00:00 [Musique]
00:15 L'enjeu, c'est de limiter la pollution, notamment par les plastiques en mer.
00:20 C'est une pollution qui est effectivement extrêmement néfaste pour la faune,
00:25 néfaste pour les activités du littoral, néfaste pour la biodiversité au sens large.
00:29 En France, à ce jour, on a quasiment une centaine de décharges du littoral qui sont identifiées.
00:35 Si on veut remplir nos objectifs nationaux de résorption de ces questions-là à la source,
00:39 on a besoin de les traiter rapidement.
00:41 Parce qu'aux années 90, tout le monde amenait, et c'était même un geste citoyen,
00:45 d'amener ses déchets à la décharge de fourras,
00:48 parce que ça évitait d'enterrer dans son jardin ou de brûler dans son jardin.
00:51 Donc dans les années 90, la décharge a fermé,
00:54 parce qu'il y a eu les déchetteries qui sont arrivées, un meilleur tri.
00:58 Et après, pendant quelques années, jusqu'en 2014, la décharge est restée telle qu'elle est.
01:02 La végétation a repris la nature, mais la mer grignotait tous les ans,
01:05 à chaque coup de tempête, à chaque grosse marée.
01:07 Elle venait grignoter un petit peu de terre et est venue lécher la décharge,
01:11 et les déchets partaient à la mer.
01:13 La mobilisation des partenaires locaux est capitale dans ce type d'opération.
01:22 D'abord la population, il faut qu'elle s'approprie le projet,
01:25 évidemment la commune, et surtout bien identifier tous les partenaires
01:30 qui peuvent intervenir sur le champ de la dépollution et de la renaturation.
01:34 L'État évidemment, l'ADREAL, les intercommunalités, la région, évidemment le département.
01:40 Tout ce groupement de bonne volonté au service de l'environnement s'est mis en œuvre,
01:45 et ça c'est vraiment la première pièce à apporter à l'édifice de la renaturation.
01:50 Le CRMA assure le suivi et la coordination du plan à l'échelle nationale.
01:55 Et il accompagne les porteurs de projet et les collectivités techniquement
01:59 tout au long du parcours de résorption de la décharge.
02:02 Les services de l'État, en particulier l'ADREAL,
02:04 a accompagné le maître d'ouvrage sur tout le volet réglementaire,
02:08 et notamment a intégré le projet de décharge dans un projet de territoire global, environnemental,
02:16 puisqu'il était intégré dans le périmètre d'étude de la future réserve naturelle nationale du Maraisil.
02:22 On intervient nous sur la partie financière, donc on va aider les collectivités à récupérer le budget
02:27 pour pouvoir aller sur les études, sur les diagnostics, sur les plans de gestion, sur les travaux.
02:31 Nous devons gérer à peu près 30 millions d'euros par an, et tout ça sur une durée de 10 ans.
02:36 Donc l'État mettra à disposition 300 millions d'euros au total pour la réhabilitation des décharges du plan.
02:42 Le conseil que je donnerais aux autres élus concernés par ce type de problème,
02:48 c'est que d'abord il ne faut pas se démobiliser, même si les choses prennent du temps, on y arrive.
02:53 FOURA ici en est la démonstration, c'est une belle expérience,
02:56 une expérience aussi scientifique qui va servir de modèle à d'autres sites.
03:02 On peut réaliser et on peut réussir ces chantiers à la condition que l'ensemble des acteurs
03:06 se mettent autour d'une table et se mettent d'accord sur un projet.
03:10 Donc là on a bien des collectivités qui se sont mises à l'ouvrage,
03:13 l'État qui est venu pour une assistance technique et évidemment un financement à hauteur de 50% du projet
03:20 qui a permis de déclencher réellement l'opération et de la mener à son terme.
03:24 [Musique]
03:47 [Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org]
03:50 [SILENCE]
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