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**Auvergne-Rhône-Alpes: Cows as Powerhouses, Students as Filmmakers, and a Nation's Work Captured!**

Discover how cows in Groisy are more than just milk producers! They're the first link in an innovative **methanization** chain, transforming waste and whey into clean energy for nearly a thousand homes. This sustainable initiative by Jean-Yves Raffin not only generates power but also produces an odorless fertilizer, revolutionizing farming practices.

Witness the creativity of BTS SAM students at Tézena-du-Montsel as they swap textbooks for cameras to win a national filmmaking competition. Their humorous and engaging approach to showcasing their formation, inspired by "Les Inconnus," earned them regional and national acclaim, proving that learning can be both fun and award-winning.

Step back in time with François Collard's photographic journey through France in the 1930s. An exhibition in Grenoble unveils "La France Travail," a collection of 10,000 stunning images capturing the nation's workforce. Explore a unique perspective on industrial and agricultural **labor**, with a special focus on the often-overlooked roles of women in the era.

#MéthanisationEnergie #JeFilmeMaFormation #PhotographieTravail

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Transcription
00:11Musique
00:22Aux Gaëques, les Erella, Groisy, les 200 vaches laitières de Jean-Yves Raffin
00:25ne sont pas là uniquement pour faire du lait et donc du bon fromage.
00:29Depuis maintenant plusieurs années, ces bovins sont aussi le premier maillon d'une chaîne de fabrication d'énergie
00:34grâce au processus de la méthanisation.
00:36Le lisier est méthanogène, le lactosérum est méthanogène, associé au biodéchet qui fait qu'on produit d'énergie.
00:43Le plus de cette transformation en énergie, c'est qu'on va enlever le méthane
00:48et au moment de l'épandage du digesta, on aura un produit qui sera inodore.
00:53Les effluents d'élevage, c'est tout ce qui est lisier des vaches
00:56et puis tout ce qui est issu de la fabrication, de la transformation fromagère, le lactosérum.
01:01Tout se passe donc à l'intérieur de cet immense réservoir de 3000 m3
01:04où se mélangent effluents et biodéchets.
01:06Après transformation du gaz, ce digesteur produit chaque année 330 kWh,
01:11une quantité suffisante d'électricité pour alimenter près d'un millier de foyers environnants
01:16et la ferme familiale.
01:17Le gaz est produit dans le digesteur, est stocké dans cette double membrane.
01:21Il est acheminé en bout de ligne et on va refroidir ce gaz.
01:27Du coup, on va le sécher, on va le surpresser.
01:30Ensuite, on va l'amener à travers un filtre à charbon pour dessouffrer,
01:34pour respecter les tolérances du moteur.
01:36Et ensuite, ce moteur qui tourne au gaz va faire tourner une génératrice qui produit du courant.
01:42Et à l'heure où les collectivités, les professionnels, les particuliers et les entreprises
01:47sont de plus en plus engagés dans une démarche d'économie d'énergie vertueuse,
01:51cette initiative s'inscrit donc dans une certaine logique.
01:54L'enjeu, c'est de pouvoir remplacer le gaz naturel par du gaz renouvelable.
02:01Donc forcément, ce type d'initiative et de projet, ça va dans le bon sens pour aussi décarboner le gaz.
02:07On a besoin de gaz renouvelable, de toutes les énergies décarbonées
02:11pour le mix énergétique et puis pour les territoires.
02:14Donc forcément, pour GRDF, mais j'ai envie de dire collectivement pour nous tous, ça va dans le bon sens.
02:19Mais la méthanisation ne se limite pas à la production d'énergie
02:22puisqu'elle permet aussi la fabrication de digestats.
02:25Ainsi, une dizaine d'exploitations agricoles du secteur
02:28utilisent cet engrais naturel comme ici à Épanie.
02:30C'est un produit qui est, comment dire, qui est neutre, quoi, quelque part, il n'y a pas d
02:36'odeur, rien du tout.
02:37Et puis l'apport d'engrais, d'azote, de phosphate, potasse, magnésie, chauve, un peu de tout.
02:45Maintenant, 4 euros, c'est une participation aux frais de transport.
02:48Après, c'est sûr que ça fait beaucoup moins cher.
02:50Sur un hectare de blé, c'est dans l'ordre 260 euros.
02:54En apport d'engrais, c'est beaucoup plus.
02:55Pour Jean-Yves Raffin, le pari de la méthanisation initié concrètement en 2019 est plus que réussi.
03:01Et la société Eco3R, qu'il a créée avec ses associés, lui permet une vraie amélioration de ses revenus.
03:12C'est à Saint-Etienne, au CFA de Tézena-du-Montsel,
03:15que les étudiants en BTS SAM ont troqué leur stylo pour une caméra.
03:19Leur objectif, participer au concours Je filme ma formation.
03:23Un défi que la classe tentait de relever depuis plusieurs années.
03:26En fait, ça faisait deux ans qu'on essayait d'organiser un cométrage et de participer au concours Je filme
03:32ma formation.
03:33L'année dernière, on avait souhaité le faire, mais on n'avait pas pu envoyer la vidéo pour différentes raisons.
03:40Et cette année, on s'est dit on va utiliser nos erreurs du passé pour justement réussir cette année.
03:46Mais pas question pour eux de présenter leur formation de manière classique.
03:49Les étudiants ont choisi l'humour inspiré des inconnus.
03:52On a essayé de tourner ça sous forme humoristique, en rajoutant quelques scènes d'humour,
03:58tout en gardant justement l'aspect sérieux et en présentant complètement nos études.
04:02Un pari réussi, puisque la classe de BTS SAM de Tézena-du-Montsel a finalement été récompensée,
04:07en devenant lauréate du concours régional et national.
04:11On est très content en tout cas, parce que du coup on est monté à Paris pour la remise des
04:15diplômes.
04:16Donc c'était pour la remise des récompenses.
04:20Donc ça fait une forme de reconnaissance et on est content de notre travail.
04:24Une expérience enrichissante pour les étudiants, même si certaines contraintes ont parfois limité leur créativité.
04:29Moi j'ai adoré, j'ai toujours aimé faire ce genre de choses.
04:33Et donc là on s'est bien fait kiffer, c'était bien drôle.
04:36Surtout qu'à la base on voulait vraiment faire une parodie des inconnus, mais on nous a un petit peu
04:40censuré.
04:41Mais du coup on est très content, c'est très drôle.
04:45Une fierté également pour les professeurs qui ont accompagné et guidé les élèves tout au long du projet.
04:50Et donc c'est vrai que c'est une fierté d'être arrivé au bout et d'avoir déjà réussi
04:54à postuler et à présenter un travail fini.
04:58Et ensuite d'avoir été lauréat aussi bien au national qu'au concours régional.
05:02Une récompense nationale qui vient conclure plusieurs semaines de travail.
05:06Et surtout une aventure collective dont les étudiants se souviendront longtemps.
05:16Un pays entier à photographier en 4 ans de route.
05:20C'est la mission ambitieuse qu'a confiées les éditions Horizon de France à François Collard en 1931.
05:26Saisir la France au travail, ses usines, ses champs et ses ateliers.
05:30Il en rapportera 10 000 clichés dont 2000 publiés sous le titre La France Travail.
05:36Aujourd'hui, le musée de l'ancien évêché de Grenoble met en lumière le photographe slovaque dans l'exposition Nous
05:42à l'œuvre avec une sélection bien originale.
05:46Il y a peu de femmes dans le travail de François Collard et s'il y a des femmes qui
05:51sont ici présentes dans l'exposition, c'est plutôt moi qui ai voulu aussi montrer le travail féminin pour ces
05:59périodes-là.
06:00Et notamment, c'est vrai dans certains secteurs, bien évidemment, comme la papeterie ou le textile.
06:05Elles seront beaucoup moins nombreuses dans certains secteurs comme la métallurgie ou la mine.
06:10Parmi les 2000 clichés publiés, un regard attire particulièrement l'attention, celui de ce jeune chauffeur de bateau, un métier
06:18qui consiste à alimenter en charbon la chaudière des navires.
06:22La photographie est magnifique et pour moi, elle est vraiment encore révélatrice de l'art de Collard.
06:30Collard, c'est lui qui va jouer avec les angles et donc notamment la contre-plongée.
06:37Il va également travailler ses cadrages, c'est-à-dire que ce n'est pas un cadrage traditionnel.
06:42Et là, on voit très très bien qu'il a mis en scène cet homme, qu'il l'a valorisé.
06:48Et puis, un magnifique travail sur le noir et blanc, bien évidemment, sur une maîtrise de la lumière.
06:54Ce regard, effectivement, est plein d'espoir. Il est profond et il témoigne aussi de la relation que Collard met
07:02en œuvre avec son sujet.
07:05C'est-à-dire qu'il y a vraiment une relation très étroite, une relation de confiance.
07:10Et je pense que tous ces gens qui ont été photographiés montrent aussi une part d'eux-mêmes à travers
07:16la confiance qu'ils témoignent aux photographes.
07:19François Collard pose son objectif sur les ouvriers des usines, mais également sur la France paysanne, ses gestes, ses saisons
07:27et ses silences.
07:28Une campagne qu'il sublime, presque idéalisée sous son regard.
07:32Il a vraiment le souhait de pouvoir mettre en valeur, sublimer, révéler ces personnes, avant, je pense, avant leur travail.
07:43Il va convenir avec eux de leurs gestes ou de leur posture ou ce qu'ils veulent montrer.
07:51Comme cette photographie qui est derrière moi, où l'on voit ce couple de paysans, donc une femme, un homme.
07:58Lui a sa faux sur l'épaule et qui dit faux dit culture des foins, donc on va couper les
08:05foins.
08:05On est plutôt au mois de juin, donc avant l'été.
08:08Et si on regarde attentivement cette photographie, on voit que les arbres n'ont aucune feuille.
08:15Il n'y a pas vraiment de vérité co-historique.
08:19Un humanisme rare capturé en 130 photographies.
08:23Avec nous à l'œuvre, le musée de l'ancien évêché nous rappelle à quel point le talent de François
08:28Collard méritait d'être découvert.
08:37Chaque matin, c'est le rituel pour cette famille.
08:41La traite de leurs troupeaux.
08:43Plus d'une soixantaine de vaches.
08:45On traite des vaches depuis 6h ce matin.
08:48Donc à peu près 1h30 pour 73 vaches.
08:51Donc vaches de rassemblement dans ces monts-belliards.
08:54Moitié-moitié dans le troupeau.
08:56Depuis toujours, Antoine a baigné dans cet univers aux côtés de son père et de son parrain.
09:01Mais bientôt, c'est lui qui va reprendre le flambeau de l'exploitation située à la Ringe.
09:07Ce qui me plaît déjà, c'est d'être avec du vivant, travailler avec des animaux, avec les vaches.
09:11On s'y habitue à force et ça nous plaît.
09:14C'est de travailler en extérieur.
09:15Moi, je ne me verrais pas travailler enfermé dans un bureau ou autre.
09:19C'est une fierté d'arriver derrière et de faire perdurer tout ça et d'essayer de la faire évoluer
09:24dans le bon sens aussi.
09:25Une reprise presque logique pour ce jeune agriculteur de 25 ans.
09:29Troisième génération dans la famille Chessel, il va perpétuer le savoir-faire familial implanté depuis 1971.
09:38On est toujours content de pouvoir transmettre une exploitation à ses enfants.
09:42Aujourd'hui, Antoine est pour l'instant seul jeune à arriver sur l'exploitation.
09:48On va tout faire pour l'accompagner jusqu'à tant qu'on peut le faire avec mon associé.
09:55C'est vrai que quand on transmet à un enfant, c'est plus facile.
09:59On fait plus de concessions quand vous transmettez à quelqu'un d'extérieur.
10:04Facilité dans la transmission des valeurs mais aussi sur le plan financier et logistique.
10:09Avec un GAEC déjà bien emplacé viable économiquement, Antoine n'a plus qu'à se concentrer sur la suite.
10:16Il y a quand même un investissement financier à mettre en place pour acheter les parts sociales de l'exploitation,
10:22pour rentrer au capital et avoir ma place et mes parts dans la société.
10:27Mais il y a aussi également une question de quand on arrive, on est jeune, on a des projets,
10:31on a envie d'investir et de moderniser l'exploitation.
10:34Diplômé d'un BTS à l'ISETA et K. de Poisy, suivi d'un salariat partagé sur 5 ans.
10:40Il prend donc petit à petit ses marques sur sa ferme avant le grand saut.
10:44En Haute-Savoie, c'est la particularité qu'on a, c'est d'avoir l'obligation de l'année d
10:49'essai.
10:49C'est le moment pour le jeune de s'investir dans l'exploitation, de trouver sa place.
10:53C'est également le moment de se former, de continuer ses formations proposées par la chambre.
10:59Il y a déjà des choses qui étaient en place, après moi j'apporte ma petite touche, je dirais,
11:03avec des nouvelles choses qui se mettent en place, avec d'autres techniques, avec une vision différente.
11:08Nouveau regard, mais aussi l'envie de suivre les traces de son père,
11:12et notamment celle de préserver la race abondance dans l'élevage.
11:16Petit à petit, mon père a progressé, a acheté des veaux de race abondance,
11:21des veaux femelles pour inclure la race abondance dans le troupeau.
11:24Et via la génétique qui est présente aujourd'hui,
11:27c'est 50% de l'effectif de notre troupeau global qui est de race abondance.
11:31Et le but aujourd'hui, c'est de continuer dans ce sens-là.
11:34Avec une exploitation de 75 vaches laitières pour l'AOP abondance et près de 120 hectares de terrain.
11:41Antoine a donc déjà les yeux rivés sur le futur, avec une installation prévue à la fin 2026.
11:54La patinoire Pôle Sud s'est transformée le temps d'une après-midi en arène inclusive.
11:59Venu de Gap et de Grenoble, des collégiens se sont affrontés lors d'une initiation au para-hockey,
12:06découvrant une discipline aussi ludique qu'exigeante.
12:09C'est beaucoup plus compliqué parce qu'il faut beaucoup de force dans les bras.
12:13Et aussi, pour se relever, c'est compliqué.
12:16Ça n'utilise pas les mêmes muscles.
12:18Ça permet de voir une discipline, de la tester.
12:21Et de voir potentiellement, ça donne envie d'en découvrir à d'autres.
12:25Ici, les jambes s'effacent au profit d'un matériel spécifique.
12:29Ils ont deux crosses de 60 cm de long avec des pointes à un bout
12:34qui leur permettent de ramer pour se déplacer.
12:37Comme ils ont deux crosses et que les patins avant-arrière sont séparés,
12:41ils peuvent faire passer le palais à droite ou à gauche.
12:46L'avantage du para-hockey, c'est que ça nivelle les niveaux
12:48et ça permet que très vite on puisse mixer filles, garçons et débutants.
12:53Il y a la rapidité, il faut avoir l'œil partout.
12:58C'est des sensations fortes, on peut dire,
13:04parce qu'il y a des chutes, il y a des coups.
13:08C'est bien. Moi, j'aimais bien.
13:11Une découverte orchestrée main dans la main avec le club des brûleurs de loups.
13:16C'est important pour nous qu'ils découvrent toutes les facettes du hockey.
13:19Ça peut faire naître des vocations avec des profils qui ont des projets de devenir éducateurs.
13:25Et c'est ce type de projet qui les intéresse.
13:27Comme vous le voyez, la tendance est un peu inversée puisque GAP mène au score.
13:31Alors que d'habitude, c'est un peu l'inverse sur deux patins.
13:35Mais c'est bien, c'est une bonne initiation.
13:37Sensibiliser ces jeunes, c'est déjà préparer les Géoparalympiques de 2030 dans les Alpes,
13:43tout en leur rappelant que même en para, le hockey demeure un sport de contact.
13:54Aujourd'hui, on met les petits plats dans les grands
13:56pour le concours des meilleurs apprentis de France, catégorie restaurant et art de la table.
14:01Dans l'ambiance d'un restaurant étoilé, les élèves se sont challengés à travers six ateliers différents.
14:09La mise en place d'une table, la prise de commande, la réalisation d'un cocktail ou encore le service
14:15des fromages.
14:16J'étais assez stressé pour la première épreuve, pas mal de stress.
14:21Et puis finalement, on s'adapte.
14:23On avait des jours super sympas, beaucoup d'épreuves avec des connaissances,
14:28pas trop de pratiques, mais c'est différent.
14:29Il fallait connaître plein de choses, donc ça demande vraiment beaucoup de temps, beaucoup de connaissances.
14:34Et que du bien pour la suite, c'est quand même un beau concours.
14:39Les candidats sont jugés avec bienveillance par différents professionnels
14:42et se challengent afin d'acquérir de nouvelles compétences pour leur futur métier.
14:47Aujourd'hui, les restaurateurs cherchent des jeunes qui savent exactement faire leur métier.
14:53L'inconvénient, c'est qu'ils manquent un peu de formation quelquefois,
14:57et puis ils manquent de pratique quelquefois.
14:59Donc il faut quand même que les jeunes soient bien formés.
15:03C'est pour ça que les concours sont indispensables pour évoluer dans tous les métiers.
15:09Ce concours a été créé par un meilleur ouvrier de France.
15:13Au total, 12 candidats se sont affrontés sous les yeux attentifs de jurés
15:17venus de toute la région Auvergne-Rhône-Alpes.
15:19Nous, on a une grille qui est sur 30 points sur l'atelier cocktail.
15:25Et on a des questions avec la réalisation technique sur le goût, sur les accords aussi,
15:33tout ça, qui font que sur tous ces points-là, on arrive sur un total de 30 points.
15:38J'ai eu un mentorat extrêmement fort cette année pour justement se réparer à ce concours-là.
15:42Donc j'ai été accompagnée dans les meilleures conditions pour réussir.
15:44Donc la médaille, on espère, on croise les doigts.
15:46Une préparation qui a apporté ses fruits puisque Maëli et Yoen se sont distingués
15:51en recevant la médaille d'or régionale avec plus de 17 de moyenne.
15:55Ils se qualifient ainsi pour les finales nationales prévues en septembre prochain.
16:00Sous-titrage Société Radio-Canada

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