00:04Musique
00:21Il est 8h30 ce matin et Noyare est sous la menace d'une inondation majeure après une crue du drac.
00:28Si les élus s'activent comme pour de vrai, il s'agit en fait d'un exercice, une simulation pilotée
00:34par la métropole pour tester son plan intercommunal de sauvegarde.
00:38On est une équipe nouvellement élue et ça permet de voir comment on peut mettre en place ce plan communal
00:43de sauvegarde.
00:44En plus, comme on est au sein de la métropole, ça permet aussi d'avoir des rapports avec nous et
00:50les communes environnantes, voir comment on peut s'entraider dans ce genre de situation.
00:53Ça fait partie de la vie de la commune et le rôle aujourd'hui, chacun en a un et on
00:59va essayer de l'exécuter au mieux.
01:00On est muni d'un logiciel qui nous est fourni par la métropole de Grenoble et qui nous permet de
01:06visualiser la cartographie et le scénario d'inondation
01:12qui a été activé aujourd'hui pour déterminer les bâtiments et les différents risques associés à cette inondation.
01:19Une crue fictive, mais une évacuation bien réelle. La tâche est confiée aux volontaires de la réserve communale de Noyarré
01:26avec un objectif précis, mettre à l'abri les 47 résidents les plus exposés à la montée des eaux.
01:33On va prévenir les gens qu'il faut qu'ils évacuent vers la mairie.
01:36Vous êtes toutes seules dans la maison ?
01:37Oui.
01:38Donc une personne, et donc il faut évacuer sous la salle, sous la mairie.
01:41D'accord, mais je serai sur mes temps.
01:43Trois heures.
01:44L'évacuation s'est plutôt bien placée, les gens coopèrent bien et sont conscients de l'intérêt de l'exercice.
01:50Il y a une personne qui a refusé, mais le reste des habitants, on joue le jeu et ça se
01:55passe super bien.
01:55Il fait beau, on est bien.
01:57Alors nous on revient à la mairie, on va faire notre rapport pour dire qui a évacué, qui n'a
02:01pas évacué,
02:02pour qu'ils aient la liste des gens qui sont encore sur site et ceux qui ont accepté d'évacuer.
02:09C'est une commune qui est toujours joueuse pour tout ce qui est PCS et qui est vraiment toujours en
02:16train de se renseigner et de s'améliorer.
02:18On est toujours dans l'optique où c'est un exercice, donc forcément il y a des coquilles.
02:24Et on est là justement pour voir ce qui s'est mal passé de façon à pouvoir modifier le PCS.
02:29C'est vrai qu'on s'est rendu compte que ce n'est pas toujours facile d'avoir des relations
02:34fluides avec tous les partenaires,
02:36que ce soit la préfecture, le SDIS, les autres communes, mais c'est des choses, c'est des points qu
02:42'on peut améliorer je pense.
02:43Et on va essayer de faire ça le mieux possible pour les prochaines fois.
02:55C'est un mode de transport que près de 180 000 élèves de la maternelle au lycée empruntent quotidiennement pour
03:01se rendre en classe.
03:02Si les plus jeunes bénéficient de la présence d'accompagnateurs volontaires qui favorisent le bon déroulement des trajets,
03:07l'arrivée au collège marque la découverte d'une nouvelle organisation et une utilisation plus autonome des transports scolaires.
03:13Grâce à un financement de près de 90 000 euros, la région Auvergne-Rhône-Alpes témoigne de sa volonté d
03:18'inscrire la prévention et la sécurité des élèves
03:21en proposant sur la période septembre à décembre 2026 un programme de sensibilisation inédit.
03:27Quels sont les bons gestes aux abords du CAR et dans le CAR pour être en sécurité ?
03:31Là on a fait un appel d'offres pour avoir un partenaire avec ses 20-30 formateurs, ça nous permet
03:36de travailler sur l'ensemble des départements.
03:38Beaucoup d'animations interactives, on va jouer, on va leur présenter un quiz avec 15 situations où il y a
03:44des règles de sécurité à mettre en place,
03:45des chasses au risque avec des photos, des visuels et puis le deuxième volet de la formation va se dérouler
03:52dans le CAR avec vraiment, j'allais dire, des situations très concrètes.
03:56On va parler des accessoires de sécurité, on va parler de l'évacuation d'urgence, on va la jouer même
04:00pour vraiment s'apercevoir qu'on peut gagner du temps et optimiser ses pratiques.
04:04On va parler des angles morts et puis de la soute à bagage aussi qui est un des dangers aux
04:08abords du CAR.
04:09Si ce genre d'action est déjà menée depuis plusieurs années, elle est désormais renforcée depuis leur entrée et apporte
04:14des évolutions significatives.
04:15Avant on avait du mal avec la ceinture de sécurité dans les bus, notamment sur le transport le matin.
04:22Maintenant c'est un réflexe, s'ils montent dans le bus, ils mettent leur ceinture et c'est le réflexe
04:26aussi pour les enseignants qui pensent à leur rappeler.
04:28Dans le département de la Loire, ce sont ainsi 13 classes réparties dans trois collèges qui bénéficieront de ce programme
04:33de sensibilisation que suivent les élèves de Michel Montaigne à Balbigny,
04:36les sixièmes du collège privé Marcelin-Champagna à Feur, mais aussi quatre classes du collège Nicolas Comté à Rény.
04:49Depuis quelques jours, Louis Agnolet porte sa blouse avec un tout nouvel élan.
04:54Ce lundi, il a intégré l'association Relais Desserts.
04:59L'artisan chocolatier rejoint donc le petit cercle des passionnés.
05:04Une centaine de pâtissiers seulement, choisis à travers 19 pays.
05:09C'est un rêve de rentrer dans une association comme ça, parce que ça rassemble peut-être les plus grands
05:15pâtissiers du monde.
05:16Donc c'est un véritable honneur d'y avoir été invité et d'avoir pu intégrer cette association.
05:23Et j'ai toujours eu à cœur de montrer notre savoir-faire et je me suis donné les moyens justement
05:30pour pouvoir y entrer.
05:32Pour séduire ses pères, Louis a donc misé sur son savoir-faire et sa technicité,
05:37avec une création artistique en hommage à Annecy, mais aussi les signatures de la maison.
05:44J'ai donc réalisé la Pablova Mirage, qui est une meringue craquante, une compotée de framboise,
05:51avec une émulsion au pamplemousse, des litchis et surtout l'intégration de notre poivre de Sichuan du jardin,
06:00qui amène toute cette note à la fois fruitée, mais à la fois qui contrebalance le pamplemousse
06:05et qui amène vraiment la côté originalité de ce dessert.
06:08Et cette reconnaissance récompense l'histoire d'une transmission familiale.
06:13Depuis 2018, l'artisan a rejoint son père à la création.
06:18Et tous deux partagent cette même passion dans leurs ateliers.
06:22C'est beaucoup d'émotion.
06:24Cette passion l'a amenée aujourd'hui à cette reconnaissance de ses pères qui est incroyable.
06:31Il a 30 ans et depuis tout petit, il a partagé toutes les créations qu'on a pu réaliser.
06:41Et puis, il a été aussi la source de nouvelles créations.
06:46Et ça, c'est formidable.
06:47Des douceurs sucrées qui, pour chacune d'elles, sont une ode au territoire.
06:51Parmi leurs toutes dernières gourmandises imaginées, un clin d'œil une nouvelle fois au lac d'Annecy,
06:58avec ce galet chocolaté sur lequel se dévoile un signe.
07:02On a vraiment fait sous un aspect très technique, comme un petit palais extrêmement fin.
07:08Et à l'intérieur, on a mis des garnitures au caramel, une garniture aux pralinés aux noisettes du Piémont
07:15et puis une garniture aux pralinés aux amandes.
07:20Et cette garniture, c'est aussi une recherche qu'on a faite pour donner de l'émotion.
07:24Une création qui rejoindra les autres dès ce samedi en vitrine pour une dégustation du lac, tout en gourmandise.
07:37L'heure du bilan a sonné pour le Tour de France 2026 en Isère.
07:427 jours de présence, 4 étapes clés et des villes-étapes phares comme Voiron, Bourdoisans et l'Alpe d'Huez.
07:48Au total, près de 500 000 spectateurs se sont pressés au bord des routes iséroises.
07:53Selon l'étude du cabinet, SEGA Impact.
07:56On a croisé énormément de données.
07:57D'abord, on a interrogé les spectateurs sur le bord de la route.
08:01Ensuite, on a interrogé les socioprofessionnels pour comprendre l'impact sur leur chiffre d'affaires.
08:06On a récupéré l'ensemble des données mobiles d'Orange pour savoir d'où venaient les spectateurs.
08:11Et enfin, on a sondé les isérois pour comprendre leur ressenti à l'égard de cet événement.
08:16Un engouement populaire doublé d'un succès financier.
08:20L'impact économique direct s'élève à près de 38 millions d'euros
08:23pour un investissement public de 1,7 million d'euros des collectivités locales.
08:28Pour chaque euro investi par les collectivités, c'est 22 euros de retombées économiques sur le territoire
08:35pour les hôteliers, pour les restaurateurs, pour les hébergeurs et les autres commerces.
08:40Donc le Tour de France est un formidable levier pour les collectivités qui acceptent de s'en emparer
08:46et d'en faire, en plus de ces retombées économiques, une véritable fête populaire.
08:50La clé de cette réussite, c'est l'ancrage prolongé du Tour qui est resté 7 jours sur le territoire
08:56en intégrant l'étape du Tour réservée aux amateurs.
08:59Ce qui a permis une hausse de la durée de séjour, on est quasiment à 5 nuités en moyenne par
09:05personne,
09:06et de faire de l'Isère une destination cycliste plutôt que simplement un lieu de passage du Tour de France.
09:13Si la Grande Bourque ne devrait pas revenir en Isère en 2027, les retombées de cette édition 2026 s'inscrivent,
09:21elles, dans la durée.
09:22Encore il y a 3 jours, j'étais dans le col de Sarennes et j'ai croisé une trentaine de
09:28cyclistes néerlandais
09:31qui ne connaissaient pas du tout le col de Sarennes.
09:33Je rappelle que ce col de Sarennes est une route d'intérêt communautaire
09:37où nous avons réinvesti de façon à la rendre très roulante pour le Tour de France
09:43et aujourd'hui, tout le monde en profite. C'est un vrai succès.
09:47Si l'épreuve booste la notoriété et l'économie locale,
09:50elle impose aussi un défi d'organisation et un impact environnemental non négligeable pour les petites communes.
09:56On atteint, je pense, des limites de capacité d'organisation pour que ça se passe le plus sereinement possible.
10:03Effectivement, ça rapporte, mais on est à la limite de nos capacités, je pense.
10:08L'environnement, c'est aussi un sujet important pour tout le monde.
10:13Il faut qu'on le prenne en compte et pour les habitants, c'est vraiment une difficulté
10:17de récupérer des champs avec des déchets de partout.
10:20Ce volet d'organisation est vraiment à s'améliorer pour nous.
10:25Peut-être que d'autres sont parfaits, mais nous, non.
10:27Un coût écologique largement accepté par la population.
10:30Selon l'étude de Ségat Impact, 7-0 sur 10 se disent fiers du passage du Tour de France dans
10:36leur département.
10:436 heures, c'est le temps que les candidats ont pour réaliser l'épreuve des World Skies en section peinture
10:49au niveau régional.
10:50Lors de cette épreuve, ils doivent concevoir deux œuvres différentes.
10:53Le logo, c'est le respect des cotes, des teintes, de la rapidité, bien sûr.
10:59Et ensuite, en dessous, on a un quadrillage qui s'appelle le spin module.
11:05C'est celui ou celle qui va le plus vite, qui termine le premier.
11:08Vous avez entendu des numéros, c'est parce qu'en disant, j'ai terminé.
11:11Donc, il y a un petit classement qui se fait.
11:13Chaque candidat met une place en stratégie.
11:15Soit je termine deuxième, troisième, voire quatrième.
11:17Je ne me presse pas trop, mais je fais de la qualité.
11:19Soit je joue le pari, terminé, premier, et je néglige un peu la qualité.
11:22Sur l'épreuve de rapidité, ce n'est pas seulement le temps qui compte.
11:26A chaque fois qu'un candidat a fini son module, il doit appeler les jurés pour que son chrono soit
11:30arrêté,
11:31mais aussi pour qu'ils analysent son œuvre.
11:33On est trois notés, en fait.
11:35On a une distance d'un, un recul d'un mètre.
11:37Il y a un chef de jury qui donne un chrono.
11:40Donc, pendant 20 secondes, il dit, vous regardez les défauts.
11:43Et au bout de 20 secondes, chacun dit avec sa main combien il a trouvé de défauts.
11:47Donc, on se met d'accord.
11:48S'il y en a un qui trouve, mettons, c'est une bêtise, mais deux, et l'autre, huit.
11:52Il faut que l'autre se justifie rapidement, où sont les huit erreurs.
11:55Cette année, les participants de la région Auvergne-Rhône-Alpes étaient huit candidats,
11:58dont sept filles et un garçon.
12:00Tous ont vécu les preuves différemment.
12:02Le speed, j'étais la première à commencer à peindre, mais il n'y avait que des catastrophes.
12:06Et je n'ai pas du tout fini première, parce qu'il y avait plein de petits morceaux
12:08qui venaient dans ma voiture encore, encore.
12:10Je trouve que c'était interminable.
12:11J'ai pris un peu de retard sur les angles.
12:14Du coup, je ne pensais pas du tout finir.
12:16Puis, je me suis bien remontée à la fin.
12:20Je me suis rattrapée sur le speed module.
12:22Je n'ai pas mis trop de temps, donc je n'ai pas perdu du temps après
12:25pour repartir directement sur mon logo.
12:30C'était au niveau des timings, de bien se régler, au niveau du traçage, des réchampis.
12:37Après, une fois qu'on est lancé, on se met dans sa bulle et c'est bon, c'est parti.
12:42Et c'est Léonie Montélimar du CF à Loire qui a remporté cette finale régionale.
12:46Elle se rendra à la demi-finale au mois d'avril prochain dans le but d'obtenir sa place
12:51pour la grande finale nationale à Orléans dans un an.
13:00Elles attendent toutes leur tour.
13:02Ce matin, ses 130 brebis n'ont pas rendez-vous avec l'herbe fraîche des pâturages,
13:06mais avec la tondeuse de Romain Picon.
13:09Pour bien tondre correctement un mouton, le plus important, c'est de bien le positionner au final
13:13pour qu'il bouge le moins possible, pour que ça soit dans une position
13:16le plus confortable pour lui à chaque fois, parce que sinon, il va bouger.
13:20Et après, le but, c'est d'éviter de faire des fausses coupes.
13:23La tonde et marteau est un peu plus récalcitrante.
13:25Ça me revient un peu plus caractérielle et c'est un peu plus technique à tonde.
13:29Les tonde et marteaux, une race typique des Savoies
13:32qui nécessite d'être tondue deux fois par an.
13:35On les tonde à ce moment-là, juste avant la mise bas,
13:38pour qu'elle soit propre pour la mise bas.
13:40Et après la mise bas, c'est le début de la traite.
13:42Alors pareil, pour une hygiène de traite.
13:44C'est des dates qui vont bien aussi, c'est qu'en les tondant comme maintenant,
13:47ça fait une petite repousse de laine pour qu'elle puisse rester dehors encore à l'automne
13:51si il fait un peu frais.
13:52Et pareil au printemps, les tondants au mois de mars,
13:55ça repousse avant qu'elles sortent au mois d'avril.
13:56Et du coup, elles ont un petit peu de laine pour commencer à sortir.
13:59Et ici, pas de gâchis, la laine est précieuse.
14:03Alors depuis 2021, l'association des Fristons-Moutons lui redonne une seconde vie.
14:08Avant de nous la donner, maintenant, on la paye, un euro le kilo.
14:13Et puis le but, c'est quand même de revaloriser, que cette laine ne soit pas jetée.
14:19Comme les 16 tonnes de laine qui sont jetées par an, on fait des belles choses avec.
14:23Mais avant de la revaloriser, il faut surtout la trier.
14:28Notre rôle, c'est d'enlever les débris végétaux, de repérer ce qu'on appelle les fausses coupes,
14:36c'est-à-dire les petits débris trop courts, d'enlever aussi les mèches qui ne sont pas intéressantes
14:41pour la suite de l'exploitation, c'est-à-dire trop court, trop rèche ou trop feutré déjà.
14:47Il faut être rapide, mais il faut essayer de ne pas gâcher non plus.
14:49Donc on secoue pour enlever les plus gros débris et on essaye d'être raccord avec le rythme du ton
14:56d'heure.
14:56Une tâche minutieuse et déterminante pour la suite.
15:00Celle-ci est ensuite envoyée jusqu'en Ariège pour être lavée et cardée.
15:05350 kilos par an.
15:07Notre filature, vous n'avez pas de cardeuse pour cette race de laine qui est rustique.
15:14Donc qui est très longue et sur les cardeuses, il faut les remettre en route et c'est compliqué.
15:20Donc il n'y a que cette filature qui a cette grosse cardeuse.
15:24Puis retour à l'envoyeur et c'est dans leur loco à Annecy que la laine reprend vie.
15:29On produit des gilets et des manteaux aussi, donc en feutre, avec de l'eau, du savon et du frottement.
15:36Ça c'est Jeanne qui l'a fait, elle est 100% tonne et marteau.
15:40Pour un manteau, il faut à peu près 600 grammes de laine.
15:44Textiles, mais aussi objets de décoration, masques pour enfants ou tapis sont confectionnés par l'association.
15:51De quoi permettre à la laine tonne et marteau de reprendre du poil de la bête.
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