- il y a 3 ans
Coalition entre LR et la majorité ? : "Nous devons être le parti alternatif à la politique sans programme d'E. Macron" indique Jérôme Bascher, sénateur (LR) de l’Oise.
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00:00 – Merci Jean-Romain Chahar de nous accompagner pendant cette première demi-heure.
00:02 Vous êtes élu de l'Oise, membre du groupe Les Républicains
00:05 et membre de la commission d'enquête parlementaire sur le fonds Marianne
00:08 dont on va parler dans quelques instants.
00:10 Mais d'abord l'actualité, c'est la question de l'immigration.
00:14 Et cette déclaration hier de Yael Brounepivé, la présidente de l'Assemblée nationale,
00:17 "le projet des Républicains va beaucoup trop loin", dit-elle.
00:21 Pour elle, il remet en cause le principe de notre adhésion à l'Union européenne
00:24 mais elle appelle quand même à des compromis, il faut que chacun fasse un pas, a-t-elle dit.
00:28 Il est possible ce compromis ?
00:30 – Je ne sais pas, de toute façon ça va être un moment de vérité.
00:33 Aujourd'hui l'Assemblée nationale n'a pas de majorité,
00:36 ils ne peuvent passer aucun texte majeur de réforme et de nouvelles lois
00:41 pour… nécessaires pour le pays.
00:45 Et donc il faut bien aller chercher une majorité,
00:47 et cette majorité, en théorie, il n'y a plus de 49.3, j'ai bien dit en théorie.
00:52 Il est certain, et Olivier Marlex l'a dit, ce serait une ligne rouge
00:56 si le gouvernement tentait de faire passer un texte sur l'immigration avec le 49.3.
01:00 Le texte tel qu'il est aujourd'hui ne nous va pas,
01:03 ce n'est pas le sujet de sortir des traités européens comme je l'ai lu,
01:07 c'est de dire aux traités européens que ce pourquoi ils sont faits,
01:11 et pas des cours de justice qui se disent "ah ben là il y a un vide juridique donc c'est à nous".
01:17 Non, ce n'est pas comme ça que ça doit se passer,
01:19 tout ce qui est juridique doit être validé par le peuple.
01:23 Aujourd'hui, ce n'est pas le cas, il y a eu une extension du domaine de la lutte
01:26 de la part des instances européennes, il faut revenir à ce qu'est le texte,
01:31 ce sur quoi les peuples se sont prononcés, et pas une vision extensive du pouvoir.
01:37 Donc ça c'est ce que nous proposons.
01:39 – Vous dites Emmanuel Macron n'a pas de majorité,
01:41 mais vous, vous n'avez pas de majorité non plus pour faire passer ça.
01:44 – Ah non, mais nous avons repéré que nous n'étions pas majoritaires aujourd'hui dans le pays,
01:48 nous sommes à peu près majoritaires quand même au Sénat.
01:50 – Mais ça ne suffira pas pour faire passer cette mesure.
01:54 – Non, ça ne suffira pas, mais à ce moment-là il n'y aura pas de texte,
01:56 ça veut dire que le pays est bloqué, et Emmanuel Macron doit faire ses efforts.
02:00 Je comprends que pour l'aile gauche de la Macronie,
02:03 qui est encore majoritaire parmi les élus, peut-être pas parmi les électeurs,
02:07 mais certainement parmi les élus, il y a un peu de mal avec un texte qui est de droite,
02:13 c'est certain, et bien assumé à la fois par Éric Ciotti, Olivier Barlex et évidemment Bruno Retailleau.
02:19 – Mais est-ce qu'un compromis est possible ?
02:20 Quel pas vous êtes prêts à faire, vous, en direction de l'exécutif ?
02:22 – Déjà si nous prenons notre texte en dehors du texte constitutionnel qui a été proposé,
02:27 on a proposé deux textes, un d'ordre constitutionnel et un de loi ordinaire.
02:33 Si nous prenons déjà la loi ordinaire, eh bien ils auront fait un grand pas.
02:39 – Donc ce sera peut-être ça le compromis ?
02:40 Vous êtes prêts à écarter la proposition de loi constitutionnelle
02:45 et à trouver un accord sur la proposition de l'ordinaire ?
02:48 – Je pense que ce serait raisonnable et c'est là-dessus que nous réfléchissons,
02:52 mais nous montrons aussi quelle est la singularité
02:55 et ce que serait un projet alternatif à Emmanuel Macron
02:59 et une autre alternative que le Front National que pour l'instant,
03:02 Emmanuel Macron pousse à sa suite.
03:05 – L'autre thème, on l'a vu dans le journal, c'est Emmanuel Macron
03:07 qui a donc entamé hier une série de déplacements autour de la souveraineté industrielle de la France.
03:12 Le message pour lui, c'est qu'il faut que la France retrouve sa souveraineté dans des secteurs,
03:16 notamment les médicaments, on l'a vu.
03:18 Est-ce que vous partagez cette vision ?
03:20 – Je l'ai partagé avant lui, et plutôt lui qui partage la mienne.
03:23 J'ai écrit des papiers bien avant la crise sanitaire sur les problèmes de chaînes de valeur
03:30 et qu'il fallait effectivement retrouver de la souveraineté.
03:35 On ne sait pas aujourd'hui définir en France,
03:37 et le ministère de l'économie n'en est strictement incapable,
03:39 les chaînes de valeur, c'est-à-dire ce dont on a besoin,
03:42 parce que pour faire de la chimie, ça va, on peut le faire.
03:45 Mais qu'est-ce qui se passe, la chimie et les médicaments ?
03:48 Il y a 20 ans, la France était le premier pays pour les médicaments.
03:53 Nous en sommes maintenant le cinquième.
03:54 Donc on voit bien qu'au fur et à mesure,
03:56 et Emmanuel Macron a été plus ou moins au pouvoir pendant plus de 10 ans,
04:01 11 ans pendant ces dernières années, il a participé de la chute.
04:05 Et donc il a découvert, il y a 3 ans, il y a 3 ans déjà, avec le Covid,
04:11 que peut-être qu'on n'était pas indépendant sur les médicaments.
04:14 Il découvre et il fait les choses avec 3 ans de retard,
04:16 et il a promis, j'ai envie de bien écouter ses paroles, prochainement.
04:20 Donc là encore, on fait beaucoup d'annonces,
04:23 et on n'a pas beaucoup de résultats,
04:24 on a même les résultats inverses depuis de nombreuses années.
04:27 Alors il inverse la vapeur, tant mieux, je ne peux que m'en réjouir,
04:31 mais ça va prendre encore de nombreuses années parce que le cap n'est pas clair.
04:34 – On va parler des finances,
04:36 puisque évidemment c'est un sujet que vous suivez ici au Sénat,
04:38 et les tractations, les discussions autour du budget 2024 ont commencé.
04:43 Alors comme pour le précédent budget,
04:44 Gabriel Attal veut le construire avec les parlementaires,
04:47 et il souhaite que ce budget soit le budget des classes moyennes,
04:50 il faut que les Français, les classes moyennes,
04:52 en aient pour leurs impôts et pour leur travail.
04:53 Vous pourriez tomber d'accord là-dessus ?
04:55 – Je crois que c'est à peu près des phrases qui ont été dites
04:57 par des ministres de l'économie depuis que je suis le sujet,
05:00 c'est-à-dire un peu plus d'un quart de siècle.
05:02 Donc ça va, le déficit et la dette n'ont jamais été aussi élevés,
05:05 donc on peut estimer que cette phrase va avec le déficit
05:08 qui continue à être au-dessus des seuils européens.
05:10 – Donc c'est du pipeau.
05:11 – C'est du pipeau, et on n'a pas les moyens.
05:14 On est plutôt à la réduction et aux économies
05:15 plutôt qu'aux gestes pour les classes moyennes.
05:18 – C'est-à-dire qu'il ne faut pas en faire ?
05:19 Il ne faut pas faire de gestes en direction de ces classes moyennes ?
05:21 – Il faut d'abord dire ce que l'on arrête quand on fait un plan de relance.
05:24 – Qui se sentent oubliés, ces classes moyennes.
05:26 – Je vais vous dire une chose,
05:27 d'une part les classes moyennes se sentent toujours oubliées,
05:29 parce qu'on fait beaucoup de choses pour les très bas salaires
05:31 et on ne fait jamais rien pour les classes moyennes,
05:33 et puis après on parle des ultra-riches pour agiter la foule.
05:37 Donc là, les classes moyennes,
05:38 c'est les gens qui viennent recevoir 1,5% au 1er juillet prochain.
05:43 Les fonctionnaires.
05:44 – Pour les fonctionnaires ?
05:45 – Les fonctionnaires.
05:46 Savez-vous, Aurélien Bensigny, que depuis 2010,
05:49 et j'ai fait les calculs et je les tiens à disposition,
05:52 les fonctionnaires ont perdu 18% de pouvoir d'achat.
05:54 18% c'est juste deux mois de salaire.
05:59 On a fait perdre deux mois de salaire depuis 2010 aux fonctionnaires.
06:04 Évidemment qu'ils se sentent oubliés.
06:06 – Donc il faut faire quelque chose.
06:07 – Vous connaissez une seule personne qui dit en 10 ans
06:11 "vous allez perdre deux mois de salaire" et qui l'accepte.
06:13 C'est deux mois de pouvoir d'achat qui ont été perdus.
06:15 Et donc là, avec le 1,5% alors que l'inflation est à 5%,
06:18 on continue à maltraiter en vérité les classes moyennes.
06:21 – Donc il faut faire quelque chose dans le budget 2024 pour ces classes moyennes ?
06:24 Qu'est-ce que vous allez proposer ?
06:26 – Nous, vous savez, on est très limité, parce qu'on est sur l'article 40.
06:30 L'article 40, c'est celui qui interdit d'alourdir les charges publiques
06:33 dans la Constitution.
06:35 – Mais Gabriel Attal, lui, peut.
06:36 – Vous pourriez discuter avec lui ?
06:38 – Gabriel Attal peut.
06:39 Il a dit que cette année, il commencerait encore plus tôt
06:40 son dialogue de Bercy, tout début septembre.
06:43 Mais il se trouve que j'ai fait…
06:44 – C'était sa discussion avec les parlementaires pour contraindre.
06:46 – Il se trouve que j'ai déjà fait du budget dans ma vie.
06:48 J'ai été conseiller de ministre, j'en ai fait plusieurs fois,
06:51 j'ai été ici au Parlement.
06:53 Et grosso modo, à la fin août, vous connaissez toutes les dépenses
06:58 et à peu près toutes les recettes.
06:59 Donc tout ça, ça va être des micro-aménagements,
07:01 c'est de la poudre aux yeux pour essayer de faire passer le texte
07:05 et pour essayer de nous mettre dans leur impasse.
07:09 Je ne serai pas dans leur impasse, je serai dans le dialogue,
07:11 mais pas dans leur impasse.
07:12 – Et on suivra évidemment tout ça.
07:13 On va parler de ce qui se passe au Sénat et l'actualité.
07:16 C'est la commission d'enquête sur le fonds Marianne
07:18 au cœur de ces travaux.
07:19 Vous appartenez à cette commission d'enquête.
07:21 Marlène Schiappa a auditionné ce matin.
07:23 Hier, c'est Mohamed Sifawi, président de l'association
07:25 qui a le plus bénéficié du fonds Marianne,
07:27 qui aurait dû être entendu par vous,
07:30 mais pour la seconde fois, il ne s'est pas présenté
07:31 devant les sénateurs.
07:32 On va voir pourquoi avec notre journaliste parlementaire,
07:34 Mathias Arès.
07:36 [Générique]
07:43 – Bonjour Mathias. – Bonjour Auriane.
07:44 – Et Mathias, contre toute attente,
07:46 Mohamed Sifawi n'a donc pas pu être entendu hier matin
07:48 par la commission d'enquête sénatoriale sur le fonds Marianne.
07:50 – Oui, vous l'avez dit, c'est la seconde fois
07:52 que le directeur des opérations de l'USEPPM,
07:55 l'Union des sociétés d'éducation physique et de préparation militaire,
07:59 rate son rendez-vous avec les sénateurs.
08:01 La première fois, le journaliste et dirigeant de l'association
08:04 avaient fourni un certificat médical.
08:06 Cette fois, c'est la justice elle-même qui a empêché l'audition,
08:09 comme l'a annoncé le président de la commission d'enquête
08:12 et des finances, Claude Reynal, en ouverture des débats.
08:15 – Il s'avère que depuis 6h du matin,
08:18 une perquisition est en cours à son domicile et donc en sa présence.
08:25 Il n'est en conséquence pas possible pour celui-ci
08:28 et pour des raisons, vous en conviendrez,
08:30 totalement indépendantes de sa volonté,
08:33 de pouvoir honorer cette convocation.
08:35 Voilà le message que nous avons reçu ce matin.
08:39 Dès lors, cette audition n'aura pas lieu.
08:43 Évidemment, avec le rapporteur, nous le regrettons.
08:47 Et nous verrons comment nous pouvons avancer dans ce dossier par la suite.
08:51 – Et Mathias, dans quelle mesure la justice
08:53 et la commission d'enquête ne se marchent pas sur les pieds ?
08:56 – Eh bien, c'est toute la question.
08:57 Cette convocation de Mohamed Sifahoui était connue de longue date
09:00 et n'avait pas pu échapper à la justice.
09:02 L'avocat de l'intéressé, Bernard Benayem,
09:04 s'interroge lui-même auprès de nos confrères de RTL, je cite,
09:06 sur la concomitance de ces événements qui rendent impossible
09:10 la présence de son client face au sénateur.
09:13 Mais pour Claude Reynal, encore, il n'y a pas de sujet.
09:16 – Le parquet a ses règles de fonctionnement, a aussi son agenda propre.
09:23 Nous respectons le parquet dans ses actions.
09:28 Voilà, et donc je n'imagine pas autre chose.
09:31 Et si je devais dire les choses un peu clairement sur ce sujet,
09:37 je pense que l'audition de M. Sifahoui
09:42 aurait peut-être pu être prise en compte par le parquet,
09:46 de la même façon que nous respectons, nous, le travail du parquet d'ailleurs.
09:51 – Un télescopage qui n'est pas sans rappeler une autre affaire
09:54 au moment de la commission d'enquête.
09:56 Benalla, le procureur de Paris de l'époque, Rémi Heitz,
09:59 avait publié un communiqué cinglant.
10:01 Le parquet constate que les investigations de la mission d'information
10:05 ont de fait recouvert un champ en grande partie similaire
10:09 à celui de procédures judiciaires toujours en cours,
10:12 conduites dans le cadre de deux informations judiciaires distinctes
10:16 ouvertes par le parquet de Paris.
10:17 – Et Mathias, pour qu'on comprenne bien,
10:18 quel est le champ d'action de la commission d'enquête parlementaire ?
10:21 – Les commissions d'enquête parlementaire dépendent de l'article 51 alinéa 2
10:24 de la Constitution, et prévoient qu'une commission
10:28 peut donc être créée dans le but de recueillir des éléments d'information
10:31 dans des cas précis, contrôler l'action du gouvernement
10:34 et évaluer les politiques publiques avec plusieurs garde-fous.
10:38 Aucun contrôle sur le président de la République,
10:40 que cela n'implique pas des faits s'étant produits dans une des deux assemblées
10:44 ou encore des faits qui relèveraient d'une enquête judiciaire.
10:47 Dans ce cas précis, les sénateurs ont donc limité leur enquête
10:50 sur les conditions d'attribution des subventions
10:53 et les mécanismes de contrôle mis en place par l'exécutif.
10:57 Alors pour Jean-François Husson, rapporteur de la commission d'enquête,
11:00 eh bien ça respecte ses prérogatives.
11:03 – Nous nous sommes enquis d'ailleurs d'une saisine auprès du garde des Sceaux
11:09 de manière à ce qu'il nous soit précisé si d'aventure
11:14 il y avait des sujets de conflit possible ou d'impossibilité.
11:19 Ça n'est pas le cas et je crois pouvoir dire que jusqu'à présent,
11:23 les retours non seulement de la presse mais les retours de l'opinion
11:27 nous confortent dans le sérieux du travail qui est fait pour poser les choses,
11:33 pour regarder avec objectivité le déroulement des faits,
11:38 les versions des uns des autres, les questions, voilà, besoin d'éclairer.
11:42 Et puis je rappelle que c'est aussi, je dirais, la forme la plus élaborée
11:47 de contrôle de l'action du gouvernement et de la dépense de l'argent public.
11:53 – Alors monsieur le sénateur, comment être sûr que la commission d'enquête
11:56 à laquelle vous appartenez ne se substitue pas à la justice
12:01 où sont fixées les limites finalement ?
12:03 – Les limites, elles sont fixées clairement par, d'une part, la Constitution
12:09 et d'autre part parce que le président Reynald nous a dit,
12:12 alors c'était peut-être off record, mais sur les questions qu'on pouvait poser
12:18 pour ne pas arriver sur le champ du judiciaire.
12:23 Nous l'avons déjà fait, nous l'avons parfaitement fait,
12:25 contrairement à ce que dit le procureur Haidt, ce que j'aime beaucoup par ailleurs,
12:28 que j'ai fait plusieurs fois dans ma vie, dans d'autres fonctions.
12:33 Le Parlement, je le rappelle parce qu'il y a un moment,
12:36 il faut rappeler ce qu'est l'ordre de la Constitution.
12:40 Dans l'ordre de la Constitution, le Parlement est avant l'exécutif,
12:42 ça ne se va pas toujours de soi mais c'est bien ça l'ordre
12:45 et c'est avant l'ordre judiciaire.
12:47 C'est bien le Parlement qui fait la loi, qui contrôle l'action de l'exécutif.
12:52 Et le judiciaire est après.
12:52 Et ça, il se trouve d'ailleurs que la justice s'est saisie un peu après que le Parlement,
12:58 que la Commission des finances a choisi d'enquêter sur le sujet.
13:03 Donc il ne faudrait quand même pas confondre l'ordre des choses
13:05 et c'était la même chose sur l'affaire Menala.
13:07 À chaque fois finalement, le parquet, qui je le rappelle,
13:10 prend ses ordres auprès du garde des Sceaux,
13:14 protège un peu trop, un peu trop vite ou un peu trop lentement cette enquête.
13:18 L'ouverture, ils pouvaient la faire un mois après, ça n'aurait pas changé grand-chose.
13:23 Ils ont choisi et c'est très bien.
13:25 Et nous, ça nous conforte.
13:26 On est presque des lanceurs d'alerte pour la justice
13:28 qui oublie de regarder certains dossiers.
13:30 Donc c'est très bien.
13:32 On dit les choses.
13:34 Moi j'étais sceptique au départ sur cette commission d'enquête.
13:36 Je l'avais dit sur publicsena.fr.
13:39 Pas sur votre plateau.
13:41 J'étais sceptique, je me disais peut-être qu'une simple action,
13:44 un simple contrôle avec les pouvoirs du président de la commission des finances
13:47 aurait été possible.
13:48 Et en fait non, parce qu'il faut que les ministres qui ne sont plus en charge
13:52 puissent venir s'expliquer.
13:53 En l'occurrence, pour émissionner aujourd'hui Marlène Schiappa
13:56 dans ses nouvelles fonctions
13:58 et qu'elle réponde au titre des fonctions précédentes qu'elle avait
14:00 sur ce fonds Marianne,
14:02 eh bien il fallait que ce soit transformé en commission d'enquête.
14:06 Et ça, nous l'avons fait.
14:08 Et c'est très utile, on le voit bien d'ailleurs avec M. Sifawi,
14:11 donc que je ne connais pas,
14:13 qui effectivement la première fois était malade.
14:14 Et j'espère qu'il s'est bien remis.
14:16 Mais il a été réveillé très tôt hier,
14:18 et nous aussi parce qu'on s'est levés tôt pour venir à cette audition.
14:22 Et on était un petit peu déçus.
14:23 Alors il va peut-être venir demain.
14:25 Il est reconvoqué. On verra.
14:27 – Comment est-ce que vous l'interprétez vous cette perquisition du coup ?
14:29 Un rappel alors de la justice ?
14:31 – Non pas du tout.
14:33 Honnêtement, moi j'y vois…
14:35 Enfin voilà, chacun a son calendrier.
14:37 On ne peut pas tenir compte du calendrier de tout le monde.
14:39 Il y a des calendriers aussi pour les enquêteurs.
14:41 Il y a des calendriers pour la justice.
14:43 Moi je n'ai pas de…
14:44 Honnêtement, je ne vois pas de choses cachées,
14:48 de complots de la justice contre le Parlement ou à l'inverse.
14:52 Non, à un moment, il faut que chacun soit dans sa ligne.
14:54 Et nous, nous suivons la nôtre.
14:56 – Mathias, vous avez une question là-dessus, sur cette audition.
14:59 – Justement, qu'est-ce que vous attendez de cette audition de Mohamed Sifawi ?
15:04 – Alors, l'avantage aussi de la commission d'enquête,
15:06 c'est de… c'est la seule où vous dites toute la vérité.
15:10 Vous savez, quand vous êtes devant le magistrat,
15:12 vous avez le droit de mentir lorsque vous êtes accusé.
15:13 Ça, ça ne va pas de soi, les Français n'ont pas forcément ça en tête,
15:16 parce qu'on est accusé de faux témoignages lorsqu'on est témoin.
15:18 Lorsqu'on est accusé, on n'est pas accusé de faux témoignages.
15:21 Ici, nous avons eu quand même des dysfonctionnements majeurs
15:23 où c'était, M. Sifawi nous dise à un certain nombre d'interlocuteurs
15:28 qui appelaient le secrétariat général et qui disaient
15:32 "Ah, ben j'ai le chef du cabinet de la ministre et donc j'ai besoin de temps".
15:35 C'est un peu bizarre, voilà, donc ce n'est pas le mode de fonctionnement normal.
15:39 Et nous nous interrogeons sur le fonctionnement normal de l'État
15:42 dans l'attribution de ces subventions.
15:43 Et il se trouve que ces subventions, c'est ce que prétend la justice,
15:46 auraient peut-être été un peu détournées.
15:48 Donc on n'est pas du tout sur la même chose.
15:49 Nous, on est sur la méthode d'octroi des subventions,
15:53 pour qui, pourquoi, suivant des règles normales.
15:55 Et la justice dit "Ah, ben peut-être que ces subventions ont été mal utilisées".
15:59 On n'est pas là-dedans. Bonne séparation.
16:02 Donc on va entendre M. Sifali, oui, qui est le principal intéressé,
16:06 il nous dira sa vérité.
16:08 – Est-ce que depuis le début de ces auditions,
16:10 puisque ça fait maintenant plusieurs jours qu'elles ont commencé,
16:13 vous avez l'impression d'être face à un possible scandale d'État dans cette affaire ?
16:17 – Alors on n'est pas sur des milliards,
16:19 mais on est quand même sur des centaines de milliers d'euros,
16:20 c'est quand même beaucoup d'impôts des Français.
16:23 Et effectivement sur une très mauvaise utilisation.
16:25 C'est-à-dire que peut-être que ce que nous allons soulever,
16:28 la Cour des comptes l'aurait fait quelques années après.
16:31 Mais là, il se trouve que le temps du Parlement
16:33 est un peu plus rapide que le temps de la Cour des comptes.
16:35 Mais j'aimerais bien lire le rapport de la Cour des comptes
16:37 sur ce sujet-là aussi après.
16:40 – Merci Mathias. – Merci Auriane.
16:41 – A tout à l'heure. – A tout à l'heure.
16:43 – Vous pouvez même parler d'un autre sujet.
16:44 – Absolument, on parlera peut-être d'une coalition
16:46 avec votre famille politique et le gouvernement.
16:49 – Merci Mathias, on vous retrouve tout à l'heure.
16:51 On va voir l'actualité dans votre département de l'Oise.
16:53 Maintenant on retrouve Jean-Marc Chevaucher,
16:54 rédacteur en chef adjoint du Courrier Picard.
16:57 Bonjour Jean-Marc, merci beaucoup d'être avec nous.
17:00 Jean-Marc, vous allez nous parler des sénatoriales.
17:02 Ce sera, je le rappelle, le 24 septembre prochain.
17:05 Et vous allez nous faire un point sur les sénatoriales dans l'Oise.
17:08 – Oui Auriane, on peut en parler parce qu'il y a un mot
17:14 qui définit la situation actuelle, c'est "chacun pour soi".
17:20 Et Dieu pour tous, il y a à droite trois candidatures.
17:26 M. Bacher qui est sur le plateau,
17:28 M. Paco qui est un candidat libre,
17:31 Édouard Courcial qui est ancien LR et Macron compatible.
17:36 Alors il bénéficie de l'absence de candidatures renaissance
17:41 dans le département.
17:43 Il y a aussi une candidature Rassemblement National,
17:46 il y a aussi la gauche qui est divisée,
17:51 qui a ressorti Walter Hamsalem, ancien maire de Beauvais,
17:56 fringant non-agénaire pour conduire une liste.
17:58 Donc voilà, on a une situation assez particulière.
18:01 Alors ma question à Jérôme Bacher, c'est dans cette affaire,
18:06 est-ce que vous espérez peut-être prendre le leadership de la droite
18:12 dans le département puisque je vous reconnais
18:15 une position plus claire politiquement
18:19 que celle des autres listes que je viens de citer.
18:24 – Merci Jean-Marc Chabot-Rochet et bonjour à vous.
18:27 Non, j'essaye de garder la même ligne.
18:30 Moi je suis fidèle à mes engagements, fidèle à mes idéaux,
18:34 je suis un gaulliste social, voilà, assez clairement depuis le début.
18:38 Je ne suis pas prêt à tout, je crois que je ne suis pas très
18:40 macro-compatible, j'ai dû l'expliquer un peu sur le plateau juste avant.
18:43 Je ne suis pas très macro-compatible, je ne crois pas au président de la République.
18:45 C'est ça, c'est simple, il concentre le pouvoir tout seul,
18:47 il a raison tout seul.
18:49 Et donc il n'y a pas de coalition possible,
18:51 ça serait juste du débauchage de poste cette coalition,
18:54 donc ce ne serait pas effectivement un programme.
18:56 Donc il n'y a pas aujourd'hui de coalition possible.
18:59 La coalition ça se fait juste avant les élections ou juste au lendemain,
19:02 ça ne se fait pas un an après pour dire "ah ben non, tout ça ce n'est pas sérieux
19:06 car je suis très respectueux moi du vote des Français".
19:08 Donc j'essaye d'être très clair sur ma ligne et peut-être que
19:13 pour les grands électeurs qu'il y ait trois lignes différentes,
19:16 à dire sur le centre droit et la droite, peut-être que ce n'est pas si mal,
19:20 c'est peut-être aussi ça la droite en France,
19:23 c'est peut-être quelque chose d'un petit peu éparpillé.
19:25 Alors j'espère rassembler le plus possible,
19:27 avec une liste vraiment formidable, avec des élus de terrain,
19:32 Sophie Mercier ou Denis Pippe, un conseiller régional,
19:35 président de la commission agriculture à la région.
19:38 On a une très très belle liste,
19:40 enfin moi je suis très fier de la liste qui est très terrain,
19:43 et c'est peut-être ça la vraie droite,
19:44 si elle veut se reconstruire c'est une droite de terrain.
19:46 Nous tenons encore la plupart des villes,
19:49 une bonne partie des départements et des régions,
19:51 c'est parce que notre action locale est audible,
19:54 une droite pragmatique, mais une droite qui ne dévie pas.
19:58 Et là où on dévie, c'est peut-être là où on se perd,
20:01 et je pense qu'aujourd'hui au niveau national,
20:04 on manque de leaders, de grands leaders affirmés.
20:07 On a des gens très très doués, Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez,
20:10 Éric Ciotti, David Lyssena, pour l'instant ils n'arrivent pas encore,
20:15 ils n'arrivent pas encore à émerger tout seuls.
20:18 Le meilleur placé,
20:20 il faut dire que je suis un peu constant dans mes positions,
20:22 c'est Xavier Bertrand aujourd'hui, dans la droite classique.
20:25 Clairement, les sondages le disent.
20:26 – Mais il pèse encore chez les Républicains, Xavier Bertrand.
20:29 – Est-ce qu'il pèse au parti des Républicains ?
20:32 Je ne suis pas sûr.
20:33 Là où je suis certain, c'est qu'il pèse beaucoup plus
20:36 chez les électeurs de la droite et du centre,
20:38 parce qu'ils sentent chez lui cette position
20:40 que vous appeliez tout à l'heure, sur les classes moyennes.
20:43 C'est peut-être l'homme des classes moyennes,
20:46 et c'est ça peut-être une ligne à avoir,
20:49 mais celle de la mienne, c'est celle du gouliste social.
20:51 – On va reparler évidemment des Républicains du National,
20:53 mais sur l'Oise du coup,
20:55 est-ce que les divisions de la droite peuvent vous coûter un siège ?
20:59 Est-ce que ça peut profiter au Rassemblement National ?
21:01 – Je ne le crois pas.
21:02 Honnêtement, le plus probable, il ne faut pas se mentir,
21:06 c'est aujourd'hui que les trois sénateurs
21:08 qui siègent dans le groupe Les Républicains soient réélus.
21:13 Mais moi j'ai dit, je suis républicain
21:14 et je resterai au groupe Les Républicains.
21:16 Olivier Paco était indépendant la fois dernière
21:18 et dit qu'il reste indépendant tout en étant apparenté
21:21 au groupe Les Républicains.
21:22 Et Edouard Courcial, dans le courrier Picard de dimanche,
21:25 vous voyez que je lis le courrier Picard,
21:27 Jean-Marc Chevauché a dit qu'il ne savait pas où il y irait siégé,
21:30 mais il était pour cette alliance dont vous parliez.
21:34 Chacun pourra s'y retrouver ou pas.
21:37 J'essaye d'être fidèle à mes engagements et clair dans ma ligne.
21:41 C'est la position de notre liste,
21:42 avec des gens vraiment formidables.
21:45 – Jean-Marc ?
21:45 – Au-delà d'une position claire,
21:46 je vous reconnais également de scène lecture.
21:49 [Rires]
21:51 – Que d'éloge ce matin, Jean-Marc Chevauché !
21:53 On va inviter justement nos téléspectateurs
21:56 à lire le courrier Picard,
21:57 on va regarder la une,
21:58 "Courrier Picard, accompagnant d'élèves en situation de handicap
22:02 pour mieux être inclus",
22:03 c'est le titre ce matin de votre journal.
22:06 Merci Jean-Marc Chevauché,
22:08 merci beaucoup d'avoir été avec nous.
22:11 On parlait justement des Républicains,
22:13 il y a des rumeurs de remaniement qui sont de plus en plus insistantes.
22:16 – Je ne serai pas au gouvernement, c'est un scoop.
22:18 – Voilà, mais ça c'est déjà une info.
22:20 Est-ce qu'il faut un accord de coalition
22:22 entre les Républicains, l'exécutif et la majorité présidentielle ?
22:26 Est-ce que les Républicains ont d'autres choix ?
22:28 – Ah oui, nous avons d'autres choix.
22:29 Le choix c'est de faire sur chaque texte notre proposition.
22:33 C'est ce que nous devons faire sur l'immigration.
22:35 Sur chaque choix essentiel, nous devons faire notre proposition.
22:39 C'est extrêmement important pour voir la différence
22:41 et que justement les Français qui ont voté pour un président sans programme
22:45 puissent continuer peut-être à l'avenir à avoir autre chose
22:50 comme avenir que Marine Le Pen
22:51 qui est aujourd'hui dans un fauteuil
22:54 porté par Emmanuel Macron pour la fois prochaine.
22:56 Je suis extrêmement inquiet de cette position
22:58 qui consiste à affoler les foules en vérité
23:02 et les précipiter tous les électeurs dans les bras de Marine Le Pen.
23:05 Donc nous devons être le parti alternatif à partir de rassemblement
23:10 parce qu'on voit bien qu'aujourd'hui peut-être nous sommes à l'étiage chez les Républicains.
23:14 – Mais où on peut rassembler aujourd'hui ?
23:16 – Eh bien on verra, c'est dans quatre ans l'élection présidentielle
23:19 et ce sera cette élection décisive, il faut attendre un petit peu.
23:23 Moi je pense que Xavier Bertrand a un rôle à jouer,
23:25 que David Lyssenaar est absolument remarquable,
23:27 Laurent Wauquiez dans sa dernière interview dans un magazine
23:31 a été vraiment extrêmement bon
23:34 et on ne manque pas de talent mais il va falloir se rassembler
23:36 et pas se diviser en disant…
23:38 – Oui mais vous dites on ne manque pas de talent mais on manque d'un leader.
23:40 – Oui, il faut passer maintenant des talents au leadership par les idées et par la volonté.
23:45 – Ça veut dire qu'aujourd'hui personne n'incarne une candidature
23:47 à la présidentielle chez vous pour le moment ?
23:49 – Pour le moment on le voit bien dans les sondages.
23:51 – Et pas Laurent Wauquiez qui était présenté comme le candidat naturel par Éric Chottier.
23:54 – Il était naturel, il est moins naturel
23:56 mais son changement de positionnement, sa nouvelle ligne,
24:02 je vais dire ça comme cela, plus clairement exprimée en tout cas dans sa magazine,
24:06 plaît beaucoup, elle est très rassurante et elle montre toute la capacité de l'homme.
24:11 C'est un homme qui a vraiment des capacités exceptionnelles,
24:13 on le voit dans sa région, comme Xavier Bertrand, on le voit dans sa région.
24:17 Mais chacun a une attitude différente et le leader qui sortira c'est celui qui rassemblera
24:22 et c'est cela qu'il faut faire, il va falloir maintenant que les forces montent.
24:26 Samedi nous avons un congrès chez Les Républicains,
24:29 on va voir comment c'est à fonctionner cela.
24:32 – Qu'est-ce que vous attendez de ces états généraux ?
24:33 Puisqu'il y aura de grands états généraux des Républicains en Tamille.
24:36 – C'est de montrer une ligne de rassemblement,
24:38 une ligne ferme et pas très macro-compatible en vérité,
24:41 mais de préparation de l'avenir depuis le bas, avec des idées,
24:45 et puis un leader qui se prépare vraiment à l'être, à rassembler le pays.
24:50 – Xavier Bertrand sera là samedi ?
24:52 – Je ne sais pas, je n'ai pas tout son agenda,
24:55 pour ma part je n'y serai pas parce que j'ai un événement privé, voilà.
24:59 – Il ne faut rien y voir de politique ?
25:00 – Non, là c'est un événement religieux en l'occurrence.
25:03 – Merci Jérôme Bachel, merci beaucoup d'avoir été notre invité
25:06 pendant cette première demi-heure.
25:08 Dans 20 minutes dans le Club des Territoires,
25:10 on parlera de l'avenir du gouvernement.
25:12 Elisabeth Borne peut-elle tenir ?
25:13 Et Emmanuel Macron peut-il passer un accord avec Les Républicains ?
25:16 Débat avec nos éditorialistes à suivre.
25:18 D'abord on accueille notre prochaine invitée, Stanislas Grems.
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