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  • il y a 3 ans
Transcription
00:00 Bonjour à toutes et à tous, bienvenue à ce sommet consacré à l'eau.
00:05 Aujourd'hui, pour parler de la qualité des eaux alimentaires,
00:09 de la qualité de l'eau à boire, j'accueille Yann Olivo.
00:13 Bonjour Yann.
00:15 Bonjour Sabah et bonjour à toutes et tous.
00:19 Yann, vous êtes biophysicien, conférencier et chercheur indépendant.
00:24 Vous êtes l'auteur du livre de référence qui s'appelle "La nature de l'eau"
00:29 qui a été édité aux éditions Marco Kjeter en 2003.
00:32 Vous explorez depuis 30 ans les différentes facettes des mondes de l'eau,
00:37 que celles qu'elles soient scientifiques, économiques, écologiques, sanitaires, géopolitiques et symboliques.
00:43 Vous travaillez également sur les rapports complexes entre l'eau et la santé,
00:47 notamment sur la qualité des eaux alimentaires,
00:49 et vous animez le blog "La nature de l'eau" blogspot.com.
00:55 Il y a énormément de choses à dire sur l'eau, ses propriétés, ses vertus,
01:01 mais aujourd'hui avec vous on va aborder la qualité des eaux alimentaires.
01:06 Avant de parler de l'eau à boire,
01:09 que dire sur l'eau qui constitue une grande partie de notre corps,
01:13 ses proportions, ses portions, ses vertus ?
01:17 D'une façon bien sûr très générale,
01:22 la première chose que je dirais c'est que quasiment tout ce que vous connaissez sur l'eau est faux,
01:27 complètement faux, ou partiellement faux, ou complètement inventé.
01:32 Les représentations de l'eau sont à déconstruire.
01:39 Quand c'est des séminaires où j'ai le temps,
01:44 je commence par déconstruire toutes les représentations de l'eau,
01:49 par exemple celle du corps qui serait liquide,
01:52 non, à part le tiers de l'eau circulante, on va y revenir.
01:57 Mais l'eau dans nos cellules, c'est ni solide ni liquide, c'est plutôt un gel.
02:03 Et on perçoit l'eau comme liquide.
02:08 Par exemple, on parle d'eau pure,
02:11 mais l'eau pure c'est une pure construction intellectuelle.
02:14 L'eau est toujours en interface,
02:19 ah oui, on ne voit pas le verre d'eau, sauf si je le mets là.
02:21 Si, on le voit un petit peu, oui, on le voit.
02:23 Il y a l'interface avec le verre, il y a l'interface avec l'air,
02:27 et il y a toutes les interfaces de ce que l'eau peut dissoudre.
02:32 Donc l'eau c'est éminemment complexe.
02:35 Un collègue chimiste comme Marc Henry, pour résumer les choses,
02:40 vous dirait, chimiquement parlant, il n'y a pas,
02:43 objectivement parlant, il n'y a pas plus complexe que l'eau en chimie.
02:47 Et quand je rajoute, je rajoute une chose sur le polymorphisme de l'eau,
02:57 alors qu'on résume l'eau à la formule beaucoup trop simplice H2O,
03:04 je fais court, dans une goutte d'eau de pluie, vous avez 18 sortes d'eau.
03:11 C'est-à-dire que vous avez 3 hydrogènes, 3 oxygènes,
03:18 et encore on prend que les principaux et les plus stables.
03:23 Dans les hydrogènes, ça va vous parler, l'hydrogène H, tout le monde connaît,
03:28 mais il y a le deutérium qui va donner l'eau lourde,
03:31 et il y a le tritium qui va donner l'eau radioactive.
03:35 Tout ça, c'est 3 hydrogènes, différence, qu'on appelle des isotopes.
03:39 C'est le même élément chimique, mais c'est le poids dans les noyaux qui change.
03:44 Donc beaucoup d'éléments chimiques, c'est un élément chimique, mais avec des isotopes.
03:49 Donc, bref, quand on fait la combinaison dans une goutte d'eau de pluie,
03:55 entre ces 3 hydrogènes et ces 3 oxygènes, le 16, le 17 et le 18,
04:02 on obtient 18 sortes d'eau dans une simple goutte d'eau de pluie.
04:09 Donc l'eau ne peut pas se résumer à la formule H2O, c'est beaucoup trop simple.
04:14 Je pense vous avoir donné un peu une idée des représentations mentales
04:21 complètement simplistes et assez erronées qu'on a sur l'eau en général.
04:26 Et justement, c'est très intéressant, effectivement, c'est toujours important
04:31 de remettre l'information la plus précise possible et la communiquer aux citoyens.
04:37 Vous avez parlé de Marc Orbé, qui est un professeur en chimie, spécialiste de l'eau,
04:43 et notamment de la quantique de l'eau.
04:45 Et quand je l'avais interviewé il y a quelques années, il me disait,
04:49 parce que souvent on entend dire que notre corps est constitué d'à peu près
04:53 de 70% d'eau, et lui me disait que chimiquement c'était même plus de 98%,
04:59 voire 99% de notre corps. C'est impressionnant quand même.
05:04 Voilà, alors maintenant si on s'axe sur l'eau corporelle,
05:12 souvent en commençant les conférences, je préviens que le contenu des conférences
05:20 peut provoquer une crise plus ou moins grave de déni.
05:25 C'est-à-dire votre mental, il a du mal à enregistrer que, un, nous sommes faits
05:33 99% d'eau, en nombre, et ça c'est un Marc-Henri qu'on le doit.
05:39 Pourquoi on ne raisonne pas en poids ?
05:41 Souvent vous entendez, oui, nous sommes faits de 70% d'eau.
05:46 Le poids, dit-il, en tant que chimiste, vous utilisez cette unité de mesure
05:53 quand vous avez un corps qui est statique.
05:56 Exemple très concret, je fais une recette de gâteau.
05:59 Je vais peser de la farine, je vais mesurer un volume de lait ou d'eau.
06:04 Par contre, quand l'eau est en mouvement comme dans le corps,
06:07 là on va faire comme un enfant, on va compter.
06:10 Et à partir de là, en comptant, si je prends tous les éléments chimiques
06:19 contenus dans nos 10 puissance 13 cellules dont nous sommes constitués,
06:25 donc les gens connaissent tous les termes, hein, donc on se doute que dans une cellule
06:30 il y a de l'eau, mais il y a aussi des protéines, donc des acides aminés
06:34 qui constituent les protéines, on a des sucres plus ou moins complexes,
06:38 on a des lipides, des matières grasses, avec des acides gras, des triglycérides,
06:45 les minéraux, les vitamines, l'ADN, qui est notre base, notre code génétique,
06:53 les ARN qui permettent de transcrire cet ADN, donc le grand public connaît
06:59 tous ces termes-là.
07:01 On prend le poids moléculaire de toutes ces catégories de molécules,
07:05 un volume moyen de cellules, et on fait un calcul très simple,
07:11 et donc ça on doit marquer en « i », donc, et on a plus de 99% d'eau
07:17 qui nous constitue.
07:19 Pourquoi ça provoque un déni pour le mental ?
07:22 Parce que votre représentation de l'eau, elle est liquide.
07:26 Or, votre corps, il est solide.
07:29 Donc le mental a du mal à intégrer ce 99%.
07:34 Et je ne vous parle pas des 99,999% de vide dont toute matière est faite,
07:41 qu'elle soit vivante ou physique.
07:48 Voilà, 99,999% de vide.
07:52 Ça, pour le mental, parce que comme ma main ne traverse pas la table,
07:59 le mental rejette.
08:02 Donc tous ces éléments qui sont vérifiés, c'est difficile à entendre
08:11 pour le mental.
08:14 Et je termine rapidement sur deux choses, avant de parler des rôles de l'eau,
08:21 peut-être.
08:23 Sur notre eau corporelle, plus de 99% d'eau,
08:31 deux tiers sont à l'intérieur de nos cellules,
08:35 et le tiers restant, c'est de l'eau circulante, c'est-à-dire le sang et la lymphe.
08:40 Deuxième chose, inexorablement, avec l'âge, on se déshydrate,
08:48 et on perd essentiellement de l'eau extracellulaire.
08:53 L'eau intracellulaire est tellement fondamentale pour le fonctionnement de nos cellules
08:59 que la perte est très limitée.
09:02 Donc on se déshydrate avec perte d'eau extracellulaire.
09:06 Et puis l'eau, elle est janusienne.
09:09 Vous savez, le dieu Janus, il a deux faces.
09:11 Que ce soit l'eau chimique ou l'eau en termes biologiques,
09:17 l'eau est janusienne, elle est double.
09:20 Donc rapidement, on a une eau de...
09:23 et c'est deux sortes d'eau qui cohabitent.
09:26 On a une eau de haute densité et une eau de basse densité.
09:30 Je vais commencer par celle de basse densité,
09:33 que l'on a mesurée.
09:35 Donc celle-là est liée à la santé.
09:37 C'est quand nos cellules sont au repos,
09:40 et on est en bonne santé,
09:43 et quand les cellules se divisent, ce qu'on appelle la mitose,
09:46 et que tout se passe bien,
09:48 on a une prépondérance de cette eau de basse densité.
09:52 En revanche, l'eau de haute densité, c'est l'eau liée aux maladies.
09:57 Là, on a des divisions cellulaires, des mitoses,
10:02 qui sont anormales,
10:04 et qui, si elles se répètent d'une part,
10:09 ça va donner des proliférations excettives,
10:12 autrement dit, des cancers,
10:14 qui vont s'installer très progressivement,
10:17 15 ans, 10-15 ans,
10:20 avant qu'on ait une expression clinique.
10:22 Donc les cellules se multiplient pendant 10-15 ans.
10:26 Pour revenir à ce deuxième type d'eau,
10:30 l'eau de haute densité,
10:33 c'est celle-là qui devient prépondérante.
10:36 C'est comme une balance,
10:38 mais qu'il faut voir d'un point de vue dynamique.
10:41 Ça passe d'une eau de haute densité à basse densité.
10:46 Mais quand la maladie survient,
10:50 le plateau représentant l'eau de haute densité
10:58 devient prépondérante,
11:00 et la balance ne bouge plus.
11:03 C'est très difficile de la ramener
11:07 dans cet équilibre dynamique entre haute et basse densité.
11:12 Dernière chose,
11:15 rappelez-vous des 99%,
11:19 même un nombre supérieur,
11:22 dont vous êtes fait, moi aussi,
11:25 et chacun de nos auditrices et auditeurs,
11:29 99% d'eau.
11:31 Et on parle de quoi ?
11:33 De l'eau.
11:34 Donc c'est l'eau qui parle de l'eau.
11:37 Il y a un titre du livre de Juliette Wicken et Pierre Ravie
11:45 qui s'appelle "L'eau que nous sommes".
11:48 On comprend bien évidemment que cette eau est vitale,
11:51 elle est essentielle dans le premier sens du terme,
11:54 elle fait partie presque de notre essence,
11:57 c'est à 99,9% qu'on peut dire ça.
12:00 Donc elle est évidemment vitale pour maintenir notre santé,
12:04 vous venez d'en parler.
12:06 Alors moi la question que j'ai envie de vous poser, Yann,
12:09 c'est quels sont, au vu de ces informations,
12:12 les critères pour définir une eau à boire qui soit de qualité ?
12:18 Si vous permettez, on peut peut-être faire ce que je vois à peu près,
12:25 pour le timing ce serait bon,
12:27 parler rapidement des rôles de l'eau.
12:29 Oui bien sûr, allez-y.
12:31 Alors bon, il y a les rôles classiques connus en physiologie,
12:36 essentiellement l'eau sert de transporteur,
12:39 c'est-à-dire qu'elle va permettre de délivrer à nos cellules
12:42 tous les nutriments dont elle a besoin pour fonctionner,
12:45 autrement dit les sucres, les graisses, les acides aminés,
12:49 les minéraux, les vitamines, etc.
12:51 Elle nous débarrasse des déchets de ces activités cellulaires,
12:57 de ces déchets physiologiques,
13:04 comme l'urée par exemple, qui est un déchet des protéines.
13:08 Deuxième grand rôle, un rôle de régulateur,
13:11 l'eau par exemple régule notre température corporelle.
13:15 Ça va être un grand solvant pour un bon nombre d'enzymes.
13:21 Donc on a des hydrolases dans les catégories d'enzymes.
13:25 Hydrolases, ce sont des enzymes qui fonctionnent avec de l'eau.
13:28 C'est une grande catégorie.
13:30 Donc elle va participer à plein de réactions biochimiques
13:33 et des rôles classiques connus.
13:38 Et l'autre grand rôle, c'est d'être une architecte,
13:42 c'est-à-dire qu'elle va conformer les macromolécules
13:46 que sont l'ADN et les protéines,
13:48 les conformer, c'est-à-dire leur donner une forme précise dans l'espace.
13:54 Et donc, en l'absence d'eau,
14:01 ces protéines, ou notre ADN, ne peuvent pas fonctionner.
14:07 Or, tout le monde connaît la double hélice à peu près, l'ADN,
14:12 mais il y a 95% d'eau sur certaines formes d'ADN autour
14:19 qui ne sont jamais représentées en biologie.
14:23 Donc vous imaginez ce que ça veut dire ?
14:25 Vous imaginez que tous les manuels qui forment les médecins,
14:29 les naturopathes, les biologistes dans le monde,
14:33 on a une représentation de l'eau anide.
14:36 La biologie, on oublie 99%.
14:40 On a une représentation de l'eau anide, sans eau.
14:43 La biologie, c'est sans eau.
14:45 Or, c'est 99%.
14:47 C'est hallucinant, mais c'est comme ça.
14:49 Donc, votre ADN, vos protéines sans eau, ne peuvent pas fonctionner.
14:56 Dernière chose que je dirais sur les rôles de l'eau,
14:59 là qui sont passionnants, mais qui sont en devenir,
15:07 c'est le rôle informationnel de l'eau,
15:10 et donc ça débouche sur la mémoire de l'eau.
15:13 Comment une si petite molécule, 99%,
15:18 est-ce qu'elle a juste une fonction de remplissage ou de transporteur ?
15:23 Visiblement, l'eau transporte des informations,
15:27 mais ça c'est un tout autre sujet,
15:30 de type électromagnétique, par exemple.
15:33 Et là, on a dans l'eau ce qu'on appelle des domaines de cohérence,
15:38 et c'est eux qui, visiblement, portent de l'information.
15:41 Et l'eau, visiblement, capte l'information,
15:48 par exemple de type électromagnétique, venant du monde physique.
15:53 Et ça, cette interface-là, l'eau est essentiellement interfaciale.
15:58 Et dernière chose, l'eau est impliquée dans de nombreuses pathologies,
16:03 migraines, épilepsies, les cancers, les maladies neurodégénératives,
16:10 c'est des protéines qui sont mal conformées,
16:12 donc il y a l'eau qui est en arrière-plan.
16:16 Et donc, la médecine s'occupe très peu du lien entre les pathologies
16:21 et la qualité de vie.
16:23 Voilà, j'espère ne pas avoir été trop long.
16:26 C'est intéressant, ça pourrait ouvrir à d'autres débats,
16:29 mais c'est vrai que je suis anthropologue de formation
16:33 et dans de nombreuses cultures traditionnelles et millénaires,
16:36 chez les peuples autochtones, l'eau est sacrée, elle a un rôle fondamental.
16:41 Et l'eau médecine, cet aspect-là, cette utilisation de l'eau médecine,
16:47 mais pas oublié, l'eau purificatrice et l'eau qui soigne.
16:51 Dans nos sociétés, on a aussi des restes, les sources guérisseuses,
16:56 l'eau de l'ourde.
16:58 Après, c'est un autre débat, on rentre dans les spiritualités,
17:02 mais ce qui est intéressant, moi je trouve, en tant qu'anthropologue,
17:05 c'est de voir que cette information et ce lien de l'eau médecine
17:13 est universel.
17:14 Dans toutes les cultures, on retrouve des fonctions de l'eau,
17:19 des eaux guérisseuses, des eaux qui soignent.
17:22 Le débat sur l'information de l'eau en Occident
17:27 est encore très important, la science n'arrive pas à tout prouver.
17:32 Peut-être qu'à l'heure d'aujourd'hui, dans un siècle ou deux,
17:35 on arrivera à expliquer certaines choses.
17:38 Ce n'est pas le sujet, mais je trouve que c'est très intéressant
17:41 que vous puissiez en parler et qu'anthropologiquement,
17:45 c'est une donnée, puisque vous travaillez sur la symbolique de l'eau,
17:50 qui n'est pas négligeable.
17:52 Un seul exemple, l'eau adore les infrarouges.
17:58 Dans les interfaces de l'eau, il y a les ondes,
18:01 il n'y a pas que la matière, il n'y a pas que la chimie.
18:04 C'est un autre auteur, Gérald Pollack, l'américain,
18:09 qui disait, bien sûr avec un contrôle médical,
18:13 mais toute personne qui a des pathologies cardiaques,
18:18 le soleil ou les infrarouges liées au soleil,
18:23 ou les bains de vapeur, les amams, les soudations, le soda.
18:38 Donc, quand on a des infrarouges, l'eau capte en une grande infinité
18:46 pour ces infrarouges.
18:48 C'est vraiment excellent pour des gens qui ont des pathologies cardiaques.
18:53 Ça, ce serait à développer, c'est un autre lien entre l'eau,
18:59 la santé et les pathologies quand il y a dysfonctionnement.
19:04 Et souvent, l'eau est en arrière-plan.
19:07 Par exemple, mais on s'arrête là, parce que ce serait une autre interview.
19:14 Moi, depuis les années 80, je m'intéresse aux différences
19:20 qui existent entre l'eau dans des cellules cancéreuses
19:24 et l'eau dans des cellules normales.
19:26 Elles sont nombreuses.
19:28 Et en cancérologie, on n'investit pas ce type de questions.
19:38 Il y a plein de champs de recherche à venir.
19:42 Les différences, encore une fois, en gros, une cellule cancéreuse
19:50 a plus d'eau qu'une cellule normale, mais une eau beaucoup moins structurée.
19:56 Donc, l'eau est déstructurée.
20:00 Or, on connaît certaines vitamines ou minéraux qui restructurent l'eau,
20:05 indépendamment des stratégies thérapeutiques qu'on va employer,
20:10 des traitements conventionnels ou complémentaires.
20:14 On devrait aussi tenir compte de l'eau dans la stratégie thérapeutique globale en cancérologie.
20:21 Et justement, quels sont les critères pour évaluer qu'une eau alimentaire est de bonne qualité ?
20:29 Quels seraient les principes ?
20:31 Alors, comment dire ?
20:35 Moi, je commencerais par dire que l'eau étant notre matière intime,
20:40 puisque on est à plus de 99% d'eau, première chose.
20:45 Deuxièmement, on perd environ 2 à 2 litres et demi d'eau,
20:51 selon la saison, selon le sexe, selon l'âge, selon l'activité professionnelle,
21:01 des métiers physiques ou non physiques.
21:05 Donc, il est important de boire une eau de qualité,
21:11 et surtout une eau qui soit compatible avec le vivant.
21:18 Donc, le terme savant, c'est bio-compatible, compatible avec le vivant.
21:25 En soulignant que les eaux alimentaires, c'est trois types d'eau.
21:32 Ce n'est pas que les eaux de boisson qui constituent la grosse part de ces eaux alimentaires,
21:39 c'est à peu près 60% de nos apports,
21:42 mais on a aussi les eaux que j'appelle culinaires, pour faire du café, du thé, de la soupe, il faut de l'eau.
21:49 Donc, autant qu'elles soient aussi de qualité.
21:52 Et puis, on a environ 30% de notre apport quotidien en eau qui vient de nos aliments.
22:01 Et bien sûr, les végétaux, les légumes et les fruits sont constitués essentiellement d'eau.
22:11 Si je déroule ça, on peut après parler des offres d'eau.
22:17 Qu'est-ce qu'on peut boire ?
22:19 Mais quand on va parler des offres d'eau, pour en venir à la question de quelle eau boire,
22:29 elle n'a pour moi, je me bats souvent avec des éditorialistes ou des internauveurs en disant,
22:37 si vous l'écrivez au singulier, je ne participe pas à l'émission, ça n'a aucun sens.
22:42 Quelle eau boire au singulier n'a aucun sens.
22:45 Vous allez voir que c'est à chacun d'entre nous de trouver l'eau qui va lui convenir.
22:52 Donc, les offres d'eau, c'est simple, il y en a quatre catégories.
22:58 Soit on boit de l'eau du réseau ou du robinet,
23:02 soit on boit des eaux en bouteille,
23:05 soit on boit des eaux filtrées essentiellement à partir de l'eau du robinet,
23:10 mais ça peut être à partir de l'eau de puits,
23:13 ou l'eau d'un puits si elle est de qualité microbiologique correcte.
23:18 Et puis on a une dernière catégorie où on vient rajouter aux eaux filtrées,
23:26 dont on peut parler un peu plus en détail, on peut aussi les dynamiser.
23:30 Donc filtrer l'eau c'est une chose, il faut commencer par là.
23:33 Commencer par, comment dire,
23:38 obtenir une eau de qualité en les filtrant et on va voir comment.
23:47 Mais on peut ensuite dire, cette eau-là, il faut en plus la dynamiser.
23:52 Alors de ces catégories d'eau, essentiellement robinet, bouteille,
23:58 donc il y a un baromètre avec, comment dire,
24:04 sondage chaque année fait par le Centre d'information sur l'eau, le CIO.
24:09 Et donc le chiffre de 2018, ça peut beaucoup varier,
24:14 donc on va le donner, 67, l'échantillon représentatif
24:19 de Françaises et Français interlevés,
24:22 indique qu'ils boivent 67% d'eau du robinet, à proportion de 67%,
24:29 52% boivent de l'eau en bouteille,
24:32 mais le plus important c'est que 76% déclarent une consommation mixte.
24:38 C'est-à-dire selon ce qu'ils ont sous la main,
24:41 selon ce qu'ils vont faire, soit la boire, soit utiliser comme eau culinaire,
24:47 ils vont faire un mix entre robinet et eau en bouteille.
24:51 Voilà.
24:53 Alors maintenant, les critères de choix,
24:59 si on prend robinet, version bouteille,
25:04 en sachant qu'il y a, comment dire,
25:07 qu'il y a un match économique énorme,
25:12 avec des intérêts considérables derrière,
25:17 entre la guerre entre les partisans de l'eau du robinet
25:22 et ceux des eaux en bouteille.
25:25 Alors, les trois critères, ils sont simples.
25:28 On va prendre d'abord le critère économique,
25:31 donc je compare robinet et bouteille.
25:35 Si je prends le prix moyen du Metcube en France,
25:39 ramené au litre,
25:41 et si je prends le prix ramené au litre d'une eau en bouteille,
25:46 en grande surface,
25:48 le premier prix,
25:51 au minimum l'eau du robinet est 40 fois moins chère.
25:54 Au minimum.
25:56 Pas aller jusqu'à 200, 300 fois.
25:58 Donc, le match est gagné par l'eau du robinet.
26:02 Économiquement, il n'y a aucun débat à avoir.
26:05 Tout le monde...
26:07 Cette question économique fait consensus.
26:11 Écologiquement, voilà la grande question.
26:14 Les eaux en bouteille, c'est du plastique.
26:18 Du PET.
26:21 Et qu'est-ce que ça veut dire ?
26:23 Polyéthylène terephthalate.
26:26 Alors, ça aussi, vous voyez, en présentation,
26:29 trouver en regardant le chiffre qu'il y a sous l'eau en bouteille,
26:34 trouver quel type de plastique est utilisé pour l'eau en bouteille que vous achetez.
26:40 Non, il n'y en a qu'un. C'est du PET.
26:42 Donc, ça veut dire que c'est des gens qui ne connaissent pas le sujet.
26:45 Toutes les eaux en bouteille ne sont que du plastique du PET,
26:53 polyéthylène terephthalate.
26:55 Il n'y en a qu'un.
26:57 Voilà.
26:59 Alors, ces plastiques-là sont en train de plastifier tous nos océans.
27:07 Et l'eau y contribue.
27:09 Le principal facteur de l'origine de ces microplastiques
27:18 qui commencent à provoquer de gros bouleversements dans les écosystèmes marins,
27:24 ça vient de nos vêtements.
27:26 Les microfibres en plastique venant de nos vêtements,
27:31 donc tous ces polymères-là.
27:34 Mais donc, pour moi, boire de l'eau en bouteille, c'est un non-sens.
27:41 Ecologiquement, c'est un non-sens.
27:44 Et pourtant, dans le monde de la bio, on va citer des marques.
27:48 Alors, je ne parle pas du contenant.
27:51 Je parle du contenu.
27:53 Pardon, je ne parle pas du contenu, je parle du contenant.
27:58 Bon, il y a même eu une étude où on a pris la même eau
28:05 qu'on a stockée pendant 15 jours dans du verre, 15 jours dans du PET.
28:11 Et puis, on a pris deux modèles toxicologiques.
28:15 On a pris une levure en regardant comment elle se reproduisait
28:20 avec les deux types de stockage, verre ou plastique,
28:25 mais c'est la même eau,
28:27 et des petits escargots d'eau douce.
28:30 Les petits escargots d'eau douce mis en contact avec l'eau
28:34 qui a séjourné dans du plastique
28:37 font à peu près plus de deux fois et demi plus de petits escargots.
28:43 Qu'est-ce que ça veut dire qu'il y ait des perturbateurs endocriniens ?
28:48 Eh oui, l'eau est en interface.
28:53 L'eau interagit toujours avec le contenant.
28:57 Donc voilà une autre raison.
29:00 Pour une autre part, si on vous écoute bien,
29:02 vaut mieux préférer, ça peut être occasionnel,
29:05 parce que parfois, en fonction de l'insulation,
29:07 on n'a pas toujours accès à une aiguille de robinet,
29:11 est-ce que vaut mieux, si on n'a pas le choix,
29:14 acheter de l'eau en bouteille dans un contenant en verre ?
29:20 Oui, ce qui est devenu extrêmement rare,
29:23 parce que le verre c'est lourd, c'est cassant, etc.
29:28 Mais le recyclage du PET, d'ailleurs, je crois qu'on recycle,
29:36 on peut recycler au maximum quelques fois,
29:39 après on ne sait plus que faire de ce déchet ultime.
29:44 La collecte fait gravement défaut, on recycle très mal,
29:49 donc le recyclage c'est un leurre.
29:52 Donc les bouteilles en plastique,
29:55 pour des raisons économiques, écologiques, mais aussi sanitaires,
30:00 pour moi c'est un enceinte.
30:02 On est en 2023.
30:06 Une dernière question par rapport aux eaux en bouteille,
30:09 parce qu'on a les eaux de source et les eaux minéralisées,
30:13 est-ce que vous avez un avis sur la différence entre ces deux eaux ?
30:19 Oui, alors il faut savoir que la qualité des eaux de boisson,
30:25 elles sont encadrées par une législation qu'on appelle ECDH.
30:35 E-D-C-H, pardon.
30:37 Ça veut dire eaux destinées à la consommation humaine.
30:41 Alors ça concerne l'eau du robinet,
30:44 toutes les eaux en bouteille,
30:47 à l'exception des eaux dites minérales,
30:51 qui elles ont une législation à part,
30:53 qui ont des propriétés médicinales reconnues par l'Académie de médecine
30:58 depuis plus d'un siècle.
30:59 Donc les eaux dites minérales ont une législation à part
31:03 de la législation E-D-C-H, eaux destinées à la consommation humaine.
31:08 Donc robinet, toutes les eaux en bouteille, à l'exception des minérales,
31:13 et toutes les eaux de l'agroalimentaire.
31:15 Donc on va prendre des critères,
31:18 je vais faire court là-dessus,
31:20 parce qu'on va prendre des critères de qualité.
31:26 On a à peu près 40-50 molécules toxiques,
31:30 ça dépend bien sûr de leur quantité,
31:33 qui sont prises en compte pour la réglementation
31:37 de ces eaux destinées à la consommation humaine.
31:41 Par exemple, on va dire,
31:43 si une eau contient plus de 0,1 microgramme par litre d'un pesticide donné,
31:49 elle n'est plus conforme aux normes E-D-C-H.
31:53 Alors non seulement quand on dépasse les normes,
31:57 et bien, qu'il y a des problèmes d'approvisionnement,
32:02 le préfet qu'est-ce qu'il fait ? Il déroge.
32:05 Il dit, tant pis, on est au-delà des 0,1 microgramme par litre.
32:10 Mais surtout sur ces 40-50 critères,
32:14 on va quantifier en donnant un seuil maximal
32:22 d'un polluant, un métaux lourd, un pesticide,
32:32 un hydrocarbure, un perturbateur endocrinien.
32:37 Très bien.
32:38 Mais, comment dire,
32:41 pour vous faire comprendre les choses,
32:46 c'est pas la sonde qui vous donne une référence sanitaire.
32:53 Autrement dit, je m'en fiche de savoir combien de microgrammes de glyphosate j'ai dans l'eau.
33:01 C'est ce que fait cette eau-là sur mes cellules du foie.
33:08 Donc, au lieu de quantifier les polluants en donnant des seuils,
33:12 il faudrait que la législation change complètement de modèle
33:23 et se base sur des modèles biologiques.
33:25 C'est le vivant qui vous dit si l'eau est biocompatible.
33:28 C'est pas la sonde.
33:30 Donc, quand vous quantifiez un polluant, mesurez un pH tel ou tel numéro,
33:35 quelle information de type sanitaire ça vous apporte ?
33:38 Rien. Vous savez pas si elle est biocompatible pour autant.
33:43 Donc, les tests de qualité d'eau devraient être basés sur des tests de biologie.
33:49 Alors, moi j'en ai mis un au point, mais ça va être trop long d'en parler.
33:55 C'est un test de microbiologie.
33:57 Donc, on a mis différentes qualités d'eau en contact pour faire pousser des bactéries,
34:03 une bactérie pathogène et une bactérie utile.
34:06 Et puis, on a vu les différences qui parfois sont énormes.
34:10 J'indiquerai peut-être à la fin sur le blog, le test s'appelle Microtox-Eau.
34:16 Et là, on a eu de grandes surprises.
34:21 Je reviens rapidement sur les normes EDCH.
34:25 Donc, pour moi, une eau qui est réglementairement potable
34:29 ne l'est pas forcément sanitairement.
34:32 Donc, après on va se dire, oui, mais les seuils.
34:37 Les seuils sur les 40-50 molécules que l'on prend comme référence,
34:42 je vous dis les pesticides, les métaux lourds et différentes autres molécules toxiques,
34:49 la plupart n'ont pas un effet linéaire.
34:53 Vous allez voir, c'est très simple à comprendre.
34:55 Je prends du plomb.
34:57 Il y a un taux de plomb maximal dans l'eau.
35:01 Dans les normes EDCH.
35:03 Plus je mets de plomb, plus j'ai un effet délétère sur des cultures cellulaires.
35:08 Mais à peu près toutes les autres molécules,
35:11 dont les perturbateurs endocriniens, dont les pesticides,
35:15 la grande majorité de ces 40-50 molécules n'ont pas de comportement linéaire.
35:20 On a une courbe en cloche.
35:23 Je vais vous prendre un exemple d'un perturbateur endocrinien connu, le bisphénol A.
35:28 Cette courbe, elle est en cloche.
35:30 Où voulez-vous mettre un seuil sur une courbe en cloche ?
35:33 Scientifiquement, ça n'a aucun sens.
35:37 Les normes sont obsolètes.
35:40 Parce qu'elles reposent sur des quantifications de polluants
35:44 et qu'on a testées en plus sur des rats.
35:47 Mais un rat, c'est pas un humain.
35:49 On est quand même conscient que la présence des pesticides,
35:54 des perturbateurs endocriniens, des métaux lourds,
35:58 on sait bien que c'est pas bon pour la santé.
36:01 Donc là-dessus, quelque part, individuellement,
36:06 il ne faudrait pas en avoir zéro dans l'eau.
36:09 Oui, oui, bien sûr.
36:13 Mais comment tester cette toxicologie sur des modèles liés aux vivants,
36:20 sur des cultures cellulaires humaines de foie ou de neurones, par exemple ?
36:25 Puis on met l'eau en contact et on voit si les cellules se portent bien,
36:31 se multiplient ou pas.
36:33 Donc les tests devraient être biologiques.
36:36 C'est la biologie qui vous donne la réponse de la biocompatibilité du node.
36:41 Alors, juste pour revenir sur ma question,
36:43 entre l'eau minérale et l'eau de source,
36:46 est-ce que vous conseillez quand même une de plus ?
36:50 Pour vous, est-ce qu'il y a une différence importante ou pas ?
36:54 Ah oui, alors là, ça ouvre à la question de la...
36:58 Alors, est-ce que les minéraux dans l'eau sont biodisponibles ?
37:04 Est-ce que la cellule peut les utiliser ?
37:06 Ben, elles les utilisent très mal.
37:08 Pourquoi ?
37:09 Mais je vais faire court parce que sinon ça va être trop long.
37:12 Pourquoi ?
37:13 Ben, parce que les minéraux ne parviennent dans vos cellules
37:18 que s'ils sont accompagnés d'un transporteur.
37:21 L'exemple que je prends, vous avez un colis chez vous,
37:24 il ne va pas parvenir au destinataire si je ne passe pas par la poste.
37:28 Donc les transporteurs...
37:31 Le transporteur, ce n'est pas l'eau ?
37:33 Non, vous avez l'eau et les minéraux.
37:37 Mais les transporteurs, ce sont certains acides aminés,
37:41 donc des constituants de protéines,
37:43 mais surtout les acides organiques faibles.
37:46 Alors, c'est très simple, vous en avez dans votre cuisine,
37:49 des acides organiques faibles.
37:51 C'est l'acide citrique d'un jus de citron,
37:53 c'est l'acide acétique d'un vinaigre,
37:56 c'est l'acide orotique du petit lait ou du lacto-sérum.
38:00 Donc, l'exemple concret que je donne,
38:03 vous voulez des minéraux bio-compatibles,
38:06 vous collectez des coquilles d'œufs,
38:09 bio de préférence,
38:11 voire vous rajoutez des morceaux de coquilles d'huîtres,
38:14 surtout la nacre à l'intérieur,
38:16 vous pilez tout ça et vous mettez ça dans un verre,
38:20 avec un volume égal de vos coquilles pilées,
38:24 vous mettez un volume égal,
38:26 moitié acide citrique, c'est-à-dire jus de citron,
38:32 moitié petit lait, le lacto-sérum.
38:35 Et là, avec l'acide citrique du citron,
38:39 étant donné que vos coquilles, c'est principalement du calcium et du magnésium,
38:43 vous allez former avec l'acide citrique des citrates de calcium et de magnésium.
38:50 Et puis avec l'acide orotique du petit lait ou du lacto-sérum,
38:54 vous allez former des orotates.
38:56 L'acide orotique va donner orotate de calcium et de magnésium,
39:00 l'acide citrique du citron, citrate de calcium et de magnésium.
39:06 Et là, vous avez des minéraux bio-disponibles,
39:10 parce que vous avez les transporteurs.
39:13 Or, dans toutes les eaux, vous avez éliminé les transporteurs.
39:18 Mais est-ce que si on prend de l'eau minérale avec du jus de citron, ça ne marche pas ?
39:25 Si, vous rajoutez des transporteurs.
39:29 Sauf que selon les eaux en bouteilles, en plastique.
39:34 Voilà, donc c'est le serpent, c'est le truc.
39:37 Alors, les eaux du rovinet, comment les filtrer ?
39:41 Comment améliorer la qualité de l'eau qu'on a à la maison pour la boire ?
39:47 Alors, il y a deux grands principes,
39:52 et puis je vais vous donner un critère de choix.
39:56 Vous avez soit l'osmose inverse, qui est une technique membranaire,
40:03 qui, en théorie, mais aussi en pratique,
40:09 ne laisse passer que les molécules d'eau.
40:12 Imaginez un drap très fin, avec des fibres souples,
40:16 et avec la pression de l'eau du robinet,
40:19 et en fonction de la maille, de la taille de la...
40:23 comment dire...
40:26 Imaginez une raquette de tennis, la taille de la maille,
40:31 ne passe que les molécules d'eau, avec ses membranes d'osmose inverses,
40:36 mais qui sont encadrées par deux cartouches de charbon actif,
40:42 sur lesquelles je vais revenir, et un filtre à sédiments.
40:46 Donc, l'osmose inverse, c'est un filtre à sédiments,
40:51 un charbon actif en granulé, la membrane d'osmose,
40:55 et deuxième charbon actif.
40:58 Et après, je vais le comparer. Le deuxième grand moyen, c'est le charbon actif.
41:02 Alors là, vous avez, en fonction de la granulométrie,
41:06 vous avez du charbon actif, plus ou moins...
41:10 des grains plus ou moins gros.
41:13 Donc, le charbon actif en granulé,
41:16 ce n'est pas très performant.
41:18 Il y a des carafes, dont je ne citerai pas le nom célèbre,
41:21 ça retient le chlore, un peu de métaux lourds,
41:25 certains péticides, mais ce n'est pas très performant.
41:28 Par contre, la même matière, je vais la broyer,
41:31 et je vais la recuire. On appelle ça du charbon actif frité ou compressé.
41:36 Je vais faire des colonnes de filtration qui sont creuses à l'intérieur.
41:43 Mais l'eau, elle va passer à travers le charbon actif,
41:47 et être retenue.
41:50 Donc, ce charbon actif frité est très performant,
41:59 mais là, il y a deux autres catégories,
42:04 et je vais résumer tout ça à la fin.
42:07 Soit votre colonne de charbon actif frité est reliée à votre robinet,
42:11 et c'est la pression de l'eau qui fait que l'eau et ses polvans
42:15 passent très rapidement à travers le filtre,
42:18 et s'écoule à l'intérieur puisqu'il est creux.
42:21 Moi, je préfère le charbon actif frité par gravité.
42:26 Je ne citerai pas de marques,
42:30 mais les gens pourront me contacter si ils veulent plus de détails.
42:35 Donc, on va laisser la gravité, on va laisser l'eau du robinet,
42:39 ou une eau de pluie, s'écouler,
42:43 et passer lentement à travers les cartouches de charbon actif frité ou compressé.
42:52 Et là, on a une qualité d'eau tout à fait appréciable.
42:56 Donc voilà les deux grands systèmes,
42:58 osmose inverse et charbon actif, mais très fin, recuit, frité ou compressé.
43:06 Ce n'est pas non plus le même budget,
43:10 parce que les filtres charbon actif sont moins chers que les osmoseurs.
43:15 Bien sûr.
43:16 C'est pour ça que je présente ça en conférence.
43:21 Je dis aux gens qui veulent choisir un type de filtre,
43:28 je leur dis que j'ai conçu un ratio de quatre termes,
43:32 qui sont très simples.
43:34 Le premier, ce sont les performances, donc la qualité.
43:38 Mais je veux des preuves de laboratoire avec un tampon,
43:41 d'un laboratoire agréé.
43:43 Il ne suffit pas de me dire que tel filtre filtre les pesticides.
43:49 Oui, vous pouvez me dire que la terre est plate, je ne suis pas obligé de vous croire.
43:52 Donc je veux des preuves, je suis Saint Thomas,
43:54 je veux des preuves de laboratoire attestant.
43:58 Donc certaines marques de charbon actif fritté par gravitation
44:08 présentent 136 polons qui ont été testés,
44:14 une quantité avant, une quantité après filtration
44:18 sur des blocs de charbon sortis d'usine.
44:23 Donc premier critère, la qualité, les performances.
44:27 Et ceci dit, l'osmose inverse, on ne peut pas trouver plus performant.
44:33 Mais deuxième critère, c'est le prix.
44:35 Et le prix, je le calcule sur 10 ans.
44:38 Pourquoi ? Parce que si j'achète un système d'osmose inverse,
44:42 j'achète le bloc d'osmose inverse,
44:47 alors ça varie entre 400 et 1 600 euros peut-être.
44:52 C'est simple au cas de RU.
44:54 Je dois faire venir un plombier pour l'installer.
44:58 Et une fois par an, si vous vous souvenez de ce que je vous ai dit,
45:03 on va changer le filtre à sédiments, le premier niveau de filtration,
45:08 et les deux charbons actifs en granulés qui encadrent la membrane d'osmose.
45:12 150 euros de maintenance par an.
45:15 Donc je calcule sur 10 ans.
45:19 C'est comme pour votre logement, vous n'avez pas que votre loyer.
45:26 Vous avez plein d'autres charges.
45:29 Donc il faut vraiment un calcul global.
45:32 Quatrième critère, et je vais les rappeler pour la fin.
45:37 La durabilité, combien de temps va durer ma membrane d'osmose
45:43 ou le charbon actif frité ?
45:47 Je dirais que je ferais du Fernand Reynaud pour ceux qui connaissent,
45:51 un certain temps.
45:53 Ça dépend de la qualité d'eau que vous avez mis en contact avec votre filtre.
45:57 Donc on peut donner, on peut approximer,
46:03 mais bien sûr, plus votre eau que vous utilisez,
46:07 un osmoseur ou un filtre charbon actif frité,
46:10 plus elle va être dégradée,
46:14 moins longtemps va durer votre filtre.
46:17 Et je ne vous parle pas du calcaire en plus,
46:21 qui est un autre problème.
46:24 Et dernier critère, le côté pratique.
46:27 C'est sûr que mon osmoseur est sous l'évier,
46:31 je ne peux pas l'amener avec moi en vacances,
46:34 et si je déménage, je suis obligé de le démonter par un plombier de préférence.
46:41 Donc je reprends mes quatre critères rapidement.
46:44 La qualité, le prix calculé sur une dizaine d'années, sur du long terme,
46:50 la durabilité de mon filtre,
46:54 osmose ou charbon actif frité,
46:57 et le côté pratique.
47:00 Donc en gros, je dis aux gens, si vous êtes propriétaire,
47:04 si vous avez le budget nécessaire,
47:07 vous voulez une eau très purifiée, payez-vous un osmoseur.
47:11 Vous avez un moindre budget, vous voulez une eau de qualité quand même,
47:16 payez-vous un filtre charbon actif frité, par gravité.
47:24 Et pour terminer,
47:28 qu'est-ce que je dirais ?
47:32 Sur quel eau boire au pluriel ?
47:36 C'est là où les quelques rares connaisseurs de l'eau en France,
47:43 dont mon collègue Marc-Henri et quelques autres,
47:48 moi ma formule c'est, à vous de boire.
47:54 C'est-à-dire que M. Durand, ce n'est pas M. Dupont,
47:57 et ce ne sera jamais Mme Duval.
48:00 Donc c'est à vous de trouver la qualité d'eau qui vous convient.
48:03 Et comment on peut le savoir ?
48:06 Quels sont les signes ? Comment on peut reconnaître une eau qui ?
48:10 Le premier critère, il est très simple,
48:14 est-ce que vous aimez l'eau que vous buvez ?
48:17 Est-ce qu'elle vous hydrate ?
48:21 Ou est-ce que vous allez boire, vous n'êtes pas rassasié ?
48:27 Donc, la filtrer c'est sûr, boire une eau de qualité,
48:33 plus les eaux culinaires que je n'oublie pas.
48:36 Mais comment dire ?
48:39 J'ai perdu le fil.
48:42 Comment reconnaître la qualité de l'eau ?
48:46 Est-ce qu'elle vous fait du bien ?
48:50 Et puis, pour que les gens ne soient pas trop démunis non plus,
48:55 j'aime bien moi,
48:59 comme critères, mais qui ne sont pas absolus,
49:04 j'aime bien les trois doshas de la Ayurveda.
49:07 Les trois doshas de la Ayurveda, c'est
49:11 vous êtes à dominante vata, c'est-à-dire vent,
49:14 vous êtes à dominante feu, pita, ou eau, kafa.
49:18 Vous avez des sites sur internet avec des tests gratuits
49:23 pour savoir si vous êtes à dominante kafa, eau, pita, feu, vata, vent.
49:30 Et ça c'est un critère que je donne.
49:33 Par exemple, les gens vata, ils aiment bien des eaux neutres,
49:38 ni acides, ni trop alcalines,
49:42 et avec un peu de minéraux.
49:45 Par contre, les sujets pita, qui sont des sujets de feu,
49:50 qui sont très réactifs,
49:54 l'acidité c'est lié au feu, à l'inflammation.
50:03 Eux, ils aiment bien des eaux alcalines,
50:06 donc APH supérieur à 7.
50:09 Et ils aiment bien des eaux légères,
50:11 ça veut dire qu'ils sont pauvres en bicarbonate.
50:14 Dernière catégorie, les gens kafa.
50:17 Les gens kafa, c'est des gens qui ont beaucoup d'eau,
50:21 qui ont une corpulence avec de l'eau.
50:34 Et bien eux, ils préfèrent les eaux acides,
50:38 et sans trop de bicarbonate.
50:45 - Mais comment on peut savoir quelle eau on boit justement ?
50:49 - Vous faites le test pour savoir si vous êtes à dominance pita, kafa ?
50:55 - Oui, pour nous, mais pour l'eau qu'on boit,
50:57 comment savoir si c'est une eau acide,
50:59 par rapport aux critères des eaux qui nous conviennent,
51:02 en fonction de notre profil dans la médecine et dans l'éthique,
51:05 comment contrôler l'eau qu'on boit, si elle est acide,
51:08 si elle est riche, si elle est plus légère ?
51:12 Comment on fait pour tester cette eau ?
51:15 - Vous avez pour l'eau du robinet, sur les analyses d'eau,
51:20 le pH vous est toujours donné.
51:23 - Ah oui, donc on va sur le site des analyses de l'eau de notre commune,
51:26 et on regarde les résultats, c'est ça ?
51:29 - Oui, vous pouvez aussi vous payer un petit testeur,
51:34 il y en a deux pour connaître le pH de l'eau,
51:38 avant filtration et après, par exemple, pour voir si ça va.
51:41 - D'accord.
51:42 - Ça change.
51:43 Et puis, vous avez un autre testeur qui peut être intéressant,
51:46 justement pour vérifier que votre système de filtration,
51:51 l'osmose ou le charbon actif, est toujours fonctionnel.
51:57 Vous avez des petits stylos qu'on appelle des stylos TDS.
52:05 Vous voyez, ça ressemble un peu à un surligneur comme ça.
52:11 Voilà, ça vaut, je ne sais pas, 50 ou 70 euros.
52:16 Et donc, ça vous donne la minéralité de n'importe quelle eau.
52:21 Mais ça vous donne la minéralité d'une eau du réseau,
52:27 d'une eau de pluie, d'un jus de tomate, tout ce qui est liquide.
52:33 Et donc, ça, il y a aussi la quantité de minéraux,
52:38 il y a leur biodisponibilité avec les transporteurs dont je vous ai parlé,
52:43 et la quantité de minéraux.
52:46 Et je dirais pour terminer, l'eau, elle est quand même,
52:49 comme disait Jeanne Rousseau de la Bioélectronique,
52:51 elle est plutôt faite pour exporter que pour importer.
52:55 Qu'est-ce qu'elle voulait dire ?
52:57 L'eau est plutôt faite pour vous hydrater et chasser vos toxines
53:01 que vous apportez des minéraux.
53:04 Donc, d'une façon globale, je dirais qu'il vaut mieux utiliser des eaux peu minéralisées.
53:14 Alors, vous allez me dire, combien ?
53:17 Eh bien, des eaux qui ne contiennent quand même pas moins de 10-15 mg de minéraux par lot
53:27 que vous mesurez avec le stylo TDS, ça veut dire Total Dissolve Solid, TDS.
53:35 Donc, pas moins de 10-15 mg parce que c'est une eau très pure et assez agressive.
53:44 Donc, il faut quand même un minimum de minéraux, donc 10-15 mg.
53:48 Si vous consommez de l'eau en bouteille, vous l'avez sur l'étiquette, la minéralité.
53:54 Et puis, ça c'est le seuil plancher, le seuil plafond ce sera un facteur 10.
53:59 C'est-à-dire, ne buvez pas au quotidien une eau qui a plus de 150-200 mg
54:06 parce que vos reins ne vont pas vous dire merci au bout de quelques années, c'est évident.
54:12 Les minéraux doivent être apportés par les aliments essentiellement, je dis bien.
54:19 Mais le rôle de l'eau, ce n'est pas d'apporter des minéraux.
54:25 Et quand il y en a, n'oubliez pas de rajouter quelques gouttes de jus de citron ou de vinaigre
54:31 pour les transporteurs.
54:33 Merci, Yann Olivo, c'est passionnant.
54:38 Vous nous avez donné des informations très précieuses, essentielles, c'est très riche.
54:43 On vous écouterait pendant des heures, malheureusement le temps nous est compliqué.
54:48 Qu'est-ce que vous aimeriez dire en guise de conclusion par rapport à cette importance de la qualité des eaux ?
54:57 Si ça génère des questions, il reste pour moi dans les contacts.
55:05 J'ai une page Facebook qui s'appelle "La nature de l'eau".
55:11 Là, on peut par Messenger me contacter.
55:16 J'ai aussi un profil, Yann Olivo, j'ai une page Facebook.
55:21 Et puis il y a le blog.
55:23 Mais le blog, ce n'est quand même pas un moyen de contact.
55:28 Il y a des gens qui m'écrivent via le blog, mais le plus simple, ça reste Facebook.
55:33 Soit la page "La nature de l'eau", qui est facile à trouver, soit le profil Yann Olivo.
55:41 Merci infiniment pour votre disponibilité.
55:45 Merci pour ce partage de votre expérience.
55:48 Je le répète, ça fait plus de 30 ans que vous travaillez sur la qualité des eaux.
55:53 C'est passionnant.
55:55 On vous remercie chaleureusement pour ces informations précieuses.
56:01 Moi, personnellement, j'ai appris encore beaucoup de choses, pourtant j'avais préparé.
56:05 Mais là, l'eau nous réserve toujours des surprises.
56:11 La science n'a pas fini d'explorer tout ce champ incroyable, immense, de qualité des eaux,
56:19 de notre lien à la santé avec l'eau, de cet élément vital.
56:24 On revient à des connaissances, des évidences que l'eau est vitale.
56:31 Ce n'est pas par hasard qu'on dit ça.
56:33 Pour terminer, j'espère avoir été clair.
56:37 Forcément, ça a généré des interrogations.
56:40 Je peux y répondre dans la limite de ma disponibilité via les réseaux sociaux.
56:48 Je vous remercie de m'avoir invité.
56:51 Merci à tous ceux qui nous écoutent.
56:55 La vidéo sera aussi disponible en podcast.
57:00 Pour ceux qui veulent réécouter, avoir encore plus de précisions,
57:03 puisque vous avez été très précis, merci.
57:06 Vous pouvez réécouter ça, puisque vous avez accès aux enregistrements
57:12 avec le pack du Sommet de l'eau.
57:14 Merci, à très bientôt, très bonne journée, au revoir.
57:18 Pensez à boire, vu les températures qu'on a en ce moment.
57:21 C'est tout, l'été va être chaud.
57:25 Merci, au revoir.
57:27 Bonne eau, au revoir.
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