastien Lecornu annonce également
13:23une quarantaine renforcée en milieu hospitalier
13:25pour tous les cas contacts sans exception.
13:28Toujours pas d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran
13:31mais Donald Trump promet ce soir une victoire complète.
13:34Le président américain dit aussi envisager
13:37de relancer son opération de protection des navires
13:39pour traverser le détroit d'Hormuz.
13:42Et puis deux morts, trois blessés en urgence absolue
13:44après une fusillade sur fond de trafic de drogue
13:46cet après-midi dans le sensible quartier des Moulins à Nice.
13:50Les victimes ont entre 23 et 57 ans.
13:52Éric Ciotti, le maire de la ville, évoque une personne
13:55qui a fait feu avec une kalachnikov.
13:57Merci Alban, on vous retrouve à 20h.
13:59A tout à l'heure.
14:01Anne-Sophie Lapix, on refait le monde jusqu'à 20h sur RTL.
14:05Alors vous savez qu'aujourd'hui, RTL vous aide à préparer vos vacances d'été
14:10et vous offre un séjour en famille dans l'un des 45 clubs et hôtels
14:14Bellembras en France.
14:16C'est toutes les heures, vous pouvez jouer toutes les heures
14:18et là c'est la dernière chance que vous avez aujourd'hui.
14:20Alors c'est parti, envoyez un SMS au 74 900 avec le code VACANCES au pluriel
14:28puisque ça va durer longtemps.
14:29Tirage au sort dans une dizaine de minutes.
14:32Bonne chance à vous !
14:34Anne-Sophie Lapix, on refait le monde jusqu'à 20h sur RTL.
14:39En termes de risque pour la France, des analyses de risque d'importation
14:43sont modélisées régulièrement par les équipes de recherche.
14:46Le risque d'importation de cas est modéré.
14:48Il est maintenant pratiquement nul et les risques de propagation du virus
14:52dans la population sont très faibles.
14:54Cela peut évoluer évidemment dans les prochains jours.
14:57Voilà, ça c'était Agnès Buzyn, ministre de la Santé, en janvier 2020.
15:01Au moment où le Covid faisait déjà parler de lui, les risques étaient très faibles.
15:06Évidemment, ça fait bizarre d'entendre ce message
15:09et ça ne nous rassure pas forcément.
15:11Alors les discours sont proches.
15:13Les choses bougent cependant.
15:15Cinq évacués du MH Andius sont à l'hôpital.
15:20L'une de ces évacuées est un cas confirmé.
15:23Son état s'est dégradé et elle est actuellement en réanimation.
15:2722 Français sont recensés comme cas contact.
15:30Est-ce qu'on se dirige vers une crise sanitaire ?
15:32Est-ce qu'on peut imaginer une épidémie d'ampleur internationale ?
15:35Est-ce que nous pourrions revenir au confinement ?
15:37On va essayer de mieux comprendre ce qu'il se passe avec nos invités.
15:41Jean-Michel Molina, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Louis
15:45et directeur médical de l'Institut Pasteur.
15:48Ima Decanso, infectiologue à l'hôpital Antoine Beclerc de Clamart dans les Hauts-de-Seine
15:52et qui vient de nous rejoindre.
15:54Et Benjamin Rossi, chef de service de médecine interne et maladies infectieuses à l'hôpital Robert Ballanger.
16:00Et puis on va partir tout de suite aux Etats-Unis.
16:02Retrouvez notre correspondant Arnaud Touche.
16:04Bonsoir.
16:05Bonsoir Anne-Sophie, bonsoir à tous.
16:07Il y avait un gros contingent américain sur le bateau touché par l'antavirus.
16:1218, je crois, ont été rapatriés aux Etats-Unis.
16:14Et parmi eux, un malade ?
16:17Alors oui, même si ce n'est pas tout à fait clair pour l'instant
16:19puisque tout à l'heure on a eu une conférence de presse des autorités sanitaires du Nebraska
16:23et je vais vous dire pourquoi après dans le Nebraska.
16:26Mais en réalité, un test avait été fait, deux tests ont même été faits sur un passager américain.
16:32Lors de cette croisière, un test était ressorti positif, un autre négatif.
16:36Donc du coup, dans le doute, pour le moment, d'autres tests ont été faits et sont en train d
16:40'être faits aux Etats-Unis.
16:42Et on devrait avoir la réponse dans les heures qui viennent.
16:44Donc c'est probablement positif ou probablement négatif, ça on ne le sait pas encore.
16:48Et en tout cas, ce patient est asymptomatique.
16:51Et il y a un deuxième patient.
16:52Cette fois-ci, lui, il est symptomatique.
16:54Les tests sont en cours de réalisation.
16:56Mais effectivement, on n'a pas encore les résultats.
16:58Mais effectivement, il pourrait y avoir une à deux personnes positives parmi les Américains qui ont été rapatriés ici.
17:03Alors comment vont être traités les rapatriés ?
17:07Alors les rapatriés, déjà, ils sont arrivés en réalité cette nuit, ici aux Etats-Unis, dans deux villes.
17:12A Omaha, dans le Nebraska.
17:13On est ici un peu dans le nord-ouest des Etats-Unis, une région très rurale.
17:17Et donc, 16 d'entre eux sont actuellement là-bas.
17:20Et dont une personne qui est actuellement dans ce qu'on appelle une unité de confinement biologique.
17:25Concrètement, c'est ce fameux patient où, effectivement, ça a d'abord été positif et ensuite négatif.
17:30Mais dans le doute, effectivement, là, il est hospitalisé, même s'il n'a aucun symptôme.
17:34Mais là, il est effectivement dans un confinement très strict.
17:37Pour les 15 autres qui sont toujours là-bas, eh bien, ils sont dans une sorte d'hôtel.
17:40Alors, évidemment, ils n'ont pas le droit de croiser d'autres personnes.
17:44Ils peuvent appeler leur famille, ils peuvent faire des visioconférences.
17:46Il y a même un vélo de course à l'intérieur dans chacune des chambres.
17:49Mais le personnel médical indique que ce n'est pas un hôpital, en réalité.
17:53Mais bien sûr, évidemment, on prend leur température.
17:55Bien sûr, on prend leur constante.
17:57Et deux autres personnes sont actuellement à Atlanta.
18:00Cette fois, c'est donc cette personne symptomatique qui a été transférée là-bas.
18:04Il s'agit d'un couple.
18:05Et pour le moment, on n'a pas forcément de nouvelles là-bas.
18:08Et combien de temps vont-ils rester confinés ?
18:11Alors, pour l'instant, plusieurs jours, nous disent les médecins.
18:14Le temps, effectivement, de voir si oui ou non, ils développent des symptômes.
18:18Le temps de se reposer aussi parce que les autorités le disent.
18:20Ils sont évidemment très fatigués.
18:22Et les âges vont de 20 à 80 ans.
18:25Donc, effectivement, ils sont repartis d'une grande croisière avec une grande pression médiatique aussi.
18:30Et sont arrivés aux Etats-Unis cette nuit.
18:32Donc, à minima, ils resteront là pendant plusieurs jours.
18:34Et ensuite, ce sera du cas par cas, nous disent les médecins.
18:37Alors, pour ceux qui veulent rester les 42 jours, puisque c'est cette fameuse période maximale où l'on peut
18:42tomber malade,
18:42eh bien, ils peuvent rester.
18:44Et c'est d'ailleurs ce que les médecins leur conseillent de faire.
18:46En revanche, pour ceux qui veulent rentrer à la maison, c'est tout à fait possible.
18:49A condition, évidemment, de ne pas avoir de symptômes.
18:51Mais ils seront escortés, évidemment, par les autorités sanitaires dans leurs propres Etats.
18:56Et à condition, naturellement, d'être suivis par les autorités régionales, directement dans leur Etat de résidence.
19:02Merci beaucoup, Arnaud Touche.
19:04Ima de Conceau, merci de nous avoir rejoints.
19:07Bonsoir.
19:09Bonsoir.
19:09Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce qu'il se passe en ce moment pour les patients qui sont
19:15à l'hôpital Bichat ?
19:16Qu'est-ce qu'ils subissent comme examen ?
19:18Est-ce qu'ils sont tranquilles ? Est-ce qu'ils sont sollicités en permanence ?
19:22Je pense qu'ils vont être plutôt tranquilles.
19:24Mais ils vont être sollicités pour faire des tests, déjà des examens cliniques.
19:28Ils vont donc être préférablement à l'isolement.
19:32Mais ils vont avoir des visites médicales, comme tous les patients qui sont hospitalisés.
19:37Et ils vont subir sûrement des tests PCR, notamment, pour vérifier.
19:44Et vérifier, évidemment, d'abord les symptômes.
19:45Mais vérifier qu'ils n'ont pas l'infection virale pendant la surveillance.
19:50Et ils vont faire plusieurs tests, plusieurs jours de suite ?
19:54C'est très probable, parce que même si les patients ne développent pas de symptômes,
20:00il vaut mieux se rassurer qu'il n'y aura pas, par exemple, des faux négatifs
20:03ou des patients qui n'ont pas encore une multiplication virale importante
20:08pour que ça puisse être décelé par les tests,
20:11et donc par la sensibilité des tests actuels.
20:15Est-ce qu'on connaît le profil de tous ces patients ?
20:18Ce sont toutes des personnes d'un certain âge, déjà, où il n'y a pas de jeunes contaminés ?
20:24Alors, d'après les informations que j'ai eues, normalement, non, il n'y a pas de jeunes.
20:28Mais c'est de différents âges, pas forcément des personnes âgées.
20:32Attention !
20:33Mais c'est une maladie qui peut toucher tout le monde ?
20:35Elle ne sélectionne pas ses victimes ?
20:40Alors, de ceux que l'on connaît actuellement,
20:42parce que je vous rappelle, c'est une zoonose au départ.
20:46C'est-à-dire que c'est une maladie où des personnes adultes qui travaillent,
20:50donc des personnes au âge, on va dire, entre 25 et 45 ans, en moyenne, attention,
20:57des personnes qui travaillent dans les forêts, dans les lieux où il y a éventuellement des rongeurs,
21:03des rats, des animaux, même à la campagne où il peut y avoir des animaux qui hébergent ce type de
21:11virus.
21:11Et donc, ces personnes, lorsqu'elles rentrent en contact avec les déjections,
21:17avec la salive, avec les produits contaminés par ces animaux,
21:22ils peuvent se contaminer.
21:24Donc, c'est ce que l'on appelle une zoonose.
21:26Et ils peuvent développer l'infection, la maladie.
21:29Ce sont des virus, il y a une cinquantaine d'espèces connues dans le monde entier.
21:33et on a décrit un peu partout dans le monde des cas, des cas humains,
21:38mais transmis par zoonose, c'est-à-dire à partir des animaux.
21:43J'entends bien, donc, des personnes, l'âge de ces personnes,
21:46ce sont des personnes qui sont, donc, en général, par leur travail,
21:50par leurs conditions de travail,
21:52être en contact avec ces animaux et leurs produits.
21:55J'insiste là-dessus.
21:56Dans le cas actuel, dans le cas de figure actuelle,
21:59le virus des Andes, qui est donc une souche dite du Nouveau Monde,
22:04une espèce d'antavirus décrite en Argentine,
22:08avait créé des cas isolés lorsqu'un patient avait été infecté
22:13et gravement malade, je crois que même en soins intensifs,
22:17et quelques cas contacts avaient été contaminés, c'était isolé.
22:23Et des cas comme ça, sporadiques, ont été décrits
22:26en Argentine.
22:28Ce qui s'est passé, c'est qu'on ne connaît pas exactement
22:30l'origine de la contamination là-bas sur place,
22:33il n'en est pas moins que dans le bateau,
22:36la contamination s'est poursuivie en terre humaine,
22:40c'est-à-dire entre homme et homme,
22:41entre personne et personne, par voie respiratoire.
22:46C'était, à mon avis, pas forcément plus environnemental,
22:49mais par voie contact respiratoire,
22:52car ça se transmet comme une infection respiratoire,
22:56et ça nous rappelle des mauvais souvenirs.
22:58Ça nous rappelle effectivement des mauvais souvenirs.
23:01Benjamin Rossi, tout à l'heure vous évoquiez l'épidémie de 2018,
23:06où cette souche des Andes avait fait 11 morts dans un village.
23:12Il y a un contexte quand même particulier en Patagonie et en Argentine,
23:17c'est qu'il y a un record de cas depuis un an.
23:20Il y a eu 101 cas enregistrés contre 57 l'année précédente,
23:24et puis le nombre de morts aussi, 32.
23:26Est-ce que ça, ce n'est pas inquiétant ?
23:28Alors oui, vous avez raison,
23:29il y a eu une résurgence de cas avec 111 morts l'année passée,
23:33enfin, le 111 cas l'année passée,
23:35mais je crois qu'il y avait eu une épidémie à peu près similaire
23:38de 125 cas en 2018-2019,
23:40et en général, en fait, les cas fluctuent.
23:43Ils étaient très bas l'année d'avant,
23:46donc ça fait doubler les cas,
23:48mais l'année d'encore avant, ils étaient à 85 cas.
23:50Donc il y a une fluctuation.
23:51Donc je ne dis pas, je n'ignore pas le fait
23:53qu'il y a eu plus de cas l'année dernière,
23:55mais je ne sais pas s'il faut surinterpréter cette information
23:57comme donnée brute.
23:59Et il y a une autre information aussi,
24:01c'est qu'avant, c'était seulement en Patagonie,
24:03dans la région de Patagonie,
24:04et qu'à présent, c'est dans la région de Buenos Aires.
24:07Je vous pose cette question,
24:08parce qu'est-ce qu'il peut y avoir une migration de cet Antalus ?
24:11Oui, oui, alors c'est vrai que la question,
24:13alors il y a toujours eu quand même des cas
24:15qui ont été décrits à Buenos Aires,
24:17je crois qu'en 2020,
24:18je crois qu'l'année dernière,
24:19il y a eu 40 cas qui ont été décrits à Buenos Aires,
24:22alors qu'on était en 2020 à 27 cas.
24:26Donc il y a eu plus de cas,
24:28il y a eu une augmentation des cas à Buenos Aires.
24:29Ça peut faire poser la question un petit peu,
24:33comme on pourrait se poser,
24:34c'est est-ce que la contamination intérieure humaine est facilitée ?
24:37C'est possible, c'est une possibilité.
24:40Pour le moment, on manque d'éléments pour en être certain.
24:43Ce qu'on sait, c'est que quand une personne
24:45qui a attrapé ce virus en se mettant en contact
24:48avec les animaux se retrouve dans un milieu très confiné,
24:51on sait que ce virus a des contaminations interhumaines
24:54qui ont déjà été décrites dans un village en Patagonie
24:57où il y a eu 35 cas à partir d'un...
24:58On avait parlé de super spreaders à l'époque
25:00sur une patiente en particulier,
25:03et puis il y avait eu 11 décès,
25:05et puis il y a eu quelques cas comme ça
25:06qui ont été décrits dans la littérature.
25:09Là, on se retrouve avec une personne
25:10qui se retrouve malade,
25:12dans un milieu très confiné avec beaucoup d'autres personnes,
25:14et donc là, effectivement,
25:16on risque d'avoir un nombre de cas infectés
25:20beaucoup plus important que ce qui a été décrit jusque-là.
25:23Mais je pense qu'il y a quand même les conditions du voyage
25:26qui peuvent favoriser ces contaminations.
25:29Est-ce qu'on peut tirer pour conclusion
25:31de cet événement-là
25:32que ça va développer une pandémie ?
25:34Je ne crois pas.
25:35Je pense qu'en plus,
25:36les mesures sanitaires ont largement été prises,
25:38et encore une fois,
25:41l'année dernière, il y a eu 100 cas.
25:43En 2020, il y a eu 120 cas
25:45d'antavirus,
25:47je ne sais plus exactement si c'est en 2020 ou en 2018,
25:49mais il y a déjà eu 120 cas en Argentine,
25:52et personne ne s'est posé la question
25:53est-ce que ça va donner une pandémie mondiale ?
25:55Je crois que là, ce qui fait cette actualité-là,
25:58c'est aussi le contexte du bateau
26:00et des gens qui sont enfermés dans le bateau,
26:02du fait qu'il y ait beaucoup de pays
26:04qui sont touchés
26:05et qui entendent parler de ce virus,
26:07et de la résonance qu'a eue le Covid
26:10entre 2018 et aujourd'hui,
26:11qui fait que toutes les épidémies
26:13prennent une ampleur internationale.
26:15Il ne faut pas abandonner,
26:17parce que je pense qu'une fois,
26:18quand on transmet de la peur
26:19en très forte abondance aux gens,
26:22on leur coupe leur réflexion,
26:23après on entend des gens qui disent
26:24qu'il ne faut pas prendre en charge ces gens,
26:26qu'il faut les abandonner,
26:26donc il y a cette espèce de panique,
26:28et je crois que c'est vraiment absolument déterminant
26:31d'expliquer tout ça
26:32et de ne pas rentrer dans une panique.
26:33Alors, bien sûr qu'il y a de la peur,
26:35mais pour rassurer,
26:36il faut voir si on est prêt.
26:37Justement, on va se demander
26:39ce qui a changé depuis le Covid
26:40et en quoi on est davantage préparé
26:42à affronter un début d'épidémie en France.
26:45Ce sera après la pause.
26:52Cette émission vous plaît ?
26:53Abonnez-vous au podcast sur l'appli RTL.
26:59RTL, on refait le monde.
27:01Anne-Sophie Lapix.
27:02A-t-on tiré les leçons du Covid ?
27:05Est-ce qu'on est prêt, équipé ?
27:06A-t-on le matériel, les médicaments, les structures ?
27:09Mais aussi les bons réflexes ?
27:11Est-ce qu'il ne faut pas avoir un temps d'avance
27:13et redoublé de prudence ?
27:15On en débat avec nos invités.
27:17Ima de Conceau, infectiologue à l'hôpital
27:19Antoine Becler de Clamart dans les Hauts-de-Seine
27:21et Benjamin Rossi, chef de service,
27:24médecine interne et maladie infectieuse
27:26à l'hôpital Robert Ballanger.
27:30On refait le monde sur RTL.
27:33Le nombre de décès par rapport au nombre d'infectés
27:36est de l'ordre de 30 à 40%.
27:38Et c'est ce qu'on en a retrouvé dans le bateau
27:40à 36% si on prenait les 8 premières infections.
27:44Mais maintenant, on en est à 10
27:45puisqu'il y a aussi un Américain
27:46qui est infecté parmi les passagers.
27:49Donc oui, on est dans une létalité particulièrement élevée
27:52qui nous rapproche plus du virus de type Ebola
27:55ou de type SRAS
27:57que de celui du Covid ou de la grippe.
28:00Voilà, c'est l'épidémiologiste Antoine Flao.
28:04Ima de Conceau, est-ce que vous comprenez
28:07cette comparaison avec le virus Ebola
28:09sur la dangerosité ?
28:12Est-ce que c'est pertinent ?
28:13Est-ce que ça justifie peut-être des précautions plus larges ?
28:18Alors en fait, je tiens juste à rappeler
28:21qu'indépendamment de la comparaison avec Ebola
28:24en termes de taux de mortalité,
28:26je vous rappelle qu'au début de la pandémie du Covid-19,
28:32la mortalité était assez élevée
28:34parce qu'elle était très associée à des personnes
28:36qui avaient des comorbidités, des personnes âgées.
28:39Et donc, il se trouvait que chez cette population,
28:43le Covid a fait quand même d'énormes dégâts
28:45avec un taux de létalité assez élevé au tout début.
28:50Après, il y avait certaines souches
28:52qui s'accompagnaient d'une létalité importante.
28:55Je vous rappelle la fameuse souche Delta.
28:58Et au fur et à mesure que le virus mutait,
29:01il s'adaptait à l'homme,
29:03il se répandait parmi la population,
29:06mais il perdait de sa virulence,
29:08comme on le dit en infectiologie,
29:11il perdait de sa puissance
29:12et donc il devenait de moins en moins grave.
29:16Là, on peut assister, dans un premier temps,
29:19lorsque le virus antivirus se transmet à un homme,
29:23il se peut que ce taux de létalité
29:26ou de mortalité décrit
29:28corresponde justement à un taux de gravité
29:31très important lié au passage proche de l'animal à l'homme.
29:36Ici, on assiste au premier stade
29:39de contamination d'homme à homme
29:41tel qu'on l'a vu en Argentine.
29:44Mon collègue l'a mentionné tout à l'heure,
29:46il y a eu des cas d'écris
29:48et des petites épidémies en Argentine récemment
29:52et qui se sont soldés
29:55par un taux de létalité assez élevé.
29:57Ce qui correspond justement
29:59à ce qui est en train de se produire
30:01en termes de transmission et de létalité
30:03avec la contamination dans le bateau.
30:06Donc, je ne dirais pas
30:08que c'est proche de l'ébola.
30:11La mortalité de l'ébola était même plus élevée
30:14telle qu'elle avait été décrite au début
30:16et lorsqu'on n'est pas immunisé,
30:18forcément que la mortalité est très élevée.
30:20Donc, je pense qu'on peut le rapprocher
30:23des débuts du Covid en réalité.
30:25Si je vous comprends bien,
30:26il faut espérer que la létalité baisse
30:31parce qu'on est dans une première transmission
30:33de l'animal à l'homme
30:34et vous pensez qu'avec le temps,
30:36avec la transmission de ce virus,
30:37on va arriver peut-être à des mutations
30:39qui feront de ce virus un virus moins létal ?
30:43Absolument.
30:44Mais le problème,
30:45c'est qu'on ne connaît pas le temps
30:47que ça va mettre
30:48pour qu'on puisse atteindre un niveau
30:50où le virus va s'adapter
30:52de mieux en mieux à son hôte humain
30:55et, dans ce cas-là,
30:57à moins le tuer
30:58pour pouvoir persister longtemps.
31:00Mais en réalité,
31:01cette période d'adaptation virale,
31:04elle n'est pas connue.
31:05On ne peut pas se prononcer là-dessus.
31:07Donc, c'est pourquoi,
31:08et je reviens au tout début
31:11de notre problème,
31:12c'est qu'il faut stopper la transmission
31:14le plus tôt possible
31:16afin qu'il n'y ait pas une adaptation,
31:18enfin, une propagation virale
31:21d'homme à homme,
31:22comme on est en train
31:23de le voir actuellement.
31:26Benjamin Rossi,
31:26est-ce que, selon vous,
31:27le gouvernement a la bonne attitude
31:30en multipliant les réunions,
31:32en s'adaptant en permanence
31:33et en décidant d'appliquer
31:36le confinement,
31:37enfin, l'isolement,
31:38au cas contact
31:39dont vous nous avez expliqué,
31:40quand même,
31:40qu'ils ont assez peu de chances
31:41d'être contaminés ?
31:42Alors, moi, je pense que là,
31:44on a parlé de beaucoup de choses différentes.
31:45En fait, on a mélangé beaucoup de choses.
31:47Il y a la létalité
31:47et la mortalité intrinsèque
31:48d'un virus sur une infection
31:50et il y a sa mortalité globale.
31:52Donc, ce virus-là,
31:54il a une mortalité globale
31:55qui est très faible
31:55parce qu'il infecte très peu de gens.
31:56En fait, en général,
31:57c'est des épidémies de 20, 30 cas
31:59parce qu'il est peu contagieux
32:00avec une contamination intérieure humaine
32:02qui est faible.
32:03Mais là, ce dont on parlait,
32:04c'est une fois qu'on a été contaminé,
32:06c'est ça ?
32:07Une fois qu'on a été contaminé,
32:08il a une létalité qui est forte.
32:09Contrairement au Covid,
32:10qui n'avait rien à voir
32:11puisque c'est un virus,
32:12déjà, c'est un virus
32:13qui était particulièrement,
32:14qui était nouveau,
32:15qui était particulièrement contagieux
32:17et d'ailleurs,
32:18ce qui a surpris dans le Covid
32:19au début de la première vague,
32:21c'est qu'en fait,
32:22certes, il n'y avait peut-être
32:23que 1% de mortalité
32:24sur tous les cas
32:24et qu'il n'y avait que 5%
32:26de formes graves,
32:27mais quand c'est 200 patients par jour
32:28qui arrivent aux urgences,
32:29pour ça,
32:30on n'avait pas anticipé
32:32que le taux de contagiosité
32:35était tellement important
32:36que ça allait saturer
32:37notre système de soins
32:39même si la mortalité intrinsèque
32:40et le nombre de cas sévères
32:41étaient faibles.
32:42Là, on est dans un cas
32:43totalement différent.
32:44on a très peu de cas
32:46avec beaucoup de cas sévères.
32:47Donc, c'est des choses
32:48qui sont différentes.
32:49Le risque d'épidémie généralisée
32:52de virus qui sont peu contagieux
32:56avec une faible mortalité,
32:58le risque de pandémie
32:59est très très faible
33:00parce qu'en fait,
33:01c'est des virus
33:01qui, par définition,
33:02sont peu contagieux.
33:03En plus,
33:04il y a un taux de mortalité
33:05important de leur haute,
33:05ce qui fait qu'il y a
33:06très peu de cas secondaires.
33:07Enfin bref,
33:07c'est connu pour être
33:09des virus qui diffusent
33:10très mal dans la population
33:12et qui sont un risque
33:13de pandémie très faible.
33:14Donc, maintenant,
33:15si on revient sur les mesures
33:16du gouvernement,
33:17est-ce qu'ils ont raison
33:17de faire des mesures
33:18du gouvernement actuellement
33:19par rapport à cette épidémie ?
33:20Je pense qu'actuellement,
33:22il y a...
33:23Enfin, je ne crois pas
33:23que ce soit la...
33:24Alors, si c'est pour assurer
33:25les gens,
33:26bon, très bien.
33:26Mais actuellement,
33:27je pense que n'importe quelle
33:28personne qui se présente
33:29dans des urgences en France
33:30et qui veut se faire soigner
33:31et qui a de moins en moins
33:32de moyens pour être soignée,
33:33a plus de risque de mourir
33:35d'une pathologie autre
33:36que de l'antavirus.
33:36Donc, si on doit faire
33:37des réunions tous les jours,
33:38on devrait en faire aussi
33:39pour la distribution
33:41des moyens et des soins
33:41dans nos hôpitaux en France.
33:43Est-ce qu'il y a quand même
33:44un vaccin en préparation
33:45sur une étagère
33:46contre l'antavirus ?
33:48Je m'étonnerais
33:48puisqu'en fait,
33:49vu que c'est quand même...
33:50Enfin, je ne suis pas
33:51dans les secrets
33:52des laboratoires,
33:53mais vu que c'est un virus
33:54qui donne très peu
33:56de cas par an,
33:58il n'y a pas d'idée
34:00de vacciner
34:01toute une population entière
34:02pour 100 cas par an
34:03en Argentine.
34:05Ça ferait beaucoup...
34:06Donc, vu qu'actuellement,
34:08le monde de l'industrie
34:09de fabrication
34:10de médicaments
34:10est malheureusement
34:11détenu par des laboratoires
34:12pharmaceutiques
34:13qui vont chercher
34:13leur intérêt pécunier
34:15sur des intérêts médicaux,
34:17ils ont peu d'intérêt
34:20pécunier d'aller
34:20développer un vaccin.
34:21Après, s'il a deux mains,
34:23il devait avoir
34:24une diffusion plus importante
34:25ou une demande,
34:26une commande express
34:27des gouvernements
34:28en disant
34:28on veut se préparer
34:29au cas où
34:30et qu'ils payent
34:31les laboratoires
34:32pour le faire,
34:32ils pourraient probablement
34:33en produire un,
34:34d'autant plus rapidement
34:35qu'aujourd'hui,
34:35on a les vaccinations
34:36avec les vaccins ARN
34:37qui développent rapidement
34:38des vaccins.
34:40On s'est immédiatement
34:42inquiétés de savoir
34:43si on avait assez
34:44de masques,
34:46de gants,
34:47de tests PCR.
34:48Est-ce que...
34:50Ce n'est pas la priorité,
34:51est-ce qu'on est au-delà
34:52des besoins actuels ?
34:54Là, pour le moment,
34:55en fait,
34:55il faut quand même
34:56rester raisonnable.
34:57Il faut surtout
34:59soigner les gens
35:00qui étaient en contact
35:01sur le bateau
35:01et les cas secondaires,
35:03il faut plutôt
35:04que les montrer
35:05comme des éventuels
35:06agents de contagion,
35:07c'est des gens
35:08qui ont surtout
35:08besoin de soins
35:09et d'être surveillés
35:10et rassurés.
35:11Voilà,
35:12donc c'est là
35:12où il faut agir
35:13actuellement.
35:14Je pense qu'au niveau
35:15d'une diffusion
35:15de la population,
35:16on en est très,
35:16très, très, très loin.
35:18Donc là,
35:19il n'y a pas de risque
35:21sanitaire
35:22et par rapport
35:23au nombre
35:23de cas contacts,
35:24on a suffisamment
35:24de gants,
35:25de masques
35:25et de tests,
35:26ce n'est pas le problème.
35:28Là, je crois
35:28qu'on est sur
35:29des problématiques
35:30qui n'ont strictement
35:31rien à voir.
35:31Après, si demain,
35:32il devait y avoir
35:32une diffusion
35:33et on entendait
35:34parler de 200 cas
35:36à l'aéroport
35:36de Buenos Aires
35:38et d'une diffusion
35:39vraiment importante
35:40parce que ça devrait
35:41commencer plutôt
35:41par l'Argentine
35:42que par les gens
35:42qui reviennent
35:43d'un bateau
35:43et qui sont revenus
35:44confinés
35:45avec leur masque
35:46mais plutôt
35:46d'un endroit
35:47où il y a
35:47des cas tous les ans.
35:49Si on entend
35:50parler d'une épidémie
35:52foudrayante en Argentine,
35:52peut-être qu'on peut
35:53se poser la question
35:54mais là,
35:55associer sur ces cas
35:56un risque de contagiosité
35:57alors même
35:58qu'on ne voit
35:58même pas de cas
35:59au port
36:00de Ushuaïa
36:01où étaient les patients,
36:02je ne suis pas sûr
36:03que ce soit raisonnable.
36:05Merci beaucoup
36:06à vous
36:06pour toutes
36:07ces informations
36:08plutôt rassurantes,
36:09il faut le dire,
36:10qui vont rassurer
36:11sans doute
36:11nos auditeurs.
36:13Merci beaucoup.
36:14Un peu plus léger,
36:16on va aller voir
36:17qui est notre gagnant,
36:19le dernier de la journée
36:20pour des vacances
36:21en famille
36:21dans un club
36:22hôtel Bel-Embra.
36:29Si la personne
36:30va bien répondre.
36:31Allô ?
36:32Bonjour madame,
36:33Anne-Sophie Labix
36:34à l'appareil sur RTL,
36:36est-ce que vous avez
36:36une idée
36:37de la raison
36:37pour laquelle
36:38je vous appelle ?
36:38Oui Anne-Sophie,
36:40c'est pour Bel-Embra,
36:41c'est ça ?
36:42Exactement,
36:43comment vous appelez-vous ?
36:44Je m'appelle Nathalie.
36:45Eh bien Nathalie,
36:46vous avez gagné !
36:47Oh mais c'est génial,
36:49merci Anne-Sophie !
36:51Vraiment,
36:52je suis ravie,
36:52ravie, ravie !
36:53Moi je suis très très heureuse
36:55pour vous Nathalie,
36:56vous allez pouvoir partir
36:57en vacances,
36:58en famille ?
36:58Est-ce que vous avez
36:59une famille
36:59qui va vous accompagner ?
37:00Oui,
37:01j'ai mon mari et mon fils
37:02qui vont m'accompagner,
37:05ça c'est sûr et certain.
37:06Après la destination,
37:07je ne sais pas,
37:08peut-être plus le sud,
37:09même le sud-ouest.
37:10Ah le sud-ouest,
37:11mais comme je vous comprends !
37:14Vous avez bien raison,
37:15en tout cas je vous remercie
37:16pour votre fidélité,
37:17elle a payé ?
37:19Mais comme l'auditrice
37:20précédente,
37:21je suis une grande fan
37:22d'RTL,
37:23donc voilà,
37:23ça a payé.
37:24C'est formidable,
37:25merci beaucoup
37:26et puis je vous souhaite
37:27de bonnes vacances en avance.
37:28C'est très gentil Anne-Sophie,
37:30merci infiniment.
37:31Merci Nathalie.
37:36Demain,
37:37Thomas Soto,
37:38eh bien,
37:38recevra un invité,
37:39je ne peux pas vous dire
37:40qui pour le moment,
37:41quant à Marc-Olivier Fogiel,
37:42il accueillera
37:44Lennart Monterloz,
37:45franco-allemand libéré
37:47en octobre dernier
37:47après 111 jours
37:49de détention
37:50en Iran.
37:52Il est l'heure
37:52de retrouver
37:53André Dusselier.
37:54Bonsoir André,
37:55quelle histoire
37:55allez-vous nous raconter
37:56ce soir ?
37:57Bonsoir Anne-Sophie.
37:58Alors ce soir,
37:59je vous raconte
38:00l'incroyable destin
38:01d'Enzo Ferrari,
38:02de jeune mécanicien
38:03à créateur
38:04de l'une des marques
38:05automobiles
38:05les plus légendaires.
38:07A tout de suite
38:07sur RTL.
38:08A tout de suite André.
38:16Merci d'écouter RTL.
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