00:11Musique
00:22Aux Gaëques, les Erella, Groisy, les 200 vaches laitières de Jean-Yves Raffin
00:25ne sont pas là uniquement pour faire du lait et donc du bon fromage.
00:29Depuis maintenant plusieurs années, ces bovins sont aussi le premier maillon d'une chaîne de fabrication d'énergie
00:34grâce au processus de la méthanisation.
00:36Le lisier est méthanogène, le lactosérum est méthanogène, associé au biodéchet qui fait qu'on produit d'énergie.
00:43Le plus de cette transformation en énergie, c'est qu'on va enlever le méthane
00:48et au moment de l'épandage du digesta, on aura un produit qui sera inodore.
00:53Les effluents d'élevage, c'est tout ce qui est lisier des vaches
00:56et puis tout ce qui est issu de la fabrication, de la transformation fromagère, le lactosérum.
01:01Tout se passe donc à l'intérieur de cet immense réservoir de 3000 m3
01:04où se mélangent effluents et biodéchets.
01:06Après transformation du gaz, ce digesteur produit chaque année 330 kWh,
01:11une quantité suffisante d'électricité pour alimenter près d'un millier de foyers environnants
01:16et la ferme familiale.
01:17Le gaz est produit dans le digesteur, est stocké dans cette double membrane.
01:21Il est acheminé en bout de ligne et on va refroidir ce gaz.
01:27Du coup, on va le sécher, on va le surpresser.
01:30Ensuite, on va l'amener à travers un filtre à charbon pour dessouffrer,
01:34pour respecter les tolérances du moteur.
01:36Et ensuite, ce moteur qui tourne au gaz va faire tourner une génératrice qui produit du courant.
01:42Et à l'heure où les collectivités, les professionnels, les particuliers et les entreprises
01:47sont de plus en plus engagés dans une démarche d'économie d'énergie vertueuse,
01:51cette initiative s'inscrit donc dans une certaine logique.
01:54L'enjeu, c'est de pouvoir remplacer le gaz naturel par du gaz renouvelable.
02:01Donc forcément, ce type d'initiative et de projet, ça va dans le bon sens pour aussi décarboner le gaz.
02:07On a besoin de gaz renouvelable, de toutes les énergies décarbonées
02:11pour le mix énergétique et puis pour les territoires.
02:14Donc forcément, pour GRDF, mais j'ai envie de dire collectivement pour nous tous, ça va dans le bon sens.
02:19Mais la méthanisation ne se limite pas à la production d'énergie
02:22puisqu'elle permet aussi la fabrication de digestats.
02:25Ainsi, une dizaine d'exploitations agricoles du secteur
02:28utilisent cet engrais naturel comme ici à Épanie.
02:30C'est un produit qui est, comment dire, qui est neutre, quoi, quelque part, il n'y a pas d
02:36'odeur, rien du tout.
02:37Et puis l'apport d'engrais, d'azote, de phosphate, potasse, magnésie, chauve, un peu de tout.
02:45Maintenant, 4 euros, c'est une participation aux frais de transport.
02:48Après, c'est sûr que ça fait beaucoup moins cher.
02:50Sur un hectare de blé, c'est dans l'ordre 260 euros.
02:54En apport d'engrais, c'est beaucoup plus.
02:55Pour Jean-Yves Raffin, le pari de la méthanisation initié concrètement en 2019 est plus que réussi.
03:01Et la société Eco3R, qu'il a créée avec ses associés, lui permet une vraie amélioration de ses revenus.
03:12C'est à Saint-Etienne, au CFA de Tézena-du-Montsel,
03:15que les étudiants en BTS SAM ont troqué leur stylo pour une caméra.
03:19Leur objectif, participer au concours Je filme ma formation.
03:23Un défi que la classe tentait de relever depuis plusieurs années.
03:26En fait, ça faisait deux ans qu'on essayait d'organiser un cométrage et de participer au concours Je filme
03:32ma formation.
03:33L'année dernière, on avait souhaité le faire, mais on n'avait pas pu envoyer la vidéo pour différentes raisons.
03:40Et cette année, on s'est dit on va utiliser nos erreurs du passé pour justement réussir cette année.
03:46Mais pas question pour eux de présenter leur formation de manière classique.
03:49Les étudiants ont choisi l'humour inspiré des inconnus.
03:52On a essayé de tourner ça sous forme humoristique, en rajoutant quelques scènes d'humour,
03:58tout en gardant justement l'aspect sérieux et en présentant complètement nos études.
04:02Un pari réussi, puisque la classe de BTS SAM de Tézena-du-Montsel a finalement été récompensée,
04:07en devenant lauréate du concours régional et national.
04:11On est très content en tout cas, parce que du coup on est monté à Paris pour la remise des
04:15diplômes.
04:16Donc c'était pour la remise des récompenses.
04:20Donc ça fait une forme de reconnaissance et on est content de notre travail.
04:24Une expérience enrichissante pour les étudiants, même si certaines contraintes ont parfois limité leur créativité.
04:29Moi j'ai adoré, j'ai toujours aimé faire ce genre de choses.
04:33Et donc là on s'est bien fait kiffer, c'était bien drôle.
04:36Surtout qu'à la base on voulait vraiment faire une parodie des inconnus, mais on nous a un petit peu
04:40censuré.
04:41Mais du coup on est très content, c'est très drôle.
04:45Une fierté également pour les professeurs qui ont accompagné et guidé les élèves tout au long du projet.
04:50Et donc c'est vrai que c'est une fierté d'être arrivé au bout et d'avoir déjà réussi
04:54à postuler et à présenter un travail fini.
04:58Et ensuite d'avoir été lauréat aussi bien au national qu'au concours régional.
05:02Une récompense nationale qui vient conclure plusieurs semaines de travail.
05:06Et surtout une aventure collective dont les étudiants se souviendront longtemps.
05:16Un pays entier à photographier en 4 ans de route.
05:20C'est la mission ambitieuse qu'a confiées les éditions Horizon de France à François Collard en 1931.
05:26Saisir la France au travail, ses usines, ses champs et ses ateliers.
05:30Il en rapportera 10 000 clichés dont 2000 publiés sous le titre La France Travail.
05:36Aujourd'hui, le musée de l'ancien évêché de Grenoble met en lumière le photographe slovaque dans l'exposition Nous
05:42à l'œuvre avec une sélection bien originale.
05:46Il y a peu de femmes dans le travail de François Collard et s'il y a des femmes qui
05:51sont ici présentes dans l'exposition, c'est plutôt moi qui ai voulu aussi montrer le travail féminin pour ces
05:59périodes-là.
06:00Et notamment, c'est vrai dans certains secteurs, bien évidemment, comme la papeterie ou le textile.
06:05Elles seront beaucoup moins nombreuses dans certains secteurs comme la métallurgie ou la mine.
06:10Parmi les 2000 clichés publiés, un regard attire particulièrement l'attention, celui de ce jeune chauffeur de bateau, un métier
06:18qui consiste à alimenter en charbon la chaudière des navires.
06:22La photographie est magnifique et pour moi, elle est vraiment encore révélatrice de l'art de Collard.
06:30Collard, c'est lui qui va jouer avec les angles et donc notamment la contre-plongée.
06:37Il va également travailler ses cadrages, c'est-à-dire que ce n'est pas un cadrage traditionnel.
06:42Et là, on voit très très bien qu'il a mis en scène cet homme, qu'il l'a valorisé.
06:48Et puis, un magnifique travail sur le noir et blanc, bien évidemment, sur une maîtrise de la lumière.
06:54Ce regard, effectivement, est plein d'espoir. Il est profond et il témoigne aussi de la relation que Collard met
07:02en œuvre avec son sujet.
07:05C'est-à-dire qu'il y a vraiment une relation très étroite, une relation de confiance.
07:10Et je pense que tous ces gens qui ont été photographiés montrent aussi une part d'eux-mêmes à travers
07:16la confiance qu'ils témoignent aux photographes.
07:19François Collard pose son objectif sur les ouvriers des usines, mais également sur la France paysanne, ses gestes, ses saisons
07:27et ses silences.
07:28Une campagne qu'il sublime, presque idéalisée sous son regard.
07:32Il a vraiment le souhait de pouvoir mettre en valeur, sublimer, révéler ces personnes, avant, je pense, avant leur travail.
07:43Il va convenir avec eux de leurs gestes ou de leur posture ou ce qu'ils veulent montrer.
07:51Comme cette photographie qui est derrière moi, où l'on voit ce couple de paysans, donc une femme, un homme.
07:58Lui a sa faux sur l'épaule et qui dit faux dit culture des foins, donc on va couper les
08:05foins.
08:05On est plutôt au mois de juin, donc avant l'été.
08:08Et si on regarde attentivement cette photographie, on voit que les arbres n'ont aucune feuille.
08:15Il n'y a pas vraiment de vérité co-historique.
08:19Un humanisme rare capturé en 130 photographies.
08:23Avec nous à l'œuvre, le musée de l'ancien évêché nous rappelle à quel point le talent de François
08:28Collard méritait d'être découvert.
08:37Chaque matin, c'est le rituel pour cette famille.
08:41La traite de leurs troupeaux.
08:43Plus d'une soixantaine de vaches.
08:45On traite des vaches depuis 6h ce matin.
08:48Donc à peu près 1h30 pour 73 vaches.
08:51Donc vaches de rassemblement dans ces monts-belliards.
08:54Moitié-moitié dans le troupeau.
08:56Depuis toujours, Antoine a baigné dans cet univers aux côtés de son père et de son parrain.
09:01Mais bientôt, c'est lui qui va reprendre le flambeau de l'exploitation située à la Ringe.
09:07Ce qui me plaît déjà, c'est d'être avec du vivant, travailler avec des animaux, avec les vaches.
09:11On s'y habitue à force et ça nous plaît.
09:14C'est de travailler en extérieur.
09:15Moi, je ne me verrais pas travailler enfermé dans un bureau ou autre.
09:19C'est une fierté d'arriver derrière et de faire perdurer tout ça et d'essayer de la faire évoluer
09:24dans le bon sens aussi.
09:25Une reprise presque logique pour ce jeune agriculteur de 25 ans.
09:29Troisième génération dans la famille Chessel, il va perpétuer le savoir-faire familial implanté depuis 1971.
09:38On est toujours content de pouvoir transmettre une exploitation à ses enfants.
09:42Aujourd'hui, Antoine est pour l'instant seul jeune à arriver sur l'exploitation.
09:48On va tout faire pour l'accompagner jusqu'à tant qu'on peut le faire avec mon associé.
09:55C'est vrai que quand on transmet à un enfant, c'est plus facile.
09:59On fait plus de concessions quand vous transmettez à quelqu'un d'extérieur.
10:04Facilité dans la transmission des valeurs mais aussi sur le plan financier et logistique.
10:09Avec un GAEC déjà bien emplacé viable économiquement, Antoine n'a plus qu'à se concentrer sur la suite.
10:16Il y a quand même un investissement financier à mettre en place pour acheter les parts sociales de l'exploitation,
10:22pour rentrer au capital et avoir ma place et mes parts dans la société.
10:27Mais il y a aussi également une question de quand on arrive, on est jeune, on a des projets,
10:31on a envie d'investir et de moderniser l'exploitation.
10:34Diplômé d'un BTS à l'ISETA et K. de Poisy, suivi d'un salariat partagé sur 5 ans.
10:40Il prend donc petit à petit ses marques sur sa ferme avant le grand saut.
10:44En Haute-Savoie, c'est la particularité qu'on a, c'est d'avoir l'obligation de l'année d
10:49'essai.
10:49C'est le moment pour le jeune de s'investir dans l'exploitation, de trouver sa place.
10:53C'est également le moment de se former, de continuer ses formations proposées par la chambre.
10:59Il y a déjà des choses qui étaient en place, après moi j'apporte ma petite touche, je dirais,
11:03avec des nouvelles choses qui se mettent en place, avec d'autres techniques, avec une vision différente.
11:08Nouveau regard, mais aussi l'envie de suivre les traces de son père,
11:12et notamment celle de préserver la race abondance dans l'élevage.
11:16Petit à petit, mon père a progressé, a acheté des veaux de race abondance,
11:21des veaux femelles pour inclure la race abondance dans le troupeau.
11:24Et via la génétique qui est présente aujourd'hui,
11:27c'est 50% de l'effectif de notre troupeau global qui est de race abondance.
11:31Et le but aujourd'hui, c'est de continuer dans ce sens-là.
11:34Avec une exploitation de 75 vaches laitières pour l'AOP abondance et près de 120 hectares de terrain.
11:41Antoine a donc déjà les yeux rivés sur le futur, avec une installation prévue à la fin 2026.
11:54La patinoire Pôle Sud s'est transformée le temps d'une après-midi en arène inclusive.
11:59Venu de Gap et de Grenoble, des collégiens se sont affrontés lors d'une initiation au para-hockey,
12:06découvrant une discipline aussi ludique qu'exigeante.
12:09C'est beaucoup plus compliqué parce qu'il faut beaucoup de force dans les bras.
12:13Et aussi, pour se relever, c'est compliqué.
12:16Ça n'utilise pas les mêmes muscles.
12:18Ça permet de voir une discipline, de la tester.
12:21Et de voir potentiellement, ça donne envie d'en découvrir à d'autres.
12:25Ici, les jambes s'effacent au profit d'un matériel spécifique.
12:29Ils ont deux crosses de 60 cm de long avec des pointes à un bout
12:34qui leur permettent de ramer pour se déplacer.
12:37Comme ils ont deux crosses et que les patins avant-arrière sont séparés,
12:41ils peuvent faire passer le palais à droite ou à gauche.
12:46L'avantage du para-hockey, c'est que ça nivelle les niveaux
12:48et ça permet que très vite on puisse mixer filles, garçons et débutants.
12:53Il y a la rapidité, il faut avoir l'œil partout.
12:58C'est des sensations fortes, on peut dire,
13:04parce qu'il y a des chutes, il y a des coups.
13:08C'est bien. Moi, j'aimais bien.
13:11Une découverte orchestrée main dans la main avec le club des brûleurs de loups.
13:16C'est important pour nous qu'ils découvrent toutes les facettes du hockey.
13:19Ça peut faire naître des vocations avec des profils qui ont des projets de devenir éducateurs.
13:25Et c'est ce type de projet qui les intéresse.
13:27Comme vous le voyez, la tendance est un peu inversée puisque GAP mène au score.
13:31Alors que d'habitude, c'est un peu l'inverse sur deux patins.
13:35Mais c'est bien, c'est une bonne initiation.
13:37Sensibiliser ces jeunes, c'est déjà préparer les Géoparalympiques de 2030 dans les Alpes,
13:43tout en leur rappelant que même en para, le hockey demeure un sport de contact.
13:54Aujourd'hui, on met les petits plats dans les grands
13:56pour le concours des meilleurs apprentis de France, catégorie restaurant et art de la table.
14:01Dans l'ambiance d'un restaurant étoilé, les élèves se sont challengés à travers six ateliers différents.
14:09La mise en place d'une table, la prise de commande, la réalisation d'un cocktail ou encore le service
14:15des fromages.
14:16J'étais assez stressé pour la première épreuve, pas mal de stress.
14:21Et puis finalement, on s'adapte.
14:23On avait des jours super sympas, beaucoup d'épreuves avec des connaissances,
14:28pas trop de pratiques, mais c'est différent.
14:29Il fallait connaître plein de choses, donc ça demande vraiment beaucoup de temps, beaucoup de connaissances.
14:34Et que du bien pour la suite, c'est quand même un beau concours.
14:39Les candidats sont jugés avec bienveillance par différents professionnels
14:42et se challengent afin d'acquérir de nouvelles compétences pour leur futur métier.
14:47Aujourd'hui, les restaurateurs cherchent des jeunes qui savent exactement faire leur métier.
14:53L'inconvénient, c'est qu'ils manquent un peu de formation quelquefois,
14:57et puis ils manquent de pratique quelquefois.
14:59Donc il faut quand même que les jeunes soient bien formés.
15:03C'est pour ça que les concours sont indispensables pour évoluer dans tous les métiers.
15:09Ce concours a été créé par un meilleur ouvrier de France.
15:13Au total, 12 candidats se sont affrontés sous les yeux attentifs de jurés
15:17venus de toute la région Auvergne-Rhône-Alpes.
15:19Nous, on a une grille qui est sur 30 points sur l'atelier cocktail.
15:25Et on a des questions avec la réalisation technique sur le goût, sur les accords aussi,
15:33tout ça, qui font que sur tous ces points-là, on arrive sur un total de 30 points.
15:38J'ai eu un mentorat extrêmement fort cette année pour justement se réparer à ce concours-là.
15:42Donc j'ai été accompagnée dans les meilleures conditions pour réussir.
15:44Donc la médaille, on espère, on croise les doigts.
15:46Une préparation qui a apporté ses fruits puisque Maëli et Yoen se sont distingués
15:51en recevant la médaille d'or régionale avec plus de 17 de moyenne.
15:55Ils se qualifient ainsi pour les finales nationales prévues en septembre prochain.
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