- il y a 3 ans
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00:00 Bonjour à tous, bonjour à toutes.
00:03 Merci Sophie Rousset-Rouvière d'avoir accepté notre invitation
00:07 à participer à ce sommet sur l'eau organisé par Kaizen et la Maison
00:10 écologique.
00:11 Vous êtes délégué général de l'Adivet, l'association des toitures
00:15 et façades végétales.
00:17 L'Adivet est une association qui réunit les acteurs de la filière,
00:21 des concepteurs aux installateurs, en passant par la formation et
00:25 la recherche, les organisations professionnelles et les fournisseurs.
00:29 Un panel complet, donc, afin de promouvoir les solutions
00:32 végétales pour le bâti.
00:34 Les toitures végétales qui ont un rôle important dans la gestion
00:37 thermique des bâtiments, ça, tout le monde le sait à peu près,
00:40 mais ce qui est moins connu, c'est que les toitures végétalisées
00:43 ont un rôle concernant la gestion de l'eau.
00:45 Donc, avec vous, nous allons parler de toitures végétales et nous
00:48 allons aborder cette question en deux temps, pour commencer par
00:51 les particuliers, puis on finira avec les collectivités.
00:55 Première question toute simple.
00:58 Sophie, quel est le rôle des toitures végétalisées dans la gestion
01:01 du cycle de l'eau ?
01:02 Pour répondre extrêmement vite, je dirais qu'elles ont un rôle
01:06 d'éponge, qu'on peut comprendre assez aisément.
01:08 Pourquoi une éponge ?
01:10 Parce qu'elles sont notamment, principalement composées de
01:13 substrats, donc de supports de culture et de végétaux, qui vont
01:18 jouer un rôle d'absorption de la pluviométrie.
01:21 Alors, son rôle, il est triple.
01:24 D'abord, écréter les pics de pluviométrie.
01:26 En ce moment, en France, on a connu toute une vague d'orages,
01:29 donc ça illustre tout à fait ce que ça peut faire.
01:31 Pendant deux, trois semaines, on n'a quasiment pas eu une goutte
01:34 de pluie, donc les sols se sont asséchés.
01:37 Mais ma toiture végétalisée, elle, elle est plutôt en attente de
01:40 cette pluie qui va tout d'un coup arriver et donc va pouvoir jouer
01:43 un rôle vraiment d'éponge au niveau du substrat en tant que
01:46 tel, mais bien sûr aussi des végétaux qui vont avoir besoin
01:48 de l'eau pour se nourrir.
01:50 Ça, c'est le premier rôle, écréter les pics de pluviométrie,
01:53 ce qui est, soit dit en passant, très intéressant pour la gestion
01:57 de l'eau, notamment les voiries, parce qu'aujourd'hui, dans la
02:00 ville dense et dans l'artificialisation,
02:02 qu'on soit en ville ou pas en ville, les collectivités ont à faire
02:06 face à des pics de pluviométrie lors d'épisodes orageaux qui,
02:08 encore une fois, avec l'évolution climatique, sont de plus en plus
02:11 fréquents.
02:12 Et ça, c'est quelque chose de délicat à pouvoir gérer, qu'on soit
02:15 en réseau unitaire ou séparatif, parce que tout d'un coup,
02:18 toutes les eaux se précipitent au même moment et avec une certaine
02:22 durée de pluviométrie.
02:23 Et donc, pour gérer en voirie, c'est extrêmement difficile.
02:25 Donc, avoir une solution qui permet d'écréter ces pics de
02:29 pluviométrie, c'est extrêmement positif.
02:32 Et non seulement ça écrète les pics de pluviométrie, mais en plus,
02:34 ça diffère dans le temps la restitution de ces eaux en voirie.
02:38 Donc, pour la gestion de la voirie, c'est, j'allais dire,
02:41 double effet qui se coule.
02:42 Ensuite, le deuxième rôle, c'est de restituer tout simplement,
02:44 entre guillemets, le reste de l'eau non absorbée dans cette voirie,
02:47 c'est ce que je disais, qui évite l'embargement des réseaux et donc
02:51 jouer un rôle tout à fait intéressant pour la récupération de cette
02:55 eau différée dans le temps.
02:57 Et puis, bien sûr, le troisième rôle, c'est celui pour les végétaux,
03:01 pour ces éléments qui sont des éléments du vivant, qui ont besoin
03:06 d'eau pour vivre.
03:07 Et la récupération de l'eau qui va être stockée partiellement dans
03:12 le substrat va permettre ensuite, les jours qui viennent,
03:14 d'alimenter les végétaux.
03:16 Donc, ce qui fait qu'aujourd'hui, quand on bâtit des projets avec
03:20 toiture végétale ou végétalisée, la notion d'abattement, c'est-à-dire
03:25 en fait, qu'est-ce que je ne restitue pas de la pluie au réseau,
03:29 est extrêmement importante.
03:31 On pense par exemple à des collectivités territoriales comme
03:34 Paris, qui depuis de nombreuses années a un plan pluie.
03:37 D'autres collectivités ont des obligations de rejet de l'eau à la
03:42 parcelle et donc, les porteurs de projets peuvent être tout à fait
03:45 intéressés par des solutions de végétalisation en toiture,
03:48 y compris à l'échelle du particulier, pour justement tamponner la
03:52 restitution de l'eau et en volume et dans le temps qui sera faite
03:56 ensuite en voie rique.
03:57 Donc ça, c'est une vraie solution tout à fait intéressante et qui
04:00 aujourd'hui est de plus en plus scrutée par les pouvoirs publics.
04:04 Preuve en est, petite parenthèse, que les agences de l'eau réparties
04:08 sur l'ensemble du territoire national, qui en a six aujourd'hui en France,
04:12 appliquent au gré de leur programme, de leur Xème plan, je crois que
04:17 le 11ème aujourd'hui qui est déployé, appliquent concrètement cette
04:23 capacité de toiture végétalisée en accompagnant, à certaines
04:26 conditions, financièrement ce type de projet, de part justement ce
04:31 qu'ils peuvent apporter, leur contribution à la gestion de l'eau
04:35 vis-à-vis de la voie rique.
04:36 D'accord, là, vous avez abordé plein de points.
04:38 On va les déplier pendant notre entretien et rentrer dans quelques
04:41 détails, mais avant de rentrer dans les détails, peut-être une question
04:43 qu'on va tout de suite clarifier et on passera à autre chose après.
04:47 Quelles sont les fonctions thermiques de cette toiture, avant de revenir
04:50 sur l'eau et de détailler ?
04:51 Oui, alors, en fait, la fonction thermique du végétal, de toute
04:56 façon, on l'a tous expérimenté, il suffit de passer été comme
04:59 hiver dans une forêt, l'hiver, on a moins froid, l'été, on a moins chaud.
05:02 Donc, le végétal a un rôle vraiment prégnant vis-à-vis de la température
05:08 dans un sens ou dans un autre.
05:10 Aujourd'hui, et surtout quand on échange en plein été, c'est vrai
05:14 qu'on est sensible au confort d'été, qui a d'ailleurs été introduit
05:17 dans la RE20/20.
05:17 La RE20/20 peut être clarifiée pour les gens qui nous écoutent.
05:21 La Réglementation environnementale 2020, qui est la suite de la
05:25 réglementation thermique, et qui oblige à un certain nombre
05:28 d'éléments concernant notamment la décarbonation du bâtiment,
05:31 mais également les questions énergétiques.
05:34 Et la RE20/20 a introduit cette notion de confort d'été.
05:38 Et là où les solutions fondées sur la nature, dont la toiture
05:41 végétalisée, peuvent apporter vraiment une solution intéressante.
05:45 Donc, voilà, tout un chacun a déjà expérimenté grâce à l'évapo-
05:48 transpiration.
05:49 C'est pour ça que ça fonctionne comme ça.
05:51 Quand on est près du végétal, on va avoir un meilleur confort
05:54 thermique.
05:55 Et ce qu'on a pu voir aussi, alors il y a des peuples, je pense
06:02 notamment, alors là, c'est plus pour le confort d'hiver, mais des
06:05 peuples en Islande qui construisent avec du végétal sur leur couverture
06:09 parce que l'hiver, ça leur apporte plus de confort que s'ils n'en
06:13 avaient pas.
06:13 Et vice et versa en été également.
06:16 Alors, à l'intérieur du bâtiment, les études convergent pour dire
06:20 qu'on peut faire baisser entre 3 et 5 degrés la température des locaux
06:24 sous-jacents.
06:25 Et récemment, la Divet a publié une réalisation pour une crèche qui
06:29 est située à Farins.
06:30 Et dans cette crèche, en fait, initialement, il y avait une
06:33 récentalisation, mais qui n'avait pas été bien conçue.
06:34 Donc, ils l'ont retravaillé.
06:36 Ils ont mis en place un système d'irrigation et les personnels de
06:41 la crèche ont constaté qu'il y avait une amélioration de 4-5 degrés,
06:45 vraiment très perceptible.
06:46 En gros, à l'intérieur de la crèche, ils étaient passés de 29 à 24-25
06:50 degrés, donc d'une température qui commence à être limite pas très
06:53 supportable à une température tout à fait acceptable.
06:56 Donc, voilà très concrètement une illustration.
06:57 Mais j'allais dire, j'élargis un petit peu parce que normalement,
07:01 quand on parle de thermique, on est vraiment à l'intérieur du
07:03 bâtiment, mais on va élargir un tout petit peu cette question
07:06 thermique, on va dire, à l'échelle de la ville, à l'échelle de l'îlot.
07:10 Et là aussi, tout un chacun, et surtout en ville, connaît ce qu'on
07:14 appelle aujourd'hui les îlots de chaleur urbain, qui font qu'on est
07:19 à l'intérieur d'une ville et que surtout la nuit, bien sûr,
07:23 on en pâtit aussi le jour, mais surtout la nuit, la ville ne
07:26 rafraîchit pas.
07:27 Et non seulement parce qu'elle est artificialisée, parce qu'elle n'a
07:30 pas assez de végétaux, mais aussi parce que les matériaux de la
07:33 voirie, des bâtiments, etc., rejettent une certaine part de la
07:37 chaleur qu'ils ont emmagasinée pendant la journée.
07:39 Et là, la végétalisation du bâtiment a aussi un vrai rôle à jouer.
07:43 Je suis plus large même que la toiture seule, c'est aussi la façade.
07:46 Toujours grâce à l'évapo-transpiration, on peut baisser jusqu'à 3 degrés,
07:50 4, 5 degrés à certains endroits, cette chaleur ambiante, cette
07:55 température ambiante qu'il y a dans la ville au moment des plus
07:57 fortes températures.
07:59 On peut dire que ce n'est pas grand-chose.
08:00 Oui, mais quand on est dans des températures au-delà de 35 degrés,
08:03 par exemple, c'est malgré tout des baisses de températures qui sont
08:07 tout à fait intéressantes.
08:08 Et puis, il ne faut jamais oublier qu'au-delà de la fonction thermique
08:14 ou lutte contre les chaleurs urbains, on y reviendra peut-être,
08:17 mais la végétalisation du bâtiment et des toitures en particulier
08:20 apportent bien d'autres services écosystémiques.
08:23 Et c'est ça aussi qui est intéressant dans ce type de solution,
08:25 c'est qu'on n'est pas juste sur une problématique, une solution,
08:28 mais des problématiques, des solutions.
08:30 Donc, avec vraiment ces solutions fondées sur la nature qui sont
08:32 multifonctionnelles.
08:33 D'accord.
08:34 Donc, on va revenir à notre thématique, qu'est l'eau ?
08:36 Donc, vous avez abordé plein de points dans votre première réponse
08:39 et notamment le fait de jouer le rôle d'éponge quand il y a des
08:43 pics de pluviométrie.
08:44 Ça veut dire que concrètement, l'eau reste sur la toiture,
08:47 mais est-ce que ça nécessite une réflexion sur les contraintes
08:50 techniques ?
08:51 Parce que j'imagine que ça alourdit considérablement le poids de la
08:53 toiture dans ces pics de pluviométrie.
08:55 Quelles sont les contraintes techniques à observer pour avoir
08:58 une toiture végétalisée ?
08:58 Alors, c'est évident qu'une toiture végétalisée, ça pèse plus
09:02 lourd que rien, c'est-à-dire juste une étanchéité dite
09:04 autoprotégée.
09:05 Ça pèse, alors en fonction de l'épaisseur, on a aussi beaucoup
09:09 de toitures aujourd'hui qui sont recouvertes de gravillons.
09:11 Donc, pour les solutions les plus légères, légères, légères,
09:14 on peut être quasiment à l'équivalence de gravillons qu'on
09:17 va avoir en toiture.
09:19 Donc là, en termes de portance, ça commence à être intéressant.
09:22 Mais bien sûr, on peut aller largement au-dessus.
09:24 Donc, en fait, la contrainte technique de base, c'est vraiment
09:28 la portance du toit.
09:29 D'autant plus quand on est en rénovation, puisqu'on peut tout
09:31 à fait avoir des toitures végétalisées en rénovation,
09:34 changer la destination de la toiture terrasse.
09:36 Mais vraiment, le point d'entrée, c'est la portance, c'est le
09:39 calcul de la charge, la portance de mon toit, sachant que,
09:42 comme vous le soulignez, cet effet d'éponge fait que les
09:46 professionnels du domaine font toujours le calcul dit à CME,
09:50 c'est-à-dire à capacité maximale en eau.
09:52 Il y a tout un tas de protocoles qui sont, bien sûr, encadrés dans
09:55 la profession et qui, en fait, permettent de calculer, dans le
09:59 cas où ma toiture est vraiment complètement au maximum gorgée
10:04 d'eau, quel va être le poids de l'ensemble du complexe
10:07 de végétalisation.
10:08 Quand je dis complexe de végétalisation, ce n'est pas
10:10 juste les végétaux, le subtrat, mais c'est aussi le drain et le
10:12 filtre qui sont sous-jacents et qui sont des éléments techniques
10:15 qui font que tout va bien se passer.
10:16 Quand on a posé ça et que tout est ouvert, il faut aussi prendre
10:20 en considération la qualité de l'étanchéité qui doit être
10:23 impérativement traitée anti-racine pour, évidemment, ne pas être
10:26 percée par les racines des végétaux, parce qu'on rappelle
10:30 que la végétalisation, même si elle apporte tous ces
10:32 multiservices, elle est bien une protection de l'étanchéité et
10:36 d'ailleurs, elle agit bien en tant que telle.
10:37 Donc, ce ne serait pas une bonne idée que les racines viennent
10:39 à percer l'étanchéité.
10:40 Et puis, également, la qualité de l'isolant qui doit avoir une
10:43 certaine classe de compressibilité, ça s'appelle la
10:46 classe C, donc autrement dit, un isolant qui soit suffisamment
10:48 robuste pour pouvoir accueillir ce poids supplémentaire.
10:51 Petite parenthèse technique, mais qui a son importance,
10:53 bien évidemment, comme tout ça s'est encadré, soit par ce qu'on
10:56 appelle un DTU, c'est des normes bâtimentaires, donc le DTU 43.1
11:00 pour tout ce qui est toiture végétale intensive, toiture jardin,
11:05 et également par les règles professionnelles de la conception
11:08 et de la réalisation des toitures terrasses végétalisées.
11:10 Le titre est un petit peu long, mais c'est pour tout ce qu'on
11:12 appelle les végétalisations extensives ou semi-intensives,
11:16 entre 4-5 cm jusqu'à pour la première 12 cm, le semi-intensif
11:21 de 12 à 30 cm de substrat, et qui sont des solutions dites
11:24 légères pour des toitures réputées non accessibles.
11:27 Donc, oui, il y a un cadre technique qu'il faut prendre en
11:28 considération, mais pour autant, c'est tout à fait des choses
11:31 qu'on peut réaliser.
11:32 Sur la photo que vous m'avez envoyée, là, on voit qu'il y a
11:35 une toiture végétalisée qui est d'une part à plat et de l'autre
11:38 en pente, c'est-à-dire qu'on peut faire les deux, là, aujourd'hui,
11:41 concrètement, dans les deux cas de figure, on peut végétaliser
11:44 la toiture.
11:45 Alors, on peut végétaliser la toiture dans ce cas précis.
11:47 Il s'agissait d'une extension chez un particulier qui a choisi
11:51 de végétaliser la partie qu'il a construite a posteriori,
11:55 donc qui était une toiture plate.
11:56 La couverture elle-même n'est pas végétalisée.
11:59 Elle avait un autre système.
12:00 D'accord, on avait l'impression sur la photo que c'était...
12:01 Non, non, non.
12:02 Ceci dit, on peut végétaliser sur des fortes pentes, mais avec
12:06 des dispositifs spécifiques qui sont encadrés la plupart du temps,
12:09 parce que les deux documents, notamment les règles
12:12 professionnelles toiture terrasse végétalisée que je citais,
12:15 vont jusqu'à des pentes de 20 %, ce qui est déjà pas mal.
12:18 Au-delà de 20 %, il y a des dispositifs qui existent,
12:20 qui peuvent répondre à une certaine pente.
12:23 Mais dans ces cas-là, il faut que ces dispositifs soient encadrés
12:26 par des textes réglementaires ou en tout cas approuvés par
12:30 les instances type avis techniques ou documents techniques
12:32 d'application.
12:33 D'accord.
12:34 Vous avez parlé de culture semi-extensive ou intensive.
12:39 Vous pouvez nous préciser la différence, s'il vous plaît ?
12:42 Oui.
12:43 C'est un petit peu pointu, mais traditionnellement,
12:45 pour bien faire le distinguo déjà entre le non accessible
12:49 et l'accessible, l'accessible, on va dire que c'est toutes
12:55 les toitures terrasse jardin ou système intensif qui sont avec
12:58 un substrat terres végétales au-delà de 30 cm, ce qui permet
13:02 d'ailleurs en termes de corpus végétal d'avoir des arbustes,
13:07 voire des arbres avec des pores relativement développés.
13:10 En dessous de ces épaisseurs de substrat, on a ce qu'on appelle
13:13 les toitures terrasse végétalisées, plus végétales.
13:16 On est sur des systèmes légers, sur des toitures réputées
13:21 non accessibles et on a une segmentation ou une sous-segmentation
13:25 qui sont l'extensif entre 4 et 12 cm de substrat et l'intensif
13:30 entre 12 et 30 cm de substrat.
13:32 Sachant que plus on augmente l'épaisseur de substrat, plus le
13:35 cortège végétal pourrait être large.
13:37 On commencera avec par exemple des sédum pour les solutions avec
13:42 l'épaisseur de substrat la plus fine, mais on pourra quand on arrive
13:45 sur 12 cm, on peut avoir une palette végétale plus diversifiée
13:49 avec des vivaces, avec des craminées, avec des bulbes.
13:51 Et puis, on pourra sur le sémi-intensif avoir sans aucun problème
13:55 des arbustes.
13:56 Donc, on peut avoir par exemple du thym, du romarin, de la lavande.
13:59 Et j'en passe là aussi, les règles pro ont un détail des plantes
14:03 qui peuvent être accueillies en toiture sans problème.
14:07 Et justement, vous venez d'aborder un panel des plantes.
14:10 Là, est-ce qu'on peut préciser par exemple ce que c'est, quel type
14:14 de plante a été posée sur ce toit ?
14:15 C'est aux zouches, en Haute-Savoie.
14:18 Est-ce qu'il y a une réglementation sur le choix des plantes ?
14:21 Est-ce que c'est très normé ?
14:22 Alors non, on ne peut pas dire que ce soit très normé.
14:25 Pour revenir à ce projet des zouches, c'est Céline en particulier
14:29 également, qui avec cette photo, on se rend bien compte d'avoir
14:33 végétalisé la toiture, même s'il a fallu qu'il se batte auprès
14:37 de la mairie parce que d'emblée, on est parfois dans des logiques
14:40 très patrimoniales en France ou ailleurs, mais on va parler
14:42 de la France, où on a un style de toiture ou de couverture qui fait
14:46 que parfois, les municipalités ou les communes sont un petit peu
14:50 réticentes à ce type de solution.
14:52 Mais on voit bien ici, preuve à l'appui visuellement, qu'on a
14:55 une intégration paysagère qui est tout à fait intéressante.
14:58 Au-delà de tous les services écosystémiques dont j'ai un tout
15:01 petit peu parlé, mais qui sont aussi l'accueil de la biodiversité,
15:04 qui sont aussi la santé et le bien-être pour les usagers,
15:07 qui sont la protection du bâti via la protection de l'étanchéité
15:12 et également un confort acoustique qui est apporté par le végétal
15:15 en toiture.
15:16 Là, ici, sur cet exemple précis, l'intervenant, la Société de
15:21 Paysage qui est intervenue, a travaillé sur un mélange de plantes.
15:25 Je ne vais pas vous faire le détail de la douzaine ou des quasiment
15:28 vingtaines de plantes qui ont été mises, installées sur ce toit,
15:32 mais il a travaillé avec un cortège de plantes qui avait rapport
15:36 avec le lieu où elles allaient être installées.
15:39 Alors aujourd'hui, il n'y a pas de réglementation, j'allais dire,
15:42 en tant que telle, mais il est certain que ça a du sens de prendre
15:47 en considération les plantes du lieu, d'abord pour des questions
15:51 de climat, de météorologie, pour des questions aussi d'insertion
15:56 dans l'environnement dans lequel la toiture va se retrouver,
15:59 parce que, petite parenthèse en termes de biodiversité,
16:01 c'est la multiplicité des espèces floristiques, l'accueil des espèces
16:05 faunistiques, mais c'est aussi les questions de sol,
16:08 donc là on est sur le substrat, mais c'est également les interrelations
16:11 que la toiture végétale va avoir avec son environnement.
16:14 Et Dieu sait si elle en a, puisqu'il y a une étude, par exemple,
16:17 qui a été menée par l'Agence régionale de biodiversité de Ville
16:20 de France, GROOVES, sur une trentaine de toitures terrasses
16:22 en région parisienne, qui a montré qu'au bout de quelques années,
16:26 sur des toitures terrasses végétalisées, on était aux alentours
16:30 de 60 à 70 % d'espèces spontanées, versus les autres qui avaient
16:35 été les espèces installées.
16:36 Donc c'est dire qu'avec le recul, il y a une vraie colonisation
16:39 des toitures végétales, et c'est plutôt très bon signe,
16:41 d'espèces spontanées qui sont apportées par le vent, par les animaux, etc.
16:45 Voilà, donc aujourd'hui, il n'y a pas d'obligation, mais c'est vrai
16:48 qu'il y a une vraie sensibilité quand on discute avec aussi bien
16:51 les adhérents de la divette que les pouvoirs publics, par exemple,
16:54 ou d'autres acteurs du monde de la biodiversité.
16:58 Bien sûr, l'idée, c'est de ne pas faire des choses complètement hors-sol,
17:01 au sens propre et au sens figuré, par rapport à l'environnement.
17:05 Mais également, ce qu'il faut aussi avoir en tête, c'est qu'il y a
17:09 cette question d'adaptation et d'intégration dans l'environnement
17:14 dans lequel va se trouver la toiture végétale, mais aussi, il faut
17:18 en même temps avoir en tête que quand on est sur une toiture végétale,
17:21 on n'est pas tout à fait pareil qu'au sol.
17:23 Il suffit de monter sur une toiture une fois, je vous le souhaite,
17:26 pour se rendre compte qu'on est vraiment dans un microclimat,
17:29 parce qu'on est un petit peu plus exposé au soleil, parce qu'on est
17:32 plus exposé au vent.
17:33 Donc, parfois, on a des aspects de sécheresse qui sont plus importants.
17:36 Et donc, et ça, c'était d'ailleurs aussi une des conclusions quand
17:39 on a échangé avec les personnes qui ont mené l'étude GROOVES de la
17:42 RBI de France, c'était de dire finalement, en termes de biodiversité,
17:46 c'est finalement pas inintéressant parce qu'on va se retrouver avec
17:48 une tendance méditerranéenne, j'allais dire, où on plante
17:52 dans un environnement plus sec en toiture que ce qu'on aurait peut-être
17:55 au sol, même si c'est à R+2 ou 3, donc finalement très peu d'étages
17:58 au-dessus du sol, mais qui peut de toute façon avoir du sens dans
18:01 la multiplicité des espèces qui vont être apportées.
18:03 D'accord.
18:05 Et justement, là, vous parlez de fleurs, de plantes.
18:07 Est-ce qu'on peut pousser jusqu'à avoir un potager sur son toit ?
18:11 Oui, bien sûr.
18:12 Alors ça, c'est très tendance, mais au-delà de la tendance,
18:15 c'est quelque chose qui se développe.
18:18 Alors, on ne va pas dire c'est une lame de fond parce que ça reste
18:20 une niche de niche de niche.
18:21 Mais si je vous parle de l'Opéra Bastille, si je vous parle
18:25 d'un certain nombre de fermes urbaines qu'il y a à Paris,
18:27 par exemple à la Porte de Versailles, par exemple à la Ferme Suzanne,
18:30 par exemple le potager de l'Hôtel de Ville, etc.
18:33 Donc là, c'est plutôt des expériences sur Paris.
18:35 J'en passe, c'est des meilleurs.
18:36 Il y a aussi le Cordon Bleu dans le Centre Beaucrenel, mais il y en a
18:39 ailleurs en France, dans d'autres métropoles françaises.
18:41 Oui, c'est quelque chose qui peut tout à fait se mettre en place.
18:45 Alors, bien sûr, il faut prendre en considération, comme d'habitude,
18:48 les questions de portance.
18:50 Il y a bien sûr aussi une question d'entretien, puisque là,
18:52 on n'est plus dans un entretien qui, pour de l'extensif, va tourner
18:56 autour de 2-3 visites annuelles.
18:57 Pour du semi-intensif, on va monter à 4-5, mais on est plutôt dans
19:02 une vraie exploitation agricole, donc avec, entre on va dire
19:06 février-mars et puis octobre-novembre, une implication qui demande
19:11 un petit peu de présence.
19:12 Ça, c'est une première chose.
19:14 L'autre chose importante, c'est que qui dit des équipes qui vont
19:16 bien sûr exploiter la ferme urbaine ?
19:20 Ça veut dire aussi qu'en termes d'accessibilité, de sécurité,
19:23 tout répond bien sûr aux normes du bâtiment.
19:28 Ça, c'est évident.
19:29 Le gros point de tous ces éléments-là, bien sûr, c'est pour nourrir la ville,
19:36 mais on sait très bien que quand bien même on rendrait en potager toutes
19:39 les toitures plates de Paris, on n'arriverait pas à nourrir les
19:42 3 millions et quelques d'habitants.
19:44 Mais en tout cas, la dimension locavore est tout à fait intéressante.
19:48 Donc ça, c'est des choses qui se développent dans toutes les fermes
19:50 urbaines que je viens de citer.
19:51 Il y a l'utilisation des fruits et légumes pour des restaurants,
19:57 soit du quartier, soit qui se situe dans le bâtiment, qui est
20:00 végétalisé lui-même.
20:01 Et puis également une dimension de, j'allais dire, de lien social,
20:04 qui est très importante aussi.
20:05 Ça fait partie aussi des services écosystémiques apportés par la
20:08 végétalisation du bâti, parce que sur certaines réalisations,
20:11 soit ces potagers vont donner lieu à des animations, soit vont s'inscrire
20:15 dans des amas type "La Rouge qui dit oui", ou bien vont générer
20:20 des... même, j'allais dire, l'implication des salariés, par exemple,
20:25 qui vont mettre la main à la pâte, ou plutôt la main au potager pour
20:28 pouvoir l'exploiter aux côtés des équipes.
20:30 Donc là, vous l'avez cité tout à l'heure, c'est l'exemple d'un
20:33 framboisier sur l'Opéra Paris Bastille.
20:35 Tout à fait.
20:36 Voilà, donc, ils ont l'air très bons, leurs framboises.
20:38 Vous l'avez évoqué rapidement, ça demande de l'entretien.
20:42 Donc, on va revenir sur les particuliers.
20:44 Comment ça s'entretient un toit végétalisé ?
20:46 Il faut vraiment partir du principe que ce n'est pas du gravillon,
20:51 c'est vraiment du vivant qu'on a sur un toit.
20:54 Ce n'est pas tout à fait un jardin en pleine terre, évidemment,
20:57 mais c'est du vivant.
20:58 Donc, ça demande le soin que requiert du vivant.
21:02 Bien sûr, ça demande, en fonction des végétaux qu'on a,
21:05 et comme je disais, quand on est sur de l'extensif, les règles
21:07 professionnelles indiquent qu'on est sur 2-3 passages annuels.
21:10 Quand on est sur du semi-intensif, 3-4 passages.
21:13 Quand on est sur de l'intensif, on a un jardin.
21:15 Donc, c'est comme un vrai, vrai, vrai, vrai jardin.
21:17 Ça, c'est une première chose.
21:19 À quoi ça sert d'entretenir ?
21:20 Ça sert à s'assurer qu'il n'y a pas des plantes indésirables qui poussent,
21:23 par exemple des arbres.
21:24 Ça explique que tous les ans, ils retirent un aulne qui veut absolument
21:29 pousser sur une toiture qui n'est pas du tout dimensionnée pour ça.
21:31 Donc, en termes de racines, ça peut poser problème pour percer
21:34 l'étanchéité.
21:35 En termes de poids également, parce que la toiture, elle a été
21:37 dimensionnée pour recevoir un certain type de végétalisation.
21:40 Si c'est pour se retrouver avec un arbre qui, un jour, fait 5 ou 6 mètres
21:43 de haut, ça peut être une très, très mauvaise idée.
21:45 Donc, ça peut être retirer des plantes indésirables, plantes indésirables
21:48 qui peuvent être aussi celles qui sont stipulées ou dans les règles
21:52 professionnelles ou dans le DTU.
21:53 Et il y a une liste de plantes interdites, type les bambous,
21:56 type les plantes invasives interdites en France, comme la renouée du Japon.
22:00 Donc, voilà, ça demande une vraie surveillance.
22:01 Ça demande aussi le cas échéant, là où c'est peut-être une fois par an
22:06 ou deux fois maximum par an, une fauche en fonction des végétaux
22:09 que l'on a.
22:10 Ça demande aussi peut-être de retirer les espèces qui sont mortes
22:15 pour avoir quelque chose qui soit correct.
22:17 Et puis, le cas échéant aussi, ça arrive aussi dans les jardins
22:20 au sol, de replanter s'il y a tel ou tel endroit, telle ou telle plante
22:24 qui n'a pas repris correctement.
22:25 Voilà.
22:26 Et puis, l'autre partie de l'entretien qui est tout à fait essentielle,
22:29 c'est bien sûr l'irrigation.
22:30 Alors, en tant que telle, l'extensif peut vivre sans irrigation,
22:35 hormis le bassin méditerranéen, qui là, les règles pro le stipulent.
22:40 Il y a vraiment de façon incontournable besoin d'une irrigation.
22:42 Maintenant, je vais nuancer ces propos parce qu'aujourd'hui,
22:44 avec l'évolution climatique, il faut vraiment se dire que l'irrigation,
22:47 elle doit être réfléchie.
22:49 Alors, pas forcément de façon systématique, mais en tant que de besoin.
22:52 Et de ce point de vue-là, les règles professionnelles indiquent
22:54 que pour toute toiture végétalisée, il faut que tout végétal ait,
22:57 au plus loin de lui, à 30 mètres, un point d'irrigation pour que,
23:01 en tant que de besoin, typiquement l'année dernière, le printemps été
23:06 qu'on a connu quasiment quatre mois sans une goutte d'eau,
23:08 pouvoir brancher un tuyau d'arrosage et intervenir pour, évidemment,
23:12 qu'on ne se retrouve pas avec des végétaux qui, au bout du bout du bout,
23:14 risquent de mourir tout simplement.
23:17 Donc là, tous les services écosystémiques qu'on vise, ils n'existent plus.
23:19 Voilà, maintenant, quand on est sur du semi-intensif et de l'intensif,
23:22 on a une irrigation qui est de toute façon obligatoire.
23:25 Irrigation qui peut être sous forme d'asterceurs,
23:28 donc on est sur l'extérieur, de goutte à goutte ou bien de goutte à goutte
23:33 en sub-irrigation, c'est-à-dire souvent, il y a des nattes qui sont
23:36 sous le substrat et qui, à la fois par un effet goutte à goutte,
23:40 mais aussi par un effet de capillarité, vont pouvoir arroser et irriguer
23:44 en tant que de besoin.
23:45 On peut aller très, très loin en termes d'irrigation,
23:47 puisqu'il y a des systèmes aujourd'hui d'arrosage "intelligent",
23:50 entre guillemets, "smart irrigation", où on a, d'une part, des sondes
23:54 qui vont se retrouver dans le substrat et qui vont pouvoir évaluer
23:58 là où en est l'humidité du substrat et en fonction d'éclancher ou non
24:02 l'irrigation, et qui peuvent être même couplées avec les prévisions
24:05 météorologiques.
24:06 Par exemple, on va dire "hier, pas beaucoup de pluie en région parisienne,
24:11 peut-être mon irrigation se serait déclenchée".
24:13 Oui, mais aujourd'hui, les prévisions météo ont dit qu'on avait
24:16 une journée pluvieuse.
24:17 Donc, dans ces cas-là, on sursoit l'irrigation.
24:19 Voilà vraiment les deux points très, très importants à prendre
24:23 en considération en termes d'entretien.
24:24 D'accord.
24:25 Vous avez dit que dans des cas extrêmes, les plantes pouvaient mourir.
24:28 Il se passe quoi quand les plantes meurent ?
24:30 On peut les changer ou c'est rédhibitoire ?
24:32 Bien sûr.
24:33 Il faut les changer.
24:34 Si elles sont vraiment mortes, elles ne vont pas reprendre,
24:35 bien évidemment.
24:36 Dans ces cas-là, il faut les changer, comme on changerait une plante
24:39 dans un jardin au sol qui serait morte.
24:42 Exactement de la même façon.
24:43 Là, vous avez évoqué le fait d'avoir des points d'eau à côté
24:47 de la toiture végétalisée.
24:48 Au départ, vous avez parlé aussi de pluviométrie.
24:50 Est-ce qu'on peut conjuguer une toiture végétalisée et des récupérateurs
24:54 d'eau ?
24:55 Oui.
24:56 Aujourd'hui, c'est un petit peu ce qu'on cherche.
24:58 Il y a beaucoup d'acteurs à la divette, notamment, qui ont des solutions
25:02 dans ce domaine-là.
25:03 On peut se dire, non seulement, bien sûr, pour les végétaux,
25:06 mais pour la gestion des eaux pluviales, ou non seulement pour la gestion
25:09 des eaux pluviales, mais aussi pour les végétaux, on a vraiment
25:11 une combinaison gagnant-gagnant avec ces solutions.
25:14 J'allais dire, dès lors que l'étanchéité a été correctement faite,
25:18 il n'y a aucun problème à créer une sorte de nappe artificielle
25:22 en toiture qui va ensuite permettre d'alimenter les végétaux.
25:25 On a des solutions qui sont soit intégrées à des bacs précultivés
25:30 et qui intègrent un système de rétention d'eau, ou bien on a
25:33 des solutions qui sont avec des grandes couches, on va dire,
25:38 dispositifs qui sont, par exemple, en nid d'abeilles et autres,
25:43 qui vont permettre de stocker physiquement l'eau, selon,
25:47 bien sûr, là aussi, c'est encadré par des documents validés,
25:51 et qui vont ensuite permettre d'alimenter le substrat avec des systèmes
25:55 de remontée par capillarité au sein du substrat, en tant que de besoin
25:59 pour les plantes.
26:00 Donc là, c'est des solutions tout à fait intéressantes,
26:01 puisque du coup, on tient à la fois la question de la gestion des eaux
26:05 pluviales pour écréter et différer ces fameux pics de pluviométrie,
26:08 et à la fois, on tient la problématique de la ressource en eau,
26:11 puisqu'aujourd'hui, avec l'évolution climatique, on a une vraie question,
26:15 une vraie problématique de la ressource eau.
26:17 Et puis, j'allais dire, rien de tel que d'utiliser l'eau qui tombe du ciel
26:20 plutôt que de l'eau potable pour arroser des végétaux.
26:22 D'accord.
26:24 Mais est-ce qu'en plus, on peut mettre un récupérateur d'eau
26:26 pour son jardin qui serait au sol ?
26:28 Ça n'empêche pas.
26:29 Oui, ça n'empêche pas d'avoir une cuve qui récupère.
26:31 Après, si on veut remonter l'eau en toiture, il faut juste avoir
26:35 une pompe de relevage bien sûr qui va réinjecter l'eau en toiture.
26:38 Mais ce sont des choses qui se font tout à fait.
26:40 Alors, on comprend bien les bienfaits, les contraintes techniques.
26:44 Est-ce qu'on peut réaliser tout seul sa toiture végétalisée ?
26:47 En tant que particulier ?
26:50 Oui.
26:51 Alors, c'est difficile quand même de se passer, j'allais dire,
26:54 des hommes et femmes de l'art, des artisans qui sont donc,
26:57 d'une part, la partie entreprise d'étanchéité pour s'assurer
27:02 que l'étanchéité est bien aux normes, est bien traitée en petits racines,
27:05 posée correctement.
27:06 Donc, ça, ce n'est vraiment pas une mince affaire, puisque le but du jeu,
27:09 c'est quand même, malgré tout, que l'étanchéité assure le clou
27:11 et le couvert du bâtiment.
27:13 Donc, éviter toute fuite.
27:14 Donc, ça, c'est la première partie de la réponse.
27:17 Et puis, deuxième partie de la réponse, je parlais tout à l'heure
27:21 des règles professionnelles pour tout ce qui était extensif,
27:23 semi-intensif, du DTU 43 pour tout ce qui était intensif.
27:27 Donc, ça, ça veut dire qu'il faut avoir une vraiment très bonne connaissance
27:30 de ces documents et, bien sûr, savoir les appliquer.
27:33 Donc, il y a des entreprises qui sont spécialisées dans ce domaine-là
27:35 et qui vont, j'allais dire, pousser la logique jusqu'au bout,
27:39 c'est-à-dire qu'ils vont avoir la réponse correcte en termes de filtres,
27:43 drains, substrats, palettes végétales, en fonction de là où on se trouve.
27:46 Ça n'empêche pas tout un chacun de vouloir faire son jardin,
27:49 mais attention, si on veut à la fois une réalisation qui soit correcte
27:57 vis-à-vis des règles de l'art, qui soit correctement dimensionnée
28:00 et surtout qui soit pérenne, passer par un professionnel,
28:04 c'est quasiment incontournable.
28:06 Mais j'allais dire, on y gagne sur le long terme.
28:08 Et puis, enfin, ces professionnels, normalement, ils ont une assurance
28:12 décennale qui est une assurance incontournable dans le domaine du bâtiment.
28:15 Et alors que le particulier, si jamais il a un sinistre,
28:18 il n'aura pas de couverture assurancielle.
28:20 Donc, attention aussi sur cet aspect.
28:22 Ça veut dire que tout ça, ça a un coût.
28:25 Est-ce que c'est beaucoup plus élevé qu'une toiture classique ?
28:27 Oui.
28:28 Je ne vais pas vous dire le contraire.
28:31 Alors, je n'aime pas parler de chiffres parce que je vais comparer deux choses
28:34 qui, justement, montrent qu'on peut avoir pour exactement le même complexe
28:39 de végétalisation des cas de figure extrêmement différents.
28:42 Entre, on va prendre une maison de particulier, allez, en cœur d'un centre-ville,
28:47 extraordinaire, avec accès difficile, avec des contraintes en termes
28:51 de volumétrie des engins qui peuvent intervenir.
28:55 Et puis, tant qu'à faire, ce n'est pas du côté russe, c'est de l'autre côté.
28:57 Voilà.
28:58 On peut imaginer que là, si on a 100 mètres ou 150 mètres carrés
29:02 végétalisés, il va y avoir plein de coûts induits, notamment d'un point
29:05 de vue logistique, qui vont rendre complexe le chantier et donc qui vont
29:09 rendre son prix au mètre carré, on va dire, plus important que si je
29:12 me trouve dans une zone d'activité ou dans une zone commerciale,
29:15 je vais végétaliser 5000 mètres carrés, je suis au-dessus d'un centre
29:18 commercial à un équivalent de R+2, R+3.
29:22 Donc là, avec une logistique qui est beaucoup plus évidente.
29:24 Donc, on peut vraiment passer du simple au triple ou au quadruple
29:27 pour un prix donné.
29:28 Ce qui est certain, c'est que végétaliser, c'est aussi un acte volontaire.
29:31 Voilà.
29:32 Et donc, oui, c'est de l'ordre de x2 par rapport à une toiture qui serait
29:38 juste avec des gravillons.
29:39 Voilà.
29:40 Donc, tout un chacun peut, s'il porte un projet, peut imaginer combien
29:44 ça coûte une toiture étanchée avec des gravillons.
29:47 Il faut dire que minimum, minimum, on est en x2.
29:50 Par contre, encore une fois, derrière, c'est des services
29:54 écosystémiques rendus pour soi et pour le bien commun pour l'île
29:59 ou l'urbain dans lequel on se trouve, qui sont alors parfois peut-être
30:02 pas quantifiables.
30:03 Les Américains sont assez coquins pour ça, parce que peut-être plus
30:07 à l'aise aussi avec ces questions-là.
30:08 Et les Américains ont fait une étude et ont vu que, alors c'est plutôt
30:13 côté promoteur immobilier, mais qu'un bien qui était végétalisé
30:16 pouvait gagner entre 10 et 15 % de valeur ou à la location ou à la revente.
30:21 Voilà.
30:22 Donc, ça donne quelques points de repère.
30:23 Je ne sais pas jusqu'à quel point il faut les prendre en considération
30:26 ou juste dire, moi, en tant que particulier ou par exemple,
30:30 des copropriétaires, parfois à la divette, on est sollicité par des
30:32 copropriétaires.
30:33 On est persuadé de la chose et on veut apporter notre pierre à l'édifice
30:38 ou notre végétal à l'édifice, justement, pour aller dans le sens
30:42 des services écosystémiques que j'ai cités.
30:43 D'accord.
30:45 Donc, on a à peu près fait le tour pour les particuliers.
30:46 On va passer pour finir ce dernier quart d'heure sur les collectivités.
30:49 Vous avez parlé de biens communs.
30:51 On va commencer peut-être par les contraintes.
30:53 Est-ce que les contraintes sont plus importantes pour les collectivités
30:56 qui souhaiteraient installer sur leurs crèches, sur leurs écoles,
30:59 leurs cantines, des toitures végétalisées ?
31:01 Non, il n'y a vraiment pas de contraintes spécifiques, j'allais dire,
31:05 au fait que la collectivité devienne du coup un maître d'ouvrage public.
31:08 J'allais dire bien au contraire.
31:10 S'il est dans une égique, alors je sais bien que la RSE,
31:12 c'est plutôt pour les entreprises, on est plutôt dans le monde privé.
31:14 Mais malgré tout, aujourd'hui, on a de plus en plus de collectivités,
31:18 de plus en plus d'agglos, de communautés de communes qui portent ces problématiques.
31:22 Alors, ça peut être ensemble ou séparés.
31:24 C'est-à-dire qu'il y en a certaines qui vont vraiment faire de la biodiversité
31:27 leur cheval de bataille, d'autres, ça va être la gestion des eaux pluviales,
31:30 d'autres, elles vont embrasser l'ensemble de ces problématiques
31:32 et justement, la végétalisation des bâtiments publics
31:37 est quelque chose qui a tout à fait du sens vis-à-vis notamment de leurs administrés.
31:42 Et puis, j'allais dire après, pour tous les services qui sont apportés,
31:46 tous les services écosystémiques qui sont apportés.
31:48 Et puis, il y a un autre aspect de la question, j'allais dire qui est plus politique.
31:52 Et aujourd'hui, si je prends par exemple le PLU Bioclimatique de Paris,
31:56 c'est tout à fait une illustration.
31:58 C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les élus, leurs équipes, d'une façon générale,
32:02 les collectivités peuvent aussi se saisir de ces enjeux
32:05 pour introduire dans leurs outils de planification type PLU/PLUI
32:10 des obligations.
32:11 Alors après, il faut mettre les curseurs au bon endroit.
32:13 Souvent, nous, on dit à la divette "ni trop, ni trop peu".
32:15 C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a certaines collectivités
32:18 qui, parce qu'elles sont très volontaristes, plus que volontaires encore,
32:22 plus volontaristes, vont être très exigeantes, par exemple,
32:24 de dire que c'est 40 ou 50 centimètres de terre végétale.
32:26 Alors là, ce qu'on dit, c'est dommage parce que déjà,
32:29 quand on a 8 centimètres de substrat, on fait des choses intéressantes.
32:33 Donc, c'est dommage de dire c'est 40 ou 50 centimètres sinon rien
32:36 parce qu'on risque de se retrouver avec rien.
32:37 Et donc, l'idée, c'est plutôt de se dire,
32:39 ayons un minimum, un niveau minimum dans ces outils de planification
32:44 et après, trouvons peut-être d'autres moyens pour inciter à monter en gamme.
32:47 Voilà, autant que faire se peut.
32:49 Mais en tout cas, il y a un double enjeu vraiment pour les collectivités.
32:52 D'une part, être non seulement donneur d'exemple
32:55 en végétalisant les bâtiments publics sans contraintes spécifiques.
32:59 Encore une fois, c'est des bâtiments, après, d'un point de vue bâtimentaire
33:02 qui sont comparables aux autres, mais aussi d'un point de vue politique.
33:06 Donc là, vous m'avez envoyé une photo d'une école, j'imagine.
33:09 Vous pouvez nous dire dans quel contexte a été végétalisée cette école ?
33:13 Je pense que ce n'est pas une école, c'est une crèche.
33:15 C'est aussi une crèche.
33:16 C'est la Mérignac, en fait, dans la région bordelaise.
33:20 Et l'idée, c'était, pour avoir discuté avec l'architecte,
33:23 en fait, l'idée, c'était bien sûr d'apporter du végétal en toiture
33:26 pour tous les bons services écosystémiques que l'on a évoqués,
33:30 mais aussi parce que c'est une crèche qui est entourée,
33:32 qui est très proche d'un parc et qui est entourée aussi un petit peu plus loin
33:35 d'un certain nombre de bâtiments relativement hauts.
33:38 Donc, il y avait à la fois la volonté de s'intégrer dans ce parc
33:43 pour ne pas avoir de rupture finalement végétale,
33:47 s'intégrer vraiment dans une logique de biodiversité,
33:49 et puis également pour que les bâtiments des environs puissent voir du végétal,
33:52 puisque là aussi, le Covid a été assez révélateur de ce point de vue-là.
33:56 On sait, et il y a pas mal d'études aujourd'hui qui sont faites sur nature et santé,
33:59 qui montrent que déjà le fait de voir du végétal,
34:02 on va mieux que si on n'en voit pas.
34:04 Notamment, je sais que les études qui ont été faites dans des hôpitaux
34:06 ont remarqué que les gens qui voyaient un bout d'arbre
34:08 à travers leur fenêtre à l'hôpital guérissaient plus vite que ceux qui voyaient rien,
34:12 donc qui voyaient un autre bout de bâtiment, mais qui voyaient pas de végétal.
34:15 Donc, voir du végétal, déjà, ça permet d'aller bien, d'aller mieux.
34:18 Donc, il y avait cette dimension-là, et puis bien sûr,
34:20 après tous les enjeux de services écosystémiques qu'on a cités préalablement.
34:24 On voit que là, l'historique de cette crèche.
34:26 D'accord. Donc, vous parlez de crèche d'école.
34:29 Mais est-ce qu'il y a des bâtiments où il est interdit de poser des toitures végétalisées
34:32 ou est-ce que les toitures végétalisées sont adaptables sur tous les bâtiments ?
34:35 Elles sont les bienvenues partout.
34:37 Comme je disais tout à l'heure, le point d'entrée, c'est vraiment l'importance.
34:40 Mais même sur, parce que là, on a vu des réalisations avec plutôt des éléments,
34:47 on appelle les éléments porteurs béton,
34:48 mais Farenz, la crèche, l'autre crèche, elle est sur éléments porteurs bois.
34:53 On peut tout à fait avoir comme éléments porteurs de l'acier, du bac à acier.
34:56 Donc, les trois grandes familles d'éléments porteurs acceptent sans aucun problème
35:00 la végétalisation.
35:01 Et j'allais dire, de notre point de vue, on se dit qu'il y a encore beaucoup
35:04 de potentiel quand on prend en considération qu'en gros, un tiers de la surface des
35:09 villes est composée et constituée de toitures plates.
35:11 Donc là, c'est Farenz, l'école dont vous parliez, c'est ça ?
35:15 Exact, oui.
35:16 D'accord.
35:16 Donc, là, on est sur le dessus de Farenz, c'est ça ?
35:19 Alors ici, vous êtes sur le dessus de Farenz, exactement.
35:23 Et donc, c'est une école aussi ?
35:25 C'est une crèche aussi et on est sur un élément porteur bois avec un pourtour
35:30 qui était en zinc, donc plutôt qu'emmagasiner la chaleur.
35:33 Et il y a vraiment eu un avant après quand la crèche a été correctement
35:36 végétalisée.
35:37 Et donc, voilà, quand on prend en considération qu'en espace urbain,
35:41 un tiers de la surface est composée par des toitures plates, il y a vraiment
35:44 du potentiel. On peut vraiment faire des choses.
35:46 Encore une fois, parfois, il faut se dire que c'est quelque chose
35:48 de relativement modeste, mais en tout cas, c'est possible.
35:52 Ça veut dire que là, la toiture à Farenz, elle a été conçue après
35:56 la fabrication de la crèche, en fait.
35:58 On est bien d'accord ?
35:59 Alors, initialement, il y avait bien une toiture végétalisée,
36:01 mais sa conception n'avait pas été complètement bordée.
36:05 Donc, au bout d'un certain temps, elle a été complètement repensée.
36:08 Et depuis, ça fonctionne très bien.
36:09 D'accord.
36:11 Est-ce que dans les municipalités, parfois, vous constatez des conflits
36:15 avec la pose de panneaux photovoltaïques sur les toits ?
36:18 Alors, oui et non.
36:20 Pas forcément dans les municipalités.
36:22 J'allais dire, c'est tout de nord d'ordre, y compris privé,
36:24 et peut-être même encore plus privé, parce que le privé regarde aussi
36:28 son retour sur investissement.
36:30 Donc, on pourrait se dire qu'il y a une certaine forme de concurrence
36:33 et concurrence, d'ailleurs, qui pourrait être vue aussi au travers
36:36 de la loi Climat et Résilience et de la loi Accélération de la Transition
36:39 Énergétique, puisque, en fait, le végétal est traité en même temps
36:43 que le photovoltaïque et que nos élus ont bien mis soit du végétal,
36:47 soit des énergies renouvelables.
36:50 Donc, on leur avait proposé de mettre "et/ou" parce que les deux
36:52 peuvent fonctionner ensemble.
36:53 Donc, l'idée, c'est plus de se dire qu'on a des problématiques
36:56 aujourd'hui qui sont la lutte contre les lois de chaleur urbain,
36:59 la gestion de l'eau, la biodiversité, la santé et le bien-être,
37:02 j'en passais des meilleures, et d'un autre côté,
37:04 on a des problématiques énergétiques, et notamment de mix énergétique,
37:07 d'énergie renouvelable, etc.
37:09 Et nous, notre position, c'est plutôt de dire "mais pourquoi ne fait-on
37:13 pas converger les deux ?"
37:14 C'est ce qu'on appelle les toitures biosolaires, biosolar roofs,
37:17 chez nos copains anglo-saxons, et c'est des solutions en France
37:21 qui avancent à pas menus, on va dire.
37:23 Mais nous, à la Goubette, on a pris en considération,
37:27 en mettant en place un groupe de travail sur le sujet pour un petit
37:31 peu établir un état de l'art, établir les points d'attention
37:35 quand on se lance dans ce type de projet, pour faire avancer aussi
37:39 la réflexion des concepteurs sur les toitures biosolaires.
37:42 Ce sont des solutions qui ne sont pas courantes, mais vraiment qui,
37:46 aujourd'hui, existent de façon évidente en Allemagne, en Suisse,
37:49 en Autriche, par exemple.
37:51 Et notamment parce que les deux vont bien ensemble.
37:54 Quand vous mettez du photovoltaïque sur un toit, vous produisez
37:56 de l'électricité, et c'est tout.
37:58 Vous vous arrêtez là.
37:59 Quand vous combinez avec du végétal, vous mettez peut-être un petit peu
38:04 moins de panneaux photovoltaïques, parce qu'il faut bien que le végétal
38:06 se développe quelque part.
38:07 Donc l'idée aussi, c'est, voilà, quelle est la bonne hauteur du
38:10 panneau photovoltaïque par rapport au végétal pour que tout ce petit
38:12 monde-là se développe et fonctionne bien ensemble.
38:14 Mais ce qui est certain, c'est qu'il y a des études qui ont été faites,
38:17 et il y en a une actuellement en France qui est en cours par le CREMA,
38:19 c'est qu'il y a des co-bénéfices qui sont générés par le végétal
38:25 et le photovoltaïque, qui sont, pour le végétal, d'avoir des
38:29 végétaux qui sont différents sous les panneaux photovoltaïques et
38:32 autour du panneau photovoltaïque, parce qu'il y a une ombre portée
38:35 qui va évoluer en fonction de la journée et en fonction de l'année.
38:37 Donc, qui dit ces ombres, dit que ce ne sont pas les mêmes
38:40 végétaux que ceux qui sont en plein soleil.
38:41 Donc, on a une plus grande diversité floristique, donc souvent faunistique,
38:44 etc. Et puis, du côté des panneaux photovoltaïques, un panneau
38:48 photovoltaïque, plus il est frais, je crois que c'est à -20, -30,
38:52 qu'il fonctionne le mieux.
38:53 Donc, vous imaginez, quand il fait 35, ça marche moins bien.
38:55 Mais si on a du végétal, du végétal qui évapore, transpire,
38:59 du végétal qui, très, très localement, comme je le disais tout à l'heure,
39:02 va apporter 3, 4, 5 degrés en moins que si j'étais en centre végétal.
39:07 Donc, dans ces cas-là, on a un léger meilleur rendement des
39:10 panneaux photovoltaïques.
39:12 L'annonce européenne a montré que c'était de l'ordre de 8 %,
39:14 donc ce n'est pas renversant, mais c'est toujours ça de pris.
39:16 Mais surtout, mais surtout, ça permet, certes, de produire de l'énergie,
39:20 mais aussi de lutter contre mon niveau de chaleur, d'avoir la gestion
39:25 des eaux pluviales, d'avoir des points positifs en termes de biodiversité,
39:28 de sentir le bien-être, etc.
39:29 Donc, c'est vraiment se dire, il ne faut pas les voir en compétition,
39:33 mais plutôt en coopération pour atteindre l'ensemble de ces bénéfices-là.
39:37 En plus, j'allais dire, si on regarde uniquement du côté
39:41 photovoltaïque, en plus de la production d'énergie renouvelable.
39:43 D'accord.
39:44 Et en France, ça commence par quoi ?
39:46 Par les collectivités, par les entreprises ou c'est vraiment
39:48 balbutiant et il n'y en a pas du tout ?
39:50 Ah si, il y en a un petit peu.
39:52 Il y en a un petit peu, ça vient doucement.
39:53 On a quelques adhérents à la divette qui sont vraiment sur ce sujet.
39:57 Nous, notre intention, c'est de publier un guide.
39:59 Alors, est-ce que ça sera fin d'année, début d'année prochaine ?
40:01 Voilà, ça, je ne peux pas vous donner aujourd'hui de date,
40:04 mais là, justement, ça nous permet, au travers de ce groupe de travail,
40:06 de faire vraiment un état des lieux en termes d'état de l'art,
40:09 des solutions apportées, qu'est-ce que ça apporte, comment ça apporte,
40:12 et les points de vigilance.
40:13 En gros, j'ai envie d'avoir une toiture biosolaire, qu'est-ce que je peux faire ?
40:16 Mais les collectivités territoriales, en tout cas certaines,
40:19 oui, elles sont là aussi, Paris est assez moteur sur ce type de sujets,
40:22 mais il y a aussi des donneurs d'ordres privés qui regardent ça de très,
40:26 très près, justement pour les co-bénéfices que ça peut apporter.
40:29 D'accord.
40:30 On arrive à la fin de notre entretien.
40:32 Sophie, est-ce qu'il y a quelque chose qui nous a échappé pendant ces 45
40:36 minutes ou vous voulez faire un mot de conclusion ?
40:39 Oui, peut-être un mot de conclusion, parce que c'est vrai qu'en trois
40:42 quarts d'heure, on balaye vraiment.
40:43 En même temps, c'est un sujet qui est passionnant et j'en suis passionnée,
40:46 mais c'est vrai qu'on donne juste quelques petits points d'ici-de-là,
40:49 comme des petites graines, justement, si je veux filer la métaphore.
40:52 Donc maintenant, il faut arroser.
40:53 Donc évidemment, le site Adivet, j'espère, répondra à toutes les
40:56 questions supplémentaires que les personnes qui regardent ce sommet
41:02 se poseront.
41:04 Et puis aussi, j'attire l'attention sur un document qu'on a publié il y a
41:09 une semaine, deux mois, qui s'appelle le Green Roof Score et qui est un
41:12 outil hyper simple, sans être simpliste, qui permet à tout un chacun,
41:16 qu'on soit particulier, collectivité ou donneur d'ordre, peu importe,
41:20 de se dire "j'ai un projet de végétalisation du bâti en toiture,
41:24 voilà quel il est".
41:24 Sur quatre grands services écosystémiques que sont la gestion
41:28 de l'eau pluviale, la lutte contre l'éloge chaleureux urbain,
41:30 la biodiversité, la santé et le bien-être, est-ce que je réponds
41:33 un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout, à ces quatre grandes
41:37 thématiques en fonction de trois à cinq indicateurs maxi qui sont donnés
41:41 pour chacune de ces thématiques.
41:42 Et donc, non seulement ça permet de se dire "tiens, mon projet,
41:45 il est à tel ou tel niveau et qu'est-ce que je pourrais faire pour
41:47 éventuellement passer au palier suivant", mais aussi c'est une sorte
41:50 de checklist qui va, en tout cas on l'espère, donner les bonnes
41:53 idées pour réfléchir une toiture végétalisante en disant "quels sont
41:57 mes objectifs, qu'est-ce que je vise et pas juste je mets du végétal
42:00 pour mettre du végétal ou je mets du vert pour mettre du vert".
42:02 Mais un petit peu au-delà.
42:04 D'accord.
42:05 Ça veut dire que les particuliers peuvent contacter la divette en direct ?
42:09 Oui, alors ne vous précipitez pas sur mon téléphone, je suis
42:12 la seule permanente.
42:13 Mais on a régulièrement des contacts de particuliers.
42:17 Et ce qui est important aussi, c'est qu'on a nos adhérents qui sont
42:20 visibles sur la page dédiée de la divette.
42:24 Et si tout un chacun cherche justement un professionnel pour intervenir,
42:28 et vraiment c'est ma recommandation, il pourra aussi trouver les bons
42:31 intervenants, les bons interlocuteurs.
42:34 Bien, je vous remercie Sophie Rousset-Rouvière.
42:36 Chers internautes, je vous souhaite une belle fin de semaine,
42:39 belle fin de journée et je vous dis à bientôt.
42:41 Au revoir.
42:42 Au revoir.
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