00:05Musique
00:07...
00:22Sur les hauteurs du lac d'Annecy, au domaine des vignes de Vasco,
00:26la vigne s'étend désormais au cœur d'un paysage pensé pour résister au réchauffement climatique.
00:33Ici, produire du vin comme avant n'est plus une option.
00:37L'agroforesterie, c'est un système de culture qui est assez complexe,
00:42c'est-à-dire qui va pouvoir savoir faire face à tous les chocs climatiques,
00:46donc le trop d'eau, le pas assez d'eau, le trop chaud, le trop froid, toutes ces choses-là.
00:51En fait, en agroforesterie, on arrive finalement à tamponner tous ces extrêmes
00:54et à faire que notre système agricole arrive à passer tous ces caps
00:57avec moins de dégâts qu'un système classique.
00:59L'idée est de recréer un sol vivant capable de s'auto-équilibrer.
01:04Le domaine, installé en lisière de forêt,
01:07mis aussi sur son environnement naturel pour protéger les vignes.
01:11C'est un site qui dispose d'un climat très particulier.
01:14On est au bord du lac, on est en altitude, à l'altitude légère.
01:18Dans le contexte du réchauffement climatique, évidemment, c'est un atout intéressant.
01:20Sur certaines passerelles, de grands arbres ont même été conservés
01:24pour créer de l'ombre et limiter les effets des canicules.
01:27Plus bas, un couvert végétal dense protège les sols et limite l'assèchement.
01:33Donc là, ce qu'on peut voir dans le couvert végétal, par exemple,
01:36il y a plein de plantes qui poussent, il y a des graminées,
01:38il y a aussi des trèfles, ça c'est le trèfle incarnat.
01:42Il y a aussi des luzernes, plein de choses comme ça.
01:47Et donc les luzernes, les trèfles, ce qui est très intéressant,
01:49c'est que celles-ci, elles ont la capacité de faire des symbioses avec des bactéries
01:53et des bactéries qui, elles, vont puiser leur azote de l'air.
01:57Donc elles captent l'azote de l'air et ensuite elles le transmettent aux plantes.
02:00Donc c'est des plantes finalement qui enrichissent le milieu.
02:02Le domaine expérimente aussi plusieurs cépages
02:04pour identifier ceux qui résisteront le mieux dans les prochaines décennies.
02:09Altesse, Persan, 10 cépages sont testés sur une même passerelle conservatoire.
02:14Une de nos ambitions, c'est de sensibiliser le plus grand nombre de vignerons possible
02:17à cette méthode dont on est convaincu et qu'elle est l'avenir de la vigne en France.
02:22On parle de vignes qu'on plante pour 100 ans,
02:25donc des vignes qui vont continuer à vivre bien d'après nous.
02:29Il y a effectivement une dimension assez expérimentale,
02:32on tente beaucoup de choses.
02:33C'est une chance extraordinaire d'avoir un terrain de jeu de cette ampleur
02:36pour essayer des choses qui ont vocation à ouvrir les portes des vignes de demain.
02:42Au total, près de 5000 pieds ont déjà été plantés
02:45et le projet passe déjà à l'étape suivante.
02:48En collaboration avec trois autres vignobles,
02:51deux premières bouteilles issues de ces expérimentations
02:54verront le jour en juin.
03:03Nouvelle salle de musique, réfection des sols dans les bâtiments les plus anciens
03:06où de l'amiante avait été détectée, équipement modernisé pour les agents de maintenance,
03:10mais surtout un réfectoire flambant neuf de 500 mètres carrés.
03:14Le collège Louis-Gruner de Roche-la-Molière fait peau neuve.
03:16Oui, alors on enchaîne les inaugurations, effectivement, puisqu'on est quand même en fin de mandat.
03:21La saison est propice, il fait beau.
03:23Alors ici à Roche-la-Molière, on a voulu vraiment améliorer les conditions d'accueil des collégiens,
03:28des enseignants également.
03:29Il y avait un gros besoin de restructuration totale de la demi-pension.
03:33Donc ça a été vraiment un très gros chantier avec une modification complète de l'organisation.
03:38Et puis là, aujourd'hui, on est venu visiter les derniers travaux.
03:40Donc comme vous l'avez vu, on a regardé ensemble le nouveau garage,
03:45également des sols qui ont été remplacés, des couloirs, des salles de classe qui ont été repensées,
03:49qui ont été complètement rafraîchies, si je peux dire.
03:52Et puis on a aussi travaillé sur d'autres espaces.
03:56Il reste encore à faire ici à Roche-la-Molière, mais on voit qu'on est dans un vraiment un
04:00très très beau cadre.
04:01Un équipement plus moderne et plus fonctionnel, pensé pour améliorer le quotidien des élèves,
04:05comme celui des équipes éducatives.
04:07Au total, 3,2 millions d'euros ont été investis par le département de la Loire.
04:11Mais la principale de l'établissement l'admet.
04:13D'autres travaux restent encore à venir pour poursuivre la modernisation du site.
04:17On a un très bel établissement, mais on a un des bâtiments qui est un peu plus veillissant.
04:20Donc il y avait besoin aussi d'un peu de travaux sur ce bâtiment-là,
04:23qui a encore besoin de travaux.
04:25Mais c'est un début et on est très content que ça ait pu être initié.
04:28À travers cette opération, le département poursuit sa politique volontariste
04:32en faveur de l'amélioration des collèges digériens.
04:34Sur l'ensemble de l'année 2026, près de 17 millions d'euros du budget départemental
04:38seront consacrés à la réfection des collèges
04:40pour garantir de meilleures conditions d'apprentissage
04:43et une restauration de qualité aux 38 000 collégiens du territoire.
04:52Lui, c'est Julien, conducteur de bus sur la ligne C5 à Grenoble,
04:57mais surtout un véritable as du volant.
05:04Aujourd'hui, pas de passagers à bord, un seul objectif, éviter les plots.
05:10Parmi les 900 conducteurs du réseau M-Tag,
05:12il a été sélectionné pour défendre les couleurs grenobloises
05:16lors du bus d'or à Paris,
05:18qui récompense tous les deux ans les meilleurs conducteurs de bus de France.
05:23Avec plus d'un million de kilomètres à son compteur
05:25et aucun accident, il fait partie des tout meilleurs selon ses pairs.
05:30Déjà, il a beaucoup d'envie, beaucoup d'envie de bien faire.
05:32C'est un conducteur expérimenté.
05:35Techniquement, il est très à l'aise au volant.
05:37Non seulement il conduit très bien, mais il est très attentionné avec la clientèle.
05:40C'est quelque chose qui compte énormément pour lui.
05:42Et ça, c'est une qualité énorme dans ce métier.
05:44Il y a énormément de soutien.
05:45Ses collègues dans la ligne C5 notamment,
05:47mais aussi du dépôt de Sassenage.
05:48L'entreprise est vraiment derrière lui à fond.
05:50Le jour J, il faudra être au diapason car les règles sont impitoyables.
05:55Toucher un pneu entraîne une pénalité de 10 secondes,
05:58renverser une quille 15 secondes
06:00et accrocher un portique 20 secondes.
06:03Il faut vraiment jouer entre un bon chrono
06:06qui pourrait nous permettre justement d'absorber une quille ou deux.
06:10Et dans l'idéal, ne pas en toucher du tout en faisant un bon chrono.
06:13Dès qu'il va en faire tomber aujourd'hui,
06:15le but c'est qu'il en fasse tomber aujourd'hui
06:16pour qu'à Paris, il n'y ait aucune qui tombe.
06:18Un challenge qui rappelle aussi l'importance du calme
06:21et de la précision des conducteurs.
06:23Toujours faire attention, prévoir le pire, prévoir le pire
06:27et être prêt parce qu'une demi-seconde d'inattention,
06:31ça ne pardonnerait pas.
06:32Donc ça, c'est compliqué.
06:33La différence, c'est que là, on nous demande quand même
06:35d'aller un petit peu au-delà.
06:37Donc il y a un petit peu de compète.
06:38Donc il faut dynamiser la conduite.
06:40Et puis des quilles, c'est pas notre quotidien.
06:43Donc il faut déjà les mémoriser,
06:44mémoriser le parcours, mettre de la vitesse
06:46et sans oublier de regarder de partout.
06:49Non, pas facile, pas facile.
06:52Encore quelques tours d'entraînement
06:53et Julien sera prêt à représenter
06:56le réseau de transport grenoblois.
06:58Objectif, faire une belle prestation.
06:59Évidemment, on la gagne.
07:00Après, si c'est comme au marathon,
07:01on félicite autant le dernier que le premier, c'est ça ?
07:04Je vais essayer de faire au mieux.
07:05Je vais essayer de faire au mieux
07:06pour ramener la coupe à la maison,
07:08si c'est comme ça qu'on dit.
07:15Sur le lac du Bourget, impossible de les manquer.
07:19Chaque mercredi après-midi, les voiles sont de sortie.
07:23Optimiste des rivers ou habitables,
07:25ici, toutes les générations s'entraînent
07:27sur le plus grand lac naturel de France.
07:30C'est totalement des conditions différentes
07:32qu'en mer ou à l'océan.
07:34C'est un sport qui me plaît parce qu'il y a du niveau
07:37et il y a beaucoup de diversité.
07:39On peut faire de tout.
07:40On est en extérieur et le paysage.
07:45Du minimum de 4 ans jusqu'aux compétiteurs nationaux,
07:49le club compte aujourd'hui près de 450 adhérents.
07:52Et cette saison, les résultats ont dépassé
07:55les frontières savoyardes.
07:57On a été élus top club au niveau de la Fédération française de voile,
07:59le meilleur club sportif de l'année.
08:01Et on a eu d'autres distinctions.
08:04On a eu la meilleure école de voile de la région,
08:07le coup de cœur de la région.
08:08C'est une reconnaissance.
08:09Au total, le club Aixois a remporté 5 distinctions
08:12lors de cette cérémonie nationale organisée à Paris.
08:16Une reconnaissance d'autant plus symbolique
08:18que les entraînements se font uniquement sur le lac du Bourget,
08:22loin des grandes bases maritimes françaises.
08:24C'est un lac qui est assez tordu.
08:26Alors malheureusement, il n'y a pas beaucoup de vent,
08:28pas souvent beaucoup de vent.
08:30Mais par contre, au niveau du vent, etc.,
08:32le vent est assez tordu, du coup, il tourne pas mal.
08:33Du coup, en termes de stratégie, vu qu'en fait, ils doivent remonter à une bouée.
08:37Donc il y a des angles, en fait, à faire des choix.
08:39Et là-dessus, au niveau du vent, on n'est plutôt pas si mal.
08:41On arrive à bien lire le vent.
08:42Ça prouve que même les marins d'eau douce peuvent être des très bons marins,
08:45des bons compétiteurs.
08:47Des conditions parfois complexes
08:49qui permettent pourtant aux navigateurs Aixois
08:51de rivaliser avec les meilleurs en compétition.
08:54J'avais 7 ans, j'ai commencé en compétition en optimistice.
08:58Beaucoup de compétitions se font.
09:00Nous, en général, on va dans le sud, à la mer Méditerranée.
09:03Il y a peut-être une petite différence quand même,
09:06mais ça ne se voit pas forcément.
09:07On arrive quand même à rester à leur niveau
09:09et quand même réussir à performer.
09:12Le club prépare désormais les championnats de France fin août
09:16avec une vingtaine de jeunes encore en lice pour les sélections.
09:27La route en a vu passer des pelotons
09:30et dans les deux sens depuis des décennies.
09:32On y a applaudi des Hino, Lémon, Froome à toute vitesse,
09:36mais personne n'y a jamais levé les bras.
09:39Alors une ligne d'arrivée ici à Saint-Imier,
09:42le double vainqueur du Tour de France, Bernard Thévenet, en rêvé.
09:45Directeur de course du Tour Auvergne-Rhône-Alpes,
09:48il joint l'utile à l'agréable à quelques pas de sa maison,
09:5250 ans après sa dernière victoire de l'épreuve.
09:55On a un emplacement qui se prête vraiment bien
09:57à faire une arrivée du Tour Auvergne-Rhône-Alpes,
09:59donc on en profite.
10:01Puis bon, j'ai quand même fait en sorte que les gens d'Aesso
10:04voient surtout ici Saint-Imier.
10:05C'est l'aboutissement pour Bernard d'une carrière dans son propre village
10:10et pour moi en tant que maire,
10:12c'est le plaisir de rendre hommage à un champion cycliste
10:15qui habite la commune
10:17et qui donne envie à nos enfants de faire du vélo.
10:20Et c'est bien là l'objectif de toutes les collectivités
10:23qui avaient candidaté main dans la main
10:25pour accueillir le départ et l'arrivée de la première étape
10:28de ce 78e Tour Auvergne-Rhône-Alpes,
10:32autrefois Critérium du Dauphiné.
10:34La course s'impose chaque année
10:36comme une répétition générale de la grande boucle
10:38avec les meilleurs coureurs du globe,
10:41une véritable vitrine télévisée du territoire
10:44et des efforts quotidiens pour le développement du vélo.
10:47Ça valorise la pratique du vélo sous toutes ses formes à tous les âges
10:51et que ça donne envie de devenir un champion
10:53ou au contraire pour son plaisir ou pour son quotidien.
10:56Et c'est ça qui pour nous est très important.
10:58C'est l'inscription dans une tradition.
10:59Le premier Critérium du Dauphiné en 1946,
11:03le Critérium des hommes libres,
11:05était sur ce territoire-là.
11:06On sait que la métropole grenoblaise a une identité vélo,
11:08le vélo du quotidien.
11:10Et puis s'inscrire dans l'histoire d'un sport aussi emblématique,
11:12un sport populaire qui a l'art de rassembler les gens autour des routes
11:17et puis même au-delà, c'est une chance
11:20et une chance pour laquelle on s'est donné les moyens.
11:22Donc on est très heureux avec l'ensemble des territoires voisins,
11:25avec le SMAG, avec le département de l'Isère,
11:27d'accueillir cette épreuve emblématique.
11:29Une épreuve tracée entre Vizil et le plateau de Solaison à Haute-Savoie,
11:33comme un mini tour de France entre petits villages,
11:36cols mythiques et grandes fêtes populaires.
11:44Donc là, c'est celui du chapeau de la reine Camilla,
11:48avec, là voici, avec l'archive d'origine.
11:54Sur ce chapeau porté récemment par la reine Camilla,
11:57se cache un savoir-faire bien ligérien.
11:59Dans ses ateliers, le bruit des métiers attissés
12:02rythment le quotidien depuis plus de 160 ans.
12:04Des machines anciennes conservées ou réhabilitées,
12:07permettant encore aujourd'hui des créations impossibles
12:10à reproduire avec des équipements modernes.
12:11Un savoir-faire rare et entièrement français
12:13qui attire les plus grandes maisons
12:15et que des générations d'artisans du luxe
12:17continuent de faire vivre dans la Loire.
12:18C'est très prestigieux de travailler dans cette entreprise.
12:21C'est sûr, de voir ces vieux métiers
12:23qui sont toujours en train de fonctionner.
12:26C'est un plaisir de travailler dessus.
12:29Ça se perd tellement, ce métier.
12:30C'est un savoir-faire qui, malheureusement,
12:33il commence à partir un petit peu, à disparaître.
12:35Et le fait de savoir-faire, ça, c'est vraiment un plaisir.
12:38C'est un honneur.
12:39De la mode à la haute couture,
12:40les grandes maisons du luxe viennent chercher ici
12:42ce qu'elles ne trouvent plus ailleurs.
12:44Un héritage textile unique du bassin ligérien,
12:47mais aussi une règle incontournable,
12:49la confidentialité.
12:50Ici, les rubans sont fabriqués
12:52sans toujours connaître leur destination finale,
12:54comme pour celui destiné au chapelier de la reine Camilla.
12:57On lui a envoyé, mais en pensant tout simplement
13:00qu'il allait faire, comme pour le premier,
13:02une série de chapeaux à vendre dans sa boutique.
13:05Et puis, le 2 avril, la reine est sortie avec son chapeau
13:08et le même jour, il nous a envoyé une série de photos
13:13en nous disant, voilà, votre ruban est partout ici.
13:18Ça fait plaisir, c'était une grande surprise, honnêtement.
13:21On ne savait pas du tout que son projet, c'était ça.
13:25Et bien, on est un peu embêtés
13:27parce qu'on trouvait le ruban pas mal.
13:29On avait l'intention de le mettre en collection,
13:31de faire d'autres coloris.
13:32Et maintenant, il va falloir que je vois avec lui
13:34si on peut vraiment vendre le ruban en tant que tel
13:38parce que c'est quand même un peu une exclusivité pour la reine.
13:41Je ne sais pas.
13:42Une histoire qui illustre à la fois la discrétion du monde du luxe
13:45et la portée internationale d'un savoir-faire local.
13:47Dans la Loire, ces métiers rares continuent de vivre dans l'ombre
13:50avant de se retrouver parfois exposés aux yeux du monde
13:53jusque sur la scène royale.
13:55Sous-titrage Société Radio-Canada
14:07Sous-titrage Société Radio-Canada