- il y a 4 heures
L'Europe célèbre ce 8 mars les droits des femmes. Si l'union européenne apparaît comme un rempart de l'égalité homme-femme, en y regardant de plus près, elle connait aussi une forme de régression. Le droit à l'avortement est en recul dans plusieurs pays tels que l'Italie, la Hongrie, et surtout la Pologne, où il est quasiment interdit, tout comme à Malte. Malgré une initiative populaire reprise par la Commission européenne pour donner un accès à l'IVG pour toutes les européennes, la bataille idéologique bat son plein. Caroline de Camaret et Thibault Henocque ouvrent le débat dans « Ici l'Europe » avec les eurodéputés Anna Cavazzini (Allemagne, les Verts), Sirpa Pietikäinen (Finlande, PPE) et Marc Angel (Luxembourg, S&D).
Première partie : Caroline de Camaret reçoit Arancha Gonzalez Laya, doyenne de la Paris School of International Affairs et ancienne ministre des affaires étrangères espagnole.
Deuxième partie : Caroline de Camaret et Thibault Henocque reçoivent les eurodéputés Anna Cavazzini (Allemagne, les Verts), Sirpa Pietikäinen (Finlande, PPE) et Marc Angel (Luxembourg, S&D). Année de Production :
Première partie : Caroline de Camaret reçoit Arancha Gonzalez Laya, doyenne de la Paris School of International Affairs et ancienne ministre des affaires étrangères espagnole.
Deuxième partie : Caroline de Camaret et Thibault Henocque reçoivent les eurodéputés Anna Cavazzini (Allemagne, les Verts), Sirpa Pietikäinen (Finlande, PPE) et Marc Angel (Luxembourg, S&D). Année de Production :
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00:00France 24, LCP, Public Sénat présente.
00:16Bonjour à tous et merci de nous rejoindre pour Ici l'Europe sur France 24 et les chaînes parlementaires.
00:22Nous allons parler essentiellement d'Iran, y compris dans la deuxième partie de notre programme
00:28consacré à la journée du droit des femmes, avec un point aussi sur le sort des femmes iraniennes.
00:36Mais pour commencer, le déclenchement le 28 février de bombardements des Etats-Unis et d'Israël sur la République islamique
00:42d'Iran
00:43a pris une fois encore les Européens de court, ni prévenus ni parties prenantes.
00:48Ils doivent réagir à une situation qui d'ores et déjà impacte leurs valeurs, leur solidarité et leur économie.
00:53Sur le fond des frappes, d'ailleurs, les 27 sont partagées et seule l'Espagne a exprimé sa vive réprobation
00:58face à une violation du droit international.
01:01Nous en parlons aujourd'hui, justement, avec une Espagnole, ancienne ministre des Affaires étrangères de Pedro Sanchez,
01:07le premier ministre social-démocrate, Arantxa González-Laya. Bonjour.
01:11Bonjour.
01:12Alors, je rappelle que depuis 2022, vous êtes surtout la doyenne de la Paris School of International Affairs,
01:17l'école des affaires internationales de Sciences Po Paris, économiste émérite également.
01:22Alors, depuis, on le disait, le 28 février, première frappe israélo-américaine contre l'Iran.
01:28On a vu la mort de plusieurs hauts responsables iraniens, dont celle du grid suprême, Al-Iramenei.
01:34De son côté, Téhéran a risposté contre des bases militaires américaines dans la région.
01:39Est-ce que vous craignez une escalade ?
01:41Non, je crois que l'escalade est déjà là, et l'escalade surtout du fait que l'Iran a décidé
01:51que la manière de se défendre,
01:53c'est d'essayer d'éteindre le conflit à d'autres pays de la région.
01:57Et après, on voit aussi comment Israël entre dans Liban.
02:05Donc, que ce soit Liban, que ce soit Irak, que ce soit les pays du Golfe,
02:12qui subissent aujourd'hui de plein fouet l'impact des ripostes iraniens,
02:17disons qu'on est déjà devant un conflit à dimension régionale et à conséquence globale,
02:24puisque on sait très bien aussi qu'Iran, les Trois-Dormus, est aussi très important pour l'énergie au monde
02:32et donc, du coup, qui aura un impact sur l'économie globale.
02:37Alors, dans le reste de l'actualité européenne, beaucoup de coups de théâtre cette semaine chargée
02:42que nous rapporte Isabelle Romero. C'est l'Europe en bref.
02:48La Banque centrale de Russie a saisi la justice européenne
02:52pour contester l'immobilisation de 210 milliards d'euros.
02:55Ces avoirs sont gelés par l'UE jusqu'à la fin de la guerre en Ukraine
02:59dans le cadre des sanctions imposées à Moscou.
03:02Euroclear, établissement financier basé à Bruxelles,
03:04qui détient l'essentiel des avoirs,
03:07est l'objet d'un procès intenté par la Banque centrale russe devant un tribunal de Moscou.
03:12Un bras de fer juridique majeur,
03:14car l'UE espère un jour puiser dans cette ressource pour financer un prêt à l'Ukraine.
03:19Le Mercosource est pour tout de suite.
03:21La présidente de la Commission européenne a choisi de mettre en œuvre provisoirement
03:25cet accord de libre-échange.
03:26Et ce, alors que le Parlement européen a trouvé une majorité
03:30pour saisir la Cour de justice de l'UE,
03:32qui peut prendre jusqu'à deux ans pour se prononcer.
03:35De quoi raviver la colère des agriculteurs et de la France.
03:38Emmanuel Macron se plaint de n'avoir pas été consulté.
03:41De l'autre côté de l'Atlantique,
03:43trois pays sur quatre, Uruguay, Brésil et Argentine, l'ont déjà ratifié.
03:47Un tournant dans la doctrine nucléaire de la France avec la dissuasion avancée
03:51qui va associer d'autres pays européens.
03:54L'Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark
03:59ont déjà accepté.
04:00Le président Macron précise le dispositif.
04:03Cela pourra impliquer également du signalement,
04:06y compris au-delà de nos frontières strictes,
04:08ou la participation conventionnelle de forces alliées à nos activités nucléaires.
04:13Il n'y aura aucun partage de la décision ultime.
04:17Ce plan prévoit aussi le déploiement d'avions français dotés d'ogives nucléaires
04:21chez les partenaires européens.
04:22En attendant, pour l'armement conventionnel,
04:25la France, l'Italie, le Royaume-Uni et d'autres pays
04:27offrent leur service à Chypre exposé aux attaques iraniennes.
04:33Alors, Aronsha González-Laya, on revient justement à ce dossier iranien.
04:36Les Européens ont été, comme d'habitude, j'ai envie de dire, pris de court,
04:39pas prévenus par les Américains des raids sur l'Iran.
04:43Est-ce qu'ils prennent le train en marche et surtout dans la bonne direction ?
04:46D'abord, je crois qu'il faut dire que cette guerre,
04:51c'est une guerre décidée par les États-Unis et l'Israël,
04:55sans consulter pas seulement les Américains, ses propres autorités,
05:00mais certainement sans consultation des alliés.
05:03Ce n'était pas une guerre de nécessité,
05:05puisqu'il n'y avait pas une urgence, un risque imminent
05:09qui demanderait une riposte de la part des États-Unis ou d'Israël.
05:14Et ça, ce n'est pas moi qui le dis, c'est le Pentagone qui a clarifié cette question.
05:19Et ce n'est pas non plus une intervention à caractère humanitaire.
05:24Chaque jour qui passe, on voit bien l'étendue de l'impact de cette guerre
05:29sur les populations civiles.
05:31Donc, c'est une guerre de choix, de choix fait par les États-Unis,
05:36de choix fait par Israël, sans consulter, sans discuter
05:41et certainement sans l'accorder avec ses alliés,
05:46et notamment les alliés américains à l'OTAN,
05:50en l'occurrence des pays européens,
05:52certains duquel font partie de ce théâtre d'opération.
05:55Pensons à la Turquie, pensons à la Grèce.
05:57Et donc, l'Europe se trouve quelque part à devoir réagir.
06:03Elle a réagi de manière prudente, surtout en disant,
06:10pour la plupart, ne pas vouloir rentrer dans l'offensive de cette guerre,
06:17mais étant aussi claire qu'elles sont prêtes à aider les pays européens
06:23quand ils sont attaqués.
06:25C'est le cas récent du Chypre,
06:30ou quand il s'agit des pays alliés des États membres de l'Union européenne,
06:35les pays du Golfe, avec lesquels certains pays ont des relations très étroites.
06:39Tout l'emboie, par certains pays européens,
06:41y inclut l'Espagne, des moyens surtout navals dans la Méditerranée.
06:46Alors, Pedro Sanchez dit effectivement que c'est une guerre injustifiée,
06:51dangereuse et contraire aux droits internationaux.
06:53Mais vous-même, vous voyez bien qu'une partie de la population,
06:57celle qui est opposée au régime des Mollahs,
06:59se réjouit de la décapitation des principaux chefs,
07:04après une répression qui a fait peut-être plus de 30 000 morts,
07:08selon certaines sources,
07:09que la population se sent possiblement libérée d'un jour.
07:15Non, je comprends qu'il y ait une partie de la population iranienne,
07:18surtout celles qui sont opposées au régime théocratique iranien,
07:24je veux le rappeler aussi,
07:25un régime qui bafoue les droits de l'homme,
07:28qui bafoue surtout les droits des femmes.
07:30Je comprends qu'il y ait, de leur part,
07:34un sentiment de joie quand ils voient la décapitation
07:39de l'ayatollah iranien.
07:41Mais au-delà de ces moments de joie,
07:45la question qui se pose est de savoir
07:47si l'intervention de l'extérieur,
07:51sur un territoire, sur un pays
07:53dont le régime a des racines très profondes,
07:58va avoir comme résultat une amélioration de la vie
08:03et des droits des citoyens iraniens.
08:06Et c'est une question qu'il faut se poser,
08:08parce que nous avons vu aussi dans notre histoire récente
08:12comment des interventions dont l'objectif était aussi
08:15d'aider à apporter un peu plus de liberté
08:19et un peu plus de droits aux populations,
08:22s'est terminée par un fiasco.
08:24Rappelons les cas de l'Afghanistan.
08:26Je pense à l'Afghanistan,
08:28où les droits des femmes aujourd'hui,
08:30c'est encore pire de ce qu'il était avant,
08:32où les filles ne peuvent plus aller à l'école.
08:34Et tout ceci malgré une intervention extérieure.
08:36Donc, je crois que nous devons aussi nous poser la question,
08:39quelle est la meilleure manière d'aider à changer ces pays,
08:45les dynamiques à l'intérieur de ces pays ?
08:47Et si c'est une intervention extérieure,
08:49et surtout une intervention extérieure aérienne,
08:51qui va aider à arriver à ces points,
08:55sachant que moi, je partage ces sentiments
08:58de vouloir changer la situation à l'intérieur de l'Iran.
09:02Alors, Arantxa González-Laya,
09:04entre Trump et Sanchez, rien ne va plus ?
09:06Disons que ce n'est pas la première fois
09:08que le président des États-Unis
09:11a une posture dure vis-à-vis d'un leader européen.
09:16On l'a vu avec le président ukrainien Zelensky,
09:20quand il s'est attiré les foudres du président Trump,
09:24au bureau ovale.
09:25On l'a vu avec la première ministre du Danemark,
09:28au sujet du Groenland.
09:29On le voit aujourd'hui avec les premiers ministres
09:32du Royaume-Uni à cause de la guerre en Iran,
09:36et on le voit avec les premiers ministres espagnols.
09:39Tous ces cas ont en commun le fait que ces leaders
09:43ont contredit les présidents des États-Unis,
09:47ont eu une posture un peu singulière, différente,
09:52pas alignée sur les États-Unis,
09:54et donc ils les menacent.
09:56D'un embargo, vous craignez vraiment un embargo ?
09:59Ce n'est pas la première fois non plus
10:01qu'ils menacent d'un embargo sur l'Espagne
10:04ou sur d'autres États membres de l'Union européenne.
10:07Je constate quand même,
10:08et ça c'est la leçon de cette année qui s'écoulait
10:11depuis son arrivée à la Maison-Blanche,
10:13c'est que le seul langage qu'ils comprennent
10:16les présidents des États-Unis,
10:17c'est le langage de la force.
10:19Et là où ils voient la faiblesse,
10:21ils s'acharnent.
10:23Ça c'est aussi une leçon que nous avons apprise,
10:25et qu'il faut garder à l'esprit
10:27quand nous avons quelque chose sur lequel
10:29nous ne voulons pas transiger.
10:30En cause pour Donald Trump,
10:32dans justement sa grosse colère contre l'Espagne,
10:36le refus de votre pays de prêter ses bases militaires.
10:39Du coup, le Portugal a accepté
10:41de servir d'escale technique sur la route
10:44vers le Moyen-Orient des avions américains.
10:46C'est une différence d'approche de la péninsule ibérique ?
10:48L'Espagne comme l'Italie,
10:51chacun avec ses spécificités.
10:54Nous, ce que nous disons,
10:56c'est qu'il faut respecter l'usage
10:59de ses bases militaires sur le territoire espagnol.
11:04Il y a des règles pour les utiliser.
11:07Les règles prévoient des limites aussi.
11:10Et donc, ce que l'Espagne demande,
11:13c'est que ces limites soient respectées.
11:15C'est un peu la même chose
11:15qui a dit l'Italie, d'ailleurs.
11:19Elle n'a pas encore été saisie par les États-Unis,
11:22mais ils ont clairement dit
11:24qu'ils suivraient les règles
11:26prévues dans ces traités
11:28entre les États-Unis et chacun de nos pays.
11:30Et donc, nous ne faisons en Espagne
11:32que suivre ce qui est dit dans les traités,
11:36ce qui est l'usage selon les règles
11:38du droit international,
11:39l'usage selon les règles des Nations unies
11:45et selon les règles qui sont celles
11:49de deux alliés à l'OTAN.
11:51Alors, justement, parlons de l'OTAN,
11:53parce que là, vous avez vraiment une exception.
11:55En juin 2025, les ministres de la Défense
11:57ont fixé un nouvel objectif de dépense
11:59de 5% du PIB, dépense de défense,
12:02dont 3,5% pour la dépense militaire pure.
12:05Le minimum actuel est fixé à 2% depuis 2006.
12:10L'Espagne est à 2%, mais ne veut pas augmenter,
12:13ne veut pas entendre parler de ce nouvel objectif.
12:16Elle parle beaucoup de solidarité, cette Espagne,
12:18entre les Européens, entre les alliés de l'OTAN,
12:20mais sur les efforts militaires à fournir,
12:24eh bien, finalement, c'est aux autres
12:26d'assurer un peu plus sa défense ?
12:28Non, je crois que si on regarde d'où on vient,
12:32l'Espagne a fait un effort énorme
12:35ces deux dernières années.
12:37On était à une dépense à 0,7%.
12:41On a augmenté cette dépense à 2% du PIB.
12:47C'est un effort énorme qui a été fait.
12:49L'Espagne est un pays solidaire,
12:52et ses voisins.
12:53Elle est présente dans la défense
12:56des pays européens au flanc Est.
12:59Elle participe aux missions de l'OTAN
13:02pour défendre notre flanc Est.
13:04Je voudrais quand même rappeler
13:05que notre principal objectif
13:09du côté de la défense du territoire européen
13:12aujourd'hui est la guerre en Ukraine.
13:15L'Espagne est un pays solidaire de l'Ukraine,
13:18auquel elle a fourni des l'aide militaire
13:21comme des l'aide financière,
13:23mais elle a aussi expliqué pourquoi elle pense
13:26que ces 5% qui a été quelque part décidés
13:31un peu arbitrairement par le président des États-Unis
13:34est un 5% qu'elle questionne.
13:37Mais elle ne questionne pas la solidarité.
13:39Le président des États-Unis
13:41qui s'est exprimé contre l'Espagne
13:43à côté du chancelier Mertz.
13:47Alors, Friedrich Mertz, c'est un conservateur.
13:50Votre Premier ministre, il est socialiste.
13:51Ils ne sont pas du même camp.
13:52Mais vous pensez qu'il aurait dû défendre l'Espagne
13:56face à Trump et face aux caméras, surtout ?
13:58Si nous avons des différents entre-européens,
14:00on lave les linges à la maison.
14:02Donc, moi, je ne me prononcerai pas sur ça.
14:04Je crois que l'horreur la plus grave
14:07qu'on pourrait commettre aujourd'hui,
14:09c'est d'essayer de trouver des divisions entre-européens.
14:12L'Europe doit rester unie aujourd'hui.
14:15Si nous avons des désaccords,
14:16nous les traitons en privé,
14:17mais nous ne l'exposons pas sur la place publique.
14:20La France, l'Italie et la Grèce, d'ailleurs,
14:22vont coordonner l'envoi de moyens militaires
14:24en Méditerranée en réponse aux ripostes iraniennes
14:29qui visent des bases militaires chypriotes.
14:33Ça, c'est justement une bonne réponse européenne
14:36parce que les Iraniens cherchent à impliquer l'Europe, selon vous ?
14:39L'Europe a répondu, l'Italie, la Grèce, la France, l'Espagne.
14:44Nous avons tous répondu à ces messages
14:47que nous avons reçus de la part des chypriotes
14:50qui ont été aussi attaqués.
14:53En ces moments, vous savez, Caroline,
14:55il y a beaucoup de confusion sur qui tire sur qui.
14:58Donc, le plus important,
15:00plutôt que s'engouffrer dans la guerre,
15:03c'est de rester avec la tête froide,
15:05mais de marquer clairement notre présence sur le terrain
15:09pour assurer nos intérêts et protéger nos alliés.
15:14C'est de cela qu'il s'agit.
15:16C'est un élément de dissuasion forte en Européen.
15:21Encore une fois, une manière de projeter l'Union européenne
15:24sans entrer et sans s'engouffrer dans ce conflit.
15:29Côté économie, l'Europe sera d'ailleurs
15:31beaucoup plus frappée par le conflit
15:33que les États-Unis.
15:36Depuis le début, le prix du gaz en Europe
15:38a bondi de 50 % et le pétrole de 12 %.
15:41La bourse parisienne a reculé de 5 %.
15:44On est face à un choc économique majeur, selon vous ?
15:48On est face à un choc économique sérieux.
15:52Ça va dépendre aussi de combien ces conflits durent.
15:56S'ils durent dans deux mois
15:58plutôt que dans deux semaines,
16:00les chocs d'inflation en Europe comme en Asie
16:02sera très important.
16:04D'où l'importance, à mon avis,
16:07des pays asiatiques comme des pays européens
16:10pour essayer aussi de montrer
16:13qu'il y a une autre voie.
16:14Qu'il y avait une autre voie.
16:16Je voudrais rappeler, Caroline, quand même,
16:18qu'il y avait une autre voie
16:20qui avait été lidérée par l'Union européenne en 2015
16:23pour trouver une solution à la non-prolifération nucléaire iranienne.
16:28Un accord négocié par la haute représentante de l'Union européenne
16:32avec une grande participation et un leadership européen
16:37qui a été jeté dans la poubelle par Trump lors de son premier mandat.
16:43Donc, il y a une autre voie et peut-être c'est le moment de l'Europe
16:46avec d'autres pays asiatiques d'ouvrir cette voie
16:49qui, sinon, va avoir des conséquences importantes du côté inflation.
16:55On vient d'une période d'inflation forte,
16:58donc on sait très bien combien ça peut déstabiliser nos sociétés.
17:01Alors, Ancha Gonjala Eslaïa, merci d'avoir été avec nous.
17:05Une femme, il y en a peu en responsabilité en Europe
17:07et d'ailleurs, ce sera l'objet de la seconde partie
17:10de notre programme consacré à la journée internationale
17:14du droit des femmes.
17:15C'est tout de suite le débat à Bruxelles.
17:22Bienvenue au Parlement européen dans notre Europe
17:25qui célèbre tous les 8 mars les droits des femmes.
17:28Alors, à travers le monde, l'Union européenne apparaît plutôt
17:31comme un rempart de l'égalité hommes-femmes.
17:33Mais si on y regarde de plus près, à la loupe,
17:36eh bien, elle connaît aussi une forme de régression.
17:39Le droit à l'avortement est en effet en recul dans plusieurs pays
17:43tels que l'Italie, la Hongrie et surtout la Pologne ainsi que Malte.
17:49Malgré une initiative populaire reprise par la Commission européenne
17:53pour donner un accès à l'IVG pour toutes les européennes,
17:57la bataille idéologique bat son plein.
17:59Oui, une certaine droite radicale en Europe voudrait ainsi renvoyer
18:04les femmes dans leur foyer, les assigner à faire des enfants
18:07et à s'occuper d'eux.
18:09Et par ailleurs, le problème des violences reste une réalité.
18:1350 millions d'Européennes, soit une femme sur trois,
18:17a déjà été victime d'une violence physique ou sexuelle,
18:20rarement déclarée d'ailleurs dans le cadre familial.
18:23Et puis, l'Union européenne a du mal à exporter ces valeurs d'égalité hommes-femmes
18:27et à protéger l'émancipation féminine à travers la planète.
18:31Alors, pour en parler, nous recevons aujourd'hui trois invités.
18:34Sirpa, Petitikainen, bonjour.
18:37Vous êtes eurodéputée finlandaise.
18:38Vous siégez au sein du PPE, la droite de l'hémicycle ici au Parlement de Bruxelles.
18:45Vous êtes à côté de Mark Engel, un luxembourgeois
18:48qui s'intéresse de près aux droits des femmes du groupe des socialistes et démocrates.
18:53Enfin, Anna Cavazzini, vous êtes eurodéputée allemande,
18:57membre du groupe des Verts.
18:59Est-ce que, pour vous, Anna Cavazzini,
19:01au moment où on célèbre l'égalité hommes-femmes,
19:04vous considérez qu'elle est acquise en Europe ou est-ce qu'elle est en danger ?
19:09Je crois que dans les dernières années, on a eu beaucoup de progrès.
19:14Donc, ensemble, dans ce parlement, on a lutté pour les droits humains,
19:19pour les droits des femmes et on a progressé sur beaucoup d'importantes lois.
19:23Mais oui, dans ce moment-là, tout ça est en danger par l'extrême droite, oui.
19:28L'extrême droite européenne, l'extrême droite poussée aussi par la vague Trumpiste aux États-Unis
19:33qui importe son discours ?
19:36Absolument, oui.
19:37Quelquefois, on parle du backlash, mais je ne crois pas que c'est un backlash.
19:41Le retour de bâton, un retour de balancier.
19:44Oui, parce que je crois que c'est orchestré.
19:46On voit que beaucoup de fondations américaines, des MAGA, mais aussi de l'Angry,
19:51ils financent des campagnes en Europe.
19:53Ils financent quelques activités.
19:55Et c'est pour ça qu'on a l'impression que ça passe, mais ça ne passe pas.
20:01C'est orchestré.
20:02Et je crois que c'est important de comprendre ça pour lutter contre ce phénomène-là.
20:07Alors, Sirpa Pitikainen, c'est vrai que vous êtes députée d'un des pays du Nord
20:11qui sont réputés plus en avance sur le féminisme.
20:14Est-ce que le retour de Trump au pouvoir, pour vous, marque un recul du droit des femmes,
20:20même en Europe, peut-être avec un discours masculiniste qui commence à marcher ?
20:24Oui, c'est vrai.
20:26Ce qui se passe en Europe et aussi en Finlande,
20:31on remarquait le recul dans les valeurs,
20:35le recul dans la transparence de la salarie et toute part de la société.
20:43Nous sommes un peu complaisantes en Finlande, je crois,
20:48parce qu'on pense que nous étions très progressées, avancées.
20:53Alors, il n'y a pas de problème, mais en effet, il y a.
20:57Ces discours, on les retrouve sur les réseaux sociaux, notamment Marc-Angèle ?
21:01Oui, on trouve tous ces réseaux, tous ces discours sur les réseaux sociaux.
21:05Et c'est comme notre collègue l'a dit, c'est un mouvement mondial.
21:10Et il tourne l'égalité.
21:11C'est quoi l'égalité entre hommes et femmes ?
21:13C'est une politique anti-discrimination.
21:15On ne veut pas plus de droits, ni pour les uns, ni pour les autres.
21:18Mais Trump et Poutine et tous ces mouvements ultra-conservateurs,
21:23ils ont transformé ça en une bataille idéologique.
21:26Ils parlent d'une idéologie du genre.
21:29Ça n'existe pas, une idéologie du genre.
21:31Si on est pour l'égalité entre hommes et femmes, on n'est pas idéologue.
21:36On veut juste lutter contre la discrimination et avoir les mêmes droits.
21:39Et les réseaux sociaux sont utilisés pour nous diviser.
21:43Et les copains de Trump dans la Silicon Valley, les Czech Brothers, comme on les appelle,
21:48les grands patrons, ils font du fric avec ça pour nous diviser.
21:51Est-ce que vous incluez aussi certains pays ?
21:54Deux pays particuliers font peser sur les femmes une pression nataliste.
21:58Les enjoignants à Procré, l'Italie de Mélonie,
22:00où le ministère de la Famille et de la Natalité appellent les femmes
22:03à redécouvrir la beauté de la parentalité.
22:06Ou la Hongrie de Victor Orban, où les femmes sont incitées fiscalement
22:10à faire des enfants avant 30 ans.
22:12Oui, la beauté de la parentalité, c'est qu'il y a une égalité entre hommes et femmes.
22:17Si un couple a des enfants, les deux doivent s'occuper des enfants, etc.
22:21Et pas que c'est une responsabilité uniquement pour les femmes.
22:26C'est ça, un modèle de famille moderne qu'on défend.
22:31Et ce n'est pas parce que les femmes restent à la maison,
22:33c'est parce que si on a des bonnes lois sociales,
22:36si on a des crèches, des services publics pour les gardes d'enfants, etc.,
22:42alors les gens peuvent avoir des enfants.
22:45Mais ce qui est très intéressant, tous ces gens-là de l'extrême droite,
22:48quand on veut défendre les droits des enfants,
22:51quand on vote sur le budget de la garantie enfance
22:54pour lutter contre la pauvreté d'enfants, ils sont contre.
22:56Donc c'est très contradictoire leur discours,
22:59et c'est très idéologique, et il faut se méfier.
23:02Alors parlons de l'accès à l'interruption volontaire de grossesse,
23:06un autre sujet d'inquiétude dans l'Union européenne.
23:08Regardons ces chiffres.
23:11La France, qui a inscrit le droit à l'IVG dans sa constitution,
23:14a le taux de recours le plus élevé d'Europe, 17 femmes pour 1 000,
23:18mais le recours à l'IVG est en recul.
23:20En Hongrie, par exemple, où la loi oblige les mères
23:24qui souhaitent avorter à écouter le battement de cœur des bébés,
23:27et en Italie, le taux recule aussi, seulement 5 femmes pour 1 000.
23:31Le gouvernement, Mélanie, encourage les médecins
23:33à se faire objecteurs de conscience
23:35et à refuser l'avortement, pourtant légal.
23:39En Italie, ce n'est pas, Pieter Kellen,
23:41la droite traditionnelle, qui correspond à votre parti,
23:44le PPE est en alliance avec la droite radicale.
23:47Qu'est-ce que vous pensez de ces pratiques ?
23:49D'abord, nous sommes très divisés en cette question à PPE.
23:54Il y a, d'une part, qui est très contre,
23:59et de l'autre part, c'est les gens comme moi,
24:02qui est la majorité, qui sont à progrès le droit comme ça.
24:12Pour la défense du droit à l'avortement ?
24:14Oui.
24:15Une initiative citoyenne a obtenu, fin février,
24:18une avancée pour l'accès à l'IVG dans l'Union européenne.
24:21Au terme d'une pétition ayant recueilli plus de 1 million de signatures,
24:271,1 d'ailleurs,
24:29elle a obtenu de la Commission européenne une mesure nouvelle.
24:33Écoutons tout de suite.
24:35Désormais, nous accordons aux États membres
24:38la possibilité d'utiliser l'argent européen du Fonds social européen
24:42pour améliorer l'accès à l'avortement.
24:45Cela signifie aider les femmes qui doivent se déplacer,
24:48aider les femmes dans leur propre pays,
24:51aider les femmes vivant dans des régions isolées
24:53et aider les femmes sans moyens financiers.
24:56Pour la première fois,
24:59la Commission européenne affirme très clairement
25:01que les fonds de l'UE
25:02peuvent être utilisés pour garantir l'accès à l'avortement sécurisé,
25:06en particulier pour les femmes qui ne peuvent pas avorter.
25:09Mais nous sommes déçus qu'il n'ait pas alloué
25:12de fonds supplémentaires à cet effet
25:13et que cela passe par le financement existant.
25:16Alors, Anna Cavadini, comment vous jugez cette mesure ?
25:19Il n'y a pas d'argent nouveau.
25:21Il n'y a pas non plus d'efforts contraignants
25:24pour les pays de donner accès à l'avortement.
25:27Mais si vous allez dans un autre pays,
25:29par exemple vous êtes polonaise en Belgique,
25:31vous faire avorter parce que vous voulez,
25:33eh bien, éventuellement, vous serez remboursée.
25:36Je crois premièrement que cette initiative-là
25:40montre que les droits des femmes
25:42sont importants pour beaucoup d'Européens.
25:45Parce que c'est pour ça que cette initiative
25:46a beaucoup d'échets
25:47et beaucoup de soutien aussi dans le Parlement.
25:50Parce que beaucoup de groupes,
25:51beaucoup de membres ont voté aussi
25:53pour soutenir cette initiative-là.
25:55Parce que les femmes veulent les droits sur leur propre corps.
25:59Ça, c'est super important.
26:00Et c'est pour ça, aussi moi, personnellement,
26:03j'ai soutenu cette initiative-là.
26:05Et moi aussi, je suis un peu déçue de la Commission
26:09parce que la Commission aurait été à voir plus fort.
26:14Mais quand même, ils ont dit oui,
26:17on soutient cette initiative.
26:18Et ça, c'est le plus important.
26:20Et ça, c'est un signe dans cet environnement
26:22où il y a une extrême droite
26:25qui veut qu'il n'y ait pas d'accès
26:27aux appartements sécurisés.
26:29Je crois que c'est important de aussi fêter les succès.
26:33Et ça, c'est un succès.
26:35Marc-Anguel, un tiers des Européennes
26:37ont subi des violences physiques ou sexuelles.
26:41Alors, face à ces chiffres,
26:42l'Union européenne a là aussi adopté
26:44des mesures inquiètes progressivement en vigueur.
26:46Des infractions sont harmonisées
26:48au niveau de toute l'Union européenne.
26:50Ça concerne les cyber-violences
26:51ou certaines violences physiques
26:53comme les mutilations génitales
26:55qui sont connues comme des eurocrimes
26:56et qui seront bientôt punies
26:57de la même façon dans toute l'Union européenne.
27:00On harmonise,
27:01mais est-ce que ça va vraiment faire
27:03régresser les violences ?
27:05D'abord, ce qui est important,
27:08l'Union européenne a adhéré aussi
27:09à la Convention d'Istanbul.
27:11C'est cette convention contre la violence
27:13contre les femmes et les filles
27:15et la violence domestique aussi.
27:17Parce que ce n'est pas comme l'extrême droite
27:19dit toujours,
27:20la violence envers les femmes,
27:21ça vient uniquement des migrants.
27:23C'est faux.
27:24C'est surtout dans le cadre familial
27:26que ça se passe.
27:27Donc, il faut légiférer.
27:28On a la Convention d'Istanbul,
27:30on a adhéré en tant qu'Union européenne
27:31et on a la directive
27:35contre la violence des femmes et des filles.
27:37Mais permettez-moi de revenir à l'avortement.
27:40Hier, il y a quand même des avancements
27:41qu'il faut fêter.
27:42Hier, au Parlement, à Luxembourg,
27:44il y a une majorité constitutionnelle
27:46qui a inscrit l'avortement
27:47dans la Constitution
27:48parce qu'on est conscient
27:49qu'il y a des risques de régression.
27:51Et voilà.
27:52Et tous ceux qui sont contre l'avortement,
27:55les partis politiques,
27:56c'est ceux qui sont aussi contre
27:57sauver la vie dans la Méditerranée,
27:59dans la mer,
28:00quand il y a des gens qui sont nés,
28:02des êtres vivants
28:03qui se noient dans la mer.
28:06Et quand on dit
28:06qu'il faut sauver ces gens,
28:07ah non, là, la vie ne compte plus.
28:10Donc, cette hypocrisie
28:11de cette extrême droite,
28:12il faut la dénoncer.
28:13On est loin d'un accès plein
28:15pour les européennes à l'avortement.
28:18Oui, je crois qu'il doit être
28:20une loi de ça.
28:22Mais c'est très clair
28:24que les femmes ont les droits de l'humanité
28:29et les droits sexuels,
28:31c'est une part des droits de l'humanité.
28:34Et ça, c'est la compétence de la Commission.
28:38Anna Kavazny,
28:39un autre point restant en suspens,
28:40c'est la définition pénale du viol
28:43qui est pour l'instant
28:44pas harmonisée en Europe,
28:46toujours pas.
28:46Un rapport, d'ailleurs,
28:47du Parlement européen
28:48demande à la Commission
28:49d'intégrer la notion de consentement.
28:53Au moment des débats
28:54qui avaient eu lieu en 2024,
28:55c'est la France et l'Allemagne
28:57qui se sont opposées
28:58à intégrer la notion de consentement
29:00dans la définition du viol
29:01à l'échelle européenne.
29:03Les arguments étaient juridiques,
29:04mais depuis,
29:04la France a fait voter une loi
29:05pour intégrer cette notion de consentement.
29:08Et en Allemagne,
29:09où on n'a pas changé de position ?
29:11Oui, nous avons critiqué
29:14l'Allemagne et la France
29:15quand ils étaient contre cette mesure.
29:19Et comme je comprends,
29:20le Parlement va voter autrefois en avril
29:23sur un rapport
29:24qui va demander une règle européenne.
29:27Et j'espère que ça va aussi
29:30augmenter la pression sur l'Allemagne.
29:33Quel est l'enjeu à travers ce vote
29:35et à cette définition européenne ?
29:37Qu'est-ce que ça pourrait changer ?
29:39Que l'on a besoin d'un consent
29:41et que s'il n'y a pas un consent,
29:44que c'est un viol.
29:46Un oui est un oui
29:47et un non est un non.
29:48C'est ça.
29:48C'est très clair.
29:49Très clair.
29:50Alors, c'est très clair sur ce plateau.
29:52D'accord ?
29:53On va d'ailleurs parler de l'image
29:55que projette l'Union européenne
29:57hors du monde
29:57parce qu'il y a évidemment une crise.
29:59Ça ne vous a pas échappé mondiale.
30:01Il y a une guerre même en Iran.
30:03Les droits des européennes
30:05sont bien défendus.
30:06Mais est-ce que l'Union européenne
30:08est capable d'exporter ces valeurs ?
30:09Est-ce qu'elle a suffisamment réagi
30:11justement pour défendre
30:14les femmes iraniennes
30:15qui se faisaient tuer dans la rue
30:16au moment justement des insurrections
30:20et qui ont manifesté par milliers
30:22pour le non-port du voile ?
30:25Au Parlement, on a quand même
30:27avec des résolutions soutenu
30:29tout le peuple iranien
30:31et chaque fois, on a quand même
30:32insisté aussi sur l'égalité des gens
30:34et les droits des femmes en Iran
30:36qui sont encore pires
30:39que ceux des hommes là-bas.
30:42On n'a jamais oublié
30:43de défendre les femmes iraniennes
30:46ici au Parlement européen.
30:47Notre politique de développement
30:49et de coopération avec des pays tiers,
30:51on a des critères pour allouer des fonds
30:54pour qu'il y ait une égalité aussi
30:57ce qu'on appelle « gender mainstreaming »
30:58qu'on n'oublie pas de financer des projets
31:02dans les pays tiers
31:03qui vont à l'encontre de l'égalité
31:06hommes-femmes.
31:06Ça, c'est quelque chose de très important
31:08et j'espère que dans le prochain budget,
31:10le budget qu'on allouera
31:12à la politique de développement
31:13et de coopération,
31:14la dimension genre gardera un rôle important.
31:18Alors, justement,
31:19est-ce qu'aussi, par exemple,
31:21l'autre réponse qui se pose ?
31:23Et la question qui se pose,
31:24c'est offrir le statut de réfugiée
31:27aux femmes iraniennes,
31:29aux femmes afghanes,
31:30à toutes les femmes qui, dans le monde,
31:31par leur minorité sexuelle,
31:33sont stigmatisées ?
31:35Oui. Moi, je veux dire qu'avec l'exemple d'Afghanistan et l'Iran,
31:42on voit que les femmes souffrent le plus
31:44dans le régime patriarcal, autoritaire,
31:47et que c'est important que, dans tout le monde,
31:50on travaille sur des mouvements de démocratie
31:53et tout ça. Et aussi, avec l'Afghanistan,
31:57par exemple, on voit que si, par exemple,
32:00les États-Unis, ils caddent tout le budget
32:03pour l'aide-développement,
32:05aussi, les femmes souffrent le plus.
32:08Mais oui, l'Europe aussi doit faire plus
32:13pour les femmes et je suis absolument d'accord
32:16de donner un statut spécial pour les réfugiés.
32:21Monsieur Engel, quoi faire de plus
32:24du point de vue des Européens ?
32:26Est-ce que, par exemple, on peut dire aux Iraniennes,
32:28vous êtes les bienvenues, puisque vous échappez
32:31à un régime qui vous stigmatise et qui vous tue ?
32:34C'est un message qu'on doit faire,
32:37mais toutes les personnes persécutées doivent avoir...
32:40C'est le droit international, le droit d'asile,
32:43c'est un droit international.
32:44Et surtout, dans certains pays, comme Anna l'a dit,
32:47surtout l'Iran, l'Afghanistan,
32:49c'est les femmes qui souffrent le plus dans ces régimes.
32:52Bien entendu, on doit les accueillir
32:54si elles cherchent la protection chez nous.
32:58C'est pour les protéger.
32:59Le droit à l'asile, c'est un droit pour protéger des gens.
33:03Et ici, c'est pour protéger les femmes.
33:06On doit réfléchir sur la situation
33:09et ça peut être le contexte de gendre,
33:13de vue politique, la religion.
33:15Oui, c'est reconnu par la Cour européenne de justice.
33:18Et ça, c'est ce qu'on ne fait pas en ce moment en Europe.
33:21Et c'est une grande faute.
33:22Donc, ne pas oublier, effectivement,
33:24la protection légale des femmes aussi à travers le monde.
33:27Merci à vous d'avoir participé à ce débat.
33:29Merci à vous et bonne suite de programmes sur nos chaînes.
33:32Merci.
33:33Merci.
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